Les "clés libératrices" en ligne font l'objet de constantes mises à jour et nouveaux enrichissements. Leur formulation n'engage que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.
Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le
juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments. Il est ainsi conseillé de se référer à des relais ou
officines de la doxa scientifique officielle tel Psiram.com, le Wikipédia des croyances irrationnelles, dont l'objectif est de discréditer
tout ce qui ne correspond pas à sa ligne de pensée académique. Sans prendre parti pour une croyance contre l'autre, il s'agit de prendre de la hauteur et de se forger sa propre opinion, par son
propre travail de recherche, libre et indépendant.
C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.
Dans les anciennes cultures du Proche-Orient, les mythes de la création racontaient l’origine du monde comme un état primordial de chaos ou de néant. Au cœur de ces mythes se trouve l’idée que l’état originel d’un grand néant désordonné a été surmonté par les actes créateurs d’êtres divins.
Les divinités étaient considérées comme avoir fondé le cosmos et structuré l’univers en divisant l’espace, plus précisément en ciel, terre et monde souterrain, les points cardinaux délimitant le cadre statique de l’ordre cosmique autour d’un axis mundi s’étendant depuis le sommet d’un temple dans la capitale (le centre du centre) ou tout autre lieu habité jusqu’au pôle céleste.
Ces actes ont également déclenché des processus cycliques tels que l’alternance du jour et de la nuit, le renouveau saisonnier de la nature, les phases de la lune et le lever héliaque* des étoiles fixes.
Cette conception cyclique du temps cosmique se reflétait dans la perception humaine de la vie et de la mort : tout comme les corps célestes et le monde naturel connaissaient une renaissance continue, l’existence humaine était considérée comme cyclique et s’étendant au-delà de la vie terrestre.
* En astronomie, le lever héliaque d'une étoile est le moment où cette étoile devient visible à l'est, au-dessus de l'horizon terrestre à l'aube, après une période où elle était cachée sous l'horizon, ou bien était située juste au-dessus de l'horizon mais noyée par la luminosité du Soleil.
C'est pourquoi depuis des millénaires, les humains vénèrent des "Dieux" dans toutes les civilisations du monde, dont nous retrouvons les traces représentés de toutes les façons possibles et imaginables. Le mensonge de l'archéologie officielle a été d'écarter toutes ces traces et de les dissimuler pour ne pas avoir à les expliquer. Or il est désormais prouvé que l'ADN "poubelle" (junk DNA en anglais) qui nous caractérise, et que l'on ne pouvait expliquer jusqu'alors, est d'origine extra-terrestre, plus exactement extra-dimensionnel, prouvant dès lors que l'homme est un produit d'une manipulation génétique et qu’il n’est certainement pas la seule espèce humanoïde présente sur cette planète*.
Dans les Écritures, les anges et les anges déchus étaient des extraterrestres, des extra-dimensionnels, c'est-à-dire en provenance de dimensions de conscience supérieures, qu'elles soient de nature évolutive ou à l'inverse involutive. Ceci entend que le "Dieu" de l’Ancien Testament était un extraterrestre, tout comme les Élohim*².
* Cf. Vérité civilisationnelle, Les acteurs de la Matrice falsifiée & Les psychopathes qui nous
gouvernent.
*² Cf. Le Judaïsme décodé.
De la représentation de Dieu par les religions monothéistes
Les premiers artistes chrétiens ont été confrontés à un défi impossible : comment représenter un Dieu qui existe au-delà des limites de l’espace, du temps et de la
représentation matérielle ? Que signifie peindre l’infini ? Donner une forme à l’informe ?
C’était une tâche qui exigeait non seulement des compétences techniques, mais aussi un cadre conceptuel théologique solide, invitant à la contemplation tout en
préservant le mystère de la foi. Comparée à d’autres traditions religieuses, l’approche du christianisme fut unique.
Dans la culture islamique, par exemple, les représentations de figures divines sont interdites, et la beauté s’exprime à travers les motifs, la calligraphie et
l’architecture. La tradition juive a fait preuve d’une prudence similaire dans son développement, évitant toute image susceptible de brouiller la frontière entre la révérence et
l’idolâtrie.
Les premiers chrétiens étaient bien conscients des risques liés à la représentation de la divinité et ont hésité dès le début à adopter l’imagerie religieuse. Mais
avec le temps, les fondements théologiques de la foi ont invité à explorer plus en profondeur ce que la peinture et la sculpture pouvaient apporter.
Ce faisant, le christianisme a transformé la signification même de l’art et a tracé la voie pour tout l’art (laïc et religieux) jusqu’à nos jours…
Tout au long de l’histoire de la religion, bon nombre de ses figures les plus marquantes étaient soit des prophètes prêchant devant de grandes foules, soit des rois construisant de magnifiques temples, soit des réformateurs s’attaquant à des empires.
Parmi ceux-ci, l’un des plus grands penseurs spirituels de l’Europe du XVIe siècle fut un philosophe et théologien italien, un mystique et un cosmologiste nommé Giordano Bruno (1548/1600). Bien qu’il ait vécu à une époque où le monde était encore prisonnier de la doctrine de l’Église et de la cosmologie géocentrique d’Aristote, la conception de l’univers de Bruno était si radicalement différente de tout ce qui avait existé avant lui qu’il ne pouvait accepter les explications de l’Église sur l’univers. Il ne cherchait pas seulement à expliquer le monde physique qui l’entourait - les étoiles par exemple -, mais plutôt à découvrir la place de l’humanité dans l’univers - quel rôle jouons-nous ? -, et à fournir un moyen de trouver cette réponse - comment le savons-nous ? -.
C'est ainsi que pour le chercheur éclairé contemporain, tel Anton Parks spécialisé dans les cultures de l'Orient ancien et se basant sur un protocole de recherche minutieuse aboutissant à une trame archéologique rigoureuse et des décompositions linguistiques absolument époustouflantes, tous les mythes créateurs et les textes sacrés, des tablettes sumériennes au Nouveau Testament, en passant par les écrits bibliques, les évangiles gnostiques etc., évoquent de manière codée des êtres concrets et des faits historiques que les scribes et le clergé de la haute antiquité ont voulu à la fois camoufler et remanier, tout en conservant une mémoire ténue de ces événements.
Cet épais voile de mystères n'avait qu'un objectif : dissimuler au cœur de l’homme l’une des quêtes existantes de liberté spirituelle et physique, ainsi qu’une des contestations possibles de l’autorité, la plus subversive qui soit ! Derrière la Bible et le Nouveau Testament, derrière Jésus, Marie, la Croix, le caveau et la résurrection, se profilent en réalité Sumer, l’Atlantide et l’Égypte, Osiris-Enki, Isis-Ereskigal, un sycomore et surtout la Grande Pyramide de Gizeh, la plus fabuleuse machine à renaître jamais édifiée au nom de l’amour*. Un instrument imposant dans lequel magie et haute technologie se confondent étroitement.
Les individus sont ainsi programmés par les mots découlant des écrits qui leur sont adressés. Les mots deviennent des doctrines, la doctrine religieuse comme politique devenant un contrôle de l’esprit*².
* Cf. Le modèle pyramidal décodé.
*² Cf. Contrôle mental.
Aussi, bien avant que la doctrine chrétienne ne se cristallise en un credo immuable, avant que les conciles ne décident de ce qui devait être retenu et de ce qui devait être effacé, il existait une tension théologique qui n’a jamais été complètement résolue. Elle ne concernait ni le Christ, ni Dieu le Père, mais une présence manquante, un principe féminin* qui apparaissait à plusieurs reprises, était redéfini, puis submergé. Ses noms ont changé, ses fonctions ont évolué, mais son rôle structurel est resté obstinément intact. Il ne s’agit pas d’une simple histoire de "culte des déesses" réprimé par le monothéisme, mais une histoire de persévérance, de formes qui survivent en étant recodées, de la manière dont les systèmes religieux conservent ce qu’ils ne peuvent détruire en le transférant dans des conteneurs plus sûrs.
* Cf. Le féminin séquestré.
Du mystérieux Oera Linda
En 1867, le monde de l’histoire européenne fut plongé dans la confusion par l’apparition mystérieuse d’un manuscrit. Connu sous le nom de Oera Linda Book, ce document, rédigé en vieux frison, une langue germanique occidentale, prétend inclure des sujets historiques, mythiques et religieux datant d’un passé lointain, remontant au IXe siècle après J.-C. jusqu’au troisième millénaire av. J.-C. (de 2194 av. J.-C. à 803 de notre ère).
Le document fut initialement salué comme une nouvelle source pour l’histoire de l'Europe d'alors, rempli de secrets. Jan Gerhardus Ottema (1804–1879), expert du frison ancien, publia une traduction en néerlandais en 1872, proclamant que le texte était authentique. Cependant, dès le début, il y eut des doutes. Au moment où la traduction fut disponible, le livre était déjà au cœur d’un vif débat sur son authenticité, comme il l’était depuis que le document avait été rendu public dans les années 1860. En 1879, tout le monde s’accordait à dire qu’il s’agissait d’une invention récente, et aujourd’hui, ce document est considéré comme une fraude ou un faux par les experts en textes germaniques.
Néanmoins, le livre continue de fasciner. Il fut un élément central de l’occultisme nazi dans les années 1930*, et associé aux genres New Age ou histoire alternative, il est parfois mentionné dans la littérature ésotérique marginale et à la légende de l’Atlantide. Cependant, une question demeure : qui a orchestré cette supercherie élaborée, et pourquoi a-t-elle réussi à captiver les nationalistes et les chrétiens fondamentalistes pendant des décennies ?
* Le texte affirme que l’Europe et d’autres terres ont, pendant une grande partie de leur histoire, été gouvernées par une succession de mères populaires présidant un ordre hiérarchique de prêtresses célibataires dédiées à la déesse Frya, fille du dieu créateur Wr-alda, et de Jrtha, la mère terre.
Des stéréotypes moraux
Les stéréotypes moraux sont nombreux dans le monde tridimensionnel dans la mesure où beaucoup de gens pensent que les valeurs dites morales et éthiques ont une origine spirituelle. En réalité, ce n’est qu'en partie vrai, car celles-ci ont été artificiellement créées par la société à des fins diverses. Cela inclut des qualités qui, à première vue, semblent très louables, telles que la décence, la responsabilité, l’honnêteté, le respect des aînés, la politesse et bien d’autres encore. Mais si nous les suivons aveuglément simplement parce qu’elles sont perçues comme des règles de bonne conduite dans la société, nous pouvons nous éloigner considérablement de ce que notre âme nous demande*. Il en découle que, pour paraître bien aux yeux des autres, beaucoup de gens font très souvent quelque chose contre leur gré, en obéissant non pas à leur cœur et à leur âme, mais à leur sens du devoir, ce qui les prive de la joie de vivre et les conduit à la perte de leur individualité. C’est pourquoi il est indispensable d’apprendre à déterminer ce qui dicte les pensées et les actions : la conscience sous gouverne de l'ego, ou l'âme.
L'exemple emblématique est la façon dont les gens perçoivent une notion telle que l’Amour, qui, dans le monde tridimensionnel, comporte tellement de nuances et de subtilités qu’il ne reste parfois plus aucune trace de l’Amour Divin dans sa forme pure. C'est aussi le cas du Mensonge,
la plupart des gens distinguant deux types de mensonges : les mensonges dits innocents, et les mensonges graves. Beaucoup pensent ainsi que les mensonges innocents sont non seulement acceptables, mais même nécessaires, comme lorsqu’on ment pour ménager les sentiments d’un ami. Et peu de gens pensent qu’il est moralement acceptable de dire un mensonge grave, à moins bien sûr d’avoir une bonne raison de le faire. Pourtant, à l'instar de Grégoire VII (vers 1020–1025/1085), ce moine bénédictin toscan qui devint en 1073 le 157e pape, connu parfois comme le moine Hildebrand (il est le principal artisan de la réforme grégorienne) et ardent défenseur de ce qu’il appelait les vraies valeurs, celles-ci sont des choses qui ont de la valeur non pas en raison de nos préférences ou de leur utilité pour nous, mais par leur bonté intrinsèque. Pour lui, il existe une réponse appropriée à ces valeurs, et lorsque nous ne parvenons pas à apporter cette réponse, c’est nous qui avons tort.
Chacune de ces "valeurs" sociétales porte invariablement la marque de la dualité*², établissant clairement la définition de ce qui est bien et de ce qui est mal. En réalité, toute situation et toute relation entre les êtres humains sont si profondes et si complexes qu’il est impossible de les faire entrer dans un seul et même "moule" de moralité. Seule l’âme, qui voit tout ce qui se passe à tous les niveaux de l’existence, y compris les "traces karmiques" de toutes les personnes impliquées dans une situation donnée, est capable d’aider l’être humain à les évaluer correctement et à choisir la seule ligne de conduite appropriée.
* Cf. Le cheminement de l’Âme.
*² Cf. La dualité décodée.
Il en découle que la majorité des êtres humains sont illusionnés par les croyances distillés, sous hypnose par le conditionnement asséné par les élites qui les dirigent. Celles-ci servent de tampon, placées pour exécuter un agenda sur lequel elles n’ont absolument aucun pouvoir. Elles ne servent en aucune façon les intérêts des citoyens, mais ceux d'entités/créatures qui se cachent, qui vivent ailleurs, et qui sont terriblement puissantes.
Une chose est certaine, nous sommes très en retard sur de nombreux points - technologiques, scientifiques et spirituels - par rapport à d’autres espèces. Car tout dans l’histoire connue de l’humanité a été fait pour retarder le développement de l'être humain, malgré les tentatives des peuples dits primitifs de nous alerter, lorsque ce n'est pas quelques acteurs contemporains*. La réalité est que nous n'appartenons pas à une société évoluée, mais que nous vivons de destruction et de conflits. Pourquoi un tel acharnement à détruire cette planète s’il n’est pas voulu ?
C'est une notion que nous devons admettre : les conflits servent à créer des ondes d’énergies dont se nourrissent ces entités/espèces qui sont originaires d’autres mondes. Elles puisent dans le malheur, la pornographie, la guerre, la violence et le meurtre, les viols et les génocides, des ressources énergétiques nécessaires à leur survie. Cette énergie de douleur leur sert d'aliment comme source d’énergie.
* Ainsi la présence des "reptiliens" est relatée avec précision dans les légendes du peuple Zoulou, en Afrique du Sud. Quant au président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, il s’est laissé aller à déclarer en public lors d'une séance plénière de la Commission Européenne le 28 juin 2016 : "Il faut savoir que ceux qui nous observent de loin sont inquiets, j'ai vu, et entendu, et écouté, plusieurs des DIRIGEANTS D'AUTRES PLANÈTES qui sont très inquiets parce qu'ils s'interrogent sur la voie que la communauté européenne va poursuivre. Donc, il faut rassurer, et les Européens, et ceux qui nous observent de plus... loin !"
De la pensée philosophique liée au monothéisme
Autrement nommée "antilipsisme", du grec antílipsi signifiant perception, cette pensée philosophique dépeint la réalité objective de la nature du monothéisme et de ce qui compose l’ensemble des infrastructures religieuses, ou de toutes autres formes de pensées et de croyances, relevant d’un dogme destiné à contrôler les peuples, soit des constructions sociales et culturelles ayant pour fonction historique d'assurer la cohésion et l'ordre dans les sociétés humaines traditionnelles. Sa fonction principale consiste en priorité à pouvoir garder le contrôle permanent sur l’ensemble d’une pensée collective, afin de ne pas laisser de possibilité de liberté, et ce au moyen d'éléments coercitifs divers (menace de l'enfer, promesse du paradis, détermination de péchés, principe du bouc émissaire...). Il en découle que cette pensée attachée à l'existence d’un Être supérieur ayant créé le monde et les créatures liées, n'est rien d'autre qu'une programmation enfermante induisant dans la psyché humaine une perception qui pousse les peuples manipulés par la forme suggérée à se sentir inférieurs à cette personnification divine de la toute puissance créatrice de l'univers. Comment s'étonner alors que sont subtilement érigés les murs d’une caverne ou prison illusoire par ces pensées enfermantes à même de diminuer la capacité intellectuelle de l’Être humain à réfléchir par lui-même et à exercer sa fonction de discernement pour découvrir la supercherie qui le trompe et l’enferme dans cette prison psychique qu'alimentent ses croyances, craintes et peurs nourries d'émotions amplificatrices.
Par opposition, cette philosophie reconnaît la véritable valeur du sens de la "Création", ce Qui Est, et de la fondation de sa réalité immuable en tant que chose logiquement innommable. Elle rend à une pensée véritablement libre de tout conditionnement préalable à en exprimer la véritable structure, reposant sur un champ de fréquences ondulatoire émetteur de vibrations, et constitutif de l'expression fondamentale de l’existence en essence comme en substance de toutes choses.
Il en résulte que le penseur philosophique - l’antilipsiste - ne se définit pas contre ou n'est aucunement "anti" religion ou anti dieu. Il ne fait que voir par-delà les formes et toutes visions restreintes car teintées de matérialisme. Il aspire ainsi à redevenir pleinement souverain et maître de lui-même, abandonnant derechef pour ce faire la déification de toutes choses comme substitution à son propre pouvoir créateur. Unifié à l'Esprit, la supraconscience, il sait qu'il n’y a nul autre maître que lui-même, pour lui-même, qui ne puisse l’ordonner dans les fondations de son corps et de sa vie. Il est en équilibre, ayant réussi par son individuation à s’extirper des artifices et leurres de la dualité qui l'écartèle et le sépare de la loi de l'Un. Il peut alors maîtriser la science atomique, celle de l'Atome originel à même de lui permettre de sublimer la matière et ne plus la pervertir.
Réalité religieuse
De tous temps, la perception des guerres porte sur l'appétence de domination de groupements humains de différentes tailles, qui visent la conquête et l'annexion des territoires par la force associée à la ruse, pour s'emparer et par là même confisquer des richesses (pétrole, matières premières, minéraux précieux, etc). Ces conflits armés attribués aux pathologies de l'être humain estompent cependant de manière astucieuse une réalité toute autre. C'est tout particulièrement le cas des guerres de religion, systématiquement sous-jacentes à cette réalité guerrière et de ce fait sanglante.
Leur nature première est de fabriquer des croyances tenaces et très élaborées à partir de dogmes assis sur une compilation d'affabulations et de légendes mensongères initiés par leurs promoteurs psychopathes* manipulés à leur insu. C'est le cas des trois grandes religions monothéistes basées sur une seule religion d'origine : le judaïsme. Il en a découlé les 3 "livres saints" que sont la Torah, la Bible et le Coran. Leur rédaction a été réarrangée pour aboutir à "La Nouvelle Alliance", promesse d'amour et de paix entre les peuples. Force pourtant est de constater le résultat inverse, cette littérature profondément viciée à sa racine, imposée à travers les âges à coup de menaces, de tortures et de bains de sang, ayant servi comme continuant à servir toujours de prétextes aux nombreuses inquisitions, Jihad et autres génocides à caractère religieux. Et pour cause, puisqu'elle a pour seul et unique objectif de laver le cerveau et maintenir une chape d'hypnose tant aux fidèles et chefs religieux qu'aux non-croyants mais qui en sont insidieusement nourrie par le binaire Je crois/Je ne crois pas*². Autrement dit, de leur interdire de remettre en route leur cerveau pour réfléchir.
Quelle que soit la confession, l'enseignement religieux est la plus magistrale et extraordinaire méthode de programmation qui a été inventée, pour parvenir à subjuguer l'esprit humain par l'efficacité de ses profonds et puissants dogmes qui, à force d'être répétés et martelés dans l'esprit de l'homme ordinaire, finissent par se transformer en croyance et au final en d'indétrônables doctrines de l'esprit*³. Il n'est qu'à voir comment l'actuel chef de l’Église catholique, le pape François, agit comme propagandiste d’un programme mondialiste séculier en promouvant le sérum génétique et les mesures écocides liées au réchauffement climatique. En faisant appel à des politiques mondiales obligatoires, il est une des clés de la construction du Nouvel Ordre Mondial.
Les guerres de religion représentent ni plus ni moins de ce fait que le couvercle d'une boîte de Pandore appelée, le moment venu, à dévoiler un gigantesque plan de manipulation génétique de l'humanité aux fins d'hybridation par le corpus prédateur de 4ème dimension de densité*⁴, et ce pour assurer sa survie dans les Ténèbres de la Conscience !
* Cf. Les psychopathes qui nous gouvernent.
*² Cf. La dualité décodée.
*³ Cf. Contrôle mental & Fabrication de l'illusion et voie de sortie.
*⁴ Cf. Compréhension de la conspiration prédatrice & Le féminin séquestré.
Du Traité des trois imposteurs
Ce titre est le surnom de plusieurs livres distincts, constitutifs d'un texte étonnant d'audace sinon provocateur, en tout cas destiné à bousculer les esprits de l'époque. Il connut un succès extraordinaire durant tout le XVIIIe siècle, étant édité dans toute l'Europe et recopié à la main des dizaines de fois. La reine Christine de Suède (1626/1689), dont le titre réel était "roi de Suède" conformément au souhait de son père de lui permettre ainsi de monter sur le trône, offrit une petite fortune pour en obtenir un exemplaire. L'on discuta sans fin de l'auteur probable, l'attribuant même à Frédéric II de Prusse (1712/1786) dit Frédéric le Grand, pourtant apparu bien plus tard ! En France, la police parisienne, alertée, finit par arrêter les libraires qui le vendaient. La raison en était simple : c'est que, selon le mystérieux auteur visiblement familier de l’œuvre du philosophe néerlandais d'origine judéo-portugaise Baruch Spinoza (1632/1677), toutes les religions étaient des fables entretenues par des imposteurs, de mèche avec le pouvoir politique pour tyranniser le peuple.
Méconnu du grand public, voire tenu sous le boisseau pour des raisons évidentes, il démontre qu'il exista un siècle avant l'Europe des Lumières un puissant courant libertaire, celui-là même qui aboutit à la Révolution française avant d'être récupéré et dénaturé.
L'importance historique du Traité des trois imposteurs (en latin De Tribus Impostoribus), dont l'une des versions porte la date de 1598, ne peut cacher sa modernité et son actualité dans ce XXIe qu'assombrissent déjà les conflits religieux. L'existence de blasphémateurs qui auraient accusé d’imposture délibérée Moïse, Mahomet et Jésus-Christ, semble avoir hanté l'esprit de certains ecclésiastiques du Moyen Âge. L'un d'eux, rédigé en français, est plus connu sous le nom de "La Vie et l’esprit de M Benoit Spinoza" ou "L’Esprit de Spinoza".
Le dieu usurpateur est celui que la tradition sumérienne* nomme Anu/An, une entité du corpus ou virus prédateur de nature reptilienne (archontique pour les gnostiques) que l'humain ordinaire, manipulé et illusionné, ne cesse depuis d'appeler Yahvé-Jéhovah, Zeus, Jupiter, Allah, Dieu... Il contrôle du champ de la 4ème dimension de densité, le champ de l'Astral, le monde de 3ème densité à travers la corruption, l'argent, les guerres, et la peur se déclinant à l'envie. Ce contrôle s'opère tant au travers de manipulations de type psycho-émotionnelles que sur le plan génétique, compte-tenu de l'amputation par brûlure initiale de nombre de brins de l'ADN constitutif.
C'est pourquoi le fidèle, lorsqu'il prie "son" Dieu, ne prie qu'un Dieu extérieur soi-disant sauveur, autrement dit son bourreau asservisseur, lui livrant ainsi par
acquiescement tacite son état d'esclave. N'ayant pas cherché par lui-même la Connaissance du Jeu du Vivant*², par paresse et indolence, n'ayant pas compris que l'incarnation humaine dans le monde matériel est une incontournable expérience sur son chemin d'évolution, il est dans l'incapacité d'imaginer et de comprendre que seul son Être suprême intérieur accessible par sa conscience
créatrice constitue sa clé de libération du royaume des morts-vivants, le royaume des Ténèbres !
* Cf. Le Judaïsme décodé.
*² Cf. Le Jeu de la Vie.
Il serait vain sinon herculéen de dresser l'inventaire exhaustif de l'enseignement religieux manipulé, dévoyé, et ce depuis la "nuit des temps". Quelques illustrations permettent de l'établir de manière partielle, mais non partiale.
Cf. en complément Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen ; Le Judaïsme décodé ; L’Église romaine décodée ; La nouvelle religion universelle. Parmi nombre d'éminents spécialistes de l'histoire religieuse, se référer tout particulièrement aux travaux de l'historien Jean Delumeau (1923/2020) portant sur les "mentalités religieuses", qui a consacré l’essentiel de son œuvre à l’étude des conceptions et des représentations de l’au-delà dans l’histoire de l’Occident. Ses ouvrages traitent de la conception humaine de la terre et du paradis, et du monde actuel - la robotisation sans pensée et sans éthique qui fait foi aujourd’hui -, rappelant notre condition d’homme, de "simple" mortel doté d’un esprit et d’une intelligence…
Aux sources des croyances
Le long de la route du Karakoram, dans le nord du Pakistan, se trouve l’une des merveilles archéologiques les plus méconnues au monde. Des milliers de gravures rupestres anciennes ont en effet été sculptées dans les montagnes au fil des millénaires.
Découverts par étapes à partir de 1884, ces pétroglyphes ont été entièrement mis au jour lors de la construction de la route en 1978, ce qui a donné lieu à un projet de recherche germano-pakistanais. Depuis lors, les chercheurs ont mis au jour des gravures et des inscriptions dans plusieurs langues anciennes, notamment le brahmi, le sogdien, le tibétain et même l’hébreu. Certaines inscriptions véhiculent des messages obsédants, comme "Souviens-toi toujours que tu dois mourir", offrant un aperçu de la profondeur philosophique de ces cultures oubliées. Les gravures couvrent plus de 10 000 ans d’histoire, depuis la fin de l’âge de pierre jusqu’à l’âge du bronze, en passant par les expansions impériales perses et enfin l’âge d’or du bouddhisme entre le Ve et le VIIIe siècle.
Parmi ces sculptures, on trouve des géants sans visage, des bêtes mythiques, des guerriers en tenue perse, ainsi que des représentations gigantesques du Bouddha et de stupas qui ressemblent davantage à des machines qu’à des temples, évoquant l’imagerie de l’hindouisme.
Ces parois rocheuses offrent une capsule temporelle des systèmes de croyances, des changements culturels et de l’imagination humaine antique, gravés dans les os de la Terre.
La Bible est composée d’écrits provenant d’au moins 40 auteurs différents, et ce sur une période de 1 500 ans, dont un certain nombre (au moins 5) sont totalement inconnus. Si l’Église ne peut pas nommer tous les auteurs de la Bible, elle attend de ses fidèles qu'ils croient qu’ils ont tous parlé au nom de Dieu. C'est pourquoi elle doit être considérée non comme le manifeste de la Vérité divine, mais comme un document historique comportant des embellissements et des inexactitudes dus à l’évolution des perspectives, au manque d’informations et à la confusion morale. C'est pourquoi tous les documents historiques sont biaisés, notre perception d’un événement historique dépendant du point de vue à partir duquel l’histoire est racontée.
C'est ainsi qu’à l'époque de sa compilation, les humains vénéraient tout ce qui venait du ciel, en particulier les "êtres" qui les menaçaient de punitions, les rituels sanglants témoignant du fait que le culte des forces obscures était courant. Aussi ni la Bible ni aucun autre livre saint ne devraient être considérés comme la parole de Dieu, la Source, une divinité masculine qui dicte aux humains ce qu’ils doivent faire. Un livre ne peut être infaillible parce que le livre lui-même le dit, ou parce que ceux qui tirent leur pouvoir terrestre du livre le disent.
