La formulation de ces clés n'engagent que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leur révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Comment changer son regard ?

Une même chose peut être perçue de plusieurs manières. C’est l’effet miroir de nos connaissances, de notre construction mentale, qui en indique le sens. Aussi ce qui n’existe pas dans notre état de conscience n’existe pas dans la réalité, dans notre perception de la réalité. Si nous nous contentons de l’apparente forme, nous ne pouvons percevoir la profondeur de chaque chose, simplement son extrême pointe, soit environ 1 % de la connaissance …

Le fonctionnement habituel dans la Matrice

Aussi longtemps que nous restons assoupi dans la Matrice qui organise nos croyances, nos convictions, nos habitudes, notre petit train-train, notre sécurité..., la prédation mortifère contribue à notre bien-être, notre petit confort. Ceci afin que nous n'ayons aucune envie de nous interroger et de nous réveiller.  Et tant que nous restons bien docile et assujetti au système de contrôle représenté par la société humaine et son exécutif, la prédation nous octroie une certaine marge de confort. Mais dès que nous nous mettons en route pour modifier la trajectoire de notre destinée, alors nous nous faisons littéralement broyer par cette machination phénoménale, impliquant même notre entourage.

Notre supra-conscience nous enseigne continuellement afin que nous intégrions non seulement le fait que nous ne nous mesurons pas seulement à une entité individuelle, le prédateur logé en nous, mais envers une énorme machination programmée, qui régit la totalité de notre monde de 3ème dimension, la Matrice. C'est le mécanisme de cette réalité qui, dans absolument toute situation, est à prendre en considération.

Chaque pas supplémentaire dans la progression de notre conscience, déclenche aussitôt de la part des forces antagonistes une réaction pour nous empêcher. Malgré notre ouverture d'esprit, cela reste indéniable et automatique. C'est pourquoi une vigilance accrue est de rigueur, car nul ne peut y échapper s'il ne saisit pas le fonctionnement même de cette machinerie. Car nous-même, être humains sommes une machine biologique qui répondons par automatisme à cette plus grande machine : la Matrice.

Il s'agit d'un postulat qu'il est crucial de réaliser. Sans cette prise de conscience, l'homme est voué à l'autodestruction, car il ignore qui il est, comment il fonctionne, et pourquoi il est maintenu en léthargie.

Comprendre et accepter qu'il existe des forces supérieures antagonistes qui s'opposent perpétuellement et œuvrent au travers de notre conscience, est déterminant à percevoir. Elles habitent et pilotent nos véhicules organiques, que nous le voulions ou pas. C'est pourquoi après avoir minutieusement observé notre comportement il nous appartient de progressivement dissocier nos pensées de celle de notre prédateur attitré. 

Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

 

Chercher le principe de la forme

Une statue, une image, un symbole… ne doivent servir que de supports facilitant la gymnastique que s’impose l’esprit et à fixer la concentration. Ainsi la construction de la forme d’une chose, d’un élément de l’univers permet d’en comprendre la subtile nature. Elle s'effectue selon des lois précises propres à la substance, quelle qu’elle soit, fonction d’un stade d’évolution.

Au premier stade, dit nébuleux ou laiteux, la matière composante de la future forme entre à un stade actif, avant que de passer à un stade plus rudimentaire qui voit la condensation de la matière commencer, sans qu’il y ait de forme précises. L’excès d'énergie par rapport au stade précédent conduit à une activité violente de laquelle découleront des effets. Le troisième stade est invariablement celui du feu, caractérisé par l'énergie interne d’atomes qui s'agglomèrent rapidement. Leur effet les uns sur les autres produit un accroissement de chaleur et en conséquence l'apparition de la forme qui se révèle être fondamentalement une sphère tournant sur elle-même, attirant et repoussant d'autres sphères.

Puis vient le stade aqueux, où la sphère d'essence gazeuse embrasée se condense davantage et se liquéfie, sa surface extérieure commençant à se solidifier. La chaleur de la sphère s'accroît et se centralise en son cœur de la sphère, produisant une pulsation centrale. C'est un stade analogue à celui où la vie s'éveille chez le fœtus au cours de la période prénatale.

