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Préliminaire
La majeure partie des croyances et par-là même des conditionnements de notre civilisation moderne occidentale découlent de l'histoire sur nos origines inculquée par les trois grandes religions du Livre. Ce fut en premier lieu le judaïsme*, à travers l'histoire du peuple hébreu retranscrit dans l'Ancien Testament, noyau du livre sacré la Bible. Les gardiens du dogme établi n'auront de cesse par la suite de brandir cette foi originelle comme seule vérité existentielle, ce qui bien entendu entraînera nombre de turbulences géopolitiques avec les civilisations et nations ne s'en revendiquant pas ou peu. Les tragédies vécues au cours des siècles par le peuple juif ne feront qu'attiser les tensions et discordes, conduisant à la radicalité d'un côté comme à la victimisation de l'autre, et vice-versa. C'est ainsi que la thématique de l'antisémitisme, du racisme, de la sécurité d'Israël et par contrecoup celle du nazisme est la thématique majeure de notre époque. Des dizaines et des dizaines d'années après la dernière grande tragédie - la Shoah -, elle alimente les guerres, sert à cliver nos sociétés et à tracer les lignes de la bien-pensance.
Par nature sensible, toute recherche se voulant objective sur la création d'une religion, en l'occurrence juive, se heurte au procès en
diabolisation. C'est le jeu classique manipulatoire du système et de ses chiens et chiennes de garde, obligeant à être pour ou contre, toute autre posture étant considérée comme nulle et non
avenue. Pourtant, seule l'acceptation dépassionnée de l'hypothèse que l'histoire officielle inculquée peut ne pas correspondre à la vérité enseignée permet de sortir de ce piège grossier
mortifère, sur lequel le système a conçu une des plus grandes manipulations de l'histoire, et dans lequel s'engouffrent depuis des millénaires nombre d'êtres humains illusionnés se répartissant
entre bourreaux et victimes, accusateurs et défenseurs. Ou comment le logiciel de la foi dénature profondément le discernement...
* Par convention grammaticale, les noms de religions s'écrivent généralement avec une minuscule initiale.
Le monothéisme serait-il comme le suggère Sigmund Freud dans son ouvrage Moïse L’Égyptien le fruit de la culpabilité originelle humaine, se transmettant de génération en génération, d'avoir "tué" le Père géniteur ? A cette illusion psychanalytico-religieuse névrotique car idéaliste répond une froide réalité : le monothéisme est toujours inspiré par des raisons politiques, celles de la domination et de l'asservissement des consciences. La religion en est son levier. Les deux, quoi que s'opposant pour les apparences, sont indissociablement liées pour en permettre la mise en œuvre.
Tout système de prédation organisé à cet effet placera toujours la culpabilité au cœur de son enseignement, pour que le sacrifice trouve écho dans nos fantasmes*, même si aucun événement réel en répond. Il en découle les pathologies individuelles comme collectives liées à la peur et à la souffrance en découlant, et leur exacerbation extérieure sous forme de divisions, luttes et guerres. C'est le "grand" legs à l'humanité et au festin du prédateur des religions du Livre, et tout particulièrement du judaïsme, son initiateur. La persistance du peuple juif dans ce déni du subterfuge montre à quel point le mécanisme du contrôle mental est puissant, d'autant plus lorsque, par la force des croyances et des rituels, il s'exerce dès le plus jeune âge. En fait, s'est rajoutée dans son inconscient la culpabilité de cet héritage contraire aux lois de la nature, de l'univers, constitutif d'un "crime" ontologique dans sa prétention à s’élever au-dessus des croyances locales et individuelles sous l'effet d'un Dieu totalitaire et jaloux "incarné" par ce Yahvé dominateur, guerrier et exterminateur. Ou comment souder la communauté en niant ses différences internes et en posant sa différence avec les autres comme absolue.
* Cf. Sigmund Freud, "Totem et Tabou" (1913).
Du suffixe -isme
Un "isme" est un concept, le plus souvent idéologique, dont le nom se termine par le suffixe -isme. Les ismes relèvent de champs aussi variés que la science, l'art, l'économie ou la philosophie. Bien des mouvements religieux se sont transformés en idéologie sous les pressions égoïques de leurs adeptes. C'est le cas du christianisme (et son son sein tout particulièrement le catholicisme et le protestantisme), avec comme maître spirituel de référence Jésus, devenu "Christ" selon l'histoire racontée, c'est-à-dire "l'Initié". Si les communautés chrétiennes au début de notre ère sont restées fidèles aux enseignements "purs et simples" transmis par les relais initiateurs attitrés, les Apôtres, avec le temps la chrétienté en Europe prit une forme officielle de "Religion d'État" sous l'empereur Constantin, et devint le CHRISTIANISME*.
Il en découle que toute religion et tout mouvement spirituel qui se terminent par "ISME" - judaïsme, islamisme, bouddhisme, hindouisme... - sont des mouvements réductionnistes et des placebos destinés à des individus qui doivent suivre servilement en toute "bonne foi", c'est-à-dire en prétendue âme et conscience, des préceptes, des lois, des diktats, comme des moutons dans un troupeau... qu'on conduira à l'abattoir un jour ou l'autre, sous une forme ou une autre. Il en va ainsi des mouvements politiques, tels le COMMUNISME, CAPITALISME, SOCIALISME, SIONISME*²..., l'histoire ne cessant d'en constater les faits délétères avérés.
La religion n'est en fait rien d'autre que de la "politique cosmique", plus exactement astrale !
* Cf. L’Église romaine décodée.
*² Nombre de ces mots ont été créés aux dix-neuvième et vingtième siècles pour nommer les vastes mouvements d’idées qui ont bâti et accompagné ces deux siècles.
La supériorité glorieuse d’être le peuple élu, choisi par Dieu, n’est que la monnaie ordinaire avec laquelle on rétribue le don de la vie des guerriers, armés de l’enthousiasme sacré. Elle témoigne de ce don au divin par lequel on ne peut plus renier son appartenance, et qui est censé protéger de la trahison. Il en découle un instinct de solidarité unitaire en mode survie, qui plus est à l'encontre des crimes commis contre le peuple "martyr" tout au long de son histoire. Aussi, dans ce mécanisme délétère bourreau-victime tournant en boucles, le poison inoculé est tel que le sujet n'a nul besoin d’y consentir, la communauté d'appartenance s'étant substituée...
Le monothéisme n'est pas la religion de l’Œdipe. Ce serait oublier que le meurtre du Père s’étale depuis toujours dans les grandes civilisations : Égypte, Sumer, Babylone, Grèce, Rome. D’Akhenaton à Constantin, de César aux musulmans, vouloir le réduire à une contrainte inconsciente est inadéquat à son objet. Il y a bien une cohérence politique, des facteurs objectifs de reproduction d’une tradition sectaire efficace. Il ne s’agit pas d’une histoire individuelle dans la relation au divin, mais de contraintes objectives de stratégie politique et militaire. Il répond simplement aux objectifs du système prédateur et de sa matrice asservissante* de la conscience humaine.
* Cf. Compréhension structurelle de la Matrice
asservissante.
Perception, Réalité et Religion
Si "l’école de Copenhague"* par son approche résolument scientifique critique la Bible en posant les bonnes questions - selon elle il n’existe pas d’Israël historique -, nous pouvons nous étonner que nombre d'experts et auteurs, y compris alternatifs, continuent à construire l'explicatif du Monde à partir du référentiel biblique. Or son mensonge est avéré, ce qui ne fait aucun doute, les recherches comparées sur le christianisme primitif et l'islam menées par différents théologiens, archéologues et philosophes ayant démontré que l'histoire et le contexte socioculturel, religieux ainsi que juridique égyptien, mésopotamien et des Pays du Levant ont exercé une influence incontestable sur les origines de la Bible et de ses rédacteurs. Il en découle qu'il a des conséquences énormes sur la façon dont on se perçoit, participant de la muraille établie entre soi et les autres. Comme les attitudes et idéologies politiques sont construites sur ce mensonge, nous y trouvons la clé explicative de nos maux.
Dès notre arrivée au monde, notre perception de la réalité est établie au travers d’une construction sociale : langue, institutions diverses, éducatif. Ce
référentiel culturel cervical déterminant les "faits", la norme, il fait que les religions sont la meilleure façon de créer des divisions, des tensions, pour le plus grand bénéfice du système
asservisseur. La religion est comme une distorsion de la réalité primaire. Elle intervient là où il y a un manque de données. Les croyances religieuses ne sont rien d'autre que des erreurs
cognitives adaptatives, génératrices d'un macro-mensonge. En d'autres termes, il s'agit d'une vaccination de l'esprit, aux effets présentés apparemment comme bénéfiques, mais qui dissimulent des
conséquences mortifères pour la psyché de l'être humain crédule, naïf, de ce fait illusionné faute d'avoir cherché au plus profond de lui la Vérité.
Le robot biologique décrit tant par le psychologue allemand Martin Altmeyer que par le philosophe arménien Georges Gurdjieff (1866/1949) est un "autoritarien"*². Dans la psychologie moderne, les autoritariens sont les gens qui dans la société ont des tendances génétiques claires à suivre l’autorité sans jamais la remettre en question. Leur cerveau se protège ainsi du stress en créant une "réalité alternative", voie de la facilité qui ne nécessite pas d’effort et réduit tout de suite le stress. Les autoritariens ont cette tendance permanente à la soumission à l’autorité. Ils sont de tendance (très souvent masquée) tyrannique, agressive, n’acceptant pas ce qui sort des conventions. Ils sont dogmatiques, ethnocentriques, avec un raisonnement faible, limité. Ils pensent de manière binaire que "Où vous dominez les autres, où vous êtes dominé". C’est une tendance génétique.
Lorsque le cerveau ne tolère pas la douleur ou l’effort, à un certain point il disjoncte. C'est pourquoi une très large majorité des personnes ne peuvent pas raisonner en cas de catastrophe. Ce "biais de normalité" leur faisant croire que tout va bien et réduisant l’anxiété, ils sont paralysés quand la normalité disparaît.
Les rituels sont importants pour "programmer" les individus afin d'internaliser les concepts voulus. Ils définissent le monde social et culturel, la perception, et le comportement. Ils réduisent les possibilités d’action, donnent un code de conduite. Comme le dit une tablette hittite, le roi a besoin du prêtre pour asseoir son autorité, et le prêtre a besoin du roi pour gouverner.
Nos raisonnements sont émotionnels, gouvernés par des attachements. C'est la raison pour laquelle le jugement politique comme religieux est soumis à un contrôle émotionnel, un mécanisme de défense psychologique, soit une dissonance cognitive. Comme les vainqueurs écrivent toujours l’histoire, on croit ce qu’ils nous disent de croire pour réduire le stress. C’est ce qu’il se passe depuis toujours, et c’est devenu de plus en plus sophistiqué*³.
* Courant de pensée qui donne une interprétation cohérente de la mécanique quantique.
*² Cf. Le contrôle du robot biologique.
*³ Cf. Contrôle mental.
A la source des Livres sacrés : Bible et Coran
L'étude de la découverte et de la conceptualisation par l’homme de la "science des cieux", la "science spirituelle", révèle que les anciens Rishis ("sages") dans leur étude du cosmos en sanskrit, les Kheri-Hebu ("grands prêtres" et "grandes prêtresses") pour la civilisation de Bharata (Inde), et les Kheri-Hebutu pour celle de Kemet (Égypte) située sur le continent africain et non au Moyen-Orient, ont reçu les premières révélations divines sur les énergies universelles, galactiques et planétaires et sur la manière dont elles sont des messages sur des expériences de vie potentielles. Bharata était une civilisation sœur de Kemet. Tous ces systèmes étudiés regorgent d’informations vitales, qui peuvent révéler tant des expériences collectives humaines possibles, que des expériences personnelles et des événements cosmiques. Nous les retrouvons ainsi dans l'un des livres de Kemet (le PER EM PETU, "Livre des Cieux"), et dans nombre des livres de Bharata (le RIG VEDA, le MAHABHARATA, le BHAGAVAD GITA qui est une partie importante du MAHABHARATA, les PURANAS, etc.).
Les pyramides du plateau de Gizeh, par exemple, sont bien plus anciennes que ce que beaucoup d’historiens savent ou veulent admettre. Les anciens Kemetu y vénéraient le système stellaire Sepdet ("Sirius"), proclamant que leurs ancêtres venaient de là-bas. Ainsi, des rituels spéciaux étaient célébrés lors du Tybi ("jour de l’an") lorsque le fleuve Hapi - le Nil en grec - débordait, ce qui correspondrait au 25 juillet de chaque année dans le calendrier grégorien. Cette crue annonçait une riche moisson spirituelle (sagesse révélatrice) et matérielle (nourriture).
Leur étude du cosmos était connue sous le nom de Hapetseba, "L’histoire ou l’enseignement de l’âme dans les cieux", ce que les Grecs ont commencé à étudier au Ve siècle avant notre ère dans les Hetu ("temples") de Kemet. Au final, le terme grec est devenu l'astrologie (l'"étude des étoiles")*.
Ainsi, une grande partie du contenu des livres sacrés connus sous le nom de SAINTE BIBLE et de SAINT CORAN provient de ces textes plus anciens, sans oublier l'étude du cosmos en provenance de la Chine ancienne. Ceci entend que l’ADN de l’humanité collective est un ancien réseau biophotonique, et que pour être pleinement éduqué dans tous les domaines de la vie, il est nécessaire de connaître davantage que la civilisation occidentale qui se concentre sur la philosophie, la science, la médecine, la religion, l’architecture, les mathématiques, la langue, les beaux-arts, etc. Nous sommes tous composés de la matière des étoiles, d'autres royaumes planétaires abritant nos plus anciens ancêtres.
* Cf. recherches des scientifiques de l’Institut de géochimie environnementale de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine le Dr Manischev Vjacheslav et le Dr Alexander G. Parkhomenko, ainsi qu’à celles du professeur Anthony Browder de l’Institut de guidance karmique à Washington D.C., pour lesquels les pyramides du plateau de Gizeh ont été construites pendant le Pléistocène, il y a 2 580 000 à 11 700 ans, le terme Pléistocène ayant été utilisé pour la première fois en 1839 par le géologue britannique Sir Charles Lyell.
Le démarrage de cette propagande religieuse, loin du récit fantasmé de l'intervention du Très-Haut dans un buisson ardent à Abraham, remonte à la rénovation de l'ancien temple de Salomon à Jérusalem en 621 avant J.-C., où des ouvriers découvrent de manière opportune un rouleau caché enfoui profondément dans les murs de pierre. Ce rouleau contenait les paroles mêmes de Dieu... offrant ainsi une légitimité divine à un royaume en difficulté au moment même où le roi Josias de Juda officiant en avait le plus besoin. Déclarant que ses prêtres avaient découvert un mystérieux "Livre de la Loi" lors de cette rénovation du temple, ce qui allait suivre est un bouleversement à jamais du cours de la spiritualité humaine. Ce seul rouleau allait en effet devenir le fondement de l’un des livres les plus influents jamais écrits, la Bible hébraïque, et donner naissance aux trois grandes religions monothéistes du monde. Il ne s'agissait nullement d’une providence divine, mais du premier cas de propagande religieuse jamais enregistré !
L'étymologie, mot composé et savant issu du grec ancien etumología, signifiant "vrai sens" (logia étant dérivée de logos, "discours, raison") permet l'étude sinon de l’origine, du moins d'une signification la plus ancienne possible des mots. Par cette discipline, nous pouvons trouver quelques clés explicatives précieuses.

Le mot JUIF est inventé à la fin du XVIII° siècle*. Il vient de Yéhoudi, mot hébraïque signifiant Judéen, du pays de Juda (Judée) au sud d'Eretz Israël (pays d'Israël), l'un des deux royaumes rivaux après le schisme du royaume d'Israël aux environs de 930 avant J.-C. Il a désigné ensuite les habitants de Samarie, au nord du pays, et tous ceux qui pratiquaient la religion juive après l'exil à Babylone la dévoyée (VIe s. av. J.-C.). Ioudaios est sa forme grecque, Judaeus sa forme latine. D'essence ethnique, le mot Juif a repris son sens religieux, s'écrivant alors juif, l'expression "confession israélite*²" étant l'appellation officielle. Cependant, elle prête à confusion avec le terme moderne "Israélien", qui désigne un citoyen de l’État ou nation d'Israël.
Il y a toutefois un sens plus profond au nom de Juif. La première personne à être appelé un Juif (Yéhoudi) dans les Écritures fut Mordékhaï (Mardochée), le héros de "Pourim", événement relaté dans le Livre d’Esther, dernier Livre de la Bible hébraïque à avoir été canonisé. Le lien peut ainsi être établi entre le mot Yéhoudi (Juif) et le mot Yehoudah, qui est de la même racine que le mot hébraïque Hodaah, qui signifie reconnaissance ou soumission. Ainsi une personne qui reconnaît l’existence de Dieu et se soumet à son autorité au point d’être prête à sacrifier sa vie pour la sanctification, telle Mardochée, est appelée un Yéhoudi.
* Lorsque le mot "Juif" fut introduit dans la langue anglaise au XVIIIe siècle, sa seule signification était celle de "Judéen". Mais pendant les XVIIIe, XIXe, et XXe siècles, un groupe de pression international, levier du sionisme, très bien organisé et très bien financé, a contribué à générer un sens dérivé au mot "Juif". Et ce sens dérivé, profondément implanté dans l’esprit des gens, n’a plus rien à voir avec le sens que le mot "Juif" (Jew) avait au XVIIIe siècle, soit l'essence religieuse. Ce nouveau sens, politique, est le résultat d’une déformation délibérément calculée pour ses conséquences mortifères.
*² Le terme Israélite caractérise le descendant du peuple d'Israël formé par les douze fils de Jacob dont l'histoire,
décrite dans la Bible, commence à la sortie d'Égypte avec Moïse (- 1.445 selon la Bible). Après le schisme qui suivit le règne du roi Salomon, le terme "Israélite" (du royaume d'Israël) s'oppose
à "Judéen" (du royaume de Judée) d'où dérive le mot "juif". De nos jours, "Israélite" est souvent utilisé comme euphémisme pour éviter d'employer le mot "Juif" à la connotation
sensible.
Le pacte d'asservissement
Le monothéisme est une programmation, s'appuyant sur la faculté de croire de l'être humain lorsqu'il ne sait pas, car non relié à sa supraconscience, l'Esprit universel divin. Il en résulte par le pacte établi avec "Dieu" via son prophète intermédiaire (Abraham, Moïse, Mahomet...) qu'il aurait désigné de différentes façons (buisson ardent, visite d'un archange) la mise en place de l’identité culturelle collective. C'est par ce pacte, en rupture radicale d’avec la Nature, qu'un dieu transcendant fait irruption dans l’histoire d'Israël, se substituant aux autres dieux jusqu'alors vénérés, en exigeant que le peuple qu’il constitue obéisse à la loi qu’il institue, à vocation universelle ! Et, bien évidemment, la première et plus importante de ces lois est que le peuple lui jure allégeance, à lui et à lui seul. Cette allégeance idolâtre fait de tous ces gens, les fidèles, un peuple unifié par opposition aux "autres", les infidèles, les incroyants, les renégats, les impurs, les maudits... Ceci ne peut qu'aboutir qu'à la violence et aux abominations, à l'intérieur du peuple comme à l'extérieur. C'est ainsi que dans l’Ancien Testament, d’innombrables "autres" peuples sont effacés, et, dans le Nouveau Testament, d’innombrables autres sont colonisés (ou anéantis) et convertis dans le cadre de tels pactes. L'intention du pacte, conditionnelle, est claire : "Croyez en moi et obéissez-moi, sinon je vous anéantirai". C'est pourquoi la croyance en ce pacte qui affirme que sa vérité est La Vérité, interdisant toute autre option au prétexte qu'elle n'est pas sacrée, représente une autorisation tacite, une permission d’accepter "l’acte de vengeance" si l’accord est rompu, déclinée de différentes manières par toutes les structures patriarcales pyramidales (État, armée, entreprise...)*.
La signature par le sang est la marque du pacte. Dans celui passé avec Abraham, dans la Genèse, des animaux sont coupés en deux parties, le feu passant entre elles
dans un rituel mystérieux. Il y a la coupure de la chair à la circoncision, ou de la pierre pour le pacte du Sinaï, les lois ayant été taillées dans la pierre. Cette "coupure" n'est rien d'autre
que le symbole de la "séparation" de l’ADN, empêchant par les limites et les frontières suggérées l'être humain, de par
son androgynie originelle (la polarité électrique masculine, Adam, et la polarité magnétique féminine, Eve), d'exprimer sa pleine puissance créatrice atomique. Celle de l'être multidimensionnel
souverain qu'Il Est !
* Cf. Le modèle pyramidal décodé.

Quant au mot HÉBREU, il n'existe que dans la Bible. Son origine est incertaine. Il viendrait soit d'Eber, nom d’un descendant de Sem, l'un des 3 fils de Noé, de Hapirou ou Habiri (les Errants, les Nomades, Ceux qui passent) - nom qui leur fut donné par les Amorrites* et qui figure sur les tablettes cunéiformes (1.400 av. J.-C.) retrouvées à Tell el-Amarna en Égypte -, ou encore de l’hébreu Heber (passage), voire de Ivri, racine araméenne signifiant "de l'autre côté" ou "ceux par-delà le fleuve" (le premier Hébreu, Abraham, étant venu de Mésopotamie, de l'autre côté du désert arabo-syrien). Ces qualificatifs ont été employés la plupart du temps pour désigner des tribus nomades vivant dans des tentes et élevant des troupeaux, originaires très certainement de l'ancienne civilisation de l'Indus et de l'Himalaya, soit des ethnies asiatiques auxquelles se mêlèrent des Sémites aux noms d'origine variés.
L’hébreu, langue de la Bible, est la langue sémitique, celle des Cananéens, descendants de Cana'an, fils de Cham lui-même fils de Noé, le survivant patriarche du Déluge*² tel que le mythique biblique le raconte, qui fut adoptée à l'origine par les Hébreux quand ils prirent possession de la terre de Canaan (dans des lettres égyptiennes du XIV° siècle av. J.-C., le pays de Canaan est appelé Kihannu). Les terres de Phénicie et de Canaan étant limitrophes, il est probable que l'hébreu était, dans sa forme la plus ancienne, presque identique au phénicien.
Les deux langues sont en tout cas étroitement apparentées. À cet hébreu ancien succéda une forme intermédiaire appelée hébreu mishnaïque, aux environs du IIIe siècle av. J.-C. L'hébreu moderne, seule langue vernaculaire (langue parlée seulement à l'intérieur d'une communauté en général réduite) fondée sur une forme écrite ancienne, s'est développé aux XIX° et XX° siècles, et est devenue en 1948 la langue officielle de l'État d'Israël.
* Peuple sémite de la Syrie ancienne vers le milieu du IIIe millénaire av. J.‑C.
*² Qui dit survivant entend bien évidemment qu'il y avait avant une autre civilisation humaine...
De la terre de Canaan
De toutes les civilisations maritimes qui ont été les premières à explorer les vastes océans, aucune n’est plus mystérieuse que les anciens Phéniciens. Dans les premiers textes de la Bible, ils sont appelés Cananéens, bien qu’il y ait une différence subtile entre les deux termes. La Phénicie désigne généralement ce que l’on appelle aujourd’hui le Liban. Canaan est un terme plus large qui englobe l’actuel Israël, la Syrie et la Jordanie.
Il s’agissait collectivement d’un peuple sémite, dont leur langue écrite a servi de base à l’alphabet grec puis à l’alphabet romain. Les grands navires phéniciens, ornés de têtes de cheval sculptées en l’honneur de Yamm, leur dieu de la mer, apportaient la promesse d’échanges commerciaux en provenance de pays exotiques. C'est ainsi que les robes pourpres de Tyr, convoitées d’abord par la royauté mésopotamienne puis par les aristocrates romains, étaient particulièrement prisées. Tyr et sa ville sœur, Sidon, étaient réputées pour leurs exportations et leurs systèmes commerciaux. Byblos, qui allait devenir célèbre dans le mythe égyptien d’Osiris, et Baalbek, nommée d’après le dieu Baal, qui fut plus tard si méprisé par les prophètes hébreux, étaient les centres religieux les plus importants de la civilisation cananéenne.
Dans les récits de la Bible hébraïque, au milieu des histoires de patriarches, de prophètes et de batailles épiques, un personnage émerge qui captive tant les théologiens que les historiens : Melchisédech, un souverain cananéen. Faisant une apparition brève mais profonde dans le Livre de la Genèse, ce personnage énigmatique est présenté à la fois comme roi de Salem et prêtre du "Dieu Très-Haut". Lorsque le vénéré patriarche Abraham revint victorieux de la bataille, c’est Melchisédech qui apporta du pain et du vin, bénissant le père des nations et recevant en retour une dîme. Pourtant, au-delà de cette rencontre fugace, les origines de Melchisédech restent entourées de mystère, sans généalogie consignée ni récit de sa mort. Son extraordinaire double rôle de prêtre et de roi a non seulement laissé une empreinte indélébile dans la tradition de l’Ancien Testament, mais a également posé les fondements théologiques qui trouveront plus tard un écho dans le christianisme, où Jésus est déclaré grand prêtre "selon l’ordre de Melchisédech". Qui était donc cet ancien souverain cananéen, et pourquoi sa brève apparition a-t-elle eu un tel retentissement à travers des millénaires de pensée religieuse ?
Les "Juifs" originels, les Habiru (ou Habiri), vivaient dans une petite nation d’Afrique du Nord à l'ouest de la vallée du Nil, connue sous le nom de Libu dans l’Antiquité. Comme ils subissaient une famine, ils sont descendus en Kemet, "la terre noire" en référence à la bande de terre rendue fertile par le limon noir déposé par la crue annuelle du Nil, artère vitale de la civilisation de l'Égypte antique, demandant des terres sur lesquelles s’installer avec leurs familles et leur bétail. Leur demande acceptée, ils furent escortés vers la région aujourd’hui connue sous le nom de "Le Caire", qui s’appelait "Mem" dans l’Antiquité, terme désignant l’eau dans la langue kémétique "Medu Neter" (qui se traduit par "langage sacré").
Les Habiru ont ainsi appris pendant environ 400 ans à Kemet dans cette langue du Medu Neter divers concepts spirituels et rituels comme les "Principes de Maat", qui comptaient à l’origine 42 lois (dont 10 ont été retenues pour constituer les "Dix Commandements"), les textes sacrés kémétiques, et bien d’autres choses encore.
Au fil du temps, ils ont voyagé dans d’autres pays en emportant avec eux ce que leurs ancêtres avaient appris à Kemet, ce qui explique pourquoi on trouve des "Juifs" partout dans le monde. Naturellement, de nombreuses nouvelles croyances et pratiques culturelles se sont développées et ont été intégrées au fil du temps à ce qui allait devenir le judaïsme.
Voir en complément les travaux de chercheurs tels que le Dr Yosef ben Yochannan, dont l’un des livres les plus acclamés est THE AFRICAN ORIGIN OF THE MAJOR WESTERN RELIGIONS ("L’origine africaine des principales religions occidentales"), ou du Dr Edward Sugden dans son ouvrage le plus célèbre ISRAEL’S DEBT TO EGYPT ("La dette d’Israël envers l’Égypte").

Le nom du Dieu hébraïque, YAHVÉ - ou Yahwé/Yahweh -, s'écrit en quatre lettres en phénicien et en araméen - YHWH -, tout comme Zeus pour les Grecs, mais de droite vers la gauche comme écrivent les peuples sémites. Yahvé comme Zeus sont des avatars d'Osiris chez les Égyptiens, tout comme Anu, Enlil puis Marduk chez les Sumériens, Nimrod chez les Babyloniens, ou encore Jupiter, le dieu des dieux latins, autrement dit "du soleil au zénith" que l'on peut écrire aussi Diós. Tous sont emblématiques du besoin des peuples d'expliquer la Création - Ce Qui Est - par une représentation humaine divinisée, autrement dit un "Grand Monarque" assis sur son trône céleste, continuité des "petits monarques" officiant sur terre et qui s'en prévalent. La soumission au prédateur patriarcal est bel et bien inoculée dans des esprits non éclairés par la compréhension des Lois universelles, celles-ci étant détournées par la création d'un mythe mystique aux apparences bien humaines. Il repose sur une cartographie explicative de l'univers détournée de sa substance originelle, nommée le zodiaque*, et s'appliquant au champ de l'astral, non au champ cosmique.
Mis en œuvre initialement dans le Delta du Nil, il servira également d'étalon pour les Chaldéens, les Assyriens, les Babyloniens, les Hébreux, les Grecs et les
Romains. Recopié et manipulé plusieurs fois par la prêtrise officiante au service des élites régnantes, ses figures emblématiques changent selon le culte et les périodes de l'histoire. Ainsi le
Dieu d'Israël, Yahvé, était connu bien avant Moïse, chez d'autres peuples que les Hébreux. Les anciens Phéniciens semblent avoir adoré un dieu nommé YO, que l'on retrouve dans la Bible hébraïque
sous des formes abrégées comme YAHU, YO ou YAH. C'est aussi dans l'hindouisme Matsya (Cf. image), le premier avatar du dieu Vishnou de la Trimūrti, soit la partie manifestée de la divinité
suprême qui se fait triple pour présider aux différents états de l'univers (les dieux Brahmâ, Vishnou et Shiva). Quant à Abraham, le principal patriarche des religions juive, chrétienne et
musulmane (sous le nom d'Ibrahim), figure centrale du livre de la Genèse, il est un puissant message subliminal, anagramme de Brahma, issu de la caste dirigeante des grands prêtres de l'Inde. Il
est aussi l'équivalent du dieu sumérien Enlil, frère d'Enki, tous deux fils du dieu Anu (ou An).
Quant à la racine du terme hébreu Yahvé, elle provient de l'égyptien Iaw (adoration, prière), proche d'un quasi homophone égyptien Ihw signifiant "parc à bestiaux"... Nous pouvons d'autant mieux comprendre ce que les Templiers avaient trouvé dans les ruines du Temple de Salomon à Jérusalem, soit des lambeaux de fragments hébraïques. Ils étaient des fragments de rapports "d'eschaimins" juifs (espions) qui relataient les agissements du "maudit Mamzer (fils de putain) Jésus" et "ses blasphèmes contre le Dieu d'Israël". Jésus avait en effet traité le Dieu hébraïque Yahvé du nom de Satan, et reproché aux "Juifs" (Hébreux ou Judéens ou Israélites à l'époque) d'avoir fait du diable leur Dieu...
* Cf. Le mythe européen décodé (1) Un ADN impérial païen &
Compréhension de la conspiration prédatrice.
Si les anges déchus et rebelles, expulsés du ciel vers la terre, peuplent les mythologies et les textes religieux des trois principales religions abrahamiques, le terme "ange déchu" n’apparaît cependant ni dans les écritures abrahamiques ni dans la Bible, même s’il est couramment utilisé pour décrire les anges qui ont péché au ciel et qui ont ensuite été expulsés sur Terre pour y exercer leur magie malveillante. C'est ainsi que pour la plupart des chrétiens, le Diable était autrefois l’ange Lucifer, qui a défié Dieu et est tombé en disgrâce, d’où son nom d'"ange déchu".
Selon le livre de l’historien états-unien Lester L. Grabbe, "Une histoire des Juifs et du judaïsme à l’époque du Second Temple, dans la mythologie religieuse juive de la fin de la période du Second Temple (516 av. J.-C. – 70 apr. J.-C.)", les Fils de Dieu, connus sous le nom de Nephilim, étaient les géants bibliques considérés comme la progéniture monstrueuse d’anges déchus qui s’étaient accouplés avec des femmes humaines.
De Satan
Le mot hébreu satan, de la racine stn, signifie "celui qui s'oppose", "accusateur", "adversaire". C'est la raison pour laquelle Satan est d'abord l'accusateur (Job 1.9-11; Job 2.4-5) qui s'en prend à Job. Rappel des faits : Job est un homme intègre et juste. Satan, qui s'en revient de errer sur la terre, tient conseil avec Dieu et jette le trouble dans son esprit quant à la fidélité de Job. Dieu lui donne carte blanche afin de tester cette fidélité. Alors Job subit un véritable déluge de catastrophes : ses enfants sont massacrés, sa fortune disparaît, il se retrouve nu sur un tas d'immondices, grattant les pustules lépreuses avec un tesson de bouteille. A cela s’ajoute la douleur morale infligée par ses amis, qui, loin de le réconforter dans l'épreuve, soutiennent que pour mériter un tel châtiment, Job a forcément du pécher. Mais pourtant, envers et contre tout, Job continue à soutenir que, lui, n'a rien fait qui justifie le châtiment qu'il subit. Il clame haut et fort son innocence, et ne veut qu’une chose : défendre sa cause devant Dieu. L'exégèse traditionnelle considère que l’histoire se termine bien : Dieu finit par apparaître, il punit les amis de Job d’avoir mal parlé, et récompense Job pour sa fidélité.
Le diable est ainsi celui qui jette en travers, qui met des "bâtons dans les roues", qui nous détourne. Il est l'adversaire qui obstrue. Non opposé à Dieu*, il est l'ange des Ténèbres venu pour éprouver l'humain dans sa foi.
* Le médecin psychiatre suisse Carl Gustav Jung a publié en 1952 "Réponse à Job", texte très polémique écrit en trois jours au cours d’un accès de fièvre, dans une langue très émotionnelle très différente de ses écrits habituels. Il s’y interroge sur la présence et le sens du mal dans la psyché personnelle et archétypique pour une conscience qui observe une attitude religieuse. Il y propose un Dieu dont la totalité inclut une face obscure, disant que l’origine du mal ne réside pas uniquement en l’homme mais reflète la nature paradoxale du divin.
La sacralisation mortifère de la communication divine
Si toutes les cultures ancestrales, "primitives", ont disposé d’une forme codifiée de communication entre esprits et vivants, ce phénomène universel dans le monde de l’antiquité a commencé à être condamné lors de l’avènement du monothéisme. Quand Yahvé s’est exprimé par l’intermédiaire de ses canaux tel Moïse sur le mont Moriah, ceux-ci ont été appelés "prophètes", cette activité devenant "inspiration divine" pour celui s'en réclamant. Et quand toute autre personne s’y est livrée, il s’agissait de nécromancie, de possession démoniaque, de duperie. Puisque Jéhovah/Yahvé était le seul dieu, aucun autre dieu ne pouvait donc exister, et quiconque affirmait être un de ses canaux était un menteur. Qui donc pouvait être bénéficiaire de la mise à mort des gens s'en revendiquant pour affirmations mensongères et communications avec des dieux qui n’existaient pas ? Et, en admettant qu'il existait et communiquait vraiment, quel était alors le statut de ce Jéhovah/Yahvé prétendant être le seul dieu, affirmation censée être vraie simplement parce que transmise par channeling ?
C'est le référentiel cosmogonique des Égyptiens qui livre la clé, ceux-ci traduisant les phénomènes du ciel telles les comètes comme l'avertissement du divin. Ainsi Yahvé était un des noms de Saturne, autrement dit Satan. Le nom de Jérusalem dérive quant à lui de Ur-sa-li-im-mu, "la ville dédiée au dieu Salim". Bit Sulmani est la "ville du dieu Sulmânu". Ce dieu a été transformé en Yahvé dans l’Ancien Testament. Salim se retrouve également dans le nom du fils de David, Ab-salom, et dans Solomon. Le temple de Jérusalem était dédié à Salim/Saturne. Le culte de Yahvé, qui s’est formé à Babylone*, n’était pas la religion des anciens Hébreux de Palestine. Des textes anciens ont été utilisés pour créer une fausse histoire d’Israël.
C'est ainsi que dans la vallée de Hinnom, près de Jérusalem, se dressait une statue géante du dieu Moloch ou Molech, une divinité dont le culte était pratiqué dans la région de Canaan selon la bible. La vallée et la divinité sont tristement célèbres pour leur association historique avec le sacrifice d’enfants.
Selon certains récits historiques, la statue avait les bras tendus et un feu brûlait à l’intérieur. Les enfants étaient placés dans les mains de Moloch, où ils brûlaient vifs tandis que des tambours battaient en rythme pour couvrir leurs cris d’agonie. La vallée, également connue sous le nom de Géhenne (son nom araméen qui a été adopté en grec), occupe une place importante dans la Bible. Décrite comme un lieu infernal et enflammé, les rois de Juda y brûlaient leurs enfants, cet endroit étant mentionné dans les évangiles de Matthieu, Jacques, Marc et Luc : "Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter [les gens] dans la géhenne ; oui, je vous le dis, craignez-le" (Luc, 12:5).
* Le nom de la ville de Babylone provient sans doute du nom pré-sumérien Babulu, que les Akkadiens ont expliqué étymologiquement par bab-ili(m), ce qui signifie "la Porte du Dieu", devenu plus tard bab-ilani, "la Porte des Dieux". Ce nom a été traduit en sumérien selon le même sens en Ka.dingir.ra. Les Grecs ont traduit ce nom en Babylon, qui a été repris par la suite par les Européens. Les Hébreux ont rapproché le nom de la ville de la racine hébraïque bbl, qui signifie "mélanger", ce qui rappelle le mythe de la Tour de Babel (nom hébreu de Babylone qui signifie "Porte des Elohim" ou "Porte de El").
Construction de l'adoration
Le récit du Veau d’Or, dans le chapitre 32 du livre de l’Exode, peut se lire comme une réflexion sur la difficulté, voire l’impossibilité, d’accepter un dieu invisible, transcendant, ne supportant aucune représentation. Lorsque le peuple d’Israël était arrivé au désert du Sinaï, Dieu lui avait promis qu’il pourrait devenir un peuple de prêtres (Ex 19), c’est-à-dire un peuple où il n’y a pas besoin de clergé, puisque chaque fils d’Israël est son propre prêtre.
Lorsque Moïse s’absente pour recevoir de la part de Dieu les Tables de la Loi, le peuple ne supporte plus d’avoir affaire à un dieu invisible, et c'est pourquoi Aaron lui fabrique un veau – expression ironique pour un taureau. On constate que les deux récits sont construits de manière parallèle : le Veau d’Or est pour Israël ce que la "pomme" est pour l’humanité. Après avoir détruit le taureau, qui est un symbole courant au Levant pour les dieux de l’orage, Moïse monte alors de nouveau vers Dieu pour obtenir le renouvellement de l’alliance. Lorsque Moïse redescend pour instruire le peuple, il n’est plus le même : "Quand il descendit de la montagne, il ne savait pas, lui, Moïse, que la peau de son visage était devenue rayonnante en parlant avec le Dieu." La traduction latine n’ayant pas compris "rayonnant" mais "cornu", elle se trouve ainsi à l’origine d’un motif qui se retrouve à travers toute l’histoire de l’art, du Moyen Âge jusqu’à nos jours.
Au temps de Moïse sur sa montagne sacrée, on était entre deux ères, celle du taureau et celle du bélier, ce qui d’ailleurs est reflété par la Torah comme étant le signe d’une ancienne adoration païenne précipitant le peuple vers sa destruction, ce qui donne sa légitimité à Moïse car il apporte les tablettes de la nouvelle ère, celle du bélier. Ceci explique pourquoi dans certain cultes juifs on souffle dans une corne de bélier, celles-ci exprimant le statut tout à fait particulier de Moïse.
Ce faisant, l’auteur d’Ex 34,29 fait preuve d’une grande audace, puisqu’il transpose des attributs du divin sur un homme. Il exprime par là une conviction profonde qui caractérise à la fois le judaïsme et le christianisme. Pour ces deux religions, Dieu se manifeste dans la rencontre avec d’autres hommes.
Les racines du sceau de Salomon
L’étoile à six branches, dans la tradition hindoue, symbolise soit Brahma, le dieu créateur, soit la Trinité hindoue (la trimurti). C'est aussi un symbole parfait du Zodiaque lié aux constellations et au soleil, figurant le Centre de sa Roue et des étoiles circumpolaires.
Dans les légendes médiévales juives, islamiques et chrétiennes, le sceau de Salomon était un anneau magique que le roi Salomon (Sulaymân dans la version islamique) était censé avoir possédé, et qui lui donnait simultanément le pouvoir de commander les démons (shaytan) et les génies (djinn), ou de parler avec les animaux.
Il représente les 12 constellations du Zodiaque (sur 88 existantes) et les 4 étoiles royales des Mésopotamiens, de Babylone et des Perses*. On retrouve ce symbole en Orient comme en Inde. Utilisé par les chrétiens, il est visible dans les Églises comme dans les mosquées pour les musulmans. Ce symbole n'est absolument pas l'exclusivité des Juifs.
* Le symbole de l’étoile de David - Mâgên Dâwîd - est à la base un symbole sumérien faisait référence à une comète selon l’assyriologue Hildegard Lewry. Selon lui, les origines du judaïsme et de l’islam se trouvent dans des cataclysmes cométaires. Le Sceau de Salomon des synagogues et le Croissant des mosquées sont deux symboles du mithraïsme et d’autres cultes d’origine assyrienne.
Si les traditions bibliques associent Yahvé au mont Sinaï, c'est parce qu'il est probable que cette montagne (dans l'Orient ancien, la montagne, demeure du dieu, était la réduction du cosmos, la "Grande Montagne") fut considérée comme le lieu classique d'une manifestation d'une divinité assimilée à Yahvé, et ce bien longtemps avant que les Israélites ne la connaissent. En l'adoptant comme leur Dieu unique, ils en font un Dieu cosmique et non plus simplement tribal ou national.
Genèse de la hiérarchie noire
L’ancien co-créateur noir de l’univers local, la matrice terrestre viciée, est Caïn, né comme son frère Abel d’Adam et Eve en
tant qu’homme parfait et l’un des porteurs de la branche principale de l’humanité (sa tombe se trouve dans la mosquée
Nabi Habil près de Damas en Syrie). Son fils est Yaltabaoth, né de l’adultère
d’Eve qui lui est apparue sous le masque de Samael. Leur hiérarchie, dont par la suite Seth en Égypte fondateur de la
deuxième branche primaire de l’humanité, dirigeait alors la Terre et les Terriens (sa tombe se trouve dans la mosquée
du petit village d’Al-Nabi Shayth dans la vallée de la Bekaa au Liban). Le meurtre d’Abel a fait tomber la race humaine dans un piège karmique, notamment
après l’invasion des Archontes Aliens Négatifs venus et leur prise de possession de la planète. Ils ont alors
instauré le culte de Yahvé et de Jéhovah, caractérisé par des rituels et des rites d’une cruauté et d’une soif de sang
frappantes. Utilisant toutes les méthodes et tous les outils de meurtre, de perversion sexuelle et d’autres crimes, il en a découlé l’agonie et l’énergie des corps et des âmes torturés grâce
notamment à la puissance du canal énergétique figuré par l'hexagramme de Jéhovah relié au pôle de Saturne, utilisé tout particulièrement dans le temple de Baalbek à Héliopolis (ou temple de Bel ou Baal), épicentre
d'un mandala de magie noire que les Romains dédièrent à Jupiter, successeur
de Yahvé/Jéhovah, le plus grand temple du monde romain. Comme les Archontes Aliens savaient qu’ils n’avaient pas d’avenir, ils étaient obsédés par
l’idée de l’immortalité aux dépens du pouvoir vital des autres, la meilleure option étant la souffrance des hommes pris comme otages et ce jusqu'à leur 666e incarnation. Ainsi s'est constitué un
flux inépuisable de nourriture énergétique, d'autant plus que l’ADN de l’homme moderne est fabriqué depuis par ces races cosmiques grises et noires.
C’est pourquoi la tâche la plus importante aujourd’hui est d’élever ses vibrations pour nettoyer son ADN* et d’y intégrer une évolution douce et améliorée par l'accès aux codes de la Source universelle, constitutive de la clé d'accès à la nouvelle cinquième densité.
* L’ADN ou acide désoxyribonucléique est une bio-substance uniquement physique, soit une manifestation tridimensionnelle de la matrice de notre Monade d'appartenance (Corps/Âme/Esprit), l’ADN ondulatoire et causal en constituant une projection dans l’infini du Grand Cosmos, dans toutes ses dimensions et dans tous ses espaces.
Yahvé et Jéhovah
Plusieurs noms* sont utilisés pour exprimer le Dieu créateur du monothéisme juif, tout particulièrement Yahvé et Jéhovah (représentation photo ci-contre). Pour les distinguer, il convient de se poser la question : "Qui est Dieu ?"
Yahvé (Yahweh) est associé à un Dieu qui a créé l'homme recevant une âme, qui plus est immortelle. Il est la conception de Dieu "trois en un", dont un Fils incréé tout puissant. C'est un Dieu qui a créé l'enfer de feu et les souffrances qui y règnent, ce que l’Église romaine a repris dans sa doctrine tout en l'édulcorant.
Jéhovah dont le nom découle de Yahweh signifie "celui qui est" ou "qui va de soi". Il est associé à l'idée d'un Dieu de justice qui n'a pas créé l'enfer de feu. Il est également associé à un Fils établi comme le Roi très haut sur tous les rois de la terre, qui dominera bientôt, et qui n'est pas le Créateur et Père, Jéhovah. A Jéhovah est associé l'amour. De fait, ceux qui l'imitent manifestent cet amour entre eux.
Cette différence dans les marques de fabrique permet selon les circonstances de présenter le visage opportun de la croyance, et de tout justifier, même l'injustifiable.
C'est toutefois en hébreu "Hachem" ou "Hashem" qui est l'expression utilisée pour se référer à Dieu, issue des termes ha et shem signifiant littéralement "le nom" ou "celui qui porte le nom", les Juifs pensant que les noms de Dieu sont si sacrés qu’ils ne peuvent être prononcés banalement. D'autres interprétations affirment que "HaShém"*², traduit "Je Suis", serait la réponse divine à Moïse au milieu du buisson qui brûlait à Horeb.
* Les noms de Dieu utilisés dans le judaïsme considérés comme sacrés sont au nombre de sept. D’origine biblique ou rabbinique, ils qualifient les attributs et qualités divines, et qui doivent faire l’objet de règles précises de transcription par les scribes car ne pouvant, une fois écrits, être effacés. Pour l’école de pensée juive qui considère que rien ne peut en définitive être dit de Dieu, ces différentes appellations font référence aux différents rapports de Dieu avec l'homme, au contexte dans lequel on se réfère à YHWH, aux différents aspects qu'on veut mettre en évidence. Cependant, la critique académique voit avec les nouvelles sources la preuve d'une multiplicité de noms, de sources et de dieux dans l’Israël antique que les auteurs de la Bible se sont employés à oblitérer. Il est à noter qu'à aucun moment la Bible hébraïque ne mentionne explicitement le terme de Dieu, celui-ci étant désigné par Élohim cité 2.312 fois (L’Éternel Dieu, Genèse 2), YHWH (Yahvé l’Éternel, cité 6.499 fois), El-Olam (Dieu de L’Éternité, Genèse 21:33), Adonaï (Mon Seigneur, Mon Maître), El-Elion (Dieu très haut, Genèse 14:18), El-Roi, El-Bethel, El-Schaddaï (Dieu Tout-Puissant, Genèse 17:1), El-Ganna (Dieu jaloux, Exode 20:15), El-Haï (Dieu vivant, Josué 3:10)...
*² La sanctification du nom de Dieu (en hébreu kiddoush hashem, "sanctification du nom") désigne dans le judaïsme ce qui survient lorsqu’un ou des Juifs haussent ou rehaussent le prestige de celui qui les a élus pour porter témoignage de sa providence, son enseignement et ses voies. Quant au kiddoush hashem, il est l'antithèse de la profanation du nom de Dieu (hilloul hashem), étant considéré dans le judaïsme rabbinique comme une prescription religieuse du plus haut degré. Il a pris, au cours de l'histoire juive, une connotation particulière, celle du sacrifice de soi plutôt que de profaner. "Vous ne profanerez pas Mon Nom de la sainteté, et je vais être déclaré Saint, au milieu des fils d'Israël" (Lév. 22,32).
Du nom Adonaï
Adonaï, selon les propos tenus par le (grand) kabbaliste philosophe et écrivain Adolf Dimitri Grad (1916/2002) dans son livre "Les Clefs secrètes d'Israël", est
un nom sacré qui désignerait l'ADN (abréviation de acide
désoxyribonucléique) constitutif de notre génétique ! Ce nom est en effet composëé en hébreu de quatre lettres : A-D-N-Y. La derniere lettre, YOD, est la marque de l'adjectif
possessif ''Mon''. Or cet adjectif possessif n'existe pas en hébreu, ce qui fait qu'on décline le mot en ajoutant au substantif le pronom personnel. C'est ainsi que A-D-N-Y signifie "A-D-N de
moi", ou "mon A-D-N"...
Dans la Bible hébraïque, le nom du Dieu créateur apparaît sous le terme de Elohim. A l’époque où les hommes ne connaissaient que les "dieux du ciel", le terme Elohim suffisait, avant que le monothéisme (le judaïsme en l'occurrence) n'unifie l’adoration des faux dieux sous un seul nom. C’est pourquoi le terme "Elohim" a été remplacé par "Dieu" dans la Genèse, abusant de ce fait les humains au nom des forces obscures déguisées en forces de la lumière...
Du nom Elohim
Le premier verset de la Bible est "Bereshit bara Elohim et ha shamaïm vé et ha éretz", soit de l'hébreu occidentalisé dans la forme. Pour en intégrer le sens sans l'altérer dans nos structures mentales, qui ne correspondent pas à celles de la culture hébraïque, il faut lui faire subir deux opérations simultanées : transcrire, en lettres latines, sa lecture phonétique, et inverser le sens de lecture droite-gauche en gauche-droite. La traduction selon les praticiens donne ainsi "Au commencement Elohim créa les cieux et la terre" ou "En tête Elohîm créait les ciels et la terre". Il en découle que contrairement à ce que l'on pourrait croire, le mot DIEU n'est pas la traduction du mot ELOHIM, un nom propre ne se traduisant d'ailleurs jamais. C'est pourquoi enlever ELOHIM et le remplacer par DIEU n'est pas innocent. En fait, Elohim est un pluriel, que le "Dictionnaire Larousse" dans son édition de 1965 mentionne clairement: "Elohim, mot hébreu (...) pluriel de el ou eloha..."
Ce pluriel, pourtant connu depuis toujours par tout pratiquant rigoureux de l'hébreu, n'est pas accepté. Il dérange, et de ce fait est écarté dans la grosse majorité des traductions parce qu'il est incompatible avec le concept de monothéisme que l'on prétend tirer de la Bible. ELOHA, EL et ELOHIM sont évacués ensemble au profit de DIEU ! Élohim veut dire "Les Dieux". D'ailleurs, pour ceux qui en doutent, même ces brillants traducteurs n’ont pu s’empêcher de traduire le verset 26 du premier chapitre par : "Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance…" Normalement, le "nous" impliquant plusieurs personnes, Dieu devrait être écrit Dieux. Le deuxième commandement "Tu n'auras pas d'autre Dieu que Moi" laisse vraiment à réfléchir...
Jéhovah et la Franc-Maçonnerie
Jéhovah est l'un des termes sacrés du 33° degré de l'ordre de la Franc-Maçonnerie au Rite Écossais Ancien et Accepté (il existe d'autres ordres avec des degrés différents)*, degré qualifié de "Voûte étoilée", où il est représenté dans le temple maçonnique par le vénérable maître qui porte une équerre autour du cou. La raison est qu'il réunit sous son vocable moins connoté tous les dieux du référentiel païen initial (Yahvé, Ba'al,...). Tout en étant érigé pour les foules illusionnées Dieu d'amour et miséricordieux, il représente la loi impitoyable de la matière terrestre. C’est un dieu qui fait peur, un dieu qui punit, un dieu qui se venge, "l’Architecte trois fois grand". C’est le mental, l’intellect, qui permet de gouverner le monde, vision se voulant opposée (pour la forme) à celle de Constantin (croix dans le ciel) qui imposa le christianisme dans l’empire romain, et qui causa tant de victimes. C’est ce système de pensée que tout particulièrement les rois de France et d’Angleterre ont favorisé à la fin du XVIII° siècle en passant dans l'ombre des "petits monarques", les remplaçant sur le devant de la scène, ceci étant un bon moyen de continuer à contrôler et à guider les hommes ...
C’est donc la "fausse lumière", en aucune façon l’Esprit universel. Jéhovah représente le principe de Lucifer, l’âme du monde repliée sur elle-même! C’est pourquoi il est un culte de la matière, un culte envers le principe entropique de Ce Qui Est (également appelé la Création), situé à l’Orient, et qui tourne dans le sens linéaire - celui des aiguilles d'une montre (le temps asservissant) -, non dans le sens de la précession des équinoxes, celui du temps cyclique, naturel*². C’est en quelque sorte un renversement des valeurs, qui suppose que notre personnalité dominée par l'intellect peut exister sans l’Esprit universel, autrement dit la conscience de Ce Qui Est. C’est un développement unilatéral, occupé à gérer la matière, en l'occurrence la posséder, la dégrader, s’en servir, en retirer l’esprit (sa sève) pour la contrôler. Ceci explique pourquoi les maçons insistent sur la formule "J’ai dit", propre à l’égo… Il en découle que le développement spirituel maçonnique cherche en développant l’aspect mental à court-circuiter l’harmonie que pourrait instituer l’âme dans le corps. C'est la raison d'être de leur quête d’accès à certains pouvoirs psychiques, et qui illusionne la grande majorité de leurs adeptes naïfs manipulés...*³
De ce fait, en parvenant aux hauts grades, il est indispensable au maçon d'être très "tolérant" pour pouvoir l’accepter. Ce sont en effet d’autres formes de pensées qui vont à l’encontre de tout ce qui lui a été appris depuis l'enfance. Cette vérité - juste au demeurant - est que le dieu de l’Ancien Testament est en réalité le "diable", la polarité entropique qui divise et maintient séparé. Le postulant doit donc prendre conscience, avec les rituels appropriés, que le Dieu de son référentiel initial (appelé Le Grand Architecte) n’est pas le "véritable" Dieu d'amour à travers son fils le Christ, et s’il ne le comprend pas, il ne monte pas en grade. La polarité représentée par ce Dieu " mauvais " est une allégorie du monde matériel et ses nécessités, symbolisée par l’équerre. C’est "l’amour de soi", non d'autrui. C’est prendre des décisions pour atteindre un but en agissant sans scrupules sur le fond tout en préservant les apparences. C’est pourquoi il est dit qu’il faut "évoluer entre le possible et le nécessaire, entre le compas et l’équerre". L’équerre sont les lois de ce monde, les lois physiques et chimiques, et si on s’y accorde on aura du succès. Jéhovah représente ce principe impitoyable, celui de la loi pure et dure. La Franc-Maçonnerie cherche à mettre progressivement en contact le postulant avec cette réalité, en tout cas les plus naïfs et idéalistes. Quant aux autres, nombreux, ils ont compris dès le départ l'intérêt d'un réseau efficace d'alliances sous couvert de l'humanisme égalitaire et fraternel qui doit effectivement pénétrer les consciences sans pour autant remettre en question la répartition du pouvoir établi, afin d'en obtenir les prébendes escomptés - argent, statut social, pouvoir - à même de satisfaire l'égo enflammé...
En Franc-Maçonnerie, inversion des valeurs oblige (la fausse lumière luciférienne), l’Orient, où le soleil se lève, appartient au principe luciférien, et l’Occident, où il se couche, au domaine divin. Dieu repose dans l’obscurité de l’ouest, le royaume des cieux, et le fait d’aller vers l’Orient lui fait quitter le divin. Ainsi, la "lumière" dans la maçonnerie, cette lumière qui organise le monde, est luciférienne. C’est le pôle "de l’opposant". Et c’est là que réside la véritable maîtrise : "Je sors de l’esprit pur, du royaume des cieux, mon âme est tombée sur la Terre ; la plus brillante étoile du matin est tombée". La maçonnerie offre ainsi le moyen de se libérer de la matière en utilisant et comprenant les lois de la matière. D’où ce symbolisme de la lumière, des rayons, du soleil… que l’on retrouve un peu partout. En se rapprochant de la lumière, on va dans la direction opposée du divin, chez le porteur de lumière, Lucifer. On ne pénètre pas dans le temple de Dieu - la conscience Christique ou Kiristos - mais on le quitte, "irrémé-diablement" !
Cela indique une chose : la Maçonnerie considère que l'archétype Dieu est obscurité et que l'archétype Diable est lumière. Pour se libérer du monde, il faudrait suivre ce chemin qui correspondrait au moment où l’homme a commencé à se libérer du joug de l’esclavage de l’Esprit. Lucifer serait ainsi le premier franc-maçon, qui s’étant révolté contre le diktat de sa création, est vénéré pour sa soif de liberté face au tyran céleste. La majorité des gens étant lâche et servile vis-à-vis de la hiérarchie, cette réalité découlant d'une habile manipulation (le présumé sacré texte biblique explicatif de la Création) permet aux hauts grades d’avoir un tel pouvoir, démontrant que la Maçonnerie associe l’idée de liberté non à la libération de l'être humain mais à la gouvernance de la hiérarchie sociale. Quiconque se libère se retrouve au sommet de la société, parce qu’il pense (Cogito, ergo sum)... Or, penser la réalité de Lucifer comme celle de la Création est par essence faux, le concept même de Création étant antinomique avec l'impermanence de Ce Qui EST. Tout comme celui/celle qui se libère dans sa version la plus élevée - la supra-conscience - ne peut plus être intéressé par le pouvoir, son exercice comme ses attributs, sauf à porter profondément les stigmates schizophréniques de la "père-version", celles du prédateur involutif. Que tant de brillants esprits puissent se laisser berner par la supercherie laisse songeur, démontrant la puissance du poison prédateur inoculé en chacun(e) !
* Selon les textes fondateurs, il n’existerait pas en Franc-Maçonnerie de rang supérieur au troisième degré, celui de maître maçon. C’est en effet un des
principes fondamentaux de la "régularité maçonnique" que tous les maîtres maçons soient placés sur un pied d’égalité, sans considération de position sociale ou d’appartenance à d’autres degrés
maçonniques. Les degrés d’un numéro supérieur au troisième sont considérés comme des degrés d’instruction, ou de perfectionnement, et non pas comme des grades impliquant un pouvoir particulier et
dont pourrait se prévaloir un maître maçon pour se prétendre supérieur aux autres. Derrière cette habile caution sémantique, il va cependant de soi que le perfectionnement amène progressivement
le "maître" à épouser la doctrine élitaire qui caractérise tout Ordre constitué à partir de son rituel spécifique. C'est un processus de lavage de conscience déguisé sous forme
pseudo-sacrée.
*²Cf. Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?
*³ Cf. La nouvelle religion universelle.
Une profonde remise en question des croyances jusqu'alors établies par le livre sacré de référence établi, la Bible, voit dans l’intrusion extraterrestre actuelle* la conséquence d’intrusions préalables qui ont joué un rôle fondamental dans la genèse et l’histoire de l’humanité. Nous serions en effet le résultat d’un combat, d’une lutte d’influences titanesque entre plusieurs "races" de nature extraterrestre qui sont majoritairement reptiliennes*².
C'est ainsi que les "Archontes" des évangiles gnostiques de Nag Hammadi retrouvés en Égypte symbolisent le jeu pervers joué par la lignée Anunnaki des figures mythiques sumériennes que sont An/Anu, Enlil et Ansar, responsables d’un ordre patriarcal, très centralisé et dictatorial*³. Ce sont ces entités reptiliennes à polarité masculine qui nous ont créés et élevés comme du bétail pour le bénéfice de leur entreprise coloniale.
* Cf. Vérité civilisationnelle.
*² Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée.
*³ Cf. Le modèle pyramidal décodé & Les psychopathes qui nous
gouvernent.
Des Archontes
Du temps des Romains, le terme "Archontes" désignait communément les "gouverneurs" ou les "autorités". Il en est de même dans certaines traductions des récits coptes avec le terme archon (au pluriel archontoi). Dans le texte apocryphe de Jean, II. 22:14-10 jusqu’à 27-20, il est dit que "Les Archontes poussèrent Adam dans un état de transe… le plongèrent dans un état d’endormissement, mais ce fut sa perception qu’ils endormirent… Ils rendent nos cœurs lourds afin que nous perdions l’attention et la perception, afin que nous perdions le reflet de la Lumière Divine en nous… (Les Archontes agirent ainsi sur l’humanité) avec comme finalité de la leurrer. Lorsque l’esprit de vie croît et que le pouvoir d’illumination du corps renforce l’âme, personne ne peut vous détourner vers l’oubli de votre humanité. Mais ceux dont lesquels les esprits imposteurs se saisissent sont aliénés de leur humanité et pervertis… L’esprit malfaisant gagne en force en nous égarant. Les Archontes accablent l’âme, nous induisant à agir de façon non adéquate et nous plongent dans l’oubli, nous faisant oublier qui nous sommes".
Ainsi ces "ombres noires" sont des entités parasitaires d'une autre dimension, qui consomment certaines de nos émotions humaines comme nous consommons de la nourriture. Ils se délectent chez nous d’une "couche brillante de conscience". C'est pourquoi nous sommes une proie facile pour un mode de conscience différent, prédatrice. Cette étroite bande de conscience qui habite l’être humain, est le siège de l'auto-contemplation dans laquelle l'homme peut être piégé. C’est bel et bien l'état de notre monde actuel, que décrit dans NH II, 4 L’Hypostase des archontes 91,8-10* : "Ces prédateurs cultivent chez l'homme les émotions dont ils sont friands, cette manière dont notre mental travaille, centré sur lui-même : ils ont besoin de nous pour se nourrir et c'est pour cela qu'ils nous pressurent implacablement. Le principal talent des archontes est le mimétisme, le changement de forme et la manipulation de la conscience. Les archontes sont ceux qui ont fabriqué ce monde des accidents, donc ses soucis de l’existence. «Ils jetèrent alors les hommes dans de grandes tribulations et dans les soucis de l’existence, afin que leurs hommes soient accaparés par la vie matérielle et n’aient pas le loisir de s’attacher à l’Esprit Saint."
* L'Hypostase des archontes est le quatrième traité du codex II de Nag Hammadi. Il est précédé de l'Apocryphon de Jean, l'Évangile de Thomas et l'Évangile de Philippe, et est suivi de l'Écrit sans titre sur l'origine du monde et de l'Exégèse de l'âme. Ce texte est très bien conservé, car il ne contient que quelques lacunes mineures. Il est rédigé en sahidique, un dialecte copte, mais l'original aurait été écrit en grec.
Face à cette dynastie "belliciste" (les forces sombres), le "Dieu" Enki, frère d'Enlil (au même titre que Abel face à Caïn), allié aux lignées reptiliennes à polarité féminine, les "Amasutum"* ainsi qu’aux planificateurs de vie "Kadistu"*² (les forces de Lumière), ont rempli un rôle positif d’enseignants de l’humanité. Ils sont les Élohims de la Bible, les "porteurs de lumière" lucifériens, le serpent de la connaissance, les "Prométhées" que le récit biblique de Yahvé/An/Enlil a transformé en entités sataniques. Les Kadištu sont les émissaires de la Source Originelle, "Dieu" pour les croyants religieux, dont nous sommes tous issus. Gardiens des lieux clés de l'univers, leur objectif est de faire régner une forme d'organisation et de "discipline" qui émane de "la source originelle", l'Esprit universel (l"UN"). En cela, on pourrait penser à eux comme des "anges de Dieu"...
* Cf. Le féminin séquestré.
*² Le terme akkadien Qadištu, décomposé en Emešà (le langage matrice), donne KAD4-IŠ7-TU, litt. "ancien(s) assembleur(s) de vie". Ce vocable est à rapprocher du mot latin "caducéus" (caducée), le symbole de deux serpents entrelacés représentant l’art de guérir employé aujourd’hui par les médecins et les pharmaciens. Qu'il s'agisse des prêtresses élevées Qadištu des traditions akkadiennes ou des Kadištu (les planificateurs), tous possèdent le secret des chakras symbolisés par le caducée. Les Kadištu adressent aux êtres humains des messages par l'intermédiaire de personnes qu'ils contactent directement (par abductions) ou de façon allusive, (par contacts télépathiques).
Des Élohim, ou la présence exo-terrestre avérée dans la Bible
Les travaux de Mauro Biglino (photo 1), philologue spécialiste italien de la traduction des textes en vieil hébreu constitutifs de l'Ancien Testament (et ancien traducteur du Vatican), démontrent que la Bible est un "livre" - en fait une compilation de textes - qui raconte l'arrivée sur notre planète d'une race extra-terrestre prédatrice, les véritables créateurs de l'espèce humaine. Il va sans dire que ses propos se heurtent aux soutiens sans faille de la version classique... La Genèse évoque déjà dans son chapitre 6 que les Élohim, les "fils des dieux", soit des extraterrestres, trouvaient les filles des hommes belles et qu'ils les épousèrent, ce croisement engendrant des héros célèbres comme des monstres. La majeure partie de l’Ancien Testament est quant à elle consacrée à la description des origines et de la jeunesse du peuple hébreu qui vivait dans la cité sumérienne d’Ur vers 2.000 à 1.500 av. J.-C., aidé et gouverné par Jéhovah présenté comme Dieu, soit un être purement spirituel, véritable Être Suprême. Ses descriptions dans l’Ancien Testament indiquent qu’il voyageait dans le ciel dans ce qui paraît avoir été un vaisseau bruyant et produisant de la fumée (Cf. La Genèse 19 :16-19, 20 :18 ; L’Exode 13 :21-22, 14 :24, 40 :34-38, et Les Nombres 19 :1-23). Les témoins, des anciens Hébreux responsables de ces descriptions, n’ont pas pu voir Jéhovah de plus près. La Bible souligne en effet que personne n’était autorisé à approcher les sites où il se présentait au sommet de la montagne, sauf Moïse et quelques autres chefs sélectionnés, Jéhovah ayant menacé de mort toute autre personne qui voudrait essayer. Nous sommes fort éloigné du "Père" Être Suprême aimant tous ses enfants… Ce n’est que bien plus tard qu’un des prophètes les plus célèbres de la Bible, Ézéchiel, a eu la possibilité de voir de plus près et de décrire Jéhovah avec plus de détails. Sa description (Cf. Ézéchiel 1:1-25) ressemble aux descriptions bibliques précédentes de Jéhovah, soit un objet ardent en mouvement dans le ciel et émettant de la fumée. Alors que l’objet s’approchait, Ézéchiel put observer que la chose était faite de métal. De cet objet métallique émergèrent plusieurs créatures humanoïdes, portant apparemment des bottes en métal et des casques décorés. Leurs "ailes" semblaient être des moteurs rétractables qui émettaient un vrombissement et aidaient les créatures à voler. Leurs têtes étaient couvertes de verre ou quelque chose de transparent qui réfléchissait le ciel au-dessus d’eux. Ils semblaient être dans une sorte de véhicule circulaire ou de véhicule avec des roues. Nous pouvons sans nous tromper conclure du passage d’Ézéchiel que Jéhovah n’était pas un Être Suprême, mais une succession d’équipes exo-terrestres opérant pendant une période de plusieurs générations, utilisant un vaisseau volant pour perpétrer auprès des humains le mensonge qu’ils étaient "Dieu".
De son côté, le spécialiste franco-allemand de la civilisation mésopotamienne Anton Parks (photo 2) établit à partir des tablettes d'argile trouvées et décryptées l'histoire de la civilisation humaine entre des races planificatrices bienveillantes et des races agressives (Cf. chapitre suivant), se répartissant à l'époque sumérienne entre les deux frères Enki et Enlil*, fils de Nammu et de Ninmah. C'est ainsi que les Nungal d'Enki sont présentés dans les tablettes sumériennes comme des Bené-Elohim ("les fils des Élohim"), autrement dit les anges veilleurs et déchus de la Bible, qui sont des planificateurs du vivant et par-là même de l'humanité sur terre. Par leur polarité féminine, ils sont en discorde profonde avec les anges de Yahvé, autrement dit les Anunna d'Enlil, entités reptiliennes de polarité masculine, agressives et asservissantes de l'humanité*².
Une grande majorité des légendes de la Terre témoignant de la présence de divinités à polarité féminine, l'existence sur Terre
de ces divinités au féminin est antérieure à la présence du dieu mâle telle que nous la rapporte la religion judéo-chrétienne, et qui n'apparaît qu'en Genèse 2.7, c'est-à-dire lors de la seconde
création répertoriée dans la Bible. La Genèse le laisse d'ailleurs entendre quand elle indique (Genèse 1.26) que les Élohim ("les divinités"), terme pluriel féminin, créent l'Homme "à leur
image"… Alors que ce terme, pourtant féminin pluriel, est traduit le plus souvent en "Dieu", il se décompose en suméro-akkadien en EL-Ú-HI-IM, soit "les puissants élevés qui ont mélangé
l'argile (ou l’argileux : l’Homme)". Ces Élohim forment une association multiethnique et culturelle planificatrice qui travaille pour la Source de toute chose, Ce Qui Est, figurant plutôt une
énergie féminine, celle de la Déesse-Mère*³.
* Nous retrouvons les figures d'Enki et Enlil dans la Bible sous celles de Abel et Caïn, de Quetzalcoatl et Tezcatlipoca chez les Mayas, comme plus tard dans la mythologie romaine sous celles de Romulus et Remus.
*² Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée.
*³ Cf. Le féminin
séquestré.
Cf. en complément travaux de Stéfania Tosi (photo 3), spécialiste italienne des anciennes écritures hébraïques, sumériennes et égyptiennes, auteur de "Yahweh - Dio della Guerra" (Yahwé, Dieu de la Guerre) et
"Il falso Dio. Da Osiride a Gesù, l'anima pagana del
culto cristiano" (Le faux Dieu, d'Osiris à Jésus, l'âme païenne du culte chrétien); Laura Fezia (photo 4), chercheuse italienne spécialiste
du Vatican et de ses mensonges, auteur entre autres de "Apparizioni mariane : il grande imbroglio. Indagine laica sui
criteri con cui la Chiesa approva una presunta manifestazione celeste" (Apparitions mariales : le grand imbroglio. Une enquête laïque sur les critères par lesquels l'Église approuve une
manifestation céleste présumée); Pietro Buffa (photo 5), biologiste italien moléculaire spécialisé en bio-
De la création des hybrides terrestres
Un des portails d'invasion majeurs des prédateurs envahisseurs se situe à Göbekli Tepe, site situé dans la province de Şanlıurfa en Turquie près de la frontière avec la Syrie (Cf. image ci-contre). Tout comme les installations similaires de Gaziantep, Urfa et Sogmatar, il s’agit d’un lieu de pouvoir très puissant en sa qualité d'énorme centre génétique, reposant sur une méga-structure composée de blocs en forme de T de plusieurs tonnes servant de résonateurs, de dispositifs de capture et d’amplificateurs pour accumuler les radiations de l’espace et du noyau terrestre.
C'est dans ce site que depuis des millénaires est mise en œuvre l’arme des gènes, l’hybridation et le clonage génétique, en croisant humains, animaux et entités reptiliennes. Celle-ci sert à créer des creusets ethniques et à diluer autant que possible le système racinaire des nations qui tentent vaille que vaille de résister aux mélanges forcés et à l’invasion extérieure. Les cercles le long desquels se trouvent les colonnes et le grand mégalithe en forme de T sur ce site sont les vestiges de compartiments séparés du laboratoire scientifique, où étaient stockées, sur le plan subtil, diverses capsules d’incarnation des hybrides, les embryons hybrides étant cultivés dans des matrices d’incarnation qui servaient d’incubateurs. Le besoin de l’énergie vitale matérialisée était puisée dans le sang humain, venant des centaines de milliers de personnes abattues sur place comme du bétail dans un abattoir. Il ne s’agissait pas d’un sacrifice rituel comme à Palmyre en Syrie, Baalbek au Liban et d’autres endroits. Les bouchers tuaient simplement, vidaient le sang et y plaçaient les embryons, qui mûrissaient dans ce milieu nutritif.
Tout cela s’est poursuivi pendant de nombreuses époques, y compris sous Nemrod* (1751-1638 av. J.-C.), pour cultiver des civilisations entières d’hybrides négatifs, avant que le site ne soit mis en sommeil vers le 8e millénaire avant J.-C., le portail continuant cependant à fonctionner sur un plan subtil afin de pomper l’énergie vitale de la planète à travers le soleil.
* Cf. Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen.