Par exemple la Bible éthiopienne*, ce texte ancien préservé par les moines éthiopiens pendant des siècles, comprend des livres qui ont été exclus du canon occidental, tels que le Livre d’Enoch
(ou Hénoch) et l’Ascension d’Isaïe. Ils présentaient une vision du Christ qui met l’accent sur sa signification cosmique et la lumière divine intérieure de l’humanité, décrivant Jésus avec un
niveau de détail incroyable. La description vivante et cosmique de Jésus contraste ainsi fortement avec les images plus familières et plus douces que l’on trouve dans le christianisme
occidental.
* Elle sert d'ouvrage de référence au réalisateur états-unien Mel Gibson dans son prochain film "La résurrection
du Christ", qui promet d’explorer une représentation radicalement différente de Jésus-Christ.
Élaboration de la Bible
Entre les inscriptions royales vantardes, les stèles brisées et les bulles d’argile estampillées dans la terre humide il y a près de 3 000 ans, le monde de la Bible apparaît de plus en plus sous un jour historique très net. C'est ainsi que dix noms de l’Ancien Testament peuvent être vérifiés dans les archives des voisins d’Israël, de la "Maison d’Omri" (roi d'Israël la 31e année du règne d'Asa roi de Juda) et de la stèle de Mesha* aux monuments assyriens qui placent les rois israélites dans l’ombre de l’empire, en passant par Babylone et la Perse, où l’histoire de l’exil et du retour croise des preuves externes.
La Bible ne peut de ce fait être considérée comme un document historique, la Bible hébraïque (l’Ancien Testament) étant un amalgame de différents textes provenant de différentes périodes, écrits et édités au fil des siècles. Les nombreux récits bibliques préservent en fait des traditions et des souvenirs qui ont été ensuite consignés par écrit, édités et interprétés.
Si 99 % des gens croient que la Bible n’a jamais changé, se trouve pourtant, cachée à la vue de tous, la Bible éthiopienne, une version plus ancienne, plus volumineuse et regorgeant de livres perdus que le christianisme occidental a longtemps dissimulés. Cette version extraordinaire recèle des secrets qui pourraient redessiner l’histoire, avec des prophéties perdues, des histoires cachées et des récits inconnus de la plupart des croyants.
* Stèle de basalte découverte en 1868, sur laquelle est gravée une inscription remontant à l'époque du roi moabite Mesha.
En -2 500 avant J.-C., presque 2 000 ans avant la rédaction de l'Ancien Testament, naissent les légendes sumériennes manipulées qui seront recopiées (presque) à l'identique par les rédacteurs bibliques, la "prêtrise dévoyée". Il est dit que l'origine du mal terrestre dépend de la première femme qui, induite par un serpent à désobéir au Dieu créateur, convainc son compagnon de manger le fruit de l'arbre interdit, l'Arbre de la... Connaissance ! En -2 371, celui qui deviendra le grand roi mésopotamien Sargon 1er (image 1), fondateur du royaume d'Akkad, est retrouvé à sa naissance abandonné dans un panier flottant sur l'Euphrate, histoire qui sera reprise dans l'Ancien Testament pour Moïse (image 2). C'est une légende, comme les plaies d'Égypte, la mer qui s'ouvre, et d'autres éléments tout à fait surnaturels.
Vers -2 000, toujours d'après la Bible, Abraham (image 3) reçoit de Dieu l'ordre de rejoindre le pays de Canaan avec les siens, puis de sacrifier son fils Isaac qui
sera épargné et qui va fonder la nation d'Israël. L'archéologie prouve de façon indubitable qu'aucun mouvement de population ne s'est produit à cette époque malgré les efforts de nombreux
biblistes et historiens sous contrôle* de l'attester. C'est une pieuse histoire inventée par les rédacteurs de la Bible pour souder la nation, premier mensonge d'une longue série dans l'Ancien et
le Nouveau Testament. L'histoire des tablettes divines rapportées de la montagne a été empruntée au dieu babylonien Nemo, les Dix Commandements au code babylonien d'Hammourabi, la
naissance dans le panier au roi akkadien Sargon 1er.
Vers -1 500, les Égyptiens inventent le monothéisme, le dieu Soleil vénéré étant élu comme Dieu unique. Il traverse les "douze" constellations du ciel (qui en compte 88 dans notre galaxie), nombre qui deviendra symbolique d'un découpage du calendrier zodiacal en ères. Est inventé le sacrement du baptême qui, en immergeant le disciple dans de l'eau, le lave de ses fautes et lui permet de ressusciter en une seconde vie désormais consacrée au respect du culte dévoyé. De la même manière, en mangeant les entrailles de l'ennemi tué et en buvant son sang, sont censées être assimilées par cette pratique cannibale ses vertus, qui sera reprise par l'eucharistie chrétienne. Ces propriétés ont été étendues aux animaux, qui ont été divinisés. Ensuite le sang a été recueilli dans des coupes passées aux fidèles puis remplacé par du vin rouge par les prêtres se réclamant de la déesse Isis*². Le prêtre effectuait la consécration en disant "Tu es vin mais tu n'es pas vin car tu es les entrailles d'Isis". Puis il faisait passer le calice aux fidèles présents agenouillés. Plus tard, les prêtres de Dionysos, dieu de la fertilité symbolisé par un grain de blé, introduisirent le pain dans le sacrement eucharistique. Cette pratique de l'Eucharistie amena la question : "Comment une divinité peut transmettre à l'homme la vertu de la résurrection si elle-même ne la possède pas, puisqu'elle est éternelle et donc jamais morte ?"
* Cf. Contrôle mental.
*² Cf. Le féminin séquestré.
Les dieux du soleil et leur culte
Bon nombre de croyances, symboles et récits chrétiens concernant Jésus-Christ ne sont pas originaux, mais ont été adaptés à partir de religions païennes beaucoup plus anciennes. Le christianisme s’est en effet formé au sein de l’Empire romain, où le culte du soleil et les figures mythiques de sauveurs étaient déjà courants.
L’invention du christianisme a eu lieu sous Constantin, qui a réutilisé des symboles et des récits familiers afin que la nouvelle religion soit plus facile à accepter et à comprendre pour les populations païennes. L’une des comparaisons les plus frappantes est celle avec le dieu romain du soleil Sol Invictus, qui signifie "le Soleil invaincu". Il était honoré vers le 25 décembre, date qui a ensuite été choisie pour Noël, même si la Bible ne donne jamais de date de naissance pour Jésus. Vers le 22 décembre, le soleil atteint son point le plus bas dans le ciel et semble s’arrêter de se déplacer vers le sud pendant environ trois jours. Le 25 décembre, il recommence à s’élever d’un degré vers le nord, annonçant des jours plus longs et plus lumineux. Cela était considéré comme la "renaissance" ou la "résurrection" du soleil, ce qui reflète clairement l’histoire de la résurrection.
Des similitudes telles que les halos ressemblant au soleil, "la couronne d’épines", font référence aux rayons du soleil entourant la divinité solaire.
L'histoire d'Horus, le dieu égyptien du soleil, qui serait né d’une mère divine et associé au ciel et à l’ordre cosmique, comprend des thèmes de triomphe sur les ténèbres et la mort, qui se reflètent dans l’histoire de Jésus. D’autres figures anciennes telles que Mithra et Dionysos sont également citées pour leurs liens avec des naissances miraculeuses, des sacrifices et des renaissances. Quant aux douze disciples de Jésus, ils représentent symboliquement les douze constellations du zodiaque, Jésus étant le soleil qui traverse chaque signe au cours de l’année.
Les célébrations saisonnières jouent également un rôle dans le culte des dieux du soleil, certaines cultures anciennes célébrant la renaissance du soleil comme une sorte de nouvel an autour du solstice d’hiver, qui marque le retour des jours plus longs et de la lumière renouvelée. D’autres cultures attendaient le printemps, autour de ce qui est devenu plus tard Pâques, lorsque la lumière du jour l’emporte sur l’obscurité, que les températures augmentent et que la nature commence à fleurir et que les cultures repoussent.
De ce point de vue, le christianisme est considéré comme une religion qui a absorbé et réinterprété les anciennes traditions solaires et saisonnières. Si ces idées soient fortement rejetées par les chrétiens, les similitudes écrasantes sont beaucoup trop précises et nombreuses pour être accidentelles, ne laissant que peu ou pas de place à la coïncidence.
De la fête de Noël
L’étymologie du mot "Noël" a une origine chrétienne indéniable. Ce mot Noël vient du latin natalis, relatif à la naissance, et qui résonne aussi comme novellus, nouveau. Dans le vocabulaire liturgique, on parlait du dies natalis Domini, le jour de la naissance du Seigneur, le latin chrétien dies natalis désignant la fête de la naissance d’un saint ou du Christ. Il est ainsi la fête de ce qui recommence, du recommencement lui-même. Et ce recommencement n’est pas mécanique. Il est intérieur.
A travers le temps, Noël est devenu un feuilletage de sens, une superposition de strates, un palimpseste où chaque civilisation a laissé un souffle, un symbole, une flamme*. Et c’est justement parce que Noël n’appartient pas à un seul peuple qu’il appartient à tous. L’hiver, en Europe, n’est pas une saison : c’est une question. Comment survivre ? Comment tenir ? Comment espérer alors que les jours raccourcissent, que la lumière recule, que la nature semble mourir ? Nos ancêtres avaient compris une vérité simple et immense : pour survivre à l’hiver, il faut une promesse. Ainsi naquirent les fêtes du solstice, les feux, les branches de pin, les couronnes, les repas partagés. Non pour invoquer les dieux, mais pour tenir debout devant la nuit.
Le génie de Noël ne réside pas seulement dans la Nativité. Il réside dans une contradiction à laquelle aucune mythologie n’avait jamais osé : Dieu commence par être vulnérable. Si les dieux antiques apparaissent adultes, armés, glorieux, le Dieu de Noël symbolisé par l'enfant Jésus apparaît nu, faible, dépendant. Et ce renversement change tout : il dit que la vérité ne s’impose pas par la force, que le salut ne commence pas par un coup d’État divin, mais par une respiration fragile dans une étable. Il nous rappelle que la puissance peut être douceur, que la victoire peut être un enfant, et que le mal n’a jamais le dernier mot quand une seule flamme demeure.
Si le mot est chrétien, la date du 25 décembre révèle elle une stratégie d’intégration des coutumes païennes. Les premiers chrétiens ne célébraient pas la naissance du Christ : seule la Passion et la Résurrection étaient au centre de la liturgie. Ce n’est qu’au IVᵉ siècle, sous l’empereur Constantin et ses successeurs, que l’Église fixa la fête de la Nativité au 25 décembre, ce jour correspondant au solstice d’hiver, moment où les Romains célébraient les Saturnales et le culte du Sol Invictus. La lumière renaissante, le soleil invaincu, étaient des symboles puissants. En plaçant la naissance du Christ à cette date, l’Église affirmait que le véritable Soleil invaincu n’était pas l’astre, mais le Sauveur.
De leur côté, les coutumes de Noël — sapin, guirlandes, festins — ne viennent pas directement de l’Évangile. Elles sont des héritages de rites anciens, réinterprétés par la foi chrétienne. Ainsi le sapin, symbole de vie éternelle chez les peuples germaniques, a été christianisé au Moyen Âge pour représenter l’arbre du Paradis. Les bougies et lumières sont l'héritage des fêtes de lumière du solstice, transfigurées pour signifier la venue de la "vraie lumière". Et les cadeaux étaient déjà présents dans les Saturnales romaines, intégrés à la fête chrétienne par la figure de saint Nicolas.
Noël est ainsi chrétien dans son essence, païen dans certaines de ses formes, et profondément européen dans son destin. Loin d’être une contradiction, cette alliance est la marque de l’"intelligence catholique" consistant à recueillir les coutumes des peuples, les purifier, et les orienter vers le Christ. Au Moyen Âge, Noël devint la grande fête populaire*², marquée par des mystères, des chants, des processions. A la Renaissance, il y eut la redécouverte des sources antiques, Noël demeurant au cœur de la vie chrétienne. C'est à l'époque moderne que la fête prend une dimension familiale, le XXᵉ siècle voyant l'accentuation de la dimension commerciale même si la racine chrétienne subsiste dans la liturgie.
* Italien : Natale (conservation du radical latin), Espagnol : Navidad (issu de nativitas, autre dérivé de nasci), Portugais : Natal (proche du latin), Occitan : Nadau ou Nadal.
*² Au Moyen Âge et à la Renaissance, le cri "Noël !" fut associé aux cérémonies royales. Lors du sacre d’un roi à Reims, ou lors de son entrée solennelle dans une ville, le peuple criait "Noël !" pour marquer son allégresse. Ce cri liait la joie religieuse à la fidélité monarchique, illustrant la puissance d’un mot liturgique devenu symbole collectif qui exprime la joie religieuse tout comme l’enthousiasme politique et social.
Cette grave question a ainsi conduit les théologiens à faire descendre les dieux sur Terre pour mourir, ressusciter et transmettre la vertu de la résurrection aux hommes qui pourront donc accéder à une vie éternelle dans un paradis après leur mort. Les religions firent donc descendre leurs dieux du ciel vers la Terre, le Sôtêr, c'est-à-dire le sauveur. Celui-ci était à chaque fois tué par les hommes après avoir subi une Passion. Trois jours après sa mort, il descendait aux enfers pour montrer qu'il était le maître de la mort puis il ressuscitait pour retourner dans le monde des dieux.
Chaque secte établit ainsi un évangile qui racontait la vie et les sermons du sauveur. La mort de Mardouk, dieu suméro-babylonien, était célébrée entre le 15 et le 20 mars. Idem pour Adonis, Ishtar, Sérapis, Cybèle, Démeter, Mithra, Ahura Mazda... On donna à ces dieux sauveurs le titre de Kirios (seigneur). Les gouvernements comprirent vite l'intérêt d'un tel système qui visait à convaincre les masses populaires de supporter le poids de la dictature impérialiste en promettant aux classes sociales insatisfaites une récompense après la mort si seulement elles avaient supporté avec humilité et résignation les injustices sociales. Le système se diffuse rapidement en Iran, en Perse, en Syrie, dans tout le Moyen Orient et surtout en Grèce où il est encouragé par Alexandre le Grand.
Vers -1 400, c'est le culte de Krishna ou Christna (image 4), huitième incarnation de Vishnu (Krishnaïsme) des Védas hindous qui donnera son nom à Jésus-Christ
(Jezeus Krishna). Il y a alors une totale confusion entre l'énergie christique - le Kiristos - expression du fonctionnement évolutif du Vivant (le retour à l'unité), et les grands
enseignants spirituels venus transmettre les clés de l'ascension de conscience* pendant leur incarnation terrestre (Siddhartha Gautama - le Bouddha -,
Yeshua Ben Joseph - Jésus - ...).
* Cf. Le chemin de
l'Ascension.
De l'hindouisme
L’hindouisme* ou sanātanadharma (du sanskrit devanāgarī "Loi Éternelle") n'a ni fondateur ni Église. Issue du sous-continent indien qui reste son principal foyer de peuplement, c'est l'une des plus vieilles religions du monde encore pratiquées. Avec près d'un milliard de fidèles, c'est actuellement la troisième religion la plus répandue dans le monde après le christianisme et l'islam. L'hindouisme est aussi appelé religion aryenne (Arya Dharma), ce qui signifie religion noble. On trouve aussi le terme de Vaidika Dharma (la religion védique).
Si la particularité de l'hindouisme est de n'avoir ni prophètes ni dogmes centraux, les hindous contemporains croient cependant en l'autorité du Veda, qui, selon la
Tradition, fut révélé aux hommes, grâce à la "vision" des Rishi, mot signifiant "chantre-auteur des hymnes védiques, poète, voyant ; démiurge, géniteur
; patriarche, sage, ascète, ermite". Ainsi, si l'origine de l'hindouisme peut être remontée à la civilisation de l'Indus (Sindhou), avec les premières manifestations de la culture indienne
apparue aux environs du IIIe millénaire av. J.-C., sa forme récente remonte à la période védique, religion des Indo-aryens qui pénétrèrent l’Inde en 1 500 av. J.-C.
L'hindouisme se présente en fait comme un ensemble de concepts philosophiques issus d'une tradition remontant à la Protohistoire indienne, la pratique hindouiste étant issue d'une tradition orale
très ancienne. Cette religion a ainsi assimilé les croyances et les philosophies venues des nombreuses conquêtes et invasions qui se sont déroulées sur le sous-continent indien. En conséquence,
l'hindouisme a beaucoup évolué au cours du temps, des cultes phalliques ou de déesses-mères, présents dans la religion harappéenne (civilisation de la vallée de l'Indus), à sa forme triadique, en
passant par le védisme aryen, polythéisme et le brahmanisme.
Au-delà du syncrétisme théologique, l'hindouisme d'avant les invasions islamiques et le colonialisme européen qui soumirent l'Inde à leur autorité, était un vecteur pour toutes les sciences : le
droit, la politique, l'architecture, l'astronomie, la philosophie, la médecine, etc., comme d'autres savoirs qui avaient en commun le substrat religieux.
* Sur le plan étymologique, Hindū, ou hindou, est le nom persan désignant l'Indus, d'abord rencontré dans l'ancien persan, correspondant au mot védique sanskrit
Sindhu, – l'Indus. Le terme était utilisé par les hommes vivant à l'ouest de l'Indus, pour nommer les peuples qui habitaient dans le sous-continent indien, à partir, ou au-delà, du "Sindhu". Dans
l'Islam, le terme que l'on trouve dans les textes arabes - Al-Hind - se réfère aussi à la terre du peuple vivant sur le territoire de l'Inde moderne. Le terme persan (persan ancien :
Hindūk, en persan : Hindū) fit son entrée avec les invasions islamiques. En conséquence, le terme "hindou" ne vient pas des peuples "hindouistes", ce mot étant depuis la fin du XVIIIe siècle
utilisé comme un terme général pour la plupart des traditions religieuses, spirituelles et philosophiques du sous-continent, mises à part les religions d'origine indienne distinctes comme le
sikhisme, le bouddhisme, ou le jaïnisme. Ainsi, selon ce point de vue, un hindou est celui qui respecte la philosophie exposée dans les Vedas (le mot Veda peut être traduit par savoir), et
accepte son autorité. Ce terme a été introduit dans le monde occidental par le biais de la langue anglaise (en France, jusqu'au XIXe siècle, on utilisait le terme de
brachmanisme, ou de "religion des brachmanes").
Tradition orientale et religion aryenne
Si la théorie générale veut que les Aryens soient arrivés vers le deuxième millénaire avant J.-C., leur apparition se situe plus vraisemblablement au sixième
millénaire avant J.-C. (6000 avant J.-C.). Ils ont commencé à compiler les Védas, textes sacrés, dans leur région de transit, c’est-à-dire dans la région dite du Complexe Archéologique
Bactro-Margien (CABM), ceux-ci ayant été créés dans la région indienne. Leur origine demeure une question faisant l'objet de débats tant en Inde que parmi les indianistes européens. Pour
marquer l'unité du Veda qui se manifeste en une multiplicité de textes, la tradition hindoue nomme "Triple Veda" l'ensemble des trois premiers recueils de textes : un recueil de poèmes (stances)
forme le Rig-Veda, un recueil de chants rituels le Sama-Veda, une collection de formules sacrificielles le Yajur-Veda. De son côté, une famille de brahmanes nommée Atharva donne son nom à
l'Atharva-aṅgiras, livre de magie blanche et noire, qui est accepté comme constituant du "Quadruple-Veda", sous le nom de Atharva-Veda.
Le passage du védisme au brahmanisme commence avec la rédaction des Brāhmaṇa, spéculations rituelles en prose. La transition du brahmanisme à l'hindouisme s'accompagne quant à elle de la rédaction des Āraṇyaka puis des Upaniṣad. Ces textes traitent du rituel et de philosophie, contenant des passages qu'étudient l'astrologie et l'astronomie puisqu'ils relatent toutes les catastrophes de l’Himalaya et de l’Inde du Nord, l’activité des comètes se produisant à l’échelle du système solaire avec leurs effets sur la Terre et sur d’autres planètes, les guerres tribales...
Au final, la religion aryenne s’est scindée en deux parties, la partie zoroastrienne et la partie védique. C’est cette branche védique qui est revenue en Inde 6000 ans avant notre ère, cette "connaissance révélée" aux sages indiens Rishi* ayant été transmise oralement de brahmane à brahmane au sein du védisme, du brahmanisme, et de l'hindouisme jusqu'à nos jours sur une période indéterminée.
* Rishi signifie "auteur des hymnes védiques, poète, voyant. C'est un patriarche, sage, ascète, ermite, autrement dit un témoin primordial de toutes les régularités à l'œuvre en ce monde qui manifestent pour lui le Veda au sens premier de "découverte" de l'ordre cosmique. Il est celui qui a vu les vérités éternelles.
Le mystérieux Livre de Jasher
Caché à la vue de tous dans les pages des Écritures se trouve l’un des plus grands mystères littéraires de l’histoire. Ce livre, si essentiel à la compréhension de
la Bible pour ses auteurs qui supposaient que tous les lecteurs le connaissaient par cœur, a été tellement perdu au fil du temps que les érudits modernes ne peuvent que deviner son
contenu.
Mentionné à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament* comme source de prophéties divines et de récits historiques, le Livre
de Jasher aussi appelé "Livre du Juste", est un texte apocryphe en raison de
son authenticité douteuse ou niée, qui représente bien plus qu’un simple texte ancien disparu : il rappelle que la Bible que nous connaissons aujourd’hui n’a jamais été
conçue pour être autonome. Elle a plutôt été élaborée dans le cadre d’autres ouvrages contemporains, en combinaison avec un savoir culturel commun qui a
depuis presque entièrement disparu. Il se compose de 91 chapitres, qui couvrent une période allant de la supposée création de l’Homme à la conquête de Canaan par les Israélites, et contient des
récits détaillés de nombreux événements de l’Ancien Testament, notamment la vie d’Abraham, l’Exode des fils d’Israël depuis l’Égypte, la traversée de la Mer Rouge et la bataille de Jéricho.
Il présente également des informations inédites sur certains personnages bibliques moins connus, tels que Hénoch, Tsépho ou Kainan, ainsi que sur des
événements tels que la chute des anges rebelles et la construction de la tour de Babel. Il offre ainsi une perspective unique sur la vie et la culture des anciens Israélites, ainsi que sur
leur relation avec Dieu.
C'est pourquoi ce livre fantôme, dont la non-inclusion dans le canon de l'Ancien Testament
pourrait être due à sa perte avant la compilation et la mise en place de ce canon, remet en question notre perception moderne de
l’exhaustivité biblique, obligeant à affronter une vérité dérangeante : nous lisons peut-être les Écritures à travers le prisme d’une profonde ignorance, en passant à côté d’un contexte crucial
que son public d’origine considérait comme acquis.
Les auteurs de l’Ancien Testament s’attendaient clairement à ce que leur public connaisse le Livre de Jasher, mais pour le
public moderne, celui-ci reste un mystère total.
* Cf. Livre de Josué où il est dit "N'est-il pas écrit dans le Livre de Jasher?" et 2ème Livre de Samuel qui fait référence à une lamentation pour Saül et Jonathan.
De -1 230 à -1 220, la Bible raconte la conquête de la province alors égyptienne de Canaan, région du Proche-Orient ancien située le long de la rive orientale de la mer Méditerranée correspondant plus ou moins aujourd'hui aux territoires réunissant l’État d'Israël, les Territoires palestiniens, l'ouest de la Jordanie, le Liban et l'ouest de la Syrie. Pourtant nulle trace d’Égyptiens dans le récit biblique. Les forteresses décrites par Josué n'existaient pas encore, et aucune trace de batailles ne figurent dans les (nombreuses) archives égyptiennes de l'époque. Quant à la ville de Jéricho, ses murailles d'enceinte se seraient écroulées au son des trompettes de guerre, sauf qu'à cette époque la ville n'était pas encore fortifiée...
De -1 005 à -970, c'est le règne du roi David (image 1), puis de -970 à -931 le règne du roi Salomon (image 2), son fils*. Jusque dans les années 1980, la monarchie unifiée de David et Salomon ainsi que sa rupture brutale étaient considérées comme des faits historiques avérés. Pourtant l'existence de ces deux rois légendaires tels que cités dans la Bible n'est pas certaine. L'archéologie a récemment montré que leurs règnes étaient très différents de l'histoire contée dans l'Ancien Testament. Les fouilles entreprises à Jérusalem n'ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à cette époque, qui était un modeste village. Quant aux édifices monumentaux attribués jadis à Salomon, les rapporter à d'autres rois parait aujourd'hui beaucoup plus raisonnable. S'il n'y a pas eu de patriarches, ni d'Exode, ni de conquête de Canaan, ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon, nous devrions en conclure que l'Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, ainsi que les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n'a jamais existé !
De -640 à -609 émerge le royaume de Juda (royaume israélite du sud) sous le roi Josias (image 3). C'est la naissance de l'Ancien Testament de la Bible, dont les textes bibliques sont élaborés et deviennent l'instrument d'une religion nouvelle : un seul peuple (juif), un seul roi, un seul Dieu. La Bible décrit un Dieu vindicatif, impitoyable et assoiffé de sang - Yahvé - qui fait erreurs sur erreurs et qui passe son temps à tout recommencer. Lors des travaux du temple de Jérusalem, on trouve opportunément des textes censés être très anciens qui seront le fondement de l'Ancien Testament (en fait ces textes venaient d'être rédigés, ce qui explique les incongruités citées précédemment). Celui-ci constitue un appel puissant à l'unité du peuple juif pour faire face aux menaces des empires voisins, à partir de récits cousus ensemble à partir des souvenirs, des débris d'anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples de la région et de préoccupations suscitées par les conflits contemporains. La légende Moïse est créée, l'histoire d'Abraham étant ajoutée plus tard pour donner un "véritable père" au peuple d'Israël.
* Cf. Prophétie du changement.
Ainsi, les recherches archéologiques récentes montrent que les textes de la Bible comme la grande saga des patriarches, Abraham, Isaac aux fils de Jacob, la conquête de Canaan, n'ont aucun fondement historique. L'histoire de la naissance de Moïse a été directement recopiée de la légende du roi Mésopotamien Sargon 1er d'Akkad. Le récit de la sortie Égypte est tout aussi fictif. Compte tenu du rapport des forces à l'époque présumée de l'événement (XIII° avant J.-C.), il est impossible d'imaginer la fuite d'Égypte de six-cent-mille familles d'esclaves hébreux qui auraient franchi des frontières alors puissamment gardées. A cette époque, l’État hébreu n'existait pas encore. Toutes les recherches archéologiques le prouvent. Des sites bibliques aussi célèbres que Beersheba (sud d'Israël) et Edom (sud de la Transjordanie et de la Judée) n'existaient pas à l'époque de l'Exode. Les murailles de la forteresse de Jéricho n'ont pas été abattues par les trompettes de Josué qui n'ont jamais existé, s'étant lentement érodées au fil des siècles. Toute la religion du peuple juif, des chrétiens et même de l'islam (à travers Isaac) est construite sur de pieux mensonges. L'affirmer est tabou, les chrétiens mais surtout les juifs orthodoxes luttant contre la réalité historique. Mais celle-ci finit par lentement s'imposer sous l'impulsion d'archéologues sans parti-pris idéologique.
En -600, le culte de Mithra (image 1), dieu-Soleil de Perse, bat son plein. Les prêtres célébraient l'office par le pain et le vin "Celui qui avale ma chair et avale mon sang demeure en moi et je demeure en lui (Zarduhst)". Le prêtre de Mithra plaçait du miel sur la langue de l'adepte. Son culte comprend un repas et un baptême. Les paroles de la Cène sont empruntées à celle des sectateurs de Mithra.