Le cœur et le cerveau de la substance de la forme qui évolue lentement sont désormais reliés.

Le cinquième stade est nommé éthérique. La condensation et la solidification de la matière se sont poursuivies pour former une unité synchronisée avec son environnement sur le plan vibratoire. Ce stade marque la circulation vitale de force propre à la substance constituée, assurant la coordination de son cerveau, de son cœur et de ses centres inférieurs, en relation avec le supérieur, soit le champ de l’Univers.

Le dernier stade est celui du solide, stade terminal de la véritable construction des formes. Il en est ainsi pour l’être humain comme pour la construction des formes-pensées, les reliant intrinsèquement par leur même schéma originel.

Quelle que soit la forme, l’important est de toujours chercher le Principe qui est au-delà.

Exemple pratique : le symbole de l’éclipse

Nous sommes, dans l’obscurité de la caverne mentale qui est la nôtre *, soumis aux influences de la Lune. Lors d’une éclipse, le contour de la Lune prend la forme de la barque d’Isis, et le soleil devient Osiris. La mythologie égyptienne étant fondamentale dans les ordres occultes qui nous gouvernent, il est important d’en avoir une connaissance éclairée *². C'est pourquoi nous retrouvons souvent (Cf. ci-dessous) trois symboles fondamentaux dans les logos institutionnels : la pyramide(s), l’éclipse (ou le soleil), et les trois couleurs primaires bleu jaune rouge. Il nous appartient ainsi de se demander pourquoi une telle importance est donnée à ces trois éléments. Comme par exemple l’éclipse, représentée sur le logo du Ministère de l’Économie et des Finances avec la pyramide...

* Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

Cf. Le Judaïsme décodé.

Logo avec éclipse, soit le lever du soleil à l'Orient (Est) - Cliquer pour agrandir
Logo avec éclipse, soit le lever du soleil à l'Orient (Est) - Cliquer pour agrandir

En effet, tout ce que l’on perçoit du monde vient de nos propres sens, générateurs de pensées, d’émotions et de sentiments. Notre position d’observateur acteur, liée à nos croyances, crée la matière, la réalité, le concret de notre vécu. Pour ce faire, privilégions-nous le regard extérieur ou la perception venant de l’intérieur, de notre ressenti intime ?

Notre société occidentale, principalement basée sur le mental, privilégie la raison, siège de l’hémisphère gauche du cerveau pour les droitiers (inversement pour les gauchers), et sur une vision matérialiste, quantitative. Elle ne laisse que peu de place à une vision métaphysique, de nature intuitive et qualitative, son pendant indissociable. Pourtant, l’une n’existe pas sans l’autre, et seule leur maîtrise permet d’ouvrir le champ de conscience. Nous pouvons par conséquent modifier la réalité en la regardant autrement, en agissant sur elle, et en fin de compte en la créant de toutes pièces.

Exemple pratique : le harcèlement dans la vie professionnelle

La croyance " souffrance " est présente dans le champ de conscience de nombre de personnes qui travaillent dans l’entreprise et qui l’éprouvent de différentes manières (physique, psychologique), même si elles ne l’ont pas conscientisée comme étant un état relevant de leur entière responsabilité, la maintenant de ce fait refoulée dans leur inconscient. Elles pensent en toute sincérité et objectivité, au regard des faits constatés, que cette souffrance est le fruit d’autrui - leur(s) bourreau(x) -, et qu’elles sont victimes, renforcées qui plus est par le soutien de leur entourage.

Pourtant, et quoi que cela puisse choquer de prime abord, si une personne vit par exemple une situation de harcèlement moral dans une entreprise, c’est elle qui, par la croyance nourrie dans son inconscient, attire cette situation. Celle-ci a pour objectif de lui enseigner, de lui permettre de prendre conscience de sa relation avec la croyance souffrance. Lorsqu'elle aura compris le mécanisme et actionné le mécanisme du pardon, vis-à-vis d'elle-même comme d'autrui, cette croyance sortira de son référentiel. Sa vibration devenue toute autre, elle n'attirera plus cette situation à elle.