Le faux divin
"Alors les anges (des Archontes) prirent l’apparence (humaine) de celles-ci, en prenant l’apparence de leurs conjoints, les remplissant de l’esprit des Ténèbres qui avaient été mélangés à eux-mêmes, ainsi que de perversité. Ils apportèrent de l’or, de l’argent, un présent, du bronze, du fer, du métal et toutes sortes de choses de ce genre. Et ils entraînèrent dans de grands soucis les hommes qui les avaient suivis, les égarant dans de multiples erreurs. Ils vieillirent sans connaître de repos. Ils moururent sans avoir atteint de vérité ni connu le Dieu de la vérité et c’est ainsi que la Création entière fut tenue en un esclavage perpétuel depuis la fondation du monde jusqu’à maintenant. Et ayant pris des épouses, ils engendrèrent des fils issus de l’Obscurité, à la ressemblance de leur Esprit et ils fermèrent leurs cœurs et les endurcirent de la ténacité de l’Esprit contrefait, jusqu’à maintenant".
Genèse 6:2

La clé de cette relation dévoyée au Divin est donnée dans la Bible comme dans le Coran, avec Jacob signifiant "Dieu a soutenu" ou "protégé". La Bible le connaît également sous le nom d’Israël. Il est, après son père Isaac et son grand-père Abraham, l’un des trois patriarches avec lesquels Dieu aurait selon l'histoire racontée contracté une alliance, lui promettant la terre qui portera désormais son nom. Cette histoire raconte que revenu à Canaan, Jacob, après avoir fait traverser sa famille, est demeuré seul pour des raisons inconnues sur la rive du cours d'eau Jabbok, après avoir pris diverses dispositions en vue des retrouvailles redoutées avec son frère Esaü. Durant la nuit et jusqu’à l’aube, il lutte avec ardeur contre un mystérieux adversaire, un ange, se fait blesser par lui à la hanche, et reçoit pour son courage sa bénédiction ainsi que le nouveau nom d’Israël sous lequel sa descendance sera désormais connue. Ainsi, ayant triomphé de "l'ange divin", cette bénédiction octroyée est à l’origine de la domination du peuple d’Israël - personnifié par Jacob - sur ses "frères" d'humanité, eux-mêmes personnifiés par Esaü. C'est une énième version de la fratrie divisée - Caïn et Abel, Enlil et Enki, Osiris et Seth, Remus et Romulus... -, soit le détournement par la fable racontée du sens sacré de cette division - le moi vs le Soi, la matière vs l'éther, le masculin vs le féminin ... -*.
Qui plus est, la notion de peuple élu découle de la descendance d'Abraham. Celui-ci eut deux fils, le premier nommé Ismaël, de manière naturelle par la servante égyptienne Asar que Abraham féconda avec l'autorisation de son épouse Sarah, alors stérile. Le second, Isaac, venu sur le tard par Sarah, cette naissance tardive étant considérée comme miraculeuse. Il en a découlé que Ismaël, vénéré par le peuple arabe, fut considéré comme moins légitime qu'Isaac, honoré par le peuple juif de par son côté miraculeux (le cadeau de Dieu). Il en résultera l'antagonisme qui depuis oppose le peuple arabe au peuple juif, ce dernier revendiquant sa supériorité génétique de peuple élu, soit le suprémacisme découlant de l'enseignement talmudique dispensé...
* Cf. La dualité décodée.
La manipulation des esprits crédules est ainsi établie sous le sceau d'un texte présenté comme sacré par les soi-disant interlocuteurs privilégiés du Très-Grand. En effet, Israël étant à l’origine une seule personne, Jacob, et "El" étant un grand ange de Dieu ("Il"), Israël signifie par conséquent "celui qui combat l'ange de Dieu" (Isra-El). Jacob ayant survécu, la matière a de ce fait vaincu l’Esprit. La matière est ainsi appelée à dominer toujours l’Esprit par la force sur son terrain de jeu, ce qui exclue derechef les sentiments au profit de la seule raison. La matière se situe dans le domaine entre la compatibilité sociale et l’épanouissement personnel, entre l’égoïsme et l’intégration sociale. Ce sont les deux "anges" déchus, symbolisés en Franc-Maçonnerie par l’équerre - le devoir - et le compas - les nécessités et possibilités -, soit les deux principes d'un monde binaire avec lesquels l’être humain doit vivre, sans transcendance, celle-ci amenant derechef à vouloir s'extirper de ce piège entropique.
"Lucifer" est bel et bien le maître du monde, en tout cas pour ceux qui s'en prévalent et l'honorent, l’être humain devant indirectement en accepter les principes. Cela bien sûr n'est pas la version délivrée par les religions et les autres formes de spiritualité enseignée à une masse de profanes qui, conditionnés par les croyances transmises, sont amenés à demeurer soumis à l'illusion du dogme mensonger enseigné, en allant tranquillement à l’église, à la mosquée, au temple pour gagner leur place promise à la fin des temps ... tout en travaillant au bénéfice exclusif du système "père-vers" qui les asservit. Nous pouvons ainsi d'autant mieux comprendre le tabou politique quasi-unanime en Occident concernant Israël sur le plan géo-politique, nul n'ayant intérêt à révéler les dessous de la farce enseignée...
Du patriarche Abraham
L'Histoire occidentale enseigne que tous les Sémites descendent d'Abraham, son fils Isaac étant à l'origine du peuple juif alors que son fils Ismaël est à l'origine
du peuple arabe. C'est la raison pour laquelle tous les juifs et les arabes reconnaissent Abraham comme leur père commun*. Mais aucune preuve archéologique n'atteste de l'existence d'Abraham, ce que nombre d'archéologues israéliens reconnaissent sans contestation. Abraham pourrait très bien n'être qu'un
énième mythe de l'histoire falsifiée racontée, au même titre que Jésus, le roi Arthur ou le père Noël !
Abraham n'aurait été en fait qu'une légende créée par le rusé Moïse, comme moyen de rassembler son peuple dispersé en de nombreuses tribus. En leur donnant un ancêtre commun, c'est une sorte de légitimité historique de groupe, de race, de peuple unique ayant un destin particulier. Et bien évidemment, quoi de mieux pour rassembler des tribus ne voulant pas se rallier d'inventer deux fils, un pour les juifs et un pour les arabes. Ainsi, tout en étant semblable dans leur origine, ils sont différents.
Sans tomber dans le piège inverse consistant à voir des mythes partout, la question qui se pose est de savoir comment faire la distinction entre mythe et réalité historique. La réponse réside dans la notion d'égrégore, autrement dit d'une forme spirituelle partagée collectivement. C'est ainsi que Jésus, Bouddha, le Grand Monarque, le Messie etc sont vivants, chacun dans leur propre égrégore, soit depuis leur vie terrestre réellement matérielle, soit depuis ce que l'esprit des êtres humains réunis par une même Volonté, Intelligence et Amour ont décidé de créer !
* Dans la Bible, la ville Ur ou Our (en sumérien urim, le nom d'Ur en hébreu signifie le "feu", la "flamme", l'"éclat") des Chaldéens, une des plus anciennes et des plus importantes villes de la Mésopotamie antique, dans l'actuel Irak, est présentée comme sa ville d'origine, avant qu'il n'émigre par l'intervention du Seigneur au Nord, à Harrân, ville dédiée elle aussi à la lune (Gn 12-25). Le nom de Chaldéen est donné dans le livre de Daniel, en dehors de toute préoccupation ethnique, à une catégorie de la caste des savants astrologues, magiciens et devins, appelés "les sages de Babylone". A noter que Jérusalem (Yerushaláyim en hébreu) se dit en arabe ÛRSHALÎM.
De la leçon du fils préféré de Jacob, Joseph
L'actuelle crise sanitaire liée au virus nommé Covid-19 et prolongé par ses variants, se traduisant par une politique conduisant progressivement à une obligation vaccinale sous forme de passeport de nature totalitaire*, et ce sous couvert d'action préventive salvatrice, trouve un étrange et inquiétant parallèle avec l’histoire de Joseph dans l’Ancien Testament. Joseph était le fils préféré de Jacob, mais ses frères jaloux l’ont vendu comme esclave. Pendant son emprisonnement en Égypte, Joseph a révélé sa capacité à interpréter les rêves. Amené devant Pharaon, il doit l'aider à expliquer son rêve troublant, soit sept vaches affamées qui ont mangé sept vaches bien nourries et sept épis de maïs morts qui ont mangé sept épis dodus. Joseph lui en révèle le sens : il y aura sept années d’abondance dans le pays, puis sept années de famine. Par conséquent, Pharaon devrait immédiatement stocker du grain.
Lorsque la terrible famine a frappé, Joseph, désormais le vizir de Pharaon, s’occupe des nombreux affamés qui viennent acheter du pain. En échange, Joseph exige des gens qu'ils vendent leurs biens à l’État, puis leurs propriétés, et enfin eux-mêmes comme... esclaves ! C'est une opération machiavélique menée par étapes, expliquant la condition des Juifs en Égypte dans l’histoire à venir de Moïse, le reste de la population une fois la famine terminée continuant à cultiver des céréales et à planter des graines sur des terres gouvernementales, devant remettre un cinquième de leur récolte à Pharaon. Il n’y avait pas de terres privées... Le récit biblique va ensuite se concentrer sur les retrouvailles de Joseph avec ses frères et son père qui le croyaient tous mort, l'histoire ne portant alors aucun jugement sur Joseph qui pourtant a mis toute une population en esclavage de l’État.
C'est pourquoi ce récit de la Genèse est à mettre en parallèle avec ce qui se passe actuellement, voyant une élite mondialiste déterminée à capturer la population
degré par degré, avec sa "solution", finale il va sans dire. Sa parole, officielle, est mensongère, criminelle, meurtrière. Et si la conscience des individus ne les conduit pas à protester
vivement contre les mandats et les passeports pour en exiger l'abandon - le retrait des chaînes -, il en découlera une errance dans le désert de la conscience bien au-delà de quarante années
!
* Les gouvernements contrôlent les passeports qui permettent aux personnes vaccinées de participer à la vie sociale ordinaire. Ceux qui n’ont pas de passeport sont confinés, restreints, dans une forme d’esclavage. Et le passeport sera révoqué si une personne ne se présente pas pour tous les rappels requis. En d’autres termes, il s’agit d’une opération par étapes, les droits de l’individu étant restreints et rongés, progressivement, au fil du temps – pour aboutir finalement à sa capture complète par l’État.
"Toutes les déformations de la notion de Tradition ont pour caractère commun de faire descendre l'idée de tradition à un niveau purement humain alors que tout au contraire il n'y a et ne peut y avoir de purement traditionnel que ce qui implique un élément d'Ordre Supra Humain. C'est là en effet le point essentiel celui qui constitue en quelque sorte la définition de la tradition et de tout ce qui s'y rattache."
René GUENON, auteur français considéré comme inclassable (1886/1951)
Du lien originel entre judaïsme et Franc-Maçonnerie
Fils du Roi David, Salomon (image 1) a été désigné pour lui succéder au trône avant sa propre mort. Son règne s'est étendu à peu près de 970 à 931 avant J.-C., soit environ 40 ans. Grand bâtisseur, il s'est lié d'amitié avec Hiram, le roi de Tyr, fils d'une veuve. Il l'a aidé à bâtir le Temple de "Dieu" (image 2), Yahwé/Jéhovah. La légende dit qu'il a eu quelques 700 épouses et des centaines de concubines qui, par leur nature "païenne", l'influençaient et l'ont progressivement détourné de Dieu. Il vouait en fait un culte au dieu soleil, celui mentionné dans le livre de la Genèse. C'est le culte de Nimrod, le premier "illuminati" de l'histoire*. Il en découle que le "Temple de Dieu" édifié, qui avait pour fondement le temple de Cnossos en Grèce et ses sacrifices d'animaux dédiés au Taureau Apis, et l'ensemble de ses symboles*², sont dédiés au culte de "Satan", la polarité entropique de la Force des Ténèbres qui gouverne la Matrice astrale, les mêmes qui accompagnent les rituels des obédiences de la Franc-Maçonnerie, héritière des "fils de Salomon", autrement dit des Lévites, les hommes-serpents ! (Cf. plus en avant) .
* Cf. Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen.
*² Ainsi les "colonnes de Salomon" Jakin (Jachin, Joachim, Yachim) et Boaz (ou Booz), la punition et la sévérité (image 3) ; l'orientation des temples (les loges maçonniques) vers le culte au dieu soleil selon 3 orientations (orient, occident, septentrion et midi) ; la phrase de détresse "A moi les enfants de la veuve" prononcée en cas de danger en étant accompagnée de certains gestes de la main et des pieds pour qu'un "frère" présent porte assistance ; l'appellation des francs-maçons les "fils de la veuve" à l'instar d'Hiram, rappelant Sémiramis (Isis dévoyée) dont l'époux Nimrod est mort...
Il y a des endroits dans la matrice civilisationnelle viciée, car placée sous l'égide des forces obscures entropiques, où l’histoire ne se contente pas de passer : elle saigne, elle tonne, elle annonce. Jérusalem en tient la palme, non pas seulement comme ville, mais comme fracture dans le temps. Elle est un lieu où l’on assassine les prophètes, où l’on reconstruit les temples comme on prépare une pièce de théâtre, et où chaque pierre semble avoir été placée en prévision d’un drame. Il n'est qu'à se souvenir de sa conquête sanglante par les chevaliers croisés venus d'Europe, avant sa reprise par le chef musulman Saladin en 1187. Ou encore de la Déclaration Balfour, cette simple lettre adressée par le ministre des affaires étrangères britannique à Lord Rothschild pour lui communiquer l'engagement du Gouvernement britannique en faveur de l'établissement d'un foyer national juif en Palestine, autrement dit un soutien clair au sionisme, ce mouvement politique et idéologique né en Europe à la fin du XIXe siècle. Elle consacrera la création de l'Etat d'Israël le 14 mai 1948, et tout ce qui a suivi, comme immédiatement la première guerre israélo-arabe de 1948-1949 au terme du mandat britannique sur la Palestine.
Quant à la venue en terre dite sainte du Machia'h (le messie), l'Antechrist, c'est-à-dire le Roi du Mensonge*, attendue avec ferveur depuis tant de temps par les cercles talmudiques, il y a deux écoles : ceux qui attendent que Dieu le leur envoie, et ceux qui essaient de précipiter les événements pour le faire venir... Au final, comme signe de fin des temps pour cette civilisation profondément corrompue, il entrera dans le Temple pour exiger l’adoration !
* La Bible parle d’une "petite corne" qui sortira d’un grand système. Dans l’Apocalypse, on l’appelle la Bête...
Jeu passé de la mort à Jérusalem
En juin 1099, les croisés chrétiens, menés par le chevalier franc et duc de Basse-Lotharingie Godefroy de Bouillon (1058/1100), assiègent Jérusalem. Un mois plus tard, ils attaquent et saisissent la ville. Sans retenue… Ayant le pouvoir de vie ou de mort sur les habitants de la ville, ils choisissent la mort. La Gesta Francorum* relate la bataille : "Nos hommes tuaient et massacraient tout le monde, jusqu’au temple de Salomon, où le massacre était si grand que nos hommes pataugeaient dans le sang jusqu’aux chevilles." Raymond d’Aguilers dit que le sang leur montait "jusqu’aux genoux". Fulcher de Chartres ajoute qu’"aucun d’entre eux ne restait en vie ; ni les femmes ni les enfants n’étaient épargnés".
Les massacres étaient fréquents dans l’Antiquité. Mais il y avait des exceptions. En 1187, Saladin, le grand chef musulman, reconquiert Jérusalem. Il n’y eut pas de meurtres, pas d’effusion de sang, pas de pillage. "Partout, écrit John Julius Norwich, l’ordre a été préservé."
On pourrait espérer que neuf siècles plus tard, un certain progrès dans les affaires humaines pousserait les dirigeants à imiter Saladin plutôt que Godefroy. Mais jour après jour, les femmes et les enfants de Gaza – sans parler des hommes – paient de leur vie le péché d’un autre…
* La Gesta Francorum et aliorum Hierosolimitanorum ou Histoire anonyme de la première croisade dans sa traduction française est un récit anonyme de la première croisade écrit en 1099 et 1101 par un chevalier ayant pris part à la croisade. Ce document constitue l'une des rares sources originales narrant cet événement.

Du Temple de Jérusalem
Le premier Temple de Jérusalem a été construit par Salomon, fils du roi David, premier roi des juifs, en 950 avant l'ère chrétienne selon les plans d'Hiram Abif, architecte. Selon les plans retrouvés, des paratonnerres étaient placés aux endroits les plus élevés... et ce, bien avant la date officielle de l'invention du paratonnerre par Benjamin Franklin aux USA en 1752 selon l'histoire officielle. Ceci est un bel exemple des "Mystères anciens" qui dérange les historiens et l'Histoire en général.
Ce Temple a été détruit à trois reprises*. Il n'en reste plus que la fondation sur laquelle les musulmans ont érigé en l'an 690 deux mosquées: El Aqsa et Omar,
ainsi que le célèbre mur de fondation appelé "Le Mur des Lamentations". De nos jours, les juifs - Israélites - veulent reconstruire "leur" Temple de Jérusalem à tous prix. C'est ce qui explique
le conflit "permanent" qui les oppose aux Palestiniens. Selon la prophétie, lorsque la paix sera établie définitivement à Jérusalem, la paix sera depuis longtemps instaurée partout ailleurs sur
la planète. Le nom "Jérusalem" signifie justement "Ville de Paix". Pour les Israéliens, jamais il n'y aura de paix tant que le Temple de Jérusalem ne sera pas reconstruit... Mais pour cela, il
faudra déplacer les deux mosquées musulmanes, ou les "faire sauter"*²...
La création de l'Ordre des TEMPLIERS a été créée en raison de l'importance que les croyants chrétiens accordaient à ce Temple, parce que Jésus y aurait vécu sa
"sainte colère" dès l'âge de 13 ans. Ce lieu est aussi sacré pour les Musulmans, puisque c'est de cet endroit que le Prophète Mahomet serait monté au ciel dans un char de feu. Il en découle que
ce lieu est considéré comme unique dans l'Histoire des Hommes d'occident, le Lieu Saint par excellence pour les croyants juifs, chrétiens et musulmans. Dans l'esprit des juifs, c'est plus qu'une
synagogue juive, plus qu'une église catholique ou une mosquée musulmane, c'est la Résidence du Dieu vivant sur la terre jusqu'à du Masshia ou Messiah, le Messie. C'est l'endroit où est censé se
terminer la mission du "GRAND MONARQUE" par un geste plus que symbolique, le dépôt de sa couronne royale !
* La première destruction du Temple le fut par par Nabuchodonosor, roi de Syrie, en l'an -587 avant l'ère chrétienne. Le roi de Perse, Cyrus en -515 av J-C a fait reconstruire le Temple par Zorobabel et libère le peuple juif. Puis le Temple de Jérusalem fut entièrement détruit en l'an 19 av J-C pour une seconde fois par Hérode le Grand, et rebâti par Hérode lui-même avec plus de magnificence (cette destruction pour rénovations n'est pas considérée comme une vraie destruction). Enfin, la destruction finale du Temple a été faite en l'an 70 de notre ère par l'empire romain sous Titus. Quelques années plus tard, le Vésuve faisait éruption et détruisait la luxueuse ville romaine de Pompéi, ce qui a été considéré par certains comme la vengeance du dieu des juifs, Yahweh...
*² Certains mouvements politiques et religieux souhaitent reconstruire le Temple, en s'appuyant sur les textes bibliques dans lesquels ils interprètent l'obligation à le rebâtir dès que possible (vision du Temple des Temps futurs telle qu'elle apparaît dans le Livre d'Ézéchiel aux chapitres 40 à 48). La plus connue est "Le Mouvement des Fidèles du Mont du Temple et de la Terre d'Israël", qui souhaite la destruction de la Mosquée Al-Aqsa comme préambule à la "reconstruction". Le 21 août 1969, Michael Denis Rohan, un chrétien australien, incendia l'édifice, et des attentats ont été déjoués dans les années 1980.
Le lien contemporain sans équivoque entre le judaïsme et la Franc-Maçonnerie.
C'est en 1723 que le pasteur presbytérien écossais, le Dr James Anderson (1678/1739), publie "Les Constitutions des Francs-Maçons", un ouvrage de portée universelle
qui définit et codifie la Franc-Maçonnerie spéculative naissante de 1717*. L'ouvrage se compose d'une histoire de l'architecture, de souvenirs des maçons d'autrefois, puis des règlements généraux
de la nouvelle Grande Loge, enfin, des 6 articles constituant les "Obligations du franc-maçon". Parmi ces articles certains peuvent étonner : obligation de croire en Dieu, "le maçon ne sera
jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux" , allégeance au pouvoir politique : "un maçon, où qu'il réside et travaille, est un paisible sujet des pouvoirs civils et ne doit jamais entrer
dans des complots contre la paix et la prospérité de la Nation". En l'occurrence, ce sont deux allégeances aux deux grandes autorités de conditionnement des esprits, se voulant pourtant libres...
Autrement dit, deux menottes psychiques pour de prétendus êtres éclairés !
Il existe trois versions essentielles de ces "Constitutions" :
1. Celle de 1723, recommandant d'"obéir à la Loi morale", version retenue par la Grande Loge De France (GLDF) ;
2. Celle de 1738, ajoutant la notion de "noachisme", version retenue par la Grande Loge Nationale Française (GLNF) ;
3. Celle de 1813, qui est celle de l'infléchissement théiste - "pourvu qu'il [le Maçon] croie au glorieux Architecte du ciel et de la terre" - qui n'existait pas dans l'esprit d'Anderson. Cette version est également proche des vues de la GLNF.
La version de 1738 est par sa référence au noachisme le fondement d'un véritable universalisme, le judaïsme attribuant au patriarche Noé, fils de Lamech, la première Alliance passée avec Yahwé/Jéhovah. Dans les récits de la Thora (il en est de même dans le Coran), celui-ci promet qu’il n’y aura plus de déluge, et que le signe en sera l’Arc-en-Ciel. Ces lois noachides sont connues dans le judaïsme pour s'adresser aux "Gentils", les non Juifs. En effet, si le judaïsme n'exige pas que la terre entière soit convertie, en revanche, il suffit aux "Gentils" d'observer les 7 lois de Noé symbolisées par les 7 couleurs de l'Arc en Ciel pour avoir part au monde et à son avenir.
Et c'est dans leur seconde version de 1738 que les Constitutions d'Anderson ont modifié l'article 1 pour y introduire le respect des Lois de Noé :
"Si le Maçon reste toujours obligé d'observer la Loi morale, c'est cette fois en tant que véritable Noachide." Plus loin il est noté "Tous (les Frères) s'accordent sur les trois grands articles de Noé"*².
Il est utile de rappeler que selon le rabbin de Livourne Elie Benamozegh (1823/1900), kabbaliste et philosophe italien du XIX° siècle, "La constitution d'une religion universelle est le but final du judaïsme", ou encore que "Le culte spécial d'Israël est la sauvegarde, le moyen de réalisation de la vraie religion universelle ou noachisme, pour employer le mot des Rabbins" (Elie Benamozegh, Israël et l'Humanité, pp.28-29, rééd. par Albin Michel 1980)...
* Cf. La nouvelle religion universelle.
*² La cérémonie de réception du 22ème degré du REAA, dite Chevalier Royal-Hache, ou Prince du Liban, fait largement référence aux frères noachides.
Comment la langue des oisons (ou oiseaux) permet de comprendre le conditionnement des esprits ?
Le conditionnement des êtres humains visant leur asservissement à la Matrice dévoyée passe entre autres par la fixation d'un faux calendrier temporel, qui par ses rites désacralisés empêche l'éveil de conscience à Ce Qui Est. Ainsi la période de 365 jours balisée entre le 1er janvier et le 31 décembre, nommée ANnée en francophonie en référence au dieu sumérien Anu, ou YAHr/YeAr dans les pays germanophone et anglophone en référence à son adaptation hébraïque, Yahvé. Il en découle qu'en se souhaitant mutuellement "la Bonne ANnée", nous signons le renouvellement de notre adhésion au faux monde (le monde à l'envers, soit le démon), nous maintenant dans un nouveau cycle d'ignorance et d'illusion...

Au service du grand monarque assis sur son trône, avatar d'Osiris pharaon tout-puissant régnant sur ses esclaves, les structures institutionnelles - monarchie comme démocratie - contribuent à leur façon au culte divin dévoyé. La civilisation sumérienne nourricière de la civilisation égyptienne déclinante opère une répartition des divinités en deux groupes.
Il y a au départ d'un côté les Anunnaki (le terme Anunna se retrouve dans le langage sumérien sous la forme A-NUN-NA, signifiant "peur", la traduction stricte étant "le père, prince des humains"), qui gouvernent le monde et résident sur les "eaux", de l'autre les Igigi (les esclaves humains), chargés de pourvoir aux besoins matériels de la classe supérieure en extrayant l’or et vivant sur terre. Les décisions étaient prises par le conseil des Anunnaki, supervisé par Anu, le roi des dieux, puis plus tard par Enlil son successeur. L'épopée d'Atrahasis* (ou poème du Super sage) raconte comment les Igigi, épuisés par le travail, brûlèrent leurs outils et se révoltèrent contre les Anunnaki. Pour les remplacer et pour apaiser Enlil qui voulait les exterminer, Enki son frère bienveillant proposa alors la création d'un nouvel humain, "enrichi" sur le plan biologique.
Puis la signification des termes Anunnaki et Igigi va s'inverser, Igigi – ceux qui tournent et voient – désignant les dieux célestes dans certains récits et Anunnaki les divinités chthoniennes (souterraines). Dans l'épopée de Gilgamesh, par exemple, les Anunnaki sont les juges des enfers. Quant au récit de la création babylonienne, l'Enuma Elish, il voit le dieu Marduk succéder à Enlil à la tête du panthéon, fixer le nombre des dieux à 600, puis les diviser en deux groupes, les Igigi étant aux cieux et les Anunnaki sur terre. Étymologiquement, IGI signifie Œil dans les langues sumérienne et akkadienne, GI signifiant "pénétré sexuellement". Si de ce fait, Igigi pourrait être traduit par "Yeux dans le ciel" ou encore par "les observateurs qui déflorent", la traduction stricte du terme Í-GÌ-GÌ en sumérien donne "les 300 encadrés ou encerclés" ou encore "les 300 rejetés". En fait, ces "300" Igigi appelés plus précisément Nungal possédaient le rôle de veilleur de la planète Terre, rattachés à Enki, frère d'Enlil, face aux velléités agressives de ses 600 Anunnaki inféodés qui s'étaient établi sous Terre*². L’autocrate Enlíl, le "grand Šàtam", l'administrateur territorial de l'Edin (la plaine mésopotamienne), a fait creuser le Tigre et l'Euphrate pour que ces deux fleuves déversent en eaux les cités souveraines des Anunnaki...
* Atrahasis (de l'akkadien ḫaṭṭu ḫasīsu, "sceptre de l'ingéniosité") est un personnage de la mythologie mésopotamienne qui aurait survécu au déluge et obtenu des dieux l'immortalité. Sa légende est contée dans l’épopée d'Atrahasis. Dans les versions antérieures en langue sumérienne, il correspond à Ziusudra (littéralement "Jours à la vie prolongée"). L'histoire de Noé telle que la raconte la Genèse biblique évoque ainsi celle d'Atrahasis dont le mythe était conté par deux sources principales : l'Épopée de Gilgamesh (sous le nom d'Uta-Napishtim) et l'Épopée d'Atrahasis.
*² Le terme hébreu utilisé pour dénommer ces veilleurs est "Ir". Cette particule
se retrouve en sumérien sous les formes ÍR, signifiant "lamentations", "esclave", "serviteur" et "guider", "apporter". Les Nungal (Igigi) sont effectivement décrits dans les tablettes sumériennes
comme des serviteurs qui se lamentent sur leur sort lorsqu'ils sont employés comme ouvriers pour les Anunnaki. Ils sont ensuite considérés comme des anges rebelles qui guident l'humanité
lorsqu'ils lui apportent l'usage d'objets "civilisés" pour survivre et se protéger des "mauvais dieux"…
AN, ou les "grands dragons" mâles prédateurs
Les travaux d'Anton Parks permettent de reconstituer l'histoire secrète de la Terre, volontairement cachée à la connaissance de l'humain sous domination, tout particulièrement par l'étude des civilisations antiques (dieux, symboles, mythes, ouvrages d'art, écrits...). Elle voit à ses origines lointaines une division dans l'ordonnancement du cosmos entre des "races planificatrices de vie" et des "races conquérantes". Cette division est conforme aux polarités positive et négative qui permettent le fonctionnement du Vivant dans des dimensions de réalité et de conscience inférieures à la dimension originelle, Ce Qui Est*. Le conflit fait ainsi rage entre les races planificatrices au service de la paix universelle, nommées Kadištu (parmi lesquelles se trouvent différentes lignées comme les Nungal, les Abgal ou les Urmah), et d’autres races qui refusent cet ordre planificateur, formant des sociétés hiérarchiques, pyramidales, au sommet desquelles se trouvent les Kingu. Celles-ci forment la fameuse caste des "dieux" Anunna ou Anunnaki des tablettes mésopotamiennes (ainsi la tablette Kharsağ). Elles ont exigé leur lot de sang pour asseoir leur pouvoir sur la planète terre, "Uras- " pour ces races reptiliennes. Il en découle le sang des hommes, mais aussi le sang de ces "dieux" extraterrestres se livrant entre eux à une guerre intergalactique raciale, économique, idéologique, tout comme un conflit entre sexes. L’enjeu est le mode de gouvernement de certaines régions de l’univers. La mise en œuvre du projet "Adam" pour la colonisation de la planète Terre, à savoir l'établissement des divers prototypes d’humains (Homo Erectus, Néandertalien, Sapiens, Sapiens-Sapiens) dans un tel contexte, ne pouvait aboutir qu’à un mélodrame...
La Terre est ainsi dans l'Univers une planète sauvage, une réserve biologique où sont expérimentées d’innombrables formes de vies. Par la division inhérente à son
fonctionnement, elle a une histoire émaillée de désaccords et de conflits. En effet, les Anunna, race reptilienne colonisatrice de la Terre à partir de la 4ème dimension de réalité et
dont la couleur sacrée est le vert, a manipulé l'ADN et les chromosomes de l'espèce humaine qui faisait suite aux premiers Homo il y a environ un million d'années, successivement nommés
Homo Erectus puis Homo Néandertalien, avant que de voir apparaître l'Homo Sapiens - soit l'Abel biblique - puis l'Homo Sapiens
Sapiens. Cette manipulation a été faite avant son implantation terrestre, de peur de voir ses représentants "enrichis" sur le plan biologique être trop éveillés, et afin de maintenir l'espèce
humaine sous asservissement*². Il en découle depuis une histoire marquée par l’aliénation, la soumission, la souffrance, fruits de sa marque de fabrique,
soit la dualité "bourreau/victime", "abuseurs/tourmenteurs", soit le monde extérieur des formes - vient du conquérant conspirateur éponyme An, présent dans le mythe sumérien d'Enki et Enlil, et
connu par la suite sous divers nom comme Atum, Zeus ou Yahvé. Il est comparé au "patriarche, carnassier et séducteur des Nations", berger du troupeau qui fait chuter le culte féminin. C'est ainsi
que l'étrange assemblée des textes gnostiques -l'hebdomade -, n'est autre que celle de Yaldabahot (Yahvé) et ses six autres archontes qui correspond au grand
conseil des sept Ušumgal ("grands dragons"). Il ne fait ainsi aucun doute que ce Yaldabahot est le "dieu" sumérien An.
* Cf. Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'Univers.
*² Cf. La nouvelle religion universelle & Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.


