Le Pouvoir du Pardon

À l’heure où tant de personnes sont frappées dans leur chair ou voient leurs progéniture, proches, amis ou simples quidam frappés par l’inconséquence de la nature humaine, invoquer le pouvoir du pardon peut paraître comme la manifestation d’une irresponsabilité aveuglée par le chloroforme de la bienpensance, des bons sentiments et de leur guimauve compassionnelle. Le culte du droit, de l’exigence à la réparation est tel dans les esprits que seule la loi du talion est la réponse opposable à la barbarie, de manière curative comme préventive, car soi-disant dissuasive. Nombre de leaders institutionnels jouent sur cet état émotionnel sanguin qui ne voit le salut que dans cette réciprocité du "œil pour œil et dent pour dent". Le pouvoir des images tournant en boucles continues dans la médiasphère attise qui plus est la colère dans ses effets délétères les plus abjects, au nom d’une indignation brandissant l’innocence des victimes comme justification de sa raison d’être. D’éminents experts, penseurs, philosophes et écrivains s’insurgent même contre la culture bisounours en vogue et la mollesse d’une posture de bienveillance ayant gangrené les esprits et contribué à affadir "nos" légitimes droit et devoir de résistance d’une société menacée dans ses fondements civilisationnels. Ils éructent contre ce zeste persistant de masochisme judéo-chrétien qui voudrait tendre la joue sinon les deux aux hordes fanatisées colonisatrices, même s’ils revendiquent en même temps cet héritage comme fondateur de notre grande, belle et très civilisée culture européenne... "Rendez donc à César ce qui lui appartient une fois pour toutes et à Dieu ce qui lui revient", sous-entendu pas grand-chose, clament-ils pour s’occuper de la "vraie" réalité de ce monde, pas celle des contes pour enfants ou adultes naïfs… Pardon et bienveillance ne seraient à leurs yeux que les marques dangereuses, dévoyées et décadentes, portées au culte de la testostérone, tant célébré dans nos sociétés par ses acteurs officiants et éduquant, principalement dédiés à la compétition, à la productivité matérialiste exacerbée et à l’étalage de leur ego dans les joutes oratoires et les coups bas, complots et trahisons entre (très) petits "amis".

 

Le fonctionnement du monde n’est que l’effet miroir de notre état de conscience, tout particulièrement de ceux qui prétendent l’incarner au plus haut niveau.

 

Le piège de l’ego-mental

Nous vivons en fait sur une idée totalement erronée de ce qu’est le pardon, liée aux projections subtiles et trompeuses d’un ego-mental de nature masculine si prédominant dans notre société rationaliste. Ce qui prédomine dans notre monde n’est pas la tolérance, ni la compassion, qualités relevant du féminin sacré, mais l’agressivité et la cruauté, lesquelles nous influencent et nous affectent, le culte obsessionnel darwinien continuant à faire des ravages dans notre lecture totalement erronée de l’évolution des espèces. Il n’est qu’à voir la composition de nos "élites" représentatives institutionnelles, civiles comme religieuses, pour en comprendre la raison.

Dans cette culture dominante de nature patriarcale, lorsque nous commettons des erreurs, le schéma de l’autopunition et de la disqualification s’active, mécanisme que l’ego-mental utilise en vue d’obtenir le pouvoir et le contrôle sur nous. Il entraîne de cette façon des attitudes négatives, destructives et agressives, envers nous-même ainsi qu’envers les autres, dans notre recherche inconsciente de bouc-émissaires pour ne pas porter seul le poids de la culpabilité de cet agir totalement contraire à notre essence véritable. Ceci est une attitude très dangereuse, un stigmate porté à notre conscience, qui participe tant de notre défragmentation que de celle de notre vécu collectif.