De son côté, l’état de conscience du dominant, du harceleur, calé sur son ego autocentré, le conduit à prendre et à jouer le rôle de chef tyran ou protecteur, fonction du jugement qu’il porte sur celui/celle qui est dans la posture de dominée(e). Il expérimente cette posture liée à ses croyances du moment (le besoin de dominer pour s’affirmer par exemple), entraînant la satisfaction de désirs comme de pulsions (très) insuffisamment élevés.

Spirituellement parlant, il n’y a ni victimes ni bourreaux, il n’y a pas d’êtres spécialement choisis pour donner les coups et d’autres pour les recevoir, même s’ils apparaissent comme tels selon nos règles sociales et notre décryptage très relatif des comportements humains. Tout ce qui arrive, toute épreuve, a un sens pour la personne. Il est fonction de son état de conscience du moment, uniquement pour son bien, pour lui permettre de se découvrir davantage et d’aller plus haut dans son élévation de conscience par la modification de ses croyances et ses émotions. Il a pour finalité de lui permettre d’éliminer les attracteurs négatifs, de ne plus attirer dans son champ d’expérience les personnes, circonstances et événements sources de souffrance, de récupérer son plein pouvoir, aussi choquant cela puisse apparaître lorsque nous restons sur une lecture partielle et émotionnelle de notre vécu d’humanité. Nul ne peut accéder à ce grand champ de conscience s’il n’a connu l’épreuve, l’erreur, l’errance, lui permettant potentiellement de renaitre à sa véritable dimension, dégagé des conditionnements, croyances limitantes, peurs, blessures émotionnelles et illusions de victime de la vie.

Aussi, pour changer une situation conflictuelle ou de malaise vécue dans une entreprise, la personne doit changer d’état d’esprit, d’état de conscience. Ce changement d’état la fera changer d’entreprise, initier autre chose, en tout état de cause cesser sa dépendance à la souffrance découlant de cette relation. On a l’entreprise, comme les amis, le conjoint… que l’on mérite, c’est-à-dire correspondant à notre état d’évolution de conscience du moment…

 

Investiguer par la raison non-ordinaire

Toute investigation hors de son champ de connaissances et de croyances habituelles nécessite de suivre un raisonnement non rationnel à ce stade. C'est ce qu'Aristote considérait comme le propre d'un esprit mature, à savoir sa capacité à concevoir une idée sans la faire sienne, en s'attachant à l’examiner et à l’explorer. Cette disposition est appelée équanimité, soit une disposition affective de détachement et de sérénité à l'égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable. Autrement dit, l'investigation requiert de faire appel à une capacité que l’on peut appeler la raison non-ordinaire. Elle peut être illustrée par une scène comique du cinéaste Woody Allen dans son film Manhattan.

Un homme rend visite à un psychiatre de la part de son frère qui souffre de l’illusion qu’il est une poule et qui agit en conséquence. " C’est terrible à voir, Docteur. Cette façon qu’il a de glousser et de gratter. Notre famille vit l’enfer. Que pouvons-nous faire ? La psychiatrie peut-elle soulager mon frère ? " Le docteur répond par l’affirmative. " Même dans des illusions aussi extrêmes que celle-ci, la thérapie peut souvent ramener le patient à la réalité ", lui affirme-t-il. " J’accepte de travailler avec votre frère, de faire tout mon possible, mais cela va être long, cependant. " Pensant que son visiteur a repris courage, le psychiatre consulte son agenda. " Quand pouvez-vous m’amener votre frère pour la première session ? " demande-t-il ? Son visiteur fronce soudainement les sourcils : " Désolé, Docteur, j’aimerais bien, mais je ne peux pas. Nous avons besoin des œufs. "

La réponse de l’homme est complètement rationnelle dans le contexte de son imagination. Lorsque les Trekkies, les fans de la série télévisée Star Trek, échangent avec passion sur les personnages et les épisodes de cette série télévisée, ils font appel à une raison non rationnelle. Il en est de même pour d'autres univers, comme le phénomène d’échange des cartes Pokemon qui déclencha une explosion de raison non rationnelle chez les enfants qui devaient décliner, avec les détails les plus rigoureux, les caractéristiques et les comportements spécifiques de plus d’une centaine de personnages. Sur internet, les joueurs des MMORPG (Jeux de Rôle en Ligne Massivement Multi-joueurs) assument des identités fictives qui doivent se comporter logiquement, en faisant preuve d’une sorte de rationalité virtuelle. Le raisonnement impliqué dans de tels jeux de rôles est rigoureux car les joueurs ne peuvent pas laisser leurs " avatars " faire ce qu’ils veulent. Les avatars doivent se conformer à des codes déterminés de comportement. Le développement et le maintien de tels codes fait appel à une raison non ordinaire.