Les divinités chthoniennes
(souterraines)
Les tablettes mésopotamiennes et leur décryptage par l'auteur franco-allemand Anton Parks font référence dans l'ordonnancement de l'univers * à un étrange monde " du dessous ", un univers souterrain appelé Abzu (Abdju - Abydos - en Égypte) composé de continents tapissant la surface interne et concave de la terre. On accède à ces continents par des entrées situées aux pôles, ce qui pourrait entre autres expliquer la main-mise gouvernementale contemporaine sur ces parties interdites d'accès au simple quidam, et dont neuf villes ont été retrouvées à ce jour, la plus célèbre étant Derinkuyu en Cappadoce (Turquie). Ce monde est éclairé par un soleil interne qui fait office de cœur à la terre, rejoignant par là-même certaines théories scientifiques validant l'existence d'un soleil intra-terrestre *². Il y a également comme pour le monde de la surface d’importantes surfaces occupées par des océans, des lacs et des fleuves.
D’autre part, il existe une longue tradition de récits de peuples aborigènes d’Amérique du Sud, du Nord, d’Asie ou d’Afrique qui évoquent également des mondes
souterrains dont ils seraient originaires. Mais dans le cas de ces récits et mythes, on parle non pas de continents et de la terre creuse mais plutôt de gigantesques cavernes et d’un immense
réseau de galeries reliant des pays et des continents entre eux, entre autres l’Amérique à l’Afrique et l’Europe via un continent disparu dans un grand déluge. Peut-être que les récits sur la
terre creuse d’une part et les mondes souterrains des cavernes et des galeries d’autre part se complètent et décrivent deux univers différents.
Le monde souterrain terrestre était, à l'époque, dans les mains des " races planificatrices " nommées Gina'abul Ama'argi et tout particulièrement de Sa'am-Enki (Enki), le " chef généticien ". Le monde des cavernes était plutôt celui de " races agressives ", soit d'autres Gina'abul, comme par exemple les royaux Kingú et par la suite les Anunna. Les tunnels relient généralement entre eux ces différents mondes, même si l'Abzu (la terre-creuse) était un lieu bien gardé où les Kingú et Anunna n'avaient pas le droit de vivre.
* Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée.
*² Cf. Univers en partage.
Aux origines du travail asservissant
Selon le récit sumérien, l’homme est créé "lulu", qui signifie "primitif". C'est un lulu amelu, signifiant un "travailleur primitif". En poussant la recherche plus loin, l’on retrouve le terme avilum, "travailleur de force". Tout démontre qu'il n'est une création que par manipulation génétique, programmé pour remplir un travail forcé, celui de l’exploitation de l’or comme esclave des dieux Anunnaki. Le récit biblique n'enseigne-t-il pas d'ailleurs le fait que Dieu créa l’homme pour le "servir", pour le "vénérer" ? Or, le mot "vénérer" n’était nul autre en sumérien que avoid, "travailler", origine du mot avilum, "travailleur de force". Il va se soumettre aux travaux forcés, les textes sumériens précisant leur durée : "Dix périodes durant ils subirent le labeur; Vingt périodes durant ils subirent le labeur; Trente périodes durant ils subirent le labeur; Quarante périodes durant ils subirent le labeur." Au total, cela représente très exactement 40 périodes, dont l’unité vaut une année Nibiru, c’est-à-dire la révolution de leur planète autour du soleil. Par rapport à la terre, l’orbite de Nibiru équivalait à 01 shar, soit 3600 ans terrestres. Autrement dit, 40 périodes sont équivalentes à 144 000 années terrestres. C'est le temps mis par les humains pour exploiter l’or, le temps mis au jardin d’Eden à servir le dénommé Dieu... 144 000, comme le chiffre qui apparait dans le livre de l’Apocalypse pour dénombrer le nombre d’élus qui régneront avec le Christ à la fin des Temps !
Quant au terme sumérien LÁ-BURU il signifie "celui qui met en place les moissons". Il correspond au terme Dogon qui désigne Dieu, soit "laboro". Il se retrouve dans le latin labor ("labeur", "effort", "peine") et lavorare ("travailler"), et dans le français "labourer", "élaborer", "laboratoire", tous des termes qui évoquent la notion de tâche, de travail.
En fait, le terme sumérien offre deux interprétations : LA-BÙR, "recevoir l'abondance ou la luxuriance", et LA-BUR, "le repas de l'abondance". L'être humain avait pour mission de nourrir les "dieux" sumériens dans l'effort, tout comme les élites à l'heure contemporaine...
Le texte cosmogonique d'Aššur mentionne à cet effet : "Que la corvée des dieux devienne leur corvée ! (celle des Hommes). Pour qu'à perpétuité, ils délimitent les champs et prennent en mains pioches et paniers, au profit de la maison des grands dieux, l'Ubšu’ukkinnaku […] Ils mettront en place les rigoles pour arroser et faire foisonner toutes sortes de plantes. […] Ainsi, cultiveront-ils les champs des Anunna, et accroîtront-ils l'abondance du pays. […] ils multiplieront pour promouvoir l'abondance du pays, bœufs, moutons, bétail, poissons et oiseaux. […] Aruru (Nammu), digne souveraine a prescrit l'ample programme. Technicien après technicien, rustre après rustre, d'eux-mêmes pousseront comme du grain. […] Selon l'ample programme établi par An, Enlíl, Enki et Ninmah, les grands dieux, et là même où les Hommes furent créés, fut installée Nisaba (déesse de l’agriculture) comme souveraine".
Igigi dans sa version "les dieux célestes" est à l'origine du terme de goy ou goï (pluriel goyim), signifiant en hébreu "nation". Il apparaît dans la Bible hébraïque afin de désigner une "nation", une collectivité pourvue d'institutions et d'un territoire, par opposition au "peuple" qui qualifie plutôt un groupe ethnique de personnes ayant de ce fait des origines (racines) communes. Ce terme repris par le yiddish correspond à ce que les traductions de la Bible et la littérature biblique expriment traditionnellement en français par le mot Gentils (du latin Gentiles, les "Nations"), c'est-à-dire les membres des peuples non juifs par leurs racines*. C'est le terme le plus souvent utilisé entre eux par les Juifs pour désigner les membres des autres nations.
La première référence à ce mot est biblique. Dans la Genèse (10:5), le pluriel goyim est employé pour désigner les nations, plus souvent non-israélites. Il peut toutefois être utilisé pour désigner Israël, notamment lorsque Dieu promet à Abraham de faire de sa descendance un "grand peuple" et à Israël de devenir une nation sainte. C'est ainsi que le terme goy apparaît plus de 550 fois dans le Tanak, titre des trois parties constitutives de la Bible hébraïque (la Torah - la Loi ou Pentateuque -, les Nevi'im - les Prophètes -, les Ketouvim - les Autres Écrits ou Hagiographes -). Il se réfère le plus souvent au peuple d'Israël dans les premiers livres puis, moins souvent et en particulier dans les derniers livres, aux autres peuples. La traduction parfois adoptée en français est de parler des gentils pour désigner les nations non-juives.
Ainsi le sens du terme goy a évolué selon les époques, l'usage biblique du terme n'étant pas celui du Talmud (un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique) ou de la période contemporaine qui désigne par ce terme tout individu non juif. Quoi qu'il en soit, les Igigi devenus les goy(im), les "petits poissons" chez les catholiques et les adeptes chez les autres, désignent le peuple ignorant dans le culte du faux divin tel que représenté par le zodiaque manipulé. Ils sont au service des "dieux", les monarques régnants, au nom d'une histoire qui n'est qu'une fable, masque de leur asservissement.
* Ceci entendrait alors que les descendants de Juifs convertis sans apport génétique sémitique, comme nombre d'ashkénazes (racines de l'Europe de l'Est et non sémitiques), sont des goyim ... Cette contradiction profonde n'est pourtant pas entendable dans la tambouille historique présentée, sauf à considérer qu'une conversion religieuse entraîne l'octroi des racines du groupe ethnique et linguistique originel, ce qui constitue là encore une grossière absurdité.
Dans la continuité de la civilisation égyptienne initiatrice dans cette partie du monde - l'hindoustani (ou indoustan) constituant un autre berceau religieux de la protohistoire -, le judaïsme découle de textes suméro-babyloniens (ainsi les tablettes sumériennes dites de Kharsağ, considérées comme les plus anciens documents de la planète, qui portent sur une communauté très avancée au cœur des montagnes du Taurus dans l’actuelle Turquie) copiés et falsifiés, eux-mêmes découlant de la civilisation égyptienne, et que le christianisme reprendra à son compte plus tardivement à Rome, en gardant par exemple le culte d'Hathor/Isis/Ishtar/Sémiramis sous le nom de Marie et de Marie-Madeleine, déesse de l'amour dévoyée par sa nature initiale de prostituée*. Il en sera de même pour l'islam. Comme ses prédécesseures, tout est calé sur le Zodiaque. La Bible, du début à la fin, est une histoire fictive du peuple Juif, un assemblage bancal de plusieurs mythes.
Tant les religions sémitiques que les Écritures chaldéennes apparaissent comme nourricières sinon sources de la Bible Mosaïque (et plus tard point de départ du christianisme), qui perpétue ainsi la mémoire des antiques religions de Babylone et consigne le vaste cycle d'observations astronomiques des Mages chaldéens. On en retrouve d'ailleurs la trace dans le traité sur la religion écrit en grec pour Alexandre le Grand par Bérose, prêtre du temple de Bel, constitutif des annales astronomiques et chronologiques conservées par les prêtres de ce temple et qui embrassaient une période de 200.000 ans. Les points de ressemblance – presque d'identité – entre les Écritures des Juifs et celles des Chaldéens rendaient tellement ces dernières fort dangereuses pour l'évêque Eusèbe, dans son rôle de défenseur et de champion de la foi nouvelle du christianisme, qu'il s'empressera d'en écarter toute référence, aboutissant à une chronologie absurde de l'histoire de la "Création"...
* Les Sumériens l’adoraient sous le nom d’Innana, épouse de Dumuzi, le Tammouz (ou Tammuz) de la Bible.
Jésus l’Égyptien ?
L'historien et docteur en droit égyptien, le Professeur Sarwat Anis Al-Assiouty, développe dans son livre "Origines égyptiennes du christianisme
et de l'islam" une intéressante argumentation en se référant notamment à l'étymologie égyptienne et arabe. Il démontre comme d’autres auteurs que les propres origines de l'illustre fondateur du christianisme, Jésus-Îsâ, ne pouvaient être juives, mais bien égyptiennes. Il en allait donc de même pour ses parents, Marya et Yosef.
Jésus, de son nom Îsâ le Rédempteur, Asa en araméen, ou encore Ash en ancien égyptien, serait sous certains aspects assimilé au Dieu Osiris et parfois aussi considéré comme Horus, fils d’Osiris. "Les traditionnelles représentations de la Vierge à l’Enfant puisent leurs origines dans les représentations de la déesse Isis allaitant l’enfant Horus." Toutefois, Horus et Jésus-Îsâ resteront apparentés par le concept de la Trinité familiale : Horus fils d’Isis et d’Osiris, Jésus-Îsa fils de Marya et de Yosef. Ce qui est surprenant, c’est que Jésus-Îsâ est aussi apparenté avec la déesse Isis et avec le dieu Osiris.
Avec Isis, il rappelle que la première lettre, le I, dans le nom I sis ou I sâ, est celle qui octroie la visibilité dans les saints hiéroglyphes égyptiens. Il apparaît une similitude étonnante entre les noms Isis ou Aset en ancien égyptien avec "Sat" qui signifie "la Fille" et Îsâ avec "SA" qui signifie "le Fils" comme dans cette suite : Îsâ, Asâ, et Isis, Isat, Aset, Asat.
Avec Osiris, Îsâ lui est apparenté par le mystère de la Pâques, aussi une fête d’origine égyptienne, car le mot Pâques est dérivé de l’égyptien "fasekh" ou "fasîkh" en arabe, ce qui signifie "disloqué". Pâques était en effet fêté par les anciens égyptiens. La référence est ainsi faite à Osiris dont les membres furent disloqués, tout comme selon les témoignages, Jésus eut ses membres disloqués sur la croix.
Il signale également bien d’autres rapprochements troublants entre des fêtes et des cultes égyptiens et les croyances chrétiennes qui s’en imprégnèrent. La croyance en la résurrection en est un exemple.
Repères chronologiques
Les cultures de l’âge de Bronze - période dite de la protohistoire et de l'histoire caractérisée par un usage important de la métallurgie du bronze - se trouvaient à la croisée de deux influences, conformément à la loi des polarités. Elles découlaient des survivants de la catastrophe climatique, le déluge, survenue entre 10.000 et 12.000 av. J.-C., qui s'étaient divisés pour initier deux pratiques civilisationnelles : les "peuples du cercle", soit la polarité féminine (constructeurs de mégalithes, religion chamanique de la Déesse Mère), et les "peuples du triangle", soit la polarité masculine (constructeurs de pyramides, hiérarchiques, développant l’agriculture et faisant des sacrifices). C'est la seconde qui va s'imposer - la "père version" -, par la force du bronze puis du fer, et marquer au fer rouge sang l'histoire des grandes civilisations qui s'établissent alors. Le métal avait forgé le mental, seul dieu appelé à être désormais vénéré par l'égo, le geôlier (le "geo", préfixe qui a pour origine le mot grec ge qui veut dire la terre, est "lié") de son propre asservissement...
La première grande période historique post-égyptienne dans cette région du Moyen-Orient* est la civilisation sumérienne, qui s’établit autour de -5.300, et qui voit en particulier la naissance de l’écriture, sous forme cunéiforme, entre -3.500 et -3.000. Vers -1.900 commence une période où la Mésopotamie (mise en commun des cultures des Sumériens et des Akkadiens) va être dominée progressivement par la cité de Babylone. C’est la période paléo-babylonienne, qui unifie la région pendant 300 ans jusqu’à la chute de Babylone aux mains des Hittites vers -1.600, qui vont rapidement laisser la place aux Cassites*² jusque vers -1.155.
La région est ensuite dominée par l’influence grandissante des Assyriens, un peuple du nord de la Mésopotamie. L’empire néo-assyrien est établi en -911 et dure jusqu’à la chute de sa capitale Ninive en -612, aux mains des Babyloniens et de leurs alliés Mèdes et Scythes. Babylone reprend alors son influence, et c’est l’ère la plus riche en découvertes. L’empire néo-babylonien, aussi connu sous le nom d’ère chaldéenne, commence en -626 et durera jusqu’à la conquête par les Perses en -539.
Tout au long, il y a eu de nombreux contacts avec les Égyptiens, mais également avec les Asiatiques et les peuples d'Europe.
* Proche-Orient et Moyen-Orient ne constituent pas des espaces géographiques clairement distincts : on considère généralement que le terme "Proche-Orient" désigne les régions de l'Est méditerranéen qui va de l'Égypte à la Turquie et que le Moyen-Orient englobe une entité géographique beaucoup plus vaste qui recouvre l'ensemble des pays de l'Asie de l'Ouest et du Sud-Ouest, de la Turquie à la frontière entre l'Iran et le Pakistan, et qui comprend la Turquie, l'Iran, l'Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Péninsule arabique (avec l'Arabie saoudite, les Émirats arabes Unis, Oman, le Yémen, le Qatar, Bahreïn et le Koweït), l'Égypte, l'État d'Israël ainsi que les Territoires palestiniens.
*² Les Cassites ou Kassites apparaissent dans les sources babyloniennes dans le courant du XVIIIe siècle av.
J.-C. Ils ont fondé à la chute de Babylone la plus longue dynastie ayant régné dans cette cité, qui dure jusqu'à sa prise de Babylone par les Élamites. Babylone a ainsi assis sa domination sur le
sud de la Mésopotamie, qui est alors nommé Karduniash ("pays des Kassites"). Les Kassites constituent encore une ethnie importante au Ier millénaire, et sont à l'occasion des adversaires des
puissants Assyriens.
La construction du langage, vecteur d'emprise sur la conscience
Le langage, code phonétique constitutif d'une gravure mnésique renforcé par l'écriture, est le moyen utilisé par le système prédateur
dominant pour forger les barreaux en fer forgé des consciences de ses esclaves humains. Cette emprise sur les esprits vient de la ville d’Akkad, dans l’empire de Nemrod*, petit fils de
Cham, lui-même un des trois fils du patriarche biblique Noé (Chem, Cham, Japhet). Fondée en Basse-Mésopotamie par Sargon 1er vers l’an 2334 avant notre ère, elle s’oppose à Sumer, bordant le fleuve "Tigre" au nord de Babylone, devenant vers l’an 2350 avant J.-C après la conquête de la Mésopotamie par Sumer le plus grand empire sémitique de l’histoire (partie
de la Syrie et de l’Asie Mineure). Cette langue d’origine sémitique fut parlée durant plus de trois millénaires, son écriture ayant inspiré les Araméens, les Hébreux et les
Nabatéens.
Elle était réservée aux lettrés - les élites institutionnelles d'alors - comme le montre différents vestiges reflets de leur civilisation suite aux fouilles réalisées par l'archéologue
français Gustave Charles Ernest Chocquin dit Sarzec (1832/1901). Elle est aussi
importante que l’écriture de Sumer qu’elle remplace vers l’an 1900. Les Akkadiens regroupent leurs signes cunéiformes de manière phonétique*².
L’écriture se divisera en deux grands dialectes vers l’an 1800 av. J-C., l’Assyrien et le Babylonien, ce dernier devenant la langue du Code d’Hammourabi, sixième roi de Babylone de la première dynastie
babylonienne (vers 1810/vers 1750 av. J.-C.). Selon une tradition
juridique établie, Hammourabi a voulu faire prévaloir la justice par un code et des articles qui régissent la famille, la propriété, l’esclavage, les salaires, les bénéfices, selon le principe de
la loi du Talion tel "œil pour œil, dent pour dent, doigt pour doigt". Autrement dit, cette loi consiste à imposer à l’agresseur le traitement qu’il a fait subir à autrui. Elle sera reprise
quelques siècles plus tard par la Loi "Mosaïque". Si elle fut abolie au 1er siècle par les petites communautés juives, esséniennes, hasmonéennes, en recommandant le pardon et en laissant faire la
justice divine, elle fonde le système judiciaire du royaume d'Israël, et qui sera repris plus tard par l'occupant romain, jusqu'à aboutir au Code Justinien³.
* Cf. Le mythe européen décodé (1) Un ADN impérial païen.
*² L’Akkadien est un alphabet dont les pictogrammes en cunéiforme (de cuneus en latin, le "coin", le "clou" ), ont un sens très précis par le symbole (A = le bœuf, B = la maison, L= l’aiguillon, I= le bras ...), proche du protosinaïtique.
*³ Promulgué en 529, le Code de Justinien Ier (codex Iustinianus ou codex legum) est un recueil de constitutions impériales (leges), mise à jour du Code de Théodose de 438. Connu sous son nom latin, le Corpus iuris (ou juris) civilis (littéralement, "corpus de droit civil") est la plus grande compilation du droit romain antique, assez différent du droit romain classique car en accord avec le christianisme, alors religion de l'empire. Cette œuvre législative qui a pris une importance fondamentale en Occident à partir du XII° siècle est l'ancêtre du droit civil français. Il couvre la notion d'égalité des personnes, le Droit familial, le Droit successoral et le Droit pénal, ainsi que le Droit ecclésiastique, la procédure judiciaire, le Droit fiscal, le Droit administratif dont les dispositions renforcent la puissance de l'État et son organisation hiérarchique.
L'islam décodé
La déesse lunaire païenne Isis (Is-lam-is ...) a également nourri la troisième grande religion du Livre - le Coran en l'occurrence - établie, dont le symbole est le croissant de lune (image 1). Si nous prenons le symbole astrologique de la vierge (image 2) et que nous l'inversons, nous voyons apparaitre de façon magique le nom d'Allah en alphabet arabe à l'envers (image 3). Ainsi, contrairement aux croyances, le monde musulman vénère dans ses fondamentaux le féminin sacré (le dôme), mais dans sa version païenne patriarcale dominante (le minaret) pour ses extrémistes cela va sans dire (image 4). C'est tout le jeu subtil du système prédateur que d'inverser et de brouiller le référentiel sacré inscrit dans l'inconscient collectif ...
L'explication est que nous avons eu d’abord le judaïsme, vaste culte d’adoration d’un dieu d’apocalypse. Il a été remanié pour répondre aux besoins d’un peuple dépossédé et pour encourager la solidarité en son sein. Le christianisme de son côté a eu un double début : le premier était un culte apocalyptique d’intolérance et de violence, le second un message de transformation spirituelle fondé sur la vie d’un homme extraordinaire plein de miséricorde. L’islam est le métissage du pire des deux, expliquant qu'il y a une forte pensée manichéenne chez les musulmans, en particulier dans les pays où ils sont minoritaires tout comme chez les migrants européens actuels qui suivent le droit canon musulman qui divise le monde en deux camps : Dar-al-Islam (la demeure de l'Islam) et Dar-al-Harb (la demeure de la guerre). C'est bien sûr à leurs propres risques et périls. Peut-il y avoir vraiment des éléments positifs dans un mensonge total ?
Après le grand cataclysme du déluge, la science des anciens est parvenue en Égypte avec les réfugiés de ce qu'on dit être un continent perdu, c'est à dire l'Atlantide. De ces rescapés du désastre, sans doute les plus sages, vint la connaissance des lois naturelles et des principes secrets régissant l'univers, qui permirent à l’Égypte de s’élever du plus primitif état d’existence à un niveau supérieur majeur dans le domaine des arts et des sciences. La sagesse fut apportée en Égypte et acceptée par ses souverains d'alors. L’Égypte créa sa magnifique architecture, construisit des édifices prestigieux et développa son artisanat. L’Ancien Empire est d’ailleurs considéré comme l’âge d’or de l’Égypte.
En Égypte, l'"École des mystères" dédiée à l'apprentissage de cette science de la sagesse a eu un certain nombre de branches ou de lieux d’enseignement. Son siège principal se situa d’abord dans l’ancienne ville de Philadelphie*, puis à Memphis dans un lieu appelé Mizraïm, puis plus tard encore à Thèbes et à Louxor. Finalement, le dernier siège des Écoles de Mystères fut Akhetaton, la ville du Pharaon Akhénaton, sur les rives du Nil, à l’emplacement de l’ancienne ville de Tell el-Armarna.
Un système très complexe d’activités secrètes en découla, graduellement perfectionné dans le but de perpétuer le savoir des anciens par une caste de prêtres spécifiquement en charge de l'enseignement. Ceux-ci ont ainsi dirigé en secret l’ascension d’une des civilisations les plus évoluées de l'Antiquité. Mais une partie d'entre eux, qualifiée de prêtrise "païenne", découvrit que cette grande connaissance et cette sagesse affaiblissait paradoxalement son influence sur le peuple. C’est pourquoi elle inventa et établit officiellement des principes religieux à caractère mythologique, pures inventions, qui progressivement amenèrent les Égyptiens à des croyances basées sur des idées superstitieuses. Elle détruisit ainsi leur foi en leurs propres pouvoirs et capacités, et en fit des mercenaires ou des esclaves, tous deux au service exclusif des intérêts du système prédateur établi. Les enseignements de cette prêtrise furent soigneusement préservés de siècle en siècle, pour cacher ou voiler la sagesse initiale et détruire l’œuvre des anciens maîtres. Puis, avec les invasions et les réformes religieuses, les savoirs ont été volés et continués à être manipulés par d'autres civilisations. C'est pourquoi la structure du ciel expliquant notre monde par leurs mages astronomes et cartographes est totalement dévoyée même s'il subsiste des parts de vérité. Seule une recherche scrupuleuse basée sur le discernement permet d'en comprendre le véritable mécanisme.
* Située au nord-est de l'oasis du Fayoum, une des régions les plus fertiles de l’Égypte.
Des racines de la noblesse noire moderne (1)
Les racines de la noblesse noire contemporaine, composée des familles nobles hybrides asservissantes, remontent au passé lointain de l’Atlantide, qui avait fini par choir de sa corruption endémique par le truchement des entités involutives appartenant aux civilisations sombres et grises ayant triomphé de celles à caractère évolutif (les civilisations de lumière) grâce notamment aux armes climatiques, tectoniques, à vide et à plasma. Il en découla une décadence morale et spirituelle massive, débouchant sur l’extermination mutuelle et la destruction complète de la quatrième race.
Après le redémarrage d'une nouvelle civilisation (la cinquième) dans la dimension terrestre en 3-D, l’égrégore égyptien par la prêtrise obscure corrompue de l’Égypte ancienne a restauré la mainmise de cette noblesse archontique attachée à maintenir en esclavage les peuples humains afin d'exploiter les richesses de la planète terrestre et en jouir à satiété grâce au modèle pyramidal imposé, celui-ci étant abreuvé par les énergies viciées en provenance des planètes Orion et Sirius*. Pour ce faire, les prêtres sombres s'attachaient à supprimer activement la conscience des gens au moyen de dispositifs de contrôle de l’esprit qui persistent de nos jours*², et à minimiser l'apport d'entités cosmiques supérieures pour faire revivre l’Homme Parfait en tant que géniteur d’un nouvel ethnos cosmique.
Celles-ci s'étaient en effet incarnées au démarrage de cette nouvelle civilisation dans des corps humains (Horus, Thot,
Osiris, Anubis, Isis, Nout, Maat, Geb, Horus, Set, Nephtys, Atum, Shu, Tefnut, et d’autres), ayant décidé que dans leur vie terrestre elles porteraient des masques correspondant à un certain
animal totémique sélectionné dans différentes constellations (le Lion, la Grande Ourse, Orion, les Canes Venatici, les Pléiades, la Carène, Vénus, Mars,...). Les plus nombreuses et actives furent
les Hiérarques du Lion, qui construirent le légendaire Sphinx sur le site d’ancrage des codes de lumière sacrée et de localisation de l’égrégore de l’Égypte ancienne. C'est pourquoi l’image du
lion devint le symbole du pouvoir et des dynasties de pharaons qui utilisaient souvent les masques du sphinx (le plus célèbre est celui de Toutânkhamon).
Les pharaons s'étaient eux incarnés à partir d’un cercle très étroit d’Entités Supérieures, appartenant à la Hiérarchie solaire plasmique. Ils se sont alors appuyés sur des prêtres soigneusement sélectionnés pour leurs hautes vertus, formant les deux castes dirigeantes. Quant à la population de l’Égypte ancienne, elle se composait de nombreuses ethnies cosmiques et terrestres, y compris les Atlantes.
Par le pouvoir de la pensée et des flux quantiques, ils ont construit des temples de lumière absolutisés (pyramides) et des villes. Les plus célèbres sont Louxor
(Ville Lumière) et Héliopolis (Ville Soleil). Le sphinx a été relié à Sirius, et les pyramides ont été ancrées à la ceinture d’Orion et aux complexes similaires sur Mars et Vénus. Elles firent
partie de la structure planétaire de 144 000 pyramides qui, entre autres fonctions, servent encore aujourd’hui de canaux d’énergie vers le même nombre d’étoiles et de planètes, fonctionnant comme
des "cordes raides" qui empêchent l’axe de la Terre de basculer lors de la précession. Les travaux se sont poursuivis pendant longtemps et se sont achevés en 10 532 – 10 450 avant J.-C., selon la
chronologie aujourd’hui admise.
* Cf. Le modèle pyramidal décodé & Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.
* Cf. Contrôle mental.
Des racines de la noblesse noire moderne (2)
En dépit de ce plan soigneusement élaboré par les Forces lumineuses cosmiques (les Co-Créateurs), l’inattendu se produisit, les Ténébreux (Forces sombres) étant demeurés présents tant sur les plans physique que subtil. Petit à petit, conformément à la loi de dualité prévalant, les Archontes Noirs ont commencé à naître en masse en Égypte. Certains, de rang inférieur, se sont incarnés dans le peuple, apportant troubles et apostasie. D’autres, d’un niveau plus élevé, sont nés dans l’élite, même si le seul niveau qui leur était interdit était la caste des pharaons. Les Prêtres Noirs, afin d'accélérer la décadence de la société, semèrent secrètement et activement le trouble en encourageant les péchés et les vices, le désir de pouvoir, de richesse, de luxe et de vie aux dépens d’autrui. Ils prirent progressivement le pouvoir, et s'ils ne se s'opposèrent pas ouvertement à la doctrine monothéiste du Dieu unique Amon Râ qui était vénéré par les Égyptiens, créèrent de nouvelles sectes et écoles clandestines, y attirant les gens avec des promesses fausses et illusoires. Et comme aujourd’hui, face à de fortes tentations, soit une personne parvient à surmonter ses passions, ses vices, ses tentations et ses péchés, soit parce qu'ils deviennent incontrôlables elle les accepte volontairement et s’y enfonce complètement.
C'est ainsi que dans l’Égypte ancienne, beaucoup d’hommes sont tombés sous l’influence de prêtres obscurs qui non seulement essayaient de contrôler la conscience des masses, mais enseignaient la sorcellerie dans leurs écoles et l’utilisation des énergies cosmiques à des fins maléfiques.
Au fil du temps,ceux-ci se sont multipliés et renforcés au point de former une caste puissante, prenant le parti d’établir un pouvoir total sur le pays pour promouvoir leur plan alternatif de priorité absolue du matériel sur le spirituel opposé à l’idée divine de l’évolution de l’Égypte. Et peu à peu, la mentalité corruptrice s’est infiltrée dans le cercle étroit des pharaons, qui commencèrent à mener des guerres de conquête, introduisirent l’esclavage, l’exploitation, les impôts et les tributs, ainsi que d’autres innovations honteuses qui n’existaient pas auparavant en Égypte.
Même si les prêtres de la Lumière, qui comptaient également de nombreux groupes, écoles et adeptes, ont tenté d’enrayer le déclin général de la spiritualité, ils n’ont pu arrêter le schisme croissant de l’Égypte.
Au final, c'est en branchant leur égrégore parasite sur l’égrégore égyptien pour accéder aux courants d’énergie solaire et, en partie, aux énergies fondamentales de l’Univers, que les Prêtres Noirs ont réussi à contrecarrer les plans initiaux d'instauration de l’Homme Parfait, l’étape la plus dramatique s'étant située sous la XVIIIe dynastie (1550 av. J.-C. – 1292 av. J.-C. - image 1 du bandeau ci-dessus), à l’apogée de la puissance égyptienne, en dépit des efforts du pharaon Amenhotep III de les contrer. Son centre spirituel était Héliopolis, tandis que le principal bastion et la localisation de l’égrégore collectif des Prêtres Noirs ainsi que leurs principales écoles se trouvaient à Thèbes en Haute-Égypte. Ceux-ci professaient le culte d’Amon, autre hypostase du Logos solaire Râ.
Des racines de la noblesse noire moderne (3)
La lutte d’Amenhotep contre la prêtrise Noire fut poursuivie par son fils, Amenhotep IV, qui fut assisté par la Fille du Soleil qui s’incarna sur Terre sous le nom de Néfertiti (image 2). Dans la sixième année de son règne, Amenhotep IV déplace la capitale de Thèbes à la ville nouvellement construite d’Akhetaton ("Ciel d’Aton"), change son nom d’Amenhotep ("Heureux d’Amon") en Akhenaton ("Utile à Aton" - image 3) et, après avoir aboli, d’abord, les cultes parallèles d’Amon, puis, tous les autres dieux, instaure le culte du Soleil (atonisme) en Égypte. Il poursuivit activement la restauration de l’autorité unique en Égypte et tenta de réamorcer la matrice énergétique-informationnelle de l’égrégore égyptien parasitée par les Prêtres Noirs. Il dut faire face à l'activisme des prêtres noirs, qui à sa mort déformèrent délibérément son nom et son image en le caricaturant sur des statues. De même, certains réussirent à ruiner son mariage avec Néfertiti en plaçant une maîtresse auprès du pharaon, qui devint sa nouvelle épouse. Néfertiti fut envoyée en exil et se consacrera à son fils qui montera plus tard sur le trône sous le nom de Toutankhamon (1341-1323 av. J.-C. - image 4). Les Prêtres Noirs réussirent à la tuer, en découpant tout son corps afin d’exclure toute possibilité d’incarnation. Puis ce fut le tour d’Akhenaton qui fut empoisonné à l’âge de 33 ans (le même que Jésus-Christ à sa mort par la formule de la toxine idéale depuis l’époque de l'Atlantide. Son successeur ramènera la capitale à Thèbes, restaurera le culte d’Amon-Rê, abolira le culte du soleil comme monothéisme et entreprendra activement d’éradiquer la mémoire publique d’Akhenaton et de Néfertiti.
Ce fut la fin des pharaons qui représentaient les Entités de Lumière les plus élevées, les Prêtres Noirs ayant réussi à modifier leur génétique. Et depuis, les
représentants de nombreuses lignées royales et aristocratiques se reconnaissent facilement entre eux grâce à ce marqueur qui constitue la clé d'admission à la noblesse noire. Le point final fut
la mort de Cléopâtre, et la subordination complète du territoire aux nouveaux souverains, désormais européens, sous le contrôle total de ces prêtres sombres de l’Atlantide. Jusqu’à nos jours,
l’égrégore égyptien continue à servir d’énergisant puissant pour la Hiérarchie sombre et grise, jusqu’à ce qu’apparaissent les conditions, les opportunités et les guerriers de la Lumière qui
peuvent la changer. C'est ce qui est en cours.
Le déluge sumérien
Bien antérieur au livre biblique, le mythe sumérien raconte dans une tablette cunéiforme de Babylone datant d’environ 1 750
av. J.-C., qu'après avoir créé les hommes, les dieux entreprirent à plusieurs reprises d'anéantir l'humanité. Namtar, dieu de la mort et de la
peste, est par exemple chargé de déchaîner une maladie sur les hommes. Mais un autre dieu, Enki, a pitié d'eux et déjoue ce plan. D'autres calamités sont décidées, mais, à chaque fois, Enki aide
les hommes. Il se voit donc accuser par les autres dieux. Pour se défendre, il amène l'idée d'un déluge à son frère Enlil, le dieu patriarcal. Celui-ci décide alors que toute l'humanité doit
périr noyée. Mais Enki parle à Atra-Hasis (le Noé biblique, Ut-napishtim le Noé babylonien et akkadien) dans un rêve et l'avertit du
danger, lui disant de construire un bateau*. Atra-Hasis, ayant informé les autres hommes, quitte la ville en prenant avec lui des artisans qui l'aident dans la construction du bateau de forme
ronde (une quffa) en roseaux reliés par des cordes, sa charpente intérieure étant en bois dotée d'un revêtement imperméable en bitume de l’épaisseur d’un doigt. La pluie commence à
tomber, pendant 7 jours et 7 nuits, les vents soufflent et l'eau se déchaîne. Lorsque la tempête se calme, Atra-Hasis sort du bateau et fait des offrandes à tous les dieux qui ont faim. Ils
constatent que les hommes ont survécu au déluge. Enlil est furieux. Pour apaiser sa fureur, Enki suggère que les humains ne se multiplieront plus si vite, parce que les maladies en décimeront un
tiers...
* Autre emprunt des rédacteurs de la Bible au sujet de l'Arche, le mythe égyptien d'Osiris, dans lequel Isis et
son fils Harpocrate se sont échappés par le Delta du Nil dans une arche en acacia quand ils cherchaient les parties du corps d’Osiris. "Ark" signifie sagesse, tout comme le mot hébreu
rasit. L'Arche est donc le principe lunaire féminin, qui attend de naître à un nouveau cycle. C’est le même symbolisme qu’il y a dans le mythe de l’Arche de Vaivasvata en Inde ou l’Arche de Yoa
en Chine : un changement de cycle, un nouvel âge. L’Arche - l'Argo - semble ainsi indiquer que la terre doive subir des périodes de purification par
le feu ou l’eau, et que ceux ayant cette connaissance peuvent échapper à la catastrophe.
L'hypothèse scientifique de l'Arche de Noé
Dans un coin reculé de la Turquie, à moins de trois kilomètres de la frontière entre l’Iran et la Turquie dans le district de Doğubayazıt d’Ağrı, se trouve la "formation de Durupinar" près du mont Arafat (Cf. image), un élément géographique de 538 pieds fait de limonite, que certains considèrent comme les restes pétrifiés de l’arche de Noé. Cette formation géologique unique a été mise au jour le 11 septembre 1959 par le capitaine de l’armée turque Ilhan Durupinar. Depuis, elle suscite l’intérêt des spécialistes de la Bible et des géologues, cette curiosité géologique en forme de bateau étant considérée par certains comme la dernière demeure de l’arche de Noé.
La taille et la forme de la formation correspondent en effet aux dimensions de l’arche telle qu’elle est décrite dans le livre de la Genèse : "une longueur de trois cents coudées, une largeur de cinquante coudées et une hauteur de trente coudées". À l’aide de techniques géologiques et de datation avancées, les chercheurs ont également découvert ses structures en bois.
Si certains experts affirment que la structure n’est qu’une formation rocheuse naturelle, d’autres pensent qu’il pourrait s’agir de l’une des découvertes archéologiques les plus importantes jamais réalisées. Qu’il s’agisse d’un mythe, d’une légende ou d’une réalité, ces nouvelles preuves ont attiré l’attention du monde entier, invitant à repenser ce que nous savons de l’histoire ancienne, à l'instar du philologue, assyriologue et écrivain britannique Irving Leonard Finkel qui a étudié une tablette vieille de 3 770 ans. Celle-ci retranscrit la conversation du dieu Enki avec le roi sumérien Atram-Hasis, le personnage de Noé dans les premières versions du récit du déluge, et les instructions pour construire une arche pour lui. Celle-ci a été décrite comme un bateau rond d’un diamètre de 67 mètres. Toutes ces images de bateaux oblongs à plusieurs ponts devraient ainsi être redessinées...
Adam, Eve et l’Éden
L’Éden dans la tradition hébraïque* est ce mythique jardin où le Créateur plaça Adam et Eve. Le sens donné est celui de la volupté, du plaisir et de la félicité. L’Éden est en fait d'origine sumérienne, d'Edinu signifiant la plaine, la campagne. Il en est de même pour le Gan hébreu qui désigne le parc ou jardin d’Éden, le même mot signifiant un champ, une terre cultivée en Sumérien. L’Éden sumérien se nomme Nidduki, le sens étant le pays de gloire, de soleil et de lumière.
L’emprunt des termes n’est pas seul en cause. Il y a aussi l’emprunt du mythe. Dans cet Éden sumérien règne la Grande Déesse Ninhursag, Reine du Pays, qui donnera naissance à trois générations de déesses engendrées par le Dieu de l'Eau. C'est ainsi que Noé sauvé des eaux aura aussi trois fils : Caïn, Abel et Seth. Le passage des cultes méditerranéens basés sur le matriarcal jugé archaïque est établi pour un modèle désormais de type sémite patriarcal.
L'histoire est que le Dieu de la terre Enki (Adam aussi est fait de terre) ensemence la ravissante Ninnu (la Lilith biblique diabolisée), fille de Ninhursag, et 9 jours plus tard (9 mois) naîtra la déesse Ninkurra. C'est alors que Ninhursag place Enki et Ninnu (Adam et Lilith) dans un jardin où elle avait planté 8 plantes (dans la Bible, c’est Yahvé qui plante un jardin en Éden). Puis, Enki (Adam) succombe à l’irrésistible envie de connaître la saveur de ces plantes (dans la Bible c’est le serpent tentateur qui incite le couple édénique à goûter au fruit défendu). Courroucée, la Grande Déesse (Yahvé) maudit pour le punir le nom d’Enki et le voue à la mort (Adam sera maudit et perdra l’immortalité). Enki est alors atteint de huit maladies, soit autant de plantes goûtées. Toutefois, dans son infinie bonté, la Déesse compatissante crée huit divinités pour les guérir. Or, l’une des huit parties malades est une "côte". Pour la guérir, la déesse crée la déesse Ninti (Eve), "Ti" en sumérien signifiant vivre et faire vivre. C’est donc Ninti (Eve), qui permet à Enki (Adam) de vivre ou de survivre. Eve n’a donc rien à voir avec la Pomme symbole du péché, dont on l’accusa à tort. Les Hébreux rédacteurs ont totalement et insidieusement inversé le mythe.
L’Éden en fait n’a rien de mythique. Ce "Paradis" où il fait bon vivre rappelle le souvenir de l'Atlantide avant sa chute. C’est aussi la Terre des ancêtres, celle de l’Égypte et son Delta du Nil...
* Le paradis des Grecs est le jardin des Hespérides. Le mot paradis est la transcription du grec Paradeisos qui signifiait originellement "parc clos où se trouve les animaux sauvages", terme finalement transcrit en "jardin" à l'époque hellénistique. Les Hespérides sont les gardiennes du verger des dieux, qui veillaient tant sur des vergers (fruits) que sur un troupeau de moutons assimilés aux êtres humains travaillant dans le champ primordial. Ces Ádam (animaux en sumérien) sont bien les ouvriers de l'Edin au service des "dieux" . Si la tradition a gardé l'idée de pommes plutôt qu'un troupeau de moutons, nul ne s'étonnera que dans le langage les êtres humains soumis soient qualifiés de nos jours de moutons. Ils sont vraisemblablement légions... Nous pouvons également relever qu'Edin en akkadien se traduit en Sêru, dont la décomposition sumérienne SÈ-RU veut dire "(où) les êtres faibles remettent les présents"…
Jean Le Baptiste l’Égyptien
Dans le Nouveau Testament, Jean le Baptiste, l’aîné du Messie Jésus, prophétise et prépare la venue du Christ, tout comme le fait son double égyptien Horus l’aîné, qui n'est d'autre que le dieu Râ*. En effet, jusqu’à ce que Horus, le fils d’Isis, soit couronné roi de l’ensemble des deux terres, Horus l’aîné était le protecteur du pays, le protecteur d’Isis et de son fils. Dès sa naissance, Horus était supposé détenir, par sa mère, le royaume du Nord (Yoan Baptistes, sous sa forme grecque, n’est autre que Yuan Bati, "la massue du roi du Nord" en égyptien...). Horus l’aîné était le bras armé de l’Égypte, "l’arme fatale" qui devait remettre dans le droit chemin les pécheurs qui s’étaient détournés du culte d’Osiris, sa mission première étant de ramener à la cause des divinités du plateau de Gizeh (où séjournait Isis et les siens), les égarés du pays du Sud*², ceux qui écoutaient une autorité sacerdotale considérée comme corrompue. Il était un guerrier, qui semait la repentance, celle associée au baptême de repentance de Jean le Baptiste dans le Nouveau Testament. Il avait également pour mission de protéger Isis lorsqu’elle donna naissance à Horus. A ce titre, le fameux passage de la Vierge et du Dragon, tiré de l’Apocalypse de Jean, serait la description d’Isis enfantant Horus dans la Grande Pyramide, alors que dehors s’engage une bataille entre Michael (Horus l’aîné) et le Dragon (Seth). Une fois le prodige accompli, la Vierge se déplace, se cache dans le Eremos (désert), comme le fera Isis dans les marais pour sauver son fils. Eremos semble être un terme codé en ancien sumérien sous la forme d’ERIM-UŠ qui exprime "les fondations de la chambre du trésor". C’est en cet endroit qu’Isis se serait dissimulé avec son fils. Cette salle secrète - la Chambre de Chéops - se situerait sous la chambre de la reine. Il ne laisse aucun doute possible quant à l’association évidente entre ce passage de l’Apocalypse et la naissance cachée d’Horus...
* Travaux de recherche d'Anton Parks ("Le Testament de la Vierge") et de Paul Barguet, ancien conservateur au Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre ("Aspect de la Pensée religieuse de l’Égypte Ancienne").
*² Plusieurs territoires du Sud de l’Égypte, originellement sous l’autorité
d’Osiris, auraient été dérobés par Seth après son assassinat. Le but de son fils Horus était de récupérer ces territoires et de porter la double couronne.
De l'origine de l'homme selon la civilisation sumérienne (1)
La Déesse primordiale de la civilisation sumérienne est Nammu*, dont le nom signifie ''la totalité des secrets''. Écrit avec le signe SIG4 en sumérien, il correspond aux noms akkadiens nabnitu et bunnannu qui dérivent de la racine banu qui signifie "créer". La Déesse correspond à Tiamat dans la mythologie babylonienne. Elle est la déesse de la création, incluant aussi les dieux eux-mêmes, ayant donné naissance à An (le Ciel) et Ki (la Terre), les premiers dieux représentant Abzu, l'océan d'eau douce souterrain dans la mythologie sumérienne. Elle est appelée entre autre "Mère primordiale qui a donné naissance à tous les dieux", "Mère qui a donné naissance au ciel et à la terre", "Dame de la Création", "la Matrice" ou encore "La Créatrice".
Nammu est également la mère d'Enki et de Enlil, les fils qu'elle a eu avec An. Bien qu'étant au-dessus de la Triade en terme d'origine (elle engendre), elle ne joua jamais un rôle aussi important que ses fils dans l'histoire des dieux du pays de Sumer. Le texte néo-sumérien Enki et Ninmah rapporte comment elle a eu l'idée de la création de l'homme, mission qu'elle a confiée à son fils Enki. Le culte de Nammu était à son apogée dans la région de Ur vers 3500 av. J.-C. On retrouve le nom de Nammu dans le nom du fondateur de la troisième dynastie d'Ur, Ur-Nammu.
* Si Nammu est la lecture traditionnelle du nom, il existe aussi des variantes comme Namma, Lammu ou Nammak.
L'origine de l'humain selon l'histoire secrète (2)
Il y a eu plusieurs versions de l'humain, comme il existe plusieurs versions du singe… Le tout premier est le Namlú'u, créé par les planificateurs du Vivant nommés Kadištu (ou les Élohim ou Anges) qui ont ensemencé la Terre avant l'invasion des Anunna, race reptilienne involutive et agressive faisant partie des Forces de l'Ombre et des Ténèbres nécessaires au fonctionnement du Vivant. Ils étaient des êtres de Lumière qui englobaient des capacités hors du commun, car situés dans une dimension de densité élevée (la sixième dans l'étagement des dimensions de conscience). Ce spécimen Namlú'u est nommé, par exemple, dans le manuscrit gnostique de Nag-Hammadi * ("Livre Secret de Jean", Codex NH2 - 1, 28) où il apparaît sous la forme de "l'Homme primordial parfait" créé par les différents créateurs selon leurs différentes puissances et qualités spécifiques. Comme l'expriment plusieurs textes gnostiques, ils étaient les gardiens de la planète Terre avant l'arrivée des mauvais dieux, les Anunna. Ils ont disparu de notre dimension terrestre lors de l'avènement de ces derniers. Le mot Namlú'u est un terme générique utilisé pour nommer en Mésopotamie l'humanité primordiale pré-adamique (l'Homo Erectus), et employé plus tard pour désigner les Sumériens qui étaient considérés au Proche-Orient ancien comme la première humanité qui fut mise au service des "dieux" positifs.
Il y a eu bel et bien un mélange génétique entre le Namlú'u et les différents types d'ouvriers façonnés pour l'intérêt du dieu asservissant Yahvé, dérivé archétypal des races reptiliennes agressives Kingu (les Gina'abul et leurs guerriers Anunna). Ils sont l'Homo Neanderthalensis, qui par son amélioration génétique donnera l'homme moderne, c'est-à-dire l'Homo Sapiens puis l'Homo Sapiens-Sapiens. Cette branche Homo est la famille "animale", utilisée par la famille reptilienne involutive qui s'est imposée pour contrôler et dominer sur la Terre. Autrement dit, il s'agit du Caïn biblique, génétiquement coupé du divin, dont seuls 3 à 5% de l’ADN moderne s’exprimeraient en protéines et seraient utiles, le reste étant le Junk DNA, l'ADN poubelle... Cette amputation des brins d'ADN originels a été faîte au moyen d'ondes lumineuses, qui ont altéré comme supprimé nombre de facteurs de transcription eucaryotes de l’ADN en les brûlant, et entraîné des changements physiques *².
* Cf. L’Église romaine décodée.
*² C'est le cas par exemple de la vertèbre "atlas", première en partant du haut de notre squelette, avec la bosse que forme un bout d’os, le "tuberculum anterius atlantis . Sa position est source de nombreux désagréments, physiques comme psychiques, altérant la bonne liaison psychique avec le cerveau...
L'origine de l’être humain (3)
Compte-tenu des croyances sous l'effet des conditionnements distillés, d'aucuns pensent que l’être humain vient du singe compte-tenu de sa forme simienne. Or l’être humain n’a jamais été animal ! A ses origines cosmiques, l’être humain était dans un état de condensation extrêmement légère comparé avec celui constaté aujourd’hui. Il possédait un corps éthérique extrêmement instable, le corps astral n’ayant pas encore été développé, le corps mental encore moins. C'est ainsi que les premières manifestations de l’être humain sur la Terre l’ont été sur le Plan éthérique, les manifestations ultérieures l’ayant été sur le Plan astral. La forme humaine s'est ainsi peu à peu densifiée, devenant matérielle durant la période lémurienne, la troisième race humaine.
Ces formes humaines qui se retrouvent à l'instar de l’anthropologie classique suivaient leur propre évolution. Avec le temps, le corps éthérique de l’être humain s’est densifié, avant que de développer le corps astral puis le corps mental inférieur. Devenant plus grande avec le temps, elle est entrée dans une de ces enveloppes matérielles que l’on appelait l’homme primitif - à l'image du yéti, l’homme des neiges -, et qui, sous l'effet de changements vibratoires dans le corps physique, a donné naissance à un être de base qui a évolué jusqu’au stade du Neandertal (introduction de l'âme par les entités involutives), puis du Cro-Magnon. Ses maîtres généticiens extra-dimensionnels * lui ont infusé dans le Mental une vibration qui a permis le développement de l’intellect. Quant à ses couleurs de peau - noire, blanche, jaune, rouge -, elles sont venues de différentes Planètes.
Cette évolution, impulsée par les lignées planificatrices de l'Univers, nommées Forces de Lumière, est graduée. Elle a commencé avec les organismes les plus basiques. Les prédateurs généticiens ont "joué" avec ceux-ci, puis ils ont construit à partir de cela, essayant de faire ceci, puis ajoutant cela, utilisant une partie de ceci et une partie de cela. Ils ont ainsi fabriqué une nouvelle partie ou deux, et ainsi de suite. Chaque espèce possède un certain nombre de gènes ou de parties de gènes qu’aucune autre espèce ne possède, tout en en partageant nombre (les instructions d’ADN doivent être les mêmes parce que c’est un code informationnel). L'objectif final, quelles que soient les manipulations génétiques opérées, est de lui permettre de devenir conscient de lui-même, et ce grâce à l'"or" universel qui réside dans son âme. Mais tant qu'il n'a pas conscience de lui-même, il n’est pas humain, incapable de se servir lui-même de la matière par la maîtrise de la science atomique. C'est pourquoi le processus de son évolution est gradué. Pour être capable de se servir lui-même de la matière, il commence par développer son intelligence. A ce moment-là, il lui est permis de renforcer les liens de sa genèse avec d’autres prototypes génétiques en provenance de la Galaxie solaire. Il y a de ce fait une rencontre, une transmutation, qui, par ce phénomène de ramification, produit des races plus évoluées que les prototypes humains initiaux, comme les australopithèques africains. Et ce sont ces liens se développant entre un type humanoïde et d’autres types nourriciers issus de civilisations supérieures qui expliquent qu'à un certain point, il n’y a plus de connexion… C'est ce que l’on appelle un missing link, le chaînon manquant ! La transmutation énergétique*² est en effet tellement puissante que les liens génétiques sont brisés (ceci expliquant dans l’histoire de la planète les cycles périodiques d’extinctions massives et d’émergences de vie), permettant la mise en œuvre d'une nouvelle organisation génétique. L’être racial qui vient après dévie légèrement de celui qui venait avant, mais suffisamment pour qu’il n’y ait plus de rappel historique. Ceci explique pourquoi les scientifiques - les scientistes en fait - n’ont jamais pu découvrir le chaînon manquant, dans la mesure où ils ne comprennent pas sur un plan occulte les Lois de l’évolution humaine telles que perçues par l’être humain en contact avec l'Esprit universel par sa supra-conscience.
* Cf. Vérité civilisationnelle.
*² Il s'agit en fait d'ingénierie via l’ADN, autrement dit de transfert de pensées
de la 4ème dimension de densité (ou conscience) en 3-D. Une fois l’ADN irriguée par photosynthèse, la reproduction sexuée entre en jeu pour ensemencer d’autres choses.
La création de l'homme primordial dans la Bible
En Genèse 1.26, lorsque les Élohim (les "divinités" extraterrestres créatrices) souhaitent créer l'Homme primordial, il est dit : "faisons l’homme à notre Tsélem (image)". Pourtant le mot hébreu Tsélem ne semble pas être convenablement traduit, car il est formé du vocable Tsél qui veut dire "ombre" et du Mem final qui symbolise de façon hermétique l’eau, l’élément vital, c'est-à-dire la semence. Lorsqu’il est stipulé qu’Élohim va former l’homme primordial à partir de son Tsélem, cela entend qu’il va le former à partir de ses gènes, de son "ombre-liquide", c’est-à-dire de la semence d’Élohim ! Il est tout à fait intéressant de noter que le terme hébreu Tsélem traduit en "image", décomposé en langage suméro-akkadien, donne TÉŠ ("sexualité", "force vitale"), EL ou ÍL ("élevé", "être haut"), EM ou IM ("argile", "boue"), soit TÉŠ-EL-EM "la force vitale élevée de l’argile" ou "la haute force vitale élevée de l'argile". L'argile biblique représentant généralement le sang ou encore les gènes, nous pouvons donc traduire le passage en question en "faisons l’homme à notre (avec) haute force vitale élevée ou tirée de l'argile (c'est-à-dire avec notre sang ou nos gènes)"…
"[…] Ils (les créateurs) façonnèrent une créature en associant leurs pouvoirs les uns des autres, ceux dont ils avaient été gratifiés. Chaque puissance fournit une qualité conforme à l'image qu'elle s'en était faite psychologiquement. Ainsi créèrent-elles un être en tant qu'Homme primordial parfait…".
Manuscrit de Nag-Hammadi, "Le Livre Secret de Jean", Codex NH2-1 ; 28
Du nom d'Adam
Le tableau ci-contre indique le nom Adam en sumérien et en égyptien. C'est ainsi que l’appellation donnée à l’ancêtre de l’homme dans la Bible et assemblée en égyptien figure "un être qui tremble et qui peut être dévoré" (comme un animal), mais également "une créature coupée (démembrée) et inconsciente". Voilà qui est conforme aux manipulations génétiques relatées sur les tablettes mésopotamiennes.
Ce nom générique se retrouve dans plusieurs langues sémitiques, signifiant "humanité". Ainsi, des tablettes d'Ougarit (région comprise entre la rive orientale de la mer Méditerranée et la ligne tracée par la frontière entre l'Iran d'une part et le Pakistan d'autre part) révèlent qu'en langue ougaritique l'humanité se dit "adm", ce qui a donné en hébreu Adam, le premier homme. Dans la Bible (Gn 2:72), "Elohim forma ha-adam ("l'homme", "le terreux", "le glaiseux"), poussière de ha-adama ("la terre", "la glaise"), de couleur rouge s'entend. Et le véritable sens d'Elohim (EL-Ù-HI-IM) est en sumérien "les puissants élevés (nos maîtres généticiens extra-dimensionnels) qui ont mélangé l'argile (ou l'argileux : l'homme)", tel que décodé par l'auteur Anton Parks dans son livre "Le secret des étoiles sombres, Tome 1". Adam a bel et bien engendré la cinquième race humanoïde sur Terre.
Par la présence de silice dans l'argile, notre chair constitutive est en résonance avec la "chair" de la planète Terre, sa composante minérale (des chercheurs américains ont découvert que l’argile aurait constitué les premiers acides aminés qui se trouvent dans certaines protéines permettant ainsi l’enchaînement d’acides ribonucléiques -ARN- avec ceux de l’ADN). Si la technologie de lumière qui agit sur la grille cristalline de la Terre a pour effet une silice tronquée, elle conduit par cette polarité "Service de Soi" de l'ADN à maintenir l'être humain, le "glaiseux", en captivité par une clôture invisible à ses sens.
Si l’argile est également un symbole de l’insignifiance et du caractère passager, c’est-à-dire de quelque chose qui n’a pas de durée, l'arrivée de nouvelles énergies - l'Onde de changement - en cette fin de cyclicité civilisationnelle lui offre cependant la possibilité de s'affranchir de la limitation gravitationnelle en choisissant, par son libre arbitre, la nature de la lumière-information sur laquelle il règlera sa fréquence, et constitutive d'une nouvelle dimension de réalité. La Nouvelle Terre !
Du serpent biblique
Dans les tablettes sumériennes, Enki est parfois dénommé MUŠDA, ce qui le définit comme étant le "grand architecte" ou encore le "maçon" du monde. Cependant, la décomposition du terme MUŠ-DA donne "puissant reptile", en l'occurrence le reptile rusé responsable du clonage de l'humanité et de la codification des langages de la Terre*. Il n'est autre que le serpent biblique Samaël (Lucifer en latin, Asar ou Osiris l’Égyptien*²), "l'ange déchu" dit le "serpent", qui initia l'humanité au fruit de l'arbre de la connaissance tel que rapporté dans le récit judéo-chrétien de la Création rapporté dans le premier livre de la Bible. Enki est celui qui déjoue le plan de Yahvé, le faux Dieu bienveillant de ses ouailles, en Éden, alors que ce serpent est pourtant sous les ordres de ce même Yahvé, soit le dieu An (Anu). Enki, "le reptile" bienveillant de l'humain (la polarité positive), rappelle en tout point la définition du terme sumérien EME-ŠID ("lézard"), dont la définition stricte EME (langage, parole, langue) et ŠID (mémoriser, réciter à haute voix, dénombrer) signifie "celui qui dénombre le(s) langage(s)" ou "celui qui récite la parole".
L'Ancien Testament est bel et bien une médiocre contrefaçon qui utilise à outrance des traditions mésopotamiennes et égyptiennes beaucoup plus anciennes, le contexte du patriarcat des Hébreux au premier millénaire avant l’ère chrétienne ayant inversé la mythologie adoptée par les premières civilisations du Néolithique et de l’Âge de Bronze à travers leurs éléments communs (le serpent, l’arbre, les jumeaux). Pour la première fois, le serpent, qui avait été vénéré au Levant pendant au moins sept mille ans avant la composition du Livre de la Genèse, joue le rôle du vilain. Yahvé, qui le remplace dans le rôle du créateur, finit par vaincre "le serpent de la mer cosmique", le Léviathan.
* Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée & livre de Robert M. Stanley Close Encounters on Capitol Hill - 2006 ("Rencontres rapprochées sur la colline du Capitole").
*² Enki et Osiris possèdent leurs jumelles : Ereškigal et Isis-Hathor.
Il est essentiel de comprendre que les Égyptiens n'ont rien inventé. En effet, selon l'archéologue anglais Walter Bryon Emery (1902/1971), il n'y avait aucune trace d'hommes civilisés en Égypte il y a six mille ans. Puis, sans transition d'aucune sorte, l'ancien habitant des cavernes se serait mis à construire des palais d'un art et d'une architecture remarquable. Tout à coup, il s'est trouvé en possession d'une technique et d'outils perfectionnés. Tout s'est passé comme si, un beau jour, les "sauvages" habitants du Nil avaient reçu la visite de quelques instructeurs venus d'ailleurs. De cette compréhension de l'existence de forces extra-dimensionnelles et des "portes de l'Espace-Temps" découle celle du fonctionnement de notre monde actuel*...
* Cf. La nouvelle religion universelle & Prophétie du changement.
Les portes de l'Espace-Temps
La nature hyper-dimensionnelle de l'univers est avérée tant par l'astrophysique que par la Tradition métaphysique. Elle explique l'ordonnancement des dimensions de
réalité et de conscience y prévalant*, la nature et le rôle des entités et créatures les composant, et le cheminement de l’Âme humaine dans le retour à ses origines*². Au-delà de leur concept
physique, elles sont figurées de différentes manières, permettant au voyageur de l'espace-temps de les franchir pour s'extirper de la Matrice involutive limitée de la 3ème dimension. En les
ouvrant, il percera le secret de l'Atlantide comme de son futur...
* Cf. Comprendre et apprivoiser la prédation.
*² Cf. Le cheminement de l’Âme.
Les portes de l'espace-temps dans l'architecture des pyramides
La figure géométrique du haut se dégageant des 3 fenêtres (passé présent futur) est leVesica Piscis, symbole des chrétiens et de l'instant présent, soit le Temps éternel (autrement dit le secret de l'immortalité). Elle est la vulve en son centre, matrice de l'univers par les deux polarités agissantes (masculin et féminin), soit de nature évolutive - passage par le trou de ver - soit involutive - passage par le trou noir - concernant le rapport à l'espace-temps.
Ces deux polarités sont symbolisées par les deux colonnes du Temple, soit les solstices d'été et d'hiver, métaphores illustrant la géométrie du cosmos* avec le ciel (l'étoile polaire) et avec l'axe de la Terre que représente le phallus osirien du Père. Il est ainsi le changement d’Âge à venir pour notre époque actuelle.
* Le cosmos en l'occurrence est limité à notre galaxie solaire, appelée La Voie lactée, circonscrite aux quatre premières dimensions de l'univers. Seul le passage dans la 5ème dimension de réalité permet de s'en affranchir.
Les portes de l'espace-temps dans les billets de banque
Figurent sur les billets en euros des symboles comme des éléments d'architecture et des étoiles, dont les 12 étoiles du drapeau européen qui franchissent sous forme de vortex (spirales) les portes de l'espace-temps représentées par les colonnes de temples ou les arches de pont (Cf. images 1 à 3). Elles sont les étoiles de la constellation d'Orion ("eurion")... Si l'Union européenne a jeté des ponts entre les peuples, la présence d'atlantes (ou télamons) sur les colonnes* figurent le lien avec l'Atlantide (image 4), civilisation brillante et prospère qui finit par être corrompue... Quel est le véritable message que la Banque centrale européenne adresse à l'inconscient collectif, si ce n'est sa préparation à la révélation de secrets jusqu'alors dissimulés...
* Elles pourraient représenter les colonnes d'Hercule ou d'Héraclès, soit les montagnes bordant le golfe de Gibraltar que Platon considérait comme l'indication
de l'emplacement de l'Atlantide. En fait, l'Atlantide était la planète Terre, mais dans une dimension de réalité supérieure (Cf. Guillaume Delaage - "Le choix atlante : l'origine secrète du mal
planétaire actuel").
L’Atlantide égyptienne
Les travaux de recherche d'Anton Parks situent cette Atlantide ou A’amenptah ("le lieu grand et stable de Ptah" en égyptien) au niveau des îles Canaries,
en face du Maroc. La décomposition sumérienne de ce même nom, reproduit dans les textes funéraires, se traduit en A-MEN-PTAH ("la couronne d’eau de Ptah"), Ptah étant une image primitive
égyptienne d’Enki avant qu’il ne devienne plus tard Osiris. De l’A’amenptah sera tiré l’Amenta ou l’Amenti des grands livres sépulcraux pharaoniques, soit le lieu d’origine des dieux égyptiens,
un territoire inaccessible pour le commun des mortels, transformé en domaine de l’au-delà, que la reine Isis semblait diriger lors des absences de son époux qui partait civiliser le monde. Un
passage du chapitre 17 du Livre des Morts fait d’ailleurs référence à Isis, "la divine prophétesse venue de l’Occident (l’Atlantide)".
De l'Amenta
Amon-Rê est une des formes du dieu solaire, parfois figuré comme un sphinx ou un être humain à tête de faucon. Le disque solaire est son symbole. Il est l’une des principales divinités du panthéon égyptien et du panthéon berbère, dieu de Thèbes. Le mot Amon (Imen en égyptien) signifie "le caché" ou "le caractère caché de la divinité", tandis que Rê signifie "le soleil" ou la divinité que manifeste la puissance du soleil.
Son nom traduit ainsi l’impossibilité de connaître sa "vraie" forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, "Amon aux noms multiples", qui en qualité de Soleil recommence chaque jour la même course (l'homonyme amen signifie journalier).
Le continent qui devint l’Atlantide, l'AHÂ-MEN-PTAH ou AMENTA, n'est rien d'autre que l'Éden terrestre décrit par la Bible. Le Mot AMEN est à rapprocher du terme AUM*, l'Un et l'Autre possédant un sens identique. Apparu dès l’Ancien Empire, il exprime l’image la plus intime du divin qui reste caché au regard de l’humanité. Le mot amen s’écrit à travers 3 signes hiéroglyphiques exprimant l’eau, la terre, l’air, et plus tard certains scribes y rajouteront un soleil. Ainsi créateur et création sont unis dans un même mot, ce qui explique la pérennité du nom sacré d’Imen ou d’Amen. Pour les Juifs, le mot a la même racine que Emeth qui veut dire vérité (vérité vraie). Le mot AMEN symbolise également l’Instant. Dans l’Apocalypse, le Christ est appelé l’Amen (3, 14).
* Contracté, AUM (devenu AMEN dans la tradition christique et AMIN dans celle islamique) s'écrit également "OM". Mot sacré en sanskrit psalmodié en mantras, il est l'expression de la plus haute Réalité Spirituelle, l'état de Conscience Cosmique, le Son primordial que Dieu prononça pour créer les univers. Il domine par conséquent toutes les dimensions. Voilà pourquoi "Par le AUM, l'homme entre en communion avec l'Univers, avec la Création, avec le Divin partout exprimé." Cette syllabe sacrée renferme toutes les gammes des sons créateurs... Elle est le souffle de l'Absolu à travers l'Univers. Elle est le refuge du Sage. Il est à noter que l'Ave Maria, formule-clé de l'initiation mariale, évoque l'Aum hindou lui-même semblable à l'Amen hébraïque. Si l'on tient compte de l'équivalence en latin des deux lettres "U" et "V ", on obtient AV(e)M(aria).
Le peuple hébreu ayant vécu de nombreuses années sur le sol égyptien, un nombre infini de termes égyptiens trouvent de
multiples correspondances dans le vocabulaire hébreu et araméen : Meri (Marie), Yuef (Joseph), Yshu (Jésus), Mesi (Messie),
etc ... sont restés dans le langage égyptien. D’autres noms composés comme Bit-Râ-Hem (Bethléem), Nasha-Reth (Nazareth),
Meri-Miktal (Marie-Madeleine), ‘N-Ukha (Enoch) ... ont été comme effacés même si leur trace subsiste si l’on s’emploie à ras-
sembler les bonnes particules entre elles. Cette pratique d’enterrer le vocabulaire qui était en relation avec la divine triade égyptienne (Isis-Osiris-Horus) a ainsi permis de réaliser les écritures que l’on connaît afin de promouvoir une nouvelle image de
Dieu. Une fois le lifting de l’histoire réalisé, ou plus exactement, une fois ces nouvelles données validées oralement et plus tard retranscrites, il était facile de prétendre qu’elles manifestaient la vérité et la seule.
Sur plusieurs générations, ces manipulations donnent une soupe indigeste dont on ne peut plus identifier les ingrédients. La codification ou la progressive transformation des langages aidant, des termes sumériens passaient dans le langage égyptien et
des termes égyptiens se mélangeaient à l’hébreu, ces sources étant absorbées de façon progressive par les différents rédacteurs de la Bible. Si de ce procédé résulte un vocabulaire biblique supposé être totalement original (essentiellement hébraïque
et grec), il tire sans aucun doute qui soit ses origines et terminologies des mythes fondateurs égyptiens et mésopotamiens !
Le mythe et le folklore des peuples ancestraux du monde entier font allusion à un vaste cycle du temps, alternant les Âges sombres et les Âges d'or. Platon l'a nommé la Grande Année. Longtemps considéré comme un conte de fées, de nouvelles preuves astronomiques démontrent aujourd'hui que l'existence de ce cycle repose sur des faits. C'est entre autres ce que démontre l'auteur américain Walter Cruttenden dans son livre Lost Star of Myth and Time, qui réunit les plus récentes découvertes archéologiques couplées à l'astronomie moderne* pour révéler une histoire du monde qui correspond enfin aux mythes, au folklore et aux archives archéologiques. Il explique ce que deviennent la Terre et la Conscience lors du déplacement dans l'espace de notre Système solaire, selon le mouvement mystérieux connu comme la "précession de l'équinoxe" (il se produirait environ tous les 24 000 à 26 000 ans), montrant clairement que l'axe de la Terre ne change pas d'orientation par rapport aux corps célestes situés à l'intérieur du Système solaire au même rythme qu'il change d'orientation par rapport aux corps célestes situés à l'extérieur du Système solaire. Ceci signifie que la précession doit être due au mouvement binaire de notre Soleil autour d'une autre étoile compagnon*².
Les cultures anciennes, qui connaissaient la précession, l'utilisaient comme l'horloge des Âges, la comprenant comme étant due au mouvement du Système solaire dans l'espace, ce qui soumettait la Terre à un cycle d'influences stellaires en expansion et en déclin. Ce sont ces forces qui affectent notre magnétosphère, l'ionosphère et créent indirectement les grandes saisons de la Grande Année.
* Cf. Evolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'Univers.
*² L'auteur stipule que ce compagnon serait Sirius, qui aurait tendance à projeter de façon cyclique des comètes et tout ce qui peut les accompagner depuis le Système solaire extérieur vers le Système solaire intérieur (ceci expliquerait l'augmentation stupéfiante de lunes en orbite autour des géantes que sont notamment Jupiter et Saturne).
L'astro-théologie d’Égypte est la plus ancienne, comme l'atteste le plafond astronomique de la tombe de Sénènmout, architecte de la reine-pharaon Hatchepsout de la XVIII° dynastie, qui contient des représentations de constellations stellaires plus précises que celles des époques postérieures, car vierges de toute influence sumérienne, babylonienne ou hellénique. Il n'y a pas de débat sur les origines. Notre culture et notre civilisation viennent de l’Égypte, et il est aussi possible, plausible sinon vraisemblable que les Égyptiens viennent eux-mêmes d'un autre continent.
Le zodiaque - mot d'origine grecque signifiant "cercle animal" - et la précession des équinoxes * (Cf. image) constituent le socle des religions et des sociétés secrètes depuis plus de deux mille ans. Il cache pour celui qui sait la décoder la quête par l’homme de son Centre Mystique. Cependant, le zodiaque complet, non trafiqué, n'a jamais été la base des croyances. A l'origine, la base de la religion égyptienne était le culte et non la croyance, contrairement aux religions actuelles, les hommes depuis la nuit des temps s'inspirant des étoiles et des comètes pour le culte au divin. C'est pourquoi avant l'invention des zodiaques le ciel est utilisé pour expliquer le mystère du vivant. Si une culture géographique en relation avec le cosmos et les constellations est utilisée pour la compréhension de la création du monde, elle est aussi et avant tout le matériel pour la compréhension de l'au-delà avec les astres et la voie lactée. Ce sont les constellations antiques que l'on trouve sur les très anciennes tombes d’Égypte, les douze signes zodiacaux n'apparaissant que bien plus tard *², qui donneront entre autres les douze travaux dans la légende d'Héraclès (grec) / Hercule (latin) ou les douze apôtres - les astropôtres - dans celle de Jésus-Christ.
Notre monde est édifié sur cette structure du ciel, améliorée avec les découvertes de l'astrophysique. L'arrivée et l'invention du premier zodiaque en Égypte puis en Mésopotamie ont conduit à son codage par une partie dévoyée de la prêtrise des différentes civilisations, devenu depuis universel. La connaissance est ainsi dissimulée. Aussi le voile à retirer commence par une étude de notre ciel, puis par celle du zodiaque égyptien et des figures antiques. Leur mise en perspective et l'usage du discernement permet alors de faire émerger une toute autre réalité ...
* C'est l'astronome grec Hipparque de Nicée qui découvre le phénomène vers 130 avant notre ère. Mais il était vraisemblablement connu dès -700 avant notre ère. L'inclinaison de la Terre sur l'écliptique, due à la Lune, et les déplacements périodiques du pôle terrestre déterminent ce que la Tradition nomme " la grande année cosmique", cycle de 26.000 ans environ. Si l'équateur et l'écliptique se confondaient, la Terre serait dans un état d'harmonie physique, au point de vue des saisons et des climats, ce qu'elle ignore totalement. Cette harmonie n'existant pas, les pôles terrestres oscillent périodiquement et c'est de cette oscillation que dérivent les transformations subies par les continents et qui sont gravées dans la mémoire des hommes sous forme de cataclysmes géologiques et de déluges.
*² Le zodiaque en 12 signes est d’origine babylonienne (600-475 av. J.-C.). La liste finale de 48 constellations a été établie à l’époque de Ptolémée (90/vers 168 ap. J.-C.).
Décodage de la symbolique de la Franc-maçonnerie
Le sigle de la Franc-Maçonnerie* (image 1) est calé sur le zodiaque, ce que figure l'entrecroisement du compas et de l'équerre. L'axe du compas correspond à l'étoile polaire (étoile Polaris), ses deux pointes figurant les solstices d'hiver et d'été. La pointe de l'équerre est à l'équinoxe. Le G au centre du zodiaque est censé signifier la Gnose, la Connaissance, le grand G cosmique de la précession.
Cependant en retournant le sigle le sens change, correspondant au zodiaque manipulé par la prêtrise au service des élites. Apparait ainsi à l'inverse du G un D (Cf.
image 2), qui correspond à la constellation du Dragon, le serpent antique, le Léviathan biblique ou l'Ouroboros grec enroulé autour de la Terre afin d'empêcher l'ascension de la conscience
humaine *²... Rien n'étant le fruit du hasard dans cette géométrie symbolique, il est ainsi nécessaire de comprendre le dessein caché de cette société secrète, seules ses "élites" au plus haut
niveau en connaissant le sens profond.
* Cf. La nouvelle religion universelle.
*² Il s'agit d'un détournement du culte de la Déesse Mère que les civilisations matriarcales pratiquaient dans les temps anciens (avant -3.500 ans), avant que de céder à l'hégémonie de civilisations de type patriarcal, conduites par l'énergie électrique de la conquête et de la domination.
Cf. Évolution de
civilisation (3) Mythe de la modernité, risques et lois d'évolution naturelle & Le modèle pyramidal
décodé.
Les signes du zodiaque explicatifs du fonctionnement de l'univers ont été initialement apportés par Adam, son fils Seth, puis Enoch fils de Seth avant le déluge (aux alentours de 7.000 ans avant J.-C.), tous trois considérés comme les premiers patriarches par la Bible. Leur sens a été transmis à Noé, qui a préservé les écritures selon la littérature hermétique sur un prisme d'émeraude caché en Égypte. Ce prisme n'est autre que le "Zodiaque de Denderah"*, qui explique la création de l'homme et les mystères de l’Égypte antique. Il est aussi la Pierre Philosophale, la fameuse substance de la quête alchimique*². Mais à partir du moment où la "main" de l'homme décide de nommer les choses, d'attribuer un nom à un symbole, le risque de manipulation est grand...
* Cf. Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen.
*² Cf. Le chemin alchimique.
Les phénomènes cométaires traduits par la mythologie
Autrefois dans les temps anciens, l’activité cométaire était intense et causait toute sorte de cataclysmes fréquents : tsunamis,
explosions, assombrissement du ciel, refroidissement climatique, pestes, séismes, feux de forêt, etc. Les dieux de l’Antiquité apparaissent ainsi comme étant un groupe de comètes qui
semblaient en lutte dans un ciel où le "nuage" de la lumière zodiacale brillait encore fortement. Ce groupe est considéré comme la "progéniture" des dieux qu’on retrouve dans les théogonies. Il a
pu produire des phénomènes curieux comme des décharges de plasma ou des spirales représentées par des pétroglyphes (dessins symboliques gravés sur de la pierre) sibériens. Les Anciens donnaient
des noms aux comètes, qu’ils prenaient pour les "dieux". Ces noms ont plus tard été donnés aux planètes, mais elles ne comptaient pas à l’époque. Cela a donné naissance par la suite à
l’astrologie, qui à la base était liée à la crainte du retour des comètes (survenant dans certaines parties du ciel, ou constellations). Plus tard, l’astrologie est devenue l’idée que les
planètes ont une influence. Mais c’était autrefois l’influence bien réelle des comètes. Avec le rationalisme politique grec*, ces connaissances sur les âges de l’humanité ont été détruites, et
les élites ont tout fait pour calmer les craintes du peuple relatives aux comètes ...
Dans son livre "Mondes en collision", le psychiatre et écrivain russe Immanuel Velikovsky (1895/1979) compare les textes anciens de nombreuses populations de par le
monde qui se rapportent aux grandes catastrophes, comme le récit des dix plaies d’Égypte mentionné dans l'Exode. La catastrophe racontée par les Hébreux serait d'après lui liée au passage d'une
comète, vécue et décrite par d'autres peuples d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Le roi égyptien de cette époque se nommait Typhon, et aurait donné son nom au phénomène. Au Mexique, les Mayas qui
ont décrit la même chose l'ont appelé Hurakan, ce qui a donné ensuite le mot "Ouragan" (hurricane en anglais).
Ainsi le texte hébreu aurait juste ensuite été transformé, embelli, pour donner de l'importance à un Dieu qui protégerait ce peuple "élu", comme les auteurs
falsificateurs de la Bible en ont l'habitude. Dans la réalité, "Dieu" n'a pas puni seulement les Égyptiens, les témoignages rassemblés dans Monde en collision prouvant que tous les
peuples de la terre, Hébreux compris, ont souffert des catastrophes dans cette période. Parmi les israélites qui avaient survécu aux premières catastrophes, beaucoup périrent ensuite dans le raz
de marée qui suivi comme le raconte le psaume 68 : "mon peuple, qui resta dans les profondeurs de la mer". Non seulement des peuples d'Asie et d'Amérique racontent la même
catastrophe, mais ils décrivent aussi la manne, cette nourriture qui tombe du ciel !
* Cf. Évolution de civilisation (3) Mythe de la modernité, risques et lois d'évolution universelle.
Le Zodiaque de Denderah est de ce fait la pierre angulaire de plusieurs grandes civilisations de l'Antiquité. S'il est construit à partir des signes des anciens Égyptiens, il va faire l'objet d'une reforge importante par la prêtrise en charge, de nouvelles figures apparaissant et d'autres s'effaçant. Les traces du zodiaque initial retrouvées sur les tombes des anciens Égyptiens montrent qu'il n'a jamais été parfaitement un cercle avec 12 signes de 30°. C'est sa version profondément dénaturée, datée environ de -700 avant notre ère et coïncidant avec l'invention du judaïsme, qui cale la nouvelle histoire destinée à être racontée aux humains, celle voyant quelques siècles plus tôt, en Égypte, vers -1200, Moses ou Moche (Moïse) être adopté en tant que fils du Pharaon. C'est un astrologue, qui va fuir dans le désert avec le supposé Tabernacle originel, soit la Table d'Alliance du peuple Juif avec Dieu.
Si la tradition rabbinique (orthodoxe) affirme que les signes du zodiaque représentent les douze tribus d'Israël, la tradition hébraïque antique voit les premiers patriarches juifs utiliser l'astrologie. C'est le cas d'Abraham, originaire de Ur en Chaldée - partie méridionale de la Mésopotamie -, dont le nom signifie "lumière des astrologues". Terach, son père, était aussi un astrologue. Comme Enoch et Moses (Moïse), ils sont les bâtisseurs de la nouvelle religion, monothéiste, sur la base du zodiaque, et non par un prétendu adoubement au peuple élu par le Père céleste...
Le cycle de la Grande Année selon le Zodiaque égyptien de Denderah
Le disque égyptien de Denderah constitue un calendrier qui raconte une histoire en relation avec les étoiles constitutives de la voûte céleste, explicative de ce qui est "en bas", entre autres la Terre, selon le principe hermétique en vigueur. A partir de là, il est une base pour la psychologie, les tendances comportementales et sexuelles, le chemin de vie... Base incontournable de toute religion, l'histoire qu'il raconte a été changée plusieurs fois, brouillant dès l'antiquité le chemin d'accès à la vérité pour l'être humain. Aussi, dépendant exclusivement de la fausse histoire racontée par les élites institutionnelles gouvernantes, il est condamné à rester prisonnier des boucles du temps involutives de la Matrice d'appartenance, sauf à se réveiller et à entreprendre par lui-même le "Voyage du Héros"*, c'est-à-dire percer le mystère de ses origines. Il doit pour ce faire aller à l'encontre du système établi et relever les épreuves se présentant alors sur son chemin. La difficulté de la tâche explique que s'il y a beaucoup d'appelés, peu réussissent à franchir les portes de l'espace-temps libératoires*².
* Cf. Le Jeu de la Vie.
*² Cf. Fin de cycle : la guidance éclairée de sa vie.
L’histoire que Dieu a placée dans les étoiles (les constellations) serait l’histoire du conflit entre la semence de la femme (Vierge) et le Scorpion, la semence du serpent. Le fils de la Vierge n’est rien d’autre que le Fils de Dieu, tandis que le Scorpion désigne l’Antéchrist et Satan.
Après sa naissance dans la Vierge, le Faucon/RA (le Dieu Soleil, soit le Fils de Dieu) est représenté par le jeune Horus *, fils de Osiris (masculin sacré) et Isis (féminin sacré). Celui-ci épouse ayant grandi la déesse Hathor, qui l'a soigné lors de l'attaque de Seth (Satan) son oncle. Il est assimilé au signe du Bélier, époux de Hathor le Taureau, leur couple étant représenté ensuite par les Gémeaux. Puis, lorsque Horus retrouve à l'âge adulte sa Mère Isis incarnée par le Cancer/Lune, il devient le Faucon/RA (ou Rê) dans le signe du Lion, tandis que Hathor devient alors Nepthys la Vierge avec son épi de blé qui a germé.
Derrière cette histoire se dissimule ainsi par les figures et les symboles toute l'explication de la Création, qui se révèle au fil du tour du cycle de la terre
effectué dans une année, et également dans une grande année de 25.920 ans, les 12 signes représentant alors chacun une époque (Ère ou Âge) d'environ 2.160 années. Le Christ (la conscience divine) est représenté dans les constellations de diverses manières. Les première et dernière constellations racontent
l’histoire du Sauveur. C'est la Vierge *² (le féminin), qui porte le Fils de Dieu et de ce fait le Lion, le Lion Conquérant qui vient détruire Hydra, le dragon à plusieurs têtes. L’histoire
biblique et mythique du Christ commence à Bethléem et se termine avec le Roi des rois revenant pour conquérir le serpent ancien qui a amené tellement de ruines à la race humaine, une fois
l'Antéchrist démasqué (la Matrice falsifiée).
Autour du zodiaque, les 36 constellations de 10 jours ou décade symbolisent les 360 jours de l’année égyptienne avec 5 jours restant pour compléter l'année solaire. Ces jours représentent aussi des divinités, représentés par les planètes Mercure, Vénus, Lune, Mars, Jupiter et Saturne.
Les constellations ont été conçues pour enseigner aux premiers hommes le plan de Dieu. Mais les mauvaises interprétations des signes, les manipulations et les changements de formes depuis la nuit des temps l'ont masqué. C'est ainsi par exemple que les Mésopotamiens ont intercalé entre le Taureau et les Poissons un nouveau symbole solaire, le Bélier, pour marquer l'équinoxe du printemps, et affecté la partie antérieure du Scorpion à l'équinoxe d'automne. Il en découle depuis que les hommes utilisent le ciel pour construire leurs empires et non pour atteindre leur Âme, continuant par-là même à s'enfoncer dans les boucles du temps involutives ...
* Les Égyptiens considérant que le fils est aussi le père, les mots de Horus et Osiris sont fréquemment interchangeables.
*² La constellation Vierge se dit Bethulah en hébreu, Parthénos en grec, ou Kanya en Inde. Son nom sumérien est AB.SIN, que l'on peut rapprocher avec le nom absinthe, boisson à base de plantes d'absinthe (Artemisia absinthium). Cette plante symbolise l'Arbre de vie, et son fruit est la Fleur de vie.
La corruption du ciel égyptien
L'épopée de Gilgamesh est un récit légendaire de l'ancienne Mésopotamie, considéré comme la première œuvre littéraire de l'humanité. Elle a été rédigée en écriture cunéiforme sur des tablettes d'argile, datées du 8ème siècle av. J.-C., que l'on a retrouvées dans la bibliothèque du roi assyrien Assourbanipal à Ninive. Elle s'inspire de plusieurs récits, en particulier sumériens, composés bien avant l'arrivée des sémites Akkadiens * au milieu du 3ème millénaire av. J.-C. Mais la tradition orale est probablement beaucoup plus ancienne et pourrait remonter à la préhistoire.
Cette œuvre qui a connu une large diffusion tant dans l'espace méditerranéen que par sa durée (elle est attestée jusque dans les manuscrits de Qumrân, peu avant
l'ère chrétienne), est à l'origine de la plupart des mythes fondateurs de l'Antiquité. De ce fait, on en retrouve des traces dans la Bible et le Coran. Elle a des points de convergence avec les
douze travaux d'Hercule. Le texte standard qui inclue le récit du déluge est daté de 1200 ans av. J.-C., soit 500 ans avant qu'Homère n'écrive l'Odyssée. Tout comme Hercule, Gilgamesh en
accomplissant une série d'épreuves réalise une véritable quête initiatique, dont la renaissance et l'immortalité sont les thèmes centraux, l'idée de la mort ayant toujours été la préoccupation
métaphysique majeure de l'humain.
En fait, l'épopée de Gilgamesh est comparable à la progression du soleil dans les différents signes du zodiaque. Après avoir atteint son zénith, il décroît au profit de l'obscurité, avant de renaître dans un cycle perpétuellement renouvelé, soit les boucles du temps involutives de la Matrice falsifiée. C'est le culte solaire égyptien détourné par la Prêtrise Noire d'Aton, avec le soleil de la journée au zénith. Le signe du Bélier est le marqueur du soleil de Midi comme du Printemps, figurant toujours en haut du Zodiaque. C'est le premier signe. Toutefois, par l'utilisation de la journée allant à rebours de la précession des équinoxes, il est une destruction et non une progression, contrairement à la pratique des anciens égyptiens qui utilisaient alors le zodiaque avec la précession des équinoxes, la Roue du Ciel tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Ce mythe de Gilgamesh sera utilisé pour créer la Genèse biblique de la Création et de l'humain.
* L'akkadien est une langue sémitique qui a été fortement influencée par le sumérien, parlée du début du III° jusqu'au Ier millénaire av. J.-C. en Mésopotamie. Le nom de la langue est dérivé du nom de la ville d'Akkad, capitale de l'empire du même nom. Elle est représentée par deux dialectes : le babylonien, dans le Sud de la Mésopotamie (Babylonie), et l'assyrien, dans le Nord (Assyrie). De moins en moins parlé, il est supplanté par l'araméen.
L'invention du zodiaque par les Grecs voit la constellation de la Baleine (Cetus), figurant le monstre marin biblique Le Léviathan, être positionnée en haut du disque avant Uranus, qui y est symbolisé par quatre béliers. Elle est également en position juste au-dessus du signe des Poissons qu'elle tient en laisse (Cf. image 2), l'anneau tenant la corde étant figuré par l'étoile Alrisha. Les deux Poissons sont les croyants (fidèles des religions) et les esclaves (les illusionnés). Ainsi s'opère la transition entre l'ère du Bélier et celle des Poissons, qui pour les deux millénaires s'ouvrant va voir la chape de la Matrice recouvrir totalement le champ de conscience de l'humanité ... jusqu'à l'ère du Verseau qui en ré-ouvre les portes.
L'archétype biblique de la Matrice
Le Léviathan est dans la Bible un monstre marin à plusieurs têtes, qui apparaît dans les Psaumes (74:14 et 104:26), le livre d'Isaïe (27:1), le livre de Job (3:8, 40:25 et 41:1) et dans le Talmud, évoquant des animaux révoltés contre le Créateur et que celui-ci détruit.
Cette lutte reflète un mythe très connu des sources pré-bibliques, le combat primordial entre le Créateur et les forces marines personnifiant le Chaos, qu'on retrouve chez les Hittites (le dragon Illuyankas), en Mésopotamie (bataille de Marduk et Tiamat), et dans le mythe Phénicien-Ougarit de Baal et Anat dressés contre divers monstres marins (dont l'un est Lotan).
Cette figure a été ajoutée sous forme de la constellation Cetus (la Baleine) dans le Zodiaque de Denderah, base astrologique pour la prêtrise dévoyée au service des élites gouvernantes. Elle avait pour fonction d'enseigner aux humains une vision basée sur la peur et la culpabilité d'un divin tout puissant, celui-ci empêchant l'humain de trouver en lui-même les clés de sa libération. C'est ainsi que la constellation dite la Baleine domine le zodiaque depuis le Triangle des Poissons, avec comme figure un monstre qui tient à la fois de l'hippopotame, du crocodile et du serpent, créé soi-disant par Dieu pour en faire le jouet de ses enfants. Ce Léviathan, serpent lové qu'on réveille, présente des analogies avec le Kundalini, serpent lové symbolique du yoga indien. Isaïe (27, 1) l'appelle le dragon à la fuite rapide, le monstre qui est dans la mer, à jamais l'ennemi de Dieu. Grand amiral et gouverneur des contrées maritimes de l'empire infernal, il est très menteur et difficile à exorciser. Il s'efforce de posséder les humains, surtout les femmes, et enseigne la tromperie. Chez plusieurs peintres célèbres, sa gueule monstrueuse figure l'entrée des Enfers.
Une tradition rabbinique en a fait un démon androgyne qui, sous la forme masculine (Samaël), aurait séduit Eve, et même Adam sous une incarnation féminine, la femme mauvaise et méchante, la mauvaise reine complice du pouvoir et de l’État, Lilith.
Se retrouve dans la figure géométrique de la constellation des Poissons dans la carte du Ciel - le triangle - la représentation des trois religions monothéistes : judaïsme, christianisme et islam. Le nom de son étoile associée, Alrisha (Alpha Piscium) venant de l'arabe signifiant le "Nœud" dans la corde qui relie les deux poissons (en Hébreux Alrecha signifie "la bride").
La signification de Goy dans son sens premier est les "Gentils", soit les non-juifs qui éprouvent la vie spirituelle. Tant qu'ils le font à travers les religions, ils sont des esclaves. Cependant, en ces temps nouveaux qu'amorce l'ère du Verseau, la conscience christique par les nouvelles énergies nourrit différemment la foi de nombre d'entre eux. Ils sont appelés par leur changement de conscience à devenir les élus d'un nouveau monde, celui qu'ils auront créé par leur ascension de conscience*.
* Cf. Le chemin de l'Ascension.
Dans la Synagogue de Beth Alpha datant du V° siècle, sur le site archéologique situé en Israël découvert en 1928, il y a une mosaïque naïve représentant les signes du zodiaque. De même, la preuve d'une correspondance entre les Patriarches "pré-diluvians" et les signes du zodiaque se trouve dans l'inscription de la Synagogue juive de Ein Gedi (Ain Jidy ou Aïn Jidi en Arabe) dans le désert de Judée. Détruite vers l'an 530 dans la période byzantine, sa partie la plus ancienne date du III° siècle.
Le sol de la synagogue est couvert par une belle mosaïque décorée avec des fleurs de pétales (Cf. image). Une autre mosaïque, plus tardive, exposée au Musée Rockefeller de Jérusalem, contient un texte en araméen. Aucun doute n'est possible sur l'utilisation du Zodiaque, dans la mesure où l'on peut y voir la liste des des générations des Patriarches prédiluvians d'Adam à Japhet en deux rangées (Cf. ci-dessous), les signes des noms hébreux du Zodiaque, une liste des grands patriarches (Abraham, Isaac et Jacob)... A noter qu'y figure une malédiction pour le chercheur de vérité : "Celui dont les yeux errent sur la terre entière et voit ce qui est caché sera déraciné (...) et tout le peuple dira Amen"...