Quel rapport avec la barbarie frappant des innocents et mon droit à la colère me direz-vous ? Qui plus est, lorsque d’éminents experts disent que la libération des émotions est salutaire, et que tout refoulement conduit à encore plus de violence. Tout simplement la responsabilité. Celle du sens et de l’éthique du vivant au sein de notre Univers, qui se nomme Amour. "Je" pourrai toujours et inlassablement accuser l’autre, les autres, de comportements tels que j’ai le droit sinon le devoir de condamner, exigeant réparation au nom du bien vivre ensemble et du respect de notre bien commun. Le résultat est que je ne fais qu’entretenir la division, basée justement sur l’accusation, le jugement, la condamnation et l’exécution d’autrui, au propre comme au figuré. En oubliant simplement une chose, fondamentale. L’autre c’est moi, et réciproquement. Il ne peut en être autrement dans le principe d’unité de l’Univers et de sa mécanique parfaite de structuration de la Création. Sinon ce serait le chaos, ce que l’observation fine scientifique valide désormais.

Si l’Univers comme ses diverses déclinaisons ne peuvent être gouvernés par le chaos, c’est qu’une Intelligence supérieure prévaut, peu importe comment nous l’appelons. Cette Conscience universelle organise le vivant, dans toutes ses dimensions d’expression, avec pour la planète Terre au sein du système solaire le libre arbitre donné aux êtres humains qui l’habitent. Tout exercice d’un libre arbitre étant rattaché à un état de conscience, le constat sur notre actuel fonctionnement est particulièrement édifiant quant à son degré d’évolution. Ainsi, par notre état d’inconscience, piégé par tous les poisons distillés dans l’inconscient collectif, piégé par la rhétorique émotionnelle fumeuse de Chartes humanistes universelles simplement déclaratives et les vibrants hommages à la démocratie une et indivisible, piégé par les promesses jamais réalisées d’une société plus juste et plus respectueuse, piégé par mon sentiment d’être différent de l’autre et de pouvoir librement choisir parmi les modèles de vécu collectif proposés, nous en oublions notre propre responsabilité quant à la transformation profonde de notre relation à la vie. Comme elle n’est pas enseignée pour éviter aux personnes de s’émanciper de leurs tutelles asservissantes, laïques comme religieuses, nous sommes piégés par notre bas mental, qui rationalise le droit à la vengeance comme naturel à notre vie collective comme à notre survie, et par notre émotionnel incontrôlé, qui nous fait foncer tout droit dans le piège d’une réparation soi-disant libératrice alors qu’elle ne fait que renforcer le germe de la discorde. Cela nous apparaît normal, puisqu’on nous dit que tel a toujours été le monde. Cela nous apparaît normal, puisque nous avons accepté de déléguer à autrui la représentation de nos idées, nous obligeant par tacite consentement à guerroyer inlassablement contre celles et ceux qui ne pensent pas comme "nous"», comme moi.

Le pardon n’est pas un acte mécanique à utiliser inconsciemment devant des situations conflictuelles et des agressions extérieures que nous pourrions subir des autres et de l’environnement. Ce serait alors simplement une échappatoire de type placebo, en l’occurrence celui de la "bonne conscience". Ce n’est pas non plus un acte de sous-estimation de nous-même ou de servilité par lequel nous nous soumettons à l’ego de la personne que nous avons offensée ou qu’elle juge comme tel, ou à l’erreur commise à son détriment. Ce serait rester dans un état d’asservissement, donc de mal-être. Pardonner est dans sa manifestation conscientisée au plus haut point un acte de générosité, d’affection et d’amour qui, lorsqu’il est utilisé, engendre bien-être, harmonie et pouvoir intérieur puissant. Il s’avère être libérateur, tant nous sommes habitués à utiliser des paradigmes défensifs dans nos relations interpersonnelles, tel un moyen de protection contre les soi-disant agressions et souffrances en provenance de l’extérieur. Ces paradigmes, ces attitudes, ne sont rien d’autre que des projections égocentriques qui nous affaiblissent psychologiquement et émotionnellement, car ils interfèrent dans la communication entre notre être profond et notre ego-mental, empêchant notre évolution spirituelle, celle qui génère conscience et sensibilité envers les circonstances ainsi que la vie elle-même.