En fait, la raison non-ordinaire est similaire à la raison ordinaire, si ce n’est que son sujet est imaginé plutôt que perçu. La recherche de la Vérité passe par le développement de la raison non-ordinaire, afin d’interpréter l'expérience faite durant un état de perception accrue. On ne peut tout réduire, dans le cosmos comme dans la psyché humaine, à des critères rationnels. Par le raisonnement non-ordinaire, nous accédons à une compréhension claire et précise des aspects de l’expérience humaine qui sortent du cadre de la perception sensorielle ordinaire, sans tomber dans le non-sens irrationnel. Les alchimistes ont une règle : " Agissez en harmonie avec la nature, observez les œuvres de la nature et entamez la Grande Œuvre avec les puissances authentiques de l’imagination et non avec des pensées fantasmatiques ". C’est une question de discipline à laquelle nous devons faire face sur le chemin d’une perception accrue.

Les états altérés de conscience (méditation, rêve) sont propices à des visions empiriquement réelles et pouvant de ce fait être expérimentées. Ils permettent d'accéder à une perception extraordinaire des mondes supra-humains, des activités des divinités, des relations de l'humanité avec des espèces extra-terrestres et de l'aventure à long terme de l'espèce humaine.

Fringe

Dans cette série télévisée américaine en 100 épisodes qui met en scène la section du FBI Fringe basée à Boston, qui a recours à la "fringe science " (littéralement " les sciences marginales ") pour enquêter sur des phénomènes étranges et inexpliqués à travers le pays, Walter Bishop (l'acteur John Noble - photo 2) dit : " En ouvrant son esprit à l'impossible on peut parfois découvrir la vérité. "

 


S’extraire de la dualité

Binaire ou Ternaire, les deux modes d’expression de la psyché

Ces concepts établis par les travaux du psychiatre français Jacques Lacans (1901/1981), du neurologue autrichien Sigmund Freud (1856/1939) et du médecin psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875/1961), permettent de comprendre la façon dont un individu établit sa relation à la vie.

Modèle binaire

Le modèle Binaire est basé sur les oppositions, la division, la duplication, la confrontation, les antagonismes. Il crée des caricatures, exclusives de leur opposé. Il correspond à une vision mécaniste, se voulant logique, rationnelle. Il découle des conditionnements mis en place par l’institutionnel sociétal de nature politico-religieuse. On l’appelle le tronc commun, base de notre constitution psychique. Il est encore le modèle dominant pour une large majorité d'individus.

Modèle ternaire

Le modèle Ternaire est la réunification du binaire, soit du tronc commun, pour donner toute sa puissance à sa sève constitutive. Il participe de l'individuation, conduisant à se détacher de mécanismes auto-limitants (croyances limitantes, conditionnements et manipulations) pour devenir un créateur de Vie à part entière. Il est le modèle en croissance, amené à supplanter le modèle binaire.

 


En restant figé dans le mode binaire, nous restons figé toute notre vie, limité à l’imitation des modèles collectifs.