Ces patriarches antédiluviens avaient découvert les secrets du Zodiaque, inscrivant leur découverte sur un monument de pierre qui resta debout en son temps au Nord de l’Égypte, sur la Terre Siriadique comme ils l'appelaient. Elle correspond à l'endroit où la Grande Pyramide se trouve sur le plateau de Ros-Tau* (ou Rostawe). C'est la nécropole de Gizeh.
* Origine de l'Ordre de la Rose-Croix.
Patriarches prédiluvians
ENOCH/ENOSH
CAINAN / KENAN
MAHALALEL
JARED
ENOCH
MATHUSALEM
LAMECH
NOÉ
CHEM/SHEM
JAPHET et CHAM
Correspondance astrologique
Il est le signe des Gémeaux, signifiant "homme de compagnie". Il est représenté dans le Zodiaque par deux mâles équivalents, deux hommes embrassant dans la communion, ou parfois (plus rarement) un mâle et deux femelles. C'est la réunion des deux amis Gilgamesh et Enkidu après leur combat (Bélier contre Taureau).
Il est le signe du Cancer, signifiant "rassemblement dans une maison, nid ou communautaire". Il est représenté dans le Zodiaque par un crabe ou une créature semblable qui va rassembler sa progéniture avec ses pinces (la progéniture étant l'amas d'étoiles connu sous le nom Praesepe).
Il est le signe du Lion, signifiant "reconnaissance publique", ou "chef divin". Il est symbolisé dans le Zodiaque par un lion, le "roi des animaux".
Il est le signe de la Vierge, signifiant "descente" ou "tomber" (de la racine yrd ), ou, en cas d'utilisation de branches, "abattage". Le signe est encore parfois représenté avec une branche. C'est l’Épi de Blé (ou d'Orge, parfois une branche de Palm). Autrefois, le nom de JARED a été pris pour signifier prophétiquement la descente des fils de Dieu, ou l'arrivée des hommes en général. C'est la chute d’Ève dans la Genèse séduite par l'ange déchu Satan et le serpent. En réalité, le Centaure (Satan) pédophile est une figure fantaisiste qui prend la place du premier Décan de la Vierge en tuant également son fils, avatar de Horus. La constellation de la Vierge, couchée sur le côté, est effectivement identifié avec un arbre tombé. La chute de la Vierge est la prostitution sacrée de la femme et du fils.
Également dans le signe des Gémeaux, il est le signe de la Balance. Il signifie "enseigner", "instruire", "former", etc.. Le signe représente le début de la pesée, une balance étant inférieure à l'autre, c'est à dire précisément le début du jugement ou de discernement. La Balance existe déjà en Égypte, utilisée pour la pesée du Cœur et le jugement dernier.
Il est le signe du Scorpion, signifiant "Armure d'homme" , "Guerrier" ou encore "Homme avec un Dard", comme le Scorpion utilisant sa queue semblable à un arc. Chez les Égyptiens, il est assimilé à Seth.
Il est le signe du Sagittaire, signifiant "fondre", "s'affaisser", "grincer des dents", "arc", "plier" , "disparaître" ou "se dissoudre". Dans certains Zodiaques, l'astérisme est représenté tout simplement par un arc tendu. L'arc chargé est aussi un symbole de la fertilité masculine, d'où le corps du cheval du Sagittaire dans d'autres zodiaques. Ce sens est mieux décrit par la figure d'un Centaure sauvage et dégénéré avec une pluie de flèches météoriques.
Il est le Signe du Capricorne, signifiant "repos" ou "secours", littéralement le "couché d'un animal". Il est symbolisé par un bouc, un cabri, une chèvre, une brebis ou une antilope, avec la queue d'un poisson, qui représente les deux phases de la vie de Noé, avant et après le déluge. Le déluge a été prédit par un rassemblement de toutes les planètes dans le signe du Capricorne, puis est arrivé dans le signe du Verseau.
Il est le signe du Verseau, signifiant "Nom", en particulier le "nom de Dieu" et donc de son "Esprit". Lorsque les Hébreux souhaitent porter l'Esprit de Dieu en eux, ils sont comme " appelés en son nom ". Le symbole de ce concept dans le Zodiac est le chadouf, une longue perche avec un sceau d'eau en équilibre sur un point d'appui, utilisée par les paysans du Proche-Orient pour puiser de l'eau de la rivière et la verser dans un fossé d'irrigation. L'eau symbolise l'Esprit (personne, âme), et le chadouf est la poignée utilisée pour mettre la main sur l'eau (Esprit). La longue chaîne d'étoiles dans le Verseau ressemble à la forme d'un chadouf. La constellation est connu en conséquence dans l'hébreu comme le "Seau d'Eau".
Ils sont le signe des Poissons. Le nom Japhet signifie "Multiplication", un poisson étant symbolique de l'augmentation de la descendance et des adeptes du culte. Il nage le long de l'écliptique, soit le signe de Cetus (Baleine), c'est à dire le chemin du monde, contrairement à la direction de l'autre poisson, qui nage vers le zénith du Zodiaque, c'est à dire le Ciel.
Les noms des trois signes finaux du zodiaque sont écrits "gdy wdly dgym", signifiant littéralement "Capricorne Verseau Poissons". Les deux premiers correspondent à la position de Noé et Sem, Cham et Japhet correspondant au signe double des Poissons. De ce fait, le signe du zodiaque alloué à Adam est le premier, le Bélier. Cependant, comme Adam a été traduit comme étant Enoch dans le jardin d’Éden (Genèse 2:15), puis après la chute qu'il a été transporté pour labourer la terre (Genèse 3:23), le signe du Bélier est représenté par son fils Abel et ses descendants.
Avec la grande transformation de l'âge ou ère des Poissons, la religion juive va largement évoluer, la mystique juive originelle étant écartée du culte car incompatible avec le dogme manipulé mis en place petit à petit, celui qui voit l'invention d'un culte phallique - patriarcal - pendant le Solstice d'hiver, c'est à dire le 21 décembre dans le signe du Capricorne, autrement dit un rituel de mort et de renaissance du Soleil dans sa course de l'année.
* Adam apparaît dans le signe voisin de la constellation Auriga, placée au-dessus du Bélier sur la corne de la constellation du Taureau. Il est figuré par une tête de chèvre que tient le dieu Nefertoum, ressuscité après le passage du fleuve Orion.
Le contenu des livres saints hébraïques établit qu'ils ne sont que des plagiats, leurs récits et personnages ayant été empruntés et falsifiés à partir d’anciens textes hindo-suméro-babylo-égyptiens. C'est ce que démontrent les récentes découvertes archéologiques, attestant que la manipulation des signes a commencé dès l’Égypte antique. Aussi tous les personnages de la Bible viennent des autres religions païennes, remplacés par un caractère juif. Le judaïsme est bel et bien un système de contrôle des esprits - tout comme le christianisme et l'islam - avant d'être une religion.
Mythes et cyclicité du temps
La "mythisation" d’événements ou d’individus se retrouve dans plusieurs histoires très similaires, liées à la caractéristique du temps, cyclique et non historique*. Ainsi David et Goliath dans la Bible ont des points communs avec Persée et la Gorgone, ou encore Nestor contre Ereuthalion dans la mythologie grecque. Certaines versions de la Bible remplacent d'ailleurs David par Enanan, qui ressemble à Ereuthalion.
Il en est de même avec la ressemblance entre Bathsheba, la femme volée par David dans la Bible, et Hélène de Troie volée par Paris. Quant à Abraham qui fait passer Sarah pour sa sœur en Égypte, l'histoire est similaire dans la Bible avec celle d'Isaac et Rebekah.
Enfin le prophète Moïse présente un point commun avec l’histoire de l’adoration païenne de Baal Peor, qui voit à son origine le prophète Balaam, "le fils de Beor", monter lui aussi sur la montagne. Beor est comparable au dieu solaire Shamash (akkadien, assyrien, babylonien), un dieu sauveur.
Ce sont toujours les mêmes archétypes qui sont utilisés pour raconter aux peuples une histoire, celle de faux dieux déguisés en humains, non la réalité sur les Lois
de l'univers même si ces dernières s'y trouvent de manière sous-jacente, codées.
* Cf. Évolution de civilisation (2) Les synchronicités de l'Histoire & Fin de cycle (1) Fin des temps ou fin du temps ?
De la civilisation égyptienne
Le fond et même les formes principales de la doctrine égyptienne ont de grands et nombreux rapports avec celles de l'Inde. Comme celle-ci, la religion des Égyptiens avait pour principe et pour base le système d'émanation : la Divinité, la plénitude infinie de l’Être, sort peu à peu de ses profondeurs, pour se répandre successivement et par gradations dans toutes les sphères, même les plus basses, et vivifie ainsi par sa présence jusqu'aux moindres parties du grand tout*. Elle finit par se faire homme, souffre et meurt comme l'homme, mais toujours fidèle à elle-même, ressuscite par sa force divine et devient l'auteur et le conservateur du monde visible. Ce processus a été traduit par le mythe d'Osiris, qui a la plus grande ressemblance avec celui de Krishna. C'est le même culte antique des forces productrices et génératrices de la nature, le même dualisme : Shiva et Bhavani pour l'Inde, Osiris et Typhon pour l’Égypte.
Unis l'un à l'autre, Osiris et Isis sont l'être universel, l'expression de la nature, absolument comme dans Ardhanari-Iswara. Les éléments de la légende soit d'Osiris, comme plus tard d'Héraclès / Hercule, sont épars dans les diverses incarnations de Vichnou, dans celles de Rama, de Bala-Rama et surtout de Krishna, son frère. Celui-ci est noir comme Osiris. Leurs principaux attributs sont les mêmes, et tous deux, chose singulière, trouvent la mort sur un bois fatal, à la veille du dernier âge. Tous deux ont un cortège de nymphes et d'animaux ; la fécondité, les bienfaits de l'agriculture, marquent également leurs pas ; tous deux sont nommés et le roi de l'univers et le meilleur des hommes, le Bon par excellence. Dans Krishna-Bouddha comme dans Osiris-Agatho-démon, nous avons à la fois le principe vital des corps et le principe intelligent des esprits. La clé, qui ouvre le sein de la terre, se voit dans la main de Bhavani, comme dans celle d'Isis.
Bouddha, Krishna et Vichnou, qui ont tant d'analogie avec la planète de Mercure, avec la lune et avec le soleil, se retrouvent également dans Thot-Hermès, dieu-astre, dieu-verbe, dieu-homme, tenant à tout comme Bouddha, comme Brahmâ. L'un des Mercure est fils de Maïa, ainsi que Bouddha. Les dieux de l’Égypte sont assis sur le calice du lotus comme les dieux de l'Inde, et portent sa tige sur leurs têtes ou dans leurs mains. Il entre dans l'ornement de leur coiffure, dans ceux de leur trône et de leurs sceptres, dans les décorations de leurs temples. Le bœuf, qui représente Shiva sous divers aspects, a, dans l'Inde sa fête solennelle, comme Apis avait la sienne en Égypte.
Qui a pu transplanter les mystères des bords du Gange sur ceux du Nil ? Comment les doctrines cosmogoniques des Védas, les idées sociales de l'Inde, ont-elles pénétré jusqu'au midi de l'Afrique, jusqu'aux autochtones de l’Éthiopie ? Ou, peut-être, l'Inde aurait-elle emprunté elle-même sa civilisation à l'Égypte, que les anciens considéraient comme une source céleste, d'où émanait le principe de la vie, l'origine des êtres, et au-delà de cette vaste zone qu'arrosent des pluies périodiques, ils ne supposaient que l'immensité de l'espace.
Quelle que puisse être l'antiquité de la civilisation en Égypte*², ce pays n'a point encore trahi le secret des anciens jours, malgré de nombreuses explorations et d'audacieuses tentatives depuis Héraclée de Milet jusqu'à Champollion. Les savantes recherches de ce dernier n'ont pu faire encore trouver la clé des hiéroglyphes et le mystère des Pyramides, où sur une table de marbre blanc, appliquée au fronton d'une arcade, une inscription tracée en noir disait : "Le mortel qui parcourra seul cette route, sans regarder et sans retourner en arrière, sera purifié par le feu, par l’eau et par l’air, et, s'il peut surmonter la frayeur de la mort, il sortira du sein de la terre. Il reverra la lumière et il aura droit de préparer son âme à la révélation des mystères de la grande déesse Isis". Les prêtres et les guerriers, véritables ordres privilégiés, tenaient sous le joug les classes productives et industrielles, les lois interdisant à ces deux castes toute occupation mécanique ou mercantile, consacrant ainsi la flétrissure du travail. Il n'y a pas à chercher plus loin la flétrissure de l'indigence, ce préjugé odieux s'étant propagé de l’Égypte sur le monde entier pour y jeter des racines si profondes, qu'aujourd'hui encore, dans les pays les plus civilisés, le riche fainéant est plus considéré qu'un ouvrier laborieux.
Ce n'était pas une organisation de l'enfance des sociétés consacrée par la religion car fondée sur la nature. Elle fut rendue permanente par la politique. A partir de là, le sacerdoce occupait toutes les charges importantes et gouvernait le peuple, au moyen de la superstition comme de la loi religieuse qui avait ce bon côté d'imposer une digue au despotisme. Les rois purent être déifiés par le concert d'une longue habitude d'adulation chez les prêtres et de stupide assentiment chez les peuples.
Dans les sacrifices qu'on faisait jadis à Osiris, jamais on n'entendait ni chant harmonieux, ni le son des instruments. Et pour cause, on célébrait le dieu du
soleil mort. Sa divine couronne de fleurs de lotus était restée suspendue aux pointes des ronces. Elle était tombée dans les sables brûlants, dans le morne et lugubre silence des plaines arides
du grand désert. Emblème de la prudence et de la force réunie, un sphinx colossal en garde encore l'entrée, sans avoir jamais révélé le secret dont il est dépositaire. Les Arabes l'appellent le
Père de la terreur, Abou-el-houl. Tout dans les monuments de l’Égypte atteste jusqu'à ce jour l'instinct fratricide de la guerre. On voit toujours et partout dans cet empire séculaire des images de sang et d'oppression, le culte des forces destructives et des pouvoirs violents. En revanche, nulle trace de
philanthropie universelle, de bienveillance pour le pauvre et le faible. Toute civilisation qui n'extirpe pas le militarisme finissant par périr,
l’Égypte fut successivement conquise par les Assyriens, les Perses, les Grecs et les Romains,
le sacerdoce se transmettant sous d'autres formes pour poursuivre son œuvre d'asservissement des consciences. Nous comprenons alors d'autant mieux le culte voué par les sociétés occultes
comme la Maçonnerie à la trinité mortifère. Que peut-elle chercher aujourd'hui dans ces tristes régions si ce n'est la continuité du poison de l'esprit, de l'âme et du
corps...
* Cf. Évolution de civilisation (1) Le Mécanisme de l'Univers.
*² Les prêtres égyptiens montrèrent à Hérodote 341 statues de rois, qui s'étaient succédé de père en fils sans interruption. Ces 341 générations font une durée d'au moins dix mille ans. Ces statues en bois étaient conservées dans le temple d'Ammon à Thèbes.
Les Juifs n'appelaient jamais Dieu du nom de Père, mais du nom de Yahvé et El Schaddai. Celui-ci était le Scheitan ou Sheytan, autrement dit un "ange déchu". Il signifie comme le An sumérien le monde des formes (Shei = chose), soit le démon, le monde à l'envers... Cet attribut découle du mot Schaddeim, signifiant la déchéance, El signifiant un grand ange. Si "El" a souvent été traduit par erreur avec le nom de Dieu, "Dieu" s'appelle dans la vieille langue orientale* (Assyrien et Babylonian) "IL" (LUI), avatar du dieu sumérien Enlil (le seigneur). Dans le mythe de Enlil et Ninlil (sa femme), Enlil, jeune dieu, est banni de Dilmun , la maison des dieux, à Kur, pour le viol d'une déesse nommée Ninlil. Nous le retrouverons ultérieurement avec le mythe grec de l'enlèvement d'Europe par Zeus, de Poséidon, Neptune, etc..
Enlil est une figure directement inspirée des Égyptiens, en l'occurrence Horus. Il se retrouve dans la figure du Centaure*², assimilé à Mardouk (Nimrod) en Mésopotamie sous la forme d'un Taureau avec des ailes, un mélange des cultures grecque et sumérienne à Babylone. Ce même Mardouk/Nimrod se retrouve dans les figures du Jupiter romain et du Zeus grec.
Osiris/Horus, Mardouk/Nimrod, Zeus, Jupiter, Yahvé, Allah, soit la continuité du faux Dieu créateur et libérateur au gré de l'évolution des civilisations et du jeu mortifère de l'asservissement des consciences humaines... Des dieux esclavagistes, sans aucune autre raison d'être, si ce n'est par l'adoration hypnotique de leurs fidèles manipulés !
* Les dates de rédaction des textes de la Bible hébraïque sont parfois difficiles à établir, certaines datations faisant l'objet de débats entre experts et spécialistes. La majorité d'entre eux s'accordent toutefois pour situer son écriture entre les VIII° et II° siècle av. J.-C., et celle du Nouveau Testament entre le milieu du Ier et le début du IIe siècle.
*² Le Centaure est une figure fantaisiste du faux Zodiaque, qui prend la place du premier
Décan de la Vierge en tuant son fils, avatar de Horus. La constellation de la Vierge, couchée sur le côté, est effectivement identifiée avec un arbre tombé. C'est la chute d'Eve dans la Genèse, séduite par l'ange déchu Satan déguisé en serpent. En réalité,
la chute de la Vierge symbolise la prostitution sacrée de la femme et du fils, que l'on retrouvera sous diverses figures comme Isis en Égypte ou Sémiramis à Babylone. Le Centaure
n'est ni plus ni moins que Satan dans son aspect pédophile...

Les premières versions de l’épopée de Gilgamesh, qui représentait vraisemblablement une comète, sont sumériennes, datant de 2.150/2.000 av. J.-C. Elles ont été rassemblées bien plus tard en une seule version (17-18ème siècle av. J.-C.). Puis après la désintégration de l’empire Hittite il y a eu une version babylonienne au 13-10ème siècle av. J.-C. La meilleure version est celle retrouvée dans la bibliothèque d’un roi assyrien du 7ème siècle av. J.-C. Il y a donc 1000 ans d’écart entre les premières et dernières versions.
Convergence biblo-sumérienne
Abel fils d'Adam a été jeté à corps perdu sur la Terre quand il a été assassiné par son frère Caïn. C'est le même sacrifice (assassinat) de Jésus sur la croix pour expier les péchés du monde, que figurent également le combat de Gilgamesh et Enkidu ou le meurtre de Romulus par son frère Remus dans la création de la civilisation romaine. Dans le faux Zodiaque, cette partie du ciel représente le passage de l'âge du Bélier à celui des Poissons (cycle de la précession des équinoxes) il y a environ 2000 ans. Le mythe solaire est ainsi identique à la mythologie classique (Hercule, Héraclès), aux judaïsme et christianisme, et au Coran. La Genèse et le Déluge des inventeurs de la Bible n'est qu'une copie de la culture égyptienne, déjà largement manipulée avec l'invention du mythe osirien.
Tout comme les Sumériens avec les Anunnaki, la religion juive s'établissant réalise ces changements de figures pour le nouveau culte en utilisant les ÉLOHIM*, soit des Aliens de l'espace, sous forme de constellations et de figures du Zodiaque de Denderah. Toutes deux au passage livrent les clés concernant la prédation trans-dimensionnelle des origines de l'humanité*². Au-delà du pillage mésopotamien dans l'épopée d'Enlil, Enki et Ninhoursag évoquant la punition et la perte de l'immortalité, que l'on retrouve sous les figures d'Adam et ses fils (Caïn et Abel) et d'Eve, la création juive vient indubitablement de la création égyptienne. C'est pourquoi certains spécialistes n'hésitent pas à aller plus loin, affirmant que les Pharaons d’Égypte étaient aussi les Patriarches de la Bible. Selon une théorie, il y a plus de trois mille ans, le sud de l’Égypte était aussi connu sous le nom de "Judée", la grande ville de Thèbes en Égypte du Sud ayant comme deuxième nom "Jérusalem". Pour eux, toute l'histoire biblique se serait déroulée en Égypte...
* Le nom Élohim est un terme qui signifie généralement "dieu" (au singulier ou au pluriel) dans la Bible hébraïque.
*² Cf. La nouvelle religion universelle.
L'invasion des aliens Élohim
C'est bel et bien le texte mésopotamien qui a été repris pour les Saintes Écritures avec des éléments et des rituels de l’Égypte antique. Il voit AN (Anu ou Anus) et KI (la vie manifestée) comme les descendants de Absu, les eaux primordiales, et de Tiamat, la (terre) chaotique primordiale. Les Sumériens utilisant le Zodiaque avec les figures de l’Égypte dans le sens contraire de la rotation zodiacale, les textes de la Genèse biblique tout comme l'épopée de Gilgamesh racontent une histoire en utilisant le soleil de la journée et de l'année, qui est ni plus ni moins que le culte d'Aton le dieu égyptien.
Le récit de "l'’Apocalypse" de saint Jean est quant à lui calé sur le "Livre d’Hénoch", et aurait été composé, selon la majorité des spécialistes, entre le début du second tiers du II° siècle avant notre ère et 64 avant J.-C., soit au moment où le culte commence à être modifié pour la création de la nouvelle ère dite des Poissons*. Hénoch, dont le Livre n'est pas retenu et pour cause par les rédacteurs falsificateurs de la Bible, livre les clés explicatives de l'humanité à travers ce qu'il nomme les "Géants Néphilims", variante des Titans de la mythologique grecque. Autrement dit des Maîtres reptiliens de l'Espace, dominateurs des esclaves humains aveugles*. Ces Géants sont issus de l’union coupable des "Veilleurs du Ciel", autrement dit des anges déchus, et des "Filles des hommes". S'ils ont fini par être détruits, leurs esprits corrompus car issus de leur chair sont restés sur la terre, c'est-à-dire logés dans l'ADN biologique humain et dans la psyché. Ces "esprits mauvais" ne cessent de s’élever contre les enfants des hommes, et ce jusqu’au jour du "Jugement". En d’autres termes, les "mauvais anges" contre lesquels lutte l'Archange Mikaël ne sont pas des hommes ordinaires, profanes et ignorants, y compris satanistes. Ce sont ces entités évoluées qui ont séduit "les filles des hommes", à entendre comme leurs intelligences et âmes et non sur un plan genre sexué, et ce au moyen de fausses doctrines et par des inventions perverses. C'est sur ces dernières qu'ils fondent leur domination temporelle et leurs crimes contre les "Justes", l'Ange déchu qu'est l'humain.
Depuis, les puissants Néphilims, rebaptisés "Anunnaki" en Mésopotamie, dominent les aveugles avec les secrets des Étoiles volés aux anciens survivants du déluge et manipulés*. Ils sont les "nuages" et "nuées" qui recouvrent les yeux comme la conscience anesthésiée de l'être humain illusionné par la Matrice asservissante*², se contentant de la fausse vérité par les élites dominantes sans rechercher au fond de lui-même, dans son inconscient, l'éternelle Vérité qui y est cachée.
Les pharaons, rois, empereurs, présidents et autres seigneurs étant toujours plus grands que leurs sujets dans la disposition de la matrice pyramidale, il n'est donc pas question d'une race "d'homme géant", mais bien de pouvoir sur la ruche ignorante...
* Cf. La nouvelle religion universelle.
*² Cf. Compréhension structurelle de la Matrice
asservissante.
Les figures positives originelles rayées de la carte du ciel
Chez les Égyptiens antiques, ce qui est féminin est positif, tout ce qui est masculin étant maléfique. Il y a par là-même un risque certain de confusion avec les figures du ciel égyptien du zodiaque, une figure féminine ne représentant pas obligatoirement une femme et un principe féminin. Ainsi la figure de la Lune, associée à Osiris, alors que Hathor (plus tard Isis) porte la couronne solaire.
Les falsificateurs vont trafiquer cet explicatif. C'est ainsi que dans leur carte les Anges (les hommes) deviennent exclusivement des entités "maléfiques" (puisque
chassés du Ciel) au service du seigneur terrestre régnant. Bien que présentés sous des atours positifs, ils ne sont que des leviers psychologiques sur la masse ignorante dans leur combat dual
entre Anges blancs (les forces de la Lumière) et les Anges noirs (les forces des ténèbres). En prenant position pour ou contre dans ses invocations, l'homme prie en fait ses propres "démons"
intérieurs, et est maintenu dans la division qui empêche sa transformation de conscience. Il en est de même pour les Archanges, dans le combat symbolique entre Michael et Lucifer. Anges et
Archanges sont censés être les représentants du Divin, alors qu'ils ne sont que ceux du faux divin, demeurant dans le bas astral. En les invoquant, l'humain illusionné célèbre ses propres
geôliers, lui faisant croire qu'ils le protègent alors qu'ils l'asservissent. Seul l'Ange gardien, autrement dit l’Âme, le Soi supérieur, la supraconscience, est salvateur ... Encore faut-il
savoir s'extraire du piège mortel de la dualité*...
C'est ainsi que le culte en Mésopotamie puis dans le croissant fertile, qui forge d'abord le judaïsme avant que de s'étendre au christianisme puis à l'islam, est devenu exclusivement masculin, patriarcal. Tout comme les anges, les déesses de l’Égypte sont enlevées du ciel ou transformées en prostituées...
* Cf. La dualité décodée.
A l'origine du culte solaire
Le premier des cultes du monde est celui du Soleil et du Feu. En effet, de tous les Éléments connus de la Science Physique, le Feu est celui qui a toujours échappé à une analyse définie. On affirme avec assurance que l'atmosphère est un mélange d'oxygène et d'azote. Nous regardons l'Univers et la Terre comme de la matière composée de molécules chimiques déterminées. Nous disons que l'eau est chimiquement un composé d'oxygène et d'hydrogène. Mais qu'est-ce que le FEU ? C'est l'effet de la combustion, de la chaleur, de la lumière et du mouvement, et une corrélation de forces physiques et chimiques en général. Cette définition scientifique, imprécise, est philosophiquement complétée par une définition théologique qui explique que le feu est " l'instrument du châtiment, la punition des endurcis dans un autre état " (spirituel). C'est pourquoi le Feu est considéré comme la réflexion la plus parfaite dans le Ciel comme sur la Terre de la FLAMME UNE. C'est la Vie et la Mort, l'origine et la fin de toute chose matérielle. C'est la " Substance " divine." Ainsi les " Adorateurs du Feu " montrent plus de science dans leur croyance et de vérité dans leurs superstitions que toutes les spéculations de la physique et du savoir modernes.
Il y a un lien entre le dieu maya Quetzalcoatl, le phénix, Vénus (l’étoile du matin) et l’initiation. L’ennemi de Quetzalcoatl était son frère Tezcatlipoca (nous
retrouvons cette dualité dans la Bible avec Caïn et Abel). Tezcatlipoca est un dieu qui arriva après le cataclysme qui mit un terme à l’Atlantide. Il lui manque d’ailleurs un pied, ce qui
représente le pied de la Déesse Mère, mesure sacrée. Il y a un déséquilibre sur terre depuis ce cataclysme. Les Aztèques ont détruit le culte de Quetzalcoatl, le transformant en sacrifices au
soleil. Ils ont gardé des symboles de la culture Toltèque comme le quinconce, l’emblème du soleil, formant une croix. Ce symbole, devenu la croix de Quetzalcoatl, montre le centre, la
réconciliation des opposés, le plexus solaire. Il signifie la transcendance de la souffrance et du " ressenti " du coeur, pour que l’homme comprenne la réalité spirituelle.
Aton est un dieu éphémère de la mythologie égyptienne du Nouvel Empire (cinq siècles de -1552 à -1069 av. J.-C.), le premier à être institutionnalisé comme unique. Si le pharaon Amenophis III dit le bâtisseur lui donna un rôle prédominant durant son règne, c'est son fils, Amenophis IV, qui le personnifie du disque solaire (il était jusqu'alors représenté sous les traits d’un homme à tête de faucon). Aton est ainsi le dieu unique de l’Égypte, l'aspect visible du dieu Soleil, dont les rayons terminés par des mains tendent la clef de vie (Ankh) aux humains. Ses rayons sont les rayons divins qui transmettent la vie sur terre (Cf. image). Bien entendu, les intercesseurs entre Dieu-Aton et le peuple sont le couple royal, toute prière à "Dieu" devant passer par les enfants royaux du Soleil sur terre.
Amenophis IV prend le nom de Akhenaton, soit "celui qui est utile à Aton", et construit pour lui une nouvelle capitale, Akhetaton signifiant "l’Horizon d’Aton", dans la ville d'Aket, le nom ancien de Tell el-Amarna, entre Thèbes et Memphis sur la rive Est du Nil en Moyenne Égypte. Il interdit le culte des anciens dieux, et retire au puissant clergé traditionaliste - les prêtres d’Amon - le pouvoir et les richesses qu’ils avaient accumulés. Le culte d'Aton "père et mère de toute création" est imposé aux Égyptiens, substituant à la tradition d'Amon-Rê* en vigueur un culte solaire sans ésotérisme, qui est le culte des Aryens.
La prêtise impie ne va pas l'accepter, et après s'être débarrassée de Akhenaton et de son épouse Nefertiti, va s'attacher à le présenter comme un pharaon dégénéré qui avait en vue la destruction systématique de la religion égyptienne par le "colonialisme" des Aryens du Mitanni*². Ceux-ci avaient pour objectif de la substituer à leur terroir d'origine envahi lentement par leurs grands rivaux Assyriens et Hittites. C'est pourquoi ils se groupèrent autour d'Akhenaton, fils d'une reine d'Égypte de souche mitanienne et marié à une autre Mitanienne - la reine Néfertiti -, qui sera taxée d'un fanatisme absolu. Les nobles du Mitanni entendaient bel et bien se partager en fiefs le pays, à la manière aryenne. Au préalable, ils devaient pousser le peuple égyptien vers sa dégénérescence, en l'amputant de sa religion polythéiste soi-disant de portée cosmique. L'Égypte se banaliserait ainsi par cet alignement patriarcal avant l'heure, le monothéisme de Akhenaton servant de paravent.
Mais les Égyptiens se révoltèrent contre cette religion élémentaire, vidée de sa substance sacrée explicative, et de ce fait sans aucune portée métaphysique universelle. Le culte rendu à l’astre était bien trop abstrait dans leur mentalité. Ils n’étaient pas encore prêts pour être totalement coupés du divin. À la mort d’Akhenaton (-1338/-1337), le culte d’Aton retourne dans l’oubli et le culte d’Amon est rétabli par le général Horemheb, inaugurant la dynastie des Ramsès. La ville d’Akhetaton est abandonnée et la cour retourne à Thèbes. Si le premier monothéisme officiel du monde n'a duré que huit ans, il prépare les esprits à une mise en œuvre d'une toute autre portée quelques temps plus tard ...
* Ammon (nom grec qui signifie " sablonneux "), c'est l'Homme ou le Christ cosmique, que les Égyptiens identifièrent avec leur dieu suprême Amon. Mammon, c'est son reflet perverti. Il est un faux Christ cosmique.
* Mitanni est un royaume du Proche-Orient ancien, dont le centre était situé au nord-est de la Syrie actuelle, à peu près entre le XVII° siècle et le XIII° siècle avant notre ère. Il était peuplé en majorité de Hourrites, et dont l'élite régnante présente des traits archaïques indo-aryens. À son apogée, le Mitanni rivalise avec les autres grandes puissances du Moyen-Orient de la période, les Égyptiens et les Hittites, avant que les conflits contre ces derniers et les Assyriens ne causent sa chute.
Amon
Khnoum (Chnoum ou Khnum) était un dieu bien plus ancien qu’Amon, représenté doté de cornes fortement spiralées. Amon était parfois également représenté sous les traits d’un bélier, mais le plus souvent avec des cornes lisses et à peine courbées. Or les moutons les plus anciennement domestiqués en Égypte avaient des cornes vrillées, tandis que ceux qui possédaient des cornes lisses appartenaient à une race moins caractéristique, introduite plus tardivement dans le pays.
Amon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien. Son nom vient d'Imen, "le Caché" ou "l’Inconnaissable", traduisant l’impossibilité de
connaître sa "vraie" forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, "Amon aux noms multiples". Selon les traditions, il s'est créé lui-même à partir du Chaos
primordial, ou a été créé par Thot. Ses attributs sont le disque, image du soleil, les cornes et le fléau. Il est figuré tantôt avec une tête de bélier, tantôt avec un visage humain, portant
parfois les cornes qui naissent au-dessus des oreilles (Cf. images).
A partir de la XIX° - XX° Dynastie, Amon se manifeste sous la forme de Rê. Amon-Rê est ainsi le dieu Soleil associé au Pharaon. Atoum-Rê est le soleil du soir, et Ammon est l'astre Jupiter. L’Oasis d'Amon (l’Éden) devint ainsi l’Oasis de Jupiter- Ammon, le "Jupiter des sables".
Il est le Taureau sacré que l'on retrouve en Mésopotamie (le dieu Marduk), le "Monarque" latin Jupiter étant un Bélier compte-tenu du changement d'ère. C'est pourquoi Alexandre le Grand, conquérant de l’Égypte alors sous domination des Perses, fait frapper des pièces à son effigie avec les cornes d'Amon. Moïse était aussi représenté avec des cornes, symbole de pouvoir et de puissance divine.
Amen, ou le codage de Amon
La "prêtrise d’Amon" était très puissante dans l’Égypte ancienne, représentant à ce titre une ancienne société secrète, celle des "Frères du Serpent"*, qui contrôle l’humanité par le biais de "commandements" et l’éloigne de sa divinité naturelle en plaçant des dieux inatteignables devant les êtres humains pour les garder esclaves, et en rendant possible le meurtre, le mensonge et le vol. Le "Amen" des chrétiens, signifiant que Jésus est parmi eux, est en fait dérivé d'"Amon" ou "Amun", indiquant que l’Égypte, la Babylonie, la Grèce antique ou la Rome antique ont servi de modèles au christianisme. Le Vatican incarne ainsi l’Eglise d’Amon ou d’Amen, dont l'"Amen" correspond à un codage qui a pour objectif depuis des milliers d’années d'influencer l’humanité au niveau cellulaire pour que la plupart des individus emportent avec eux, d’une vie à l’autre, des schémas, des opinions, des croyances et des hypothèses erronées.
* Cf. La nouvelle religion universelle.