Pardonner, "par don" octroyé, est synonyme de compassion, cette science de l’amour qui favorise la compréhension des aspects-ombre de notre vie, ceux qui bloquent notre croissance vers une conscience élevée de ce que doit être notre relation harmonieuse au vivant, soit la Création dans toute son immensité et sa diversité. L’ego-mental nous affaiblit soit par la peur, soit par le sentiment de toute-puissance et l’insensibilité qui en découle. Nous sommes conditionnés à croire que le pouvoir réside dans le contrôle, la manipulation et l’exploitation de l’environnement et des autres. L’intellect ainsi que le raisonnement sans discernement spirituel sont les outils classiques de l’ego-mental, qui nous poussent à développer une vision dramatique et craintive de la vie et des circonstances. C’est pourquoi quand nous interagissons avec les autres, nous projetons inconsciemment la personnalité de l’ego-mental, qui est toujours sur la défensive et qui cache sa vulnérabilité sous le masque de la supériorité, la vanité et l’auto mystification.

Notre société dite moderne, quoi que s’en défendent ses tartuffes thuriféraires, est fondée sur des valeurs destructrices et involutionnistes, qui encouragent les attitudes agressives et destructrices sous couvert d’exhortations vertueuses, dispositif pour développer le contrôle de la vie des êtres humains et des circonstances. Ce qui, au lieu de produire harmonie et paix intérieure, génère anxiété, frustrations et souffrance dans notre vécu d’humanité. Tous les traumatismes, conflits et ancrages défensifs qui sont les nôtres sont le produit des fausses croyances et des conditionnements distillés. Ils entraînent anxiété, peur, frustration et autres virus mentaux érodant notre stabilité psychique et émotionnelle. L’erreur, la nôtre comme celle d’autrui, est un conditionnement utilisé en vue de nous flageller, alors qu’elle doit nous permettre un travail de libération dont le pardon est la clé, sans tomber bien sûr dans l’autosatisfaction ni l’auto mystification. L’imperfection est une facette inhérente au processus de transformation spirituelle, ne devant pas être un motif de découragement ni de frustration. Le problème réside dans le fait que l’ego-mental n’accepte pas ce conditionnement, car cela porterait atteinte à son pouvoir et à son contrôle sur nous. Lorsque nous développons la pratique du pardon en tant que chemin d’évolution spirituelle, nous sommes en accord avec le courant du pouvoir, de la force et de la transformation intérieure. Se pardonner et pardonner aux autres ne signifie pas s’auto-mystifier et continuer à commettre les mêmes erreurs. C’est être conscient et découvrir le schéma psychologique et émotionnel qui nous pousse à cela.

Le refus de l’autre, l’ingérence ou l’autopunition ne sont pas les dispositifs appropriés pour transformer les effets délétères de l’ego-mental qui nourrit les viles passions, les bas affects ainsi que les émotions agressives et négatives, éclipsant notre perception de ce qu’est la vie, moteur de la Création, et notre sensibilité spirituelle. Le pouvoir du pardon est une attitude de transformation intérieure, qui renforce la sagesse et la conscience de nos limitations et imperfections, qui nous donne les moyens et les clés pour les accueillir avec dignité, compassion et générosité afin de les transformer et de les conduire là où ils doivent être, soit l’expression de notre version la plus élevée, la plus accomplie.

 

La force libératrice du pardon

Chaque fois que nous utilisons le pouvoir du pardon, nous signifions que nous sommes conscients de nos limitations et imperfections. Nous renforçons ainsi notre sensibilité, notre féminin sacré, par la perception harmonieuse et généreuse de la vie, ce mécanisme qui collabore avec nous pour nous aider à croître spirituellement. Pardonner est un acte d’amour, de générosité, que nous manifestons quand nous acceptons les adversités et les défis que la vie et l’Univers nous “offrent”, afin que nous mûrissions et que nous nous débarrassions des tendances de l’ego-mental. Quand nous acceptons les circonstances comme un mécanisme de croissance personnelle, nous développons la générosité, la compassion et l’amour envers nous-même comme envers les autres. Les émotions et sentiments négatifs qui sont les nôtres ne sont produits que par l’ego-mental, nous empêchant d’accepter nos limitations et de comprendre que nous vivons actuellement sur un plan de conscience où l’erreur est la tendance dominante. Si l’erreur n’existait pas, nous ne pourrions pas chercher ni apprécier la perfection existant dans notre Être Supérieur, doté du pouvoir du pardon, la manifestation la plus sublime et puissante de l’amour et de l’affection.