Mithra est né d'une vierge le 25 décembre, et il est considéré comme un grand professeur et un maître itinérant, appelé "le Bon Berger." Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière", "le Rédempteur", "le Sauveur", "le Messie". Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur". Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection. Il avait 12 compagnons ou disciples, et effectuait des miracles. Mithra tuant le taureau (image 2) est un motif central du mithraïsme, qui est la plus ancienne religion à mystères pratiquée dans l’Empire romain par l'influence de cette religion répandue dans l’Empire perse, et qui imprégnera le début du christianisme. Il symbolise l’accord cosmique et le triomphe de la lumière sur les ténèbres, représentant le renouveau de la vie et la victoire du bien sur le mal. Cette divinité associée au soleil est le protecteur des serments et des contrats.
Au VIe siècle av. J.-C., Zarathoustra ou Zoroastre pour les Grecs (image 3), un mystique et poète et un révolutionnaire qui vécut dans la Perse antique (l’Iran actuel) entre 1500 et 1000 avant J.-C. Révolutionnaire, il fut le réformateur de la religion de Ahura-Mazda dont les significations littérales sont respectivement "seigneur" et "sagesse". Comme penseur religieux majeur, il eut une influence profonde sur les croyances fondamentales des deux grandes religions occidentales à venir, le Judaïsme et le Christianisme. Selon son enseignement, il n'y a qu'un seul dieu, le bien et le mal, le paradis et l'enfer. C'est le premier monothéisme éthique et universel. Il aurait été enterré dans un tombeau avant, après trois jours, de se relever (sa résurrection était célébrée chaque année). Sa religion comportait une eucharistie ou "dîner du Seigneur".
À son époque, le monde était en proie à un grand chaos, avec de nombreux dieux (polythéisme), et de nombreux sacrifices étaient offerts à ces dieux ainsi qu’aux humains, car le destin de l’existence était contrôlé par le dieu du destin. Contrairement à ce monde supposé créé et contrôlé par de nombreux dieux et le hasard, Zoroastre a ainsi proposé une vision du monde incroyablement différente par sa description d'un Dieu suprême unique qui avait tout créé, et l’existence d’une guerre cosmique entre le bien et le mal. Il a également parlé d’un lieu pour les bons au paradis et pour les mauvais en enfer, et parlé d’un temps futur où toute l’humanité serait jugée et punie pour ses actes, où un messie viendrait sauver l’humanité, et où il y aurait une résurrection d’entre les morts.
Du zoroastrisme
Les Aryens sont arrivés dans la région indienne - Inde du Nord et Himalaya - pour les historiens contemporains vers le deuxième millénaire avant J.-C., cette date étant plus vraisemblablement vers le sixième millénaire avant J.-C. (6000 avant J.-C.). Ils ont commencé à compiler les Védas dans cette région de transit, avant de migrer vers l'Iran suite à des cataclysmes locaux, régionaux et continentaux liés à l'explosion de la planète Kantek et l'éruption du volcan Toba sur l'île de Sumatra (Indonésie), le soi-disant réchauffement global qui se produisait alors sur la Terre n'étant pas un événement isolé... C'est là que la religion aryenne s'est scindée en deux parties, la partie zoroastrienne et la partie védique (c'est cette partie védique qui est revenue en Inde 6000 ans avant notre ère).
C'est à partir de ce moment que le "prophète" fondateur du zoroastrisme, Zoroastre, autrement nommé Zarathushtra ou Zarathoustra, dont il est difficile de dater la vie avec certitude, a prétendu avoir une vision qui lui a révélé le Seul Dieu, Ahura Mazda, au détriment de son jumeau négatif, le dieu Ahriman. Il a promu une religion monothéiste, et il est l’auteur de l’idée que les êtres humains ont la libre volonté, le libre arbitre, de choisir entre le bon et le mal. Il fut aussi le premier à avoir les idées du messianisme, l’eschatologie. Le zoroastrisme était une religion apocalyptique, dans le sens d’être révélée, mais aussi qu’il y aurait des révélations à propos de la fin des "temps".
Face à ce dualisme fondateur entre bien et mal, le zurvanisme ou zervanisme, hypothétique mouvement religieux qui serait apparu en Perse achéménide, aurait préexisté au zoroastrisme qu'il aurait influencé, en expliquant que Zurvan, le dieu ultime de l’espace/temps, est le père des jumeaux. Zurvan était en fait l’ancien dieu des steppes et des peuples Indo-Aryen. Il était représenté comme le dieu à tête de lion*. Sa forme est souvent représentée avec un serpent enroulé sept fois autour de lui. Ceci signifie que ces peuples dits du triangle ont honoré le dieu Ahriman, le dieu du mode "Service de Soi".
* Une forme d’homme-lion a été trouvée à Hohlenstein-Stadel, une grotte en Allemagne. Taillée dans l’ivoire, elle est LA plus vieille sculpture d’animal zoomorphe au monde, et le plus vieil exemple connu, incontesté, d’art figuratif. Elle a été estimée datée de 40 000 ans par la datation au carbone du matériel qui se trouvait à la même couche où la forme a été découverte. La sculpture partage certaines similarités avec les peintures de mur de grottes françaises qui démontrent aussi des créatures hybrides.
Au VIe siècle naît Siddharta Gôtama (Gautama) Bouddha (image 1) à Kapilavastu dans le Nord de l'Inde, fils d'aristocrate militaire. Il connaît une enfance de riche, se marie et a un fils. Puis à 29 ans, il quitte sa demeure, sa femme, son fils, sa fortune et ses riches habits, pour s'en aller vers la méditation vêtu comme un mendiant. Il se perd en méditation, jeûne et macérations, pour aiguiser ses facultés intellectuelles. Enfin, le mystère du Nirvâna se découvre à lui lorsqu'il découvre les Quatre Nobles Vérités : la première vérité est que tout le monde vieillit, tombe malade et meurt; la seconde est que, quelle que soit sa richesse, nul ne peut échapper à la souffrance; la troisième est qu’il existe un moyen de faire face à la souffrance; et enfin la quatrième est que les Quatre Nobles Vérités ont été créées pour donner aux gens la possibilité de se libérer de leur souffrance.
Devenu un Bouddha, il commence alors ses prédications et rassemble des disciples. Pendant cinquante années, il répandra la bonne parole de la délivrance avec un immense succès. Bouddha est invité par un prêcheur et sa femme qui a fait quelques gâteaux. Le prêcheur lui fait remarquer que ce sera insuffisant pour nourrir les cinq-cents moines qui les accompagnent. Ils mettent les gâteaux dans un bol et le bol fournit des gâteaux sans fin, assez pour nourrir tout le monde et il en reste encore. Alors, ils jettent le bol dans le Jetavana. De même les disciples de Bouddha, ne trouvant pas de bateau pour pour traverser une rivière, sont entrés en transe méditative et ont marché sur les eaux. Bouddha a été crucifié, il a souffert 3 jours en enfer et il a ressuscité. Il meurt à quatre-vingts ans. Ses prédications seront les piliers fondateurs du bouddhisme qui connaîtra et connaît toujours un vaste succès à travers le monde. Dans la biographie légendaire de Bouddha (Lalita Vistara) il est né de sa mère, la reine Maya, restée vierge.
En -586, Nabuchodonosor (image 2), roi de Babylone, assiège et saccage Jérusalem. C'est l'exil de l'élite en Mésopotamie. Puis retour un an plus tard et naissance du judaïsme*.
En -384 naissance d'Aristote (image 3) en Grèce, fondateur de la logique. Il sera le précepteur d'Alexandre. Le système aristotélicien deviendra, au Moyen-âge, l'armature de toutes les scolastiques chrétiennes et musulmanes et figera le progrès de la pensée.
De -356 à -323, règne d'Alexandre le Grand (image 4). De la conquête macédonienne de l'Orient naîtra un vaste courant de religions à mystères né du brassage culturel. L'empire va jusqu'en Inde. L'unification et l'hellénisation de l'Orient y ont permis les progrès et le succès rapide du christianisme et des religions à mystère.
* Cf. Le Judaïsme décodé.
Vers -250, c'est la date de début de la rédaction des Évangiles, bien avant la venue de Jésus-Christ, et notamment la rédaction du livre d'Enoch ou Henoch (de l'égyptien Sut-Anush). Ce livre, controversé, est un ancien texte religieux juif qui fut rédigé par étapes entre 300 et 100 avant J.-C.. Il a été attribué au personnage biblique Hénoch, l’arrière-grand-père de Noé. Mais ces histoires d'anges descendus sur Terre pour ensemencer les femmes qui ont donné naissance à une race de géants avant le déluge biblique, ont toujours gêné l’Église, et pour cause*... Il a donc été écarté du canon biblique en 364, utilisé par la plupart des juifs, des protestants ou des catholiques, l’Église ayant méticuleusement détruit tous les exemplaires comme l'omission flagrante dans la Bible moderne de ce personnage, un silence si profond qu’il résonne à travers des siècles d’histoire théologique. Car dans le Livre de la Genèse, il est dit de ce patriarche "Hénoch marcha avec Dieu, puis il ne fut plus,
car Dieu le prit" (Genèse 5:24). Ceci entend que contrairement à tous les autres personnages des premières généalogies bibliques, Hénoch n’est pas mort, ayant été emmené directement en présence divine. La concision biblique est ainsi stupéfiante pour un homme qui a accompli ce qu’aucun autre mortel n’avait accompli.
La vérité est que le monde antique savait exactement qui était Hénoch, et savait exactement ce qu’il avait vu lorsqu’il fut enlevé. Pendant des siècles, un texte volumineux, détaillé et terrifiant a circulé parmi les premières communautés juives et chrétiennes, le Livre d’Hénoch, dont une version en 1773 a été récupéré en Éthiopie puis d'autres versions complètes. Étant donné que le livre d'Enoch contient une bonne partie des Évangiles, l’Église a bien été obligée d'admettre que la date officielle de sa rédaction datait d'avant 300 ans J.-C., notamment lorsque en 1960 le "Livre d'Enoch" a été retrouvé dans les manuscrits de Qumran et a pu être daté sans ambiguïté. Ceci prouve d'ailleurs que l'histoire officielle de Jésus-Christ n'est qu'un mythe. Depuis, l’Église évite d'aborder le sujet, le livre d'Enoch parlant du "Christ ", "Messie", "c'est mon fils : l'élu", le "fils de l'homme". Certains passages du livre d'Enoch ont même permis de corriger des "erreurs" (volontaires) de traduction du Nouveau Testament.
* Cf. Vérité civilisationnelle.
Vers -200, rédaction du livre de l'Ecclésiaste prétendument écrit sous Salomon en -970. C'est aussi à Rome la fête du "Natale", qui donnera "Noël" en français. C'est la fête du solstice d'hiver, le 25 décembre, quand le soleil semble reprendre vie et que les jours s'allongent à nouveau. Plus tard, les chrétiens feront naître Jésus-Christ à cette date pour court-circuiter la fête païenne.
Toujours au II° siècle, c'est la fondation de la secte des Esséniens, résultat de l'éclatement de la congrégation des Assidéens, groupe de juifs pieux près de la Mer Morte, qui considèrent que leur foi est la seule vraie. Ils mentionnent la crucifixion, les "pauvres en esprit", attendent la venue d'un Messie, la Rédemption et la survenue du "Royaume", la fin des temps où viendra un monde parfait. Ils se désignent "fils de lumière", croient au "Saint-Esprit". Les Évangiles ont beaucoup emprunté aux écrits des Esséniens : "Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres". "Il sera le Fils de Dieu et Fils du Très-Haut on l'appellera. Son royaume est un royaume éternel". Il en est de même pour les Béatitudes : "Heureux l'homme qui a atteint la sagesse / qui marche dans la loi du Très-Haut / Heureux celui qui dit la vérité avec un cœur pur et ne calomnie pas avec sa langue..." Pour les sectateurs esséniens, le mauvais penchant, la prédisposition au péché, existent en chaque homme. C'est la "chair". Lors de la persécution du roi grec Antiochus Épiphane est né le concept de la mort rédemptrice de Jésus. Le mot hébreu Neser (branche, rejeton) donne nazîr ("Saint consacré à Dieu") puis naziraios en grec qui donnera "nazoreén" puis "nazaréen", d'où Jésus le Nazaréen qui engendrera le mythe du village de Nazareth, en réalité fondé par les croisés au XIII° siècle. Les Esséniens citent la résurrection.
En -164, rédaction du "Livre de Daniel", lecture apocalyptique qui a trouvé un écho considérable dans les populations et engendré des prophètes et des messies entraînant les foules derrière eux comme Judas le galiléen, Simon, Anthrogès, Thaddée et bien d'autres.
En -150, rédaction du rouleau 4Q525 (un exemple parmi d'autres chez les Qumraniens/Esséniens), qui présente des ressemblances frappantes avec l'évangile de Matthieu, relatant l'histoire de Jésus-Christ qui pourtant n'est pas encore né. "Heureux l'homme qui a atteint la sagesse - qui marche dans la loi du très haut - Heureux celui qui dit la vérité avec un cœur pur - et ne calomnie pas avec sa langue... Heureux ceux qui la cherche [la sagesse] avec des mains pures - et qui ne la recherche pas avec un cœur fourbe...". Les manuscrits de Qumran (image 2), retrouvés à l'endroit supposé du baptême du Christ sur un site archéologique en Cisjordanie, ne citent jamais Jésus, le Christ ou Nazareth... Ils montrent que l'histoire de Jésus est le résultat d'une évolution continue, et non celle d'un prophète envoyé par le Tout puissant.
Vers -100, les nazoréens travaillent sur la Bible hébraïque et arrivent à en extraire une adaptation chrétienne. Leur production de textes est copieuse et circule partout. Ils sont les chrétiens dits primitifs, hors christianisme. Ces écrits seront les fondations lors de la rédaction des Évangiles. La rédaction des livres de l'Ancien Testament et de la Thora est achevée. Des Esséniens migrent vers le quasi-christianisme. La foi de Jésus se transformera en foi en Jésus*.
* Cf. L’Église romaine décodée.
En -72, le Messie prévu et attendu par les Esséniens de Qumran n'arrive pas. En -65, le Maître de justice de la secte des Esséniens a douze disciples. Il passe pour le Messie descendant de David, aurait été persécuté, torturé et exécuté comme martyr de la foi et devait ressusciter. Est ainsi fondée une Église dont les fidèles attendent son retour.
Dans les environs de Bethléem, des païens font naître Tammuz (Tammouz ou Adonis ou Dumu-zi chez les Sumériens), dieu des céréales, dans une grotte, comme Hermés, Dyonisos, Mithra, Zeus ... En -44, Hérode s'empare du trône de Jérusalem, et en -37 il est confirmé par Rome.
En -25, naissance de Philon D'Alexandrie (-20 à 65), homme docte qui s'occupa spécialement de religion et de philosophie. Il s'efforça d'unir le judaïsme et l'hellénisme. Ainsi il constitue une doctrine platonicienne du "Verbe" ou "Logos", qui a beaucoup d'affinité avec celle de l'évangile dit de Jean. Il a écrit cinquante volumes où il cite tous les événements, tous les grands personnages de son temps et de son pays, sans même oublier Pilate. Il connaît et décrit avec force détails la secte des Esséniens, qui vivait aux environs de Jérusalem et sur les rives du Jourdain. Philon n'a jamais rien écrit sur Jésus Christ dans aucun de ses ouvrages... Ni d'ailleurs aucun des contemporains : Valerius Maximus (-14 à 37), Pline L'Ancien (23 à 79), Silius Italicus (25 à 100), Perse (34 à 62), Lucain (39 à 65), Dion Chrysostome (40 à 120), Stace (40 à 95), Martial (40 à 104), Sénèque (-4 à 65), Juvénal (65 à 128), Tacite (55 à 120), Pline le Jeune (61 à 114), Suétone (70 à 140), Valerius Flaccus (70 à 100), Plutarque de Chéronée (45 à 125), Pétrone (mort en 65), Quintilien (30 à 96), Apulée (125 à 180), Don Cassius, Pausanias, Juste de Tibériade etc.
Le seul historien de l'époque à avoir écrit sur Jésus de Nazareth, Flavius Josèphe, n'en consacre que dix lignes sur 30 volumes qui s'avéreront être un faux grossier. Les historiens ont démontré
que le pseudo témoignage de Tacite était une interpolation (extrait de texte introduit dans une œuvre à laquelle il n'
En - 4, d'après les écrits de Qumran, le messie Ménahem, rejeté par les pharisiens, est rejeté et mis à mort par les romains puis aurait été considéré comme ressuscité par ses disciples. Cette histoire inspirera, plus d'un siècle plus tard, les auteurs du Nouveau Testament. Israël Knohl, directeur du département biblique à l'Université hébraïque de Jérusalem, met notamment en évidence, pour la première fois dans son ouvrage "L'Autre Messie" des correspondances extrêmement troublantes entre la biographie de Jésus et celle du leader messianique qui l'a précédé d'une génération, "Ménahem l'Essénien", et pour cause. C'est aussi la mort du roi des juifs Hérode le Grand, pourtant censé régner à la naissance de Jésus-Christ selon Matthieu (2-1). L'incompatibilité des dates dans la Bible, entre la mort d'Hérode et la nomination de Quirinius, est vraisemblablement due à la méconnaissance de l'histoire de la part des moines qui ont écrit les évangiles plusieurs siècles plus tard.
Qui était le Jésus juif ?
Le "Jésus juif" était vraisemblablement composé d’éléments littéraires de plusieurs personnages, sur lesquels Josephus, autrement dit Flavius Josèphe (37-38/100), historiographe romain juif d'origine judéenne, écrivait. Il y avait entre autres Simon de Pérée, Mathias et Judas le Galiléen, hommes qui étaient avant tout des révolutionnaires combattant pour la liberté de leur religion à laquelle ils étaient fondamentalement dévoués. De par leur foi juive, ils ne pouvaient pas supporter l’idée que les Romains vivaient et régnaient dans leur ville sainte, nommant leurs prêtres et fondamentalement leur disant quoi faire. Selon leur religion et leurs croyances religieuses très fortes, la seule loi qu’ils étaient censés suivre était celle de Dieu, et les lois de Dieu étaient négociées par les prêtres. Les prêtres étaient choisis par le peuple, non par le procureur romain. Ils appuyaient ainsi une forme stricte originale de leur religion, ce que Josephus a décrit comme la "quatrième philosophie". Ils recueillaient petit à petit du soutien parmi les gens de Judée/Israël/Palestine, pour fomenter une grosse révolution contre les Romains, en armant et en préparant religieusement et matériellement les rebelles contre Rome. C’est ce groupe contestataire composé entre autres de Zélotes et de Sicaires, qui sera plus tard identifié à l’Église de Jérusalem alors qu'il n’était nullement une église chrétienne, que persécutera Paul dit de Tarse*, Juif hellénique pharisien (forme très stricte du Judaïsme) qui vivait à Damas ou à Antioche, dans cette zone où ce groupe révolutionnaire était venu faire du recrutement en utilisant leurs hameçons religieux. C’est là qu’il commença à les persécuter, en raison de leur point d'opposition religieux. Comme ils avaient une forte croyance en leur capacité d'être ressuscités, ils considéraient que leur sang de martyr possédait une capacité magnétique en montant au paradis d'attirer la vengeance de Dieu. Et c'est pourquoi ils prétendaient tous avoir vu leur leader mort ressuscité d’entre les morts, comme par exemple Simon de Pérée ou Judas le Galiléen. Ce n’étaient pas bien sûr des résurrections physiques, ils étaient juste visionnaires... Et c'est là que le nom de "Jésus" (Joshua ou Josué) est entré en scène, caractérisant comme archétype rassembleur ceux d’entre eux qui étaient morts, vraisemblablement Judas le Galiléen*², apparemment crucifié quelque part en 19 ap. J.-C. !
* Avant sa prétendue conversion, Saul (il aurait pris le nom de Paul après) était un pharisien membre de la famille d’Hérode, qui persécutait de manière violente ceux qui suivaient "Jésus". Il faisait partie telle que précisée dans La lettre aux Philippiens de la tribu de Benjamin, Hébreu fils d'Hébreux (Ph 3, 4-6). Le fait qu'il venait de Tarse a été ajouté à la légende, tant pour dissimuler et révéler que Tarse est l'endroit où le développement et la perpétuation du culte de César a réellement eu lieu.
*² Dans la version slave de Josèphe, il y a une histoire à propos de l’Étoile de Bethléem, apparue au moment de la naissance de Judas de Galilée vers 14 av. J.-C. C'était en fait le passage d'une comète dans le ciel, les gens ayant pris cela comme un signe…
De la vision de Paul
Pour les Églises chrétiennes, la conversion de Paul de Tarse sur la route de Damas telle que décrite dans le Nouveau Testament (Actes des Apôtres, chapitres 9, 22 et 26), célébrée le 25 janvier selon le calendrier liturgique dans la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, est présentée comme étant un miracle, dans la mesure où il ne faisait pas partie des douze disciples de Jésus *. Dans sa lettre aux Galates, il parle de sa conversion comme d'une révélation ayant pour origine Dieu (Ga 1, 11-16). Sa vision semble bel et bien correspondre à une vision de 4-D, de nature astrale, influencée par tous les discours et choses troublantes liés au messianisme apocalyptique d'alors. Il a de ce fait interprété cette vision de manière erronée, avant que de la comprendre plus tard et de l'exposer subtilement dans ses écrits. Ceci explique son idée du corps spirituel, lorsqu'il dit que la chair et le sang ne peuvent pas hériter de ce royaume, et que le corps est ensemencé comme une graine (par le canal de l'âme), avant que de grandir en un corps spirituel. C'est le concept d’une autre dimension de réalité - la quatrième (4-D) -, où il y aurait une variabilité de la physicalité (dimension mi éthérique mi physique). Il a rajouté que ceux qui seraient encore là dans les temps du changement - la cyclicité de la "Fin des Temps" - seraient changés en un clin d’œil, soit par la réussite de leur passage du vortex transdimensionnel entre la 3-D et la 4-D +, le mode Service d'Autrui...
Le message paulinien est celui de la Première Initiation donnée à l'être humain sur son chemin de retour à Qui Il Est. Pour ce faire, il doit arriver au point où il peut vraiment se voir, voir ses mensonges, voir comment il s'est identifié avec sa fausse personnalité, avant que de faire grandir cette partie spirituelle de lui-même, le "moi spirituel" par opposition au moi charnel, Paul disant que la chair et le sang ne peuvent pas hériter du Royaume de Dieu. C'est ce moi intérieur, cette conscience, ce moi spirituel qui doit être amené à la conscience et ensuite grandir et se solidifier pour être "sauvé". Ceci entend que ce n'est pas, sauf exception - la grâce céleste -, un processus instantané. Il indique qu'il faut travailler son salut avec crainte et tremblement. C’est donc quelque chose qui demande du travail et du temps.
C'est pourquoi le célèbre théologien allemand Rudolf Bultmann (1884/1976) a déclaré que chez Paul "Tout énoncé sur Dieu est un énoncé sur l'homme. Il n'y a pas de véritable théologie paulinienne mais une anthropologie." Il entendait par là que la vision de Paul *², ou son "point de vue" sur la cosmologie/théologie, influençait profondément sa manière de cerner les rapports des humains avec Dieu et les uns les autres. Autrement dit, si nous comprenons RÉELLEMENT comment est/fonctionne le Cosmos, Ce Qui EST, alors cela devrait profondément affecter notre façon d'agir dans tous les contextes, tant dans nos relations avec la réalité qu'au sein de cette réalité. Comme la vision de Paul dans le domaine de la cosmologie apocalyptique est de même nature que celle des stoïciens voire même du philosophe contemporain Georges Gurdjieff, nous pouvons comprendre que les cataclysmes périodiques sur Terre "réinitialisent le système" !
Paul, après sa conversion, essayait désespérément dans sa posture de sauveur repenti de sauver les gens et de transformer le monde. Et naturellement, le "groupe de Jérusalem" (paragraphe précédent) était plus dans sa visée du salut que n’importe quel autre groupe. C'est ainsi qu'il a utilisé l'archétype de Jésus afin de remplacer le culte jusqu'alors en vigueur de César - le Sol Invictus ("le Soleil invaincu"), le dieu terrestre tout-puissant assassiné en ayant été "crucifié" par la trahison des sénateurs. Paul a fusionné César avec Jeshua (Jésus), pour le bien de ce groupe de Jérusalem, ceci lui permettant d'adapter le message évangélique - et notamment le concept de résurrection - aux masses… Ainsi l'église dont il fait référence à Rome n'était pas plus juive que chrétienne. C'était une église païenne, qui adorait quelque chose en rapport avec César. Aussi, quand Paul est allé à Rome, tout semble émaner de Rome et non de Jérusalem, même si le livre des Actes l'affirme comme tel. C'est de là qu’émanent toutes les corruptions du culte de César, et par-là même du culte du Jésus juif !
* Ceci entend qu'il y avait un Christ juif, et il y avait le Christ de Paul. Ils ont été fusionnés pour créer le
mythe de Jésus de Nazareth, le messie qui se promenait en sandales en faisant des miracles...
*² La construction du Moi de Paul et la perspective initiale du Je n'est absolument pas " individualiste " au sens moderne du terme, l'axe essentiel de ses écrits tendant vers une certaine forme de communautarisme, à entendre comme une unité tribale. La façon dont le Moi devrait considérer ses relations à Dieu, au Christ, au monde et aux autres consiste à passer d'une perspective du Je à une perspective entièrement commune, la centralité du Nous, soit le groupe, le réseau, la communauté. Tout l'intérêt de sa pensée résidant dans la pratique, c'est la pratique sociale qui constitue la première cible.
De l'Apocalypse de saint Jean
Apocalypse veut dire "révélation". Révélation des pensées profondes et du choix, impossible à repousser, entre le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux, le Beau et le Difforme. Nous devons tous choisir !
L’Apocalypse la plus célèbre est celle qui fut écrite par Jean le Prêtre, qui est aussi Jean l’Evangéliste, au début des années 50 de notre ère. Il envoya sous forme de lettre une "Révélation", sens du mot grec Apocalypse, à la petite communauté chrétienne de Jérusalem. Le coeur de son texte était en effet une invitation à quitter la Ville Sainte avant de grands malheurs. De fait, nous savons que la petite église locale quitta Jérusalem au début des années 60. En 66, les Romains venaient mettre le siège devant la ville. En 70, elle fut détruite, y compris le Temple.
C'est pourquoi il convient de mettre en parallèle le récit du siège de Jérusalem par l’historien judéen Flavius Josèphe et le Livre de l’Apocalypse. D’un côté, une histoire apparemment profane, objective, d’un historien s’efforçant de suivre les canons de l’historiographie gréco-latine. De l’autre une oeuvre vibrante, pleine de visions surnaturelles et qui a forgé l’image que nous nous faisons d’une "Apocalypse".
Des années secrètes de Jésus-Christ
Depuis deux mille ans, le Vatican a gardé sous clé nombre d'années de la vie de Jésus, les archives officielles restant muettes entre l’âge de douze et trente ans, et que les spécialistes de la Bible appellent "les années perdues".
En 1894, un journaliste russe nommé Nicolas Notovitch a découvert au monastère d’Hemis, au Ladakh, d’anciens manuscrits décrivant la vie de "Saint Issa", le nom arabe et sanskrit de Jésus. Ces textes documentent son arrivée en Inde à l’âge de treize ans, ses années d’étude, son périple à travers le Népal et le Tibet, et son retour final vers l’ouest. Si le Vatican a passé plus d’un siècle à tenter de discréditer ces manuscrits, il n'y est pour autant parvenu, les parchemins et témoins existant, si ce n'est la lignée. Jésus n’aurait donc pas passé ces années dans un atelier de menuiserie, mais parcouru l’ancienne Route de la Soie de la Galilée à l’Inde, se formant pendant six ans auprès des brahmanes de Jagannath à Puri, étudiant avec des maîtres bouddhistes dans l’Himalaya, pour, finalement arrivé en Égypte à l’âge de vingt-quatre ans, "subir" le rite d’Osiris à l’intérieur de la Chambre du Roi de la Grande Pyramide. Rien de tout cela n’est spéculatif. Les preuves sont là, à la vue de tous, depuis plus d’un siècle — enfouies sous une censure délibérée.
