La formulation de ces clés n'engage que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Le chemin initiatique

L'être humain vient de l'apparent néant, d'une nuit qui lui a fait perdre le souvenir.

Déjà à ce stade l'humanité se sépare en deux. Il y a ceux pour lesquels l'émergence de la vie biologique repose sur un total hasard de circonstances, et dont la durée obéit aux mêmes paramètres. En dehors de ces deux balises, point de salut. Ils s'épargneront alors la poursuite de la lecture, sauf à s'amuser des dérives mystiques de l'esprit. Et il y a ceux pour lesquels la raison d'être de la vie en cours consiste en la recherche de la connaissance, de la compréhension du pourquoi de cette nuit. Dans les deux cas, l'approche rationnelle est absolument incapable de tenter l'exploration. Pourquoi ? Parce qu'elle ne peut prendre appui sur un point de départ constatant un fait tangible matériellement irréfutable.

Aussi le choix consiste pour chacun soit à rester dans les bornes d'une vie pratique au sein d'un monde tangible, en s'appuyant sur le raisonnement rationalisant et privilégiant la quête de la puissance et de l'abondance ou du repos, soit à sortir de ce monde en en dépassant les cinq sens qui le limitent, et entreprendre le chemin inquiétant et privateur de repos qu'est la Voie initiatique, au sens individuel s'entend.

Le premier choix est encore celui d'une majorité, celle de " moutons " bêlant et broutant dans le pâturage défini l'herbe aux pesticides qui s'y trouve, tout particulièrement au sein du monde occidental. Tout ce qui vient à l'esprit autrement que par les cinq sens est une inutilité, une rêverie, une perte de temps. Ils broutent, bêlent, et résignés se font tondre la laine en attendant le baisser de rideau. Le second choix est raconté depuis l'aube des temps par toutes les traditions. Il n'est pourtant entrepris que par une minorité. Il s'appelle le "Voyage du Héros ", la " Voie héroïque ", le "Jeu de la Vie ".

Cf. Le Jeu de la Vie.

 

Étape 1

Au départ du chemin, le voyageur sait qu'il va se heurter à l'impénétrable mystère de la vie. Aux yeux des gens dits sensés, c'est une ineptie, puisque jamais personne n'est revenu de " l'autre côté " en apportant une preuve irréfutable. Pourquoi alors perdre du temps à ce voyage sans réponse certaine ? N'est-ce pas folie et poursuite du vent ? Pourquoi tourmenter ses jours et nuits alors que la pensée est censée disparaître à la mort du corps physique ? Pourtant, poussé par la curiosité et surtout un ressenti profond, celui de son âme, l'Homme décide de se mettre en route.

 

" La vie, avec ses épreuves innombrables, a pour but l'éducation de la volonté. "

 

Étape 2

Le livre de la vie est une énigme. Quelle direction prendre ? Pour aller où ? En posant simplement son intention - découvrir qui Je suis au sein de l'univers - et en se laissant guider par ce qui se présente, le voyage commence. Il s'agit d'accueillir ce qui se présente, sans jugement basé sur la raison objective. Le grand Jeu de la Vie peut alors se dérouler.

 

" C'est par la volonté que l'intelligence voit se dérouler les phases de la Vie. Si la volonté est saine, la vue est juste ".

 

Étape 3

La puissance intellectuelle, vertu d'essence féminine, est indispensable à ce voyage. Non celle reposant sur des savoirs accumulés, mais celle qui s'appuie sur de saines facultés mentales évitant de perdre pied en présence de l'Inconnaissable. Il ne s'agit ni d'aller trop vite, ni de craindre les inévitables réactions de l'entourage. Elles requièrent prudence, discernement, recul, pour digérer et assimiler le nouvel enseignement, aussi ténu soit-il, aussi improbable apparaisse-t-il.

 

" Affirmer ce qui est vrai et vouloir ce qui est juste c'est unir. Affirmer et vouloir le contraire c'est détruire. "

 

Étape 4

Ce voyage ne peut être entrepris sans avoir au préalable éprouvé le monde matériel et ses passions. Argent, pouvoir, domination, sexualité ... ne peuvent être compris dans leurs limites intrinsèques qu'après avoir été expérimentés. Ils permettent aussi de revenir en arrière si le voyage entrepris s'avère trop difficile à l'impétrant. C'est la puissance intellectuelle de l'étape 3 qui permet de ne pas se laisser enfermer dans ce monde matériel et ses vanités illusoires, comme de revenir sagement en arrière si le parcours pour s'en extraire est trop déstabilisant.