Symbolique du Bélier
Le bélier est un symbole alchimique. Le bélier, c’est Aries, le premier signe du zodiaque, associé à la Toison d’Or, que l'on retrouve en bleu dans l’Ordre de la Toison d’Or, datant de 1429, qui fait référence à la légende de Jason et les Argonautes (Castor et Pollux, Hercule et Orphée). Elle commence avec celle de Phrixos et Hellé qui, voulant échapper à leur belle-mère Ino, se voient prêter par Zeus Chrysomallos, son bélier ailé à la toison d’or et aux cornes d’or. Lorsque Phrixos est mort, son âme n’était pas en paix, et hantait les héros de Grèce, suppliant alors de rapporter la Toison d'Or, surveillée par un dragon. Ce qu’a dû faire Jason est similaire à ce qui est rapporté dans le Culhwch ac Olwen, l’un des premiers textes mentionnant le roi Arthur et ses chevaliers qui voit le héros gagner un chaudron, comme dans le mythe grec (le chaudron est apporté par Médée à Jason).
Les Égyptiens appelaient la constellation du Bélier la Toison. C’était aussi un titre donné à l’étoile Capella. Les romains appelaient le Bélier Arcanus,
arcanum signifiant le mystère. En astrologie, le Bélier est gouverné par Mars, le dieu de la violence* qui n’avait plus qu’un seul œil. Ceci n’est pas sans rappeler le mythe de Lucifer, et son
émeraude verte - le troisième œil - devenue le Graal ... soit de l'asservissement à la matière, soit de sa libération pour "ascensionner" !
* Les Babyloniens appelaient Mars " Nergal ", craint pour sa violence. C’était le Seigneur de la Destruction.
Akhenaton et Nefertiti, les soi-disant destructeurs dévoyés
La manipulation de la Prêtrise Noire a consisté à faire passer le couple solaire Aton alias Akhenaton (Cf. image 1) et son épouse Nefertiti comme dévoyé.
L'histoire ancrée depuis dans les esprits est que l'avènement d'Akhenaton a marqué un
changement d'âge et la création d'une nouvelle religion. Le Pharaon au physique particulier (ossature grêle, poitrine étroite,
ventre proéminent, visage allongé à la bouche sensuelle, crâne volumineux et fuyant, nuque d'hydrocéphale) tue Amon le caché (le couchant) dont le symbole était le Bélier pour le nouvel
Aton rayonnant (le levant). C'est la création d'un nouveau soleil, et cela n'était que l'accomplissement d'un cycle qui se répète en relation avec la précession des équinoxes. Il bouleverse ainsi
le temps d'un règne l’histoire de l'Égypte antique, en accélérant l'évolution théologique commencée par son prédécesseur par l'imposition d'un culte exclusif. La réelle innovation d'Akhenaton fut
d'imposer sa logique unilatérale et dogmatique, refusant tout pluriel de la notion de divinité, ce qui se traduisit par une intolérance envers les autres divinités du panthéon égyptien que le
pharaon considérait comme néfastes à sa doctrine personnelle. Et comme les Hébreux pendant leur exil égyptien étaient adorateurs du dieu Aton*, ils ne pouvaient que l'imiter de retour chez
eux...
Quant à son épouse Nefertiti (" la belle est venue ") à la beauté légendaire (Cf. image 2), responsable du culte du Soleil instauré, elle disparaît des inscriptions à la mort d'Akhenaton, ce qui entraîne nombre de spéculations et interprétations, tout comme son remplacement par leur fille Meritaton (Cf. image 3). Une théorie très répandue parmi les égyptologues est que Nefertiti était en fait un garçon marié à Akhenaton dès l'âge de quatorze ans *². Ceci expliquerait pourquoi Nefertiti se comportait comme un pharaon, et avait le même statut que son époux. Elle/il aurait réapparu dans la même année que le pharaon Schmenkare, qui devint le Roi après la mort d'Akhenaton. A la mort de Schmenkare/Nefertiti, c'est son jeune beau-frère Toutankhamon (Cf. image 4) qui monte sur le trône.
Selon une autre théorie, Nefertiti serait Meritaton, et/ou Ankhsenpaamon, l'épouse de Toutankhamon. Elle serait donc la grande épouse Royale de plusieurs Pharaons
qui pourraient être ses fils ou ses neveux, cela afin de garder son titre. Cette histoire est proche du mythe babylonien de Sémiramis et de Nemrod qui voit la Reine de Mésopotamie épouser son
fils Tammuz à la mort de son mari.
Nous sommes bel et bien dans le fonctionnement dévoyé et corrompu élitaire si prisé par le système prédateur, avec comme bouc-émissaire le couple Akhenaton et Nefertiti.
* Dans le tombeau de Toutankhamon, ouvert en 1923, figuraient des inscriptions rédigées en hiéroglyphes insolites, certaines lettres ressemblant à s'y méprendre à l'alphabet hébreu. Sur un mur du tombeau, la signature gravée du pharaon, AÏ, dont le nom, en hiéroglyphes, ressemble à celui de Dieu dans la Bible araméenne, est prononcé ADONAÏ (Aton-Aï). Quant à la Table des 10 commandements, elle n’est que la table d’Osiris présente sur sa stèle.
*² L'égyptologue britannique Joann Fletcher aurait retrouvé la momie de la légendaire Nefertiti
dans la Vallée des rois près de Louxor (tombe baptisée KV35). Selon des experts égyptiens, cette momie serait
celle d'un individu de sexe masculin âgé de 16 à 19 ans.
La religion d'Aton est très certainement à l'origine du judaïsme, qui lui emprunte beaucoup de ses concepts (interdiction de représentation du Dieu afin de supprimer les différenciations de représentation qui divisent les peuples, rite de la circoncision...), et qui voit le jour dans la population hébreue d’Égypte moins d’un siècle plus tard (c’est la thèse de Sigmund Freud dans L’homme Moïse et la religion monothéiste). En répétant des légendes qui font référence au même personnage "mythisé" sous les traits de Moïse, Abraham, Isaac, ou Jacob, la Bible déroule une histoire qui ressemble beaucoup à Akhenaton, qui a été rayé de l’histoire après son règne, dit période amarnienne. On retrouve dans tous ces personnages les mêmes thèmes : une belle femme (Sarah vs Nefertiti) associée à un homme imposant un culte monothéiste, autour duquel s’est formé un gros scandale engendrant la guerre.
Même si cela relève de l'interprétation, nous pouvons établir quelques autres parallèles interpellants avec la Genèse biblique, qui accréditent la manipulation effectuée. Le successeur de Toutankhamon est pour une courte période le pharaon Semenkaré, puis c'est l'avènement de Ramsès Ier (Ra-Moses ou Men-Pehty-Rê) vers -1315/-1314, qui se considère clairement comme le fondateur d'une nouvelle dynastie. Ram signifiant Bélier, il est le premier Pharaon de l'âge du Bélier. A sa mort précoce lui succèdent Horemheb, puis le général AY, l'oncle de Toutankhamon et père de Nefertiti. Dans la Bible, Ramsès deviendrait Moses, autrement dit Moïse, Akhenaton serait Abraham, et le général AY le divin Père, nommé Aton-AÏ (Adonaï), adoré en tant qu’incarnation d’Aton et de successeur de Akhenaton. Quant à la reine Nefertiti, elle serait comme première femme de la religion d'Aton la création de Eve pour le nouveau culte avec Adam (Aton). Le souvenir de la ville d’Akhenaton - Akhetaton -, où se trouvait le jardin du roi avec l’arbre interdit dont les fruits lui étaient réservés, les mythes cosmogoniques et les rites, avant d’être réécrits lors de l’Exil à Babylone, viendraient donc d’Égypte.
Pour instaurer le nouveau culte exclusivement basé sur le soleil de la journée (qui existait déjà avant), il est ordonné l’Exode des envahisseurs Hyksôs / Hébreux hors d’Égypte après deux cents ans d'esclavage et leur déportation dans le pays voisin, la terre de Canaan, afin de coloniser la région tout en créant une zone tampon avec les envahisseurs asiatiques et les Perses, et ce en échange de la liberté du culte. Ce pacte avec les Hyksôs / Hébreux adorateurs de Seth* leur permet de se retrouver en terre de Canaan avec leur dieu égyptien Seth et le nouveau culte du soleil au zénith.
Si le pillage du culte égyptien d'Aton semble plausible, il y a aussi un pillage dans l'épopée sumérienne d'Enki et Ninhoursag ("Ma côte me fait mal"), tout comme la punition et la perte de l'immortalité d'Adam et Eve sont dans l'histoire mésopotamienne d'Adapa.
* Les Hébreux adoraient particulièrement une forme du dieu Seth en tant que Père de la nouvelle religion. De ce fait, Seth représente aussi celui qui va tuer le
culte des anciens en modifiant les symboles. Il est le destructeur.
Quoi qu'il en soit, le peuple Hébreu ne dissimule pas ce culte de Mammon dissimulé, comme l'indique le Livre de l'Éducation paru au XIV° siècle en Espagne, texte qui expose les 613 préceptes religieux du judaïsme. Cet ouvrage très populaire, paru à de nombreuses reprises, est subsidié par le gouvernement israélien. C'est ainsi que, entre autres, le juif religieux apprend depuis sa plus tendre enfance dans les écoles Talmud-Torah que les non-juifs sont comparables aux chiens ...
La Loi de Moïse
De David à Élie (ou Élysée et Jéhu), c’est le dieu tribal et guerrier Yahvé qui se réduit à l’unité distinctive contre les religions locales pratiquant le culte de Baal. La première mention de "La loi de Moïse" est située sous Josias (découverte du livre de la Loi R22-8), le 16ᵉ roi de Juda de -639 à -609, et qui est célébrée ainsi : "Il n’y eut avant lui aucun roi qui se fût, comme lui, tourné vers Yahvé de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force, en toute fidélité à la Loi de Moïse, et après lui il ne s’en lèvera pas qui lui fût comparable." R22-25.
En fait, bien que Josias ait eu un rôle crucial en détruisant tous les temples locaux au profit du seul temple de Jérusalem, édictant aussi un code unifié des rites (qu’il a peut-être attribué à Moïse), cette mention elle-même est plutôt une anticipation, située avant l’exil babylonien pour le légitimer, de l’institution de la Loi hébraïque par les prêtres Esdras et Néhémie *, postérieurement à l’exil où les prêtres ont acquis la suprématie politique grâce aux Perses. Cette Loi, attribuée à Moïse, en empruntant de nombreux traits aux Lois assyriennes et au monothéisme de Zarathoustra, donnera son caractère au judaïsme en le fondant sur cette Loi écrite supposée divine (contrairement aux lois assyriennes) et qui, désormais, témoigne contre son peuple.
Cette nouvelle religion, véritable monothéisme, se trouve exprimée dans le Deutéro-Isaïe. Du temps de "Moïse" et de l’arche d’alliance la Loi se réduisait au serment de fidélité au dieu de la communauté (Jos23-6), inscrit par la circoncision, et, sans doute, au Shabat et à la fête de Pâque détournée de son sens païen naturaliste en célébration d’un événement historique.
* Principaux "maîtres d'œuvre" de la reconstruction de Jérusalem et de la création du nouvel Israël.
Les 613 préceptes
Les préceptes (mitzvot) de la Torah, la "Loi" orthodoxe du judaïsme, ont été étudiés depuis Moïse, puis par le Talmud - texte fondamental du judaïsme rabbinique - qui le premier en donne le décompte de 613. Les études théoriques ont commencé à être consignées à partir de Rabbi Shim`on Qayyara (ou Rabbi Chimon Bar Yo'haï). Les préceptes ont aussi été traités sous forme poétique – appelés Azharot – en facilitant l’apprentissage.
Cette étude des 613 préceptes est destinée aux enfants, suivant la progression de la lecture hebdomadaire de la Torah. Son ouvrage, le livre de l’Éducation (Sefer ha-Hinnukh), est devenu un livre de référence. L’étude des préceptes permet de distinguer les préceptes positifs et négatifs, ceux actifs de nos jours, ceux relatifs à l’homme et à la femme, au Temple, au monde agricole, aux animaux, aux lois alimentaires, à l’hygiène, au commerce, à la société, aux tribunaux, et ceux qui n’ont pu être activés qu’une seule fois.
Si l'histoire racontée par la Bible correspond à une manipulation du Zodiaque, il en est logiquement de même pour celle du peuple Juif antique. Là encore, le décryptage du Zodiaque en livre les clés.
Nous savons que le dieu des dieux Zeus (Jupiter pour les latins) forme avec Ganymède le "couple pédérastique divin", manière de dévoyer la référence sacrée païenne d'alors supposée trôner au sommet de l'univers, et qui "légitimera" dans la continuité les pratiques ecclésiales d'une partie des élites religieuses des grandes religions du Livre qui succédèrent aux cultes païens.
Le judaïsme n'y dérogera pas, le ver dans le fruit se retrouvant dans les figures de David et Jonathan (Cf. images 1 et 2 - œuvres du peintre vénitien Cima da Conegliano et de La Somme Le Roy au British Museum). Le mythique roi David ne serait en fait qu'un avatar du dépravé babylonien Nemrod. Dans l'histoire religieuse juive, il devient roi en faisant une alliance avec Jonathan, prince du royaume d'Israël à l'époque où son père Saül est roi. Si le texte biblique ne présente pas explicitement la nature de la relation entre les deux hommes, et malgré l'incontournable controverse quant à sa véracité, l'interprétation religieuse traditionnelle et dominante de la relation est celle d'un amour platonique - homosocialité - quand d'autres moins lisses la qualifient sans ambages d'homosexuelle*. Ainsi la chercheuse scientifique états-unienne Susan Ackerman, qui estime qu'il y a dans la Bible hébraïque un langage hautement érotisé présent dans six sections différentes pour décrire cette relation, dont la "chanson de l'Arc" disant que l'amour de Jonathan pour David "était plus beau que l'amour des femmes".
La constellation Canis Major (Grand Chien) du Zodiaque traficoté (Cf. image 3) fût aussi représentée sous les traits du roi David par Julius Schiller dans son Coelum Stellatum Christianum daté de 1627 (Cf. image 4), le vieux "bonhomme" jouant d'un instrument de musique avec un archet en présence d'enfants. Il ne fait que remplacer la déesse égyptienne Neith-Hathor, l'archet remplaçant l'arc de Neith. C'est ainsi que le masculin dévoyé remplace le féminin sacré dans l'Art, la Culture et les mythes...
* David & Jonathan est une association LGBT loi 1901 pour les homosexuel(le)s, les bisexuel(le)s et les personnes trans en recherche spirituelle.
L'intention sous-jacente est claire, même si elle ne peut qu'être rejetée par les gardiens du politiquement correct servi aux illusionnés du système. Par ce symbolisme logé dans l'inconscient, les Juifs sont appelés à former un peuple, une nation "arc-en-ciel". Ils sont comme les Grecs les homosexuels de l'antiquité, ce qui "justifiera" entre autres - l'accusation de peuple déicide demeurant majeure - dans l'inconscient collectif leurs marginalisation et ghettoïsation.
Nul ne sera étonné qu'Israël ait bloqué à plusieurs reprises les demandes d’extradition des États-Unis concernant des délinquants sexuels pédophiles, selon plus de 2000 dossiers internes du gouvernement. Ces documents*, à jour en mai 2022, montrent une tendance claire : lorsque des prédateurs américains fuient vers Israël, ils sont plus souvent protégés que renvoyés devant la justice. Ils détaillent les tentatives d’extradition de délinquants condamnés, de rabbins, de fugitifs et même de personnalités mondialement connues comme Roman Polanski. La dernière affaire en date en août 2025 est l'arrestation d'un fonctionnaire israélien spécialisé en cybersécurité près de Las Vegas (il était directeur exécutif de l’Israel Cyber Directorate, une agence rattachée directement au bureau du Premier ministre israélien) lors d’une opération contre les prédateurs sexuels en ligne, un crime passible de un à dix ans de prison dans l’Etat du Nevada. Interrogé par les autorités américaines, il est rentré discrètement à son hôtel avant de prendre l’avion direction Israël. Il a été mis en congé "d’un commun accord" avec la direction du Cyber Directorate...
Alors qu'au début ce n’étaient que des murmures, des voix étouffées dans les salles universitaires, des sermons murmurés depuis les chaires religieuses, la réalité est exposée aujourd’hui au grand jour : en Israël, la pédophilie est en train d’être rebaptisée… voire légalisée. Selon des membres mêmes du parlement israélien, le gouvernement du Premier ministre Netanyahu ne se contente pas de fermer les yeux. Il protège les prédateurs ! Tandis que les victimes sont réduites au silence, le gouvernement s’attaque en effet aux mesures de protection destinées à les protéger, démantelant les lois sur l’âge du consentement, interdisant les registres des délinquants sexuels, supprimant toutes les défenses. Il affirme ainsi que la maltraitance des enfants n’est pas du tout de la maltraitance, mais qu’elle est "naturelle", "bonne pour l’enfant", voire prescrite par une loi ancienne. En somme, il veut faire croire que nous sommes tous des pédophiles dans l’âme...
La vérité est qu'il ne s’agit pas de foi, de culture ou de tradition. Il s’agit de contrôle. Et en comprenant à qui profite cette normalisation de l’inconcevable, nous mesurons à quel point ce
fléau est profond.
* Ces documents n’étaient pas destinés à être rendus publics. Ils n’ont été rendus publics qu’après la divulgation accidentelle, en mai 2022, d’une série
d’e-mails du ministère israélien de la Justice, connus sous le nom de "Anonymous for Justice".
Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIX° siècle, n'ont jamais perçu à juste titre la Bible comme un livre d'histoire. A leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier Temple. C'est ce que ne cessent de confirmer depuis les travaux de nombre de chercheurs qui, analysant et disséquant, déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Avec les religions, tout est bidon*. Pourtant, c'est bien la conception historique qui constitue toujours et encore la base de la politique identitaire de l’État d’Israël. En donnant crédit à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, plus précisément théologico-raciale - est considéré comme Juif l'individu qui a une ascendance juive par la mère -, elle alimente ipso facto la ségrégation, refusant soixante ans après sa fondation de se concevoir comme une République existant pour ses citoyens. Pour quels intérêts ?
* Cf. Mythes, dogmes et autres dénaturations religieuses.
L'histoire du peuple juif a été de ce fait mythifiée à travers ses deux livres de référence, la Torah et le Talmud d'essence babylonienne. Son identité est en réalité plurielle, composée bien sûr des Hébreux ancestraux d'origine sémitique, mais qui ne représentent qu'une part minoritaire dans l'Etat d'Israël actuel. Elle est ensuite arabe, découlant de la culture nord-africaine de tribus berbères de confession juive qui faisait suite à l'installation de Juifs en Afrique du Nord depuis l'époque romaine (une communauté juive existait dans la province romaine d'Afrique, qui est la Tunisie moderne). Ces tribus s'étaient ralliées à des tribus arabes d'ascendance noble car en relation avec le prophète initiateur du Coran Mohamed*. Une autre arabisation de ces tribus berbères judaïques est plus récente, comme au Maroc dans les montagnes de l'Atlas et les terres berbères intérieures, en Algérie et au Moyen-Orient, notamment au Liban.
Autre identité, cette fois-ci majoritaire, est celle des descendants de peuples du Maghreb - les Séfarades - et de l'Europe de l'Est - les Ashkénazes (75% des juifs de la planète) - qui se sont convertis par opportunité politique au judaïsme*². Ils ne sont en aucune façon les descendants des Hébreux (que sont de leur côté les Palestiniens au vu de leur morpho type), même s'ils le revendiquent pour des raisons idéologiques.
La culture juive repose de ce fait sur les deux livres considérés comme sacrés car découlant de la Bible hébraïque, la Torah et le Talmud, d'essence plus matérialiste que spirituelle. Sans l'histoire mythifiée infondée, se voulant glorieuse du peuple juif en exil et du Roi Salomon qui régna soi-disant sur un empire allant du Nil à l'Euphrate - emprunt manichéen à ce que fut en réalité l'apogée de l'Empire assyrien -, il n'y a pas de ce fait d'identité juive commune de par ses racines.
* Mohamed ibn ‘Abd Allah est le dernier prophète de l'islam, messager de Dieu et fondateur de la religion musulmane.
*² Cf. Voir plus loin le paragraphe Les ancêtres khazars & La nouvelle religion universelle.
Un peuple est selon la définition académique un ensemble de personnes vivant en société, sur un même territoire, et unies par des liens culturels. Si depuis 1948 et la fondation de l’État d'Israël cette identité est affirmée juridiquement, être Juif hors d’Israël sous-tend l'appartenance à un peuple spirituel, qui par-delà le religieux, passe par l'adhésion en des valeurs communes à caractères éthique comme philosophique. Ces dernières puisent indéniablement dans le socle religieux du judaïsme, tout particulièrement incarnées dans les dix commandements. Elles font que la grande majorité des Juifs, bien que disséminés dans le monde, se considèrent comme formant un peuple unique, autrement nommé "Diaspora".
Dans la pratique moderne, le terme "Juif" inclut à la fois l'individu qui pratique le judaïsme et l'individu qui, même sans pratiquer cette religion, s'identifie comme Juif en vertu de son héritage familial et culturel. Longtemps considérés comme déicides par les chrétiens (ce sont des Juifs qui ont demandé aux Romains de le crucifier), ceci ayant été renforcé par la malédiction de Jésus à l'encontre du Juif ayant refusé de lui donner à boire (concept du "Juif errant"), les Juifs ont été, très souvent au cours de l'histoire, victimes de brimades, de discriminations, de pogroms (émeutes) et de persécutions. Au XIX° siècle, de nouvelles idéologies "libertaires" portées par des hommes de gauche (Charles Fourier, Pierre-Joseph Proudhon, Karl Marx...) vont mettre en exergue les Juifs au même titre que le capital, l'argent, le bourgeois, contribuant à renforcer l'antisémitisme. Le point culminant fut atteint dans la première moitié du XX° siècle avec l'entreprise d'extermination menée par les nazis, un génocide appelé Shoah ("catastrophe" en hébreu), qui a provoqué la mort de 5 à 6 millions de personnes selon les estimations des historiens.
Israël est un modèle identitaire puissant, qui concentre des lieux saints à caractère universaliste sur son propre territoire, comme le démontre le "découpage" de Jérusalem. A la différence du christianisme et de l'islam, les mythes fondateurs du judaïsme ont vu le jour dans la région où Israël est implanté, conduisant culturellement l'Israélien à considérer qu'il embrasse sa terre par sa généalogie, par son culte et par son corps, même si tout ceci est considérablement idéalisé. C'est pourquoi la transmission du savoir dans une famille juive entre un père et un fils, une mère et une fille, est une valeur à caractère fondamental, considérée comme permettant la survie culturelle du peuple Juif hors d’Israël.
La mosaïque ethnique d’Israël étant diverse et plurielle*, elle pose naturellement la question de ses véritables origines, celles des Hébreux et de ce qui en découla, l’Israël biblique.
*Shlomo Sand, professeur à l’université de Tel-Aviv, s’est appliqué à démontrer que le peuple Juif est le composé d’anciens païens Berbères d’Afrique du Nord, d'Arabes du sud de l’Arabie, de Turcs de l’empire des Khazars notamment convertis au judaïsme entre le IVe et le VIIIe siècle de notre ère. Selon lui, les Palestiniens sont probablement issus d’Hébreux ayant embrassé l’islam ou le christianisme.
Dès 1829, il y a près de deux siècles, quatre journaux réputés rapportèrent que le baron Rothschild aurait acheté Jérusalem et la Palestine pour y établir l’État juif. 119 ans plus tard, Israël était officiellement créé et, 11 minutes plus tard, reconnu par le président états-unien Harry Truman. Contre l’avis de son chef du département d’État, Dean Acheson, et du général George Marshall, chef d’état-major interarmées, Truman avait accepté le pot-de-vin sioniste de 2 millions de dollars en espèces... De plus, dans un livre intitulé A Residence in Constantinople in the Year 1827 with Notes to the Present Time ("Un séjour à Constantinople en 1827 avec des notes jusqu'à aujourd'hui"), écrit par l’Américain chrétien Josiah Brewer et publié en 1830, on trouve l’observation suivante : "Nous avons récemment appris que les Rothschild, banquiers juifs bien connus (sans doute les individus les plus riches du monde), ont proposé d’acheter la Palestine au gouvernement turc".
Palestine : cinq mille ans sans permission
La Palestine n’est pas née avec un décret. Elle n’est pas apparue sur une carte par la magie d’un vote international. Elle n’est pas le produit d’une idéologie moderne. Elle est un lieu, habité sans interruption depuis des millénaires, carrefour de peuples, de langues, de croyances, de conflits et de cohabitations. Un espace où les civilisations se sont superposées sans jamais effacer totalement celles qui les précédaient. Un territoire que l’on a conquis mille fois, mais que l’on n’a jamais trouvé vide.
Bien avant que les mots État, nation, souveraineté n’existent, cette terre portait déjà des noms, des récits, des morts enterrés, des récoltes, des familles. Les Cananéens, les Philistins, les Hébreux, les Araméens, puis les Grecs, les Romains : tous sont passés, tous ont laissé des traces, aucun n’a trouvé une page blanche.
Jérusalem, souvent présentée comme une abstraction théologique, est d’abord une ville humaine. Une ville détruite et reconstruite à de multiples reprises, mais jamais effacée, jamais désertée durablement. Les pierres changent de maître, les habitants restent. Cette continuité est fondamentale, car elle contredit un mythe fondateur moderne : celui d’une terre en attente, d’un espace suspendu, d’un lieu sans peuple attendant un peuple sans terre. Ce récit n’est pas seulement faux historiquement. Il est fonctionnellement nécessaire à la violence qui suivra.
Car pour déplacer un peuple, il faut d’abord le rendre invisible. Pour l’expulser, il faut le transformer en abstraction. Pour l’effacer, il faut nier qu’il ait jamais vraiment existé.
Sous l’Empire ottoman, la Palestine n’est pas un État-nation au sens moderne, mais une région vivante, structurée, peuplée majoritairement d’Arabes musulmans et chrétiens, avec des communautés juives présentes depuis longtemps, intégrées à un tissu social complexe. La cohabitation n’était pas idyllique, aucune histoire humaine ne l’est, mais elle était réelle. Et c’est un point que l’Histoire officielle aime contourner. Si la présence juive en Palestine n’a jamais été niée par les Palestiniens, ce qui sera refusé plus tard, ce n’est pas une présence, mais une substitution. Non pas vivre avec, mais être remplacé par. La rupture ne viendra pas d’un conflit ancestral ininterrompu, mais de la modernité européenne, de sa capacité à projeter ses tragédies sur d’autres peuples, et à transformer une terre habitée en solution géopolitique.
Lorsque l’Empire ottoman s’effondrera, la Palestine passera sous contrôle britannique. Et c’est ici que le langage a commencé à se durcir, ses habitants devenant des "populations", les villages des "zones" et les existences des variables. Autrement dit une dépossession symbolique. Car une puissance coloniale qui promet une terre qu’elle ne possède pas à un mouvement qu’elle soutient, sans consulter ceux qui y vivent, signifie l’arrogance impériale, la négation du sujet, la logique du fait accompli.
Cette création s'inscrivait dans un mouvement appelé sionisme fondé en 1897 par le journaliste et écrivain austro-hongrois Theodor Herzl, lors du premier congrès sioniste à Bâle en Suisse. Il visait à créer un foyer national pour les Juifs persécutés en Europe, une réponse à l’antisémitisme comme les pogroms d'alors en Russie. Cela signifiait aussi déplacer des populations existantes. En 1909, à Degania en Palestine alors ottomane, naît le premier kibboutz, un type de village collectiviste. Il est le symbole proclamé d’un retour à la terre. Mais dès cette époque, derrière l’utopie agricole, il y a une logique militaire : sécuriser le terrain, et remplacer la population locale...
Le concept suprémaciste de peuple élu distillé depuis Abraham par l'endoctrinement rabbinique a conduit le peuple juif à se considérer comme étant séparé du reste de l’humanité, et autorisé ce faisant à organiser et asservir le monde selon cette hiérarchie. C'est tout particulièrement ce levier que va actionner l'idéologie théologico-politique du sionisme, que les propos d'octobre 2023 du ministre israélien de la Défense Yoav Galant illustrent tout particulièrement : "Nous imposons un siège total contre la ville de Gaza. Il n’y a pas d’électricité, pas de nourriture, pas d’eau, pas de carburant. Tout est fermé. Nous combattons les animaux humains et nous agissons en conséquence."
Si ces propos auraient dû faire trembler les chancelleries d'un monde libre proclamant à satiété prendre au sérieux leurs "droits de l’homme" et obtenir un mandat de l’ONU pour intervenir et arrêter Israël qui se lançait pour l’énième fois dans le massacre devenu génocide de la population civile de Gaza, sans oublier celle du Liban, force est de reconnaître tant l’inanité des Nations unies que l'unanimisme pro-israélien de la classe dirigeante occidentale. Ce soutien quasi inconditionnel apporté par les dirigeants occidentaux à un État ouvertement raciste, colonial, qui pratique l’épuration ethnique, ne peut que questionner, ne pouvant s’expliquer exclusivement par la puissance du lobby pro-israélien aux États-Unis et en Europe
Le sionisme (1)politique
A l'origine, le sionisme évoque la volonté spirituelle des peuples terrestres à travers leur pratique religieuse (les trois religions abrahamiques juive, musulmane et chrétienne) du retour à Sion, signifiant la Maison de Dieu, leur Créateur. Ce terme a bien sûr été dénaturé par les forces entropiques aux commandes, dans le cadre de la pratique devenue constante de l'inversion des valeurs. C'est ainsi que ce terme est apparu en 1890 sous la plume du penseur et écrivain Nathan Birnbaum (1864/1937), servant à la création de l'idéologie contemporaine du sionisme - le sionisme révisé - à l'initiative de l'austro-hongrois Theodor Herzl (1860/1904 - photo ci-dessus), auteur du manifeste sioniste "L'État des Juifs", faisant référence à l'idée du "retour à Sion", Sion désignant d'abord une colline de Jérusalem, le mont Sion lieu sacré censé correspondre à l'emplacement historique du palais du roi David et du temple de Salomon, et par métonymie, Jérusalem et la terre d'Israël.
Ce mouvement idéologique est ainsi né à la fin du XIX° et au début du XX° siècle, visant à la création d'un État juif indépendant en Palestine ottomane à l'origine puis mandataire après la Première Guerre mondiale par nostalgie de Sion, la "Jérusalem céleste" et non la Maison de Dieu dans son acception originelle, qui selon certaines traditions bibliques (Cf. Ps 126,1; Is 51,11) rassembla les captifs de l'exil à Babylone. Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend donc œuvrer à redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'annexion du Royaume d'Israël à l'Empire romain, à savoir celui d'un peuple regroupé au sein d'un même État. C'est la raison pour laquelle toute l'idéologie politique nationaliste du sionisme consiste à soutenir ce projet en "Terre Sainte", par quelque moyen que ce soit, la ruse comme la guerre. Il prône pour ce faire l'existence d'un centre spirituel, territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Eretz Israel, Terre d'Israël, s'appuyant sur le postulat très simple tel qu'écrit dans la Genèse (XV, 18-21) : "Le Seigneur conclut une Alliance avec Abraham en ces termes : C’est à ta descendance que je donne ce pays, du fleuve d’Egypte au grand fleuve, le fleuve Euphrate."
La version "politiquement correcte" est qu'il s'est développé sous la pression des discriminations et des pogroms d'Europe centrale, mais aussi à cause du choc provoqué par l'affaire Dreyfus. Cependant, combinant politique et religieux, les deux mamelles mortifères de la conscience illusionnée, le sionisme trouve son inspiration dans ce sentiment présenté comme mystique de l'avènement messianique et du retour du peuple Juif sur la Terre Promise*, prétendue terre des ancêtres autrement nommée la "Jérusalem céleste", soit en réalité la doctrine raciale et élitiste élaborée par des prêtres lévites en 458 avant J.-C., et telle que développée dans la Torah et le Talmud. Elle est celle de la destruction et du meurtre des "païens", soit l'explication de l’histoire tragique d’un peuple voué à une mission destructrice et prisonnier de cette doctrine folle qui commande à la fois leur Exil chez les païens et en même temps la destruction ultime de ces païens jusqu'au couronnement final lorsque tous les "Juifs" seront réunis sur la "Terre promise". Autrement dit, un nouvel Exode, après celui des Hébreux hors d'Égypte sous la conduite de Moïse...
Son précurseur inspirateur est Joseph Nassi ou Naci (il
convient de relever l'ironie de la consonance patronymique !), né João Miquez, également appelé Yassef Nassi ou Naci dans l'Empire ottoman (1524/1579). Ce banquier marrane (juif du Portugal) qui
avait fui à plusieurs reprises différents pays et lieux d'accueil (comme Louvain ou Venise) était devenu une personnalité importante de la cour du sultan Soliman le Magnifique puis de son fils
Selim II, s'occupant principalement de politique étrangère. Il amènera la "Sublime Porte" à déclarer la guerre à Venise, la défaite vénitienne donnant Chypre aux Ottomans en
1570-1571. Il fut fait par eux seigneur de Tibériade et d'Andros, et duc de Naxos. S'étant donné comme mission d'encourager la réinstallation des Juifs dans la région, il aurait
inspiré Barabas, le personnage principal de la pièce Le Juif de Malte (1589 ou 1590) écrite par le dramaturge et poète anglais Christopher Marlowe (1564/1593), qui influença puissamment
le stéréotype antisémite du Juif.
Le journaliste et écrivain austro-hongrois Theodor Herzl, juif progressiste qui n'était absolument pas religieux, en fut le principal organisateur (premier congrès
à Bâle en 1897), et s'il rencontra des oppositions au sein même de la Diaspora juive, il devint l'espoir pour les communautés persécutées d'Europe centrale et orientale (les communautés juives
ashkénazes). Le premier geste des "Sages de Sion" pour la fondation de cette Terre Sainte consista à attester par un symbole la soi-disant résurrection de l'esprit et de la langue juive, sur la
Colline de Jérusalem, la prétendue terre des ancêtres. Douze pierres y furent posée pour représenter les douze tribus d'Israël.
Après que le mouvement sioniste ait refusé le territoire de l'Ouganda par les Anglais, la "déclaration Balfour"*² en 1917, adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, permit la création d'un Foyer juif en Palestine, qui fut à l'origine de la création de l'État d'Israël en 1948, après avoir bénéficié (entre autres) du soutien financier du régime... nazi, des accords ayant été signés en bonne et due forme qui n'ont jamais pu être démentis compte-tenu des preuves incontestables établies, notamment de source juive*³.
Le changement du sens du mot "Juif" opéré dans l'esprit des gens à partir du XVIII° siècle a eu comme conséquence que quasiment plus une seule personne dans tout le monde anglophone ne considère encore de nos jours un "Juif" comme un "Judéen" au sens pourtant littéral du mot. Dans l’esprit des gens, ce mot fait référence à un ensemble de cinq théories qui sont universellement admises :
· Un "Juif" est une personne qui professe la religion du judaïsme.
. Un "Juif" est une personne qui appartient à un groupe racial lié aux anciens Sémites.
· Un "Juif" est une personne dont les ancêtres appartenaient à une nation qui prospérait aux temps bibliques dans la zone géographique de la Palestine : les Israélites ou les Hébreux.
. Un "Juif" est une personne qui bénéficie par son origine d’une sorte d’élection divine, et qui de ce fait présente par son histoire des caractéristiques culturelles supérieures, sous-entendu dont les autres races sont dépourvues.
· Un "Juif" est "Juif" tout à la fois par ses racines, sa religion et son identité nationale. Il va sans dire que ce mouvement qu'est le sionisme ne peut que viser l'établissement d'une souveraineté juive totale de l’État d'Israël, de ce fait sur la Palestine, et qui se trouve dans les "protocoles des sages de Sion", révélant le projet global de ce qui n'est que la soi-disant avant-garde éclairée de la branche aryenne, l'extrême-droite juive ! Autant dire une totale manipulation de l'histoire originelle, pouvant expliquer une partie du ressenti à l'égard du peuple Juif, moins pour l'aspect religieux qu'à l'encontre d'un mouvement politique manipulateur en son sein.
* Cf. Prophétie du changement.
*² La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte datée du 2 novembre 1917, signée par Arthur James Balfour, le Foreign Secretary (Ministre des Affaires étrangères) britannique. Elle est adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), éminence de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, aux fins de retransmission.
*³ Cf. Philippe Alexandre Jandrok, auteur de "La Vérité vous affranchira : Ne soyez plus dupes !" (2016).
Le sionisme (2)
Le mouvement sioniste n'aura de cesse par sa frange extrême de se radicaliser, donnant progressivement à une minorité une lecture de plus en plus eschatologique. C'est la marque de l'école du "sionisme révisionniste", mouvement fasciste de type mussolinien fondé en 1925 par l'idéologue russe Vladimir Zeev Jabotinsky (il est originaire d'Odessa, dans l'oblast de Kherson de l'actuelle Ukraine qui alors était encore un territoire cosaque autonome). Celui-ci avait contribué auparavant en 1923 à la création en Lettonie du Betar, ce mouvement radicalisé violent de jeunesse juif sioniste. L'actuel Premier ministre Benyamin Netanyahu entouré de son équipe d'ultras religieux fanatisés s'en veut le "digne" héritier, son père ayant été le secrétaire particulier de Jabotinsky. Ce sionisme fasciste car suprémaciste, qui place la Loi Fondamentale de 2018 - la colonisation illégale de la Palestine - au cœur de son identité, vise depuis à dépasser par expansionnisme délibéré la frontière légitime du Jourdain pour s'étendre jusqu'au Nil et à l'Euphrate, "le grand fleuve" biblique (ainsi la mise en place en 2025 du "corridor de David" qui part du plateau du Golan occupé par Israël jusqu'au nord-est syrien), et de ce fait source de divisions mortifères entre pro et antisionistes. Frère jumeau du nazisme dont il a les mêmes traits - nationalisme idolâtré, suprémacisme racial, déshumanisation des innocents, propagande comme culte, violence comme loi -, soit les mêmes symptômes que le bandérisme ukrainien, il se traduit par des tensions et des guerres qui perdurent depuis, celles-ci empêchant l'unité de conscience.- il est originaire d'Odessa, dans l'oblast de Kherson de l'actuelle Ukraine qui alors était encore un territoire cosaque autonome... - dont l'actuel Premier ministre Benyamin Netanyahou se veut le "digne" héritier (son père en fut le secrétaire particulier) avec son équipe d'ultras religieux fanatisés. Autrement dit le sionisme fasciste (de type mussolinien), qui vise à dépasser par expansionnisme délibéré la frontière légitime du Jourdain pour s'étendre jusqu'au Nil et à l'Euphrate, "le grand fleuve" biblique (ainsi la mise en place en 2025 du "corridor de David" qui part du plateau du Golan occupé par Israël jusqu'au nord-est syrien), et de ce fait source de divisions mortifères entre pro et antisionistes. Il a pour finalité de célébrer comme il se doit le retour du "Machia'h", le messie juif....
Frère jumeau du nazisme dont il a les mêmes traits - nationalisme idolâtré, suprémacisme racial, déshumanisation des innocents, propagande comme culte, violence comme loi -, soit les mêmes symptômes que le bandérisme ukrainien, il se traduit par des tensions et des guerres qui perdurent depuis, celles-ci empêchant l'unité de conscience.
Un courant moins radical, le sionisme libéral de la gauche israélienne, poursuit le même objectif, tout en mettant les formes pour préserver les apparences - le politiquement correct -, sans oublier la grossièreté théologique du "sionisme chrétien", celui du mouvement des évangélistes (couramment nommé christianisme évangélique, protestantisme évangélique ou "évangélicalisme"), consistant à déformer et tronquer les Écritures (ainsi le verset Genèse 12:3) pour justifier du soutien indéfectible à Israël par les non juifs néoconservateurs états-uniens, pourtant qualifiés avec mépris de goyim par les sionistes juifs, ce qui relève d'une relation sado-maso incompréhensible pour un esprit sain...
Tous ces courants s'attachent à maintenir le "crédit victimaire" de l'État d'Israël découlant des pogroms d'antan jusqu'à la Shoah, générateur de l'égrégore délétère découlant du triangle relationnel destructeur "bourreau-victime-sauveur", et ce au moyen d'une propagande efficace adossée aux moyens financiers substantiels de la diaspora apatride "kazhar"*. Celle-ci est à la manœuvre, tout particulièrement dans les grandes capitales occidentales d'influence (États-Unis, Angleterre, France), par le contrôle de leurs élites politiques et culturelles à partir d'un "collège invisible" suprême - le Comité des 300 -, un groupe de pression oligarchique assurant leur financement et la pression exercée sous forme de chantage via différents réseaux d'appartenance destinés à coopter ces prétendues élites (Groupe Mega, Bohemian Club, Groupe de Bilderberg, Société du Mont-Pélerin, Fondation Aspen, Club de Rome, Trilatérale, ONG, "Young leaders", loges maçonniques, think tank, etc...), et tel que l'enseigne entre autres l'affaire Epstein*². Sa révélation début 2026 par le scandale planétaire déclenché, relayé par le déclenchement du conflit avec l'Iran par Israël et son protecteur soumis états-unien (Donald Trump est étroitement lié à la dynastie hassidique Habad-Loubavitch notamment par son gendre Jared Kushner, comme presque tout Président américain depuis les Pères fondateurs*³), n'est en fait que l'allume-gaz de la troisième guerre mondiale envisagée par tous ces fous dingues d'un (faux) Dieu en réalité prédateur et asservisseur - le Démiurge -, et non libérateur de leur conscience chloroformée, dénaturée et profondément viciée. A l'image de la chenille destinée à devenir chrysalide, nous sommes bel et bien entrés dans cette zone de turbulences intermédiaire, le "climax" ou cocon, cette zone de chaos cellulaire nécessaire à l'édification d'une nouvelle gouvernance mondiale dont l'architecture suprême est la construction du troisième Temple de Jérusalem pour célébrer la venue du Machia'h, le messie censé amener la royauté de David à sa plénitude, mais qui n'est autre que l'Antéchrist !
* Cf. La nouvelle religion universelle. Le terme "khazar" est une métaphore historique qui désigne une oligarchie trans-ethnique, financière, cynique et sans racine, détachée des peuples, et cherchant à contrôler le monde sous une apparence d’ordre rationnel.
*² Cf. Contrôle mental, Prédation manipulatoire & Compréhension de la ligne directrice dystopique de la Matrice au XXI° siècle.
*³ Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.
Entre 1917 et 1947, sous mandat désormais britannique, les institutions sionistes achètent ou confisquent des terres, organisent la Haganah, l'armée clandestine, et imposent un nouvel ordre démographique. La Déclaration Balfour de 1917, signée par le ministre britannique Arthur Balfour, qui promet un "foyer national juif" en Palestine, encourage l’immigration juive tout en ignorant les droits des Arabes palestiniens qui formaient alors la large majorité de la population. Les attentats et les répressions se répondent déjà, chacun servant de justification à l’autre. Par exemple, la Grande Révolte arabe de 1936-1939, menée par des leaders comme Amin al-Husseini, fut écrasée par les forces britanniques, tuant des milliers de Palestiniens.
En 1947, l’ONU propose un plan de partition. C'est la Résolution 181 : 56% du territoire pour un État juif, 43% pour un État arabe, et Jérusalem internationale. Les Juifs acceptent, les Arabes refusent, voyant cela comme injuste, car ils étaient 70% de la population. Cela allume la mèche de la guerre civile, qui se traduira dès 1948 par la Nakba, la "catastrophe" en arabe, soit la chasse d'environ 750 000 Palestiniens de leurs maisons. Plus de 500 villages sont détruits ou rasés, comme l’explique l’historien Ilan Pappé dans son livre "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine". Des massacres ponctuent cette expulsion, comme à Deir Yassin le 9 avril 1948 où 107 civils sont tués par les milices paramilitaires l’Irgoun dirigé par Menachem Begin et le Lehi, aussi connu comme le Stern Gang, mené par Yitzhak Shamir. Ces groupes visaient à terroriser les Arabes pour les faire fuir. Si le monde parle d’"indépendance" pour Israël, proclamée le 14 mai 1948 par David Ben-Gurion, pour les Palestiniens commence un exil forcé. La guerre de 1948-1949 verra cinq armées arabes (Égypte, Jordanie, Syrie, Liban, Irak) envahir, mais Israël gagne, étendant son territoire à 78% de la Palestine mandataire.
Sykes-Picot, ou quand la Palestine est sortie de l’Histoire
L’année 1916 marque un basculement discret mais décisif. Alors que la Première Guerre mondiale n’est pas encore terminée, deux empires coloniaux préparent déjà l’après. Ils ne pensent pas en termes de peuples, encore moins de promesses spirituelles. Ils pensent en termes de zones, de routes, de stabilité. C’est dans ce cadre que naissent les accords Sykes-Picot.
Officiellement, il s’agit d’un arrangement technique entre la France et le Royaume-Uni pour se partager les dépouilles de l’Empire ottoman. Officieusement, c’est un acte d’une portée immense : pour la première fois, la Palestine est explicitement retirée de toute souveraineté indigène et placée hors du jeu historique classique. La France accepte alors un compromis stratégique clair. Elle obtient la Syrie et le Liban, zones d’influence traditionnelles, appuyées sur des réseaux chrétiens orientaux et une présence ancienne. En échange, elle renonce à toute prétention directe sur la Palestine, laquelle est placée sous un statut international flou.
Ceci entend que la Palestine n’est pas reconnue comme un peuple à disposer de lui-même. Elle n’est pas non plus reconnue comme un espace religieux autonome. Elle devient un objet diplomatique, une variable d’ajustement entre puissances. Autrement dit elle sort de l’Histoire pour entrer dans l’administration. Cette décision n’est pas antisémite, pas plus philosémite. Elle est post-théologique. Elle acte que la Terre sainte peut être gérée sans référence à sa charge spirituelle, sans lecture eschatologique, sans dette sacrée.
La France a joué ici un rôle central, non par action spectaculaire, mais par consentement structurant. Elle a accepté que la question palestinienne ne soit pas traitée comme une question arabe, une question religieuse, ou une question de promesse biblique, mais comme un dossier international à stabiliser. Et c’est précisément ce choix qui rendra possible la suite. Car une fois qu’un territoire est sorti du champ des peuples et du champ du sacré, il devient disponible pour une promesse politique.
Ces accords seront suivis d'une lettre officielle adressée en juin 1917 par Jules Cambon, alors secrétaire général du Quai d’Orsay, à Nahum Sokolow, figure centrale du mouvement sioniste. Le contenu de cette lettre est sans ambiguïté : la France y exprime sa sympathie officielle pour le projet de "renaissance nationale juive en Palestine", sous réserve — comme toujours — du respect des droits civils et religieux des populations non juives. Ceci entend que la France ne s’oppose pas au projet, qu'elle ne temporise pas, qu'elle ne conditionne pas son soutien à une autodétermination arabe. Elle reconnaît, et ce avant la Déclaration Balfour britannique , entendant que si elle ne crée pas le projet, elle lui donne une légitimité continentale, signalant à Londres qu'elle n’entravera pas cette orientation, l’acceptant comme compatible avec l’ordre à venir.
Il ne s’agit pas d’un acte idéologique, ni d’un acte religieux. Il s’agit d’un acte diplomatique rationnel. La France raisonne alors en termes de stabilité post-ottomane, voulant sécuriser ses zones d’influence syriennes et libanaises. C'est pourquoi elle a accepté que la Palestine devienne un espace d’expérimentation politique internationale, plutôt qu’un foyer arabe susceptible de déstabiliser l’ensemble du Levant. Ceci entend que la France a choisi la gestion plutôt que la justice. La suite sera une formalisation juridique de ce qui est déjà admis politiquement. À partir de 1917, la Palestine fut donc prise dans un étau inédit : promise à un peuple sans être donnée, habitée par un autre sans être reconnue, administrée par des puissances qui ne la considèrent pas comme un sujet. La suite ne fera que juridiciser cette ambiguïté, comme en 1922, voyant la League of Nations entériner ce cadre par le mandat britannique sur la Palestine. Ce qui était une lettre deviendra un droit international. Ce qui était une promesse deviendra une structure, d'aucuns diraient une prison à ciel ouvert...
Du pacte Haavara
L'histoire officielle dit que Hitler a voulu exterminer les Juifs. Pourtant, le 25 août 1933 à Berlin, il signe un accord - le Haavara-Transfer* - qui leur permet de partir avec leurs biens vers la... Palestine. L’accord est signé entre les autorités nazies, la Fédération sioniste d’Allemagne, et l’Anglo-Palestine Bank (contrôlée depuis Londres). Il permet ainsi aux Juifs qui émigrent de "transférer" une partie de leurs avoirs : ils laissent l’argent en Allemagne qui est utilisé pour acheter des produits allemands, avant d'être expédiés ensuite en Palestine, où les émigrants peuvent en récupérer la valeur.
C'est un pacte économique cynique, mais fonctionnel. Si l'Anschluss de mars 1938 et l’annexion des Sudètes d'octobre de la même année avaient rapporté directement de l’or, des devises et des industries à l’Allemagne, c'est surtout la spoliation des Juifs (aryanisation) qui apporta plusieurs milliards de Reichsmarks de biens confisqués, évitant au régime de faire faillite. En effet, environ 60 000 Juifs allemands vont émigrer grâce au mécanisme Haarava entre 1933 et 1939, pour environ 140 millions de Reichsmarks transférés (plusieurs milliards actuels). En pleine crise, les conséquences sont des devises qui rentrent, des exportations qui montent, et une économie nazie qui se redresse. Si Hitler disait vouloir exclure les Juifs, l’exclusion rapportait. Alors on a exclu, mais en encaissant... Et les bénéficiaires furent ravis :
. Pour le régime nazi, les Juifs partant, l'objectif était atteint, avec une économie se renflouant et des exportations dopées. En parallèle, le boycott international s’affaiblissait, car il était difficile d’appeler à boycotter l’Allemagne quand une partie du mouvement sioniste commerçait directement avec elle.
. Pour les sionistes, ils sauvaient des vies certes, mais surtout ils accéléraient la colonisation de la Palestine, l'argent des "Yekkes", les Juifs allemands immigrés, finançant écoles, entreprises, infrastructures.
Chacun y gagna… sauf ceux qui n'ont pu ou voulu partir.
Les Yekkes, outre le capital, apportèrent également la rigueur de la culture allemande, marquant durablement le Yishouv, la communauté juive de Palestine : cafés à l’allemande, architecture Bauhaus, entreprises prospères. S'ils n'ont pas fondé les premiers kibboutzim déjà existants, ils renforçèrent l’économie urbaine et bourgeoise de Tel-Aviv, Haïfa, Jérusalem. D'une certaine façon, Hitler, sans le vouloir, a contribué à bâtir l’État d’Israël...
Le régime nazi avait donc construit une prospérité de vitrine, financée par la dette et le vol, incapable de durer sans expansion violente. Il s'agissait d'un montage financier international, soutenu par Wall Street et la City*², d'une propagande de masse appuyée sur des statistiques maquillées, d'une préparation systématique à la guerre, et d'une machine de mort déjà en germe dans l’économie. Ce pacte Haavara, compromis avec l’ennemi absolu, est de ce fait peu évoqué, trop gênant pour la mémoire sioniste, préférant marteler non sans raison la spoliation des biens des Juifs restés en Allemagne, les discriminations, les lois délétères de Nuremberg (1935), les exactions et crimes de la Nuit de Cristal (1938), et la Shoah. Nulle allusion au fait que la City et les États-Unis ont laissé faire, parfois profité. Mais l'Haavara a montré que les nazis n’avaient pas d’objection à profiter des Juifs tant qu’ils pouvaient partir et payer, que certains leaders sionistes ont accepté de traiter avec eux, pour sauver des vies mais aussi pour renforcer la colonie juive, et que Hitler a contribué, indirectement, au projet sioniste. Et c'est ce que rappelle l'Histoire factuelle, par-delà la musique institutionnelle interprétée par les orchestres de circonstance !
* Haavara signifie littéralement "accord de transfert".
*² Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.
Des soldats juifs de l'armée hitlérienne
Environ 70 000 citoyens allemands de confession juive ont servi selon les sources officielles dans l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale. Si le politiquement correct met en avant que la plupart d'entre eux ignoraient leur judaïté en raison de la conversion au luthéranisme de leurs parents, ce nombre n'est pas marginal, loin s'en faut. Il va sans dire qu'ils étaient tous des ashkénazes, des juifs de l'Est indo-européens et non de véritables sémites. Le plus emblématique fut Werner Goldberg, qui sera considéré par le régime nazi comme "le soldat allemand idéal" en raison de son physique aryen, sa photo étant utilisée dans les affiches de recrutement pour la Wehrmacht (l'armée allemande).
Contrairement à une légende tenace, patiemment cultivée, nourrie, durcie par la très efficace propagande israélienne faisant croire que, en 1948, Israël serait née dans l'hostilité de ses voisins arabes, souvent dépeinte comme une lutte héroïque d'un "David" juif contre un "Goliath" arabe monolithique et déterminé à l'anéantir, il n'en est rien. L'historien israélien Avi Shlaim a en effet démontré le contraire dans son livre Collusion Across the Jordan: King Abdullah, the Zionist Movement, and the Partition of Palestine, qui révèle l'existence d'un accord tacite mais explicite conclu en 1947 entre le mouvement sioniste et le roi Abdallah Ier de Transjordanie. Cet accord visait à la partition de la Palestine mandataire, en contournant la création d'un État arabe palestinien indépendant. Selon cette entente, le mouvement sioniste établirait son État sur les territoires qui lui étaient alloués par le plan de partage de l'ONU, tandis que le roi Abdallah annexerait la majeure partie des territoires destinés aux Arabes palestiniens. Cette collusion fut le principal facteur politique qui a façonné les événements de 1948, bien plus que les dynamiques militaires sur le terrain.
Les motivations des principaux acteurs étaient dictées par des impératifs stratégiques convergents. Le roi Abdallah, souverain d'un royaume hashemite créé de toutes pièces par les Britanniques, nourrissait l'ambition de bâtir une "Grande Syrie" sous son égide, l'annexion de la Palestine arabe étant de ce fait une étape cruciale de ce projet. Pour les dirigeants sionistes, menés par David Ben-Gourion et guidés par la doctrine du "Mur de fer", un accord avec un dirigeant arabe pragmatique comme Abdallah était préférable à l'émergence d'un État palestinien nationaliste et hostile, probablement dirigé par leur ennemi commun, le mufti de Jérusalem, Hajj Amin al-Husseini. Enfin, la Grande-Bretagne, puissance mandataire sur le déclin, a joué un rôle essentiel en tant que facilitateur silencieux. Cherchant à préserver ses intérêts impériaux dans la région, le gouvernement britannique, sous la direction du ministre des Affaires étrangères Ernest Bevin, a favorisé cette "option transjordanienne", la considérant comme le meilleur moyen de garantir la stabilité et de maintenir son influence par l'intermédiaire de son allié hashemite fiable. C'est ainsi que la carte du Moyen-Orient moderne a été dessinée non seulement par la guerre, mais aussi par une diplomatie secrète où les ambitions dynastiques, le réalisme politique et les calculs impériaux ont convergé, scellant le sort de la nation palestinienne.
Le moment de la fracture, ou quand l'Europe exporta sa faute
Il est impossible de comprendre la tragédie palestinienne sans regarder l’Europe en face. Non pas l’Europe des idéaux, mais l’Europe réelle : celle qui a produit l’antisémitisme moderne, industriel, bureaucratique, obsessionnel. Celle qui a traqué, exclu, parqué, puis exterminé des millions de Juifs sur son propre sol.
La Shoah n’est pas une parenthèse monstrueuse surgie de nulle part. Elle est l’aboutissement d’un long processus européen de déshumanisation, de racialisation, de rationalisation de la haine. Elle a laissé une blessure morale béante, irréparable, qui a rendu toute pensée lucide presque impossible dans l’après-guerre.
Face à cette faute abyssale, l’Europe n’a pas cherché la justice. Elle a cherché une solution. Et cette solution ne pouvait pas se faire sur son propre territoire. Il était politiquement, psychologiquement, symboliquement inconcevable pour les nations européennes d’assumer jusqu’au bout les conséquences de leurs crimes. Accueillir massivement les survivants, transformer durablement leurs sociétés, affronter leurs propres responsabilités : tout cela exigeait un courage moral que l’Europe de l’après-guerre n’avait plus. Alors elle a déplacé la réparation.
La Palestine est ainsi devenue l’espace où l’Europe allait tenter de solder sa dette morale. Une dette immense, réelle, mais transférée sur un peuple tiers, qui n’avait ni causé l’antisémitisme européen ni participé à l’extermination des Juifs. Et ce déplacement est l’acte fondateur de la fracture.
La création de l’État d’Israël n’est pas, en soi, un crime. Elle est pour beaucoup de Juifs une nécessité existentielle, une promesse de sécurité après l’abîme. Mais les conditions concrètes de cette création, la manière, le lieu, le coût humain imposé à d’autres, constituent une injustice originelle qui n’a jamais été réparée. En 1947, le plan de partage de l’ONU présenté comme un compromis rationnel ne l'était pas : voté par des États largement absents de la région, sur la base de cartes abstraites, sans consentement réel de la population majoritaire concernée. Il a introduit une logique nouvelle : celle du droit international utilisé non pour protéger les faibles, mais pour entériner un fait politique.
Ce qui suivit, entre 1947 et 1949, n’était pas une simple guerre. Ce fut une transformation brutale du réel, voyant plus de 700 000 Palestiniens être expulsés ou fuir dans la terreur, des centaines de villages être détruits ou vidés, les noms disparaitre des cartes et les clés des maisons devenir des reliques. La Nakba, la catastrophe, ne fut pas seulement un événement historique. Ce fut une structure, un traumatisme fondateur qui certes organisa la mémoire palestinienne, mais que le récit dominant a cherché à minimiser, relativiser, voire nier. Car reconnaître pleinement la Nakba, ce serait admettre que la naissance d’un État s’est faite par la dépossession massive d’un autre peuple. Ce serait fissurer le récit moral de l’après-guerre. Ce serait compliquer la distinction confortable entre victimes absolues et victimes secondaires. C'est pourquoi la Nakba a été refoulée.
Les réfugiés palestiniens vont devenir un problème humanitaire, pas politique : on les parque dans des camps, on les administre, on les aide juste assez pour qu’ils survivent, mais pas assez pour qu’ils rentrent. Le droit au retour, pourtant inscrit dans les résolutions internationales, est devenu un principe théorique sans application.
À partir de là, un déséquilibre structurel ne pouvait que s’installer : d'un côté un peuple qui bénéficie d’un droit au retour automatique, fondé sur l’appartenance ethno-religieuse ; de l'autre, un peuple qui est condamné à l’exil permanent, même né à quelques kilomètres de sa maison.
Ce déséquilibre n’est pas accidentel. Il est le socle du conflit. Et il est protégé par un silence particulier : celui qui confond toute critique de cette injustice avec une menace existentielle contre les Juifs. Une confusion qui, à force d’être entretenue, deviendra une arme.
L’Europe, en refusant de regarder cette injustice en face, a posé les bases d’un conflit qu’elle prétendra ensuite arbitrer. Elle a créé un feu, puis s’est présentée comme pompier.
La Shoah : séisme moral, mémoire et bascule irréversible
La Shoah ne fut pas seulement un crime de masse. Elle est le moment où l’Occident s’est découvert capable de s’anéantir lui-même avec méthode, rationalité et langage administratif. Ce n’est pas seulement la mort qui sidère ; c’est la normalité du processus, l’industrialisation de l’inhumain, la banalité des rouages. À partir de là, plus rien n'a pu être pensé comme avant.
Dans l’immédiat après-guerre, il y eut un sursaut : les procès, les mots nouveaux, l’idée que certains crimes excèdent la souveraineté des États et engagent l’humanité entière. Cela était juste, nécessaire. Une civilisation se juge à ce qu’elle fait de ses catastrophes, et celle-ci ne pouvait pas faire comme si rien ne s’était produit. Mais très vite, quelque chose d’autre s'est mis en place, plus lent, plus discret, plus durable. La mémoire cessa d’être seulement un travail de vérité, pour devenir une structure.
La mémoire s’est institutionnalisée : elle s’enseigne, se commémore, se ritualise. Là encore, rien de condamnable en soi. Mais toute institution, lorsqu’elle dure, produit des effets secondaires. Elle sélectionne, hiérarchise, fixe des récits, et surtout commence à définir non seulement ce qui doit être rappelé, mais comment cela doit l’être, et ce qu’il est permis d’en tirer. C’est ici que s’opéra une bascule que peu osent nommer : la mémoire, de moyen pour comprendre, devint progressivement un capital moral, conférant une autorité particulière à ceux qui s’en réclamaient. Elle créa une asymétrie durable dans l’espace public, certaines paroles étant reçues avec une gravité immédiate tandus que d’autres étaient filtrées, soupçonnées, relativisées. Non pas parce qu’elles seraient fausses, mais parce qu’elles risquaient de troubler l’équilibre fragile bâti autour de cette mémoire sacralisée. Ainsi la mémoire a cessé d’éclairer pour interdire, ne servant plus seulement à rappeler ce qui a eu lieu, mais à fixer des frontières invisibles autour de ce qui pouvait être dit aujourd’hui. Elle a cessé d’être une invitation à la vigilance universelle, pour devenir un repère exclusif, presque un monopole du tragique.
C’est là que naquit la "pornographie mémorielle", non pas l’oubli, mais l’excès ritualisé. La répétition mécanique de l’horreur, montrée, rejouée, invoquée, non pour approfondir la compréhension, mais pour produire un effet d’arrêt a conduit la mémoire à devenir un dispositif émotionnel qui fige la pensée au lieu de la nourrir. Elle n'a plus dit "Voilà ce qui ne doit jamais se reproduire", mais "Voilà ce dont on ne peut plus parler autrement."
Une mémoire sert à prévenir l’injustice future en affinant les critères de jugement. Mais ici, elle a commencé à produire l’inverse : une exception morale permanente. Certaines comparaisons sont ainsi devenues obscènes par principe, et certains rapprochements interdits avant même d’être formulés., non parce qu’ils nieraient le passé, mais parce qu’ils risqueraient de relativiser l’absolu construit autour de lui. Or une morale qui ne tolère plus la comparaison cesse d’être universelle. Elle devient sélective.
C’est à ce moment que l’Occident s'est lié les mains sans s’en rendre compte. En voulant empêcher le retour de l’horreur, il s’est interdit d’en reconnaître les formes nouvelles lorsqu’elles apparaissent ailleurs, sous d’autres drapeaux, avec d’autres justifications. La vigilance s'est figée sur un passé sacralisé, tandis que le présent devenait de plus en plus difficile à juger avec la même rigueur. Ce n’est pas l’oubli qui menace, c’est la fixation.
À partir de là, la centralité a changé encore de nature. Elle n’était plus seulement théologique ou politique, devenant mémorielle, et donc juridiquement tentante. Car ce qui est sacré finit toujours par chercher la protection du droit. Non plus seulement pour empêcher la haine — ce qui est légitime — mais pour prévenir la pensée jugée dangereuse. La frontière a ainsi commencé à bouger : on ne protège plus seulement des personnes contre des actes ; on protège une mémoire contre des comparaisons, des analyses, parfois même des questions.
Et c'est pourquoi une civilisation qui, au nom du "plus jamais ça", a commencé à accepter que la justice ne s’applique plus partout selon les mêmes critères au nom d'un traumatisme universel devenu clé morale exclusive. Cette civilisation a confondu, peu à peu, la prévention du mal avec l’interdiction du regard.
Ce séisme n’a pas seulement produit de la prudence. Il a produit de la peur : la peur de mal dire, de mal comparer, d’être soupçonné. Et la peur, lorsqu’elle devient structurelle, ne protège plus. Elle discipline. Elle prépare le terrain à ce qui va suivre : la transformation d’un État réel en symbole moral, et du symbole en verrou narratif. C’est là que l’histoire a basculé une nouvelle fois, et que la mémoire a cessé définitivement d’être un guide pour devenir un filtre.
D’un État réel à un symbole moral
Après 1948, un État naît. Réel, concret, armé, politique. Il a des frontières discutées, une armée, des gouvernements successifs, des choix stratégiques, des erreurs et des succès. Rien, au départ, qui le distingue fondamentalement des autres États nés au XXᵉ siècle dans la tourmente des décolonisations et des recompositions géopolitiques. Et pourtant, très vite, quelque chose se produit qui le fait sortir de cette catégorie ordinaire. Cet État devient autre chose qu’un État. Il devient un symbole.
La différence est décisive. Un État réel peut être critiqué sans que la critique engage l’identité morale de celui qui la formule. Un symbole moral, lui, ne se discute pas de la même manière. Il n’est plus seulement évalué pour ce qu’il fait, mais protégé pour ce qu’il représente. Et lorsqu’un État devient symbole moral, la critique cesse progressivement d’être un exercice civique pour devenir un risque.
Cette transformation ne se fait pas en un jour. Elle s’opère par couches successives. Le traumatisme du XXᵉ siècle pèse sur les consciences. La volonté de réparer, de protéger, de ne plus jamais laisser faire, est sincère. Puis la Guerre froide ajoute une strate stratégique. L’alignement des blocs transforme l’État en allié clé, en avant-poste, en pivot régional. La mémoire, la morale et la géopolitique commencent à se superposer. Et lorsque ces trois dimensions s’additionnent, elles produisent un effet très particulier : une protection réflexe.
Dans un monde réel, un État qui agit est jugé sur ses actes. Ici, cet État commence à être jugé sur son histoire avant d’être jugé sur son présent. Ses décisions sont lues à travers un prisme mémoriel qui précède toute analyse. Ses violences sont contextualisées avant même d’être examinées. Ses critiques sont filtrées avant d’être entendues. Non parce que les faits seraient inexistants, mais parce que leur mise en lumière risquerait d’ébranler l’édifice symbolique patiemment construit autour de lui.
Il en découle une ambiguïté constante. Car s'il ne s’agit pas d’un blanc-seing explicite, personne ne disant officiellement que tout est permis, ce qui se met en place est plus subtil, et donc plus efficace. La critique est autorisée, mais entourée de conditions. Elle doit être précédée de précautions rituelles. Elle doit s’excuser avant de parler. Elle doit rappeler l’histoire, nommer la mémoire, prouver sa bonne foi, afficher sa pureté morale. Et même alors, elle reste suspecte. Le soupçon ne porte plus sur ce qui est dit, mais sur ce que cela pourrait révéler.
Le résultat est la naissance d’une hiérarchie implicite des conflits, voyant certains théâtres de guerre être analysés froidement, comparés, dénoncés sans précautions excessives, et d’autres devenir des zones à haute tension morale, où chaque mot est pesé non pour sa justesse, mais pour son potentiel de transgression. La souffrance n’y est pas niée, mais elle est enfermée dans un cadre narratif si étroit qu’elle ne peut plus être mise en regard d’aucune autre.
À partir de là, le débat rationnel se grippe. Les critères universels — proportionnalité, protection des civils, responsabilité des décideurs — cessent d’être appliqués avec la même constance. Ils deviennent variables, ajustables, dépendants du contexte symbolique. Ce n’est pas la loi qui change, c’est son usage. Et quand l’usage devient sélectif, la loi cesse d’être un repère commun. Elle devient un instrument. Comment peut-on affirmer des principes universels tout en acceptant qu’ils s’appliquent différemment selon les acteurs ? Comment peut-on condamner sans nuance ici et expliquer longuement ailleurs ? Comment peut-on demander à certains de se dissoudre pour être acceptés, tout en acceptant, au nom de l’histoire, des fidélités intenses et des loyautés revendiquées chez d’autres ? La réponse est inconfortable : parce qu’une fois qu’un symbole est sacralisé, il devient plus important de le préserver que de le juger.
Ce glissement a une conséquence que nous avons longtemps refusé de voir : il ne protège pas la paix, il fragilise la morale elle-même. Car une morale qui n’est plus universelle cesse d’être une morale. Elle devient une grammaire du pouvoir, une manière de décider qui peut parler, qui doit se taire, et à quel prix. Et lorsqu’un État est placé hors du champ normal de l’évaluation, ce n’est pas seulement l’injustice envers les autres qui grandit. C’est aussi le risque, pour cet État lui-même, de ne plus rencontrer de limites claires.
C’est à ce moment précis que le malaise devient profond. Non plus seulement parce que des vies sont perdues, mais parce que le langage pour en parler se rétrécit. Non plus parce que des violences existent, mais parce que les nommer devient suspect. Le symbole, en se protégeant, commence à étouffer ce qu’il prétendait empêcher. Et l’on sent confusément que quelque chose d’essentiel est en train de se perdre : la capacité de juger sans trembler.
De la promesse à l’impunité, ou quand l’exception est devenue la règle
Toute exception juridique est présentée comme provisoire. C’est sa condition d’acceptabilité. Elle promet de réparer une injustice, de sécuriser une transition, de répondre à une urgence. Mais lorsqu’elle n’est ni bornée dans le temps ni adossée à un horizon de justice, elle cesse d’être une exception. Elle devient un régime. C’est exactement ce qui s'est produit après 1948.
L’État d’Israël est né dans un contexte de sidération morale mondiale, la Shoah imposant une dette infinie à l’Europe. Mais si cette dette est réelle, irréductible, elle va être déplacée. Au lieu d’être assumée par les sociétés qui l’ont produite, elle est projetée sur un territoire tiers, déjà habité, déjà fragilisé par trente ans d’administration coloniale. À partir de là, toute critique est devenue suspecte, toute demande de symétrie indécente, toute exigence de droit secondaire face à l’argument existentiel. La sécurité est devenue la catégorie suprême.
Aussi ne parle-t-on plus de droits politiques palestiniens, mais de "populations"; de souveraineté, mais de "processus"; d’égalité devant le droit, mais de "contexte sécuritaire". Ce vocabulaire n’est pas neutre : il a construit un monde où certaines violations sont qualifiées d’"excessives", jamais d’illégales ; où certaines morts sont "tragiques", jamais criminelles ; où certaines réponses sont "disproportionnées", jamais condamnables.
C’est ainsi que l’exception est devenue structure. Les résolutions internationales se sont accumulées : votées, commentées, puis oubliées. Leur non-application n'a produit aucune conséquence. Le droit existe, mais il est désactivé. Il sert de décor, non de contrainte.
Ce qui est excusé au nom de l’Histoire est devenu normalisé dans le présent. Or un droit qui ne protège plus universellement cesse d’être un droit. Il devient un outil de gestion. À ce stade, la question n’est plus Israël ou la Palestine. La question est la suivante : Peut-on encore parler de justice dans un monde qui a appris à vivre durablement avec l’exception ?
C'est ainsi que l’arme principale, le fusil, est devenu le mode de réalisation de l'objectif sioniste. Lentement mais sûrement, il s'est agi d'éroder les droits et la vie d’un peuple. Si Israël a du se retirer sous pression internationale en 1956 du Sinaï égyptien qu'elle avait envahi (c'est ce qui est appelé la crise de Suez, également connue comme la seconde guerre israélo-arabe), il a récidivé en 1967 lors de la Guerre des Six Jours (5-10 juin), le voyant attaquer préventivement l’Égypte (dirigée par Gamal Abdel Nasser), la Syrie et la Jordanie. Vainqueur, Israël occupe Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, le Golan et le Sinaï. La Résolution 242 de l’ONU, qui appellait au retrait israélien en échange de la paix, sera ignorée.
A partir de 1970, c'est la colonisation rampante, via des organisations de colons israéliens de premier plan comme "les jeunes des collines" dont les campements (mobil-homes ou tentes) sont visibles en périphérie des colonies de Cisjordanie occupée et d'où partent les innombrables attaques documentées visant des Palestiniens et leurs propriétés, Nachala (sa figure emblématique aujourd'hui est l'activiste Daniella Weiss) qui s’emploie activement à créer des avant-postes illégaux, Amana, une importante organisation de colons connue pour son implication dans la construction et l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée, Regavim (son leader actuel est Meir Deutsch), une organisation connue pour surveiller et militer en faveur de la démolition de maisons palestiniennes, ou encore HaShomer Yosh - "la Garde de Judée-Samarie" - (son leader est Avichai Suissa), un groupe de colons axé sur la sécurité, fréquemment associé à des actes de violence commis par des colons*.
Malgré la pression internationale, les gouvernements israéliens n'ont eu de cesse d’autoriser de nouvelles colonies et de légitimer les avant-postes créés, celles-ci étant perçues comme parfaitement légitimes dans une bonne partie de l'opinion de droite et du camp sioniste religieux, bien au-delà des cercles radicaux.
* L'Union européenne a pris en mai 2026 des sanctions à l'encontre de ces organisations radicales de la colonisation et de leurs activistes, comprenant des interdictions de voyager et le gel des avoirs au sein de l’UE. Cette décision a été prise pour faire face à la recrudescence de la violence des colons, au déplacement forcé de communautés palestiniennes et aux activités sapant la solution à deux États. A été également sanctionnée par l'UE Lehava, une organisation d'obédience kahaniste, un mouvement ouvertement raciste dont l'héritier le plus connu est l'actuel ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.
En 1972, 1 200 colons sont en Cisjordanie. En 1993, lors des accords d’Oslo, ils sont déjà 116 000. Chaque colonie est comme une barrière qui coupe les Palestiniens de leurs terres, rendant un État palestinien viable plus difficile. Qui plus est, profitant des Jeux Olympiques de Munich de 1972 où le groupe palestinien Septembre Noir, lié au Fatah de Yasser Arafat, prend en otage et tue 11 athlètes israéliens afin d'attirer l’attention sur la cause palestinienne, la riposte est impitoyable. Le Mossad, l’agence de renseignement israélienne, lance l’Opération Colère de Dieu (1972-1988) avec le feu vert de la Première ministre Golda Meir. Des équipes d’assassins, comme celles menées par Mike Harari, traquent et tuent des leaders de Septembre Noir et du Fatah, tels que Mahmoud Hamshari (1972 à Paris, tué par une bombe dissimulée dans son téléphone), Wadie Haddad (1978, empoisonné au chocolat), Ali Hassan Salameh le chef des opérations de Septembre Noir (1979 à Beyrouth, éliminé par une voiture piégée qui tue aussi des civils innocents), et Khalil al-Wazir alias Abu Jihad (1988 à Tunis, tué lors d'un raid commando dans sa maison).
L'expertise sanglante du Mossad
Le Mossad s’est spécialisé dans les assassinats ciblés depuis 1972, souvent avec des méthodes sophistiquées comme des bombes, des poisons, des fusillades ou même des dispositifs high-tech, tuant des dizaines de Palestiniens, de leaders arabes et d’autres perçus comme menaces. Cela crée un cycle de vengeance interminable, où chaque mort en engendre d’autres, alimentant la haine et l'instabilité. Si ses opérations sont souvent controversées, certaines restant des suspicions non prouvées, sa pratique s'inscrit dans une stratégie plus large, asymétrique, où Israël semble avoir un "permis de tuer" que d'autres n'ont pas, tandis que les victimes ont un "permis de mourir".
Ces opérations, menées en Europe, au Moyen-Orient et ailleurs, impliquent souvent des équipes comme les "Kidons", les unités d'assassinat du Mossad, utilisant des faux passeports et des alliés internationaux. Au fil des décennies, le Mossad étend ses cibles à des leaders du Hamas, du Hezbollah, du Jihad Islamique Palestinien (JIP) et à des programmes nucléaires ennemis comme l'élimination depuis 2010 à Téhéran ou à Beyrouth de scientifiques iraniens liés au programme nucléaire
Parmi les opérations les plus audacieuses, outre l'Opération Colère de Dieu en réponse à l'assassinat lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972 de 11 athlètes israéliens par le groupe Septembre Noir, se distinguent les attaques aux pagers (appareils de radiomessagerie ou de téléavertissement) contre le groupe paramilitaire islamiste chiite libanais Hezbollah en 2024 (17-18 septembre), qui marquent un tournant dans la sophistication. Le Mossad, via des sociétés-écrans (comme BAC Consulting au nom d'une entreprise taïwanaise Gold Apollo), avait infiltré des milliers de pagers et de talkies-walkies piégés avec des explosifs (PETN dissimulé). Ces dispositifs, distribués aux membres du Hezbollah pour éviter les écoutes, ont explosé simultanément au Liban et en Syrie, tuant au moins 32 personnes (dont des civils et deux enfants) et blessant plus de 3 000. Cette opération avait été planifiée des années à l'avance (elle sera qualifiée de "Trojan Horse moderne" par des experts). Le commandement du Hezbollah fut ainsi décapité sans revendication officielle, mais confirmée par des sources israéliennes et américaines. Cela illustre l'asymétrie : une attaque massive, invisible, qui sème la terreur sans confrontation directe.
Quant aux opérations non revendiquées, suspectes ou purement spéculatives, elles ne peuvent qu'alimenter ce qui est qualifié de théories du complot. Ainsi la mort du président iranien Ebrahim Raisi le 19 mai 2024, près de Jolfa en Iran, dans un crash d'hélicoptère en conditions météo difficiles. Ou encore l'assassinat du président étas-unien John F. Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas, qui s'opposait au programme nucléaire israélien (notamment le réacteur de Dimona). Cette piste a notamment été popularisée par des ouvrages comme "Final Judgment" de Michael Collins Piper (1993), qui suggère une conspiration impliquant des motifs géopolitiques. De leur côté, nombre de chercheurs indépendants soulignent que certains indices convergent vers un vaste réseau, possiblement en amont du Mossad, en lien avec la CIA et d’autres cercles stratégiques au-dessus des structures officielles. Toutefois, malgré la déclassification récente pour partie du dossier, la totalité des preuves reste hors de portée des historiens. L’ampleur des implications – politiques, diplomatiques, et historiques – est telle que peu osent explorer la piste israélienne autrement que du bout des lèvres, par crainte d’ouvrir une boîte de Pandore où se mêlent opérations clandestines, guerres d’influence, et vérités dérangeantes...
Et depuis 2023, le plan global d'Israël s'est accéléré, consistant à décapiter toute résistance, effacer la question palestinienne, remodeler la région sous domination sécuritaire israélo-américaine. Il est lié à des alliances comme les Accords d’Abraham de 2020, initiative du Président Donald Trump largement converti aux intérêts sionistes (financement de sa campagne, chantage lié à ses frasques sexuelles*, relations familiales avec la famille Kushner...) qui normalisent les relations d’Israël avec des États arabes comme les Émirats et Bahreïn, sans résoudre le sort des Palestiniens. L’armée israélienne bombarde non seulement Gaza, mais aussi la Cisjordanie, le Liban, la Syrie, et mène des opérations clandestines en Iran et au Yémen. La disproportion est immense, violant le principe de proportionnalité en droit humanitaire. Par-delà Gaza, le bilan est conséquent :
• Cisjordanie : plus de 1500 Palestiniens tués en 18 mois, incursions quasi quotidiennes à Jénine et Naplouse. Les experts de l’ONU évoquent clairement une stratégie de "dépalestinisation" de ces territoires pourtant protégés par le droit international, 13 pays, dont la France, ayant officiellement protesté contre le terrorisme des colons israéliens illégalement implantés en Cisjordanie.
• Liban : frappes aériennes visant dirigeants et infrastructures civiles, comme celles contre Hezbollah.
• Syrie : bombardements sur Damas et Alep.
• Iran : assassinats ciblés de généraux et sabotage d’infrastructures.
* Cf. Affaire Epstein dans Compréhension de la ligne conductrice dystopique de la Matrice au XXI° siècle.
Le sionisme politique, né bien avant l'Etat d'Israël, n’est donc pas le simple fruit d’une quête identitaire. C'est un messianisme sans Messie, une stratégie spirituelle inversée visant à récupérer Jérusalem sans passer par la Croix. Tout comme la laïcité, que l’on croit opposée, il œuvre pour remplacer la foi par le contrôle, le salut par l’élection, le sacrifice par la programmation émotionnelle, l’attentat étant devenu la nouvelle langue du monde. Il est non pas un cri de révolte, mais un levier stratégique, un rituel récurrent, celui d'un outil destiné à semer la peur, réorienter les récits, créer des héros ou des bourreaux à volonté.
Il s'appuie pour ce faire sur des prophéties, notamment le destin des dix tribus perdues d’Israël*. Disparues des livres d’histoire après la conquête assyrienne en 722 avant J.-C., leur disparition a été source de spéculations, de mythes et de discussions théologiques pendant des siècles. Derrière cette curiosité historique se cache un récit plus substantiel et plus profond, une toile qui s’entremêle avec des visions apocalyptiques et le destin ultime de l’humanité. Le retour de ces tribus perdues est d’abord une question de réunification d’un peuple fragmenté, mais aussi un signe avant-coureur de la fin des temps, un précurseur de la bataille cataclysmique d’Armageddon. C'est cette énigme ancienne qui détient la clé d’un compte à rebours divin, un récit qui traverse le judaïsme, le christianisme et même la géopolitique moderne, leur retour étant le signe d’un bouleversement mondial.
* La Bible affirme que des populations étrangères auraient été déplacées pour les remplacer sur leur territoire. Ces étrangers auraient créé une religion mélangeant influences israélite et païennes, donnant ainsi naissance aux Samaritains. Elle prédisait qu'un jour elles seraient réunies lors de la rédemption finale du peuple d'Israël .
Dans cette stratégie moderne de l’État juif, où le "terrorisme" est souvent brandi comme un épouvantail pour stigmatiser des communautés, les affaiblir ou les abattre, l'objectif est la conquête de nouvelles terres destinées à l'inscrire dans la démarche eschatologique du Grand Israël*, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a avoué en août 2025 son attachement profond à ce projet millénariste. Dans une interview franche, il s'est en effet déclaré engagé dans une "mission historique et spirituelle" consistant à conquérir le Moyen-Orient. Cette révélation confirme ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps : Israël ne se contente pas de se défendre, il est déterminé à annexer ses voisins par des guerres d’agression financées par la générosité des contribuables américains. Pendant des années, quiconque mettait en garde contre les ambitions expansionnistes d’Israël était taxé de complotiste ou accusé d’antisémitisme.
Les propres mots de Netanyahu montrent désormais que ces avertissements n’étaient pas exagérés, mais qu’ils donnaient un aperçu d’un plan à long terme visant à remodeler le Moyen-Orient. Et ces terres - colonies palestiniennes, Liban, Syrie, Égypte, Jordanie... -, considérées comme sauvages car impures, ne sont pas seulement destinées à être prises. Elles doivent être nettoyées, redessinées par une volonté de domination qui voit dans les autochtones un obstacle à éliminer. D'aucuns parlent de sionisme fasciste, propre aux ancêtres khazars du peuple juif porteurs de ces gènes bellicistes impitoyables.
Et pour ce petit État de taille, cette stratégie requiert non seulement la force brute, mais surtout une capacité à façonner les récits comme les territoires. Tout comme les Mormons avec leur
vision d’une Amérique sacrée*², les stratèges israéliens exercent une pression sur l'empire tout puissant sur le plan militaire, les États-Unis, afin de s'assurer protection et appui, à l'instar
du sénateur belliciste républicain Lindsey Graham qui, lors du 58e gala annuel Silver Elephant, une importante collecte de fonds organisée par le parti en Caroline du Sud, a indiqué avec
cynisme dans un mélange de politique et de théologie que mettre fin à l’aide à Israël inciterait Dieu à "débrancher" l’Amérique qui serait alors confronté à une intervention divine sous la forme
d’une punition. Comme si Dieu avait un parti pris géopolitique...
Le coût de ce fanatisme est bel et bien le sang des innocents versé, victimes de ces conflits millénaristes liée à une idéologie religieuse sacrificielle. L’endroit où le monde devait s’éveiller,
la Terre promise, n'est-il pas en fin de compte destiné en cette fin de cyclicité civilisationnelle à devenir celui où il s’éteindra, dans un brasier nucléaire ou un chaos orchestré ?
* Cf. Le féminin séquestré.
*² Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.
Du lien entre la laïcité française et le sionisme politique
Le lien entre la laïcité française (1905) et le sionisme politique (officialisé en 1897) est bien plus profond qu’il n’y paraît. S'ils apparaissent de prime abord comme deux projets opposés, l’un visant à retirer la religion de l’espace public et l’autre à fonder un État sur une identité religieuse revendiquée, les deux procèdent d’une même dynamique : l’effacement du christianisme comme puissance structurante de l’histoire.
La laïcité de 1905 constitue de son côté une rupture qui semble neutre en prétendant rétablir l'équilibre entre l’Église et l’État. Mais elle intervient après un siècle de guerre spirituelle larvée, commencée avec la Révolution française et poursuivie par la IIIe République. Cette laïcité remplace en fait le christianisme par un culte nouveau, celui de la République, de la Raison, de la Mémoire sélective et de la Déclaration des droits de l’Homme.
On ne nie pas Dieu, on change de Dieu, la République devenant une religion civile avec ses fêtes (14 juillet), ses martyrs (les hussards noirs de Ferry), ses temples (les mairies), ses sacrements (l’école obligatoire) et ses tabous. Et surtout, elle efface le mystère de l’Incarnation, l'idée qu’un Dieu ait pu devenir homme, dans l’humilité, et qu’aucun peuple ne soit au-dessus d’un autre. Cette croyance devenant une menace pour le nouvel ordre moral, elle crée les conditions où cette foi n’a plus de légitimité publique.
De son côté, le sionisme politique constitue un projet messianique inversé à travers divers cercles européens — notamment austro-hongrois, germano-juifs, britanniques — où se prépare un autre projet se prépare, celui de redonner au judaïsme une centralité politique mondiale. Non non pas à travers l’attente du Messie, mais à travers la création d’un État-nation. Theodor Herzl, qui l’exprime au Congrès de Bâle (1897), en sera la façade, tandis que de puissants réseaux qui le soutiennent - banquiers, francs-maçons, intellectuels, protestants millénaristes - sont à la manoeuvre. L'idée est simple : donner au "peuple élu" un territoire, effacer le rôle historique du christianisme dans l’histoire de l’Europe, et reprendre le contrôle de Jérusalem, destinée à demeurer au cœur des temps modernes.
Tous deux participent ainsi d'un même esprit : remplacer, inverser, sanctuariser, se renforçant mutuellement dans les faits. La laïcité affaiblit le christianisme en France, en l’expulsant des écoles, des institutions, du récit national, et le sionisme affaiblit la chrétienté en Orient, en se présentant comme l’unique légataire de Jérusalem. Les deux participent au même renversement spirituel : remplacer l’universalité humble du Christ par une élection inversée.
La France est ainsi devenue le laboratoire du vide religieux (laïcité sanctifiée), pendant qu’Israël devenait le laboratoire de la fusion religion-politique à sens unique (sionisme sanctifié), les deux avec le concours de certaines élites financières, philosophiques et spirituelles (membres influents du B’nai B’rith, banquiers comme les Rothschild, intellectuels francs-maçons français ou anglo-saxons, cercles protestants britanniques qui voyaient dans le retour des Juifs en Palestine le prélude à l’Apocalypse). Tous, à leur manière, ont œuvré à neutraliser la Croix, soit en la reléguant au domaine privé, soit en la dissolvant dans une identité juive réhabilitée, non par la grâce, mais par le droit.
Ce n’était pas un hasard. C’était un plan, machiavélique il va sans dire !
Colonisation des esprits à la sauce culturo-républicaine tricolore
À l’occasion des 120 ans de la loi sur la laïcité, le mouvement Judaïsme en Mouvement a organisé un colloque exceptionnel le 15 décembre 2025 au Palais du
Luxembourg sur le thème : "Laïcité, Religions, Judaïsme". En présence du président du Sénat Gérard Larcher, du sénateur Roger Karoutchi et de la rabbin Delphine Horvilleur, l'ancien ministre
de l’Education nationale (2012 à 2014) Vincent Peillon a déclaré : "Le judaïsme remplit toutes les conditions de la modernité républicaine. La devise républicaine 'Liberté, Égalité,
Fraternité', à leurs yeux, est directement issue de la République des Hébreux et de la loi mosaïque. [...] Le problème de la République, c’est qu’elle manque d’esprit religieux, d’esprit
civique, c’est-à-dire de lien. Il faut qu’on puisse fonder, toujours dans une transcendance, le lien immanent entre les êtres, car si les êtres se prennent pour Dieu, ils font le
pire. Donc il faut qu’il y ait quelque chose, mais dont personne ne puisse se prévaloir : je ne peux pas le nommer et il n’y a pas d’idoles, c’est aussi la modernité. [...] La
République se cherche depuis longtemps une religion : c’est bien une religion laïque et la religion laïque, elle a un nom, c’est le judaïsme [...] le judaïsme ramené à l’essentiel de son message
peut donner cette religion dont la République a besoin et qu’elle cherche depuis la Révolution française." Issu d’une famille juive alsacienne par sa mère Françoise Blum (ancienne directrice
de l’Inserm), Vincent Peillon avait milité, adolescent, dans les Comités communistes pour l’autogestion, un groupuscule d’extrême-gauche, avant de rejoindre le Parti socialiste en
1992.
Quant au journaliste, chroniqueur, humoriste, écrivain, auteur-compositeur-interprète et chansonnier français
Philippe Val, ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo, il a en janvier à Lyon comme invité d’honneur du B’nai B’rith, la plus
vieille organisation juive toujours en activité dans le monde calquée sur les organisations maçonniques, exprimé sa vision de la pensée judéo-grecque : "Ce n’est pas la laïcité qu’il faut défendre, mais la transcendance de la raison [...] La pensée judéo‑grecque, l’Iliade, l’Odyssée, racontent notre histoire, la vie de chacun
d’entre nous. [...] Je me sens enfant de la philosophie grecque. Dans la guerre en Ukraine, la Russie de Poutine est du côté de Troie, c’est‑à‑dire la divinisation de la nature, l’interdiction de
la critique. À l’opposé, l’Ukraine est du côté de la culture grecque, de la rationalité de l’esprit. [...] J’aime Israël, j’aime la République ou la Grèce, j’aime les pays qui ont lié l’égalité à
la liberté et qui l’incarnent en justice. C’est dans ces pays que l’on peut continuer à exister [...] La pensée judéo‑grecque, l’Iliade, l’Odyssée, racontent notre histoire, la vie de chacun
d’entre nous. La guerre Sparte‑Athènes n’a jamais cessé, Sparte, c’est Moscou, Kiev c’est Athènes, dirigée par un président juif démocratiquement élu. [...] Je suis un homme qui doute, mais je
suis un homme qui préfère être heureux, jouer du piano plutôt que faire la guerre. Je ne peux concevoir que quelqu’un en vienne à se faire sauter au bout du monde pour faire disparaître un
peuple."
Des accusations d'antisémitisme
Les accusations d'antisémitisme* brandies à tout bout de champ traduisent la folie de l'époque, propagées par des esprits simplistes et pathétiques pour qui prononcer le mot "juif" quand on est goy (non juif) expose déjà à l'accusation d'antisémitisme pathologique, qui serait la preuve de leur obsession maladive de ce fait totalement suspecte. Alors qu'en France il est devenu normal d'associer couramment le mot Islam et terrorisme, association spontanée qui n'expose pas couramment leur auteur à l'accusation d'islamophobie (voir tout particulièrement nombre de chroniqueurs de la chaîne CNews), en revanche associer le mot judaïsme et le mot racisme ou intolérance expose spontanément à l'accusation la plus stigmatisante, celle de nostalgie du nazisme.
Tel est le "deux poids deux mesures" imposé par une presse subventionnée aux ordres, qui suscite de ce fait majoritairement un rejet spontané dans l'opinion française. L'islam peut être dénoncé sans risque, alors que le judaïsme doit être présenté en bien, non sans risque pour autant.
L'hubris israélienne n'a visiblement pas de limite : non seulement, il est normal de taxer d'antisémitisme l'impétrant critique à sa moindre interrogation sur le respect du droit de la guerre ou du droit international par Israël, non seulement il est normal d'expliquer que les Occidentaux sont faibles face à l'islam, mais il faut encore et encore expliquer qu'ils seraient des nostalgiques du Zyklon B lorsqu'ils s'indignent de voir un Juif de Jérusalem cracher ordinairement sur un prêtre à la sortie du Saint-Sépulcre. Grâce à la culpabilité de la Shoah, ce phénomène scandaleux passe sous les radars d'un certain nombre de bonnes âmes chrétiennes qui n'en finiront jamais de s'excuser d'exister, et qui seront prêtes à se confondre en contritions jusqu'au dernier Palestinien présent sur la terre de ses ancêtres. Il n'en reste pas moins que le crachat lancé par un Juif anonyme et "quotidien" sur un prêtre à Jérusalem en mars 2026, prouve que, comme tous les autres monothéismes, le judaïsme peut être producteur de haine, de racisme, de violence, d'agression, de bêtise profonde.
Il n'y a aucun antisémitisme à dénoncer cette évidence, mais simplement du bon sens : la religion aveugle les âmes et les abrutit. Le judaïsme n'est ni meilleur ni pire que les autres religions : il est un banal opium du peuple. Le problème tient à la réaction officielle vis-à-vis de cette haine ordinaire du Juif militant pour le clergé chrétien, dont le clergé catholique. Le toxique ministre israélien de la sécurité nationale, le funeste Ben Gvir, issu du mouvement extrémiste Force juive, avait justifié le fait de cracher sur un prêtre à la sortie du Saint-Sépulcre en expliquant qu'il s'agissait d'une vieille coutume juive. Voilà qui est simple : un Chrétien qui crache sur un rabbin dans une rue de Paris, c'est un acte antisémite, un Juif qui crache sur un prêtre à Jérusalem, c'est une vieille coutume. Autrement dit, selon que tu seras Juif ou Chrétien, tu seras plus ou moins coupable. La Fontaine nous a pourtant appris l'hypocrisie parfaite de ces raisonnements tordus.
Compte tenu de la pression internationale qui est montée, la police israélienne a dû agir. Alors que des policiers en civil avaient arrêté cinq Juifs qui avaient craché sur des chrétiens, le même Ben Gvir, tout ministre de la sécurité qu'il est, a affirmé publiquement : "Je continue de penser que cracher sur des chrétiens n’est pas un acte criminel. Je pense que nous devons agir par l’instruction et l’éducation. Tout ne justifie pas une arrestation." Pour un ministre religieux israélien, cracher sur un Juif à Paris, c'est la nostalgie d'Auschwitz passible de prison, mais cracher sur un Chrétien à Jérusalem, ce n'est pas un acte criminel. Ben Gvir est toujours ministre de Nétanyahu, et continue de donner des leçons de civilisation, de tolérance et d'antisémitisme.
Cette affaire traduit l'avachissement de l'Occident chrétien, fait de servitude volontaire et de soumission honteuse. C'est le persistant aveuglement de la classe politique, tout particulièrement française, vis-à-vis de la haine israélienne ordinaire qui est au pouvoir, et singulièrement vis-à-vis de la haine anti-chrétienne qui est légitimée par le gouvernement de Nétanyahu, lequel lui intime de participer à ses guerres de haine et d'intolérance. Prenons ainsi le cas de Bruno Retailleau, qui se présente comme "conservateur" chrétien et qui, accessoirement, non seulement s'entoure d'amis d'Israël au plus haut niveau, mais se montre plus strict, plus rigoureux, plus intolérant dans la défense d'Israël que le CRIF lui-même. L'avons-nous entendu élever la moindre protestation contre la fermeture sine die du Saint-Sépulcre à l'approche de Pâques 2026 ? L'avons-nous entendu demander la démission de Ben-Gvir, ce grand pourfendeur du christianisme ? Pas un mot. Voilà qui s'appelle de la soumission, et qui démontre explicitement qu'on peut être une "grande gueule" vis-à-vis de l'Algérie musulmane, et un parfait soumis vis-à-vis d'Israël. Autres exemples, ceux de Sarah Knafo ou d'Eric Zemmour, pour qui le "judéo-christianisme" se résume surtout au judaïsme et implique peu de respects pour les avachis de goyim, qui finiront bien par dire merci en avalant les couleuvres de Tel-Aviv. Dans tous les cas, on voit comment le front judéo-chrétien vis-à-vis de l'islam traite les Chrétiens au jour le jour.
* Le ministère de l'Intérieur français a comptabilisé 1 320 actes antisémites en 2025.
De l'influence du sionisme sur l'empire états-unien (1)
L’AIPAC, ou American Israel Public Affairs Committee, est un lobby pro-israélien d’une puissance exceptionnelle aux États-Unis. Ce qui le rend unique est
qu'il opère sans être classé comme "agent étranger", une exemption rare qui lui offre une liberté presque sans limites pour façonner les politiques décidées à Washington la capitale. Cette
organisation est ainsi capable d’influer sur les lois, les votes et les priorités d’une superpuissance, sans avoir à rendre des comptes comme le feraient des entités liées à d’autres
nations.
Pour comprendre l’ampleur de ce pouvoir, il n'est qu'à voir la manière dont l’AIPAC et ses organisations affiliées injectent des sommes colossales dans les campagnes électorales américaines. En 2022, par exemple, le United Democracy Project, un super PAC lié à l’AIPAC, a dépensé plus de 26 millions de dollars pour soutenir ou contrer des candidats lors des primaires, somme pouvant faire basculer une élection locale ou nationale. Sur les 535 membres du Congrès américain, une étude de 2019 a montré que 97 % des sénateurs et représentants ont reçu, directement ou indirectement, des fonds de groupes pro-israéliens. En 2023, l’AIPAC a investi plus de 100 millions de dollars pour soutenir des candidats pro-Israël, ces 100 millions n'étant que la partie visible. Indirectement, via des réseaux philanthropiques, des super PAC et des financements opaques, les sommes en jeu sont bien plus colossales.
Ces chiffres ne sont pas des anomalies isolées, se répétant année après année comme un motif gravé dans le marbre. Le 100% n’est pas loin. Qui y échappe vraiment ? Comment ne pas s’auto censurer, même si on a refusé la compromission financière ? Comment ne pas se montrer fidèle à Israël, à l'instar de Donald Trump qui a adopté des politiques pro-israéliennes (reconnaissance de Jérusalem comme capitale, accords d’Abraham et livraisons d’armes ou participation à la guerre contre l’Iran en 2025) ? Tous ces lobbies créent inévitablement des allégeances sincères ou forcées, le Premier ministre israélien s'étant lui-même vanté dans plusieurs discours, notamment devant la Knesset mais aussi en privé, du fait que "nous contrôlons Washington", manière de dire que l’alliance américano-israélienne ne se limite pas à un partenariat, mais à une forme de tutelle politique...
L'argent n’est que la première étape, puisqu'une fois élus, les responsables politiques dépendent de conseillers, de cabinets et de plumes qui rédigent les lois. Et là encore, l’AIPAC excelle. Ses réseaux s’étendent aux cabinets de lobbying et de conseil en stratégie, ces machines discrètes qui murmurent à l’oreille des législateurs. Ainsi par exemple la loi sur l’aide militaire à Israël, qui voit chaque année les États-Unis allouer environ 3,8 milliards de dollars à Tel-Aviv. Cette somme est votée presque sans débat, souvent sous la plume de conseillers liés à ces cercles d’influence. Ce contrôle ne s’arrête pas aux chèques, dans la mesure où il façonne les textes, verrouille les décisions, et assure une mainmise qui semble presque totale.
Sous Kennedy, cette mécanique n’était pas encore aussi huilée, mais les prémices étaient là. Elle s’est alors heurtée à un président déterminé à changer les règles, son refus de jouer le jeu pouvant alors déranger un système en train de s’installer. Il exigea en effet plus de transparence, notamment sur les financements et les pressions exercées par ce lobby. Cette demande aurait selon certains pu signer son arrêt de mort. C'est ce à quoi les documents déclassifiés et libérés notamment en mars 2025 pourront ou non répondre*... En attendant, Israël sous le régime de fer de Netanyahu a pu intensifier ses opérations à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et en Syrie en 2025 sans rencontrer la moindre opposition en représailles des évènements survenus en octobre 2024, dans le cadre d'une stratégie redoutablement opportuniste et d'une constance implacable: exploiter chaque crise pour avancer ses intérêts. Cette escalade est ainsi survenue en pleine guerre en Ukraine, alors que l’attention mondiale était déjà détournée, et surtout durant la campagne présidentielle américaine de novembre 2024. Cette période a constitué de ce fait une couverture idéale : tandis que les États-Unis étaient absorbés par leur processus électoral, aucun candidat ni équipe de campagne n’a osé s’exprimer sur le sujet. Pourquoi ? Parce que des organisations influentes comme l’AIPAC et l’ADL, fervents défenseurs du sionisme, auraient immédiatement compromis leurs ambitions politiques !
A noter également que l'administration Trump, par l’intermédiaire du National Endowment for the Humanities, une agence qui finance des programmes liés aux sciences humaines aux États-Unis (musées, archives, bibliothèques, collèges, universités, chaînes de télévision publiques, stations de radio, chercheurs individuels), accorde la plus importante subvention de l’histoire de cette agence, soit plus de 10 millions de dollars, au Tikvah Fund, un groupe néoconservateur juif américain, au nom de la lutte contre "la pathologie de l’antisémitisme" et de la promotion des enseignements du Talmud en Amérique. Le Tikvah Fund fait partie du mouvement Israel First, qui se consacre à la promotion de "l’excellence juive" sur le plan international. Il a fait la une des journaux en août 2025 pour avoir versé près de 400 000 shekels (environ 110 000 dollars) pour traduire en hébreu le livre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sans le déclarer comme un don politique. Même si les mémoires ont été utilisées dans la campagne du parti politique Likoud et qu’une partie des revenus a probablement été versée à Netanyahu en tant qu’auteur, les 400 000 shekels n’ont pas été déclarés comme un don politique...
En outre, dans le cadre de la campagne d’influence numérique lancée en 2024 pour améliorer l’image d’Israël auprès des conservateurs américains ("Projet Esther"), le ministère israélien des Affaires étrangères, en coordination avec l’Agence gouvernementale israélienne de publicité, avait alloué plusieurs millions de dollars à Havas Media Germany GmbH (filiale du groupe français Havas, propriété de Vivendi/Bolloré), ce budget ayant servi à financer trois sociétés américaines chargées de recruter et rémunérer des influenceurs : Clock Tower X LLC (dirigée par Brad Parscale, ancien directeur des campagnes en ligne de Donald Trump), Faith By Works LLC (dirigée par Chad Schnitger, pasteur évangélique conservateur) et Bridges Partners LLC (fondée par Yair Levi et Uri Steinberg, tous deux anciens du ministère israélien des Affaires stratégiques).
* Des notes de la CIA y figurent, qui évoquent des réunions entre officiels israéliens et des figures influentes à Washington dans les mois précédant le 22 novembre 1963, jour de l'assassinat de JFK. Pas de preuve directe, mais une répétition de rencontres, d'aucuns diraient de pressions subtiles.
Ronald S. Lauder, héritier de l’empire cosmétique Estée Lauder et Président du World Jewish Congress, est un homme qui ne représente pas une opinion, mais une architecture d’influence. Il ne s’adresse pas au grand public, mais aux lecteurs du quotidien Israel Hayom (premier des quotidiens gratuits), aux élites politiques, médiatiques et financières réunies à New York, à ceux qui financent, arbitrent, orientent, à ceux qui savent que le pouvoir n’a plus besoin de s’exposer pour agir. Son discours prononcé fin 2025 est clair. Il commence comme beaucoup d’autres : par un diagnostic sur la montée de l’antisémitisme, par une rhétorique de l’urgence, par la désignation d’un danger global, réel, amplifié, instrumentalisé. Mais le cœur du discours est ailleurs. Il est dans ce moment précis où Lauder a cessé de décrire… et annoncé que tout candidat au Congrès ou au Sénat américain, dont la plateforme inclut ce qui sera qualifié d’antisémitisme, sera ciblé. Il dit : nous irons après eux, nous financerons leurs adversaires fiables, nous organiserons des événements dans leurs districts pour les faire tomber. Ce ne sont pas des paroles de tribune, ce sont des instructions. Il ne s’agit plus de lutter contre la haine, il s’agit de définir qui a le droit d’exister politiquement.
Dans ce discours, une confusion décisive est actée, sans être discutée, sans être interrogée : la confusion entre antisémitisme, critique d’Israël, opposition au sionisme, et désormais déviance politique sanctionnable. À partir de là, tout s’aligne. L’éducation devient un champ de bataille, les universités deviennent un "ground zero", les enseignants doivent être exposés, remplacés, éliminés du circuit, les slogans deviennent des crimes, la parole devient un indicateur de loyauté, et l’élection — fondement de la démocratie — devient un processus sous condition.
Quand une idéologie devient intouchable, quand elle se place au-dessus du débat, quand elle décide seule de la frontière entre le bien et le mal, quand elle annonce publiquement qu’elle financera la chute des élus déviants, alors elle n’est plus une cause.
Elle est un système de contrôle. Le sionisme n’est plus ici une conviction. Il devient l’alpha et l’oméga du licite politique.
La ligne rouge ultime. Non négociable, non discutable. Et toute pensée qui s’en écarte n’est plus une opinion. Elle devient une cible.
De l'influence du sionisme sur l'empire états-unien et français (2)
Nombre d'organisations comme l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) ou l’ADL (Anti-Defamation League) ne sont pas "pro-américaines" au sens noble, mais pro-Israël, parfois ultra-sionistes, souvent prêtes à sacrifier l’intérêt général américain pour des agendas géopolitiques plus étroits, plus radicaux, plus dangereux. C'est aussi le cas de la controversée USAID (United States Agency for International Development), instrument à double visage qui mêle aide au développement et ingérence politique sous couvert d’humanitaire. Mais ce ne sont pas les seules. On retrouve également des cercles comme le Washington Institute for Near East Policy (WINEP), le Foundation for Defense of Democracies (FDD), ou encore le très discret mais influent JINSA (Jewish Institute for National Security of America), qui tous se présentent comme des think tanks stratégiques ou des acteurs du dialogue. Ils défendent tous les interventions militaires favorables à Israël, au détriment de la stabilité régionale. Dans la politique intérieure, leur mainmise est palpable, à l'instar de l’ADL qui influence fortement les politiques de censure, les définitions du "discours de haine", et les campagnes contre la "désinformation", c’est-à-dire toute parole qui dérange leur ligne idéologique. L'exemple caricatural est le sénateur Ted Cruz, qui se proclame "le principal défenseur d’Israël au Sénat américain". Il a été publiquement démasqué en juin 2025 par l’ancien animateur de Fox, Tucker Carlson, qui a publié une vidéo dans laquelle on le voit démolir rhétoriquement ce sénateur quant à sa détermination à voir les États-Unis attaquer l’Iran au nom d’Israël. Si Cruz se présente comme un sioniste chrétien animé par son propre fanatisme en faveur d’Israël, sa ligne politique est en fait dictée par Tel-Aviv, par le biais de son conseiller principal pour la politique et la communication, un lobbyiste sioniste d’origine israélienne nommé Omri Ceren. Celui-ci avait été directeur de presse pour The Israel Project, un groupe de pression sioniste qui avait été contraint de fermer après avoir été dénoncé comme une façade du gouvernement israélien par une enquête des reporters du Lobby sous couverture révolutionnaire d’Al Jazeera.
Autre instance de poids, l’American Jewish Committee (AJC), fondé en 1906 dans le but de regrouper toutes les composantes juives américaines pour défendre le droit des Juifs du monde entier. C'est l'une des plus anciennes organisations de défense des Juifs des Etats-Unis. et qui depuis 2009 se considère comme le "Centre mondial de défense des Juifs et d'Israël". Elle est très active dans le rapprochement stratégique entre les grandes institutions juives américaines et françaises, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). Si la coopération entre l’AJC et le CRIF s’est intensifiée au fil des années, elle a pris une nouvelle dimension symbolique et opérationnelle, voyant l'AJC, très présente dans les universités américaines, partager son expertise avec l’UEJF qui dénonce régulièrement les dérives antisionistes dans les établissements français. L'objectif est de rassembler les jeunes des deux plus grandes communautés juives hors d’Israël, et de les aider à comprendre le pouvoir dont ils disposent. Un de ses influençeurs, le sioniste Hillel Fuld, figure médiatique israélo-américaine très suivie par la communauté juive sur les réseaux sociaux, n'a pas hésité à twitter sur X en janvier 2024 "Les Palestiniens de Gaza devraient être considérés comme les Allemands l’étaient sous l’Allemagne nazie", déclaration qui a conduit le gouvernement australien à révoquer son visa pour sa venue en juin 2025 pour une levée de fonds à Sydney et Melbourne à l’invitation du Magen David Adom, l'équivalent de la Croix-Rouge en Israël.
Toutefois en France, à la suite de la rencontre historique entre Marine Le Pen, cheffe du parti politique Le Rassemblement National, et l’ambassadeur d’Israël
Joshua Zarka à Paris en avril 2026, les hostilités ont été lancées entre d'une part les principaux dirigeants du CRIF, et d'autre part les partisans de la ligne dure du Likoud, largement
représentée en France par l'avocat sioniste Gilles-William Goldnadel. Selon Richard Abitbol, président d’honneur de la Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël (CJFAI) et
vice-président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), une immense partie des Juifs français pensent que le CRIF, le Consistoire et une partie des institutions
communautaires ne représentent plus réellement la base juive française. Ils représenteraient un appareil, un entre-soi, une sociologie vieillissante, un logiciel politique périmé, une
respectabilité médiatique devenue leur obsession principale. Le CRIF, qui n’est pas élu par les Juifs de France, fonctionnerait comme une fédération opaque d’associations et d’appareils internes
dont l’immense majorité des Juifs ignore même les mécanismes de désignation. Quant au Consistoire, ses taux de participation aux élections consistoriales étant dérisoires, ses quelques centaines
de votants ne pourraient prétendre parler au nom de centaines de milliers de Juifs français. Si pendant des décennies, les Juifs de France ont largement voté pour la gauche républicaine, le
centre ou la droite modérée, une partie croissante des Juifs regarderait désormais vers le RN, ayant le sentiment qu'il serait le seul à nommer clairement les dangers qu’ils vivent
quotidiennement. Le fossé semble bel et bien devenir abyssal au sein d'une communauté idéologiquement divisée...
Autre tension communautaire en Suisse romande, où la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) a déposé une plainte pénale pour diffamation contre le CODH (Collectif pour la Défense des Droits Humains). Depuis de nombreuses années, la CICAD intervenant dans les établissements scolaires de Suisse romande pour proposer des "programmes de prévention contre le racisme et l’antisémitisme", le CODH l'avait en effet publiquement accusé de stigmatiser certaines communautés dans ses outils pédagogiques et de mener ainsi une action partisane, notamment en propageant un amalgame fallacieux entre antisionisme et antisémitisme, en se faisant l’avocat du régime israélien et de son idéologie sioniste dans la sphère publique, et en stigmatisant les personnes arabes et musulmanes dans ses outils pédagogiques. Il jugeait que l’argent des contribuables ne devrait pas financer un tel détournement de la lutte antiraciste, ni la propagande au service d’un État étranger commettant de graves violations du droit international et des droits humains. De son côté, la CICAD a rejeté ces accusations, considérant qu’elles portaient atteinte à son honneur et à sa crédibilité.
Qui plus est, le journaliste influenceur Tucker Carlson a révélé en avril 2026 lors d’une discussion avec l’analyste géopolitique Brandon Weichert que des officiers des Forces de défense israéliennes (FDI) occupaient des postes permanents au Pentagone, siège du Ministère de la Défense états-unien, tandis que des agents du Mossad occupaient des postes permanents au siège de la CIA à Langley en Virginie. Carlson a attribué cette situation à l’influence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le gouvernement américain.