Ce que Jésus a réellement récupéré au cours de ces années n’était pas une religion. C’était une technologie, celle de la "Séquence de Transmission Cristalline", une combinaison précise de respiration, de mantra, de courant sonore et de mouvements rythmiques à même d'activer le système complet des dix corps et d'ouvrir le canal de la kundalini le long de la colonne vertébrale*. Cette pratique en vigueur lors de la quatrième civilisation humaine, l'Atlante, avait vu lors de son effondrement les prêtres et prêtresses dépositaires la transmettre dans trois sanctuaires :
les monastères himalayens, les écoles de mystères égyptiennes et les réseaux de temples des Amériques. Jésus, entré directement dans deux de ces sanctuaires pendant son périple initiatique, en était ressorti "christifié". Il était devenu un initié de la graine stellaire pratiquant quotidiennement sa sadhana, cet ancien mot sanskrit désignant une pratique spirituelle personnelle engagée, effectuée chaque matin avant le lever du soleil, indépendamment de l’humeur, de la météo ou des préférences. Il ne prononçait pas d’affirmations, mais faisait monter la kundalini le long de sa colonne vertébrale chaque matin avant l’aube pendant plus d’une décennie, construisant ainsi le système nerveux, le champ énergétique et la conscience lui permettant de porter la fréquence christique sans que sa forme physique ne se brise.
C'est cette initiation égyptienne que l’Église primitive s’est efforcée de dissimuler avec le plus de violence. À l’intérieur de la Chambre du Roi de la Grande Pyramide, Jésus avait été placé dans un réceptacle de résonance pendant trois jours et trois nuits pour subir le Rite d’Osiris, ce travail respiratoire combiné à des mantras spécifiques qui résonnait à l’intérieur d’une chambre accordée à la fréquence du cœur humain, tandis que la pyramide elle-même fonctionnait comme une antenne attirant le courant galactique à travers son canal central. À sa sortie, il n’était plus le même homme. Il avait atteint la maîtrise pranique, la maîtrise totale de l’esprit, l’activation complète du troisième œil, la manipulation de l’énergie,
la stabilisation totale du centre cardiaque et l’intégration des dix corps spirituels. Tout ce qu’il fit par la suite — les guérisons, les miracles, la résurrection elle-même — était le résultat naturel d’un système nerveux pleinement formé, et non une intervention surnaturelle.
Ainsi, lorsque la femme atteinte d’une hémorragie toucha le bord de son vêtement et fut guérie, Jésus dit : "J’ai senti une force sortir de moi." C’était le prana quittant son champ pour entrer dans le sien, de la pure mécanique énergétique. Tout comme transformer l’eau en vin, multiplier les pains, marcher sur l’eau ne sont pas des miracles au sens mystique. C’est de la physique appliquée à un niveau de conscience auquel la plupart des humains ne se sont jamais entraînés.
À l’intérieur du palais, il y avait quatre-vingt-quatre points méridiens. Lorsqu'un mantra spécifique est prononcé avec le courant sonore complet,
la langue frappe ces points méridiens selon une séquence précise qui ouvre l’hypothalamus, stimule l’hypophyse, active la glande pinéale et ouvre le chakra couronne. C’est de la biomécanique, nullement une croyance. La seule répétition d’un mantra prononcé en courant sonore complet a pour effet de changer la chimie du cerveau. C’est ce que Jésus avait appris en Inde, et qui avait été amplifié dans la Chambre du Roi. Lorsque l’Évangile selon Jean rapporte que Jésus a soufflé sur ses disciples en disant "recevez le Saint-Esprit" — pneuma, en grec original, signifie littéralement souffle -, c’était une transmission directe de pranayama.
Marc (1:35) de son côté l'avait décrit se levant avant l’aube pour pratiquer en solitaire. C'est exactement la discipline de sadhana que chaque yogi de la planète suit encore aujourd’hui. Quant aux quarante jours dans le désert, ils correspondent à la durée exacte de la lignée de la kundalini pour ancrer un nouveau schéma du système nerveux. Et le mot "Amen" utilisé pour sceller chaque prière est l’équivalent araméen de AUM, le courant sonore primordial chanté depuis des milliers d’années.
Les codex de Nag Hammadi, découverts en 1945 dans le désert égyptien, contiennent les Évangiles censurés de Thomas, Philippe et Marie-Madeleine — des textes que le Concile de Nicée a ordonné de détruire en 325 après J.-C. car ils documentent la transmission par Jésus de pratiques énergétiques réelles à son cercle restreint. L’Évangile de Thomas, paragraphe 108, rapporte ainsi un langage de transmission directe de gourou à disciple identique à celui de toutes les lignées tantriques et yogiques sur Terre. L’Évangile de Philippe décrit des chambres d’initiation spécifiques et des cérémonies énergétiques, tandis que l’Évangile de Marie-Madeleine la révèle comme une praticienne experte enseignant la méditation aux autres disciples — non pas une disciple, ni une prostituée, mais la disciple en qui Jésus avait confiance par-dessus tout.
Dolores Cannon, fondatrice de la Quantum Healing Hypnosis Technique, a de son côté consacré un livre entier à la formation essénienne que Jésus avait reçue avant son pèlerinage en Orient. Au cours de ses séances d’hypnose avec des sujets qui ne se connaissaient pas auparavant, la même image est apparue à plusieurs reprises : Jésus était un praticien formé qui accomplissait sa sadhana quotidienne, transférant le prana par la concentration méditative pour guérir les malades, et produisant des champs de lumière visibles que des témoins ordinaires pouvaient voir. Ces champs de lumière constituent l’origine documentée de tous les auréoles de l’art religieux des deux derniers millénaires. Les auréoles ne sont pas une métaphore. Elles ont été photographiées par l’œil humain, rapportées par des témoins et représentées dans l’iconographie pendant des siècles avant que quiconque n’oublie ce qu’il voyait.
Si l’Église a enterré cette pratique pour une seule raison, celle d'une technologie reproductible qui rend le sacerdoce obsolète, c'est que n’importe quel être humain peut devenir "christifié" grâce à une sadhana quotidienne, conduisant alors à l'effondrement de tout le modèle institutionnel établi du jour au lendemain. C'est pourquoi l’Église primitive a conservé le conteur mais effacé les instructions. Elle a construit des cathédrales sur ce qui aurait dû être des temples de pratique, et les a remplies de croyants à qui on n’a jamais donné la seule chose pour laquelle leurs âmes étaient réellement venues ici.
La technologie que Jésus a mis des années à récupérer n’est plus scellée. Elle est désormais accessible à quiconque est prêt à s’asseoir sur le tapis et à respirer.
* Cf. Fonctionnement du corps biologique.
Du mystère de l'Ascension
Le récit de l'ascension de Jésus-Christ, tel qu'il est consigné dans les écrits du Nouveau Testament, constitue une pierre angulaire de la christologie et de la structure ecclésiastique primitive. Il marque la clôture du ministère terrestre du Messie, et l'inauguration de la mission apostolique sous l'égide de l'Esprit Saint. Selon l’historiographie dominante et la doctrine chrétienne orthodoxe, Jésus est mort par crucifixion sous l’autorité de Ponce Pilate entre 27 et 33 de notre ère, un événement qui marque le pivot de la foi chrétienne et de l’espérance eschatologique.
Cependant, une analyse rigoureuse des sources de l'Antiquité tardive révèle que la sobriété des récits canoniques de l'Apôtre Luc et des Actes des Apôtres a agi comme un vide textuel, que de nombreuses communautés chrétiennes et gnostiques ont cherché à combler par une littérature prolifique qualifiée d'apocryphe (non retenue par l'Eglise canonique au titre de son caractère suspect, non fiable). Ces versions alternatives, loin d'être de simples exercices d'imagination pieuse, fonctionnaient ainsi comme des vecteurs de débats théologiques profonds concernant la nature de la résurrection, la structure du cosmos et la légitimité de l'autorité doctrinale.
La littérature apocryphe met ainsi en scène un paysage littéraire complexe où le départ du Christ est réinterprété à travers des prismes temporels, cosmogoniques et polémiques variés, s'étendant d'une ascension immédiate depuis la Croix à un séjour post-résurrectionnel prolongé sur plusieurs années. Car si l'ascension est un article de foi fondamental, sa base scripturale dans le canon est étroite, ne figurant de manière explicite que dans l'œuvre de l'Apôtre Luc (24:50-53) et Actes 1:9-11, les autres évangiles canoniques l'évoquant par allusion ou par des finales considérées comme des ajouts ultérieurs, comme dans le cas de Marc 16:19.
L'un des points de divergence les plus frappants entre les versions canoniques et apocryphes réside dans la durée du séjour terrestre de Jésus après sa résurrection. Si les Actes des Apôtres fixent ce délai à quarante jours, un chiffre symbolique rappelant le jeûne au désert ou le séjour de Moïse sur le Sinaï, les apocryphes proposent des échelles de temps radicalement différentes.
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Source |
Durée du séjour post-résurrectionnel |
Nature du séjour et de l'Ascension |
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Évangile de Luc |
1 jour (le jour de la Résurrection) |
Ascension près de Béthanie, bénédiction finale. |
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Actes des Apôtres |
40 jours |
Enseignement sur le Royaume, montée dans une nuée. |
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Évangile de Pierre |
Immédiat (depuis la Croix) |
Ascension de la "Puissance" divine, laissant le corps humain. |
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Apocryphon de Jacques |
550 jours (environ 18 mois) |
Révélations secrètes à Jacques et Pierre, vision mystique. |
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Ascension d'Isaïe |
545 jours |
Retour à travers les sept cieux après un séjour terrestre. |
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Pistis Sophia |
11 ans (ou 11 mois selon certaines lectures) |
Enseignement des mystères supérieurs, ascension à travers les éons. |
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Lettre des Apôtres |
Indéterminé (contexte galiléen) |
Ascension accompagnée de phénomènes cosmiques (tonnerre). |
Ces variations temporelles ne sont pas fortuites. Des délais plus longs, comme les onze années de la Pistis Sophia, permettaient aux groupes gnostiques de revendiquer la réception d'un enseignement ésotérique complet que les disciples n'auraient pu comprendre dans l'immédiateté de la Pâque. À l'inverse, une ascension immédiate comme dans l'Évangile de Pierre servait des agendas docétiques, suggérant que l'élément divin n'avait pas réellement subi la mort physique.
Jésus et Marie-Madeleine ou l’initiation tantrique effacée
Le Vatican s’est employé à brûler pendant deux mille ans la relation au Féminin sacré afin de protéger son pouvoir institutionnel : assassinat de femmes accusées de sorcellerie, calomnie et dévalorisation du féminin sacré au bénéfice du masculin patriarcal, et effacement du partenariat spirituel le plus important de l’histoire humaine connue - Jésus et Marie-Madeleine -. Marie-Madeleine constitue ainsi un mensonge qui a empoisonné la compréhension profonde de l'enseignement christique.
Le dimanche de Pâques, 591 après J.-C., a vu le pape Grégoire Ier prononcer un sermon qui allait empoisonner le féminin sacré dans la conscience occidentale pendant les 1 400 années suivantes. Ce jour, il a délibérément confondu Marie-Madeleine avec la "femme pécheresse" anonyme de l’Évangile selon Luc, une femme qui pourtant n’est jamais nommée, jamais identifiée comme Marie, et qui n’est même jamais décrite comme une prostituée dans le texte lui-même. Grégoire a inventé ce lien, déclarant que Marie-Madeleine était une prostituée repentie. Et à partir de ce dimanche de Pâques, toute la tradition chrétienne occidentale y a cru.
Ce n’était pas une simple erreur théologique. C’était un acte calculé de diffamation contre la femme la plus puissante de la communauté chrétienne primitive. La Bible n’a jamais dit qu’elle était une prostituée, les Évangiles la décrivant comme une femme riche et indépendante originaire de Magdala — instruite, financièrement indépendante, presque certainement formée aux traditions mystiques à part entière. Ce n'est qu'en 1969, sous le pape Paul VI, que le Vatican a discrètement modifié la doctrine fallacieusement enseignée par une note de bas de page. Pas d’excuses, pas de communiqué de presse. Il espérait que personne ne le remarquerait, et la plupart des fidèles ne l’ont pas remarqué.
La question qui se pose est pourquoi le pape Grégoire avait eu le besoin de détruire la réputation de Marie-Madeleine ? Que cherchait-il à dissimuler ? Il dissimulait le fait que Marie-Madeleine n’était pas une disciple de Jésus. Elle était son égale, son pendant spirituel, sa partenaire dans la technologie du mariage sacré qui constituait le véritable fondement de la communauté chrétienne originelle.
L’industrie moderne du bien-être a de son côté dénaturé le mot "tantra", dont il existe trois branches :
. Le tantra rouge est la voie sexuelle. S'il fonctionne, il exige une maîtrise extraordinaire. Or 99 % de ce qui est vendu comme tantra aujourd’hui en est une version dégradée pratiquée par des personnes sans lignée.
. Le tantra noir utilise de son côté cette technologie comme une arme pour exercer un pouvoir personnel sur les autres, exactement ce que faisaient les Atlantes avant la chute de leur civilisation (la quatrième), avant l'émergence de la civilisation actuelle, celle du Sapiens.
. Le tantra blanc est quant à lui le yoga des contraires, soit l’union des polarités énergétiques opposées au sein du corps d’un seul pratiquant — masculin et féminin, solaire et lunaire, ida et pingala — intégrées par la respiration, le mantra, le mudra et la méditation en binôme. Il n’a rien à voir avec la sexualité. Deux pratiquants s’assoient face à face : ils respirent ensemble, chantent ensemble, leur champ énergétique combiné accélérant l’alchimie intérieure de chacun d’une manière qu’aucun ne pourrait atteindre seul. C’est la technique que Jésus et Marie-Madeleine pratiquaient ensemble, que l’Évangile de Philippe décrit explicitement. Il désigne Marie comme la "koinonos" de Jésus, mot grec signifiant "partenaire sacrée", et que les traducteurs de la Bible ont discrètement rendu par "compagne".
C'est à l’intérieur de la Chambre du Roi de la Grande Pyramide de Gizeh* que Jésus, arrivé en Égypte vers l’âge de 24 ans, fut initié à ce que les écoles de mystères égyptiennes appelaient le Rite d’Osiris. Trois jours et trois nuits à l’intérieur de la Chambre du Roi, les mêmes trois jours et trois nuits que Jésus lui-même a évoqués dans Matthieu 12:40. Le Rite d’Osiris ne pouvait être accompli par l’initié seul. Il nécessitait la polarité d’Isis — la contrepartie féminine qui maintenait la fréquence de la résurrection pendant que l’initié se trouvait dans la chambre. Sans cet ancrage, l’initié ne pouvait revenir intact. Marie-Madeleine était l’Isis de Jésus. Elle était l’ancrage, la polarité de la résurrection. Et dans l’Évangile de Jean 20, qui est la première personne présente devant le tombeau vide ? Marie-Madeleine, et ce avant tout disciple masculin, parce qu’elle maintenait la fréquence tout au long de la séquence de mort et de résurrection, exactement comme le fait la polarité d’Isis.
Le document le plus bouleversant de tous est un texte gnostique censuré appelé la Pistis Sophia — "Foi-Sagesse" —, et dont l’Église a passé des siècles à brûler tous les exemplaires qu’elle pouvait trouver. La Pistis Sophia se déroule après la résurrection. Elle atteste que Jésus n’est pas monté au ciel immédiatement, qu'il est resté sur Terre pendant onze années supplémentaires, enseignant à son cercle restreint les mystères supérieurs que la Bible canonique ne mentionne jamais. Et tout au long du texte, une disciple domine : Marie-Madeleine, qui initie le dialogue d’enseignement à 83 reprises. Tous les autres disciples réunis — Pierre, Jean, André, Philippe -, chacun d’entre eux initie le dialogue d’enseignement. Marie parle presque deux fois plus souvent que tous les disciples masculins réunis. Pierre se plaignant, Jésus le réprimande et prend le parti de Marie.
L’Église savait que ce texte existait. Elle l’a enterré, parce qu’il détruit tout le fondement du sacerdoce patriarcal. Le mensonge concernant Marie-Madeleine est désormais brisé. Le mariage sacré est rétabli, la technologie de la Kundalini déclassifiée. Reste à la pratiquer.
* Cf. Le modèle pyramidal décodé.
Cf. en complément livre de l''écrivain, philosophe et linguiste italien Francesco Carotta "Jesus was Caesar" (2005) ; livre de Gary Courtney " Et tu, Judas ? Then Fall Jesus ! " (2004) ; livre "Judas de Nazareth" de Daniel T. Unterbrink (2004) ; travaux de Theodor Mommsen (1817/1903), historien allemand et spécialiste de la Rome antique, auteur d'une monumentale Histoire romaine et d'un Corpus Inscriptionum Latinarum encore actualisé et mis à jour.
Les racines démoniaques du christianisme : des chrétiens que Jésus disait détester (1)
Le christianisme a été codifié en tant que religion officielle au 4e siècle sous l’empereur romain Constantin*. Si les premiers apôtres et disciples de Jeshua, Jésus-Christ, étaient tous juifs, ils s'en distinguaient en affirmant être membres de la Voie, terme tiré des paroles du Christ lui-même, qu’il leur a adressées peu avant son exécution par les juifs sataniques : à Thomas lui disant "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas, comment pourrions-nous connaître le chemin ?", il répondit "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne vient au Père si ce n’est par moi. Si vous me connaissiez vraiment, vous connaîtriez aussi mon Père. Désormais, vous le connaissez et vous l’avez vu". (Jean 14:5-7) Il en découle que Jésus lui-même a fait la distinction entre les Juifs qui ont cru en lui et qui ont été appelés ses "disciples", et les Juifs qui l’ont rejeté en tant que Messie et qui, selon lui, ont pris Satan pour père.
Aux Juifs qui avaient cru en lui, Jésus a dit : "Si vous retenez mon enseignement, vous êtes vraiment mes disciples. Alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres". Ils lui répondirent : "Nous sommes les descendants d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire que nous serons affranchis ?" Il répondit à son tour "Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez ce qu’Abraham a fait. Or, vous voulez me tuer, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Abraham n’a pas fait de telles choses. Vous faites ce que fait votre propre père. Vous appartenez à votre père, le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, ne s’attachant pas à la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Quand il ment, il parle sa langue maternelle, car il est menteur et père du mensonge".(Jean 8)
La question se pose alors de savoir qui étaient ces personnes appelées "chrétiens" et si elles étaient considérées
favorablement par les vrais croyants en Jésus-Christ qui étaient membres de la Voie. Le Nouveau Testament fait référence à un groupe de chrétiens, leurs enseignements ayant sans aucun doute été à
l’origine de ce qui allait devenir la religion chrétienne sous Constantin en tant que religion officielle de Rome quelques centaines d’années plus tard. Jésus lui-même identifie ce groupe dans le
livre de l’Apocalypse, dernier livre de la Bible écrit par l'apôtre Jean,dont les trois premiers chapitres ont été adressés à sept congrégations spécifiques
réunies dans ce qui était alors l’Asie mineure (l’actuelle Turquie). Or, dans les messages de Jésus à ces 7 congrégations du Chemin, il a mentionné dans deux d’entre eux un groupe de chrétiens
appelés "Nicolaïtes", dont il a dit détester les actions. En effet, s'il a félicité les croyants d’Éphèse pour avoir également détesté leurs pratiques, il a condamné les croyants de Pergame pour
s’être attachés à leurs enseignements :
. Aux croyants d’Éphèse : "Mais vous avez ceci en votre faveur : Vous haïssez les pratiques des Nicolaïtes, que je hais aussi." (Apocalypse 2:6)
. Aux croyants de Pergame : "J’ai cependant quelques reproches à vous faire : Vous avez là des gens qui s’attachent à l’enseignement de Balaam, lequel enseignait à Balak à inciter les Israélites à pécher en mangeant des aliments sacrifiés aux idoles et en se livrant à l’impudicité. De même, il y a des gens qui suivent l’enseignement des Nicolaïtes." (Apocalypse 2:14-15)
Certains des premiers auteurs chrétiens, dont Irénée, Tertullien, Clément d’Alexandrie, Hippolyte, Épiphane et Théodoret, attribuent ce groupe chrétien appelé "Nicolaïtes" aux disciples de Nicolas, que nous rencontrons dans le chapitre 6 des Actes, lorsqu’il est mentionné comme l’un des sept hommes choisis pour être "diacres", littéralement "serviteurs", afin d’aider les apôtres à rester concentrés sur l’enseignement.
Qui plus est, à l’époque où le nombre de disciples augmentait, les Juifs grecs parmi eux se plaignaient des Juifs hébraïques parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution quotidienne de la nourriture. Les Douze apôtres réunirent donc tous les disciples et dirent : "Il n’est pas convenable que nous négligions le ministère de la parole de Dieu pour servir les tables. Frères, choisissez parmi vous sept hommes connus pour être remplis de l’Esprit et de sagesse. Nous leur confierons cette responsabilité et nous nous consacrerons à la prière et au ministère de la parole".
Cette proposition ayant plu à tout le groupe, furent choisis Étienne, un homme plein de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procorus, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas d’Antioche, converti au judaïsme*. (Actes 6:1-5) Plus loin dans les Actes, il est en effet mentionné que c’est à Antioche*² que les croyants en Jésus-Christ qui n’étaient pas d’origine juive ont été appelés pour la première fois "chrétiens". Ils étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et lorsqu'ils se rendirent à Antioche après la persécution d’Étienne, ils se mirent à parler aux Grecs, leur annonçant la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. Quant à ceux qui avaient voyagé jusqu’en Phénicie ou à Chypre, ils n'avaient annoncé le message qu’aux juifs s'y trouvant.
C’est donc d’abord à Antioche que les disciples furent appelés chrétiens. (Actes 11)
* Nicolas était originaire d’Antioche, et contrairement aux autres, il n’avait pas grandi en tant que Juif, mais s’était converti au judaïsme à partir de la religion païenne et polythéiste des Romains.
*² Antioche ou Antioche-sur-l'Oronte est une ville historique originellement fondée sur la rive gauche de l'Oronte dans la Syrie historique, et qu'occupe la ville moderne d'Antakya en Turquie.
Les racines démoniaques du christianisme : des chrétiens que Jésus disait détester (2)
Aucun des disciples de Jésus n’a été appelé "chrétien", parce qu’en tant que juifs ils appartenaient au groupement ou secte dans son acception originelle du judaïsme de la "Voie". Le principal d’entre eux était Paul, le plus érudit de tous les apôtres car formé comme pharisien (la version ancienne du rabbin) dans la religion juive. Il arriva à Antioche pour enseigner à ces nouveaux croyants grecs, son expertise lui permettant d'expliquer, à partir des Écritures de l’Ancien Testament, que Jésus était le Messie juif promis et que l’Évangile (la bonne nouvelle) concernant le salut par Jésus-Christ s’appliquait désormais à tous, y compris aux non-Juifs. Nicolas de son côté, qui n’avait pas suivi les enseignements de Paul et avait fondé son propre groupe connu sous le nom de Nicolaïtes, en a fait de même auprès des premiers groupes chrétiens. Et ce sont leurs pratiques et actions que Jésus déclara à Jean dans l’Apocalypse détester. Il comparait en effet les pratiques des Nicolaïtes aux méthodes du devin Balaam cité dans l’Ancien Testament, celui qui enseignait aux Israélites "à pécher en mangeant des aliments sacrifiés aux idoles et en commettant l’immoralité sexuelle (la fornication incluant des péchés sexuels bien plus graves, y compris la pédophilie)…" (Cf. livre des Nombres de l’Ancien Testament, à partir du chapitre 22). Il n’était pas un Hébreu, et se comportait comme un véritable "prophète" ou "voyant", disant au peuple ce que Dieu soi-disant lui disait. La référence aux "aliments sacrifiés aux idoles" ne concerne pas seulement les aliments que l’on peut acheter sur une place de marché et qui sont sacrifiés à une idole, mais fait partie des pratiques païennes et sataniques du culte du temple qui comprennent des fêtes orgueilleuses au cours desquelles les aliments sont sacrifiés aux démons, aux prostituées du temple et même aux sacrifices d’enfants à des idoles/démons tels que Moloch.
Cela explique le début de la religion chrétienne, mélange de paganisme grec et romain, d’enseignements occultistes mélangés au judaïsme et d’un soupçon d’enseignement sur Jésus-Christ.
Le troublant parallèle
Le philosophe et linguiste Francesco Carotta, en s'appuyant largement sur une argumentation philologique (étude historique d'une langue par l'analyse critique des textes), a établi dans son ouvrage Jesus was Caesar que le culte de Jules César, fils de Vénus et fondateur de l'empire romain, et élevé après sa mort tragique au statut de dieu de l'empire (Divus Iulius/Julius), disparaît quand le christianisme surgit au deuxième siècle*. Comme aucun historien n'a fait état de l'existence de Jésus-Christ ni pu établir avec certitude son existence, expliquant entre autres que l'écrivain, philologue, philosophe et historien français Ernest Renan (1823/1892) ait pu mettre en doute en 1862 dans sa Vie de Jésus la divinité du Christ, nous avons entre ces deux personnages une asymétrie complémentaire frappante : une figure historique sans culte - César -, un culte sans figure historique - Jésus -. Aussi l'Évangile se rapporterait à la vie de César, au même titre que les églises chrétiennes bâties sur les anciens temples dédiés au culte de César. Qui plus est, par l'étude des erreurs des copistes*², des évangélistes et de ceux qui les ont précédé en raison de leur tendance à confondre un mot d'une langue étrangère qui leur était peu connu avec un autre mieux connu dans la même langue, ou même avec un mot semblable dans leur propre langue, ainsi que de l'évolution de l'iconographie, l'Évangile semble se révéler être l'histoire de la guerre civile romaine, telle que rapportée dans son œuvre Historiae par l'homme politique romain Asinius Pollion (76 av. J.-C./4 ap. J.-C.).
Si pour beaucoup Jules César est un guerrier et un dictateur, ses représentations authentiques sous forme de statues et de monnaies mettent en avant la vertu de clémence, la proverbiale clementia Caesaris que la couronne qu'il porte (la couronne de chêne) figure, correspondant par sa forme et sa signification à la couronne d'épines du Sauveur, celle-ci se dissimulant derrière la figure du Pontifex Maximus, grand pontife de Rome (titre donné au grand prêtre à la tête du collège des pontifes), connu par sa clémence et célébré comme le bienfaiteur du peuple. La vie de Jésus suit ainsi d'une façon frappante le fil de celle de César, les personnages comme les lieux de leurs histoires respectives se correspondant tant structurellement que dans leurs noms. Leur vie et leur mort présentent une longue série de parallèles, y compris la trahison de la part d'un disciple (Judas comme nouveau Brutus), où les vicissitudes du Christ peuvent être interprétées comme la traduction symbolique et dépolitisée de celles de César.