 

" Lorsque l'homme a découvert la vérité et veut opérer la justice, rien ne lui résiste. "

 

Étape 5

L'infusion " mystique " de la psyché du voyageur est incontournable de sa vie mondaine dans la matière terrestre. Sa forme est religieuse, au sens qu'elle le relie avec le sacré universel qu'est la Vie. Ceci est distinct de toute pratique religieuse au sens institutionnel, limitée et déformée par le dogme pragmatique qui la caractérise.

 

" Avant d'affirmer qu'un homme est ou n'a pas été malheureux, sachez la direction qu'a suivie sa volonté. "

 

Étape 6

L'apprentissage de l'enseignement passe par une rupture avec la raison. Il est de nature émotionnelle, affective, sentimentale. C'est l'accueil de son " féminin sacré ", allant à l'encontre de la conception traditionnelle prédatrice de la vie où la corruption de sa perfection est la règle pour satisfaire les besoins de son ego-mental.

 

" Une chaîne de fleurs est plus difficile à briser qu'une chaîne de fer. "

 

Étape 7

Une fois ces étapes préalables assimilées il y a passage à l'action. L'homme est seul avec lui-même pour apprendre, maladroitement, à conduire sa nouvelle relation à la vie en dehors du chemin battu où se pressent le plus grand nombre de ses coreligionnaires. A tout moment il peut déraper, et doit apprendre à discipliner son mental comme son émotionnel pour conserver la maîtrise de sa conduite.

 

" La volonté de l'homme juste est l'image de la volonté de Dieu et, à mesure qu'elle se fortifie, elle commande aux événements. "

 

Étape 8

Le chemin initiatique est un chemin juste, un chemin de juste. Il passe par une confrontation désintéressée à tout abus, toute iniquité, toute injustice. Ce n'est plus la règle du " œil pour œil, dent pour dent " ni de la justice vénale profitant aux riches au détriment des faibles. C'est une justice de compréhension et de libération, permettant à l'homme de s'élever en toute responsabilité assumée.

 

" Les intelligences dont la volonté ne s'équilibre pas sont comme les astres avortés. "

 

Étape 9

Se " retirer " du monde pour mieux le connaître, le posséder et le dominer en précipitant au néant par sa lumière intérieure les fausses gloires est-il sensé et prudent ?  Seule l'épreuve du temps, dans l'inconfort et la solitude du désert comme de la nuit, fournit la réponse. C'est ici que le nettoyage se fait entre le courage déterminé de certains et l'idéalisme pusillanime d'autres, et que l'impétrant persévérant commence à éclairer le sens de sa vie par la remise en cause de toutes les fausses croyances et des conditionnements délétères qui l'égarent et le perdent.

 

" Acceptez le mal relatif comme un moyen d'arriver au bien absolu, mais ne le veuillez pas ni ne le commettez jamais. "

 

Étape 10

Prétendre à dominer son destin n'est-il pas présomptueux et vain pour l'homme enserré dans un réseau de fatalités et de contraintes qui lui sont extérieures ? C'est pourtant la recherche de volonté délibérée dans la conduite de sa vie qui l'incite à en maîtriser la roue.

 

" Pour acquérir le droit de posséder toujours il faut vouloir patiemment et longtemps. "

 

Étape 11

Ce chemin demande force, non pas physique, matérielle, mais mentale pour triompher de ses propres obscurités et passions intérieures. C'est la force d'acceptation de ce qui est, nourrie de foi, d'espérance et du désir intense de ce qui sera lorsque l'aurore poindra, une fois la transmutation de l'inconscient opérée.

 

" Bravez le lion et le lion vous craindra. Sachez commander à la douleur et la douleur se chargera en bonheur. "

 

Étape 12

Est-ce judicieux pour un conquérant de la (sur)vie que de se mettre en suspension et regarder le monde comme ses croyances à l'envers, nourri par l'influx céleste et non plus terrestre ? Seule une nouvelle perspective jusqu'alors inconnue permet de percevoir ce qui est voilé au monde profane et pourtant essentiel à la compréhension de l'éternité. C'est la pénétration d'un monde nouveau, un monde ultra-sensible.