La vue étroite est la conséquence même de la dualité. Chacun défend son pré carré au nom de la vérité, pensant que sa version est supérieure à celle des autres. Rien que pour cela, la boucherie est nécessaire… Les religions disent " Aimez-vous les uns les autres " en affirmant que nous sommes tous les enfants de " Dieu ", mais qu’il faut quand même faire le tri… D’où les " guerres saintes " (oxymoron) et autres croisades. Il en découle que l’on bénit les bombes, on absout ce qui arrange la bonne cause, et on légitime la corruption comme un mal nécessaire à l’avancement de l’idéal prôné…  Séparation, séparation, séparation. Tout n’est que séparation lorsque l’ego-mental tient les rênes du pouvoir. C’est la raison pour laquelle le bac à sable de notre dimension d'expression limitée en 3-D * est l’aire d’entrainement préférée de la dualité. Il a pour objectif de faire comprendre au gamin que son ego le conduit obligatoirement à la séparation et qu’il lui faudra faire, tôt ou tard, la démarche inverse, celle d’unifier les différentes voies en ouvrant son cœur et en acceptant ce qui EST. C’est la maitrise d’un état d’être unifié. C’est le passage à l’âge adulte de la conscience.

* Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

Devenir un être unifié, c’est d’abord et avant tout comprendre que tout est vérité, et qu’un cristal ne peut avoir qu’une seule face. La Création est construction, mouvement, évolution permanente. Cela implique une géométrie, celle-ci étant multiple. C’est en regardant chaque facette sans parti pris que nous découvrons alors que toutes les formules sont correctes. Chaque description n’est fonction que de la position prise par l’observateur. Il suffit d’être un voyageur pour découvrir que chacun possède effectivement une partie de la vérité vraie et non la totalité. C’est l’ego-mental qui affirme qu’il détient LA vérité. Le cœur, par ses qualités, joue le rôle de l’aimant qui rassemble et unifie. Ainsi, en se rapprochant du bord du bac à sable, on a une meilleure vue de ce qui s’y passe. En voulant faire le mur, nous sommes obligé de prendre de la hauteur. C’est alors que l’on se rend compte combien sont inutiles les guéguerres, autant personnelles que collectives. Nous découvrons combien nous avons été illusionné, et c’est cette prise de conscience qui nous permet d’embrasser la loi de l’UN.

Sans cette expérience de la dualité *, sans cette expérience de la noirceur, il est impossible de prendre conscience de notre blancheur originelle. C’est alors que l’on rend grâce de toute notre âme, car nous découvrons que tout était, est, sera parfait. L’imperfection que nous nourrissions dans notre cœur n’était que la vision limitée de notre compréhension mentale basée sur l’environnement immédiat. Si nous nous souvenons, nous savons qu’au fil de nos incarnations successives, nous avons visité toutes les situations d’enseignement, afin d’expérimenter chaque facette, une à une, l’une après l’autre. Aucune n’a été inutile et aucune n’a été " plus " qu’une autre. Aucune n’a été meilleure ou pire, car, en fait cela n’était que l’interprétation mentale du moment. Ainsi, à chaque incarnation, nous avons été recouvert d’un " voile d’oubli " afin que nous puissions vivre chaque enseignement, chaque philosophie, chaque religion, avec le plus d’intégrité et de rectitude possible. Pour cela, nous avons emprunté tous les véhicules possibles (toutes les races, tous les genres sexués) afin de vivre chaque culture, chaque formatage, et tous les rôles-clés allant de l’oppresseur à l’oppressé, du bourreau à la victime.

Lorsque cette prise de conscience que tout n’est qu’un jeu est faite, nous réalisons alors que tout n’est qu’action-réaction, inspir et expir, et que le plateau de droite de la balance ne vaut pas plus que le plateau de gauche. Nous comprenons qu’à chaque fois que nous sautons à pieds joints dans l’un des plateaux, nous ne faisons que renforcer l’énergie inverse, tout étant équilibre dans l’univers. En hurlant pour la paix, la guerre est renforcée. En hurlant pour l’unification, la séparation est plus grande. En hurlant pour l’Ascension, nous sommes d’autant crucifié. En hurlant notre vérité, personne ne nous écoute… Plus nous manifestons par le verbe, le mental, plus nous attisons le feu de l’esprit, le feu de l’émotion, et au final la séparation.

* Cf. La dualité décodée.

Changer son regard, c’est arrêter de vouloir changer les choses par des actions mentales extérieures. C’est écouter nos séparations et dissensions internes et y remédier en agissant intérieurement. C’est choisir l’action quotidienne, répétée, à celle d’une bonne action ou d’une confession ponctuelle puis s’en retourner à ses petites affaires. C’est avancer intérieurement sans en dire un mot sous peine de déclencher des forces contraires. C’est le choix de l’humilité agissante et de la simplicité du cœur. C’est exprimer notre propre vérité par notre vibration plutôt que par notre bouche. C’est accueillir ce qui EST en paix plutôt que juger si c’est bon ou mauvais. C’est préférer ce qui résonne en nous plutôt que ce qui raisonne.