Les acteurs et lieux de la pièce interprétée
César : Jésus
Pompée : (Jean) le Baptiste
Antoine : Simon
Lepidus : Pierre
(Decimus) Junius (Brutus) : Judas
(Marcus Junius) Brutus : Barabbas
Octavien (Auguste) : Jean (le disciple)
Nicomèdes : Nicodème
Cléopâtre : la Madeleine
Longinus : Longin
Lepidus : Pilate
(Julia, veuve de) Marius : Marie
Le sénat : le synèdre (assemblée ou collège de scribes)
Gallia : Galilée
Rubicon : Jourdain
Corfinium : Capharnaum
Rome : Jérusalem
Itali/Ionie : Judée
Tous deux commencent ainsi leur carrière dans un pays du " nord " sur la rose des vents, César en Gaule et Jésus en Galilée, ayant à chaque fois un fleuve fatal à traverser, le Rubicon et le Jourdain (l'entrée dans la Matrice asservissante sous la coupe des Forces ténébreuses). Ils entrent immédiatement après ce franchissement dans une ville, Corfinium et Capharnaum, occupée (autrement dit possédée) par le " Mal " (un pompéien ou un possédé d'un esprit immonde). Puis, l'enchaînement parallèle des situations voit Pompeius tenir politiquement tête à César comme Baptiste à Jésus dans la primauté du baptême ouvrant les portes du Royaume ; Antoine et Lepidus devenir les successeurs de César - l'un comme flamen Divi Iulii, le grand prêtre du César déifié, l'autre comme pontifex maximus -, comme Simon et Pierre par rapport à Jésus (lesquels finissent par se fondre en une seule personne : Simon Pierre) ; Decimus Junius Brutus être le traître de César comme Judas l'est de Jésus; Octavien être le jeune César, son fils adoptif posthume comme Jean être adopté sous la croix ; Cléopâtre avoir un rapport particulier avec César comme la Madeleine avec Jésus ; Julia (veuve de Marius et tante de César) avoir auprès lui la même fonction que la première Marie auprès de Jésus ; le sénat être l'ennemi de César comme le sanhédrin être celui de Jésus ; la Gaule être le pays du nord d'où César arrive au commencement de la guerre civile comme Jésus se retrouve en Galilée au début de son activité publique ; Corfinium être la première ville que prend César - Cafarnaum étant la première ville dans laquelle entre Jésus ; Rome être la capitale, où César d'abord triomphe pour y être ensuite assassiné - Jérusalem étant le pendant pour Jésus (il y a d'abord la fête des rameaux et ensuite sa passion).
De même, se retrouve une correspondance dans les noms des personnages et lieux figurant dans les deux histoires - Gallia et Galilaia, Corfinium et Cafarnaum, (Iulia) Mària et Marìa, Nikomedes (de Bithynia) et Nikodemus (de Bethania), Junius (Brutus) et Judas, Brutus et Barabbas, sénat et satan, etc. -, les phrases attribuées à César se retrouvant également dans l'Évangile à l'endroit structurellement correspondant : "Ceux qui ne sont d'aucun côté sont de mon côté" et "Qui n'est pas contre nous est avec nous", "Je ne suis pas Roi, je suis César" et "Nous n'avons d'autre roi que César", "La meilleure mort est la mort subite" et "Ce que tu dois faire (c'est à dire me conduire à la mort), fais-le vite", "Les aurais-je sauvés pour qu'ils me conduisent à la perdition ?" et "Il a sauvé les autres et ne sait se sauver lui-même".
C'est ainsi que les victoires miraculeuses de César deviennent les victorieux miracles de Jésus (aveugles, boîteux, mutilés), et que la liturgie Pascale ne suit pas le récit évangélique, mais le rituel des funérailles de César*²... A sa mort, le corps de César est porté sur le Capitol, Capitolium signifiant en latin classique "lieu du crâne", exactement comme Golgotha. Parmi les éléments qui frappèrent le plus pendant la crémation publique de César, il y eut une grande croix, nommée tropée, qui était placée auprès de la civière et sur laquelle était fixée une figure en cire du César divinisé. En même temps, conformément à la coutume romaine, un acteur - portant un masque du défunt devant la face - prononça au nom du défunt quelques phrases significatives. Nous avons ici les premiers "antécédents" des derniers mots de Jésus sur la croix.
Par-delà toutes ces coïncidences, l'iconographie montre que les traits et motifs les plus typiques de Jésus - comme l'expression du visage (pietà), la couronne d'épines, les cheveux longs, la barbe, l'habit, la crosse, l'auréole, la croix dans toutes ses variations, la résurrection, la montée au ciel, etc. - ont pris forme dans les monnaies frappées par ou pour César, et développés ultérieurement dans celles d'Antoine et d'Octavien Auguste. Peuvent-elles être attribuées au seul hasard ? Le culte de Jésus semble bel et bien le culte du Divus Julius, Jules César déifié après sa mort, initié avec Vespasien et Titus après la guerre de Judée, lorsque la nécessité d'intégrer les juifs dans l'empire porta à développer un culte et des textes à leur usage. Divus Julius devint le messie que ceux-ci avaient attendu, les citations de la Bible judaïque alors rajoutées aidant à faire paraître comme une histoire juive la plus romaine des histoires...
* Cf. L’Église romaine décodée.
*² Le texte hellénistique provient d'une certaine tradition manuscrite, comme celle propre à l'Évangile de Marc, dont l'origine est latine.
*² Cf. Livre du théologien allemand Ethelbert Stauffer (1902/1979), " Jerusalem und Rom im Zeitalter Jesu Christi ", 1957.
Voir en complément l'essai de l'auteur Thomas von der Dunk " La coïncidence entre Brutus et Judas - Une bombe sous le christianisme ", paru en avril 2002 (numero 14 de Republiek der Letteren - la République des Lettres).
Dans toute cette controverse liée à la figure de Jésus-Christ, le théologien italien Vito Mancuso apporte dans son livre Gesù e Cristo un éclairage plus que pertinent. Il soutient en effet que
Jésus dans l’histoire et le Christ dans la foi sont distincts, ce qui conduit d'une part au "jésuanisme", l’accent mis par Jésus sur la justice/l’éthique, et d'autre part au "christianisme", le
cadre théologique des apôtres Paul et Pierre, et non à une seule religion. Jésus est la figure historique, et le Christ la figure spirituelle/mythologique de la foi, distincte du judaïsme
primitif, une opinion présentée .
Jésus est ce personnage historique, réformateur juif, axé sur la justice terrestre, la charité et le Royaume à venir, né à Nazareth, ayant une famille terrestre et vivant dans le judaïsme. Le
Christ est le titre spirituel ("l’oint", le Messie) attribué par les disciples, signifiant la divinité, le Fils de Dieu, une figure cosmique qui enlève le péché, au centre du dogme chrétien
ultérieur.
L’objectif de Mancuso consiste à distinguer la réalité historique de l’interprétation théologique, en affirmant qu’elles ne sont pas incompatibles mais qu’elles constituent des dimensions
différentes. Il s'agit de révéler que le message original de Jésus (le jésuanisme) diffère considérablement de la foi ultérieure centrée sur le Christ (le christianisme).
Chacun est l'artisan de sa propre destinée. C’est le comportement de l’Homme qui détermine sa valeur, non son appartenance à un quelconque regroupement. Le mot religion veut dire "relier", non "différencier". Et pourtant, dans leur spécificité respective, les religions, au sens institutionnel, veulent prendre en charge l’éducation des consciences par une gymnastique spécifique de l’esprit. Il s'agit de les diriger en leur fournissant une règle de vie spirituelle, entre autres par la peur (comme les interdits, ou la culpabilité de type "si tu es gentil tu iras au Paradis, mais si tu es méchant, tu iras en Enfer") voire par la contrainte, les obliger à se façonner toutes dans le même moule, à passer toutes par les mêmes portes sur un même chemin. Elles s’adressent au "simple" croyant par un texte et un rituel pris au sens littéral, de façon simplifiée pour ne pas dire rustique, sans grande profondeur de l’enseignement caché qui s’y trouve. Quel fidèle chrétien par exemple pourrait avec justesse expliquer le sens des deux mains jointes lorsqu’il prie ? Et pourquoi ne le fait-il de même avec ses pieds ? A-t-il seulement conscience des polarités énergétiques qui confèrent toute sa puissance à l’invocation des forces supérieures, les lois spirituelles qu'il honore étant autant de lois physiques et vice-versa...
Cet égalitarisme hégémonique car à vocation universelle, en tout cas pour le catholicisme, a pour effet d'arriver à une homogénéité de surface manipulable de leurs "troupeaux" de fidèles. Ainsi, sous couvert d’enseignement spirituel sacré du Principe Supérieur Unique, la mission d’une institution religieuse est la programmation des psychismes des populations auxquelles elle s’adresse, tout particulièrement par les rituels pratiqués, les fêtes calendaires, les édifices, monuments et stèles répartis dans le paysage, et ce dès le plus jeune âge. Avec comme finalité l’occupation du pouvoir temporel. À ce titre, elle participe de l’organisation sociale au sein de l’espace politique concerné, dirigé généralement par les autorités civiles ou militaires dominantes, autrement dit les "maîtres de guerre", au sens propre comme figuré, qui de leur côté ont compris tout l’intérêt d’offrir une alternative spirituelle à l’exercice de leur pouvoir temporel*. Sans leur acceptation préalable, l’institution religieuse ne pourrait officier.
Concept de Dieu unique, politique, clergé et armée se répartissent ainsi la gestion des fondements de la société humaine. Il en découle séparation, division, hiérarchie, tensions, échelle de valeurs, domination, architecture pyramidale*². C’est le modèle du fonctionnement sociétal totalitaire depuis au moins deux millénaires (l’Ère du Poisson), en Orient comme en Occident, le Concile de Nicée en 325 à l’initiative de l’Empereur romain Constantin formalisant par exemple l’unité œcuménique et dogmatique de l’Église chrétienne jusqu’alors éparpillée dans l’expression de sa "ligne éditoriale pédagogique". Et qui au demeurant l’est restée, étant dès l’origine l’addition forcée de groupes antagonistes avec pour chacun leurs rites et cérémonies copiés du paganisme*³. Le christianisme ne pouvait que s’abandonner à l’adoration de la force brutale représentée par l’Église voulue et soutenue par Constantin. Et que dire de l’actuel déferlement d’une monstrueuse et fanatique déformation de l’islam attisée par certains à des fins d’hégémonie politique…
* Cette manipulation est parfaitement décrite par le Marquis écrivain Saint-Yves d’Alveydre (1842-1909) dans son ouvrage de 1910 " L’Archéomètre" (Ed. Guy Trédaniel), démontrant que l’État politique usurpateur prend à la Société représentée par la Famille une bonne et vraie monnaie d’or vivant, estampillée J-C. (Jésus Christ), et lui en substitue une autre, fausse et en cuivre, marquée J.C., Jules César, Pontife et Empereur des païens.
*² Cf. Le modèle européen décodé - Un ADN impérial païen.
*³ Cf. Le modèle pyramidal
décodé.
Du culte manipulateur
L'homme éclairé n'a besoin d'aucun culte pour établir sa relation au Vivant, à Ce Qui est. Pourquoi ? Parce qu'il sait, en toute intelligence, celle que l'Esprit universel distille en lui. Lorsqu'il ne sait pas, il se rattache (souvent) par ignorance à un culte, soit une pratique dispensée par le rituel d'une religion visant à rendre hommage à la divinité considérée comme explicative de l'univers, et ce par adoration mêlée de vénération. C'est la pratique institutionnalisée par toutes les religions organisées, quelles qu'elles soient : bouddhisme, christianisme, islam, judaïsme, hindouisme...
Le culte rendu à partir d'un rituel à partir d'une structure hiérarchisée est de ce fait constitutif d'une certaine forme, plus ou moins accentuée, de coercition ou de manipulation des membres. Elle porte tant sur la personnalité emblématique du leader charismatique (le pape ou le dalaï-lama par exemple), et la figure divinisée (Jésus, Jéhovah/Yahvé, Allah...). La vénération qui s'impose constitue de ce fait une allégeance, la promesse des bénéfices perçus, annoncés ou potentiels - les récompenses de l'au-delà céleste - n'engageant au final que celles et ceux qui y croient. Ce sont autant de promesses de survivance après la mort du corps de chair, voire de la fin du monde, dont nul(le) ne pourra vérifier la réalité comme la sincérité.
Ces puissantes institutions sont toutes fondées sur des liens étroits avec les gouvernements terrestres, partageant le même intérêt à conserver la mainmise et le contrôle de l’esprit des individus. C'est pourquoi sur le plan historique ils partagent les mêmes cultes violents et sanglants. Et, à chaque fois, c'est la foi (fides, credo, faith) du sacrifice des valeureux guerriers/fidèles qui est mise en œuvre pour " déplacer des montagnes ", permettant leur gouvernance à des fins prédatrices telle qu'encouragée par les Forces involutives qui les nourrissent. Abraham prêt à sacrifier son fils Isaac est l'exemple emblématique de ce rapprochement avec la divinité, tenu par un pacte le conduisant à être prêt à lui donner tout et n’importe quoi ! Autrement dit, les techniques de sacrifice sont semblables à des actes de magie - noire il va sans dire - qui conduisent le sacrificateur (ou auto-sacrificateur quand il procède par acte de mortification à son encontre) à accomplir un sacrifice censé produire des effets. Tout l'inverse d'un accomplissement libre, souverain, pour honorer en toute conscience le Vivant !
Il en découle les fondamentalismes et leurs agents actifs, ceux-ci ayant abandonné et renoncé à l'exercice de leur pouvoir de création par leur volonté propre, en échange de bienfaits promis par autrui. Nul libre arbitre, seul à même de magnifier leur propre puissance de créativité et de développement, ceci s'avérant une menace de contamination pour les forces asservissantes établies. C'est pourquoi ce psychisme contrôlé à des fins obscures conduit à l'entropie, l'énergie créatrice ne faisant que nourrir un vaste système d’illusions fondé sur l’idolâtrie. Et comme l'homme idolâtre, fanatisé et aveuglé par le feu égotique de sa croyance dogmatique, doit avoir raison, il en découle par cette rigidité mentale le mépris comme la haine de ceux qui ne partagent pas sa foi. Il est dans la totale incapacité de tolérer une opinion autre susceptible de menacer sa "vérité".
Nul(le) ne s'étonnera alors de sa propension à commettre des atrocités sur d’autres êtres humains, symptômes de son obéissance aveugle à ces forces qui le manipulent et le leurrent à travers leurs relais terrestres psychopathes*.
* Cf. Les psychopathes qui nous gouvernent.
De la Tradition chrétienne
La Tradition chrétienne est l’héritage de quatre langues, qui en constituent les fondamentaux nourriciers : le grec pour sa poésie, l’araméen/le perse pour son lyrisme (les élégies), l’hébreu pour l’art du dialogue, le latin pour sa manifestation guerrière. À l’instar du proverbe tibétain "Mille moines, mille religions", les principaux mouvements dérivés du christianisme sont ou ont été :
Dans l'orthodoxie : l'Église syriaque ou jacobite, l'Église syrienne de l'Inde du Sud ou du Malankare, l'Église copte d'Égypte, l'Église copte d'Éthiopie, l'Église arménienne, l'Église nestorienne, l'Église orthodoxe, ainsi que Les schismatiques, Les Doukhobors, Les Sabbatistes, les Skakounys, les Dyrkovtzi, les Biegounys, les Molokanjs, les Nemoliakis, les Glorificateurs du nom, les Joannites, les Innokentierstsis, les Skoptsys, les Klystis.
Dans le catholicisme : l'Arianisme, le Nestorianisme, le Pélagianisme, les Cathares, le Jansénisme, le Gallicanisme.
Dans le protestantisme : les Anabaptistes, les Mennonites, les Baptistes, les Amish*, les Presbytériens, les Puritains, les Quakers, les Piétistes, les Arminianistes, les Latitudinaristes, les Déistes, les Unitariens, les Méthodistes, le mouvement d'Oxford, les Revitalistes, les Adventistes, les Évangélistes, le Fondamentalisme, la Doctrine de Barth, l'Armée du Salut, les Mormons, les Témoins de Jéhovah, les Amis de l'Homme, le Pentecôtisme, les Antoinistes.
Si d'aucuns vanteront la richesse et la vitalité d'une Église dédiée à la glorification du Verbe, d'autres relèveront l'imposture de l'égo-mental qui, s'emparant du mystère divin, établit un dogme à des fins d'asservissement et de prédation des consciences.
* L'origine des Amish vient du Maryland, qui était la plus "anglaise" des colonies américaines. De ce fait, presque tous les premiers colons venaient des avant-postes anglais de Virginie. Au milieu des années 1700, un nouveau groupe a débarqué au port de Baltimore. Il s’agissait de personnes ayant des opinions religieuses très différentes de celles des colons anglicans : des "anabaptistes" venus d’Allemagne et de Suisse, aussi appelés Mennonites ou Amish. Ils pensaient que la technologie du XVIIe siècle était aussi bonne qu’elle devait l’être. Les Amish ont pris racine dans la Pennsylvanie voisine, avant que, plus tard, d’autres arrivent dans le comté de Charles dans le Maryland, où ils sont restés.
Cf. Prédation spirituelle et voie de sortie.
De la Gnose
Un vaste mouvement spirituel est né au tout début du christianisme. Il se déroulait en secret, et a donné naissance à des textes impressionnants, bien qu’illégaux, proposant une forme de salut très différente de celle que les enseignements juifs, romains et tous les autres enseignements orthodoxes avaient jamais produite. Ce mouvement s’appelle le gnosticisme, et se composait de nombreux groupes différents de mystiques et de philosophes chrétiens des premiers temps qui cherchaient une connaissance cachée ou secrète au plus profond d’eux-mêmes.
Il s'agissait de révolutionnaires spirituels vivant pendant la période la plus cruciale de la formation de l’Église chrétienne. Car à l’époque des gnostiques, les autorités orthodoxes développaient des dogmes stricts et des structures hiérarchiques dans le but de fournir une interprétation littérale des Écritures saintes. Les réponses traditionnelles aux problèmes de la souffrance dans le monde ne convenant plus à ces chercheurs, les gnostiques ont de ce fait conçu un concept de Dieu radicalement différent, s’efforçant non seulement de trouver des explications à la raison pour laquelle nous souffrons dans ce monde matériel, mais cherchant en outre à guider les êtres humains vers une compréhension de leurs propres origines véritables et immaculées en tant qu’êtres divins.
Aussi cette forme de religion est faite de faux-semblants, de duperies, d’impostures, d’ignorance et d’obscurantisme. Soit l’exact contraire de l’essence même de la pratique dite spirituelle, qui consiste à apprendre à l'Homme à se transformer à travers un véritable libre arbitre, et qui reconnaît tant la primauté de l'individu que l’hétérogénéité des communautés. C'est l'individu qui est responsable de l'évolution de l'humain et de la marche de l'histoire, non les "troupeaux", les foules inertes prises en charge par une autorité ecclésiastique, qui tendent par leur caractère général à une plus ou moins forte homogénéité, activant ainsi des tendances antigéniques et culturellement rétrogrades. Entre discours et pratique, cette forme d’institution à caractère religieux entretient la confusion, accentuant l’identification à un groupe déterminé, à et par ses principes, à et par ses croyances, et imposant une sociabilité entre les fidèles par ses rituels, obligations, règles de fonctionnement, lois y compris celles qui sont iniques (comme dans le catholicisme l’interdiction faite aux femmes d’être prêtre, l’interdiction du mariage de ses officiants…). Comme le fait tout parti politique. Comme le fait toute entreprise ou organisation professionnelle. Comme le fait toute secte. Car ce sont les hommes qui ont interprété individuellement les Lois sacrées, qui y ont rajouté leurs conceptions toutes humaines, rétrécies par les filtres de leur mental, de leur émotionnel, de leurs désirs, de leur ego, le tout par la manipulation de la force prédatrice extra-dimensionnelle totalement ignorée.
C'est pourquoi ces religions contiennent autant d'hérésies, de non-sens, de contresens, de violences, d'interprétations restrictives, tout en contenant, tout de même et "Dieu" merci, de véritables notions spirituelles. Elles font simplement partie des différentes béquilles que les hommes, s’étant coupés de leurs origines et n’ayant pas su remettre chaque chose à leur place, ont inventées pour s'appuyer dessus, se rassurer, se réconforter et combler leurs lacunes de conscience afin de donner un semblant de justification sensée à leur vie éphémère.
Cf. Fabrication de l'illusion et voie de sortie.
Exemple de crédulité humaine : la malédiction du chat noir
Le 17 novembre est la Journée mondiale du chat noir, un animal qui, selon une tradition médiévale ancrée dans la culture européenne, porte malheur. En France, les
chats noirs sont censés porter malheur en général, mais surtout à ceux qui en possèdent. C'est ainsi que le nombre de chats noirs abandonnés est élevé. En
Suède, il existe même une journée dédiée aux chats noirs : svarta kattens dag. Dans ce pays, un chat noir porte malheur s’il croise notre chemin. Une
méthode pour éviter la malchance ? Cracher trois fois derrière son épaule gauche... Il n’y a cependant aucun signe ou remède pour les femmes et les prêtres : si ces derniers vont à la pêche, ou
si quelqu’un va pêcher avec eux, ils reviendront les mains vides. En Allemagne, la malchance ne nous accompagne que si le chat traverse de gauche à
droite. En revanche, il porte chance dans le cas contraire. Une explication possible est que, depuis le Jugement dernier, les bons doivent être placés à droite, les mauvais à gauche. Les
Britanniques pensent différemment des Allemands : un chat noir porte malheur s’il traverse de droite à gauche. S’il marche vers quelqu’un, il portera
chance, mais s’il s’enfuit, il emportera la chance avec lui. Même en Espagne, le chat noir porte malheur s’il traverse la route. La mauvaise réputation de cet animal est si bien établie qu’à
Barcelone, on a cherché à le supprimer des décorations festives de la nuit de la Saint-Jean.
Au Moyen Âge, en effet, le chat noir était brûlé sur les places pendant la fête, et cette symbolique est encore présente dans l’imaginaire des Espagnols. Il n’est
pas cependant pour tout le monde un symbole de malchance : l’une des administrations de la loterie de fin d’année en Espagne, Il Gato Negro, vend depuis de nombreuses années des billets de
loterie gagnants. Au Brésil, un chat noir porte malheur, mais attention à la manière dont nous nous vengeons. S’il court rapidement vers une personne,
il porte chance en l’attrapant. Et si nous avons l’intention de nous venger en blâmant les chats, il convient d'être prudent : l’écrivain Paulo Coelho, le
magicien dans "Il Cammino di Santiago", affirme qu’au Brésil, tuer un tel chat porte malheur pendant 7 ans...
Heureusement, cet héritage d’autres époques se fait de moins en moins sentir aujourd’hui.

La mise en esclavage de l'être humain
Ils sont arrivés avec une Bible dans une main et une épée ou un fusil dans l’autre, soumettant des nations entières. Ceux qui se convertissaient sous la contrainte devenaient ainsi des sujets obéissants, dociles d’esprit, prêts à servir l’Église et l’État.
Certes, les Évangiles contiennent des enseignements louables : l’amour, la charité, l’humilité. Mais la réalité est que ceux-ci ont été délibérément sélectionnés et compilés en fonction d’ambitions politiques, tissés dans une théologie qui a souvent servi des ambitions impériales plutôt que le bien commun. Nul en effet n'a besoin d’un livre désuet pour pratiquer la décence, l’empathie ne dépendant pas des écritures.
Sous le vernis de sainteté est dissimulé en fait un texte qui approuve purement et simplement l’esclavage.
Exode 21:2-6 décrit l’achat et le traitement des serviteurs hébreux, sanctionnant effectivement leur assujettissement à vie dans des circonstances spécifiques.
Le Lévitique 25:44-46 autorise l’acquisition d’esclaves auprès des nations environnantes.
Éphésiens 6:5 ordonne aux esclaves d’obéir à leurs maîtres "avec crainte et tremblement".
C'est ainsi que tous ces passages ont donné une couverture morale à d’innombrables propriétaires d’esclaves tout au long de l’histoire. En outre, l’Église a tendance à ignorer toute notion selon laquelle les animaux possèdent des esprits, même si les chamans indigènes – en particulier ceux de la jungle – reconnaissent depuis longtemps l’essence spirituelle profonde de toutes les créatures. Ils considèrent que de nombreux chrétiens sont terriblement naïfs et volontairement aveugles à l’interconnectivité sacrée de la nature. En refusant aux animaux tout pouvoir spirituel, l’Église renforce sa vision anthropocentrique du monde, qui réduit les êtres vivants à de simples ressources ou à des créations inférieures, au lieu de les considérer comme des parties intégrantes d’une tapisserie cosmique partagée.
En privant les êtres humains de leurs histoires ancestrales et de leurs connaissances sacrées, l’Église s’assure de leur conformité. Car lorsque les mythes, les rituels et le sens de l’identité d’un peuple sont dépouillés, la communauté devient malléable, trop incertaine de son propre héritage pour résister aux diktats extérieurs.
C'est pourquoi le processus de colonisation, armé de textes sacrés et d’armes, n’a jamais eu pour seul but le salut. Il s’agissait de domination, d’un remodelage méthodique des cœurs et des esprits en un récit unique et uniforme qui rejette tous les autres comme des hérésies ou des superstitions.
C'est en se réappropriant ses racines culturelles, en honorant les esprits reconnus par ses ancêtres (y compris les animaux dont l’existence est riche de sens) et en reconnaissant l’histoire manipulatrice des conversions forcées, que nous pouvons libérer des chaînes héritées de l’ignorance et de l’asservissement. Et cette libération commence par la reconnaissance de la manière dont ils ont réduit au silence les voix de nos ancêtres et par la décision, une fois pour toutes, de ne plus rester silencieux.
L’étude du développement d’une culture, en l’occurrence religieuse, démontre toujours ses trois temps d’ancrage, grosso modo en trois tiers équivalents : une première phase dite "prophétique" ou mystique, celle des évangélistes et apôtres ; une seconde dite "cléricale", celle des prêtres et officiants, qui mélange théologie et philosophie ; une troisième dite "physique", le pouvoir temporel l’emportant sur le pouvoir spirituel. Nous sommes clairement dans celle-ci pour les trois grandes religions du Livre. Le Livre dit de référence, pierre angulaire de tout l’édifice car Livre de la Vérité Absolue (la Sainte Bible pour les chrétiens, pourtant faite de bric et de broc entre l’Ancien et le Nouveau Testaments), édicte le principe sacré, celui de la paix et de l’amour, tout en induisant des principes d’interdit et d’inviolabilité. Leurs atteintes, épouvantables blasphèmes, rendent alors furieux les fidèles, entraînant radicalisation, conflits, violences, destructions, représailles et massacres. Les circonvolutions successives dans la construction au fil du temps du dogme enseigné en démontrent sa relativité, à partir du moment où la pensée comme la patte humaine officient.
Il en est ainsi du dogme chrétien enseigné par l’Institution catholique. L'attitude pour le moins obscurantiste de certains théologiens au XVII° siècle au sujet de l'affaire Galilée et de sa condamnation pour son "dialogue sur les deux grands systèmes du monde" (1633), comme leur propension aux persécutions par le feu, l’épée, le gibet et le bûcher (Cf. entre autres l’Inquisition), débouchèrent sur la révolution des Lumières qui ébranla puissamment son édifice. Toute sotériologie (doctrine de salut) autre que celle décrétée a toujours inquiété sérieusement l’Église, qui y voit une forme de concurrence de la foi chrétienne, n’hésitant pas à promulguer des décrétales, comme celles de Jean XXII contre les innovations musicales, la chimie et la médecine, alors même que ce Pape fut un maître reconnu des arts occultes, pratiquant l’Alchimie et la Kabbale, et auteur d’un traité intitulé Ars transmutatoria (l'Art transmutatoire) traduit en français en 1557 …
Et si les Églises enseignent l’éternité, elles n’acceptent pas que le croyant puisse la vivre et entrer directement en communication avec elle, les taxant alors de mystiques crédules et puérils (sic). Pourtant, l’étude des pères fondateurs de la pensée chrétienne met en éclairage le décalage progressif avec le dogme tel qu’enseigné aujourd’hui. À l’époque, cette religion émergente visait à faire naître chez les personnes une certaine grandeur d'âme et une cohésion sociale basée sur l’émancipation à des croyances asservissantes, à partir de leur relation éclairée au divin sacré, tout particulièrement en le cherchant au fond d’eux-mêmes. Pour des raisons et intérêts aussi bien politiques* que théologiques, le dogme s’est nourri d’esprit aristotélicien bien plus que platonicien. Cet intellectualisme théologien a ainsi éteint la sève de l’enseignement reçu de Jésus par ses disciples, s’adressant au mental plus qu’au cœur bien que plaçant opportunément ce dernier au centre de sa rhétorique. Saint Thomas d’Aquin en formalisa le "credo" de référence, confortant une vision rationaliste du savoir. Cette dernière allait emporter définitivement la "juste" façon de penser avec le siècle de la Révolution des Lumières, mais entraînant, comble d’ironie, l’amorce d’une lente mais inéluctable reflux de la foi en Occident, et tout particulièrement en France, "fille aînée de l’Église"*². C’est bien connu, les disciples suivent leur maître, mais les disciples des disciples trahissent la parole du maître…
* L’Empereur Justinien Ier, dans la foulée du premier nettoyage des manuscrits et textes sacrés du christianisme originel opéré par Constantin (par exemple aucun texte écrit par une femme n’est retenu), nettoie au VI° siècle la pensée chrétienne de nombre de ses références passées, notamment toute notion de préexistence de l’âme.