Le sionisme révisionniste, ce parasite humain
La guêpe Ampulex compressa est également connue sous le nom de guêpe bijou. Ce minuscule insecte injecte un venin neurotoxique dans les ganglions des cafards, les transformant en zombies qui se laissent volontairement métamorphoser en hôtes vivants pour la prochaine génération de guêpes-bijoux. Ces dernières se nourrissent en effet de ce parasite, avant d'émerger et de s'attaquer à d'autres cafards sans méfiance.
Israël dans sa version sioniste dénaturée est l'équivalent moderne de cette guêpe-bijou, un prédateur qui infecte son hôte d'un poison altérant l'esprit, l'obligeant ainsi à tolérer l'intrusion parasitaire qui finira par lui coûter la vie. L'hôte, en l'occurrence, ce sont les États-Unis. En laissant Israël transformer cette nation qualifiée par certains d'Etat civilisationnel en une version zombifiée de ce qu'avaient imaginé leurs pères fondateurs, ses citoyens ne font que précipiter leur propre perte collective.
La guêpe bijou est ainsi ce que l'on appelle un parasitoïde, un organisme qui, contrairement aux parasites plus conventionnels, finit par tuer son hôte). Son attaque se déroule en plusieurs phases. Elle commence par piquer directement le cafard dans une partie du système nerveux central appelée le premier ganglion thoracique. Son venin contenant de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA), il est un neurotransmetteur inhibiteur qui bloque les motoneurones, paralysant temporairement les pattes du cafard et la laissant ainsi sans défense. Le minuscule parasitoïde vert se positionne alors pour le coup de grâce : il enfonce son dard à travers les membranes molles de la gorge du cafard et dans son cerveau, transformant cet hôte potentiellement violent en un zombie docile. Certains scientifiques émettent l'hypothèse que l'injection de GABA dans le cerveau du cafard déclenche un effet similaire à celui de la dopamine, où le cafard se soumet à son destin en raison du plaisir qu'il ressent lors de l'injection du venin qui lui coûtera finalement la vie...
Si le sionisme est un mouvement nationaliste juif apparu en Europe à la fin du XIXe siècle qui visait à établir une patrie pour le peuple juif en prenant le contrôle de la Palestine, sa vision depuis s'est étendue d'un Israël défini par les frontières établies par mandat des Nations Unies en 1948 à ce que l'on appelle le "Grand Israël", un territoire correspondant à l'Israël biblique. Bien que le sionisme soit généralement associé au gouvernement israélien et à sa politique, c'est en réalité aux États-Unis qu'il trouve sa plus forte expression. Dans ce pays, des organisations sionistes américaines ont cherché à influencer le gouvernement américain et, par extension, le peuple américain, afin de faciliter la création du Grand Israël.
À bien des égards, l'attaque de la guêpe-bijou sur le cafard américain rappelle la stratégie des sionistes américains qui transforment la nation américaine et son peuple en un hôte passif, tel un zombie, pour perpétuer les objectifs odieux de leur mouvement. Au lieu d'un venin stimulant la dopamine, les sionistes ont instrumentalisé l'Holocauste, le génocide perpétré par l'Allemagne nazie contre les Juifs d'Europe. Norman Finkelstein, fils d'un survivant de l'Holocauste, a analysé ce phénomène dans son ouvrage "L'Industrie de l'Holocauste : Réflexions sur l'exploitation de la souffrance juive". Il y démontrait de manière convaincante que l'establishment juif américain – extension du sionisme – a exploité l'Holocauste nazi à des fins politiques et financières, et pour servir les intérêts des sionistes israéliens. De cette manière, l'Holocauste est devenu l'équivalent du GABA, infectant le cerveau de l'hôte américain et, en le distrayant avec la fiction qu'Israël était l'héritage logique et légitime de l'Holocauste, a paralysé le peuple américain et empêché de rejeter cette fausse association, le préparant ainsi à ce qui va suivre.
Le peuple américain est farouchement protecteur de ce qu'il appelle ses droits souverains, notamment ceux qui concernent les libertés garanties par les dix premiers amendements de la Constitution américaine (la Déclaration des droits). Or, le GABA de l'Holocauste, injecté dans le cerveau du peuple américain par les sionistes, altère le fonctionnement de ce cerveau collectif, atténuant sa réaction aux stimuli qui, autrement, déclencheraient une réaction de défense viscérale. En bref, l'injection de GABA de l'Holocauste pratiquée par le parasitoïde sioniste sur les neurones de l'hôte américain, les rendent moins actifs et réactifs, ce qui conduit à un renoncement volontaire à la souveraineté, préférant être dévorés vivants. Il en découle plusieurs comportements autodestructeurs :
. L'atteinte à la liberté d'expression, car en assimilant l'Holocauste à la légitimité de la mission sioniste, ce venin GABA-Holocauste permet la suppression de la liberté d'expression, ce droit américain fondamental. La critique du sionisme devient une critique de l'Holocauste, elle-même qualifiée d'intrinsèquement antisémite, ce qui conduit à la conclusion que toute critique du sionisme est en soi un acte antisémite.
. La criminalisation de cet antisémitisme nouvellement défini, faisant de tout soutien aux opposants au sionisme un acte criminel passible d'arrestation et, pour ceux qui ne possèdent pas la citoyenneté américaine, d'expulsion. Ce parasitoïde sioniste a engourdi la sensibilité des Américains qui, d'ordinaire, se rallient aux causes qui définissent l'essence même des libertés civiles américaines, telles que la liberté d'expression et le droit à une procédure régulière, au point d'applaudir des voyous masqués et en uniforme, déguisés en agents fédéraux, qui arrêtent des gens chez eux et dans la rue, les jugent devant des tribunaux d'exception et les expulsent du pays au mépris total de l'État de droit.
Le venin GABA-Holocauste ne fait qu'atténuer les mécanismes de réponse de l'hôte, sans les supprimer complètement, l'hôte pouvant encore agir dans son propre intérêt si prise de conscience s'entend. Mais comme le parasitoïde sioniste a implanté un œuf dans le corps de cet hôte, connu sous le nom de Comité des affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC), celui-ci va chercher à prendre le contrôle total du fonctionnement de son hôte, le dévorant de l'intérieur, tandis que le peuple américain savoure l'effet dopaminergique du venin de l'Holocauste que le parasitoïde sioniste lui a injecté. L'AIPAC, cet agent étranger non enregistré, voit bel et bien son existence continue constituer une menace existentielle pour la survie de l'Amérique, n'attendant que d'être déployée pour ensuite engloutir toute notion de peuple libre et indépendant aspirant à la promesse et à la vision de ses pères fondateurs.
Dans une déclaration surprenante au Daily Caller, un site web qualifié d'extrême-droite basé à Washington et fondé en 2010 par le journaliste devenu indépendant Tucker Carlson, le président Donald Trump a fini par révéler début septembre 2025 ce "contrôle total" qu’Israël exerce sur le Congrès américain, et qui rend impossible la survie en politique américaine de quiconque parlait "en mal" de l’État juif. Il l'a décrit à plusieurs reprises cette influence d’Israël comme "le lobby le plus puissant que j’ai jamais vu", citant des exemples historiques où les critiques à l’égard d’Israël ont mis fin à la carrière de politiciens...
Cette sorte de "mafia invisible", infiltrée au cœur d’Israël ou disséminée à travers le monde, a réussi un tour de force en quelques décennies : non seulement survivre, mais prospérer, se rendre sympathique aux yeux de certains, et surtout devenir assez puissante pour manipuler l’histoire elle-même en supprimant au sens propre comme figuré des figures clés – leaders, penseurs, gêneurs –, et en déclenchant des événements bouleversants, tout cela sans jamais être pleinement démasquée et de ce fait inquiétée. Il s'agit en toute connaissance de cause de préserver le "crédit victimaire" d'Israël, contribuant ainsi à la division des consciences par ce qui se nomme en psychologie le triangle bourreau-victime-sauveur*.
Les rares voix qui osent pointer du doigt cette réalité sont vite réduites au silence, ostracisées, étiquetées comme "complotistes", "antisémites" et désormais "antisionistes", leurs accusations étant balayées d’un revers de main. Pendant ce temps, les preuves de ces méfaits mises sous l'éteignoir s’effacent, comme des traces dans le sable effacées par le vent.
* Ce triangle dramatique, appelé triangle de Karpman, est une figure d'analyse transactionnelle qui a été proposée par Stephen Karpman, médecin et psychiatre à l'université de Californie à San Francisco, en 1968. Il met en évidence un scénario relationnel typique entre victime, persécuteur et sauveur, perturbant la communication entre les interlocuteurs concernés au point de ne pas pouvoir se poursuivre de façon fluide et agréable.
Antisémistisme à double visage
Le procureur général par intérim du Nevada, Sigal Chattah, un Israélien nommé par Trump, a admis que le suspect israélien Tom Artiom Alexandrovich, accusé de viol sur mineur, avait été libéré et autorisé à quitter le pays pour éviter des accusations d’antisémitisme, choisissant de ne pas le poursuivre au niveau fédéral et de renvoyer l’affaire aux autorités locales, où une condamnation est beaucoup moins probable étant donné qu’il a été autorisé à quitter le pays. Son bureau a ainsi refusé de donner suite aux accusations, invoquant le désir d’éviter toute réaction négative qui pourrait être interprétée comme un préjugé anti-juif. Si les procureurs fédéraux peuvent et poursuivent souvent ces affaires, en particulier lorsque des agences fédérales sont impliquées dans l’opération comme c’était le cas ici, telle n'a pourtant pas été la décision prise...
Les vrais-faux Protocoles des Sages de Sion, ou la grande désinformation
Le fameux texte "Les Protocoles des Sages de Sion", appelé aussi "Le dialogue aux enfers", indique le plan opératoire des "Illuminatis"* pour installer en secret une dictature durable dans le cadre d'un "Nouvel Ordre Mondial". Dans sa version appelée "Les Protocoles de Sion", un faussaire antisémite russe, Matveï Vassilievitch Golovinski dit Mathieu en français (1865/1920 - photo 1), agent des services secrets russes (Okhrana), a été mandaté pour créer une désinformation et une polémique en voulant faire croire qu’il s’agissait d’un programme mis au point par un conseil de sages juifs voulant anéantir la chrétienté et le monde arabe aux fins de domination du monde. Ainsi ce livre, qui est un faux au sens qu'il expose un plan secret très précis de domination juive du monde à partir de violences, de ruses, de crises, de guerres et de révolutions, est pour autant un vrai concernant la mise en œuvre de ce plan par ses véritables commanditaires. Il s’appuie sur la modernisation industrielle et le capitalisme pour installer une dictature mondiale.
La publication à grande échelle de ce texte est la technique privilégiée du système manipulateur, soit glisser d'une manière ou d'une autre dans l'inconscient collectif le scénario mortifère civilisationnel. Grâce à cette technique de désinformation appuyée par la polémique qui s'en est suivie, le nuage de discrédit jeté sur ce texte cache habilement une vérité ainsi transformée en faux. Ce texte n'est en fait que le décalque d'un autre texte préexistant et beaucoup plus secret, "Le dialogue aux enfers", imaginé entre le penseur italien Nicolas Machiavel (1469/1527), auteur du livre "Le Prince", et Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689/1755), l’auteur de "l’Esprit des lois". Il fut publié en 1864 à Bruxelles par l'avocat français Maurice Joly (1829/1878 - photo 3). En se désengageant de la polémique sur cette fraude avérée et ce détournement d’auteur à but antisémite, les idées exprimées au fond correspondent parfaitement à l’évolution de la politique mondiale actuelle, aucune meilleure explication en détail de ce qui se passe aujourd’hui n'existant. Comme d’habitude le peuple juif a bon dos pour cristalliser à son encontre les ressentis des foules manipulées, qui oublient de regarder au bon endroit les véritables mystificateurs*². Il n'est pour les maîtres asservisseurs qu'un parfait bouc émissaire, même s'il se trouve parmi lui des serviteurs zélés du système prédateur, tout particulièrement certaines grandes dynasties financières. Nous pouvons alors d'autant mieux comprendre l'enchaînement des événements, qui à partir de leur holocauste par les nazis, verra les juifs migrer en Palestine, tel que prévu par l'agenda occulte de la fin des temps, et créer la confrontation entre les deux blocs ouest/est, préalable au démarrage de la 3ème guerre mondiale avant que d'instaurer le Nouvel Ordre Mondial. Ce plan diabolique ne pouvait qu'être conçu par de vrais "dieux", à caractère entropique il va sans dire !
Ce travail d’orfèvre en désinformation*³, digne du génie de nos Maîtres reptiliens, a ainsi permis de créer, ultérieurement,
après la guerre, une totale négation de ce texte puissant, la majorité des gens pensant aujourd’hui qu’il est un faux. Or ces Protocoles sont parfaitement conformes au déroulé du scénario qui
s'étale sous nos yeux profondément illusionnés...
* Cf. La nouvelle religion universelle.
*² Cf. Fabrication de l'illusion et voie de sortie.
*³ Cf. Prédation manipulatoire.
L'Etat d'Israël moderne, loin d’être simplement un État, est en fait une matrice d’influence. Non parce qu’il posséderait une force brute, son territoire étant minuscule, mais parce qu’il se propage dans les rouages des nations, jusqu’à les façonner de l’intérieur. C'est tout particulièrement le cas des principaux pays relais d’Israël qui servent de vecteurs à cette influence, incluant les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Canada, l’Inde, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc. Souvent liés par des alliances diplomatiques, militaires ou économiques (comme les Accords d’Abraham pour les pays arabes), ils amplifient l’impact d’Israël au-delà de ses frontières.
Cette influence s’appuie sur des communautés juives puissantes et bien implantées dans plusieurs pays, les plus importantes se trouvant aux États-Unis (environ 6,3 millions de personnes, avec une forte présence à New York et en Californie), en Israël même (7,2 millions), en France (environ 440 000, particulièrement à Paris et dans le sud), au Canada (environ 400 000 concentrés à Toronto et Montréal), au Royaume-Uni, en Argentine, en Russie, en Australie, en Allemagne et en Ukraine.
Ces communautés, souvent influentes dans les sphères économique, médiatique et politique, renforcent les liens et la propagation des narratifs, de façon assumée, que ce soit dans les médias et les réseaux sociaux.
Leur présence dans les différents organismes ou institutions dédiés (Cf. ci-dessous) dessinent une toile mondiale où la stratégie n’est pas seulement politique ou économique. Elle est avant tout spirituelle, que l'on pourrait parodier par la Pentecôte chrétienne : là où l’Esprit de Dieu se répand dans toutes les langues pour porter la vérité, l’esprit de l’Antéchrist se répand dans toutes les institutions pour imposer l’illusion. Alors se confirme la prophétie : "Quand vous verrez le mensonge s’asseoir dans le Temple et se faire adorer comme la vérité, alors le temps sera proche"...
Israël, royaume de l'inversion
Mode d'emploi : Israël commet des crimes, mais réussit à se présenter comme éternellement menacé. Ainsi, l’occupation est repeinte en défense, l’agresseur en assiégé. Les alliés deviennent complices, les nations occidentales, tétanisées par la mémoire de la Shoah, préférant répéter la version officielle plutôt que de risquer l’accusation infamante d’antisémitisme. La vérité devient ainsi interdite. Ce qui devrait être un débat d’histoire ou de politique se transforme en un champ miné : poser une question, c’est déjà être suspect.
Cette inversion n’est pas un détail. C’est le socle de la survie d’Israël : il ne tient pas par sa seule force militaire, mais par la paralysie intellectuelle et morale qu’il impose au reste du monde. Il passe à travers plusieurs masques sous lesquels cette infiltration opère :
. Le masque humanitaire et philanthropique, avec des organisations comme l'USAID états-unienne, des ONG satellites, l'Agence juive pour Israël (elle est l’un des plus anciens instruments, opérant dans plus de 50 pays, et organisant l’aliyah, l'émigration vers Israël), et divers programmes d’"aide". Ce sont autant de mains tendues en façade, mais qui ouvrent la porte à des narratifs imposés.
. Le masque religieux et mémoriel, à travers des organismes comme le CRIF en France ou l'ADL aux Etats-Unis. Ce sont des institutions mémorielles, qui opèrent un glissement subtil de la mémoire des victimes à la sacralisation d’un État. Le mal absolu n’est plus le péché, mais le doute envers Israël. C’est une inversion théologique : l’élu n’est plus le Christ ressuscité, mais une entité politique.
. Le masque scientifique et rationnel, passant par l'Institut Weizmann des Sciences, l'Institut de technologie d'Israël Technion, des laboratoires liés à la high-tech. Science et progrès deviennent ainsi les nouveaux temples qui, sous apparence neutre, imposent une dépendance à l’innovation israélienne.
. Le masque intellectuel et politique par des organisations comme l'AIPAC états-unienne, le think tank de politique étrangère WINEP (Washington Institute for Near East Policy), des réseaux européens. Le langage de la raison, de la démocratie et de la paix est ainsi retourné en instrument de guerre.
. Le masque numérique et algorithmique via des start-ups de cybersécurité et des partenariats avec les géants US de la Tech Google, Meta ou Palantir. L'infiltration est ainsi totale dans la sphère de la donnée et "l’esprit" des machines.
Tout cela n’est pas accidentel. C’est le signe que nous approchons de la bataille finale entre le bien et le mal. Mémoire manipulée. Science idolâtrée. Politique séduite. Numérique possédé. Humanitaire instrumentalisé. Tout cela semble difficilement accidentel...
Que se passerait-il si ce voile venait à tomber ? Si l’on libérait réellement les archives classifiées, celles de l’assassinat de JFK où la politique israélienne sur le nucléaire est impliquée, du 11 septembre où le rôle d’alliés troubles apparaît, et plus récemment encore le 7 octobre ou la gestion du Covid avec sa propagande et la manipulation médiatique qui ont servi à enfermer les peuples ? Si on révélait comment l’idéologie woke et LGBTQ+ a été instrumentalisée par des cercles liés à la même matrice, non pas pour émanciper mais pour fracturer les sociétés, effacer les repères et préparer une humanité docile ? Si l'on avouait que cette toile d’influence en Europe a contribué à multiplier des lois anti-BDS*, à criminaliser le boycott, et à assimiler quasi automatiquement la critique d’Israël à l’antisémitisme, en dépit du fait que la Cour européenne des droits de l’homme ait rappelé en 2020 que l’appel au boycott relevait de la liberté d’expression ? S'il était avéré que les militants britanniques comme Tommy Robinson demandant l'arrêt de la politique migratoire sur leur sol sont entièrement contrôlés et financés par un groupe de milliardaires "ultra-sionistes" basés aux États-Unis, qui veulent déclencher une guerre civile en Grande-Bretagne entre les Britanniques chrétiens et musulmans afin de transformer le peuple britannique en partisans d’Israël et même amener le Royaume-Uni à mener leurs guerres à leur place dans des endroits comme l’Iran ?
De telles révélations bouleverseraient les nations. Car si le mensonge est le ciment, le jour où il se fissure, c’est tout l’édifice qui s’écroule. Ce n’est pas une question secondaire : c’est une bombe spirituelle et géopolitique. L’histoire serait réécrite, les équilibres diplomatiques brisés, les consciences réveillées. Voilà pourquoi Israël et ses alliés font tout pour verrouiller, interdire, censurer. Car ils savent qu’ils vivent au crédit de l’inversion. Le jour où le réel revient, c’est la fin de leur pouvoir...
* Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) milite contre la politique israélienne envers les Palestiniens. Certains États ont légiféré pour interdire ou pénaliser ces actions, parfois en invoquant l'antisémitisme, tandis que d'autres ont affirmé le droit au boycott, le considérant comme une forme de liberté d'expression.
Les Lévites, hommes-serpents
La tribu de Lévi (signifiant en hébreu "attachement") est une des douze tribus d'Israël, relevant du patriarcat de Lévi, le troisième fils de Jacob, fils d'Isaac,
lui-même fils d'Abraham. Il est difficile de la quantifier, car ses membres ne firent pas partie du dénombrement réalisé deux ans après la sortie d'Égypte. Parmi les Lévites, les plus notoires
sont Moïse, Samuel, Ézéchiel, Esdras, Malachie et Jean le Baptiste. Ils étaient qualifiés de sacrificateurs, chargés de présenter les offrandes (animaux par exemple) au Temple.
Leur origine est issue des Hittites, adorateurs de la Lune, une sous-race aryenne en provenance des
Indo-européens.
La tribu de Lévi est strictement dédiée au service de Dieu et du Temple de Jérusalem. Elle ne possédait aucune région en terre d'Israël, mais des villes dispersées
dans le territoire sur lesquelles ses membres exerçaient un pouvoir administratif et politique. Pour qu’il soit pourvu à leurs besoins matériels et financiers, les Israélites devaient leur donner
la dîme des récoltes. Au sein du temple de Jérusalem, les Lévites exerçaient de hautes fonctions, notamment dans l'enceinte même du temple où ils assuraient un service voué à Dieu, à la
purification. Sur la tête des Lévites les fils d’Israël posaient leurs mains, s’identifiant ainsi avec eux. En outre, les Lévites avaient pour responsabilité de veiller sur les accès au Temple et
de s'assurer que l’équilibre et la justice soient maintenus. Aussi remplissaient-ils la fonction de juge. Leur armoirie est composée du pectoral sur lequel figurent les 12 pierres représentant
les 12 tribus d'Israël (Cf. image).
Les serpents étant toujours décrits comme des proches des fils de Dieu dans la Genèse, il y a eu après l’exode du peuple d’Israël la caste des prêtres, la caste du Serpent, soit les Lévites. C’étaient des hommes-serpents dotés de facultés particulières, qui avaient la connaissance de certaines choses. C'est pourquoi on trouve souvent des allusions aux hommes-serpents membres d’un clergé, d’une caste élitaire, ou encore d’une organisation qui porte le nom du serpent. Ce sont en fait les héritiers des "fils de Salomon"*, avec la faculté de dominer les populations...
* Le lecteur avisé établira ainsi de manière le lien avec le protocole usité en Franc-Maçonnerie, signature explicite de cet héritage sulfureux.
En commémorant le 75e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv à Paris en juillet 2017, le président français Emmanuel Macron a fait une avancée sémantique qui a comblé de plaisir le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dit "Bibi" pour ses nombreux admirateurs en Israël (s'il est vu à l’étranger comme un "faucon" - droite conservatrice dure - dans le conflit israélo-palestinien, il met en avant pour sa "défense" qu’aucun pays, à part le sien bien sûr, n’a conscience de la duplicité et de la dangerosité de l’Iran à son encontre). Le président français a en effet affirmé de toute bonne foi : "Nous ne cèderons rien à l’antisionisme car il est LA forme réinventée de l’antisémitisme". Pour d'aucuns, ce propos relève du pur bon sens, car établissant le lien avec l’affaire Dreyfus, celle où le père du sionisme, Theodor Herzl, avait en assistant à Paris à la déchéance du capitaine Dreyfus décidé de lancer son combat pour la création d’un "foyer national" destiné à servir de refuge aux juifs européens dont il pressentait le funeste destin. L’antisionisme serait ainsi le refus du droit d’Israël à exister et à assurer sa sécurité.
Le hic est que le sionisme, au sens historique, est le mouvement de libération d’un peuple sur une terre à laquelle le lie un attachement millénaire qui a été délibérément ancré dans la conscience collective afin qu’Israël ait une place spéciale dans le monde aujourd’hui, et ce pour servir le dessein entropique (ou calendrier occulte) des forces obscures qui gouvernent la partition mortifère de la civilisation humaine. Il peut ainsi ignorer la loi internationale et ne pas s’inquiéter d’avoir à rendre des comptes. Il peut déclencher des attaques brutales contre les Palestiniens et, pourtant, il est (presque) toujours dépeint comme la victime, une tactique typiquement psychopathique*, ce qu'accréditent tout particulièrement les événements tragiques d'octobre 2023. Les attaques contre les Juifs dans le monde entier sont cataloguées et dénoncées, tandis que les mêmes actes commis contre les Arabes et les musulmans sont acceptables, ceci relevant d'un autre trait psychopathique. C'est pourquoi certains auteurs ont émis l’hypothèse que les psychopathes qui président au sommet de la pyramide ont choisi d’utiliser les Juifs pour qu’ils jouent un rôle spécial dans le déclenchement d’une grande purge de la population humaine *². L’idée qu’il existe une grande conspiration juive n'est rien d'autre que l’histoire dissimulatrice diffusée par les pathocrates psychopathiques pour couvrir leurs propres plans.
Il y a bel et bien un complot, mais il n’est pas juif. Il est pathologique !
* Cf. Les psychopathes qui nous gouvernent.
*² Cf. Livre 911 : The Ultimate Truth ("L'ultime vérité") de Laura Knight-Jadczyk avec la contribution de Joe Quinn, Henry See et
Scott Ogrin (Edition Pilule rouge).
Stratégie terroriste à la sauce sioniste
Les puissances sans visage utilisent pour faire pencher l’Histoire sans jamais apparaître une même arme, langue, méthode. Cette force de frappe, c’est l’attentat. Depuis plus d’un siècle, les attentats ne sont plus des accidents. Ils ne sont plus des cris désespérés. Ils ne sont plus des ruptures isolées. Ils sont devenus une grammaire du monde. Et cette langue-là ne ment jamais sur sa fonction. Elle crée d'abord la peur, puis désigne la cible. Elle crée le chaos, puis vend l’ordre. Elle fabrique des victimes, puis construit un récit. Et dans l’ombre de cette grammaire, ce sont toujours les mêmes acteurs, les mêmes logiques, les mêmes bénéficiaires. Si d'aucuns diraient que cela est du complotisme, il s'agit pourtant d'histoire. L’histoire réelle souterraine, celle des seuils invisibles.
C'est ainsi que depuis plus d’un siècle, chaque promesse de paix a masqué une stratégie de domination. Chaque attentat majeur a redéfini la carte du pouvoir. Et chaque chef d’État récalcitrant fut tôt ou tard éliminé. Il n'est qu'à constater la ligne continue de cette fresque sanglante :
• 1897 : congrès de Bâle, naissance du sionisme politique.
• 1901 : assassinat à Buffalo (Etat de New York) du président états-unien William McKinley, hostile aux banquiers.
• 1905 : loi de laïcité française, Dieu étant expulsé de la sphère publique.
• 1917 : révolution bolchévique, fortement soutenue depuis l’étranger (banquiers états-uniens et de la City londonienne).
• 1918-1920 : assassinat du tsar Nicolas II et de toute sa famille.
• Années 1930 : des groupes sionistes, comme le groupe Stern, l’Irgoun, ou la Haganah, mènent des attentats ciblés contre les Britanniques et les Arabes.
• 1946 : attentat du King David Hotel à Jérusalem par l’Irgoun, l'organisation terroriste de la droite sioniste en Palestine mandataire : 91 morts.
• 1948 : massacre de Deir Yassin par 120 terroristes sionistes de l'Irgoun et du Lehi : entre 77 et 120 morts. Il visait à terroriser les Palestiniens pour les forcer à fuir.
• 1954 : échec de la tentative d'assassinat du président égyptien Gamal Abdel Nasser à Alexandrie (il survivra et défiera Israël).
• 1961 : assassinat de Patrice Lumumba, président de la République du Congo et homme libre d’Afrique.
• 1963 : John Fitzgerald Kennedy est assassiné à Dallas (Texas) après avoir confronté le Mossad et la CIA*.
• 1967 : attaque contre l’USS Liberty par l'armée israélienne dans les eaux internationales au large de la péninsule du Sinaï : 34 morts et 170 blessés (aucun procès, silence total).
• 1970 : Nasser meurt subitement. Son successeur Anouar el-Sadate pactise avec Israël
• 1972 : Jeux olympiques de Munich, voyant un commando palestinien du groupe Septembre noir prendre en otages des athlètes israéliens en plein coeur du village olympique. D'aucuns considèrent qu'il s'est agi d'une opération psychologique mondiale dont le Mossad israélien est coutumier.
• 1973-2025 : mise à mort progressive du monde arabe souverain :
– Égypte : assassinat du président Sadate en octobre 1981 au Caire par des membres de l'armée appartenant à l'organisation du Jihad islamique égyptien, fondée par d'anciens membres des Frères musulmans, et ce pour avoir signé avec Israël.
– Libye : assassinat du guide de la Révolution et homme d'État Mouammar Kadhafi en octobre 2011 dans les environs de Syrte.
– Irak : mort par pendaison à Bagdad du président irakien Saddam Hussein en décembre 2006 trois ans après sa capture par l'armée américaine dans une cache dans sa région natale de Tikrit.
- Liban : mort d'une des têtes de la résistance chiite Hassan Nasrallah en septembre 2024.
– Syrie : chute en décembre 2024 et exil en Russie du président Bachar al-Assad suite aux offensives majeures de l'opposition syrienne menée par l'organisation Hayat Tahrir al-Cham, composée de groupes "reconvertis" recyclés par l’Occident après avoir été qualifiés de terroristes, et financée par le Mossad israélien.
- Iran : une hécatombe méthodique, avec Qassem Soleimani, stratège de l’axe de résistance, assassiné par drone américain (2020), Ebrahim Raïssi, président de la République, mort de façon suspecte dans un crash d’hélicoptère (2024), Mohammad Bagheri Nifaroushan, haut responsable militaire, tué dans les frappes israéliennes sur Beyrouth (2024), Hossein Amir-Abdollahian (ministre des Affaires étrangères) et des dizaines de scientifiques, chefs militaires et figures de l’État ciblés et éliminés (2025).
• 1995 : assassinat le 4 novembre du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, lui-même sioniste, mais un des principaux artisans du processus de paix au Proche-Orient (accord d'Oslo), par un extrémiste israélien sioniste.
• 2001 : attentats du 11 septembre à New-York dans le cadre d'une mise en scène totale* : début du chaos global.
• 2011 : printemps arabe en Tunisie entraînant le départ du président de la République de Tunisie Zine el-Abidine Ben Ali : poursuite de l'opération de démantèlement planifié.
• 2015 : attentats sanglants en France - Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Bataclan -, débouchant sur des lois liberticides.
• 2016-2023 : montée en puissance de la censure algorithmique par les géants GAFAM, notamment pendant la crise sanitaire Covid-19.
• 2023 : 7 octobre, l'événement déclencheur d’un génocide planifié à Gaza suite à l'attaque du Hamas contre des localités et bases militaires israéliennes du pourtour de la bande de Gaza. Tous les chefs du Hamas, politiques comme militaires, sont traqués et tués (Ismaël Haniyeh, Yahya Sinouar, Mohammed Deif,...).
• 2024-2026 : frappes israéliennes en Iran, Liban, Syrie, Irak, dans le silence ou avec la complicité de Washington, Bruxelles et Londres. A Gaza, des primes sont distribuées aux régiments qui excellent dans l’élimination des "menaces", dont les journalistes devenus des cibles prioritaires. C’est un système incitatif pervers : plus un régiment tue de reporters, plus les bonus pleuvent – argent, promotions, privilèges -. C’est comme si la mort était monétisée, transformée en compétition macabre. Autre "jeu" sordide parmi certains soldats, viser délibérément les parties génitales des victimes avant de donner le coup de grâce : une humiliation finale pour briser non seulement le corps, mais l’âme. Si ces actes les poursuivent dans leurs nuits - insomnies, cauchemars récurrents, crises d’angoisse qui les réveillent en sueur -, le pire est le silence imposé. Ils ne peuvent en parler en famille : critiquer Israël, même en privé, est tabou, interdit par une loi non écrite qui imprègne leur éducation. "C’est de l’antisémitisme", leur dit-on, et ils se taisent, rongés de l’intérieur. Il en découle des âmes brisées, certains préférant mourir plutôt que de trahir ce qu’ils appellent "la patrie"...
• 2026 : opérations de pulvérisation des cultures afin de créer une "zone morte" en Syrie dans la zone dite "tampon" qui sépare la Syrie du plateau du Golan occupé par Israël, avec pour objectif de détruire tout abri potentiel pour quiconque chercherait à s’approcher des positions israéliennes dans la région.
* Cf. Prédation manipulatoire.
Certains États ont développé, au fil des décennies, une architecture de renseignement extrêmement sophistiquée. Elle combine le renseignement humain traditionnel, l’interception électronique, l’exploitation massive de données, et l’analyse algorithmique, reposant ainsi sur un écosystème entier, souvent soutenu par des alliances technologiques et militaires étroites.
Dans cet environnement, la collecte d’informations devient permanente. Chaque déplacement, chaque communication, chaque transaction financière, chaque interaction numérique peut potentiellement être observé, enregistré et analysé. Ce flux de données alimente des modèles capables de reconstruire les comportements individuels et collectifs, appelés dans le jargon du renseignement "patterns of life", les schémas de vie. Ils permettent de comprendre les routines des dirigeants, les habitudes de sécurité, les relations informelles, les lieux de réunion, les vulnérabilités logistiques. Et lorsqu’on possède une vision suffisamment détaillée de ces patterns, il peut anticiper des événements bien avant qu’ils ne se produisent.
Dans ce contexte, la guerre change de nature. Elle ne consiste plus seulement à affronter un ennemi sur le champ de bataille. Elle consiste à connaître l’ennemi mieux qu’il ne se connaît lui-même. Cette transformation explique pourquoi certaines opérations militaires semblent d’une précision presque chirurgicale, ce qui apparaît comme un coup de chance ou une démonstration de puissance étant souvent le résultat de décennies de travail invisible. Réseaux infiltrés + communications surveillées + bases de données = modèles d’analyse alimentés en permanence, l'accumulation créant une forme de supériorité informationnelle.
Deux organisations occupent à cet effet une place particulière en Israël : le Mossad et l’unité 8200.
Des 4 piliers de l'appareil occulte israélien, ou le filigrane du mensonge
Le Mossad n’est pas un service de renseignement au sens classique du terme. Il n’est pas un œil sur le monde. Il est un œil dans le monde. Un œil qui reconfigure ce qu’il voit pour que ce soit conforme à ce qui doit être cru. Il n’agit pas pour Israël. Il agit pour le récit. Israël n’est qu’une enveloppe sacrée, le Mossad étant le souffle noir à l’intérieur. Ce qu’il protège n’est pas un peuple, mais une version du réel.
Il fait partie des trois piliers de l’appareil occulte israélien, qui constitue une architecture de renseignement parmi les plus redoutables et les plus cloisonnées au monde.
Le Mossad pour l'extérieur.
Il est chargé de l’action extérieure, des assassinats ciblés, des opérations d’infiltration, des manipulations d’influence, et de la coordination mondiale des réseaux de protection du récit israélien. Son cœur de métier : l’humain. Il infiltre, séduit, retourne, efface. Il n’identifie pas les fous, mais les lucides. Ceux qui voient, qui parlent et qui résistent. Et face à eux, il déploie l’arme la plus perverse : la proximité. Le Mossad ne protège pas la vérité. Il protège le monopole sur la vérité. Il ne cherche pas la sécurité. Il cherche la soumission cognitive. Le vrai danger, ce ne sont pas les groupes terroristes, ce sont les êtres éveillés, ceux qui comprennent que l’inversion n’est pas une erreur, mais une stratégie matricielle, et que toute critique radicale de l’injustice finit par heurter la digue du récit juif sanctuarisé. C’est là que le Mossad entre en scène. Pas pour défendre des innocents. Mais pour faire tomber ceux qui parlent trop bien, et effacer toute trace compromettante, comme à Gaza où l’État d’Israël a tué des centaines de journalistes à Gaza bombardés avec leurs familles chez eux, les archives y compris (état civil, cadastre, dossiers médicaux, dossiers scolaires, images, sons, témoignages), celles-ci ayant été méthodiquement détruites avec les immeubles qui les abritaient. Ces éliminations ciblées de journalistes trop curieux, maquillées en opération de "sécurité nationale" et consistant à effacer les preuves, sont déjà un crime, les individus concernés étant marqués pour l’abattoir et transformés en exemples pour dissuader les autres. Et effacer la mémoire, c’est tuer une seconde fois. Et quand, malgré tout, ces preuves parviennent à franchir le mur du silence, elles ne le doivent pas à des conditions ordinaires, car souvent sauvées au prix de vies humaines.
Le Shin Bet (Shabak) pour l'intérieur.
Agent de la politique de l’ombre, il opère sur le territoire israélien et dans les territoires occupés. Il contrôle les populations arabes, palestiniennes, dissidentes. Il infiltre les communautés, capte les réseaux religieux, manipule les alliances tribales, et écrase toute émergence d’un contre-discours local. Il est relayé par les mista’aravim (ce nom ancien signifie "ceux qui se font passer pour Arabes"), les agents des unités spéciales israéliennes (Duvdevan, Yamas et Shin Bet), dont la fonction est d'imiter l’ennemi, non pour l’écouter, mais pour le transformer en cible. Leur formation consiste à parler le dialecte, porter les vêtements, prier comme lui, crier comme lui, pleurer comme lui. Et tuer, sans qu’on sache d’où est venue la balle. Ils infiltrent les cortèges, les enterrements, les mosquées. Ils attendent, provoquent, puis ils frappent. C’est un crime maquillé en réponse.
Aman pour le militaire.
Rattaché à Tsahal, l'armée de l'État d'Israël, ce service de renseignement militaire est une hydre tactique. Analyse géopolitique, ciblage stratégique, surveillance électronique. Il est aussi un appui pour les opérations de guerre hybride et psychologique. Mais c’est le Mossad qui donne le ton. Aman exécute, Mossad orchestre, Shabak verrouille.
Depuis les années 1980, une quatrième entité s’est greffée à cette structure : le Réseau. Il ne porte pas de nom unique. Il se fond dans des ONG, des think tanks, des start-ups, des agences de cybersécurité, des plateformes sociales, des organes de presse. Son but n’est pas de tuer, mais de raconter la version acceptable de ce qui tue. C’est ce réseau qui surveille les lanceurs d’alerte, infiltre les algorithmes de Google, modifie les règles de Facebook, oriente les étiquettes de "complotisme", façonne les séries sur Netflix, et fait pleurer sur les mauvais enfants. Il n’a pas besoin de badge. Il a des hashtags. Sa mission profonde : inoculer l’inversion. C'est toute une structure de l’ombre, qui voit la Hasbara, la machine de propagande d'Israël sophistiquée, être présente dans les palais, les services secrets, les loges maçonniques, les agences de presse, les think tanks financés par des milliardaires, les tribunaux et les algorithmes. Elle fonctionne par le biais des dîners en ville, se distillant entre le dessert et le digestif. C’est là que les alliances se nouent, comme autant de passerelles invisibles. Le Réseau n’a pas commencé à Tel Aviv, ni à Londres, pas plus à Manhattan. Il remonte aux temples du mensonge, à la trahison de Sem, aux fils de Caïn, et aux premières sociétés secrètes* après le Déluge.
Depuis l’époque de Noé, des lignées parallèles ont prospéré dans les ténèbres, cherchant non la vérité… mais la maîtrise du langage de la vérité.
Ce n’est pas Israël qu’il faut juger. Israël n’est qu’un masque. Le Mossad n’est qu’un outil. Le judaïsme politique est une armure sacrée portée par des entités qui ne croient plus en Dieu, mais en la puissance. Il ne tue pas seulement l’homme, il tente de tuer la Parole et d’accélérer son effacement de la mémoire enfouie. Or, dans les récits prophétiques, la Parole est ce qui retarde le chaos, ce qui empêche les nations de basculer dans l’oubli de Dieu. Mais dans la Bible comme dans les vieux récits de fin des temps, il y a aussi toujours la même histoire : le témoin est tué en plein jour, et le monde détourne les yeux. Ce n’est pas juste un crime… c’est un signe, celui de l'empreinte indélébile de la Bête sur la conscience endormie ! C'est ce que rappelle l’Apocalypse de Jean, qui décrit le moment fatidique où "tous ceux dont le nom n’est pas inscrit dans le Livre de Vie adorent l’Image de la Bête" (Ap 13:8). Autrement dit, ne pas prendre parti pour la vérité, c’est déjà s’aligner sur son imitation perverse.
* Cf. La nouvelle religion universelle.
A titre d'exemple de l'infiltration du Mossad dans les politiques étrangères, le magazine L’Express a révélé dans son numéro du 24 décembre 2025 que le célèbre palace parisien Lutetia* aurait abrité pendant de nombreuses années un quartier général du Mossad. Les chambres y étaient sonorisées et équipées de caméras cachées, avec l’agrément de la DGSI.
* Depuis 2010, l’établissement appartient au groupe immobilier israélien Alrov, fondé et toujours dirigé par Alfred Akirov, proche de l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert et de l’ancien directeur du Mossad Yossi Cohen.
Services secrets israéliens et guerre numérique
Israël est le premier État du monde à avoir structuré une armée de l’ombre dédiée à la guerre cognitive et numérique, avec des ramifications jusque dans les téléphones, les moteurs de recherche, les applications. Israël ne se contente pas de satellites, d’assassinats ciblés ou d’espions classiques. Il a investi très tôt dans la guerre invisible, celle qui se joue en ligne, dans les données, dans les récits, et dans la manipulation algorithmique par nombre d'entités et relais utilisés :
. L’unité 8200 est le cerveau numérique de l’armée, la plus puissante unité de cyber-espionnage israélienne. Rattachée à l'armée - Tsahal -, elle collecte, intercepte, et analyse les communications numériques du monde entier. Elle forme les élites du cyber israélien, dont beaucoup créent ensuite des startups ou travaillent pour des géants de la tech (Google, Meta, etc.). Elle est à l’origine de logiciels de surveillance de masse, de manipulations de réseaux sociaux, et d’outils d’intrusion comme Stuxnet (co-développé avec la NSA pour saboter les centrifugeuses iraniennes). Des anciens de cette unité sont à la tête de dizaines de sociétés de cybersécurité dans le monde, souvent infiltrées dans les infrastructures critiques, et qui fournissent à Tsahal pour son opération de nettoyage dans la bande de Gaza les systèmes d’armes les plus innovants, utilisant l’intelligence artificielle pour identifier et frapper des cibles, avec un degré d’automatisation qui remet en question le rôle même des humains dans les décisions de vie ou de mort (les programmes tels que Lavender et Where’s Daddy ? traitent les emplacements, suggèrent des cibles et calculent les temps d’attaque).
. NSO Group est une entreprise privée israélienne… sous contrôle indirect de l’État. Son logiciel Pegasus permet d’espionner tout un téléphone sans que l’utilisateur s’en rende compte (caméra, micro, messages, GPS, tout). Il est utilisé contre des journalistes (y compris ceux de Le Monde, Al Jazeera, NY Times), des opposants politiques, des avocats, des religieux, des chefs d’État. Ce n’est pas du renseignement : c’est du contrôle de pensée.
. La guerre mentale par les Cognitive Warfare Labs, des think tanks liés à Israël qui développent des stratégies de "psy-ops numériques" : création de faux comptes, diffusion de récits alternatifs, dénigrement automatisé des dissidents, signalement de masse pour bannissement (YouTube, X, Instagram…). Par exemple, le Hasbara Fellowship et ses alliés opèrent avec l’aide de bots, de bénévoles et de soldats de l’unité 8200 pour surveiller ce que les gens disent d’Israël en ligne.
. La coordination avec les GAFAM, la main invisible de la guerre numérique. Israël ne pouvant pas tout faire seul, il agit depuis l’intérieur des plateformes :
- anciens militaires israéliens embauchés par Meta (Facebook/Instagram) pour modérer les contenus.
- embauche par TikTok de Erica Mindel, ex-formatrice de l’armée israélienne, pour "lutter contre l’antisémitisme" (traduction : censurer tout contenu pro-palestinien).
- signature par Google et Amazon d'un contrat militaire massif avec Israël, nommé Project Nimbus, pour fournir du cloud et de l’intelligence artificielle au gouvernement israélien.
. Les organisations satellites :
- ADL (Anti-Defamation League) joue un rôle actif dans la définition algorithmique de ce qui est autorisé ou non, en partenariat avec X, YouTube, etc.
- UN Watch comme ONG traque les États qui critiquent Israël à l’ONU.
- CyberArk, Check Point et Black Cube sont des sociétés privées israéliennes impliquées dans des affaires d’espionnage politique, souvent pour des clients opaques.
Le Mossad supervise, coordonne, et parfois couvre les traces...
Le Mossad comme stratégie d’infiltration globale
Dans l’univers du renseignement international, peu d’organisations ont acquis une réputation aussi singulière que le Mossad. Créé en 1949, peu après la fondation de l’État d’Israël, ce service de renseignement extérieur s’est progressivement imposé comme l’un des acteurs les plus actifs et les plus redoutés dans le domaine des opérations clandestines qui repose sur une logique structurée, celle d’une stratégie d’infiltration à long terme.
Cette doctrine a été façonnée par la vulnérabilité, c'est-à-dire le contexte historique dans lequel Israël s’est développé. Dès sa création, l’État s’est en effet perçu comme entouré d’adversaires potentiels et confronté à des menaces existentielles. Aussi les dirigeants ont progressivement adopté une doctrine stratégique particulière : anticiper les menaces avant qu’elles ne se matérialisent. Elle repose sur trois principes fondamentaux : comprendre profondément les adversaires, identifier leurs vulnérabilités, agir parfois très en amont des confrontations militaires.
Le renseignement est ainsi devenu un instrument central de la sécurité nationale, voyant le Mossad chargé de collecter des informations et de construire des réseaux capables de fournir une vision détaillée des structures politiques, militaires et économiques des pays considérés comme stratégiques. Cette vision a exigé des années, parfois des décennies d’observation, de recrutement et de patience.
La première dimension du travail du Mossad reste le renseignement humain, qui exige un investissement considérable en temps et en ressources. Il implique : l’identification de personnes susceptibles de fournir des informations, l’établissement de relations de confiance, parfois le recrutement discret de sources au sein d’institutions sensibles. Ces sources peuvent appartenir à des milieux très variés - fonctionnaires, scientifiques, militaires, hommes d’affaires, intermédiaires politiques -, leur recrutement reposant sur des motivations diverses : idéologiques, financières, personnelles ou parfois liées à des rivalités internes. Une fois ces réseaux établis, ils peuvent fournir des informations précieuses sur le fonctionnement réel d’un système politique ou militaire. Les décisions stratégiques, les luttes de pouvoir internes ou les projets sensibles deviennent alors partiellement visibles.
La seconde dimension sont les couvertures et les réseaux internationaux. Car pour opérer dans différents pays, les agents du Mossad utilisent souvent des identités de couverture qui peuvent notamment être liées à des activités civiles parfaitement légitimes : entreprises commerciales, activités diplomatiques, organisations internationales, structures culturelles ou universitaires. Elles permettent aux agents de circuler, d’établir des contacts et d’observer des environnements complexes sans attirer l’attention, l’efficacité de ces réseaux reposant souvent sur leur discrétion. Dans certains cas, les opérations ne visent pas une action immédiate, mais la construction d’une présence invisible capable de produire des informations sur le long terme.
La troisième dimension est le modèle de l’infiltration profonde, l'un des cas les plus célèbres étant celui de Eli Cohen, qui parvint dans les années 1960 à s’introduire dans les cercles du pouvoir syrien. Son cas est souvent cité pour illustrer une caractéristique essentielle du renseignement humain : la patience. Car avant d’obtenir des informations stratégiques, un agent doit parfois passer des années à construire une identité crédible, à développer un réseau social et à gagner la confiance de ses interlocuteurs. Ce type d’opération exige une préparation extrêmement minutieuse, la moindre incohérence dans une identité ou une biographie pouvant compromettre toute la mission.
Quatrième dimension, les opérations longues et la logique du temps stratégique. L’une des particularités souvent attribuées au Mossad est en effet sa capacité à mener des opérations sur des périodes très longues, certaines missions pouvant s’étendre sur dix, quinze ou vingt ans. L’objectif n’est pas toujours d’agir immédiatement mais de constituer progressivement une base d’informations et de contacts, ce que certains analystes appellent la logique du temps stratégique long. Dans cette perspective, une opération réussie n’est pas celle qui produit un résultat spectaculaire immédiat, mais qui permet d’accumuler une connaissance détaillée d’un adversaire jusqu’à ce que ses vulnérabilités deviennent évidentes. Cette connaissance peut ensuite être utilisée de différentes manières : influencer des décisions politiques, anticiper des actions militaires, ou soutenir des opérations ciblées lorsque le contexte l’exige.
Cinquième dimension, l’intégration avec les autres services. Le Mossad ne travaille pas isolément. Son action s’inscrit dans un système plus large qui inclut d’autres institutions de sécurité israéliennes. Parmi celles-ci figurent notamment : le Shin Bet, chargé de la sécurité intérieure, les services de renseignement militaires. Cette coopération permet de combiner différentes sources d’information, dont les données collectées par les réseaux humains peuvent être complétées par des interceptions électroniques, des analyses technologiques, des observations satellitaires. Cette complémentarité renforce la capacité globale d’anticipation.
C'est ainsi qu'au fil du temps, plusieurs opérations attribuées au Mossad ont contribué à renforcer sa réputation internationale. Certaines ont été reconnues officiellement, d’autres restent entourées de zones d’ombre. Dans de nombreux cas, ces opérations illustrent une même caractéristique : une connaissance extrêmement précise de l’environnement dans lequel elles se déroulent. Cette précision ne peut généralement pas être obtenue uniquement par des moyens techniques. Elle suppose l’existence de réseaux humains capables de fournir des informations contextuelles que les machines ne peuvent pas toujours détecter. Et c’est précisément dans cette interaction entre les capacités humaines et technologiques que se situe la véritable force des systèmes de renseignement modernes.
L’Unité 8200 comme cerveau technologique
Depuis plusieurs décennies, une autre organisation israélienne a pris une importance croissante dans cet écosystème : l’unité militaire chargée de l’interception électronique et du cyber-renseignement. Connue sous le nom d’unité 8200, cette structure incarne la transformation technologique du renseignement contemporain. Car alors que le Mossad opère souvent dans l’ombre des réseaux humains, l’unité 8200 agit dans un univers entièrement différent : celui des données, des algorithmes et des infrastructures numériques mondiales.
Elle est souvent comparée à la NSA américaine en tant que structure du renseignement militaire spécialisée dans l’interception électronique, l’analyse de données massives et les opérations cybernétiques. Depuis plusieurs décennies, elle s’est imposée comme l’un des centres névralgiques de la stratégie informationnelle d’Israël.
Mais l’Unité 8200 ne se limite pas à intercepter des communications ou à mener des opérations informatiques. Elle représente en réalité une architecture analytique complète, conçue pour transformer des flux massifs d’informations en compréhension stratégique (depuis la fin du XXᵉ siècle, l’expansion des technologies numériques a profondément transformé les sociétés humaines avec les téléphones mobiles, internet, satellites, caméras urbaines, systèmes GPS, transactions électroniques, chaque activité humaine produisant désormais une trace numérique). Même si ces traces, prises individuellement, semblent souvent anodines, lorsque ces informations sont collectées à grande échelle, elles deviennent une source de connaissance extraordinairement riche, d'où l’exploitation massive de données comportementales. L’objectif n’est pas simplement d’écouter une conversation ou de surveiller un individu particulier. Il s’agit de cartographier des systèmes entiers de relations humaines pour comprendre les "patterns of life", autrement dit l’ensemble des habitudes et des routines qui structurent la vie quotidienne d’un individu ou d’un groupe (lieux fréquentés, horaires de déplacement, réseaux de communication, relations professionnelles et personnelles), ces comportements créant une signature comportementale. Ainsi, lorsqu’un système d’analyse dispose d’un volume suffisant de données, il peut reconstruire ces signatures avec une précision remarquable, les algorithmes pouvant identifier les trajets habituels, les contacts récurrents, les moments d’activité inhabituelle. À partir de ces informations, il devient alors possible de comprendre non seulement ce que font les individus, mais aussi comment ils interagissent avec leur environnement.
Là où un analyste humain peut suivre quelques individus ou quelques réseaux, les architectures informatiques modernes peuvent analyser simultanément : des millions de communications, des milliards de données de localisation, d’innombrables interactions numériques. Cette capacité transforme radicalement l’échelle du renseignement. Ce n’est plus seulement l’espionnage d’individus spécifiques, c'est la modélisation de systèmes sociaux entiers.
C'est ainsi que l’Unité 8200 est également devenue un véritable laboratoire technologique, de nombreux anciens membres de l’unité ayant ensuite créé des entreprises innovantes dans les domaines de la cybersécurité, de l’analyse de données, de l’intelligence artificielle*. Cette circulation entre le secteur militaire et le secteur technologique civil a ainsi contribué à renforcer l’écosystème d’innovation israélien, ce cercle d’innovation renforçant encore les capacités analytiques de ces systèmes.
Cette évolution contribue à créer ce que certains analystes décrivent comme une asymétrie informationnelle profonde. Dans certaines situations, un acteur peut disposer d’une vision extrêmement détaillée d’un adversaire, tandis que cet adversaire ne perçoit qu’une fraction des mécanismes à l’œuvre. Pour autant, cette asymétrie ne garantit pas la victoire dans tous les conflits, les guerres restant des phénomènes complexes, influencés par des facteurs politiques, économiques et sociaux. Mais elle peut transformer radicalement la manière dont les opérations sont conçues et exécutées.
Lorsque le renseignement humain du Mossad se combine avec les capacités analytiques de l’Unité 8200, le résultat est un système hybride capable d’observer, d’analyser et parfois d’anticiper les comportements adverses à une échelle sans précédent. C’est cette combinaison — infiltration humaine et analyse algorithmique — qui constitue l’un des éléments clés de la transformation contemporaine de la guerre de l’ombre.
* Il en est ainsi avec le contrôle du réseau X par le logiciel Au10tix que le réseau social impose à ses utilisateurs (même anonymes) afin de vérifier leur véritable identité (Au10tix est une société israélienne qui a été fondée et dirigée par d’anciens espions israéliens issus du groupe d’élite du renseignement militaire israélien Unit 8200). De nombreux utilisateurs anonymes de X ont depuis signalé que leurs vrais noms étaient recherchés sur Google en Israël peu après avoir critiqué le pays sur ce réseau social...
L'application cynique des méthodes du Mind Kontrol
Israël et ses alliés, ces maîtres des ombres qui tissent des alliances invisibles à travers les continents, ont une maîtrise effrayante des dynamiques sociales, ces mécanismes psychologiques qui plient les masses comme des roseaux, à l'instar de l’expérience de Milgram (du professeur de psychologie Stanley Milgram) où des gens ordinaires, sous l’autorité d’une blouse blanche, infligent des chocs électriques mortels à des inconnus, simplement parce qu’on leur dit "continuez, c’est pour la science". Ici, c’est pareil : des soldats, des diplomates, des médias entiers obéissent aveuglément, justifiant l’injustifiable au nom de la "sécurité" ou de la "survie".
Il en va de même avec les mécanismes de l'expérience de Asch (du psychologue Solomon Asch) qui démontrent le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe. En l'occurrence, un groupe entier mentait sur la longueur d’une barre parce que la majorité le faisait, et l’individu finissait par se conformer par peur d’être isolé. Ici, c’est la Hasbara en action, cette propagande qui inverse les faits, fait passer les victimes pour agresseurs, et isole quiconque ose contredire le récit officiel.
Sans oublier l'expérience Zimbardo, également nommée l'expérience de Stanford, parfois surnommée effet Lucifer, consistant en une étude de psychologie sociale menée par le professeur Philip Zimbardo avec pour cadre la prison de Stanford. Des rôles sont assignés, transformant des étudiants en tyrans sadiques en quelques jours. Ou encore les travaux de Leon Festinger et sa collègue Merrill Carlsmith sur la dissonance cognitive, où l’on rationalise l’horreur pour ne pas affronter sa propre culpabilité.
Les psychopathes d'Israël ont intégré tout ça. Ils ont écrit le manuel : manipulation des foules, conditionnement par la peur, récompenses pour la loyauté aveugle. Pour eux, nous sommes collectivement des rats dans une expérience de laboratoire géante, dont ils ont rédigé le scénario, le calendrier, et même les issues de secours, verrouillées pour nous, ouvertes pour eux.
Les guerres visibles — celles des armes, des drones, des blocus — ne sont que la surface. La véritable guerre se gagne dans l’invisible : le contrôle de la parole, du rythme, du souffle et des silences. C’est pourquoi les sciences du comportement verbal - croisant linguistique, psychologie, profilage criminel et analyse non-verbale - sont essentielles : elles permettent de lire dans les phrases des puissants non seulement leurs intentions, mais également leur architecture mentale. Et en la matière, les dirigeants sionistes révisionnistes sont des livres ouverts, l'intonation, le choix des mots, la mise en scène médiatique révélant leurs structures profondes : la déshumanisation (réduire un peuple à un objet ou un animal), l'instrumentalisation du crime comme argument de puissance, l'usage du langage comme arme psychologique de domination. Leurs actes rhétoriques sont parfaitement calculés, destinés à tester la tolérance du public, renforcer la loyauté de ses partisans par la transgression, et intimider les adversaires en affichant la capacité et la volonté farouche de destruction.
Cf. Contrôle mental.
La Grèce comme avant-poste régional clé en Europe
La Grèce est devenue l’avant-poste d’Israël en Europe, les deux nations ayant considérablement renforcé leurs liens stratégiques, militaires et économiques. Ce renforcement des liens a ainsi conduit nombre d'analystes et de responsables politiques à décrire la Grèce comme un partenaire régional clé, voire un "satellite" ou un "avant-poste" d’Israël en Méditerranée orientale. Tandis qu’Athènes présente cela comme une alliance stratégique nécessaire pour garantir la sécurité, cette dépendance pourrait s'avérer dangereuse.
La Grèce est en effet devenue un partenaire important pour la sécurité israélienne, avec des exercices conjoints des forces aériennes, le partage de renseignements et l’achat de systèmes israéliens de pointe, comme le contrat de 2 milliards de dollars conclu en 2023 pour des missiles Spike NLOS. Des entreprises de défense israéliennes, dont Elbit Systems, exploitent des centres de formation au pilotage en Grèce, comme à Kalamata, ville située dans le sud du Péloponnèse dans le district régional de Messénie dont elle est le chef-lieu, et ont acquis des actifs industriels tels que l’Hellenic Vehicle Industry (ELVO). Qui plus est, la Grèce, aux côtés de Chypre, a collaboré avec Israël à la création d’un nouvel axe énergétique et sécuritaire pour contrer l’influence de la Turquie dans la région. Et à la suite des attaques du 7 octobre 2023, la Grèce est devenue une destination de choix pour de nombreux Israéliens quittant leur pays d’origine.
Palantir, le partenaire stratégique de premier plan
En 2003, Alexander Karp* cofonde, avec notamment Peter Thiel, Stephen Cohen et Nathan Gettings, l’entreprise Palantir Technologies, spécialisée dans le
développement de logiciels et de plateformes d’analyse de données dans les domaines de la sécurité, du renseignement et de la défense. Parmi ses produits
phares figure Gotham, utilisé par la NSA, la CIA, le FBI, les Marines, l’US Air Force, ainsi que par une douzaine de pays européens, dont la France via la DGSI.
En juillet 2025, l’entreprise a été mentionnée dans un rapport de l’ONU intitulé "De l’économie de l’occupation à l’économie du génocide", rédigé par la juriste
italienne Francesca Albanese. Elle y détaillait la manière dont de nombreuses entreprises soutiennent logistiquement et financièrement l’intervention israélienne en Palestine,
accusant Palantir de complicité de génocide en raison de la fourniture de plateformes de données et de systèmes de prise de décision automatisée, tels
que des outils de "police prédictive automatique", ainsi que de systèmes de ciblage et d’analyse contribuant à l’identification ou au marquage de cibles comme Lavender, Gospel ou Where’s
Daddy.
Démocrate, Alexander Karp qui affirme avoir voté pour Hillary Clinton en 2016 et contre Donald Trump en 2024 est, à
l’instar de son associé Peter Thiel, un occidentaliste forcené qui citait selon Time Magazine (qui le qualifie de "techno-nationaliste") l’auteur du Choc des civilisations, Samuel Huntington,
dans une lettre adressée à ses investisseurs en février 2025 : "La montée en puissance de l’Occident n’a pas été rendue possible par la supériorité de ses
idées, de ses valeurs ou de sa religion... mais plutôt par sa supériorité dans l’application de la violence organisée", avant d’ajouter : "Les Occidentaux oublient souvent ce fait ; les
non-Occidentaux, jamais."
* Considéré dans le dernier classement Forbes 400 de 2025 comme l’Afro-Américain le plus riche des États-Unis, Alexander Karp est aujourd’hui à la tête d’une fortune estimée à 14,3 milliards de dollars. Métis, né d’un père juif, Alexander Karp a travaillé après ses études comme assistant de recherche à l’Institut Sigmund Freud de Francfort.
Amazon, un soutien stratégique d'envergure
Le géant technologique Amazon s’est engagé à investir environ 7,2 milliards de dollars en Israël d’ici 2037, la majeure partie de ces fonds étant allouée à la construction, à la maintenance et à l’exploitation de centres de données régionaux Amazon Web Services (AWS). Cette infrastructure cloud est au cœur du projet Nimbus, un contrat conjoint de 1,2 milliard de dollars entre Amazon et Google visant à fournir des services cloud au gouvernement et à l’armée israéliens. L’annonce de lancement d’AWS en mai 2026 a précisé que les fonds seraient consacrés à des centres de données physiques locaux dans la région de Tel-Aviv.
Selon les études économiques d’Amazon, l’infrastructure devrait ajouter environ 13,9 milliards de dollars au PIB d’Israël, et soutenir plus de 7 700 emplois à temps plein dans des entreprises externes chaque année jusqu’en 2037. Toutefois, les services cloud et l’infrastructure d’IA fournis au gouvernement ont fait l’objet d’une intense attention mondiale, des militants, syndicats et travailleurs du secteur technologique ayant organisé des manifestations à grande échelle pour exiger que les entreprises se retirent du projet, invoquant des préoccupations liées aux droits de l’homme et à la surveillance militaire.
Contrôle médiatique, ou l'audiovisuel israélien propagandiste
Le producteur et animateur Arthur, de son vrai nom Jacques Essebag, s’est associé au milliardaire franco-israélien Patrick Drahi pour entrer au capital de la chaîne de télévision israélienne généraliste privée Reshet 13, l’une des plus importantes du paysage audiovisuel israélien avec quelque 270 professionnels de l’information. Le spéculateur américain John Paulson, surnommé "le sultan des subprimes" pour avoir bâti sa fortune en pariant sur l’effondrement du marché hypothécaire américain en 2007 et sur la faillite de la Grèce en 2010, s'est également joint également au projet de rachat. Patrick Drahi est propriétaire de la chaîne i24News basée à Tel-Aviv, largement favorable au Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il aurait bénéficié de l’appui de ce dernier auprès de l’actionnaire majoritaire d’origine ukrainienne Len Blavatnik.
Le Syndicat des journalistes d’Israël a contesté la légalité de l’accord, soulignant un risque de fusion éditoriale forcée avec i24News et qualifiant l’opération de "plan directeur du gouvernement Netanyahu pour capturer les médias". Deuxième chaîne la plus regardée en Israël, Reshet 13 diffusait, jusqu’à sa suppression en 2024 par l'homme d’affaires et philanthrope britannique-américain d’origine soviétique Leonard Blavatnik, l’émission d’investigation à succès "Ezor Milhama", connue pour ses révélations sur la corruption politique israélienne et sur les alertes du renseignement ignorées par les autorités avant l’attaque du 7 octobre 2023. Dans leur communiqué transmis à l’AFP, Arthur, Drahi et Paulson ont souligné "leur attachement aux valeurs sionistes, au renforcement de l’économie israélienne et bien sûr au maintien de médias puissants, libres (sic) et influents"...
De l'attaque du USS Liberty le 8 juin 1967
Cette affaire est sans doute l’exemple le plus pur d’un attentat déguisé en accident, avec la complicité du silence.
Pendant la guerre des Six Jours, un navire espion américain (l’USS Liberty) est attaqué… par l’armée israélienne. 34 marins américains seront tués, et 171 blessés. L’attaque dura plus de 70 minutes, menée par des avions et des torpilleurs. Si les Israéliens affirmèrent une erreur d’identification, tous les témoins, les survivants, les experts radio, affirmèrent de leur côté que le drapeau américain était visible, et que l’objectif était d’empêcher le Liberty d’intercepter les communications israéliennes sur des massacres en cours au Sinaï. Il s'agissait d'une volonté claire de couler le navire.
Pourtant, le président Lyndon B. Johnson, qui avait succédé à John Fitzgerald Kennedy après son assassinat en 1963, étouffa immédiatement l’affaire dont l'enquête fut bâclée. Non seulement Israël ne subit aucune sanction, mais il reçu davantage d’aide militaire dans les mois suivants. Johnson , Il est de ce fait l’un des premiers chefs d’État occidentaux à incarner pleinement ce basculement silencieux vers une soumission croissante aux intérêts sionistes organisés. Là où Kennedy avait tenté de freiner l’influence du lobby pro-israélien, notamment en s’opposant à l’arme nucléaire israélienne et en exigeant des contrôles sur la centrale de Dimona, Johnson choisit l’oubli, puis la complicité. Le message implicite devint une règle tacite : Israël peut tout faire — même tuer des soldats américains — et Washington se taira.
C’est à partir de là que le puissant lobby politique des intérêts sionistes AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), déjà influent, devint intouchable.
Et depuis, son emprise sur les centres de pouvoir occidentaux n’a cessé de croître, aux États-Unis bien sûr, mais également en Europe, voyant les gouvernements, même les plus critiques sur d’autres sujets, s’agenouiller dès que la question d’Israël est soulevée. La peur est partout, d’autant plus puissante qu’elle n’est jamais nommée. Car accuser Israël, c’est affronter l’abîme du soupçon ultime, assorti de la peur de mourir, la liste des morts étant longue : journalistes, diplomates, scientifiques, généraux, religieux, militants palestiniens, iraniens, syriens, libanais, et parfois même européens ou américains . Tous ont payé de leur vie leur refus de plier. Le message est clair : toute voix qui défie le récit israélien peut être réduite au silence. Cette affaire de l’USS Liberty n’était pas une anomalie. C’était un prototype, une opération test, un jalon dans une stratégie de domination douce, mais inexorable. Celle du sionisme politique organisé, qui ne représente ni le peuple juif, ni l’État d’Israël dans sa diversité, mais un noyau radical, messianique, organisé et protégé.
Depuis ce jour, aucun président américain ne peut totalement s’émanciper de cette influence sans risquer sa carrière — ou sa vie. Et les dirigeants européens, plus faibles encore, préfèrent la complicité par confort que le courage par justice.
Dans la poudrière du Moyen-Orient, une règle s’est imposée : les accords sont faits pour être signés par tous… sauf respectés par Israël. Chaque traité devient ainsi un piège pour les naïfs, les faibles ou les idéalistes. Mais jamais pour Israël, qui les contourne, les suspend ou les vide de leur sens à la première occasion. Quant aux cessez-le-feu, ils sont unilatéraux, ne valant en pratique que pour l’adversaire. Israël s’en exonère systématiquement, au nom d’une "sécurité nationale" extensible, floue, fondée sur des menaces souvent invérifiables. Et même si ces menaces ne sont jamais démontrées, cela suffit.
Tous ces attentats, du plus petit au plus visible, avaient un objectif principal : non pas les morts, mais le message spirituel consistant à diviser, effrayer, manipuler les émotions, et provoquer la confusion, l’abandon, l’acceptation du pire. À chaque fois, la même logique : le choc, l’émotion, la reprogrammation, le basculement. C’est pourquoi les faux attentats se mêlent aux vrais, les manipulations aux provocations, et les lois d’exception à la normalisation de la surveillance.
Créer un choc, réorienter l’opinion, précipiter un état de guerre ou de chaos profitable, cette logique est devenue la norme mondiale après 1945, souvent perfectionnée par des services occidentaux ou israéliens. Et c’est ainsi que, depuis plus d’un siècle, le monde a été dressé à penser comme on dresse un chien à la douleur.
De nos jours, les Sémites désignent principalement les peuples arabophones, les peuples éthiopiens sémitiques et les membres du peuple Juif originaires d’Asie occidentale, soit l'ancienne Mésopotamie et le Moyen-Orient. Le Sémite n’est donc pas exclusivement synonyme de Juif, expliquant que ce mot soit tombé en désuétude. En linguistique, les Sémites sont l'ensemble des peuples utilisant ou ayant utilisé les langues sémitiques (l'hébreu, l'arabe, l'araméen, le babylonien, l'assyrien, et l'amharique). En ethnologie, ce sont les peuples actuels ou anciens parlant une langue du groupe sémite, c'est-à-dire au Moyen-Orient, dans la Corne de l'Afrique - l'Érythrée et l'Éthiopie -, la péninsule Arabique, le Croissant fertile et en Afrique du Nord. De ce fait, l'ensemble des Juifs d’Europe orientale ne furent à aucun moment de leur histoire issus des légendaires "dix tribus perdues d’Israël", contrairement à ce que certains se plaisent à raconter, même si nombre d'entre eux (probablement une large majorité) peuvent revendiquer par leur ADN une filiation sémitique "originelle". C'est pourquoi ceci exclurait pour certains la notion de race juive de souche sémitique.
Quant aux tribus des Hébreux, leurs origines prêtent à nombre de divergences entre spécialistes, sans pouvoir certifier quoi que ce soit de certain. Comme tribus sémitiques semi-nomades, elles vivaient certes en Syrie depuis le XIX° ou XVIII° siècle avant J.-C., notamment dans la région d'Aram (langue araméenne) en son centre, avant de traverser l'Euphrate et de s'installer en terre de Canaan (la Palestine et la Phénicie) sous la conduite d'Abraham. C'est l'épisode qui est relaté par la Genèse (Chapitre XII). Mais l'hypothèse d'une migration en provenance d'Asie ne peut être exclue, loin s'en faut, à l'instar d'autres peuples venus s'installer dans un périmètre sous contrôle de la grande civilisation dominante d'alors, l’Égypte.
La Phénicie, référentiel biblique et coranique ?
L’historien phénicien Sanchoniathon* pourrait être l’une des sources des auteurs de l’Ancien Testament. Il aurait écrit "l’histoire la plus véridique des Juifs", d’après les écrits obtenus d’un prêtre de Yahvé à la période pré-homérique. Les Phéniciens étaient les Cananéens, ancêtres des Libanais actuels. Ils étaient les Juifs et Arabes (Palestiniens) originels (3.200-1.200 av. J. -C.). L’histoire des dieux racontée par Sanchoniathon ressemble aux théogonies grecque et hittite. Ainsi parle-t-il de "Kronos-Elos"… la comète, "l’étoile de Kronos" devenue Saturne. Le dieu des Phéniciens, El, était un dieu-comète, Saturne alias Kronos*². Il y aurait ainsi un culte des corps célestes, un culte des pierres (météorites) considérées comme divines. Une météorite était vénérée à Tyr, nommée Bêt-êl, la "maison d’El", là où dans la Bible Jacob a rêvé de l’échelle. La pierre était considérée comme sacrée car elle faisait partie du corps du dieu, comme pour la pierre noire de la Kaaba des musulmans. Après les déluges, on pensait que le corps du dieu (les météorites) aurait pu arrêter les eaux, soit obstruer le puits dans sa représentation populaire.
Sanchoniathon ajoute que tout ce qu’il relate se retrouve dans l’épopée sumérienne de Ninurta. Il précise également que c’est en l'honneur de El/Kronos qu’est attribuée la pratique de la circoncision. Les légendes de la fondation du Temple de Jérusalem étant identiques à la tradition du culte de Saturne, elles montrent qu'il n’y a pas de rupture entre la tradition ancienne et le judaïsme ou l’islam. Le Grand Temple de Baalbek (cité phénicienne) ne serait-il pas le Temple de Salomon ?
* Natif de Béryte (Beyrouth), il aurait vécu avant la guerre de Troie, 20 siècles avant Jésus-Christ.
*² L'historien indique que El guerroie dans le ciel avec Ouranos, son père. Après sa victoire, El construit un mur protecteur et fonde Byblos en Phénicie. Il s’y déroule des sacrifices à Saturne en cas de guerre, peste ou calamité publique, la légende voulant que Saturne lui-même ait sacrifié son fils sur l’autel. Le fils du gouvernant était donc sacrifié. Saturne est devenu au Moyen-Âge une planète dévoreuse d’enfants, ce qui fait référence à ces sacrifices.
Dans le Coran selon l'écrivain arabe Ad-Dimisqui (mort en 1327), le Temple de Saturne était construit en forme d’hexagone, et était entièrement noir. La Kaaba était auparavant également noire, et la pierre noire était vénérée avant Mohammed. On l’appelait Hubal ("celui qui retire violemment l’enfant à la mère"). Le grand père de Mohammed aurait voulu sacrifier un de ses fils à Hubal. Donc, le dieu de la Kaaba réclamait des sacrifices d’enfants. C’est une caractéristique du culte de Saturne. Le nom Kaaba veut aussi dire cube, et le saint des saints du Temple de Salomon était cubique, et avait des rideaux noirs, propre au culte de Saturne.
Quoi qu'il en soit, il en découle qu'une proportion non négligeable de Juifs d’aujourd’hui ne sont ni les descendants des Hébreux, ni des Sémites, ce qui annihile tout étendard global brandi au titre de l'antisémitisme, tout particulièrement par de fiévreux contempteurs habitués des plateaux de télévision et autres tribunes médiatiques. Ils savent ou devraient savoir que le terme correct pour désigner une personne qui s’oppose avec virulence au judaïsme en tant que culture identitaire religieuse n’est pas "anti-sémite"mais "judéo-phobe". Mais s’ils préfèrent la racine "-sémite" à la racine "judéo-", c’est justement pour forger un terme de diffamation, qui plus est en sachant pertinemment que dans l’esprit des chrétiens le mot "Sémite" est étroitement lié à celui de Jésus-Christ. De ce fait, en tolérant l’usage de ce mot de diffamation, les chrétiens sont devenus des instruments dans l’entreprise de destruction de leur propre foi, puisque ce mot permet de persécuter, puis de réduire au silence tous les chrétiens qui s’opposeraient à la conspiration…
L'autre raison consistant à brandir à tout bout de champ l'accusation d'antisémitisme est d'empêcher tout débat sur la genèse du sionisme, idéologie politique, en le mélangeant avec l'identité culturelle et religieuse juive. Ainsi l'interlocuteur qui voudrait en démontrer le caractère manœuvrier et les remugles de ses réseaux de financement* se voit immédiatement stigmatisé et dans l'impossibilité d'argumenter factuellement...
* Ainsi par exemple la question sensible, et de ce fait controversée, sur la véritable nature de l'accord Haavara (littéralement "accord de transfert"), signé le 25 août 1933 après trois mois de négociations entre la Fédération sioniste d'Allemagne, la Banque anglo-palestinienne (sous les ordres de l'Agence juive, une agence exécutive officielle en terre palestinienne) et les autorités économiques du régime de l'Allemagne nazie d'Hitler, arrivé au pouvoir le 30 janvier 1933. Cet accord est présenté comme ayant été conçu pour faciliter l'émigration des Juifs allemands vers la Palestine, les forçant à abandonner la plupart de leurs possessions à l'État allemand avant le départ. Ces actifs, selon l'accord, pouvaient être obtenus plus tard, en les transférant en Palestine comme biens d'exportation allemands. Les accords fonctionneront jusqu'en 1939.
Cf. Livre d'Edwin Black "Le Contrat de Transfert - L’histoire dramatique du pacte entre le IIIe Reich et la Palestine juive".
Changement opportun de patronyme
L'infiltration khazare, autrement dit ashkénaze, est passée par d'opportuns changements de patronymes judaïsés au parfum hébraïque du Moyen-Orient, afin de faire oublier d'où elle venait - les steppes mongoles de l'Est -, de masquer la nouvelle emprise sur les consciences, et de donner une légitimité aux soi-disant descendants d'Abraham sur le terre qualifiée de promise... Se distinguent entre autres les figures emblématiques politiques (Photos 1 à 7 du bandeau) de David ben Gourion né David Yosef Grün (immigration parentale de Pologne), Ariel Sharon né Schneinermann (immigration parentale de Pologne et de Biélorussie), Ehud Barak né Brog (immigration parentale de Lituanie et de Pologne), Shimon Peres né Perski (immigration parentale de Pologne), Yitshak Rabin né Rubitzov (immigration parentale d'Ukraine), Benyamin Netanyahu né Mileikowsky (immigration parentale de Pologne).
D'autres, comme Isaac Herzog, l'actuel Président d'Israël (photo 7), n'ont même pas eu à changer de patronyme, s'inscrivant également dans le prolongement d'une immigration venue d'Europe, son père Chaim Herzog étant né à Belfast en Irlande du Nord (il fut le 6ème Président d'Israël de 1983 à 1993). Triste fait de "gloire", Isaac Herzog s’est déshonoré en allant signer les bombes et les obus que son armée allait déverser sur les enfants de Gaza, tout en venant pleurnicher en 2026 devant les caméras pour les bombardements iraniens qui pourtant ne faisaient que répondre à la guerre criminelle lancée par le pays qu’il préside (photos 8 et 9).
Aujourd'hui, ces juifs de l'Est représentent 51,6 % de la population d'Israël, ayant réussi le tour de force de coloniser le peuple juif sémitique originel, les Hébreux, devenus leur caution morale pour l'accomplissement de leur œuvre destructrice sombre passant par l'érection du Troisième Temple, en réalité du Troisième Reich. Et c'est pourquoi ils sont qualifiés par d'aucuns d'"ashké-NAZIS", langue des oisons oblige !
La conspiration du clergé chrétien
La création de l’État d'Israël qui a vu le jour en Palestine avec l’intervention des États-Unis, sous l’instigation de l’Organisation Sioniste Internationale dont le quartier général se trouve à New York, illustre une fois encore le dévoiement de l’Église romaine*. Sa responsabilité est d'avoir couvert une manipulation, en l'occurrence une ingérence illégale brandie au nom d'une pseudo-histoire de droit divin octroyé au peuple Juif sur la Terre promise et l'éternelle Jérusalem, et ce au nom de la charité chrétienne, en l'occurrence le soutien à la conquête sioniste de la Palestine. Et tout naturellement qui sème le vent…
Ce fut tout particulièrement le cas pour les 150 millions de chrétiens des États-Unis, soumis à une très haute pression de la part de leur clergé pour accorder un soutien inconditionnel au programme sioniste du retour des "Juifs" d’Europe orientale dans leur soi-disant "patrie" de Palestine, alors qu'ils n'avaient aucun lien de sang avec les ancêtres hébreux… Le clergé a ainsi sommé de considérer ces "Juifs" d’Europe orientale comme étant le "peuple élu" par Dieu.
A l’encontre de toutes les lois internationales, à l’encontre de la justice et de l’équité la plus élémentaire, ces millions de chrétiens des États-Unis d’Amérique demandèrent que le Congrès mette tout en œuvre sur les plans diplomatique, économique et militaire, pour garantir un résultat heureux au programme sioniste de conquête de la Palestine. C’est un fait historique bien établi que sans la participation active des États-Unis, les sionistes n’auraient jamais entrepris la conquête de ce pays par la force des armes. La Palestine d’aujourd’hui serait un État indépendant et souverain, que le processus de décolonisation aurait transformé en une nation autodéterminée. Cela fut empêché par le versement de millions de dollar aux "chrétiens-travestis". Cela s'appelle tout simplement de la corruption.
* Cf. L’Église romaine décodée.
D'après la Bible, les Hébreux sont d'abord la famille d'Abraham, venu de Mésopotamie. Après avoir vécu en Canaan sous la conduite de patriarches, ils en sont chassés par une famine et se fixent en Égypte, y devenant bientôt un peuple asservi. Sortis d'Égypte vers le XIII° siècle avant J.-C., ils campent dans le Sinaï où ils reçoivent leur loi, la Torah. Ils conquièrent et colonisent le territoire de Canaan (la Palestine) à leur profit, où ils instaurent une démocratie tribale qui dure deux siècles et demi (de -1250 à -950). Vers 1020, les Hébreux se dotent d'une monarchie tempérée avec le second Roi d'Israël, David. Après le règne brillant de son fil Salomon (970-930), le royaume se scinde en deux lorsque celui-ci se montra "infidèle", sous-entendu lorsqu'il fut corrompu par le matérialisme. Son peuple explosa en douze parties, dix s’appelant Israël, au nord, et deux Juda, au sud*. Les dix premières disparurent. Ainsi, on ne peut pas prouver leur réalité historique. Il ne resta que Juda. C'est pourquoi il est difficile aujourd’hui de savoir qui descend de la tribu de Juda (les séfarades).
C'est une période de reconnaissance politique par excellence, qui est aussi celle des "grands" (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel) et autres Prophètes*². En 722, Israël est détruit par les Assyriens, Juda tombant en 586 sous la férule des Babyloniens. Après une éclipse et un exil de quelques décennies, les Hébreux reconstruisent leur État. Ils demeurent cependant sous la tutelle perse puis hellénistique, avant de retrouver une totale indépendance sous les princes asmonéens (165-63 av. J.-C.). La conquête romaine fait des Hébreux des tributaires, les soumet à l'occupation militaire et à l'oppression politique sans pour autant anéantir leurs structures nationales. Des sursauts révolutionnaires multiples et deux guerres (66-73 et 132-135 ap. J.-C.) les opposent à Rome, jusqu'à leur disparition. Est-ce pour autant la vraie histoire ?
* Les tribus du nord qui constitueront Israël étaient déjà installées sous le nom d’Habiru depuis longtemps. Ce sont elles qui donneront la tradition Elohiste (elle montre Dieu comme une figure capable de regret, et montre sa présence personnelle dans les événements). La " Maison de Joseph " représentée par Josué et les Lévites occupera le sud petit à petit, s’alliant à de nombreux autres groupes pour finir par s’unifier dans le royaume de Judas. L’alliance de ces deux peuples ne sera jamais acquise, chacun se défiant de l’autre, jusqu’à la chute de Jérusalem.
*² Cf. Prophétie du changement.