Chaque fois que nous utilisons le pouvoir du pardon nous affaiblissons l’ego-mental qui se cache sous les masques de l’intolérance et de l’agressivité, lesquelles nous enchaînent à l’inconscience ainsi qu’à la souffrance. Le pardon est un acte d’être, sentir et aimer, qui a le pouvoir de diluer la confusion, le chaos et l’agressivité qu’il y a en notre for intérieur, de par un état de conscience encore profondément endormi, somnambulique, dussent notre orgueil et notre vanité de créatures soi-disant évoluées déchoir de leur piédestal. Le pardon est le reflet de la Conscience universelle qui vibre en accord et en synergie avec les mécanismes, lois et principes de la Création. Pardonner n’est pas seulement un acte mental. Il nous conduit à libérer les émotions négatives qui ont provoqué souffrance et douleur. Il ne s’étend pas seulement aux personnes pouvant nous causer de la souffrance ou des inconvénients, mais aussi aux sentiments de ressentiment et d’agressivité inconscients, cachés, que nous n’exprimons pas ouvertement. Pour pardonner, il faut se mettre sur le plan de la compréhension que nous sommes tous inter reliés, que nous faisons tous partie du même programme d’évolution.

Par le pouvoir du pardon nous comprenons que tout le monde possède au fond de lui les qualités permettant de ressentir l’amour et le bonheur dans le déroulé de la vie. Il permet de comprendre que la prospérité, la paix et l’harmonie sont les états naturels de la vie au sein de l’Univers, ce qui implique d’accepter les lois sacrées de l’Univers sans les transgresser. Le pouvoir du pardon nous aide à voir nos vertus et nos défauts comme des outils permettant de dissoudre les aspects disharmoniques de notre vie, et qui bloquent notre vision ainsi que notre sensibilité spirituelle. L’insécurité dont nous témoignons fréquemment est une manifestation de notre refus d’accepter nos limitations, d’accepter que les circonstances ne soient pas sous notre contrôle. Les craintes, frustrations et anxiétés qui nous harcèlent sans cesse sont une expression de l’ego qui nous empêche de percevoir que les erreurs sont la conséquence de la non-acceptation de notre vulnérabilité devant la vie et les circonstances. Cela nous empêche d’utiliser le pardon pour le comprendre et nous aligner sur notre processus évolutif sans opposer de résistance et en pleine acceptation.

Les luttes intérieures, les crises qui sont les nôtres, sont la conséquence de notre peur de nous pardonner et de comprendre que la vie a un dessein que nous ignorons, raison pour laquelle nous souffrons. La résistance au changement est un autre symptôme de notre non-utilisation du pardon comme voie de transformation nous donnant la force et les moyens de la mener à bien. Sans le pouvoir du pardon nous ne pouvons pas nous accorder avec la vie, cette manifestation de la grâce et de la générosité du Principe créateur envers nous afin que nous découvrions notre nature divine et immortelle. Nous sommes les enfants de l’amour, de la beauté et de la compassion, et cela implique de connaître la valeur du pardon et de l’utiliser lorsque les circonstances sont défavorables et que les personnes nous harcèlent sans raison apparente.