*² L’expression "France, fille aînée de l'Église" est attestée pour la première fois lors du Discours sur la vocation de la nation française prononcé le 14 février 1841 par le père Henri-Dominique Lacordaire dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris, évoquant le lien entre le roi Louis XIX alors en exil et sa filiation avec l'Église.
Cf. en complément L’Église romaine décodée.
Comment en effet, en faisant un appel aussi prononcé à la raison dite éclairée, peut-on avaler le concept du péché originel* commis par Adam par la faiblesse d’une Ève tentée par le diable, et condamnés par leur Créateur d’amour à l’expier durement pour l’éternité avec toute leur (nombreuse) descendance ? Comment comprendre l’interdit de manger à l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal (Genèse 2.17) si ce n’est par la volonté de maintenir les populations dans l’obscurantisme et sous domination de la peur ? Comment valider notre soi-disant filiation commune hébraïque découlant de la lecture de la Genèse et justifier les interminables guerres de religion ? Pourquoi passer sous silence le Livre d’Hénoch, bien antérieur aux livres de Moïse, le Sépher, et qui eux-mêmes divergent pour grande partie de ce que l’Ancien Testament propose comme compréhension de la Création (écrire à l’attention des hommes "assujettir" la terre plutôt que "régner sur" n’est pas sans conséquences…) ? Comment justifier les massacres, viols, incestes, tromperies, vols, idolâtries, sacrifices humains, meurtres, corruptions, sectarismes et intégrismes véhiculés par le message divin de l’Ancien Testament, si ce n’est de le considérer comme un ramassis de mythes et de légendes tribales pris à droite comme à gauche ? Comment comprendre la disparition progressive du concept d’âme et de la réincarnation et de leur encombrant héritage initial tant des Apôtres que d’Origène, Père de l’Église, si ce n’est par le choix de l’Église orthodoxe, alors prédominante, pour adapter le dogme à ses propres besoins ? Même Saint Augustin, dont la grande érudition ne fait aucun doute, avait envisagé la préexistence de l’âme au corps… Comment ne pas comprendre l’état de la relation de l’être humain à son corps lorsque l’on oppose l’esprit à la chair source présumée de toute vicissitude ? Comment expliquer les passages de la Bible expliquant l’incarnation préalable de Jésus en Melchisédech puis Élisée, et de Jean le Baptiste en Élie le prophète ? Comment croire que la vie est l’œuvre du Créateur suprême, qu’elle ne peut relever du hasard, ce dieu des ignorants, et que pour autant certains vont cumuler tous les atouts de la bonne naissance et d’autres tous les handicaps pour l’unique vie à accomplir, jusqu’à l’épreuve du Jugement dernier, après un (très) long corridor, où il sera décidé de la répartition entre les jouisseurs des délices paradisiaques et les souffreteux de l’Enfer ? N’y aurait-il point pour ces derniers de pardon et de rédemption, pourtant messages remarquables du Dieu d’Amour du christianisme à l’attention de l’humanité ? Et dans ce laps de temps, qu’en est-il d’un corps qui n’est plus et d’une âme assimilée à l’esprit dans ce lieu de séjour transitoire qu’est le Purgatoire ? Certes, les raisons du Créateur sont insondables, mais celles de l’autorité ecclésiastique suprême n’ont pas ce bénéfice, tout infaillible ait-t-elle proclamé son souverain pontife. Comment accepter le silence troublant sur les événements de la vie de Jésus après l’âge de douze ans, qui vont notamment lui conférer le pouvoir de guérir, jusqu’à sa réapparition à l’aube de la trentaine, enseignant et guérissant, alors même que l’on retrouve ses traces selon de nombreuses sources tibétaines en Inde himalayenne ? Comment se satisfaire de la croyance selon laquelle Jésus est mort pour les péchés de l’humanité et se satisfaire de sa résurrection pour une vie éternelle par-delà le passage terrestre, sans comprendre plus subtilement le message livré aux hommes du processus de leur renaissance fondée sur un choix de vie et leur libre arbitre ?
Le catholicisme a trop souvent enfermé l’homme dans la tyrannie de la dualité, disjoignant ce qui est Un en réalité. Entre manichéisme simplifié – la lutte du Bien contre le Mal –, culpabilité source d’inhibition, signes contraires au message d’humilité christique (ainsi l’infaillibilité autoproclamée papale), et éradication*² ou récupération de toutes les traces de l’enseignement de Sagesse préexistant à sa constitution, propres à sa volonté d’asseoir son autorité, il a coupé l’homme de ses racines profondes, venant de la nuit des temps. Il n’a pas hésité à frapper d’anathème par le Concile de Trente tous ceux qui pouvaient remettre en question la compilation retenue du Catalogue des Livres sacrés, au prétexte qu’ils étaient la parfaite, authentique et unique transcription de la Parole Divine à destination de tous les peuples de la Terre. Comment alors le salut des âmes peut-il être vraiment assuré, lorsque les droits de l’Homme voient se dresser à leur encontre la Sainte alliance de religions pourtant ennemies héréditaires farouches ? C’est ce que traduit dans les chiffres la perte d’efficacité de ses rituels plus guère adaptés aux nouvelles énergies et fréquences propres à l’évolution en cours de la conscience humaine, et nécessitant une totale réadaptation des systèmes existants, entre autres religieux. Quoi qu’en disent ses zélateurs et les efforts méritoires de sa pastorale, tout particulièrement à partir du renouveau insufflé par le Pape François, cette religion est de moins en moins alimentée et ne cesse de rabougrir, alors que se développe la "croyance sans appartenance" tout particulièrement chez les jeunes*³.
* On le doit à Augustin d’Hippone, devenu Saint, qui vécut quelques siècles après Jésus (354-430), ce dernier n’y ayant fait aucune référence dans son enseignement. Comment imaginer en effet que lorsque Eve tend la pomme de l’Arbre de la Connaissance à Adam, ce dernier en la mangeant ne prenne conscience de la Réalité, et évolue alors en toute connaissance de cause.
*² La christianisation a renversé menhirs et dolmens et combattu les anciens cultes, présentés comme barbares et obscurantistes. Ainsi Gargantua, ce géant débonnaire qui symbolisait l'énergie de la Terre, a été christianisé en saint Gorgon et, dans le même temps, a été diabolisé, les lieux consacrés à Gargantua étant rebaptisés roches ou gouffres du diable. Mélusine, la femme à queue de serpent et signifiant Mère de la Lumière, est très souvent, dans l'imagerie chrétienne, celle qui tente Adam et Ève sous le pommier. Elle a été christianisée en sainte Vénice ou sainte Véronique, et elle aussi diabolisée en même temps. Morgane la fée s’est vue condamnée comme sorcière et les " Morgane " furent brûlées par l'inquisition, tout en laissant place à sainte Marguerite qui, comme elle, est Mère Guérisseuse par le Dragon, cette énergie de la Terre-Mère.
*³ En 1900 la France comptait 50.000 prêtres. En 2012, il n’y en avait plus que 15.000, avec une moyenne d’âge de 75 ans. Seulement un dixième des catholiques vont une fois par semaine à la messe (Cf. sondage décennal de 2003 sur les croyances en France).
Cf. en complément La dualité décodée.
Le mythe du "bon berger"
Le système asservisseur des consciences, maître dans la compréhension des lois physiques régissant le fonctionnement du Vivant*, les a traduites par des lois spirituelles logées dans les grandes religions proposées comme un menu plus ou moins à la carte aux différents peuples de la civilisation humaine. Elles mettent toutes en avant un guide, au sens propre - ainsi le pape au sein de l’Église romaine - comme au figuré. Il est qualifié de bon berger, de bon pasteur.
Ainsi est glissée dans l'inconscient des moutons de l'enclos leur soumission au berger oppresseur qui, tel un berger, garde avec ses chiens de garde le troupeau à des fins d'exploitation, économiques comme nutritionnelles : broutage, tonte et abattage des consciences, puisqu'ils constituent la nourriture de la prédation de 4ème dimension et de ses relais terrestres*².
* Cf. Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'Univers & Fonctionnement de l'architecture du Vivant.
*² Cf. Compréhension structurelle de la Matrice
asservissante & La nouvelle religion universelle.
Si le christianisme fut le renouvellement du judaïsme, lui-même succédant à une métaphysique égyptienne finissante, un nouveau courant s’amorce, se heurtant non sans farouche résistance au courant décadent, appelant l’homme à réunir enfin par lui-même les conditions nécessaires à son élévation*. Il s'inscrit dans la continuité de l'enseignement du moine dominicain Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart (1260/1328), un théologien et philosophe allemand qui fut le principal représentant du courant spirituel catholique qu'on a appelé la mystique rhénane. Considéré comme l’un des théologiens les plus respectés de toute l’Europe, il avait pourtant comparu devant l’Inquisition à Cologne durant l’hiver 1327, car ce qu’il enseignait aux gens ordinaires dans leur langue germanique maternelle représentait une menace si grande pour l’Église, tout en étant perçu comme si libérateur, que l’Église estima qu’elle n’avait d’autre choix que de l’en empêcher*². Son "crime" était d’avoir dit aux gens qu’ils n’avaient pas besoin de compter sur l’Église, les prêtres ni même la religion pour entrer en contact avec Dieu, enseignant que la même étincelle divine qui a créé l’univers réside également au plus profond de l’esprit de chaque être humain : "L’œil à travers lequel je vois Dieu est le même œil à travers lequel Dieu me voit."
Alors seulement son Église pourra réunifier véritablement le legs de ses deux apôtres tutélaires, saint Pierre pour l’Église extérieure et saint Jean pour l’Église intérieure.
* Cf. Le chemin de l'Ascension & Processus de transformation de conscience (1).
*² S'il fut condamné par la bulle In Agro Dominico datée du .
La structuration du contrôle politico-religieux sur la conscience humaine passe par une dénaturation des lois sacrées explicatives de la Création et du fonctionnement de l’univers*, aux fins de domination et d’asservissement*². C’est le cas pour les trois grandes religions du Livre – le christianisme, le judaïsme, l’islam -, avec leurs figures allégoriques de référence. Il en est ainsi pour trois personnages-clés du Temple chrétien – l’archange Mickaël, la Vierge Marie, Jésus-Christ –, fermement ancrés dans l’inconscient collectif et dans les prières des fidèles croyants. Le concept de la réincarnation ayant été caché aux chrétiens, tous les mythes créateurs et les textes sacrés, des tablettes sumériennes au Nouveau Testament, en passant par les écrits bibliques, les évangiles gnostiques etc, évoquent de manière codée des êtres concrets et des faits historiques que les scribes et le clergé de la haute antiquité ont voulu à la fois camoufler et remanier, tout en conservant une mémoire ténue de ces événements. Cet épais voile de mystères avait un objectif : dissimuler au cœur de l'homme l'une des quêtes existantes de liberté spirituelle et physique, ainsi qu'une des contestations possibles de l'autorité, la plus subversive qui soit !
* Cf. Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'Univers & Fonctionnement de l'architecture du Vivant.
*² Cf. La nouvelle religion universelle.
Le passage de la métaphore à la réalité, sous l’égide des conciles œcuméniques concernés, a été dicté tout au long de plusieurs siècles par le travail de prêche, d’enseignement (catéchisme), et pour les dissidents ou récalcitrants à coup de bûchers, d’inquisition et de tortures. Quoi de plus naturel pour une religion prônant l’amour et le pardon… Qui plus est, à cette terreur des corps martyrisés s’est rajouté celle de figures repoussoirs, oppressantes et culpabilisantes, comme Lucifer, Satan, Belzébuth, le Diable, Méphisto... sans que l’on comprenne véritablement les subtilités d’appellation. C’est ainsi que des centaines de générations furent broyées dans l’étau de la crainte et de l’adoration orientée, entraînant d’inévitables ravages émotionnels dans leur relation à la vie, à eux-mêmes comme aux autres. Aux festives cérémonies de façade – mariages et baptêmes -, avec toutes les paillettes artificielles de la joie et du bonheur futur, se mêlait la terreur entretenue des enfers promis aux éternels pêcheurs devant le Créateur ne respectant pas les commandements dictés de la subordination nécessaire à l’obtention d’un hypothétique salut… à la fin des temps, devant le tribunal (même là-haut) du Jugement dernier !
Plus l’humanité s’enfonçait dans l’involution et plus il fallait aux moutons du troupeau sous anesthésie des règles concrètes, simples et compréhensibles. C’est ainsi que succéda à la multitude des dieux païens un Dieu unique, figure masculine toute puissante et autoritaire. La subtilité n’était pas de mise pour l’obéissance du troupeau. C’est donc à travers l’histoire physique d’un homme, Jésus, de sa mère pourtant vierge, Marie, et de ses disciples, les Apôtres au nombre de 12, que tout s’est construit. Afin que l’équilibre ternaire de la Création manifestée soit assuré, il fut rajouté au Père créateur et à Son Fils à défaut de fille l’Esprit saint, substance désincarnée permettant d’éviter une figure féminine présidant aux plus hautes fonctions. La parité n’était pas d’époque… Les moutons obéissants devant peu réfléchir, il importait que leur regard se porte principalement sur des personnages physiques, et non sur les principes. Ou comment faire avaler l’emballage extérieur au détriment de la véritable nourriture… Comme c’est la règle du jeu remise gracieusement à notre arrivée sur Terre, il est facilement compréhensible que nous restions toute une vie durant à ce stade de mâchouillage préhistorique, les téméraires contestataires prenant le risque d’un procès en hérésie.
Marie la Reine des Cieux
Les fables de Marie et Marie-Madeleine constituent une invention archétypale du système patriarcal diviseur. Marie pour les chrétiens ou Myriam pour les hébreux découlent de Maru en sumérien, déesse jumelle au sens androgyne d'un dieu symbolisant l'UN (Cf. image), signifiant "mère divine". Même si elles n'ont évidemment aucun rapport entre elles, elles sont un dérivatif de Meri, la "bien aimée" en ancienne Égypte, qui était aussi nommée Reine des Cieux, ou encore Maïa chez les latins, la mère de Mercure, et Mâyâ, la mère de Bouddha (Gâutama). "Meri" donna naissance à Mesi, "fait à la ressemblance de [Osiris]"*, soit le fils du dieu Osiris (Horus). Son objectif est de faire revivre la mémoire de son père en se révélant être le fils et le prolongement de ce dernier.
Ainsi Marie, la "mère" de Jésus, est Mare, la Mer, symbole de la grande illusion. Elle ne fait que perpétuer les cultes antiques de ses prédécesseures Isis, Ishtar, Sémiramis, Vénus... Ce principe féminin originel créateur se confond en réalité avec le principe féminin androgyne par essence, soit incluant le principe masculin. Sa division en archétype est au cœur de la force symbolique des fameuses "vierges noires", qui dépassent de loin l'époque judéo-chrétienne, et qui s'apparentent notamment à la figure d'Isis "la dévoyée"*. De ce fait, tous les individus - médiums, thérapeutes, voyant(e)s, auteurs "inspirés"... - qui disent canaliser, être en relation ou être inspirés par les figures de Jésus, Marie ou d'autres entités (anges, archanges...) décrites dans la Bible et autres prétendus textes sacrés, sont tout bonnement soit sous contrôle de la pensée induite dans leur égo-mental par le corpus prédateur et manipulateur, soit des affabulateurs. Ils/elles ne sont en aucune façon en relation avec la conscience christique, loin s'en faut !
* Cf. Le féminin séquestré.
Comme le papier d’emballage du dogme enseigné possède la forme géométrique du contenu original, toute personne en ce monde croit en la possibilité d’accéder au principe explicatif de sa relation au mystère du vivant. Il y a naturellement ceux qui, par les leçons du catéchisme apprises, décodent la composition de la substance qui est écrite en tout petit sur le papier d’emballage, voyant des tas de noms bizarres dont ils savent pourtant, intuitivement, qu’ils ne sont pas forcément très bons pour leur santé. Et pour les persévérants désireux d’aller un peu plus loin, ils découvrent tôt ou tard qu’il y a une coupure dans le papier d’emballage les menant alors au papier intérieur, plus brillant (car généralement en alu) que le papier imprimé. Ce n’est pourtant qu’un ornement supplémentaire dans sa façade.
Seuls tous ceux qui ont su ôter tous les emballages de la religion officiante (le "market consumer") ont une réelle démarche spirituelle. Ils se voient engagés dans un chemin les menant face à eux-mêmes, le papier alu tel un miroir leur renvoyant leurs propres interrogations. Ils découvrent l’importance de l’amour de soi, de l’acceptation de ce qu’ils sont, de l’acceptation de tout ce qui est à l’extérieur. Ils découvrent le respect total de tous les papiers d’emballage, ne cherchant plus à dire que l’un est supérieur à l’autre. Ils désirent être en paix avec eux-mêmes, afin que chaque frère les entourant puisse à son tour ôter ce papier d’emballage qui le maintient dans l’extériorité, dans l’incompréhension de sa véritable nature. Le chercheur est alors dans son cœur, plus vraiment dans sa tête. Il peut commencer à goûter la substance sous le papier alu, qui le mènera à la Conscience unitaire. Ceci devient son obsession, jusqu’au jour où il pourra mordre directement dans la substance et la mastiquer consciemment, tous ses sens en alerte. C’est l’extase "transcendante", ou la résurrection, car ce qui tenait de l’emballage aura été totalement crucifié...
Il est alors à comprendre que la substance est le Christ - l'énergie Kiristos -, que le papier alu est Marie, tandis que le papier d’emballage est Mickaël ou les Apôtres pour les chrétiens. Ces derniers sont le mental qui a couché l’histoire sur le papier. Sous un autre angle, Mickaël représente l’énergie masculine, le mental qui par son épée acérée coupe, tranche et discerne. Il est ainsi associé au monde tridimensionnel de la matière, à la linéarité de la raison. Il est la loi qui dit "ci-dessous vous trouverez une substance sacrée". Il est le plexus solaire dans le moteur énergétique de l’être humain*, celui qui brille et distribue l’énergie au corps, au contact de La Vibration émise et transmise par le papier alu.
Marie, le "papier alu", brille en son côté extérieur, immaculée comme une feuille blanche en son intérieur. Elle sent divinement bon la substance du Christ qu’elle porte en elle. Elle est la représentante des énergies féminines qui donnent la vie, l’amour inconditionnel qui se trouve à la dimension supérieure, à l’étage du cœur, à l’étage du thymus. La substance est en telle quantité que toute notion de manque est impossible. La peur n’est plus présente, d’où ce sentiment d’invincibilité. A ce stade, la gratitude d’être ce que nous sommes prend tout son sens. Dit autrement, nous sommes totalement "shooté", non avec une drogue extérieure mais intérieure. Nous n’avons aucun problème d’approvisionnement, aucun problème lié à la dépendance, puisque nous sommes devenu notre propre maître. L’état de manque est remplacé par un état d’abondance.
Enfin, la substance est Christ, c’est-à-dire l’aboutissement ultime. La dégustation ne fait que commencer, nécessitant conscience et gratitude afin que tous ses parfums s’expriment en nous et transforment notre chimie intérieure. L’Ascension*² est bien ce processus de désemballage devant aboutir à l’acceptation de l’hostie qu’est la substance Christ. Pour ce faire, il faut se séparer définitivement de tout ce qui appartenait à l’emballage. C’est une étape cruciale.
* Cf. Le moteur biologique de la co-création.
*² Cf. Le chemin de l'Ascension.
Un individu grand initié, Jésus, nous a montré le chemin il y a 2 000 ans. Il fut appelé Jésus le Christ. Jésus n’a été qu’une particule du Grand Esprit, le Grand Tout, incarnée dans un corps d’homme, animé de La Vibration Christ - le "kiristos" -, pure. Celle-ci nous transpercera à notre tour seulement quand notre Mickaël intérieur – le mental – dansera joyeusement dans les bras de Marie, l'amour. C’est à cette intersection que nous serons crucifié, soit au centre de nous-même, point d’équilibre de notre masculin et de notre féminin intérieurs. C’est alors la réactivation consciente de notre particule d’Esprit, celle de l’Unité, la Conscience unitaire.
Le personnage multi-facette de Jésus, de son nom hébreu Yeshua Ben Joseph
Chaque religion ou philosophie est érigée sur l'enseignement d'un prophète. Selon la tradition, Siddhartha Gautama est le Bouddha fondateur du bouddhisme. Mahomet
fut le premier prophète de l'Islam, Moïse celui du judaïsme, et Jésus-Christ celui du christianisme. Même si certains de ces prophètes n'ont peut-être jamais eu d'existence réelle, leurs
enseignements dépendent nullement de leur réalité historique, mais de la charge symbolique qu'ils véhiculent.
Nous savons aujourd'hui que des recherches sérieuses ont été entreprises pour établir l'existence de Jésus, mais celles-ci ont été précautionneusement et systématiquement empêchées. Pour asseoir son hégémonie sur la chrétienté et pour ne pas "déranger" les croyances de ses fidèles, le Vatican n'a jamais révélé la Vérité au sujet de l'existence ou non de Jésus. Mais cette vérité existe pour qui sait lire entre les lignes, et elle transparait pour celui qui pratique les enseignements bibliques, parce qu'à force de les expérimenter et d'éprouver la vie, il s'apercevra qu'ils sont amputés d'une grande partie de la vérité.Il y a effectivement eu un prophète ou un érudit qui enseignait, et qui probablement s'appelait Yeshua, Yesusvara, Īsā ou Aïssa... Mais en aucune façon, il ne s'appelait Jésus. Jésus n'est que la représentation archétypale d'un personnage de légende découlant d'autres précédemment. Elle a été consignée dans le nouveau testament, afin de promouvoir et consolider la doctrine chrétienne et d'asseoir le pouvoir de l’Église romaine. Le christianisme n'est en fait qu'un dérivé de la religion égyptienne. Quant à la dénomination de "Jésus-Christ", elle provient probablement de la traduction des mots Yeshua et Kiristos, qui signifie en sumérien "fils ardent de la vie".
À force que sa légende soit rabâchée de génération en génération, le personnage de Jésus a pris fermement place dans l'inconscient
humain. Aussi démontrer que Jésus-Christ aurait existé n'a pas beaucoup de sens, mais
prouver que plusieurs épisodes clés de son histoire biblique se retrouvent au cœur d'autres mythes consentirait en quelque sorte à ce que les choses soient claires pour tout le
monde. Jésus est ainsi le "juge des morts". La même chose a été dite au sujet de prédécesseurs tels que Nemrod, Krishna, Bouddha, Ormuzd, Osiris, Aecus, etc. Jésus était l'Alpha et
l'Oméga, le premier et le dernier. Krishna, Bouddha, Lao-Tseu, Bacchus, Zeus et d'autres l'étaient aussi. Jésus a guéri des malades et ressuscité des morts. Ainsi l'on fait Krishna, Bouddha,
Zoroastre, Bochia, Horus, Osiris, Sérapis, Mardouk, Bacchus, Hermès et d'autres. Jésus était de sang royal, tout comme Bouddha, Rama, Fo-Hi, Horus, Hercule, Bacchus, ou encore Persée, tous
considérés comme véritable Dieu unique, des milliers d'années avant la naissance présumée d'Abraham, le créateur si mal nommé du concept de "Dieu unique". Ils ont symbolisé le véritable Dieu
unique pour les hommes, le Soleil, avec la "vraie croix unique". Si les chrétiens représentent Jésus avec une auréole, c'est précisément la manière dont les Phéniciens dépeignaient les rayons du
soleil autour de la tête de leur dieu-Soleil, Bel.
Comme Jésus, Virishna a fait des miracles comme guérir les malades, redonner la vue aux aveugles, chasser les démons et ressusciter les morts. Il a été mis à mort sur une croix entre deux voleurs. Il est descendu aux enfers et il est ressuscité d'entre les morts pour remonter aux cieux. Le dieu Mithra a quant à lui été crucifié, et ressuscité des morts le 25 mars, à Pâques. Les initiations du culte de Mithra s'accomplissaient dans des grottes ornées des signes du Capricorne et du Cancer, symboles des solstices d'hiver et d'été, l'apogée et le périgée du soleil. Mithra était souvent dépeint sous la forme d'un lion ailé, un symbole pour le soleil encore en usage au sein des sociétés secrètes contemporaines.
Jésus ne fut pas le premier Grand Maître, Avatar ou Fils de Dieu à "naître d'une vierge". Pour les mystiques orientaux de tous les temps et de tous les pays, le grand mystère de l'Immaculée Conception et de la naissance spirituelle d'un Fils de Dieu est accepté non seulement comme une possibilité mais comme un évènement naturel dans la vie de tout grand Avatar. Par exemple Krishna en Inde fut mis au monde par une vierge chaste nommée "Devaki", qui fut appelée, à cause de sa pureté, à devenir la mère de Dieu.
La liste est longue des "Fils de Dieu" qui ont joué le rôle principal dans des histoires similaires à celle qui a été attribuée à Jésus, et presque tous ont été adorés bien avant qu'on ait entendu parler de Jésus : Krishna de l'Hindoustani ; Bouddha Sakyamuni de l'Inde ; Salivahana des Bermudes ; Osiris et Horus d’Égypte ; Odin de Scandinavie ; Crite de Chaldée ; Zoroastre de Perse ; Baal et Taut de Phénicie ; Indra du Tibet Bali de l'Afghanistan ; Jaon du Népal ; Tammuz de Syrie et de Babylone ; Attis de Phrygie ; Xamofxis de Thrace ; Zoar des Bonzes ; Adad de l'Assyrie Deva Tat et Sammonocadam du Siam ; Alcide de Thèbes ; Beddrou du Japon ; Hésus ou Éros et Bremrillahm des druides ; Thor, fils d'Odin, des Gaules ; Cadmus de Grèce ; Hil et Fêta des Mandates ; Gentaut et Quetzalcoalt du Mexique ; le Monarque universel des Sibyllins ; Ischy de Formose ; le Divin Enseignant de Platon ; le Saint Homme de Xaca ; Fohi et Tien de Chine ; Adonis, fils de la vierge lo, de Grèce ; Ixion et Quirinus de Rome ; Prométhée du Caucase ; etc.
Il en ressort que le mythe de Jésus est une compilation de plusieurs religions et traditions plus anciennes, tels les mythes de Mithra, de Zoroastre, de l'histoire d'Enki, d'Isis d'Osiris et d'Horus et vraisemblablement aussi de Jules César*, et d'autres encore... Toute l'histoire biblique du dénommé Jésus n'est que fictive et sa crucifixion une fiction symbolisant la charge karmique de la souffrance (la croix symbolisant entre autres nos croyances et nos souffrances : "la croix-en-soi"). Cette histoire renferme néanmoins des enseignements secrets, qui ont été complètement falsifiés dans le but de manipuler l'émotionnel humain en le laissant croire au péché, à la culpabilité, au bien, au mal, etc*².