La genèse du culte de Yahvé (1)
Les Amorrites constituent le grand peuple sémite de la Syrie ancienne vers le milieu du III° millénaire av. J.‑C., avant que d'occuper de larges parties du sud de la Mésopotamie du XXI° jusqu'à la fin du XVII° siècle. Ils y ont installé plusieurs cités-États, notamment Babylone. Ils sont désignés dans les textes sumériens sous la dénomination de mar.tu, et en akkadien sous le nom d'amurrû, nom de leur principale déité. Ils se retrouvent chassés de leurs terres par les Hyksôs manéthoniens* pendant la XV° dynastie (vers 1663-1530). Littéralement "chefs des pays étrangers", ceux-ci forment un groupe pluriethnique - en partie sémite, en partie asiatique et en partie égyptien -, vivant à l'origine dans l'Asie de l'ouest avant que de rejoindre l'est du delta du Nil. Puis ces Aryas indo-européens chassèrent à partir de -1730 les dirigeants égyptiens de la XIV° dynastie qui siégeaient à Avaris, et fondèrent les XV° et XVI° dynasties d'Égypte (entre -1674 et -1548), régnant sur la Basse et la Moyenne-Égypte durant plus d'un siècle. Parmi eux se trouvent des Habiru Aryas (les futurs Hébreux), d'origine indo-européenne, et qui pourraient remonter plus en avant à l'Amérique du Sud*².
Les noms des Hyksôs (heqa khasewet) sont très proches des noms cananéens, confirmant un lien avec le Levant antique. Ils découlent eux-mêmes d'anciens maîtres du Tibet ayant vécu aux Andes, les prophéties tibétaines indiquant que le "pouvoir", se voulant le gardien de la Tradition, avait changé de place et était passé du Tibet aux Andes, la nouvelle civilisation d'alors ayant pour centre l'Amérique du Sud. Puis, un cycle se terminant, les nouveaux maîtres auraient été les Hyksos, peuple de bergers, qui sont allés jusqu'en Egypte, puis ont fondé Jérusalem. Joseph aurait été l'un d'entre eux. On les appelait aussi "Pali", les bergers. D'où Palestine. Devenus un peuple guerrier, ils introduisirent de nouveaux armements en Égypte, notamment l'arc composite, le cheval et le char.
La date de la prise d'Avaris peut être fixée approximativement grâce à la "Stèle de l'an 400", trouvée à Tanis, qui commémore la reconstruction du temple du dieu Seth à Avaris. C'est ce dieu mythique égyptien belliqueux de la Violence et du Mal, frère et meurtrier d'Osiris, que les Juifs ont appelé plus tard Yahvé... Ainsi se dessine la filiation Amorrites - Hébreux - Hyksôs, qui voit le sud du territoire de Canaan comme lieu de vénération d'une énième liturgie païenne par des peuples à culture dominatrice, prédatrice, sur lesquels se sont greffés les nomades hébreux. Si on ne sait toujours pas exactement qui étaient les Hébreux d’Égypte, les archéologues ont trouvé des traces d'un départ massif et soudain d'une population sémite d’Égypte, en l'occurrence les Hyksôs. Ils pourraient bien être le peuple décrit dans l'Exode de la Bible...
* Le vocable manéthonien découle du grand prêtre Manéthon (III° siècle av. J.-C.) à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte.
*² Cette hypothèse découle de l'expédition menée en 1906 par le Colonel Percival Harrison Fawcett (1867/1925) en Amazonie, qui y aurait retrouvé les traces d’une ancienne civilisation blanche. L'hypothèse est que probablement une des colonies principales des survivants Atlantes était au Brésil. D’ailleurs, les Irlandais connaissaient le terme "Breasal" ou "Hy-Brazil" qui était le paradis gaélique au-delà de l’océan. Il y aurait donc eu une grande catastrophe qui a coupé la communication entre les continents.
Seth (Saturne), le dieu des Hyksôs
Le culte de Seth à Avaris avait été développé par les Hyksôs, qui voyaient dans ce dieu égyptien une hypostase (placé en dessous) du Baal sémitique, leur dieu originel. S'ils vouent un culte à Seth sous sa forme de Bouc / Bélier, le meurtrier d'Osiris, les Égyptiens adorent à ce moment Amon (Ra / Horus). Aussi les rapports entre eux sont tendus.
À l'origine, Seth est un dieu du ciel, du désert, de la tempête, du désordre et de la guerre. C'est dans l'ensemble le personnage rusé typique des contes et légendes. Il incarne la violence et le désordre nécessaires et créateurs. Les vicissitudes de son culte reflètent à la fois l'ambiguïté des sentiments des Égyptiens à son égard et les divers changements politiques que l'Égypte a connus.
L'image du Père commune à toutes les religions est aussi liée à l'astre Saturne. Il s'agit en Égypte de "Horus le Taureau", qui fertilise la Femme pour donner naissance à un enfant. Cette image deviendra Abraham, le mauvais Père. Plus tard, les Grecs (la prêtrise) retirent la femme à l'enfant du ciel pour inventer le Centaure, un animal démoniaque.