 

" Aller au-devant de la mort par dévouement n'est pas suicide, c'est apothéose d'une sublime volonté et prise de possession de la vie éternelle. "

 

Étape 13

Le dépouillement de ses oripeaux terrestres libère de l'emprise du monde de la manifestation.  C'est à une mort apparente que l'initié en chemin est appelé, celle d'un mode de vie basé sur des illusions mortifères. Elle inaugure par la sortie du relatif d'un commencement à l'Absolu. La radicale transfiguration intérieure est le chemin qui conduit à l'ascension.

 

" Passer sa vie à vouloir et poursuivre des biens périssables c'est se vouer à l'éternité de la mort. "

 

Étape 14

Le passage d'un état inférieur - le vase d'argent - à un état supérieur - le vase d'or - ne peut se faire que par l'intervention d'une Puissance Élevée, au juste moment.  Il y a alors sacrement, une source de forces nouvelles qui évitera désormais d'avoir encore soif. C'est la communion entre les deux mondes, constitutive d'une nouvelle Église terrestre, celle du renoncement total à tout ce qui peut maintenir l'homme sous domination du Prince de ce monde.

 

" Vouloir le bien avec violence est aussi injuste que vouloir le mal. "

 

Étape 15

Est-il bien raisonnable d'affronter toutes les tentations de ce bas monde alors qu'il suffirait de vivre une vie sans " histoires ", sans luttes, sans questions existentielles, sans interrogation sur la légitimité de telle pensée, telle parole, telle action, telle omission ? Pourquoi renoncer à la quiétude d'une vie pouvant continuer à se poursuivre en mode " passif " ? C'est au moment où l'on se croit élevé que vient s'agiter à nos sens la pointe d'orgueil subsistante pouvant encore nous faire chuter si la connaissance est insuffisante, trop superficielle.

 

" Vouloir le mal, c'est s'asservir à la mort. Une volonté perverse est un commencement de suicide. "

 

Étape 16

Tour de Babel orgueilleuse destinée à s'effondrer par son matérialisme forcené, ou Temple intérieur libérant la pleine puissance du feu sacré retrouvé ? C'est ici que tout le chemin accompli par le voyageur se révèle, voyant la lumière cachée au plus profond de son être produire sa manifestation éruptive et foudroyante, pour son ascension ou sa chute. Sur les ruines de l'ancienne construction vivante peut apparaître sa véritable Maison.

 

" Souffrir, c'est travailler. Toute douleur acceptée avec obéissance et résignation est un progrès accompli. "

 

Étape 17

La révélation du chemin est celle de l'Espérance, la plus haute des vertus, flamme apportant à l'espoir la confiance en la grâce divine et en la perfection de la progression de l'homme. Charité comme Foi sont fondues en elle, le devoir sacré exigeant de continuer à monter par l'effort intérieur constant, et non par les actions superficielles donnant simplement bonne conscience. Alors seulement, par le roc de cet amour donné à l’Éternel plus fort que la mort, la Vérité peut apparaître et se déverser, dans toute l'épure de sa nudité.

 

" Plus la volonté surmonte d'obstacles, plus elle grandit en puissance. L'Espérance doit donc sans cesse s'unir à la Foi. "

 

Étape 18

Encore fragile et hésitant, plein d'angoisses, le voyageur en chemin est invité à abandonner toutes les protections, tous les cadres rigides, les conditions et habitudes de vie toutes faites, la référence aux précédents et la soumission aux divisions des exotérismes, dogmatismes et idéologies laïques comme religieuses. C'est l'appel à l'unicité, la prise de conscience à soi-même par celle du monde extérieur. Il nécessite le passage de l'instinct au sentiment, pour le détachement du monde d'apparences de l'incarnation. En conservant son regard tourné vers les Étoiles, l'homme a présent en lui le passé, charnière qui par sa réflexion lui permet d'éviter de retomber dans ses erreurs, faux jugements et illusions.

 

" La peur n'est qu'une paresse de la volonté, les périls n'épouvantent que les natures avortées. "

 

Étape 19

Que trouve le marcheur au bout de son chemin, au sein de la nuit qui l'engloutit ? Sans doute la splendeur divine de la Lumière, qui amène à l'âme joie et certitude confiante en l'avenir. Il a tiré les enseignements du monde et de ses " travaux ", ses tentations, ses épreuves, ses renoncements, son effroi devant tout esprit différent, original. C'est la sortie de la nuit et de son pâle filet de lumière pour l'éblouissement. L'initié comprend désormais ce que la souffrance et les tourments éprouvés dans sa chair sont pour ses frères. Il les ressent comme siens. La vie nouvelle, parvenue à la pleine conscience d'elle-même, peut alors commencer.