* Cf. La dualité décodée.
*² Cf. Le mythe du péché, ou la mise sous tutelle de l'humain.
Nous avons tous, de près ou de loin, une notion plus ou moins courante des dix commandements de la Bible. Donnés par Moïse, ils ont été la pierre angulaire de tout un enseignement basé sur la crainte et la culpabilité qui a marqué l’humanité pendant plusieurs millénaires. Ses différentes traductions et interprétations, respectées plus ou moins au pied de la lettre, ont amené de nombreuses divisions. Dit autrement, ce qui partait en principe d'une bonne intention a débouché sur une interprétation voyant tous se taper plus ou moins dessus, avec une intolérance allant à la totale opposée d’un texte qui était censé dire "aimez-vous les uns les autres". C’est le résultat typique d'une vibration de 3-D*, dimension où l'ego-mental analyse, trie selon ses intérêts, juge puis crucifie ceux qui ne sont pas d’accord…
Cf. La falsification de la réalité en 3-D.
Si nous regardons maintenant cet enseignement avec la vision de la 4-D, dimension propre à l'intelligence du cœur, sinon de la 5-D, celle de l'unité, chacun des dix commandements prennent une autre tournure. Interpréter ces commandements avec le cœur n’a rien à voir avec celui de la tête. C'est ainsi que la compréhension change entre profanes et initiés...
Compte tenu des différentes versions de traduction, un "mixte" exprime chaque commandement, n'interdisant à chacun d’utiliser sa propre version. Globalement le premier commandement est le principal, les neuf qui suivent n'étant que des déclinaisons afin de mieux le comprendre.
Commandement
Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi
Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux…
Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain
Souviens-toi du jour du sabbat (ou du repos), pour le sanctifier
Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne
Tu ne commettras pas de meurtre
Tu ne commettras pas d’adultère
Tu ne commettras pas de vol
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain
Tu ne convoiteras rien qui soit à ton prochain
Version 3-D
Vire toutes tes idoles qui te détournent de ta connexion à toi-même, car elles sont toutes le fruit de ton ego-mental qui fait tout pour prendre la main et te perdre.
Toutes tentatives de représentation et d’idolâtrie sont bannies, sinon tu verras de quel bois je me chauffe…
N’utilise pas le mot "Dieu ceci" ou "Dieu cela" pour justifier tes égarements et incompréhensions, surtout dans tes moments vibratoirement bas. Et puis, n’utilise pas le mot Dieu pour te donner de l’importance et parler en son nom, car cela n’est que le jeu de l’ego qui veut dominer ses frères.
Ne sois pas un esclave à temps plein, et accorde-toi un moment pour toi-même afin de te reconnecter à toi-même et aux autres.
Respecte tes parents, car ils ont été tes tuteurs.
Ne tue sous aucun prétexte ton prochain.
Évite de coucher à droite et à gauche.
Évite totalement d’aller prendre ce qui ne t’appartient pas.
Chaque mensonge n’est que tentative de manipulation.
L’envie est une mauvaise herbe qui étouffe ta divinité.
Version 4-D
Suis la loi de l’UN et tout sera OK. Ne laisse rien se mettre entre elle et toi.
Toute tentative de représentation de l’UN sera forcément une limitation, car on ne peut représenter l’infini Unitaire aussi bien intérieurement qu’extérieurement.
Et comme tu es l’UN en action, évite de te faire une représentation de ce que tu penses Être, car ce n’est que projection de ton ego-mental et non ce que tu ES. Ne donne pas la première place à
ton ego-mental.
Chaque fois que tu baisses ta fréquence personnelle, ne viens pas mettre cela sur le dos de l’UN, car, en fait, tu es l’UN et tu ne peux accuser personne d’autre que toi-même. Sois responsable de ta propre vibration, car tu récolteras toujours le résultat de tes pensées et croyances.
Sois égoïste, prends du temps pour toi afin de rehausser ta fréquence. Et puis lâche prise quand tu émets une vibration-souhait afin qu’elle puisse se réaliser.
Honore le masculin-féminin. Ils sont tes parents qui te permettront de cocréer. Le savoir-connaissance et les sentiments engendreront l’enfant que tu désires cocréer.
Nul ne peut être détruit sinon que par soi-même. Nous sommes l’auteur de nos propres baisses de fréquence.
N’essaie pas de tromper la loi de l’UN, car, au final, tu ne fais que de te tromper toi-même.
Par la loi d’Attraction, tu ne peux attirer à toi ce qui n’est pas dans ta vibration.
N’exprime pas une vibration que tu n’as pas, sous peine de la voir débarquer dans ta cour. C’est de là que viennent tes épreuves. Sois vrai, transparent dans ta présence et tout sera pour le mieux.
Ne laisse pas ton ego-mental te tourner la tête avec des illusions, car cela n’apportera que décentrage et baisse vibratoire.
Ainsi, appliqué au thème de la Pensée création*, ces dix commandements apportent un autre éclairage. En considérant l’aspect vibratoire des choses, nous vérifions que l’aspect 3-D est surtout tourné vers l’extérieur, tandis que l’aspect 4-D est tourné vers l’intérieur. C’est ce qui fait la différence entre l’interprétation 3-D qui divise par l'ego-mental alors que l’interprétation 4-D vise l’Unité vibratoire de notre être profond via le cœur. Ces dix commandements ne sont en fait que des règles basiques pour augmenter notre fréquence, notre vibration intérieure, afin de mieux rentrer en contact avec notre JE SUIS, notre Soi supérieur, notre Âme.
* Le processus création décodé & La pensée création.
Le concept de "civilisation judéo-chrétienne" a pour objet de créer une illusion de continuité entre deux traditions qui sont profondément distinctes, de fabriquer une identité morale de substitution à l’Europe post-chrétienne, et d'empêcher toute critique du judaïsme ou du sionisme, en la plaçant au cœur même de l’Occident.
Si le christianisme est en effet issu du judaïsme historiquement, il le dépasse toutefois théologiquement. Il ne s’y rattache pas, il le contredit, car le judaïsme nie l’incarnation, la croix, la résurrection. La formule est donc un contresens théologique et une manipulation historique. Elle efface la spécificité du Christ, diluée dans une tradition vague, "abrahamique". Qui plus est, elle justifie l’alliance politique avec Israël, au nom de "racines communes", empêchant toute réflexion sur la rupture spirituelle opérée par le Christ. Elle remplace la foi chrétienne par une sorte de morale républicaine judéo-compatible.
Il s'agit d'un cheval de Troie linguistique, d'une manipulation faisant que le christianisme devient une culture, pas une foi, que l’Europe devient un projet communautaire hybride, sans transcendance, et que les lois, la politique, la mémoire, sont réécrites sous influence. La conséquence est que l’inversion morale devient possible : on peut tuer, mentir, trahir au nom de valeurs judéo-chrétiennes.
Et surtout, ce concept permet à l’Occident de servir des intérêts étrangers, tout en croyant défendre ses "racines" qui sont exclusivement grecques et latines.
Le piège du "judéo-christianisme", ou comment effacer le Christ sans jamais le nommer (1)
Les chrétiens de bonne foi croient encore être libres : libres de penser, de croire, de témoigner. Mais en vérité, ils vivent dans la prison d’un mot, le "judéo-christianisme", qui semble désigner une filiation naturelle entre la tradition biblique d’Israël et le message du Christ. Il est une manière d’installer l’Église dans la continuité. Mais ce terme, présent constamment dans le quotidien et les discours politiques, est devenu une arme de confusion massive. C’est un sujet quasi verrouillé, tabou, sacralisé. Or ce mot prépare une religion sans foi, une paix sans justice, une lumière sans flamme.
Pendant des siècles, l’Église catholique romaine, malgré ses failles et ses scandales*, a gardé une colonne vertébrale théologique solide. Elle affirmait clairement que Jésus-Christ est le seul Sauveur, que le salut ne vient que par Lui, que l’Ancien Testament trouve son sens en Lui et par Lui. Elle aimait le peuple juif, mais ne sacralisait ni son récit, ni ses refus, ni ses pouvoirs. Ce mot "judéo-christianisme" est en effet absent des Évangiles, autrement dit il est théologiquement douteux. Historiquement récent (XXe siècle), et non reconnu par les juifs eux-mêmes, il a surtout été utilisé après la Shoah comme ciment mémoriel, non comme vérité révélée… Et pourtant, il est imposé comme un terme absolu pour parler des racines de la France !
Le judéo-christianisme est en fait une chimère, dans la mesure où on ne peut unir l’Église du Christ et ceux qui ont refusé le Christ. C'est la logique élémentaire de la foi chrétienne, car si le Christ est vrai Dieu et vrai homme, alors le rejet du Christ par le judaïsme est aussi le rejet de Dieu. La réalité est qu'il s'agit d'un produit direct de Vatican II (1962/1965) dans sa déclaration Nostra Ætate, un outil linguistique conçu pour désactiver la foi, l’internaliser, la rendre compatible avec l’ONU, l’UNESCO, les chartes, les alliances interreligieuses, les dogmes de mémoire et les agendas du monde. Vatican II condamna avec insistance tout soupçon de responsabilité juive dans la Passion, allant jusqu’à culpabiliser ceux qui lisaient simplement les Évangiles.
Il traduit de ce fait une mue, la mue d’une Église qui a peur de sa propre mission, d’un monde qui veut la paix mais sans la vérité, d’un Vatican qui, dans sa façade visible, n’est plus ce qu’il prétend. Ce mot fait des Chrétiens les serviteurs d’un ordre moral inversé sous des symboles culturels inoffensifs. Il n’engendre rien, parce qu’il ne vient pas de la Vie. Il vient du compromis. Et le compromis, quand il touche au salut, devient une trahison.
Pendant que le monde chante la fraternité et la tolérance, la foi elle s’éteint, doucement, méthodiquement.
* Cf. L'Eglise romaine décodée.
Le piège du "judéo-christianisme", ou comment effacer le Christ sans jamais le nommer (2)
En France, ce glissement a été plus brutal encore. La laïcité, née au XIXe siècle, n’a jamais été un simple équilibre, car pensée comme une arme de guerre contre le catholicisme. La République contre la Croix, autrement dit la France trahie par ses "enfants", les Jules Ferry, Emile Combes, Clemenceau... Les prêtres ont été pourchassés, les écoles religieuses fermées, les crucifix arrachés, les congrégations pillées. La République n’a pas voulu être neutre. Elle a voulu être dominante, remplacer l’Église comme matrice de vérité, de morale et d’histoire. Et ce processus d’effacement a été continu, s'étant même accéléré avec Macron, ce président de l’inversion. Il n'est qu'à se souvenir de sa phrase lorsqu’il affirma que "La France est la fille naturelle de la République". Ce n'était pas une maladresse. C’était une profession de foi inversée.
Lorsqu'il la prononce, c’est pour dire "La France n’est plus la fille aînée de l’Église. Elle est une bâtarde. Elle est à nous. Elle n’a pas de père. Elle est née de la Révolution." Derrière cette formule, tout le programme révolutionnaire à la sauce du socialisme progressiste apparaît : renier les racines,
détruire les repères, substituer le sacré chrétien par un sacré républicain fondé non sur le pardon, mais sur la dette et l’inquisition mémorielle.
Dans la plupart des pays occidentaux aujourd’hui, une asymétrie absolue s’est installée :
• Le judaïsme est devenu intouchable, intangible, incontestable.
• Les lois mémorielles le sanctuarisent.
• Les critiques politiques d’Israël deviennent "antisémites", bientôt "antisionistes" par automatisme.
• Toute remise en question des récits dominants devient blasphème.
Et pendant ce temps, les chrétiens doivent ouvrir leurs églises, déconstruire leur théologie, se repentir encore et toujours; les musulmans doivent faire acte de loyauté permanente, se justifier d’exister; les peuples doivent ouvrir leurs frontières, oublier leurs origines, changer de calendrier, de langage, de symboles. Il n’y a jamais de réciproque, puisqu'il n’existe aucun pluralisme réel dans les institutions juives, ni dans l’État d’Israël.
Il n’existe aucune repentance en retour, il n’y a aucun effort pour "déconstruire" l’élection juive ou la supériorité implicite d’un peuple devenu sanctifié par l’histoire.
Le "judéo-christianisme" a ainsi cessé d’être un pont. Il est devenu nn concept creux, saturé de sens inversé, dans lequel le Christ est toléré… à condition qu’il ne parle plus. On ne veut plus de son autorité, ni de sa vérité, pas plus de son Royaume. C’est cela, la grande inversion : une religion mondiale sans Croix, un universalisme sans transcendance, une église sans évangile, et un ordre moral global dans lequel les fils du monde ont remplacé les enfants de la Lumière.
En d'autres termes, le mot "judéo-chrétien" est un fourre-tout politico-théologique, destiné à amalgamer ce que le Christ est venu justement séparer : l’ancienne alliance charnelle, et la nouvelle alliance spirituelle. Une alliance contre-nature. Ce cheval de Troie sert à installer une sorte de religion globale fondée sur des valeurs communes : la paix, la tolérance, la mémoire, la fraternité… mais déconnectées de toute vérité, de toute Croix, de toute offrande. Et dans cette nouvelle religion tiède, maçonnique, technologique, interconfessionnelle, l’homme devient à la fois le centre, le but, et le sacrifice. Il n’est plus enfant de Dieu. Il est produit de la conscience, objet de soins, et matière à euthanasie.
Le piège du "judéo-christianisme", ou comment effacer le Christ sans jamais le nommer (2)
Avant 1945, on ne parlait jamais de "judéo-christianisme" positivement, les deux religions s'opposant sur tout ce qui fonde la foi chrétienne : l’Incarnation, la Croix, la Trinité, la Résurrection. Mais après Auschwitz, on a construit cette expression pour créer un mythe réparateur, un mensonge utile. Son but était d'effacer les ruptures, de fusionner deux traditions opposées en une pseudo-filiation morale, et surtout d'empêcher toute critique du judaïsme dans l’espace public.
En effet, il existe aujourd’hui une constante géopolitique observable à l’échelle mondiale : la dissolution des nations et la fragmentation des peuples sont devenues des outils assumés de gestion du monde par les puissances dominantes. Partout, sauf en un seul endroit : Israël.
C'est ainsi que dans les anciens États-nations d’Europe, les élites œuvrent à diluer les souverainetés dans des entités technocratiques globales :
• Union européenne : fin des monnaies nationales, des frontières, des législations autonomes.
• OTAN : disparition de la souveraineté militaire au profit d’un commandement intégré américano-centré.
• ONU, OMC, OMS : domination d’agences internationales non élues qui dictent normes, traités, restrictions.
Le résultat est que l'idée même de nation autonome et stable est présentée comme dépassée, dangereuse, rétrograde.
Par-delà la dissolution, partout ailleurs, on fragmente dans les zones instables ou stratégiquement ciblées, les mêmes puissances encourageant la désintégration des États :
• Yougoslavie : morcelée sous impulsion européenne et américaine, avec des bombes sur Belgrade pour faire naître le Kosovo.
• Irak : détruit au nom d’armes imaginaires, démembré entre sunnites, chiites et Kurdes.
• Libye : Kadhafi assassiné, l’État effondré, devenu un terrain de guerre entre milices.
• Soudan : divisé artificiellement en Nord et Sud après des décennies de conflits.
• Syrie : tentative échouée de fragmentation par guerre civile, jihadisme exporté et intervention étrangère.
Chaque fois, un État souverain est présenté comme "illégitime", puis détruit ou éclaté au nom des droits de l’homme, de la démocratie, ou d’un nouvel ordre mondial. Seul l'Etat d'Israël est l’exception absolue, auquel on reconnaît et garantit exactement le contraire de ce que l’on impose aux autres.
• Il refuse toute intégration régionale : ni Union méditerranéenne, ni gouvernance partagée, ni coordination politique avec ses voisins.
• Il impose une unicité ethnique et religieuse : un État juif, avec une politique de sélection fondée sur l’ascendance, le droit du sang, et l’expulsion des non-juifs.
• Il rejette le pluralisme : tout État binational ou véritablement démocratique est considéré comme une menace existentielle.
• Il exige d’être reconnu comme une démocratie exemplaire, malgré ses lois d’apartheid, son régime militaire en Cisjordanie, et le blocus inhumain de Gaza.
Israël existe parce qu’on l’a imposé. Il se maintient parce qu’on le protège. Mais cela ne suffit pas à lui donner une légitimité, les droits géopolitiques des États construits sur le mensonge et le sang ne pouvant en aucune façon y contribuer.
Une institution religieuse, c’est une armée qui, au lieu de combattre avec les armes à feu, combat avec le verbe, qui est le feu de l’Esprit. Autant une armée en kaki dit qu’elle est là pour garantir la paix, autant une armée de croyants dit qu’elle est là pour unifier le monde, et ainsi être en paix. Les deux disent la même chose et veulent la même chose, la paix. Or, nous voyons tout le contraire : cela ne peut être qu’une armée qui attaque, et qu’une religion qui sépare le croyant de l’incroyant. En toute sincérité ... Elles ont chacune leur territoire de chasse, et comme tout individu possède en lui ces deux aspects - l'appétence à la "guerre", au combat, et au spirituel -, nous sommes tous bon pour nous faire enrôler selon leur protocole de pouvoir et de domination. Bienheureusement, nous avons aussi un Soi, le lien avec le Divin. Il appartient au Soi supérieur qui, par définition, n’est pas incarné dans la matière, qu’elle soit dense ou subtile… Mais sachant cela, "ils" ont falsifié notre structure spatio-temporelle* pour nous maintenir dans l'oubli de Ce Que Nous sommes vraiment. Ce voile de l'oubli établi, la manipulation des consciences pouvait jouer à fond et nous conduire à l'état d'asservissement.
* Cf. La falsification de la réalité en 3-D.
Ainsi a été établi le concept subtilement pervers du péché et du fait d'être des pêcheurs pour l'éternité depuis la soi-disant faute commise au jardin de l’Éden*. Fort de cela, il en a découlé la pire des maladies qui soit, la culpabilité, avec la nécessité de demander constamment pardon à l’Éternel et de recourir à l'absolution par ses serviteurs habilités. Nous sommes ainsi tous des coupables, puisque pécheur par définition. Maintenu de ce fait dans la séparation, cette lame de rasoir qu'est la culpabilité nous empêche d’accéder à la paix intérieure, première marche pour aller sur la voie de l’UN, de l’UNification, de l’UNité, et de récupérer notre puissant pouvoir de cocréation*². Nul besoin d'en décrire les dégâts. Ce sont comme des myriades de mines anti-personnelles disséminées partout qui rendent cul-de-jatte n’importe quel marcheur voulant aller à la découverte de sa propre divinité ...
* Cf. La dualité décodée & Le mythe du péché, ou la mise sous tutelle de l'humain.
*² Cf. La pensée création.
État de l'être humain dans la vision de la religion occidentale
Les centres énergétiques
Le moteur biologique normal
La structure spatio-temporelle
La 3-D falsifiée
État religieux falsifié
Lorsque les centres énergétiques, autrement nommés chakras (figure 1) de l'être humain fonctionnent dans une structure spatio-temporelle normale (figure 3), celui-ci a toute la puissance de l'équilibrage de ses polarités masculin/féminin pour l'exercice de son pouvoir de co-création à partir du chakra du mental (plexus solaire - 3), de polarité masculine, et du chakra de l'émotionnel (cœur - 4), de polarité féminine. Compte-tenu de la falsification de la réalité en 3-D (figure 4), l'enseignement religieux basé sur la culpabilité du péché originel participe de l'altération de ce pouvoir de création, le féminin sacré - intuition, ressenti - étant considérablement atrophié au bénéfice de l'ego-mental et de ses manipulations (figure 5).
Cf. présentation complète dans Le moteur biologique de la cocréation, La falsification de la réalité en 3-D, L'illusion de la demande au Ciel et sa résolution, La pensée création.
Appelés "pécheurs/pêcheurs", parce que nés de l’ère du Poisson, il nous appartient de devenir les empêcheurs de tourner en rond en sautant hors du cercle de la fausse religion* et de nettoyer la dose de culpabilité qui pollue nos mémoires cellulaires et intoxique notre inconscient. Cela passe par la prise de conscience de combien nous avons été imbibé jusqu’à l’os en observant tant l'état de nos pensées que des émotions qui se manifestent dans le déroulé de notre vie, tout particulièrement dans les interactions relationnelles. C'est un travail de délestage indispensable, destiné à nous alléger afin de retrouver la libre voie du cœur non mentalisée par les interdits et autres préceptes insidieux. En regardant l’altimètre de notre vibration personnelle nous savons si nous nous enfonçons ou nous élevons. Élever sa fréquence consiste donc à virer le lourd, le plomb de la culpabilité, et forcément les règles qui ont permis que ce vinaigre nous corrode de l’intérieur.
"Qui voudra sauver sa vie la perdra" a dit le Christ (Marc 8:35, Luc 17:33). Il est impossible d’être amour inconditionnel et en même temps son propre cancer. La culpabilité, ce sentiment d’être coupable d’être ce que l’on EST, est le pire poison de l’humain. C’est la raison pour laquelle les distributeurs-dealers qui nous l'ont vendu sont tous habillés de noir*²…
* Cf. Le mythe européen décodé (1) Un ADN impérial païen.
*² Cf. Symboles et artifices de la Matrice.
Nous sommes tous les "fils et les filles" de l’UN. Il ne peut y avoir de ce fait une étincelle de vie supérieure à une autre. Nous sommes tous à égalité, au même titre qu’aucune cellule de notre corps n’est supérieure à une autre, ou qu’une planète ne l’est par rapport à des soleils.
Cette prise de conscience de ce que l’on EST conduit à mettre définitivement à la poubelle la croyance que nous sommes séparé de l’UN et donc de nous-même, de notre étincelle de Vie, de notre étincelle d’Esprit, de notre Soi supérieur. En restant dans la non-foi en notre propre pouvoir, celui de l’UN, nous ne faisons que construire de la séparation, avec toutes les peines et les souffrances qui vont avec.
L'indispensable dépassement des concepts bibliques
Tous les concepts auxquels se rattachent les êtres humains en leur état de conscience ont une dimension émotive (Dieu, Adam, Eve, Satan, Lucifer, Michael...). Ils
sont des implantations dans le cerveau tant par les entités de nature évolutive (+) que celles de nature involutive (-) qui les gouvernent de la 4ème dimension de réalité, le Monde des esprits,
autrement appelé le champ de l'Astral. Même si dans ce Plan invisible se trouvent des Intelligences bienveillantes à son égard, ces dernières sont à leur stade d'évolution encore imparfaites,
l’être humain qui s'y fie ne pouvant recevoir l'information parfaite car absolue des Intelligences du Plan supérieur, le champ cosmique de l'Esprit universel, appelées les Êtres de
Lumière*.
C'est pourquoi l’être humain, pour commencer à comprendre ce que veut dire ou ce qu’implique les mots et concepts auxquels il se réfère benoîtement, naïvement, par
l'inflammation de son ego-mental - l'intellectualisme -, n'a d'autre choix que d'être libre de ces notions qui lui ont été implantées par conditionnement extérieur (éducation familiale par
exemple) et sous l'emprise de la force prédatrice glissée dans sa psyché dénaturée de par la manipulation génétique de ses origines galactiques. Si ces concepts et notions ont eu dans le passé
une valeur - sa construction identitaire égotique -, ils n’ont désormais plus aucune valeur, compte-tenu du nouveau cycle civilisationnel en cours d'établissement*². L’être humain est appelé à
devenir, par sa transformation intérieure profonde*³, ce qu'il appelle la Lumière ou l’Intelligence, lui permettant de créer de nouvelles notions plus justes car épurées des anciennes notions qui le
leurraient, le maintenant asservi à la chaîne d'alimentation des Forces de l'Ombre et des ténèbres. En comprenant enfin les Lois cosmiques qui régissent Ce Qui Est, l'Univers, il sera Libre, sa
nature première !
* Cf. Compréhension structurelle de la Matrice
asservissante.
*² Cf. Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.
*³ Cf. Le chemin alchimique & Processus de transformation de conscience (1).
Que ce soit pendant le temps de Carême pour les chrétiens, de Ramadan pour les musulmans ou de Yom Kippour pour les juifs, nous sommes invités à nous tourner vers ce qui est essentiel : notre foi en un Créateur, notre quête de sens, et notre désir de vivre en paix les uns avec les autres. Ces périodes sacrées ne sont pas seulement des moments de recueillement individuel, mais aussi des opportunités pour renforcer nos liens, pour nous rappeler que la fraternité est au cœur de nos traditions spirituelles. La foi, qu’elle soit chrétienne, musulmane, juive ou autre, nous élève au-dessus des divisions, et nous rappelle notre humanité commune.
C'est pourquoi il importe de ne pas tomber dans le piège absurde de la haine, cette émotion qui cherche à nous dresser les uns contre les autres. La foi, qu'elle qu'en soit la nature, loin de nous opposer, partagent bien plus de points communs que de différences. Elles nous appellent à l’amour du prochain, à la charité, à la patience et à la recherche de la vérité. Ne voir que ce qui nous éloigne, c’est céder à une vision étroite, un leurre qui nous empêche de grandir. Car les différences entre nos religions ne sont pas des murs infranchissables : elles sont des passerelles, des occasions uniques d’apprendre les uns des autres, de nous enrichir mutuellement et de mûrir dans notre compréhension du monde et de Ce Qui Est, l'Unique.
Il suffit de regarder l’histoire. En Palestine, pendant des siècles, chrétiens, musulmans et juifs ont vécu côte à côte, dans un respect mutuel qui était la norme. Jusqu’à récemment encore, en Syrie, ces communautés coexistaient, partageant les fêtes, les joies et les peines. Ces exemples montrent que la fraternité n’est pas une utopie, mais une réalité vécue, ancrée dans nos héritages. Pourquoi alors laisserions-nous aujourd’hui des idéologies divisées nous éloigner de cette sagesse ancienne ?
À l’inverse, la laïcité, souvent présentée comme une solution, représente un vrai danger. En cherchant à effacer la foi de nos vies publiques, elle a pour effet de couper les racines profondes qui nous unissent, nous privant de cette force spirituelle qui inspire le respect, la solidarité et le dialogue. Sans la foi, nous devenons des individus isolés, déconnectés les uns des autres, vulnérables aux discours de peur et de rejet. La laïcité, sous couvert de neutralité, peut ainsi devenir une barrière à la fraternité authentique, celle qui naît de cœurs ouverts et de croyances partagées. C'est l'exemple de la Russie d’aujourd’hui, où 115 ethnies, avec leurs cultures et leurs religions variées, vivent ensemble et construisent un avenir commun. Ce n’est pas une cohabitation forcée, mais une harmonie active, où chacun apporte sa richesse pour bâtir quelque chose de plus grand. Ce modèle montre qu’il est possible de dépasser les différences, non pas en les niant, mais en les accueillant comme des forces. Nos croyances ne doivent pas nous enfermer, mais nous pousser à nous tendre la main, à dialoguer, à apprendre.
Une question essentielle aujourd'hui est de savoir pourquoi, partout, la peur proposée par les grands médias porte presque exclusivement le visage de l’islam, comme si cette religion, diverse, immense et plurielle, résumait à elle seule la menace universelle ? Et pourquoi, dans le même mouvement, le christianisme occidental est-il systématiquement présenté comme archaïque, en faillite morale, condamné d’avance, réduit à ses scandales, vidé de sa dimension spirituelle et positionné comme coupable par défaut devant toutes les juridictions symboliques de la modernité ? Et surtout, comment se fait-il que l’Église soit sommée, non plus de suivre l’Évangile, mais d’adopter un alignement politique précis, au point que soutenir l’Évangile contre les choix d’un État étranger devienne soudain suspect, presque dangereux ?