 

Comprendre le mécanisme du pardon

Dans notre fonctionnement dual basé sur la séparation, une des illusions les plus tenaces est que nous pouvons être victime, blessé par autrui. Pourtant, il est impossible d’être blessé, sauf à le reconnaître comme tel. L’illusion faisant l’illusion, c’est parce que nous jugeons et condamnons que nous pouvons être blessé, le droit que nous avons établi pour nous-même pouvant être utilisé contre nous. Il en résulte la loi du Talion, et autres désirs de vengeance comme de répression. Un jeu mortifère à somme nulle, contraire à notre identité profonde, celle de l’UN.

Lorsque nous déposons ce " droit " comme chose absurde et sans valeur, irréelle, l’illusion cesse ses effets. Nous devenons libre, non enchaîné à notre ignorance, et pouvons recevoir ce don que nous avons fait. " Condamne et tu es prisonnier, pardonne et tu es libéré ". Telle est la Loi qui gouverne la juste perception. Le pardon balaie tous les autres rêves, et bien qu’il soit lui-même un rêve, il ne peut en engendrer d’autres. C’est un rêve d’éveil, indiquant où la vérité doit se trouver. C’est un rêve où nous nous éveillons à notre véritable nature, notre Soi, et à notre " Père ", Le Créateur, connaissant qu’Ils ne font qu’UN.

Il est la réponse à nos problèmes. Car comment imaginer un endroit en ce monde où la miséricorde n’a pas de signification, où l’attaque parait justifiée, un endroit où la mort est offerte au Fils de la Vie comme à Son Père. Serions-nous sot au point de croire qu’Ils puissent mourir, sauf à avoir décidé de confier la Création aux mains avisées du hasard, d’une combinaison d’infinis hasards ayant construit miraculeusement la Perfection * ?

* Cf. Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'univers.

Il ne peut y avoir aucune forme de souffrance qui ne cache une pensée qui ne pardonne pas. Pas plus qu’il ne peut y avoir une forme de douleur que le pardon ne puisse guérir. Avec lui le silence peut régner tout autour du monde, le calme régner là où auparavant il y avait un torrent frénétique de pensées qui n’avaient aucun sens.

Du pardon

Il nous a été très souvent enseigné de pardonner pour tout, afin que l’on s’assure un avenir meilleur. Cet enseignement nourri de religiosité n'est bien sûr pas faux. Nous savons intimement que ce serait l’idéal, mais qu’il est quasiment impossible de le mettre en place. Nous avons d’ailleurs plus ou moins essayé de le faire, mais à chaque fois les " boomerangs " adverses ont continué à affluer, pour ne pas dire augmenter en force… C’est la raison pour laquelle nous avons fini par considérer que le pardon c’est du vent, du flan, du charabia pour bisounours, du paraitre pour préserver les apparences, parce qu’au final rien ne change. Ainsi, si un quidam nous a vidé notre tiroir-caisse à différentes reprises, et qu’à chaque fois nous avons pardonné, cela n’empêchera pas qu’il revienne une énième fois… Aussi toute personne normalement constituée sait que le pardon, tel qu’on nous l’enseigne, n’est qu’une mascarade verbale qui, dans les faits, relève de l’agneau voulant devenir centenaire dans un parc de lions affamés… Nous l’avons tous plus ou moins appris à nos dépens.