 

" La lumière est un feu électrique mis par la nature au service de la volonté. Elle éclaire ceux qui savent en user. Elle foudroie ceux qui en abusent. "

 

Étape 20

L'illumination reçue conduit au jugement, non celui de la contrainte mise en œuvre dans le monde profane, mais celui d'une évaluation lucide de sa vie, tant dans sa réceptivité avec le monde supérieur que dans son activité dans le monde naturel. C'est l'amour qui constitue le poids de pesée, celui qui est donné sans escompter de retour tant à son Créateur qu'à tous les éléments de la création tout entière.

 

"Toute volonté qui lutte contre les décrets divins est réprouvée par l'éternelle Raison. "

 

Étape 21

Parvenu au bout de son chemin, il appartient désormais au voyageur initié de sortir de ce monde auquel il s'identifiait pour entrer dans Le Monde, celui d'une dimension plus élevée, d'une nouvelle conception de la Divinité. La transmutation du monde objectif, physique, en monde psychique a été réalisée. L'initié a disparu car il est sorti du monde des apparences pour entrer dans celui de l'or fin.

 

" Quiconque se livre à l'erreur devient sa proie. "

 

La nuit d'où nous venons va pouvoir à nouveau nous revêtir de son voile, pour augurer d'une nouvelle expérimentation de la Création, nourrie et renforcée de la précédente. Nous reprenons alors notre bâton de pèlerin, appelé à perpétuer le grand jeu de la Vie dans ce monde relatif, sur la voie du retour à l'Absolu, vers l'abîme insondable du futur, de l'infini et de l'éternel. Le retour aux sources, à la seule Source.

 

" L'Empire du monde appartient à l'Empire de la Lumière, et l'Empire de la Lumière est le Trône de la Volonté. "

 

Le voyageur de Lumière

La voie de l’éveil est paradoxale. Sans mode d’emploi, il est difficile de comprendre les règles du jeu de la vie et son mécanisme de fonctionnement. Aussi il apparaît nécessaire d’aller chercher l’information nécessaire dans des enseignements spirituels. Ceci est entièrement vrai, d’autant plus lorsque nous sommes encore pris dans les tenailles de la dualité. Mais ce faisant nous actionnons le mécanisme du mental, qui analyse, compartimente, dissèque, classe, et au final continue à séparer les choses au nom de sa nouvelle logique. C’est pourquoi la voie de l’UN nécessite d’expérimenter dans le quotidien pour obtenir la réponse aux nombreuses questions qui nous assaillent. Loin du scepticisme de ceux qui veulent faire croire que la vérité est inatteignable et que seuls quelques-uns parviendront avec des efforts colossaux, notre quotidien fournit tout ce dont nous avons besoin. Nous n’avons pas à nous battre pour arriver le plus loin possible sur le chemin, ni à emprunter le chemin de la compétition. Ce serait aller à l’encontre du principe de l’UN, qui vaut pour tous, quelles que soient nos conditions mentales, intellectuelles, physiques et spirituelles.

La plupart des " croyants " pensent qu’en allant à la célébration liturgique de leur religion ils bénéficient de l’onction spirituelle. Pourtant, le plus dur n’est pas d’apprendre ou de prendre connaissance, mais tout simplement de mettre en œuvre… au quotidien, à chaque instant de notre vie. C’est ainsi que nombre de marcheurs abandonnent la marche ou se contentent de discourir au coin du feu avec emphase et ronds de jambe. Ils causent bien et peuvent impressionner le touriste de passage, mais ils ont arrêté de marcher sur le chemin en élisant domicile pour un temps indéterminé dans l’enseignement qui leur a plu. Ils semblent être sur le chemin, avoir gravi les échelons ou les marches, être des lumières. Mais ils ne sont pas les pèlerins qui, chaque matin, reprennent leur bâton pour poursuivre l’Ascension, hors des chemins balisés de la spiritualité mentalisée.