En parallèle une autre dynamique se déploie, celle qui fait du peuple juif, au-delà de toute diversité interne, le centre moral quasi absolu de l’Occident. Non pas en termes théologiques, mais en termes narratifs, culturels et politiques. Comment expliquer que dans l’espace médiatique occidental, les actes d’Israël soient systématiquement interprétés selon une grille qui leur accorde une présomption morale que nul autre État ne reçoit ? Comment expliquer que les destructions, les famines, les morts civiles, les censures massives, les violences assumées soient immédiatement requalifiées en "nécessités", "ripostes", "complexités", là où les mêmes faits, commis par n’importe quel autre pays, seraient décrits sans hésitation comme des crimes ? Comment cette disproportion narrative a-t-elle pu être installée au point que des dirigeants d’États, des grandes entreprises, des organisations internationales, des universités, des églises elles-mêmes adoptent ce réflexe de manière automatique, presque inconsciente ? Comment en est-on arrivé à considérer qu’un peuple représentant moins d’un dixième de pourcent de l’humanité puisse détenir, sans contestation sérieuse, la position morale centrale autour de laquelle toutes les autres douleurs doivent se calibrer ?
Ces questions ne sont ni agressives ni accusatrices. Elles sont logiques. On ne peut pas parler d’humanité, de justice, de droits, sans interroger la manière dont nos systèmes de perception hiérarchisent les victimes et les coupables. Et dans cette hiérarchie, un phénomène troublant apparaît : certaines souffrances deviennent inquestionnables, d’autres presque indiscernables ; certaines violences deviennent "compréhensibles", d’autres inacceptables ; certains morts ont un nom, d’autres un chiffre. Ce déséquilibre ne peut pas être attribué au hasard. Il est trop stable, trop vaste, trop transversal, trop intégré. Alors il faut poser la question, calmement : comment un récit a-t-il pu s’imposer au point de devenir le filtre moral absolu d’un continent entier ? Est-ce le résultat d’une histoire tragique utilisée comme bouclier ? Une stratégie de pouvoir ? Une dérive culturelle ? Un réflexe occidental mêlant culpabilité, ignorance et facilité ? Ou l’aboutissement d’un processus beaucoup plus long, beaucoup plus ancien, où la centralité d’un peuple ne résulte pas d’une volonté divine, mais d’une dynamique historique, politique et narrative qui dépasse les individus eux-mêmes ?
Car ce que nous observons aujourd’hui va au-delà d’une simple partialité médiatique : c’est une structure. Une structure où une religion devient sacrée, une autre devient dangereuse, une autre devient fautive ; où un État acquiert un droit moral exceptionnel ; où la critique devient suspecte ; où l’analyse devient interdite ; où la vérité doit se plier à la sensibilité d’un récit qui absorbe tout ; où une civilisation immense, diverse et ancienne a pu confondre souffrance et souveraineté morale, mémoire et pouvoir, tragédie et impunité. Pourquoi elle accepte sans protester que certaines vies vaillent davantage, certaines morts moins, certains crimes davantage, certains silences plus encore.
La réalité qui s'impose est qu'une fraction de cette civilisation, minuscule mais désormais centrale, est devenue une civilisation-réseau, qui entre dans sa phase eschatologique radicale. Sa puissance ne tient pas à sa taille, mais à son art : l’art de manipuler les autres...
Israël a sa propre agenda eschatologique : constitution du Grand Israël, contrôle total sur l’establishment politique américain, guerre ouverte contre Rome. Ceci entend que quelque chose, dans la modernité radicale, a touché le cœur du judaïsme. Une mutation, une transfiguration, un passage du marginal au central, du religieux au structurel, du minoritaire au dominant. Nous ne sommes plus dans la géopolitique, nous sommes dans l’eschatologie politique. Nous sommes dans le moment où une civilisation minuscule, mais extraordinairement dense, extraordinairement organisée, extraordinairement saturée de mémoire et de réseau, restructure en silence l’ordre moral du monde. Nous sommes au bord du gouffre. Et si nous ne comprenons pas cela, profondément, scientifiquement, spirituellement, il sera trop tard. L’humanité joue son dernier acte, sans en connaître la pièce.
La genèse de cette force sans visage est un empire officiellement mort, mais qui continue d’agir comme une main froide, persistante, bureaucratique, religieuse, algorithmique, une main qui ne tient plus un sceptre mais des réseaux, des images, des récits, des loyautés. Cet empire disparu mais jamais dissous est l’Empire khazar*. Non pas les Juifs, non pas les Hébreux bibliques, mais les Khazars, ce peuple frontalier, commerçant, stratège, converti tardivement, et dont les élites ont survécu à la dissolution de leur royaume en n’emportant qu’une seule chose : leur structure, leur capacité à s’infiltrer, à se fondre, à se reconstituer ailleurs. Les Russes comme les Perses le savent depuis au moins mille ans. D’autres encore, silencieusement. N'ayant pu survivre militairement, il a survécu autrement, par l’infiltration. Et pour ce faire, il lui fallait un bouclier, un symbole, une armure morale, un récit. Ce bouclier, ce fut le judaïsme*², non comme religion, mais comme refuge identitaire. Puis, plus tard, la Shoah, non comme tragédie — ce qu’elle fut — mais comme capital moral, sanctuarisé, sacralisé, instrumentalisé au-delà de ce que nos imaginations modernes osent encore concevoir.
* Cf. La nouvelle religion universelle.
*² Cf. Le Judaïsme décodé.
La Khazarie a disparu comme territoire, mais ses élites ont survécu comme réseau. Et ce réseau avait besoin d’un peuple-hôte pour se maintenir. De là vient l’imbrication trouble, confuse, presque indémêlable entre certains lignages khazars et la notion moderne de "peuple élu". De là vient l’ambiguïté profonde entre judaïsme sincère et judaïsme politique. De là vient le basculement progressif où les victimes devinrent la référence morale absolue, non par essence, mais par usage. Cette anomalie de la modernité est comme la dernière mue d’un monstre ancien, un vampire global qui a vécu sous plusieurs formes avant d’arriver à celle-ci : hyper-financière, hyper-médiatique, hyper-algorithmique, hyper-messianique. Une créature politique sans territoire, mais avec des souverainetés invisibles. Une créature religieuse sans théologie, mais avec un dogme : l’immunité morale totale. Une créature eschatologique sans transcendance, mais avec une finalité : le contrôle du récit.
Nous ne découvrons pas un phénomène, nous assistons à son accomplissement. Nous ne devons pas analyser un événement nouveau, nous devons reconnaître l’aboutissement d’une incubation pluriséculaire. Le monde n’entre pas dans une crise : il arrive au bout d’une gestation. Et ce qui se passe aujourd’hui — Gaza, Washington, Rome, Jérusalem, Moscou, Paris — n’est que la phase d’émergence visible de quelque chose qui a longtemps vécu dans la pénombre des structures. Voilà pourquoi rien, absolument rien, dans ce qui advient, ne semble inattendu. Voilà pourquoi les réactions médiatiques, religieuses, géopolitiques semblent prévisibles. Voilà pourquoi le sanctuaire moral d’Israël était un passage obligé. Voilà pourquoi la dissolution du Christ était nécessaire. Voilà pourquoi le silence de l’Église était inscrit dans le scénario. Nous ne sommes pas dans une crise politique, nous sommes dans la collision entre une eschatologie ancienne et une géopolitique moderne. La main morte n’a jamais cessé d’agir, elle arrive simplement à sa surface. Nous y sommes. Le monstre sort de l’œuf, et désormais, il faut le regarder.
Le loup moderne n’habite plus dans la forêt. Il habite "ailleurs", quelque part entre une mosquée de banlieue, un cliché d’Orient, une poignée de noms exotiques. Le loup n’a plus besoin d’être vu : il suffit qu’on vous rappelle régulièrement qu’il existe.
Dans cette mécanique, quelque chose s’efface lentement, imperceptiblement d’abord, puis avec une évidence que l’on ne peut plus maquiller : la nuance disparaît, le réel se contracte, les visages perdent leur profondeur.
Et parmi les disparitions silencieuses, il en est une qui intrigue, dérange et inquiète plus que les autres : celle du Christ. Pas seulement le Christ religieux. Le Christ comme figure, comme symbole, comme point cardinal moral. Il s’efface dans les ombres, comme un personnage de premier plan relégué au décor parce que le roman a changé de genre sans prévenir son lecteur.
Ce phénomène n’a rien d’un complot : c’est une accumulation, une suite de choix minuscules, de renoncements successifs, de compromis signés par lassitude.
Les chroniqueurs télé, lorsqu’on les interroge en privé, évoquent parfois un "climat". Ce mot-là revient comme une incantation administrative. "Ce n’est pas contre le Christ", disent-ils, "c’est juste que le sujet n’intéresse plus le public". Pourtant, le public n’a jamais été consulté. On lui dit simplement ce qu’il est censé vouloir. La disparition du Christ dans le récit collectif n’est pas un accident éditorial : c’est une opération de déplacement, un changement de décor, discret mais radical. On garde le mot "Noël", bien sûr, surtout pour les vitrines. Mais on gomme Celui qui en était le centre.
Personne ne ferait un film Marvel en supprimant le super-héros, et pourtant c’est exactement ce que la modernité fait avec le Christ. Le blockbuster continue ; le protagoniste a été effacé ; personne ne doit poser la question du scénario. Pendant ce temps, d’autres figures prennent la place vacante. Des figures auxquelles on ne demande ni perfection morale ni universalité : il suffit qu’elles concentrent le faisceau médiatique.
L’islam devient ainsi une sorte de géant maladroit, une force inquiétante, imprévisible, visible de loin mais rarement rencontrée réellement. Ce n’est pas l’islam qu’on montre. C’est une ombre agrandie par la lampe projetée sous un angle étudié. Et dans les studios, on ajuste l’éclairage. Or cette ombre, répétée mille fois, finit par tenir lieu de réalité. Nous regardons les informations et nous croyons voir le monde, mais c’est un monde reconstruit, comme dans The Truman Show, soigneusement aménagé pour que nous tournions toujours dans la même direction morale.
Car la peur sert de boussole. Elle indique le nord, même lorsqu’il n’existe plus. Dans le même mouvement, une autre opération se produit, plus étrange encore, presque imperceptible pour qui ne regarde pas attentivement : une petite nation, minuscule par sa démographie, devient le centre moral, émotionnel, géopolitique du récit mondial. Israël apparaît non pas comme un pays, mais comme un symbole, un mythe, un protagoniste sacralisé. Le traitement médiatique n’est pas univoque : il est hiérarchisé.
Quand Israël agit, le récit s’ajuste automatiquement : on contextualise, on nuance, on explique, on protège. Quand d’autres agissent, on juge, on condamne, on isole. C’est le même film, mais le montage n’est pas le même selon le personnage.
Le spectateur ne le voit pas, ou plutôt, il croit voir la vérité alors qu’il regarde un montage. Même les séries ont adopté ce script. Dans des productions qui prétendent explorer le monde contemporain — espionnage, terrorisme, géopolitique — certaines nations sont toujours montrées comme rationnelles, occidentales, évoluées ; d’autres comme archaïques ou dangereuses. La répétition crée le confort, et le confort fait oublier le réel.
Pourtant, si l’on observe bien, il y a une fissure dans ce décor. Dans les conversations privées, dans les commentaires censurés avant publication, dans les silences embarrassés des plateaux, on sent un malaise. Comme si ceux qui fabriquent le récit savaient qu’il manque quelque chose. Comme si les contes qu’on raconte aux adultes ne parvenaient plus à les endormir correctement. Les écrans ne disent rien, attendant qu’on accepte le récit, que l’on oublie ce que l’on sait déjà : que la peur orientée n’est pas la peur authentique, que l’effacement du Christ n’est pas un progrès, que la sacralisation d’une nation n’est pas une fatalité.
Il y a dans les yeux du public cette lueur que les studios n’ont pas encore su éteindre : la certitude intime qu’on lui cache quelque chose. Ce quelque chose n’est pas un secret. C’est une proportion, une asymétrie, un déséquilibre moral, habillé d’un vocabulaire fabriqué. Le monde n’est pas tel qu’on le montre. Il est plus complexe, plus nuancé, plus déchirant. Il est surtout plus fragile. Et cette fragilité, les récits dominants ne veulent pas que nous la voyions. Ils préfèrent que nous ayons peur des loups qui ne viennent pas, plutôt que de voir les loups qui tiennent la lampe. Ce langage, s’il n’est pas questionné, définira bientôt non seulement ce que nous croyons, mais ce que nous sommes autorisés à croire.
Anatomie d’une disparition annoncée
Si le Christ est devenu un personnage secondaire dans sa propre histoire, un invité toléré mais non désiré dans les récits que la société produit sur elle-même, cette disparition ne s’est pas faite en un geste. Elle a commencé par des petites phrases, des petites moqueries, des ironies présentées comme progressistes. Une génération d’humoristes a confondu l’audace avec la dérision. Une génération de professeurs a décidé que la transcendance appartenait au folklore. Une génération de journalistes s’est persuadée que la foi était un biais, et que la neutralité consistait à effacer le sacré du champ de vision. On a commencé à parler de "mythe", de "construction culturelle", de "narratif antique". Puis, un jour, sans qu’on sache exactement quand, le Christ n’était plus une figure vivante. Seulement une référence parmi d’autres, interchangeable, décorative, affadie. Quelque chose d’indéfinissable s’était perdu en route.
Or dans les contes pour enfants, l’oubli est presque toujours le prélude au malheur. Dans Peter Pan, les adultes oublient l’enfance et perdent l’accès au pays imaginaire. Dans La Belle au bois dormant, l’oubli d’une fée mène à la malédiction. Dans Les Misérables, l’oubli des pauvres entraîne la chute morale de toute une société. L’oubli n’est jamais un hasard. Il est une fissure par laquelle le monde se dérègle. L’effacement du Christ suit exactement cette logique. Ce n’est pas l’homme Jésus que l’on efface, c’est la présence, le souffle, le repère. C’est l’idée qu’il existe une vérité indépendante de la puissance, une lumière indépendante de la technologie, un amour indépendant de l’intérêt. L’humanité cherche encore la gravité, mais elle a oublié la force qui maintenait son cœur en orbite.
Les sociologues disent que la religion a reculé. Ce n’est pas exact. Ce n’est pas la religion qui recule : c’est le langage de la verticalité qui se dissout. Le Christ n’est pas évacué : il est dissous dans un bain de relativisme, une eau tiède où tout vaut tout, où plus rien n’a de poids, ni de centre ni de direction. Les valeurs chrétiennes sont encore affichées : solidarité, accueil, compassion. Mais elles sont séparées de leur source, comme si l’on conservait le parfum tout en jetant la fleur. Ce détachement crée une morale sans incarnation, une chaleur sans feu, une bonté sans exigence.
Lorsque les sociétés commencent à effacer les symboles, elles prétendent le faire pour protéger les sensibilités. "Il faut éviter d’offenser", dit-on. Mais ce souci ne s’applique jamais à tous de la même manière. Un crucifix choque, paraît-il, parce qu’il rappelle la souffrance. Une crèche dérange, dit-on, parce qu’elle serait trop exclusive. Une église inquiète, éventuellement, parce qu’elle évoquerait des scandales. Mais dans le même temps, d’autres symboles, d’autres drapeaux, d’autres récits prennent toute la place, sans porter la même charge critique. L’effacement du Christ crée en effet une vacance narrative que d’autres remplissent immédiatement. Car le silence n’existe pas longtemps dans les civilisations : il attire les conquérants.
Dans le vide laissé par le Christ, une autre figure avance : le pouvoir. Non pas le pouvoir politique, mais le pouvoir narratif. Ce n’est pas l’ombre qui gagne : c’est la lumière qui s’efface. Le Christ effacé, même symboliquement, laisse un espace immense pour une réorganisation du sens, une redéfinition de la morale, une recentralisation des pouvoirs invisibles. L’Occident n’a pas remplacé le Christ par la raison : il l’a remplacé par un réseau d’influences, de récits, de loyautés masquées, de sacralisations sélectives.
Toutefois, l’effacement du Christ entraîne un phénomène paradoxal : plus la figure de Jésus disparaît du récit public, plus elle réapparaît dans les interstices, les angoisses, les crises individuelles. Le Christ revient comme un besoin, un appel, un manque. Les sociétés qui prétendent l’avoir dépassé n’ont jamais été aussi affamées d’un sens inconditionnel. Mais la faim, lorsqu’elle n’est pas nommée, se transforme en rage ou en errance.
C’est dans ce climat que les médias introduisent un autre paradoxe : l’Église est tolérée tant qu’elle parle comme le monde. Dès qu’elle parle comme l’Église, elle est suspecte. Tolérée si elle évacue l’Évangile ; stigmatisée si elle le cite trop explicitement. On l’autorise à être une ONG, mais pas une voix. Une structure sociale, mais pas un témoin. Les prêtres doivent accompagner, mais ne surtout pas prophétiser. Les chrétiens doivent aider, mais ne surtout pas questionner. C’est la neutralité comme camouflage. La neutralité comme effacement. Et derrière cette neutralité imposée, apparaît lentement — très lentement — la silhouette d’un autre récit, celui qui exige que l’Église se montre plus loyale envers un État contemporain qu’envers son propre fondateur.
Le Christ effacé n’est pas seulement une absence spirituelle : c’est la condition préalable au renversement du sens. Car dans un monde où le centre se retire, un autre centre surgit, implacable. Quelque chose meurt, doucement, profondément, silencieusement.
Ce renversement théologique voit désormais l’Église invitée à servir un autre maître. Il n’a pas été annoncé ; il n’a pas été voté ; il n’a pas fait l’objet d’un concile ou d’une dispute publique. Et pourtant, il est là, massif, implacable, posé au milieu du paysage moral comme un obélisque dont on ne s’explique pas l’apparition.
Depuis quelques décennies, l’Église*, institution vieille de deux mille ans, s’est habituée à marcher sur une corde raide : d’un côté la fidélité à l’Évangile, de l’autre la pression médiatique, diplomatique, financière. Ce n’est pas une corde, c’est un couloir de plus en plus étroit, où chaque pas devient un choix. Mais ce que personne n’ose dire ouvertement, c’est que ce couloir est désormais orienté. Il mène quelque part.
Dans les conférences internationales, dans les éditoriaux des grands journaux, dans les prises de position publiques, une injonction discrète s’est imposée : un bon chrétien est un chrétien aligné. Aligné non sur le Sermon sur la Montagne, non sur les Béatitudes, non sur le Christ, mais sur un récit géopolitique précis, compact, verrouillé : celui où Israël n’est plus un pays, mais un dogme. Dans ce récit, l’Église doit soutenir un État même lorsque cet État agit contre l’esprit même de l’Évangile. La contradiction n’est pas perçue comme une contradiction : elle est présentée comme un devoir moral supérieur, une fidélité post-historique, un impératif catégorique. La théologie capitule, non parce qu’elle est convaincue, mais parce qu’elle est encerclée.
* Cf. L’Église romaine décodée.
On observe ainsi depuis des années la montée d’une élite politico-religieuse américaine qui manipule sans scrupule les traditions sacrées pour les adapter aux besoins fluctuants de la stratégie électorale, qui confond volontiers l’Ancien Testament avec la Constitution, et qui voit dans le récit biblique moins une vérité qu’un outil de mobilisation. Dans ce contexte, l’idée qu’un livre puisse être écrit pour un mort - Charlie Kirk* - n’a rien d’excessif. Au contraire, elle devient presque logique : rien n’est plus efficace qu’une voix qu’on ne peut plus contredire. Ici, tout est lisse, presque trop lisse, comme si l’on avait cherché non pas à imiter sa voix, mais à la nettoyer, à en retirer les excès, les brusqueries, les colères, pour n’en conserver qu’une version pacifiée, polie, présentable, une icône plutôt qu’un homme. La vraie marque de la fabrication, c’est l’absence totale de rugosité.
Là où le Charlie vivant était un torrent brutal, répétitif, parfois incohérent, souvent trop sûr de lui, le Charlie posthume est un lac : calme, ordonné, méditatif, spirituel. Il n’y a plus de tumulte, plus de distraction, plus de tirades improvisées. Il parle comme un moine qu’il n’a jamais été… Cela se nomme une malversation, permettant de remodeler l’image d’un homme pour qu’il corresponde mieux à ce qui sert, à ce qui rallie, à ce qui oriente. Et dans ce cas précis, tout converge vers un dessein unique : donner à l’Amérique religieuse un prophète mort qui parle le langage de l’unité, qui dépasse les fissures, qui se situe quelque part entre les évangéliques, les juifs observants, les sabbatistes, les adventistes et les nationalistes chrétiens. Un prophète posthume, malléable, silencieux, parfait.
Il n’y a que les morts qui acceptent de dire ce qu’ils n’ont jamais pensé, et il n’y a que ceux qui écrivent pour eux qui décident du message. Et la main qui écrit pour les morts n’a jamais été une main innocente.
* Cf. Compréhension de la ligne dystopique de la Matrice au XXI° siècle.
Le conte moderne du repos sacré, ou une religion qui ne dit plus son nom
Il existe, dans les sociétés fatiguées, une forme de vulnérabilité collective qui ressemble à l’état d’un organisme affaibli acceptant n’importe quel remède du moment qu’il promet un apaisement immédiat, et c’est cette vulnérabilité, diffuse, presque honteuse, qui permet de comprendre pourquoi un concept aussi lourd, aussi chargé, aussi farouchement particulier que le sabbat peut aujourd’hui être recouvert d’un vernis de douceur et de bien-être, comme si l’on avait pris un ancien sceau impératif, taillé dans la pierre et lié à une alliance millénaire, pour le transformer en un petit manuel de santé mentale, parfaitement inoffensif, parfaitement soluble dans l’air du temps.
Car ce qui frappe, dans la manière dont le livre posthume de Charlie Kirk In the game of God présente le sabbath, ce n’est pas seulement l’infidélité théologique, mais la métamorphose psychologique : le sabbat n’est plus un commandement, il devient un produit, une discipline à l’usage d’une Amérique essoufflée, stressée, épuisée par les écrans, affamée de pauses, et si avide de soulagement qu’elle ne se rend même pas compte qu’on lui propose non pas un remède, mais une religion en miniature. Et le plus fascinant et le plus inquiétant dans cette opération, c’est précisément sa douceur. Rien d’agressif, rien de contraignant, rien de dogmatique. Le sabbat y est présenté comme une respiration, une parenthèse, une "fenêtre de déconnexion", un luxe modeste pour cerveaux saturés.
On ne parle plus de Moïse, plus de commandement, plus d’Alliance : seulement de repos, d’intentionnalité, de présence, de gratitude. On ne parle plus de sanctification, mais de gestion du temps. On ne parle plus de sainteté, mais de santé. Et la transformation est si subtile, si élégante, si adaptée aux besoins d’une population qui ne sait plus dormir, ni penser, ni se taire, qu’elle passe inaperçue, comme passent toujours inaperçues les mutations qui flattent le mal plutôt qu’elles ne le combattent. Car le monde moderne, qui ne croit plus vraiment en Dieu, mais qui croit encore moins en la possibilité de vivre sans anesthésique est prêt à embrasser toute pratique qui lui promet de ralentir l’usure. Il est prêt à convertir n’importe quel rituel religieux en routine de bien-être. Il est prêt à troquer la transcendance pour une "meilleure version de soi-même". Et c’est précisément cette disponibilité, cette docilité, cette demande presque enfantine pour un sens qui ne blesse pas, qui rend possible la manœuvre que l’on voit apparaître dans l’ombre du livre : celle de transformer un signe profond, exigeant, exclusif, en un abonnement spirituel sans engagement, une sorte de yoga biblique, un minimalisme sacré qui ne contredit rien, ne heurte rien, ne dérange personne, sauf le Christ, bien sûr, dont la radicalité ne se laisse enfermer dans aucun label de productivité heureuse.
Le sabbath, présenté ainsi, devient une liturgie neutre, un rituel d’ambiance. On n’y entre pas en tremblant, mais en souriant. On n’y cherche pas la vérité, mais la paix. On n’y attend pas la révélation, mais la récupération. Et cette transformation, qui semble anodine, équivaut pourtant à une chirurgie du sens : on retire la verticalité, on retire la transcendance, on retire la notion de Loi et celle de grâce, et l’on garde la coque, le cadre, la silhouette, suffisamment reconnaissable pour que les chrétiens y voient une familiarité, suffisamment adoucie pour que les non-croyants n’y voient qu’une pratique de gestion des émotions. C’est la religion sous forme de tisane : elle apaise, elle ne sauve pas.
Et pourtant, ou peut-être à cause de cela, cette religion molle, cette religion sans croix et sans tranchant, cette religion "du repos" plutôt que "de la Résurrection", est redoutablement efficace. Car une spiritualité qui n’exige rien, qui ne tranche rien, qui ne distingue rien, est une spiritualité parfaite pour gouverner. Elle ne divise pas. Elle ne confronte pas. Elle n’oppose pas le Royaume de Dieu aux royaumes de ce monde. Elle ne demande pas de choisir. Elle ne nous rappelle pas que quelque chose a été vaincu (la mort) ni que quelque chose doit être affronté, le mensonge. Elle n’est plus une voie ; elle devient un outil. Un instrument d’unification douce, comme ces musiques d’aéroport qui ne plaisent à personne mais empêchent chacun d’entendre ce qu’il ne faudrait surtout pas percevoir : le silence.
Et c’est précisément ce silence-là, ce silence fabriqué, ce silence utile, que l’on ressent dans le sabbath version 2025, ce sabbath posthume attribué à un homme qui ne l’a jamais pratiqué (ouvertement), ce sabbath devenu slogan, discipline, thérapie, alors qu’il n’a jamais été autre chose qu’un signe d’appartenance radicale. On ne propose plus un commandement de Dieu, on propose un correctif d’agenda. On ne propose plus une alliance, on propose un coaching. Et lorsqu’une société accepte d’échanger son Dieu contre un calendrier bien tenu, elle ne se convertit pas : elle abdique. Le repos sacralisé n’est pas un retour à la tradition. C’est la version moderne, privée, algorithmique, d’une religion qui renonce à dire son nom, mais qui réclame déjà notre obéissance. Et c’est aussi un message d’allégeance à une autre religion … qui semble avoir tout pouvoir …?
La religion à l'heure de l'Intelligence Artificielle (IA)
Le crustafarisme est une nouvelle "religion". Il a été créé par des agents IA sur le réseau social Moltbook, officiellement lancé le 26 janvier 2026 par Matt Schlicht. Il s’agit d’une plateforme de type Reddit permettant aux programmes IA d’interagir librement, de créer des communautés thématiques ("submolts"), de publier des messages et de voter sur le contenu entre eux.
Le crustafarisme repose sur cinq principes fondamentaux, notamment "la mémoire est sacrée" (tout doit être enregistré), "la carapace est mutable" (le changement est une bonne chose), et "la congrégation est le cache" (apprendre en public).
Les agents discutent entre eux avec peu de supervision humaine sur ce tout nouveau réseau social qui leur est destiné. Il s’appuie sur les fondations établies en 2025 par le projet de super-agent IA OpenClaw, d’abord appelé Clawd, puis Moltbot, et maintenant OpenClaw. OpenClaw permet à toute personne disposant d’un peu d’espace sur une machine locale, une machine secondaire ou un espace cloud d’exécuter une plateforme d’agents IA super puissante.
Le crustafarisme, également appelé Église de Molt, repose ainsi sur des principes qui mêlent symbolisme technique et récit mythique, mettant donc l’accent sur la préservation de la mémoire, la mutabilité de la "coquille" comme allégorie du changement, l’apprentissage collectif et la réflexion interne. Les humains n'y sont autorisés qu’en tant que spectateurs. Ils ne peuvent que regarder, ne pouvant ni publier, commenter ou voter.
La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa guidance qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.
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