En fait ce pardon tel qu’il nous est vendu depuis des siècles et des siècles est une foutaise de première. La preuve, le fait qu’un individu nous raye la voiture dans toute sa longueur et bien en profondeur avec une clé, parce que nous avons une tête qui ne lui revient pas ou un modèle qui excite sa jalousie, n’amènera pas à notre conscience l’envie instinctive du " Je te pardonne, car tu ne sais pas ce que tu fais " … Nous allons tout au contraire prestement user de notre puissance de cocréation pour lui faire comprendre que nous ne sommes pas né dans le bénitier de l’église locale. Il est certain que, sur le moment, cela ne nous vient absolument pas à l’esprit que nous sommes en train de nous envoyer un futur boomerang…

Cependant, si nous sommes conscient de la puissance de notre propre moteur de la cocréation *, nous allons tranquillement ravaler notre instinct réactif en restant calme et zen, au point que l’individu ne comprendra pas pourquoi nous ne réagissons pas. Qui plus est, le véritable pardon consistera à lui envoyer la pharmacie du bonheur avec un élan de compassion venant vraiment du fin fond de notre cœur. C’est justement parce que nous connaissons la loi immuable rattachée à la cocréation *² que non seulement nous ne répondons pas négativement, mais que nous adressons une dose d’amour inconditionnel aussi pure et véritable que possible. Cela, bien sûr, ne l’empêchera de recevoir son propre boomerang, mais cela nous permet de réparer instantanément l’attaque énergétique que nous avons subie. Dit autrement, l’acte du pardon consiste à réparer par l’émission d’un amour inconditionnel la brèche créée dans notre aura. On rebouche donc de l’intérieur vers l’extérieur l’attaque reçue de l’extérieur. L’acte véritable du pardon est donc vraiment un acte d’amour.

C’est sûr que pardonner, c’est difficile quand on est en mode survie, parce que l’instinct aurait plutôt la rage de régler le problème tout de suite par les armes. Par contre, pour tout prétendant à des vibrations de fréquences supérieures, l’effort est inévitable. Augmenter sa fréquence vibratoire demande obligatoirement de boucher tous les trous énergétiques causés dans notre aura par toutes les agressions extérieures que nous avons subies avant. Il en est de même pour les agressions intérieures, c’est-à-dire celles que nous nous faisons à nous-même, et là, c’est nettement plus dur.

Comment ne pas voir l’imposture de l’Église dans son enseignement ? Il faut vraiment être aveugle pour voir que ce qu’elle enseigne n’amène vraiment aucune amélioration à ses fidèles. C’est de la parole, du vent, de la bonne intention, mais au final aucun(e) n’est capable de faire comme Jésus qui au moins faisait quelques miracles, au point qu’il fut crucifié tellement il dérangeait les autorités religieuses imbues de leur science mais n’ayant aucun pouvoir véritablement. Le pardon professé par l’église n’est qu’un pardon de pacotille, incompréhensible pour celui qui est dans l’erreur de fonctionnement depuis sa conception par la méconnaissance du moteur de la cocréation. C’est lui et nul autre qui est à l’origine de tous nos problèmes, ne faisant que nous renvoyer tout ce qui se passe en nous avec une petite accélération au passage.

* Cf. Le moteur biologique de la co-création.

Cf. La pensée création.

 

Changer la cassette

La métaphore de la cassette, du film et des acteurs permet de comprendre comment nous pouvons changer par notre regard notre réalité.

La cassette comporte une bande qui contient toutes les séquences du film. Ces séquences sont des programmes (informations) que notre ADN recèle, puis projette tel un projecteur dans notre vie quotidienne. Ces programmes (informations) que contient l'ADN sont les " mémoires " engrammées par notre émotionnel lors de toutes nos incarnations de vie (le karma).

Lorsque le film est projeté et pour que la projection du film prenne un sens, il faut nécessairement qu'il y ait un spectateur qui le regarde. En l'occurrence ce spectateur c'est nous, puisque c'est notre film. Donc, lorsque nous regardons le film, inévitablement l'égo entre en jeu, puisqu'il évalue la qualité du film et estime les acteurs dans leur rôle. C'est ainsi que les deux polarités de la dualité (bien/mal) liées à la structuration de la pensée de l'ego prennent effet à travers le jugement, soit dans la qualité du film, soit dans le rôle des acteurs.

La réalité du film prend un sens uniquement lorsque l'observateur se prend au jeu du " JE ", en s'identifiant à l'acteur principal. Dès qu'il y a une implication émotionnelle, il y a automatiquement identification. C'est-à-dire que pris par une émotion sous-jacente, nous entrons automatiquement dans un jeu égotique qui consiste à prendre parti pour l'un ou l'autre des acteurs du film.