Prendre les petits chemins de traverse est un exercice périlleux, qui exige confiance et foi en soi. Sachant que nous sommes tous unique, l’autoroute des moutons vacanciers n’est pas la meilleure façon d’atteindre le sommet de la montagne qui nous est destinée. La montée du sommet de l’Everest ou du Mont-Blanc en présence d’un guide chevronné est certes appréciable, mais elle ne fait que satisfaire les besoins de l’ego-mental, en l’occurrence sa fierté d’avoir " vaincu " une difficulté de haut niveau. Il ne s’agit que de la victoire d’une illusion, avec comme contrepartie que nous n’avons quasiment rien appris. Il n’y a pas en fait de vrai ou de faux chemin, de bon ou de mauvais, tout dépendant de l’état d’esprit qui nous anime et la manière dont nous inter-réagissons avec les évènements pour apprendre sur nous-même, sur ce qui se cache en nous. L’extérieur n’est que les conditions, les décors, les personnages, qui donnent l’opportunité de nous découvrir nous-même. C’est notre état intérieur qui fait que le chemin suivi extérieurement est bénéfique ou non. Ce ne sont en aucun cas le nom, le lieu ou le guide qui sont importants. Chacun des personnages de notre vie est un reflet de nous-même, d’une facette plus ou moins cachée à l’intérieur de nous. Il est " nous ", et c’est en cela que l’on peut comprendre que c’est par l’interaction avec chaque personne de notre quotidien que nous allons savoir ce qui se trame exactement en nous. Si nous jouons d’autorité, alors nous exprimons d’une certaine manière le chef (ou le bourreau) qui est en nous. Si nous procurons de la tendresse, alors nous exprimons nos énergies féminines. Qu’en est-il alors quand nous nous sentons bienveillant et aimant ? Quand nous nous sentons proche, lointain ou choqué ? Quand nous nous sentons repoussé, mal aimé ou carrément ignoré ? C’est en étant conscient de tous nos ressentis de l’instant présent que nous pouvons savoir réellement ce qui nous habite.

Le voyageur en chemin apprend automatiquement qu’il fait partie d’une grande famille, et qu’il est totalement illusoire de vouloir asservir d’autres peuples au nom d’une civilisation jugée meilleure. Un vrai voyageur est quelqu’un qui devient plus ouvert, plus tolérant, plus pacifiste par nature. Il se voit remettre en cause bien des attitudes qu’il croyait innées à tel ou tel peuple de la Terre. Il voit et comprend que la multitude est richesse, tandis que la normalité est appauvrissement. Il ressent qu’au-delà du langage parlé il existe un langage du cœur, un langage de sincérité, un langage de transparence qui fait que les portes s’ouvrent devant lui, naturellement et sans effort. Il sait que son " âme " peut rentrer en communication avec " l’âme " de quiconque, y compris d’autres formes de vie. Que le Soi supérieur communique avec le Soi Supérieur de tout ce qui est sur cette planète, et au-delà plus encore. En écoutant sa petite voix et ses ressentis-intuitions, il sait réagir correctement à ce que veut lui faire comprendre son Soi Supérieur.

C’est à chaque instant, à chaque rencontre, à chaque évènement, que notre Soi supérieur nous guide sur le chemin du retour à nous-même. Il n’est donc point besoin d’aller loin dehors pour qu’il nous montre le chemin. Il s’agit tout simplement d’être nous-même, à l’écoute de nous-même, à chaque instant. C’est ainsi que nous découvrons les marches qui nous attendent. Si nous nous sentons aspiré par quelque chose, suivons-la avec attention, notre Soi supérieur venant de nous prendre la main. Quelle qu’en soit l’issue, cela nous est bénéfique pour notre avancement. Pour cela, il ne faut aucun doute, et agir. C’est alors que très probablement des peurs, craintes et appréhensions surgiront en nous. Alors soyons confiant puisque c’est le but !

Notre Soi supérieur n’a que pour objectif la ré-unification de tous nos morceaux épars, chaque peur regardée en face étant une séparation en moins, de ce fait une réunification. Aussi il est de bon ton d’être attentif à tous ses messages intérieurs, car ils sont la réponse même à notre demande d’ascension intérieure. Celle-ci passe par le ressenti et non la compréhension, qui nous place en observateur de ce qui se passe, d’où la séparation. En vivant l’instant présent, nous nous donnons le plus de chances d’avoir des synchronicités. Tout comme en étant comme un enfant, en se posant le moins de questions possibles afin " d’être ", pour sauter avec joie et curiosité dans l’inconnu.

 

La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa propre guidance supérieure qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.

 

 

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