Dire ou faire du mal à quelqu’un revient au niveau ultime à parler de soi-même. Et pardonner à quelqu’un, c’est à soi-même que l’on pardonne. C’est tout l’art du pardon : le bourreau vole le pouvoir, la victime reçoit l’impuissance, d’où la nécessaire libération consentante mutuelle de la souffrance et de la culpabilité. En grec, pardon signifie dénouer le nœud. L’humanité des deux parties est mise en lumière pour de nouvelles options pour l’avenir. La vie n’est rien d’autre que la danse éternelle de la Conscience, s'exprimant à travers l'échange dynamique d'impulsions et d'intelligence entre macrocosme et microcosme, entre l'esprit humain et le grand champ universel. Notre liberté ne consiste pas à pouvoir faire n’importe quoi, ce qui entraînerait un retour vers le Chaos, et par-là même à la disparition de la liberté. Aussi l'intention doit toujours être de créer de façon inconditionnelle, y compris dans les petites choses du quotidien (ne dit-on pas que le diable se cache dans les détails), ce qui contribue au bonheur, pour le donateur comme pour celui qui reçoit, car la joie est porteuse de vie, permettant l'accroissement. La règle en est très simple : si nous désirons de la joie, nous offrons de la joie aux autres ; si nous voulons de l'amour, nous donnons de l'amour ; si nous souhaitons de l’attention, nous nous montrons attentif. En fait, la voie la plus simple pour obtenir ce que l'on veut est d'aider les autres à recevoir ce qu'ils souhaitent, en agissant simplement pour le plaisir d'agir, sans attendre de récompense. Nous en serons récompensé, car nous apprécierons à sa juste valeur ce que nous permettons, sans être attaché à une quelconque récompense. Nous pourrions même obtenir plus pour nous même que nous ne l'aurions imaginé. Aimer ce que l'on fait, faire constamment de son mieux, c’est jouir pleinement de la vie. C’est un principe qui fonctionne aussi bien pour les entreprises, les nations que pour les individus.

 

Pardonner n’est pas absoudre, simplement attendre patiemment la rédemption qui finira par arriver. L’homme juge et se punit lui-même, et il n’est pire punition que celle qu’une âme éprise s’inflige à elle-même…

 

 

 

Le jeu de l’évolution dans son entier repose sur le pouvoir du pardon lorsque nous ressentons le besoin de résoudre nos conflits et de transformer les schémas conceptuels et comportementaux qui génèrent agressivité, souffrance et crainte dans notre vie et celle des autres. Le pardon signifie ne pas réagir devant les conduites discordantes des autres par les représailles et le ressentiment, mais par la tolérance qui suppose de comprendre que tout est circonstanciel et fait partie de notre évolution spirituelle. Nous développerons de cette façon graduellement la sagesse, la paix, l’harmonie et l’amour dans notre vie, et l’abondance et la prospérité spirituelle seront toujours à notre disposition. Pardonner est l’acte le plus puissant, illuminateur et transformateur que l’être humain tient en lui. Il nous est accordé pour que nous sentions que nous faisons partie du jeu cosmique de l’évolution et que, comme tout jeu, tout a un but positif et constructif. Dans cette voie, la Rigueur, attribut de l'Absolu, constitue la limitation du pardon, due au manque de réceptivité de telle ou telle créatures.

En demandant symboliquement avec foi et gratitude à l’énergie d’amour universel de nous pardonner, nous nous pardonnons à nous-même par l’application du Principe d’unité de l’Univers, ce qui permet à l'énergie bloquée de se transformer en énergie circulante. En cessant de pointer du doigt et de critiquer, de mettre en pièces, de faire ressortir toutes leurs fautes, leurs manquements et leurs torts, de leur faire des reproches et de manquer de tolérance, nous acceptons ce que les personnes sont dans l’instant. Dès lors que nous y parvenons, nous nous acceptons nous-mêmes, inconditionnellement, avec tous nos défauts. La parole christique "Aimez-vous les uns les autres" ne veut aucunement dire qu'il faut tolérer les autres, ni essayer très fort de les aimer, ce qui entendrait agir contre-nature, par défaut. Elle indique simplement que lorsque nous ouvrons notre cœur et que nous le remplissons de pensées aimantes et belles, nous aimons toutes les âmes rencontrées, peu importe qui elles sont, où elles en sont dans leur chemin d’évolution. C'est le libre flot de l’Amour universel qui ne connaît pas de discrimination, qui ne choisit pas qui va être aimé et qui ne va pas l'être. Il est le même pour tous. Il est le plus grand facteur unifiant de l'Univers.

Une clé supplémentaire de compréhension se trouve dans l’Évangile selon Matthieu (18,21-22) : "Alors Pierre s’approcha de Jésus et lui demanda : « Seigneur, combien de fois dois-je pardonner à mon frère lorsqu’il pèchera contre moi ?". Jésus répondit : "Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois." Je vous laisse en trouver le sens profond…

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0