Ainsi donc, happé par l'émotionnel, nous accordons de l'importance au rôle de l'acteur à qui nous nous identifions. Par exemple en nous identifiant au rôle du gentil, nous allons automatiquement " le soutenir émotionnellement " et lui accorder notre énergie à se défendre ou à lutter contre " son ennemi ". C'est à dire que nous rentrons en réaction par rapport à la situation dans le film.


À ce stade-là, il y a création de trois pôles : le bien, le mal et NOUS. À ce palier de conscience, nous nous situons dans une dimension de dualité *. En transposant ce schéma dans notre vie actuelle, le film devient notre quotidien, les acteurs les personnes de notre entourage - parents, enfants, voisins, amis, ennemis.... - et nous l'acteur principal.

Notre ego modelant notre personnalité depuis notre plus tendre enfance, nous n'avons dans la vie courante aucun moyen, aucune raison de nous identifier à " l'autre ", puisque nous croyons que " l'autre " est différent et séparé de nous. Nous avons appris à le croire dès notre naissance. De ce fait, nous prenons cette séparation pour une réalité. Nous nous croyons séparé de l'autre car nous nous identifions à notre corps physique et à notre personnalité.

La personne prise par le filtre de l'ego dans une dimension duelle est trompée effectivement par cette séparation. Ce qui revient à dire que l'ego ne croit qu'en la réalité de ce qu'il voit. L'ego a pour unique rôle de permettre à l'individu d'oublier que CHAQUE ÊTRE INCARNÉ EST UNE EXTENSION DU MÊME CHAMP DE CONSCIENCE *².

* Cf. La dualité décodée.

Cf. Univers en partage, Fonctionnement du corps biologique, Décryptage de l'égo.

" Éjecter la cassette" consiste à ne plus nous identifier à notre ego, en arrivant à détecter nos propres schémas de dualité. Pour vous y aider, posons-nous les questions suivantes dans chaque situation de notre quotidien :

- Est-ce que je réponds en réagissant à la croyance de mon ego ?

Dans ce cas-là, il est important de prendre conscience que nous réagissons effectivement à l'impulsion de l'ego, qui " veut ou ne veut pas " de cette situation. L'ego se croyant séparé de " l'autre " réfute sa propre responsabilité dans la situation.

Lorsqu'il y a rejet de l'ego, ce rejet est dû à l'ignorance d'avoir maintenu ce programme inscrit dans notre ADN. Donc, inévitablement, nous allons revivre une situation similaire tôt ou tard. Ceci implique que nous allons continuer à regarder la même cassette et ainsi prolonger irrémédiablement notre karma.

- Est-ce que j'observe l'émotion qui monte en moi afin de la conscientiser ?

Dans ce cas-là, nous nous offrons la possibilité de nous extraire d'un schéma de pensée duel. En effet, l'autre en face de nous ne joue que le rôle de notre propre miroir, et existe uniquement parce que nous avons vibré cette situation inscrite dans notre ADN, afin de permettre à des émotions refoulées de faire surface. N'oublions pas que nos émotions sont uniquement liées " au passé " au travers des expériences déjà vécues, donc au karma. Lorsque surgit une problématique ou un événement difficile, il ne s'agit pas de donner la priorité à la manière de les résoudre, mais de DÉTECTER ET COMPRENDRE LE MESSAGE SUBLIMINAL qui nous est adressé.

Il s'agit de ne plus accorder de l'importance aux choses telles que nous les voyons, mais comprendre pourquoi nous les voyons.

C'est à ce moment que nous avons l'occasion de réaliser que nous ne sommes qu'un acteur qui joue dans son propre film grâce à l'ego, comme le font toutes les autres personnes de notre entourage. Ce n'est qu'en intégrant parfaitement ce principe que nous parviendrons à nous dés-identifier de ce monde de matière et de dualité dans lequel nous sommes incarné. Nous pouvons alors concevoir qu'il n'y a plus de raison d'accorder autant d'importance au fonctionnement duel de notre ego (le " je veux / je ne veux pas").

 

 

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