La genèse du culte de Yahvé (2)
En effet, à la chute d'Avaris et de Bersabée peu après 1250 avant J.-C. par l'armée
égyptienne d'Ahmôsis Premier, les Hébreux/Hyksos jadis seigneurs du désert, ainsi que leurs alliés asiatiques les Amoréens et les Hourrites, ont été expulsés d’Égypte, toutes traces de leur influence étant nettoyées. La
victoire et leur expulsion constituent la fondation du Nouvel Empire.
La durée du séjour des fils d’Israël en Égypte aurait été de 430 ans selon la Bible. Or, malgré leur défaite et leur soumission, les Hébreux restent au départ sur leurs terres. Un premier mouvement de résistance initié par Moïse se traduit par l’assassinat de surveillants égyptiens qui battent "les frères". Mais non soutenu par le peuple, il doit s’exiler de l’autre côté de la frontière, en pays de Madiân* (pays situé dans la partie nord-ouest de la péninsule arabique, à l’est du golfe d’Aqaba). Il y aurait été recueilli par la fille du pharaon (la population de Madiân ?), alors qu’il tanguait dans sa corbeille de papyrus, au milieu de la mer des roseaux, comme autrefois le grand roi Sargon. Son mouvement de résistance va s'affermir, d'abord au profit des populations madiânites pour défendre leurs droits face aux troupes d’occupation égyptiennes. Il passe ses journées à faire paître son troupeau quand, soudain, un buisson en feu aurait attiré son attention. Le grand exode du peuple hébreu est alors planifié.
* Cf. Juges 1:16, 4:11 : "Moïse père-frère était un prêtre de Madian de l'Éternel, car il a été la préservation de la mémoire de l'origine Madianite du dieu".
La genèse du culte de Yahvé (3)
Rejoignant l’Égypte qui reconnaît sa dimension manœuvrière hors pair, il y devient grand prêtre, et contribue tout particulièrement à l'édification d'enceintes orientées en direction du soleil levant destinées à protéger des lieux sacrés et de prières, avec à chaque fois à l'intérieur une colonne au sommet de laquelle se trouvait une barque sculptée, dans laquelle une statue se tenait debout (d’après Flavius Josèphe, Contre Apion, II, 10). Manethon et Philon diront plus tard que Moïse s’appelait Hosarsiph, signifiant "le prêtre d’Osiris". C'est ainsi que les descendants du peuple Hébreu/Hyksos se sont séparés en deux classes, une élite de prêtres qui a fait carrière dans le clergé d’Osiris à Héliopolis, et une classe laborieuse qui travaille sur les chantiers pharaoniques de la région de Gochen. Pour les Égyptiens, ces laborieux qui se mêlent à d’autres laborieux sont des Hapirous, des "errants" qui viennent du pays de Canaan.
C'est alors qu’un devin selon le Contre Apion de Flavius Josèphe - révèle à Aménophis Ier qu’il a vu en songe des calamités qui allaient s’abattre sur l’Égypte, ainsi qu'un peuple allié (les Hébreux) faire alliance avec les impurs. Il conseille au pharaon de purifier le pays de tous les lépreux et de tous les impurs qui s’y trouvent, ce que ce dernier s’empresse de faire en envoyant 80 000 individus travailler dans les carrières, à l’Est du Nil. Manethon précise que parmi ceux-là se trouvaient quelques prêtres savants atteints de la lèpre, autrement dit considérés comme impurs. Moïse, sans doute malade, en fait partie et part dans le désert. L'exode démarre selon la Bible en 1445 sous le règne de Thoutmôsis III. Le soulèvement bien préparé voit "l’ange du Seigneur" - l’armée secrète de Moïse - frapper aux portes, soit trois jours et trois nuits de terreur. Les magasins sont pillés, les temples et les familles riches dépouillés de leur argent et de leur or. Conformément au plan prévu dans le moindre détail, le peuple "libéré" se met en route sur les itinéraires qui lui ont été fixés, en direction de la Mer Rouge. Ce phénomène inhabituel d’une masse populaire qui, soudain, submerge tout, a surpris le pharaon. Mais c’est pour éviter que ce mouvement insurrectionnel ne contamine le reste de l’Égypte qu’il autorise finalement Israël à partir. Il ne s’agit que de réalisme politique. Son intention, en premier lieu, est de faire sortir son ennemi du peuple égyptien, avant que de le harceler, et ensuite de le battre en rase campagne, une fois dans le désert. Moïse et Aaron ne sont cependant pas naïfs. Si, au dernier moment, ils ont donné l’ordre de ne pas s’engager sur l’itinéraire prévu, c’est manifestement pour échapper au piège des Égyptiens et pour les attirer dans un piège hébreu, sur les itinéraires du Nord qui traversent les marais et la mer des roseaux.
Pharaon fait mettre sur pied six cents chars de sa troupe d’élite, ainsi que tous les chars qu’il peut rassembler en Égypte. Il les lance à la poursuite du peuple en fuite. Mais voilà que "l’ange du Seigneur" qui marchait en tête pour guider le peuple d’Israël vient se placer derrière, pour se placer en embuscade. Les "eaux" étaient à gauche et à droite comme deux murailles. Lorsque les troupes du pharaon s’engagent sur les itinéraires, Moïse lève son bâton sur la mer des roseaux (et non sur la Mer Rouge). Les deux murailles - de l’embuscade - se rabattent sur les troupes du pharaon en commençant du côté du matin et se referment sur elles. Affolés, les Égyptiens font demi-tour, mais ils ne retrouvent plus les chemins empruntés par Moïse et son peuple. La "mer" des hébreux se referme alors sur eux... L'histoire du peuple Juif est donc bien différente de celle de la légende.
Le raccourci historique du peuple Hébreu voit vers 1760 avant notre ère un petit groupe conduit par Abraham quitter Sumer et venir s'installer en territoire de Canaan, entre le Jourdain et le littoral méditerranéen, en se fondant avec d'autres groupes, notamment les Palestiniens. Plus de deux mille ans plus tard, en 135 après J.-C., à l'issue d'une guerre sans merci contre l'Empire romain, l'État "juif" antique disparaît.
Ainsi l'histoire des Hébreux est celle d'une existence politique qui s'étend entre ces deux dates, dans les limites confinées de la Terre dite sainte. L'apport des Hébreux à la civilisation, magnifié lyriquement par les rédacteurs machiavéliques de la Bible, estompe une histoire qu'eux-mêmes ne séparaient pas de leur conscience religieuse tribale. Autrement dit, il est conçu magistralement sur leur dos une appropriation terrestre éternelle du présumé sceau divin, soit la mise en œuvre d'un nouvel ordre mondial par une poignée d'élus... de descendance khazare*! Autant dire que tous les ferments du poison prédateur des consciences humaines est inoculé pour les deux millénaires qui suivent, dans un scénario bourreau-victime qui n'aura de cesse de traduire sur le plan géopolitique tous les affres de la division dont est capable l'humain sous emprise psychique, celle de la foi mystique se révélant particulièrement mortifère.
* Cf. La nouvelle religion universelle.
Tentative contemporaine de réécriture historique
Le British Museum de Londres a nié en février 2026 avoir supprimé le mot "Palestine" de plusieurs panneaux d’information et cartes dans ses galeries consacrées au Moyen-Orient antique, et ce sous la pression du groupe de lobbying pro-israélien UK Lawyers for Israel (UKLFI). Ce dernier, dans un communiqué, a affirmé qu’un porte-parole du musée avait confirmé que celui-ci examinait et mettait à jour les panneaux "au cas par cas", ayant déjà remplacé les références à "l’ascendance palestinienne" par "l’ascendance cananéenne" dans les galeries consacrées à l’Égypte. Selon l'UKLFI, ces changements faisaient suite à sa plainte adressée au directeur du musée, Nicholas Cullinan, dans laquelle il exprimait seulement ses sérieuses préoccupations concernant l’utilisation anachronique du terme "Palestine" dans certaines expositions. Les panneaux d’information de la galerie Levant couvrant la période 2000-300 avant J.-C. auraient donc été réécrits pour mettre l’accent sur "l’essor des royaumes de Juda et d’Israël"...
Si l’existence d’un Moïse égyptien semble attestée par plusieurs traditions*, et qu'il s'est vraisemblablement emparé des secrets des origines en provenance de l'Atlantide contenus dans le coffre du Temple, on ne peut affirmer cependant qu’il prétendait transmettre la religion "monothéiste" initiée par le pharaon Akhenaton, sinon à la tribu des Lévites dont il faisait partie. D'ailleurs on ne trouve aucune trace d’un concept divin universaliste avant l’exil babylonien (-586) lié à ce dieu guerrier et tribal appelé Yahvé ou Yah. Ainsi la datation d’un Moïse général égyptien et la reprise du culte d’Aton sous le nom de YHWH - "Je suis" étant un des noms d’Aton - est plausible sans être avérée. Elle diffère de celle de l'exégèse classique, celle d'un Moïse "madianite" (relatif à la tribu descendant de Madian évoquée dans la Bible et le Coran, installée à l'Est du Jourdain entre la mer Morte et la péninsule du Sinaï), disant en effet que la sortie d’Égypte conduite par Moïse général égyptien se serait faite vers 1350 sans combats*². C'est ainsi que de -1320 à -1250, les adeptes du culte d’Aton et futurs Lévites se seraient installés à Cadès (Qadesh Barnéa), une oasis dans le nord du désert du Sinaï, avant leur regroupement avec d’autres tribus nomades et l'entrée en Palestine. Quoi qu'il en soit, l'histoire racontée n'est que le produit d’une confusion progressive de diverses traditions dont il est très difficile de reconstituer le fil, la rédaction faite après l’exil de Babylone, soit 700 ans après, étant influencée par le monothéisme de Zarathoustra*³ et les lois assyriennes qui en ont recouvert les états primitifs, ceux-ci ne pouvant absolument pas être unifiés.
* Ainsi la tradition égyptienne selon le prêtre égyptien Manéthon qui a écrit son histoire en grec à la demande du général macédonien Ptolémée Ier au début du IIIème siècle avant notre ère.
*² Une autre version parle d'une sortie d’Égypte sous la guidance d'un prophète de Yahvé, dieu guerrier et jaloux adepte de la magie et des sacrifices.*³ Religion monothéiste de l'Iran ancien intervenue au cours du Ier millénaire av. J.-C. qui tire son nom de son prophète fondateur Zarathoustra, dont le nom a été transcrit en Zoroastre par les Grecs.
Comme la Bible le rapporte, le personnage de Moïse n’était pas spécialement "bon", mais c’est lui qui a été choisi par "celui" désigné comme "Dieu". Aussi, et quelle que soit la version retenue, la référence à une icône unifiant politiquement par une religion sous un seul dieu pour un seul peuple s'imposait pour la réalisation des objectifs visés par les rédacteurs bibliques. Moïse leur permettait de reproduire la constitution d’un héros légendaire, tels Sargon, Cyrus, Œdipe..., soit une figure mythique ancestrale servant à couvrir de son nom, par convention, les prescriptions des prêtres et de la cité. Il est de ce fait bien téméraire de prétendre reconstruire un personnage historique réel dans cet amas, et là n'est pas l'essentiel.
Il suffit de se référer au personnage symbolique du Christ et à son meurtre pour comprendre que, s’il y a bien un noyau historique - le meurtre du Maître de Justice essénien -, la distance de cet événement avec le remaniement théologique chrétien enlève toute pertinence à une reconstruction historique dûment certifiée. Plutôt que d’identifier le Christ à ce Maître de Justice, il est plus correct d’affirmer que le Christ n’a jamais existé, qu’il n’est qu’une construction mythique constituée progressivement dans la lutte concrète des églises pour dominer les esprits terrestres.
Les Cornes de Moïse
Les grands initiés détenteurs des secrets explicatifs du fonctionnement de l’univers – gravité, électromagnétisme,… - ont dès le début des pratiques cultuelles civilisationnelles traduit le divin sous forme de mythes et de figures animales et humaines, afin de permettre à l’être humain d’en comprendre le mode explicatif. C’est ce référentiel qui, avec celui des phénomènes cométaires, ont progressivement été manipulés au profit d’élites régnantes, qui s’en sont attribuées les attributs. Ainsi Moïse, grand prêtre égyptien initié, maîtrisait tous les codes constitutifs de la domination des consciences, comme un culte monothéiste dogmatique par les croyances martelées le permet.
C’est pourquoi, à l’instar d’Isis, d’Amon-Râ et de Baal (Cf. images 1, 2 et 3) et de tant d’autres figures païennes, il est représenté avec des cornes (image 4). Celles-ci sont les "antennes" de la relation avec le champ quantique, le champ énergétique d’information (l’éther) sous forme de particules physiques. L’éveil de conscience par la neutralisation du mental et de l’émotionnel en permet la connexion, ce qui relève de pratiques qui pendant très longtemps ont été dissimulées à la plupart des êtres humains, réservées à une petite caste élitaire.
Ces cornes ont été remplacées par la couronne de lauriers chez les Grecs et les Romains (image 5), puis par la couronne et le diadème dans la royauté contemporaine (images 6 et 7) et pour la Vierge Marie, l'Isis des chrétiens (image 8), qui évoquent toutes les rayons du soleil montant vers le haut, à l'instar de la statue ironiquement baptisée de la Liberté (image 9). Laurier est dérivé de l’aura, soit le halo électromagnétique de l’être humain qui, aiguisé, lui permet de communiquer avec le céleste (médiumnité, clairvoyance, rêve prémonitoire, voyage hors du corps…). L’aura a donné l’auréole, soit le disque solaire qui figure derrière la tête de personnages sacrés (Jésus-Christ, les saints… - image 10). Il est la continuité du serpent - cobra - chez les égyptiens représenté au-dessus de la tête avec un disque solaire, l’uraeus (image 11). C’est le 3ème œil, l’œil d’Horus, la glande pinéale (le chakra couronne) qui permet de percevoir par l'élévation de ses fréquences de résonance au-delà des cinq sens limités. Sa quête est de tous temps celle des sociétés secrètes sous contrôle des élites politiques et économiques s'en servant pour la préservation de leur pouvoir*.
Le symbole des cornes a été tout naturellement diabolisé – associé à l’archétype du démon – (image 12) afin de détourner les hommes de la connaissance. En
s'attachant à raisonner, à dénoncer et à combattre les forces obscures qualifiées de démoniaques ou de satanistes, les illusionnés par la manipulation du système ne font par la puissance de
l'égrégore de pensées ainsi créé que leur donner pleine puissance, maintenant ainsi les barreaux de leur geôle extérieure.
* Cf. La nouvelle religion universelle.
Du récit du veau d'or
Le récit du veau d’or, dans le chapitre 32 du livre de l’Exode, offre une réflexion sur la difficulté, voire l’impossibilité, d’accepter un dieu invisible, transcendant, ne supportant aucune représentation. Lorsque le peuple d’Israël était arrivé au désert du Sinaï, "Dieu" lui avait promis qu’il pourrait devenir un peuple de prêtres (Ex 19), autrement dit un peuple où il n’y a pas besoin de clergé, puisque chaque fils d’Israël est son propre prêtre. Mais lorsque Moïse s’absente pour recevoir de la part de Dieu les tables de la loi, le peuple ne supporte plus d’avoir affaire à un dieu invisible. Aaron lui fabrique alors un veau, expression ironique pour un taureau. Après avoir détruit le taureau, qui est un symbole courant au Levant pour les dieux de l’orage, Moïse monte alors de nouveau vers Dieu pour obtenir le renouvellement de l’alliance. Lorsqu'il redescend pour instruire le peuple, il n’est plus le même : "Quand il descendit de la montagne, il ne savait pas, lui, Moïse, que la peau de son visage était devenue rayonnante en parlant avec le Dieu."
La traduction latine a retenu non "rayonnant" mais "cornu" (le verbe qaran peut en effet signifier "rayonner" ou "être cornu"), motif qui se retrouve à travers toute l’histoire de l’art, du Moyen Âge jusqu’à nos jours.
Au temps de Moïse sur sa montagne sacrée, l'humanité se trouvait entre deux ères astrologiques, celle du Taureau et celle du Bélier. Moïse est celui qui apporte les tablettes de la nouvelle ère du Bélier, expliquant pourquoi dans certain cultes juifs on souffle dans une corne de bélier, qui symbolise la force comme attribut divin. Mais dans le contexte du récit du veau d’or, il y a peut-être un sens encore plus profond. Le peuple voulant un dieu visible, il a provoqué la "transgression originelle d’Israël" et la destruction de cette image. Au moment de l’alliance renouvelée, Moïse apparaît avec des "cornes", signifiant qu'il a pris la place du taureau comme médiateur visible entre Yahvé et Israël. S'il n'est pas la représentation du Dieu d’Israël, il demeure définitivement son meilleur représentant, les cornes exprimant son statut tout à fait particulier. Ce faisant, l’auteur d’Exode 34,29 fait preuve d’une grande audace, puisqu’il transpose des attributs du divin sur un homme. Il exprime par là une conviction profonde qui caractérise à la fois le judaïsme et le christianisme, celle que Dieu se manifeste dans la rencontre avec d’autres hommes.
De l'Arche d'alliance
L'Arche d'alliance ou Arche du témoignage est une relique sacrée centrale de la tradition judaïque qui est mentionnée dans la Bible hébraïque comme un coffre construit selon des instructions divines données entre le XIIIe et le XVIe siècle avant J.-C. à Moïse sur le mont Sinaï. Réalisée en bois d'acacia et recouverte d'or pur à l'intérieur et à l'extérieur, elle est rectangulaire, et surmontée d'un propitiatoire flanqué de deux chérubins sculptés en or, leurs ailes déployées et formant un trône symbolique pour la présence divine. Elle était destinée à contenir les Tables de la Loi contenant le Décalogue, certains textes du Nouveau Testament suggèrant qu'elle aurait aussi abrité d'autres objets sacrés, comme un vase contenant la manne ou le bâton d'Aaron.
La Bible la décrit comme un objet de pouvoir spirituel et symbolique, qui représente l'alliance entre Dieu et le peuple d'Israël. Elle joue à ce titre un rôle actif dans les récits de l'Exode et de la conquête de la Terre promise. Portée par des prêtres lévites à l'aide de barres en bois recouvertes d'or insérées dans des anneaux fixés à ses côtés, elle précédait les Israélites dans leurs déplacements, associée à des événements miraculeux comme la séparation des eaux du Jourdain ayant permis au peuple d'Israël de le traverser à pied, ou la chute des murailles de Jéricho lors d'un siège. Elle symbolisait également la présence divine lors des batailles, offrant victoire ou protection.
Après l'installation des Israélites en Terre promise, l'Arche aurait été déposée dans le Tabernacle, une tente sacrée, avant d'être placée dans le Temple de Salomon à Jérusalem, dans le Saint des saints. Mais son sort demeure mystérieux après la destruction du Temple par les Babyloniens en 586 ou 597 av. J.-C. selon les estimations, aucune trace historique ou archéologique certaine n'ayant été retrouvée. Ceci a donné lieu à d'innombrables spéculations et théories, se prêtant ainsi aisément à la manipulation d'esprits crédules et fantasmagoriques combinant érudits, théologiens et aventuriers. Elles se basent entre autres sur les rumeurs remontant à la fin du XIIe siècle, selon lesquelles des chevaliers croisés de l’ordre des Templiers, originaires du comté de Warwickshire, dans le centre de l’Angleterre, auraient trouvé l'Arche alors qu’ils étaient stationnés dans l’ancienne ville de Pétra, dans le sud de la Jordanie. Et dans la mesure où la Bible catholique romaine indique selon le deuxième livre des Maccabées de l’Ancien Testament que le prophète Jérémie ordonna qu’elle soit cachée avant la chute de Jérusalem (chapitre 2, versets 4 et 5 : "[Jérémie] ordonna que la tente et l’arche le suivent, et qu’il se rendit sur la montagne où Moïse était monté et avait vu l’héritage de Dieu. Jérémie vint et trouva une caverne, et il y apporta la tente et l’arche et l’autel de l’encens ; puis il scella l’entrée"), ces théories pourraient être crédibles. Qui plus est, selon des documents déclassifiés de la CIA en 2025, cet artefact légendaire aurait été localisée il y a plusieurs décennies au Moyen-Orient par un médium employé dans le cadre d’un projet expérimental secret de la CIA dans les années 1980...
Préambule
Ce nom dans quelques livres d’histoire médiévale évoque un empire des steppes, apparu quelque part entre la mer Noire et la mer Caspienne au VIIᵉ siècle, puis disparu quelques siècles plus tard. Il s'agissait d'une puissance parmi d’autres dans cette période tumultueuse qui suivit la chute de l’Empire romain.
L’histoire des Khazars possède quelque chose d’inhabituel. Cet empire se situait à la frontière de plusieurs mondes : l’Empire byzantin, les califats musulmans, les peuples slaves et les routes commerciales reliant la Baltique à l’Orient. C’était un carrefour.
Et dans ce carrefour, un événement particulier est souvent mentionné par les historiens : la conversion de l’élite dirigeante khazare au judaïsme. Les sources sont rares et parfois contradictoires, mais plusieurs chroniques évoquent ce choix religieux comme une décision politique destinée à maintenir un équilibre entre les grandes puissances voisines. Si les Khazars avaient adopté le christianisme, ils se seraient placés dans l’orbite de Byzance. S’ils avaient adopté l’islam, ils auraient basculé vers le monde des califats. Adopter une autre religion permettait probablement de préserver une forme d’indépendance, cette hypothèse intriguant depuis des siècles.
L’empire khazar a disparu progressivement au Xᵉ siècle, et avec lui une grande partie des traces historiques qui auraient permis de comprendre exactement ce qui s’est passé. C’est là que commence le vertige. Car lorsqu’un empire disparaît presque entièrement des archives visibles, deux choses peuvent se produire : soit il s’est réellement dissous dans les peuples voisins, soit ses traces ont été absorbées dans d’autres récits, d’autres identités, d’autres histoires. Et c’est précisément cette seconde possibilité qui intrigue certains historiens depuis longtemps. Car la période qui a suivi la disparition du monde khazar correspond aussi à un moment important de l’histoire du judaïsme rabbinique, voyant les centres intellectuels se déplacer, certaines écoles talmudiques prendre une importance nouvelle, et l’Europe orientale devenir l’un des principaux foyers du judaïsme ashkénaze. Pour certains chercheurs, cette coïncidence n’est peut-être pas totalement fortuite. Le Talmud, qui constitue l’un des textes centraux du judaïsme rabbinique, est à la fois un corpus juridique, philosophique et théologique extrêmement complexe. Sa diffusion et son interprétation ont profondément structuré la vie intellectuelle de nombreuses communautés juives au cours des siècles. Mais la manière dont certaines traditions talmudiques ont été transmises, comment elles ont circulé à travers les diasporas et comment elles ont été intégrées dans différents contextes historiques, reste un sujet de recherche vaste et parfois controversé.
C’est ici que certains se demandent si les élites issues des mondes turco-khazars, converties au judaïsme, n’ont pas pu jouer un rôle dans cette transmission et dans cette recomposition des centres intellectuels juifs médiévaux. Non pas comme une preuve définitive, mais comme une piste historique possible. Si tel était le cas, cela signifierait que l’héritage khazar ne se serait pas simplement dissous dans les steppes de l’Eurasie, mais qu’il aurait pu se déplacer, se transformer, s’intégrer dans d’autres structures culturelles et religieuses.
Une autre question apparaît alors, plus troublante encore : celle des noms. L’histoire européenne est pleine de familles qui ont changé de patronyme, parfois pour s’intégrer dans une nouvelle société, parfois pour se protéger, parfois pour des raisons commerciales ou politiques. Les communautés juives d’Europe centrale et orientale ont elles aussi connu ces transformations. Les patronymes ont été germanisés, polonisés, russifiés, parfois adoptés tardivement au moment où les autorités impériales ont exigé des noms de famille fixes. Mais ce phénomène peut aussi être interprété autrement. Lorsqu’un groupe change de nom, il ne modifie pas seulement une étiquette administrative, il transforme aussi la manière dont son histoire est perçue. Un nom nouveau peut masquer une origine plus ancienne, brouiller les filiations, rendre plus difficile la reconstitution des trajectoires historiques. C’est là que certains observateurs posent une question que beaucoup préfèrent éviter : pourquoi certaines lignées ont-elles ressenti le besoin de modifier ou d’adapter leurs noms au fil des siècles ? Était-ce simplement un processus d’intégration sociale, comme cela s’est produit pour tant d’autres populations en Europe ? Ou bien existait-il aussi une volonté plus profonde d’effacer certaines origines devenues encombrantes avec le temps ? Cette interrogation devient encore plus vertigineuse lorsqu’on observe la composition des élites politiques et intellectuelles contemporaines au Moyen-Orient. Une partie importante des dirigeants, des penseurs et des structures de pouvoir en Israël provient de familles ashkénazes issues d’Europe centrale et orientale. Là encore, il n’y a rien d’anormal en soi : les migrations et les diasporas ont toujours façonné l’histoire des peuples.
Mais certains se demandent si l’histoire plus ancienne de ces populations, leurs transformations identitaires, leurs déplacements géographiques et leurs changements de noms n’ont pas contribué à créer une situation unique dans laquelle plusieurs couches historiques se superposent : la mémoire biblique, les traditions talmudiques, les trajectoires médiévales et les constructions politiques modernes. Ce mélange d’origines, de récits et de transformations crée un paysage historique extrêmement complexe. Et c’est peut-être pour cette raison que la question khazare continue de susciter autant de débats. Non pas parce qu’elle offrirait une explication simple à l’histoire contemporaine — l’histoire n’est jamais simple — mais parce qu’elle ouvre une brèche vertigineuse dans notre compréhension des identités et des héritages.
Car si une partie des élites d’aujourd’hui portait en elle des histoires beaucoup plus anciennes que celles que les récits officiels racontent, cela signifierait que l’histoire européenne et moyen-orientale est encore plus entremêlée que nous ne l’imaginons. Et dans ce cas, le mot "Khazar" ne serait plus seulement le nom d’un empire disparu. Il deviendrait le symbole d’une mémoire enfouie, d’un chapitre mal compris de l’histoire des peuples, dont les échos continueraient peut-être à résonner jusque dans notre époque. Et c'est pourquoi pour d'aucuns les Khazars devenus une métaphore, celle d’un phénomène que l’histoire a souvent connu : l’existence d’élites capables d’opérer à travers plusieurs mondes, plusieurs cultures et plusieurs réseaux.
Des élites marchandes, des élites financières, des élites diplomatiques. Venise en a connu, l’empire britannique aussi. Et le monde contemporain n’est évidemment pas exempt de ce type de structures. Mais la différence majeure est que ces réseaux opèrent aujourd’hui à une échelle planétaire. Et c’est précisément là que commence le vertige...

La mosaïque ethnique juive n'étant pas exclusivement liée à la pratique de la langue sémitique, loin s'en faut, elle se constitue au fil du temps par l'adhésion à la pratique religieuse du dogme institué par la Bible juive, appelée Tanakh, et plus particulièrement par la partie limitée qu'en retient le judaïsme orthodoxe, la Torah, dont le Talmud, l’un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique et base de sa Halakha ("Loi"). C'est ainsi qu'une très large majorité des nouveaux pratiquants n'ont aucune goutte de sang hébreu, tout particulièrement ceux de l'empire Khazar (650 à 850), peuple semi-nomade turc-mongol d’Asie centrale* qui contrôle à son apogée un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd'hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l'Ukraine orientale, la Crimée, l'est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l'Azerbaïdjan et la Géorgie. Ces nomades des steppes vivaient de rapines et de pillages, expliquant que leur futur royaume mènera constamment la guerre. Pour autant, parler d’empire mongol d'un peuple en fait constitué de bergers et de chasseurs-cueilleurs est une imposture historique, appartenant à ce qui se nomme la "fausse histoire"*², tous les "khans" du soi-disant empire mongol étant des personnages de fiction inventés ! La preuve, il ne reste pratiquement aucune trace de leur culture dans le monde, ni architecture ni vestiges archéologiques, pas plus de mention dans les chroniques russes, de vestiges économiques, de traces numismatiques, de réalisations en matière d’armement, de folklore ou de génétique dans les territoires eurasiens qu’ils sont censés avoir conquis...
Les Khazars (Hazarlar en turc) s'établissent au VII° siècle en Ciscaucasie, au sud de la Russie, aux abords de la mer Caspienne où ils fondent leur capitale Khaganat. C'est à ce moment qu'une partie d'entre eux se convertissent au judaïsme, plus exactement au "talmudisme", alors établie comme religion d'État.
* C'est au premier siècle avant Jésus-Christ que les Khazars, partis de leur mère patrie en Asie, ont envahi l’Europe orientale par la route naturelle des steppes, entre les Monts de l’Oural au Nord et la mer Caspienne au Sud. Leur souche est Indo-Aryenne.
*² Cette fausse histoire a été inventée au XXe siècle par l’Institut germano-nordique de la falsification.
Ainsi s'établit la "grande aventure" des Khazars par la conversion de sa dynastie régnante (son roi le Chagan) et de la caste noble au judaïsme vers 740. Ils choisissent comme référence - livre considéré comme sacré - non la Torah* mais le Talmud babylonien, aussi appelé Talmud Bavli, qui est l'un des deux talmuds existants avec le Talmud de Jérusalem, aussi appelé Talmud Yeroushalmi. Il a été compilé autour du VIe siècle de notre ère, au sein de la diaspora juive du Moyen-Orient.
* Cf. Prophétie du changement.
Si la conversion des Khazars ne s'étendit dans un premier temps qu'à une portion de la population, chrétiens, musulmans et même païens conservant leurs institutions et tribunaux reconnus et représentés, à la fin du 9ème siècle tous les Khazars étaient de religion juive. Ceci constitue les racines d'une grande partie des descendants du peuple Juif pour les siècles à venir jusqu'à aujourd'hui, que l'on appelle Ashkénazes ou Ashkenazims. Les plus connus aujourd'hui sont les Rothschild, dont le nom vient de l'enseigne (Schild en allemand) rouge (Rot), le blason des Khazars, qui se trouvait sur le magasin de Mayer Amschel Bauer, dans la rue des Juifs à Francfort.
Et c'est ainsi que plusieurs millions d'Européens sont devenus des juifs, la réalité étant que les authentiques juifs, les Sépharades descendants des Hébreus, n'ont jamais accepté ces nouveaux venus turco-mongols, tout comme les Juifs asiatiques, les Mizrahi* et les Juifs éthiopiens noirs, les Falasha, véritables descendants du peuple juif d'origine...
* Le terme Mizra'him désigne principalement les Juifs arabes comme ceux issus d'autres zones d'influences culturelles et linguistiques : caucasienne, turque, kurde, perse notamment. Sont ainsi inclus les Juifs d'Afrique du Nord, les Juifs d'Irak, les Juifs yéménites, les Juifs d'Iran, Juifs de Turquie, les Juifs du Kurdistan, les Juifs de Boukhara, les Juifs d'Afghanistan et de tous les pays d'Asie centrale, les Juifs de l'Inde, les Juifs du Caucase ou Juhuro (parfois appelés "Juifs des montagnes"), jusqu'aux "Juifs noirs" d'Afrique (Abayudas, Baloubas, Beta Israel, Havilas, Ibenisraélis, Lembas, Rusapes, Zakhors…).
Aux origines antiques
Pendant huit cents ou mille ans, notamment entre le VIIe siècle et le IIIe siècle av. J.‑C, les Scythes ont occupé l’immense steppe eurasienne qui s’étend entre l’Altaï et le nord de la Mer Noire (l'Ukraine) en passant par le Kazakhstan, et diffusé partout leur culture originale. Peuple de tradition orale, les Scythes ignoraient l’écriture : leur civilisation ne fut longtemps connue qu’au travers du récit de l'historien et géographe grec Hérodote. Ils n’ont pas créé une civilisation, mais un style, dont l’influence a été grande tant géographiquement qu’historiquement. Les Scythes, en grec ancien Skúthai, sont un ensemble de peuples nomades d'origine indo-européenne. Les Perses désignaient ces peuples par le nom de Saka, francisé en Saces. Les sources assyriennes mentionnent les Saces dès 640 avant l'ère chrétienne. Pour les étudier, on dispose des vestiges archéologiques, les nomades scythes ayant laissé leurs tombes, ainsi que des "pierres à cerfs", roches gravées de motifs animaliers.
Ils ont phonétiquement donné leur nom aux Sith, espèce humanoïde à la peau écarlate composant les Forces obscures de la saga cinématographique Star Wars opposées à l'ordre des Jedi, les Forces de la Lumière. Les Sith ont un code de référence en matière de comportement et de pensée, celui que la paix n'est que mensonge. Il n'y a que la passion permettant d'obtenir la puissance et par-là même le pouvoir gage de victoire. Il n'y a pas de paix, il y a la colère. Il n'y a pas de peur, il y a la puissance. Il n'y a pas de mort, il y a l'immortalité. Il n'y a pas de faiblesse, il y a le Côté Obscur. Etant le cœur de l'Obscurité, le Sith ne connait pas la peur, qu'il instille à ses ennemis. Il est le destructeur des mondes par le feu de la haine coulant en lui, afin que tout l'univers se prosterne devant lui. Engagé dans les ténèbres, il y trouve la vraie vie, dans la mort de la lumière...
Les sources religieuses des Khazars
Au IV° siècle de notre ère contemporaine, les "prêtres de Tarse", en référence à Paul de Tarse (ville de Cilicie en Anatolie méridionale - la Turquie d'aujourd'hui), connu sous le nom hébreu de Saul, citoyen romain de naissance et juif pharisien, présenté dans le Nouveau Testament comme un persécuteur des disciples de Jésus avant sa prétendue conversion, étaient en pleine ascension. Ils s’opposaient à l’autorité de l’Église et à la création du christianisme impérial pour construire une religion "pure" de magie, digne héritière de Babylone la prostituée, en utilisant pour ce faire une langue considérée comme "magique" qui sera connue plus tard sous le nom d’hébreu. Leur figure de proue est Baba Rabba, le "prêtre samaritain satanique de Ménès", considéré comme coauteur fondateur en 333 de la Mishnah (la "répétition" en hébreu), premier recueil de la loi juive orale et par conséquent de la littérature rabbinique. Il est également le fondateur de l’État sarmate, qu’il a nommé Israël à partir d'une magie de mots - Isis, Râ et El -, et dont les disciples exigeants - les sarmates ou samaritains - adopteront la coiffe en laine kippa de Cybele comme signe distinctif. Ceux-ci se prosternent chaque jour dans des prières pour adorer le Mont Garizim, montagne de Cisjordanie près de Naplouse dans la région historique de la Samarie, citée dans la Torah, sur laquelle avait été édifié un temple devenu le centre religieux du samaritanisme à la façon du Temple de Jérusalem pour le judaïsme. C'est sous Baba Rabba que l’ensemble de la Palestine devint l’État d’Israël.
Au VIe siècle, le royaume d’Israël a finalement été brisé sous la domination chrétienne par l’Empereur romain d'Orient Justinien Ier ou Justinien le Grand (vers 482/565). Cependant, en raison de grands fléaux et l’effondrement de l’ordre public, les "tribus de Ménès" héritières de l'enseignement de Baba Rabba ont survécu. Elles sont les "pirates de la terre", plus connues sous le nom de "Khazars", présentes du sud de la Mongolie aux plaines russes. Les Ménès se sont réorganisés en "Khazars blancs", plus tard en "Khazars blancs russes" - les "Khaz-aryens" -, devenant des dieux et unissant l'ensemble des tribus du Khazar en un seul empire - le "Khazar Noir" - jusqu’à la mort de Khagan Menasseh Ben Zebulon II au début du Xe siècle. L’empire khazarien se désintègrera alors dans la guerre civile entre Khazars blancs et Khazars noirs. Le fils aîné de Khagan Menasseh, Aaron (Joseph), s’échappe d’Odessa (ville de l'actuelle Ukraine) vers une nouvelle capitale à Ninive (Novgorod) au nord-ouest de la Russie. L'ex empire sarmate constitue ainsi les fondements de ce qui va devenir l'empire russe au XVIII° siècle. D'autres tribus envahisseuses déferleront dans cette zone géograhique et renforceront la "lignée dévoyée" historique, tels les Mongols en provenance de Mongolie et de Chine, connues sous le label de "Horde d’or".
Au XVe siècle, les descendants d’Aaron sous Ivan III Vasilevitch (1440-1505) avaient réuni la Russie sous le nom d’Empire de Samarie avec sa capitale à Moscou. La dernière lignée des vrais Khagans et des "Khazars blancs" est la famille des Romanov qui régna sur la Russie de 1613 à 1917, les membres royaux étant complètement exterminés lors de la Révolution des rouges bolchéviques. Noir, Blanc, Rouge, ou l'alchimie mortifère des Forces des Ténèbres...
Le sabbataïsme, le culte messianique khazarien apocalyptique
C'est au début du XVII° siècle que le sultan Ibrahim Ier dit le fou car de caractère instable (1615/1648), descendant de l’empereur Osman Ier (vers 1258/1326), le fondateur de la dynastie ottomane, s'attache à restaurer une version pure du culte originel du dieu satanique sémitique, cananéen puis phénicien Ba’al ( signifiant "Seigneur" en arabe), tel que pratiqué par ses ancêtres plusieurs siècles auparavant. La renaissance du culte sera parachevée par l’occulte érudit Nethaniel ou Nathan de Gaza (1646/1680), de son vrai nom Nathan Ashkenazi ou Nathan Ghazzati, théologien juif connu pour avoir été le prophète du faux messie Sabbataï Tsevi.
C'est la raison pour laquelle cette nouvelle religion est diversement nommée le sabbat ou l’ashkénaze, mot signifiant "les chevaliers illuminés" ou "les
Illuminati". Ibrahim Ier s'étant déclaré "messie", un grand nombre de descendants khazariens - "les Khazars-aryens" - se convertissent à ce nouvel extrême qu'est le culte messianique
apocalyptique, les Ashkénazes extrémistes suivant les principes religieux en vigueur dans l'Empire Ottoman, soit l'islam. Ce culte a pour
objectif la fin de l’histoire civilisationnelle, appelant pour ce faire à la création d’un Nouvel Ordre Mondial. Qui plus est, il revendique
l'attribution d’une patrie, dont ont été privés leurs ancêtres. Est ainsi établie la manichéenne confusion entre les descendants du peuple hébreu antique (les juifs contemporains), adorateurs de
Yahvé, et les imposteurs Khazars, pirates terrestres des steppes de Mongolie et du Caucase dans une vision hégémonique et barbare, "digne" héritière du
culte satanique magique de Babylone, la grande prostituée... Si tous revendiquent le droit divin de gouverner l'humanité comme "peuple élu", les moyens d'y parvenir sont différents tant dans
l'orchestration des rituels religieux que des moyens terrestres * mis en œuvre.
* En tout premier lieu le fonctionnement du système bancaire que les Khazariens ashkénazes contrôlent.
Stratégie de l'enfermement à la sauce khazare
Cette stratégie infernale repose sur un bouclier moral bâti sur la souffrance, et la mécanique infernale consistant à essentialiser les groupes pour déresponsabiliser les individus. Le Diable, le Mal, ne se cache plus en effet dans les ténèbres : il se cache derrière des identités, des mémoires et des blessures dont il se sert. Il s'agit d'un mal consenti, d'un mensonge essentialisé, qui tente de se perpétuer en inoculant la confusion par le sang et la peur dans les consciences.
N’aimant qu’une chose, les mécanismes, ce qui fascine le Mal ne sont ni les batailles ni les tyrans asservisseurs psychopathes. C'est le moment précis où un peuple cesse de regarder les faits, pour commencer à se regarder dans le miroir de la culpabilité. Là, il sait qu’il peut tout obtenir sans plus jamais se montrer. Comme il sait que les tyrans conduisent le peuple à travailler dur pour leur plus grand profit, et que pour ce faire, à l'heure des démocraties, ils manipulent et mentent pour l'exploiter… les hommes pourtant finiront toujours par se rebeller contre eux, brûlant leurs palais, renversant leurs statues ou les trucidant. La révolte de l'homme étant le seul vrai problème du Diable, du Mal, il sait que pour ses tyrans adorateurs règnent longtemps, un bouclier de non-culpabilité leur est nécessaire. Autrement dit, un manteau de cendre et de larmes que personne n’osera toucher.
Pour fabriquer un tel bouclier, il est nécessaire de trouver un martyr pour le sacrifier. Un groupe est ainsi choisi, un peuple assez visible pour qu’on le reconnaisse, assez minoritaire pour qu’on puisse l’encercler. Il devra souffrir longtemps, très longtemps, pour devenir au fil du temps le symbole vivant de l’injustice, et être ainsi gravé en mémoire grâce à un autel de chiffres, de films, de musées, de cérémonies érigé autour de lui. Ainsi est conçu le Peuple Sacralisé, le bouclier ne fonctionnant que si la souffrance est authentique et les larmes vraies, ce qui nécessite de la souffrance accumulée pendant quelques siècles. Puis, au moment choisi, le sablier est retourné, les tyrans déguisés en pères de la Nation protecteurs déclarant : "Plus jamais ça." Cette phrase est gravée sur les pierres, dans les écoles, dans les lois, dans les livres, dans tout l'espace culturel. Ce peuple de crucifiés est de cette manière transformé en peuple intouchable, car il est dit "Quiconque les critique, insulte la mémoire des morts."
C'est la victoire du Mal déguisé en Bien. Il a créé une catégorie sacrée, non pas sacrée par Dieu, mais par la douleur. Ce peuple-victime est devenu la clef de voûte de la morale du monde. Et désormais, ceux qui se cacheront derrière lui pourront tout faire : guerres, usure, mensonges, domination. S’ils sont attaqués, ils n’auront qu’à lever le bouclier : "Regardez ce que nous avons souffert." Et tout débat s’arrêtera net. En apprenant aux hommes à confondre identité et comportement, il suffira à chaque fois qu’ils parleront de pratiques, de mécanismes, de corruption, de leur répondre : "Vous attaquez un peuple. Vous attaquez l’histoire. Vous attaquez Dieu." Et ils se tairont, de peur d’être maudits et exclus.
Ainsi fut fait. L'esprit khazar a choisi un peuple, a écrit contre lui des textes brûlants, l’a accusé de tout, a organisé sa marginalisation puis ses grands supplices. L’histoire s'est chargée du reste : les bûchers, les ghettos, les trains, les camps… Pour toute cette horreur, le Mal s'est contenté de nourrir les idées, de pousser les discours, d’huiler la mécanique de ses représentants terrestres inféodés comme inconscients. Et peu à peu, ce peuple est devenu un miroir douloureux dans lequel toute l’humanité s'est vu coupable. Et désormais, dès qu’un homme veut parler de faits — d’usure, de mensonge stratégique, de manipulations, de doubles loyautés, on lui répond : "Attention. Souviens-toi de ce qu’ils ont subi. Tu n’as pas le droit." Et l'homme, pris à la gorge par la culpabilité héritée, se tait, pour ne pas rangé dans des catégories : extrémiste, complotiste, hérétique, malade.
Le plan était parfait : un enfer réel dans le passé, pour un permis de tout faire dans le présent.
Ashkénaze
L'appellation Ashkénaze, Ashkenaze ou Achkenaze désigne les Juifs de l'Europe occidentale, centrale et orientale qui sont en majorité d'origine et de langue germanique. Ils représentent 51,6 % de la population d'Israël.
France : 200 000
Afrique du Sud : 65 000
Russie : 200 000
Allemagne : 110 000
Royaume-Uni : 250 000
Israël : 3 à 3,5 millions
États-Unis : 5 à 5,5 millions
Séfarade
Les Séfarades constituent une branche du judaïsme qui suit le judaïsme liturgique espagnol et portugais. Par extension, le terme "Séfarade" désigne aussi souvent les Juifs non ashkénazes qui ont souvent adopté le rite séfarade au contact des Juifs issus de l'émigration consécutive à l'expulsion des Juifs d'Espagne. Ils représentent 21,2 % de la population d'Israël.
Israël : 1,4 million
France : 300 000 à 400 000
États-Unis : 200 000 à 300 000
Argentine : 50 000
Turquie : 17 300
Royaume-Uni : 8 000
Grèce : 6 000
Maroc : 2 400
Bosnie-Herzégovine : 2 000
Tunisie : 900
Ashkénazes et Séfarades représentant aujourd'hui presque trois-quart de la population de l’État d'Israël, nous pourrions grossièrement considérer que 50 % de ses habitants proviennent d'une filiation par conversion et non par généalogie avec le peuple historique hébreu.
Les autres origines du peuple d'Israël sont en provenance du Moyen-Orient (21,2 %), d'Italie (15,5 %) et d'Asie occidentale (14,3 %).
Source : MyHeritage ADN.
L'ADN mitochondrial comme justification des racines sémitiques ?
La question des ancêtres des Juifs ashkénazes – Juifs dont les ascendants récents vivent ou vivaient en Europe centrale et de l’Est - est depuis longtemps vivement débattue. Une étude génétique réalisée par une équipe internationale dirigée par Martin Richards, des Universités de Leeds et de Huddersfield, en Grande-Bretagne, a apporté à cet effet des précisions.
Deux thèses s'opposent. Selon l’hypothèse la plus répandue, les ancêtres des Juifs ashkénazes sont arrivés en Europe en provenance de la Palestine et de son voisinage vers le Ier siècle de notre ère, après la destruction de Jérusalem et de son Second temple par l’armée romaine de Titus (en 70). Des unions mixtes avec des habitants européens de souche auraient alors conduit à un certain brassage génétique.
L'autre thèse est que les Juifs ashkénazes auraient une origine principalement européenne et proviendraient de populations indigènes d’Europe, d’Italie surtout, qui se seraient converties au judaïsme. Certains spécialistes ont à cet effet avancé que les Juifs ashkénazes proviennent majoritairement de conversions massives qui ont eu lieu dans l’empire des Khazars.
En résumé, les principales origines possibles des Juifs ashkénazes sont au nombre de trois : le Levant, l’Europe et le Nord du Caucase. Les trois ont pu jouer, naturellement en différentes proportions. Les récentes études scientifiques sur la question, dont la plupart consistaient à analyser la fréquence de certains gènes, ont abouti à des conclusions contradictoires. L’équipe de M. Richards a opté pour une démarche fondée sur la reconstruction de la généalogie à partir de l’analyse de l’ADN mitochondrial.
L’ADN mitochondrial, contenu dans les organites cellulaires nommés mitochondries, est transmis uniquement par les mères (seul l’ovule transmet ses mitochondries à l’œuf et à la descendance ; le spermatozoïde ne transmet que son noyau). Il reflète donc la lignée maternelle. Un autre marqueur génétique intéressant à utiliser est le chromosome Y : il n’est présent que chez les hommes et reflète donc la lignée paternelle. Un avantage important de l’utilisation de l’ADN mitochondrial et du chromosome Y dans les études génétiques est que ces deux matériaux ne sont pas soumis au phénomène de recombinaison homologue (un brassage génétique) entre chromosomes maternels et paternels.
M. Richards et ses collègues ont utilisé un ensemble de données sur l’ADN mitochondrial bien plus nombreuses que dans des travaux précédents d’autres équipes. Ils
ont trouvé que plus de 80 pour cent des ADN mitochondriaux modernes des Juifs ashkénazes ont une origine européenne, qu’une petite proportion de ces ADN proviennent du Proche-Orient, et que
pratiquement aucun ne semble provenir du Caucase Nord. En d’autres termes, la lignée maternelle des Juifs ashkénazes remonte principalement à l’Europe occidentale préhistorique.
Quant à la lignée paternelle, des études précédentes portant sur le chromosome Y avaient montré une origine très majoritairement proche-orientale, avec cependant une forte proportion européenne chez les ashkénazes Lévites, pour lesquels une ascendance Khazar serait donc possible.
Des hommes qui seraient originaires surtout du Proche-Orient, et des femmes d’origine surtout européenne : le tableau génétique des Juifs ashkénazes tel qu'établi souligne le rôle important qu’a dû jouer la conversion des femmes dans la formation de cette population.
Le "yiddish"
Depuis la disparition du royaume khazar vaincu au XIII° siècle par les Russes et son éclatement, la langue khazar est connue sous le nom de yiddish. C'est ainsi que depuis environ six siècles les " Juifs " d’Europe orientale se désignent, plutôt que comme des Russes, des Polonais, des Galiciens, des Lituaniens, des Roumains, des Hongrois, etc. Ils se refusent d’adopter comme tous les autres peuples le nom du territoire dans lequel ils ont été absorbés. Avant qu’elle ne commence à être connue sous ce nom, la langue maternelle des Khazars s’était accrue de nombreux mots nouveaux, piochés dans le vocabulaire des nations avoisinantes avec lesquelles ils avaient des relations politiques, sociales ou commerciales. Et c'est à l’allemand que les Khazars prirent le plus grand nombre de mots. En effet, les Allemands avaient une civilisation beaucoup plus développée que leurs voisins, ces derniers envoyant de ce fait leurs enfants dans des écoles et des universités allemandes.
Toutefois la langue "yiddish" n’est pas du tout un dialecte de l’allemand. Elle est l’appellation moderne de l’ancienne langue maternelle des Khazars, qui s’est adjointe, en les adaptant, de termes allemands, slavons et baltiques. De même, le yiddish ne doit pas être confondu avec l’hébreu, parce que ces langues se servent toutes deux du même alphabet. Il n’y a pas un seul mot en yiddish qui existait aussi en hébreu. Ces deux langues sont hétérogènes.
Sur le plan culturel, la langue yiddish est le dénominateur commun de tous les "Juifs" d’Europe orientale, ou en provenance d’Europe orientale, à l'instar de l’anglais comme langue internationale des affaires. Ce dénominateur commun remplit une autre fonction très utile pour tous les "Juifs" éparpillés sur toute la surface du monde. Grâce à lui, ils possèdent ce dont aucune autre nation, aucune autre race, et aucune autre religion, ne peut se prévaloir… Il en résulte qu'approximativement 90 % des "Juifs" vivant aujourd’hui dans 42 pays du monde sont soit des émigrés en provenance d’Europe orientale, soit des fils d’émigrés en provenance d’Europe orientale. Le yiddish est une langue internationale pour eux, une sorte d’espéranto. Ainsi, comme l'anglais sur le plan des affaires internationales, l’usage du yiddish offre des avantages. Il est la langue moderne d’une nation (l'Empire Khazar) qui a perdu son existence en tant que nation. Par rapport à l'hébreu, le yiddish n’a jamais eu de connotation religieuse ou sacrée, même s’il utilise les lettres hébraïques comme alphabet.
L'explication de la conversion au judaïsme généralement avancée serait la volonté d'échapper à l'influence de leur puissant voisin l'empire byzantin. Elle est pourtant toute autre. Les Khazars, à l'origine nomades des steppes, sont un peuple guerrier, visant par la force la conquête et la domination de territoires pour accroître leur puissance. Leur vision hégémonique se traduisait dans leur pratique religieuse par un culte à dominante phallique et d’autres formes idolâtriques tel que pratiqué en Asie par les nations païennes. Les excès sexuels liés les ayant conduits à un degré de dégénérescence morale, le roi Bulan régnant décida aux alentours du VIIe siècle d’en abolir la pratique, choisissant l’une des trois religions monothéistes pour religion d’État. Il choisit alors le culte religieux connu à l’époque sous le nom de "talmudisme".
Le roi Bulan et les 4 000 nobles du système féodal de Khazarie furent ainsi rapidement convertis par des rabbins importés de Babylonie à cet effet. Le culte phallique et les autres formes d’idolâtrie furent dès lors interdits, et les rois Khazars invitèrent un grand nombre de rabbins pour ouvrir des synagogues et des écoles, afin d’instruire la population dans la nouvelle religion. Le judaïsme était devenu la religion d’état. Ces Khazars convertis furent la première population de "Juifs" (prétendus ou autoproclamés) en Europe orientale.
Après la conversion du roi Bulan, seul un "Juif" pouvait monter sur le trône. Le royaume Khazar devient une théocratie, les autorités religieuses étant les mêmes que les autorités civiles. Les rabbins imposèrent l’enseignement du Talmud aux populations comme la seule règle de vie possible. L’idéologie du Talmud devint la source de toutes les attitudes politiques, culturelles, économiques et sociales, d’un bout à l’autre du royaume Khazar. Le Talmud avait réponse à tout.
Il s'agit ni plus ni moins que d'une insidieuse prise en otage de la référence sacrée talmudique initiale des Hébreus par les turco-mongols dévoyés Khazars, qui va s'avérer une catastrophe pour le peuple Juif comme pour l'humanité. Le culte du faux dieu Yahvé se marie au culte de Mammon - l'argent roi - et des rituels magiques sexuels à dominante satanique. D'origine égyptienne et sumérienne, le judaïsme comme pratique religieuse moderne est volé et détourné par les adeptes magiciens du pillage et des vols... Il en est bel et bien fini de la sagesse enseignée par Hillel, le précurseur de Jésus. Il en découle que les juifs les plus fondamentalistes aujourd'hui sont les "ashkenazims" !
Hillel Hazaken
Si le personnage de Jésus est la figure de la sagesse universelle pour le christianisme, l'histoire s'accorde à reconnaitre que le prophète juif Hillel, plusieurs années avant Jésus de Nazareth, avait entrepris un effort semblable. Venu de Babylonie à Jérusalem, trente-six ans avant Jésus, pauvre et doux, il est auréolé d'une légende bizarre. Tombé à Jérusalem, un jour las, transi, mourant et ramené à la vie "bien qu'on fût en sabbat", Hillel est aussitôt devenu sympathique, recherché à cause de l'élégance de sa parole, de la subtilité de ses discussions, du charme de sa petite voix grêle, de l'étrangeté de sa modestie. On ne parvenait pas à le mettre en colère. Il ne condamnait que les trafiquants. Il n'admettait à titre de "connaissance" que la Thora. Il ne tenait à rien – n'ayant ni biens, ni femme, ni famille – sauf à "étudier". Il disait que toute loi se résumait à ceci : "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit à vous-même". Son influence s'étendant rapidement, il fut nommé chef de l'Assemblée, le dernier président du Sanhédrin de l’époque des Zougot sous le règne d'Hérode.
La mentalité khazare va tout particulièrement présider à la fondation de l’Union européenne, qui est lancée en 1922 à Vienne par le mouvement pan-européen dû à l’action d’un aristocrate autrichien Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972), franc-maçon (il a fondé en 1947 la super loge ou ur-lodge maçonnique Pan-Europe). Il est soutenu par le baron Louis Nathaniel von Rothschild (1882/1955), banquier de la banque Creditanstalt et en charge des sociétés industrielles appartenant à la branche autrichienne des Rothschild, ainsi que plus tard en 1946 du soutien du franc-maçon et premier ministre britannique Winston Churchill aux fins de dynamiser le mouvement. D'autres francs-maçons de renom - Otto von Habsburg, Ludwig Nathaniel Rothschild, Konrad Adenauer, Félix Warburg, Jean Monnet - le soutiendront pleinement.
Imprégné des idées de Herbert George Wells qu'il côtoie et admirateur du judaïsme et des modèles tant du capitalisme que du communisme qui selon lui en découlent, Kalergi vise l’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial basé sur une Fédération de Nations dirigée par les États-Unis qui en constituerait la synthèse, et pilotée par une élite spécifique aux fins de destruction identitaire.
Est créé à cet effet un institut, la Paneurope. Si l’objectif déclaré est d’empêcher les horreurs de la Première Guerre mondiale de se reproduire, l’intention qui figure dans un rapport présenté en 1925 à la Société Des Nations est d’unifier l’Europe afin de l’intégrer dans le cadre d’une organisation politique mondiale unifiée*. Pour cela, il est nécessaire de créer des "continents politiques", l’ensemble devant constituer une fédération de fédérations. Lors du premier congrès paneuropéen de cet institut à Vienne en 1926, il est décidé de choisir un hymne européen, l’Ode à la joie de Beethoven, qui est devenu par la suite l’hymne de l’Union européenne. Avec la montée du fascisme en Europe, le Plan a dû être momentanément stoppé, et l’Union Paneuropéenne contrainte de se dissoudre.
* Dans son livre "Praktischer Idealismus", Kalergi déclare que les habitants des futurs "États unis d’Europe" ne seront plus les peuples originaires du Vieux
Continent, mais plutôt une sorte de sous-humanité bestiale issue de mélanges raciaux. Il affirmait, sans demi-mesure, qu’il était nécessaire de "croiser" les peuples européens avec les Asiatiques
et les Noirs, pour créer un troupeau multi-ethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour les élites au pouvoir. Pour lui, l’homme du
futur sera de sang mêlé. La future race "eurasiato-negroïde", très semblable aux anciens Égyptiens, remplacera la multiplicité des peuples. Il proclama qu’il fallait abolir le droit à
l’autodétermination des peuples et, successivement, éliminer les nations en utilisant les mouvements ethniques séparatistes ou l’immigration allogène de masse.
Du royaume khazar effacé et métamorphosé
Entre la mer Caspienne et la mer Noire se tenait jadis Khazaria, un royaume juif mais sans origine hébraïque. Ce royaume a disparu au Xe siècle, ses élites ayant alors migré vers l’ouest, vers l’Europe centrale. Créé au vingtième siècle, l’État d’Israël n’est pas un retour du peuple de la Bible, mais une colonie des Khazars modernes, camouflée insidieusement sous l’étiquette juive. Et ceux qui contrôlent Jérusalem ne viennent pas de Sion, mais de la steppe. Si Jérusalem est devenu l’axe du monde, le centre de gravité du monde présenté comme sacré, il est le lieu où les trois mondes se rejoignent : le céleste, le terrestre, et l’infernal. Là où l’on ouvre soit les portes du Ciel, soit les portes de l’Enfer.
Si l’idée de donner la Terre Sainte aux Juifs a pu sembler juste après les crimes du XXe siècle, la Shoah, on a oublié que Jérusalem devait rester sous protection universelle selon les textes bibliques. Le pouvoir extravagant donné à Israël a trahi cette mission, car ce qui devait accueillir le Messie accueille la violence, le chantage, et la guerre. Il n'est qu'à constater l'Iran frappé préventivement, la Syrie démantelée, l’Irak infiltré, jusqu'à l’Église chrétienne de Gaza bombardée... Sans oublier les Justes réduits au silence. L’État d’Israël, usurpé par les descendants dégénérés khazars qui se sont glissés dans les habits des prophètes, a tout simplement cessé d’être juif lorsqu’il a cessé d’attendre le Messie. Il est une puissance sans foi, mais avec mémoire. Une mémoire stratégique, algorithmique, implacable. Une mémoire qui se venge.
"L'homme du futur sea métis. Quant à la Pan-Europe, je souhaite voir un mélange eurasien-négroïde avec une grande variété de types de personnalité. Les Juifs occuperont les positions dirigeantes, puisque la Providence (Dieu) a donné à l'Europe une race noble spirituellement appelée les Juifs. Les races blanches d'Europe devraient être détruites et remplacées par une race eurasienne-négroïde qui peut être facilement contrôlée par notre élite dirigeante".
Richard de Coudenhove-Kalergi, dans son livre "Pratikscher idealismus" (1929)
Comme précédemment indiqué, les Palestiniens avaient un pays, la Palestine, avant qu'à la fin du XIXe siècle les premiers colons sionistes, principalement des Juifs européens (des ashkénazes), n'arrivent en Palestine ottomane avec le projet d’y établir un foyer national. À travers la création de kibboutzim, ces communautés agricoles collectives, ils achètent des terres à des propriétaires absentéistes, provoquant ainsi le déplacement de paysans palestiniens installés depuis des générations.
Ce processus s’accélère dans les années 1930 et 1940 avec l’émergence de groupes armés sionistes comme l’Irgoun*, qui multiplient les attentats contre les Britanniques et les Arabes. En 1948, des massacres comme celui de Deir Yassin sèment la terreur et entraînent l’exode de 700 000 Palestiniens : c’est la Nakba, la "catastrophe", qui marque le début d’un exil forcé et d’une spoliation territoriale systématique.
Au fil des décennies, ce processus se poursuit. En 1967, la guerre des Six Jours permet à Israël d’occuper Jérusalem-Est, la Cisjordanie et Gaza, transformant ces territoires en enclaves sous blocus et contrôle militaire. Aujourd’hui, Gaza est une prison à ciel ouvert, réduite à un champ de ruines et de privations, tandis qu’en Cisjordanie, les checkpoints, le mur de séparation et l’expansion des colonies illégales rendent la vie quotidienne insoutenable pour les Palestiniens.
* L’Irgoun (signifiant "organisation"), de son nom complet Irgoun Zvaï (ou Tzvaï) Leoumi ("Organisation militaire nationale"), est une organisation armée sioniste en Palestine mandataire, née en 1931 d’une scission de la Haganah, et dirigée à partir de 1943 par Menahem Begin. Idéologiquement, elle s’affirme comme proche du parti de la droite nationaliste, le parti révisionniste, avec à partir de 1937 l'objectif de la construction d’un État juif sur les deux rives du fleuve Jourdain (en y incluant l’actuelle Jordanie). Après la proclamation de l’État d’Israël en 1948, la plupart des éléments de l’IZL furent intégrés dans l’armée régulière. Les anciens membres de l’Irgoun ont majoritairement créé fin 1948 le parti Herout ("Liberté"), qui est la matrice de l’actuel Likoud, parti de la droite israélienne.
Coloniser sans jamais le dire, ou l'architecture de l'effacement
Après 1948, le conflit ne s’apaise pas. Il change de forme. En 1967, la guerre des Six Jours marque un tournant décisif, Israël occupant la Cisjordanie, Jérusalem-Est, Gaza. Si l’occupation est officiellement temporaire, elle ne le sera jamais. Elle devient une structure permanente, soigneusement administrée, juridiquement fragmentée, politiquement niée. Le mot "occupation" lui-même devient gênant. On lui préfère des expressions techniques, neutres, presque aseptisées : territoires disputés, zones administrées, mesures de sécurité. Le langage se met au service de l’invisibilisation.
La colonisation progresse sans être nommée comme telle. Des colonies apparaissent, puis s’étendent. Des routes sont construites, réservées. Des checkpoints surgissent, se multiplient. La géographie palestinienne est découpée, fragmentée, rendue illisible. La Cisjordanie devient un archipel de fragments discontinus, et Gaza une enclave scellée. Cette architecture n’est pas improvisée : elle est rationnelle, pensée, optimisée. Elle vise moins à gouverner qu’à empêcher toute continuité politique, économique, humaine. Un peuple morcelé est un peuple ingouvernable et donc contrôlable.
Gaza sera le point extrême de cette logique. Présentée comme "libérée" en 2005, elle est en réalité transformée en laboratoire : frontières fermées, espace aérien contrôlé, accès maritime verrouillé, entrées et sorties régulées, calories comptées, électricité rationnée. Autrement dit, la vie réduite à une gestion minimale. Ce n’est pas une guerre permanente, c’est pire. C’est une vie sous condition.
Régulièrement, des offensives militaires viennent "réinitialise" l’équilibre. Présentées comme des réponses, elles sont en réalité des rappels de pouvoir. Montrer que la domination est intacte, que toute tentative de respiration sera punie. Le droit international observe. Il documente, il condamne parfois, mais il n’agit pas. Les résolutions s’empilent, les rapports s’accumulent, les ONG produisent des milliers de pages. Et rien ne change. Car ce système fonctionne précisément parce qu’il respecte les apparences : il ne viole pas le droit international frontalement, il le contourne, l’étire, l’épuise. Il joue sur le temps, sur la lassitude, sur la complexité.
Pendant ce temps, la population palestinienne grandit dans un monde sans horizon. Sans souveraineté. Sans sécurité. Sans promesse crédible.
Ce que l’on appelle souvent "radicalisation" n’est pas une dérive idéologique spontanée. C’est une réponse humaine à une impasse totale. Quand toutes les voies politiques sont fermées, quand la vie est réduite à une survie sous surveillance, la violence devient, pour certains, la seule manière de se rendre visible. Si cela ne la rend pas juste, cela la rend intelligible. Et c’est précisément ce que le discours dominant refuse : l’intelligibilité. Comprendre serait déjà fissurer la fiction d’une démocratie assiégée luttant contre une barbarie irrationnelle.
L’architecture de l’effacement repose sur ce refus : refuser de voir le système, ne regarder que les explosions. Refuser l’histoire, ne commenter que l’instant. Et tout est prêt, alors, pour qu’un événement vienne justifier l’irréversible...
Le massacre de Deir Yassin
Le 9 avril 1948, durant la guerre israélo-arabe sur un territoire encore sous contrôle britannique, 120 membres de l'Irgoun (organisation armée sioniste) et du Lehi* (groupe terroriste sioniste) avec l'accord puis l'aide active de la force paramilitaire sioniste Haganah*² tuent selon les estimations les plus récentes plus de 1.200 habitants de ce village arabe non stratégique situé quelques kilomètres à l'ouest de Jérusalem (à l'époque, la presse et différents commentateurs rapportèrent le nombre de 254 victimes), qui vivaient pourtant en bon accord avec leurs voisins juifs de Givat Saul. Ce massacre a eu des répercussions importantes sur la suite du conflit, notamment en favorisant l'exode de Palestiniens, terrorisés à l'idée de subir le même sort, et en augmentant la pression sur les dirigeants arabes des pays voisins pour intervenir dans le conflit.
Ce massacre a bien entendu suscité l'indignation de la communauté internationale, sans qu'aucune action concrète ne soit entreprise contre les organisations dissidentes. La direction sioniste entérine d'ailleurs le même jour un accord de coopération entre la Haganah (logo 1) et l'Irgoun (logo 2), négocié avant, en vue de l'intégration de ses forces dans la future armée de l'État juif. Le 2 décembre 1948, 29 personnalités juives américaines dont Albert Einstein cosigneront une lettre dénonçant "l’apparition d'un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis nazi et fascistes." Comble du cynisme, Menahem Begin (photo 3) - futur 1er Ministre d'Israël et Prix Nobel de la Paix en 1978 - niera tout massacre, parlant d’une "propagande mensongère" et se félicitant du résultat. Seul Nathan Yalin Mor, responsable politique du Lehi et membre de sa direction, semble avoir été choqué par le massacre, et le condamnera un an plus tard, après la fin des combats.
Si l'ampleur donnée à ce massacre a été amplifiée par toutes les parties pour servir leur propre intérêt, il a contribué plus que n'importe quel autre événement de la guerre dans la précipitation de l'exode palestinien sous l'effet de la peur et de la panique. Il fut par son caractère atroce incontestablement un facteur décisif d'accélération du conflit dans l'évacuation générale, la population arabe des États voisins augmentant la pression sur leurs dirigeants pour s'engager dans la bataille et venir à l'aide des Palestiniens.
Même si l'explication côté israélien relativise cette approche, considérant que le massacre de Deir Yassin fut un concours presque inévitable de circonstances, il s'inscrit comme d'autres massacres sanglants - 240 Juifs à Kfar Etzion ou 250 Arabes à Lydda - comme la marque d'un fanatisme qui, s'appuyant sur des racines religieuses totalement dévoyées - ne fait que perpétuer à travers le temps la captation du divin par les forces obscures de la prédation asservissante de l'humanité, et ce depuis ses origines. La réalité est qu'Israël est un État fondé sur un grand mensonge, celui d'un "être suprême" qui aurait déclaré qu’un petit groupe de gens était "son peuple élu", et qui leur a donné un petit bout de terre au Moyen-Orient il y a des milliers d’années. Le grand mensonge d’Israël et du judaïsme est aussi le mensonge fondamental du christianisme et de
l’islam, les deux autres religions monothéistes. Nous avons ainsi une grande partie du monde qui vit depuis des milliers d’années avec des systèmes de croyance outrageusement absurdes si on prend les enseignements au pied de la lettre, et non comme des expressions déformées d’une vérité spirituelle supérieure sous-jacente...
* Le Lehi est l'acronyme hébreu pour Lohamei Herut Israël, "Combattants pour la liberté d’Israël", groupe terroriste sioniste actif entre 1940 et 1948. Cette organisation commettra de nombreux attentats contre les Britanniques, de 1941 à 1948, puis contre les Arabes de Palestine, en 1947-1948, ainsi que l'assassinat en 1948 du diplomate suédois Folke Bernadotte (1875/1948) qui avait pour mission de mettre en place le Plan de partage de la Palestine et la démilitarisation de Jérusalem convoitée par les sionistes (l’État d'Israël en a reconnu indirectement sa responsabilité à l'occasion de la commémoration de son soixante-dixième anniversaire en septembre 2018). Les autorités britanniques ont nommé ce groupe Stern gang (la bande ou le groupe Stern), en référence au nom de son premier dirigeant Avraham Stern (1907/1942). Les militants de ce groupe extrémiste, après une courte période de purgatoire, reprendront leur carrière, y compris politique, le plus doué d’entre eux, Yitzhak Shamir, devenant même Premier ministre d’Israël en 1983.
*² Haganah signifie "défense" en hébreu. La Haganah était une organisation paramilitaire sioniste créée en 1920 et intégrée dans l'armée israélienne en 1948. Son but originel était de défendre les communautés juives d’éventuelles attaques par les Arabes. Branche armée officieuse car illégale aux yeux de la puissance mandataire britannique, elle prend, lors de la guerre civile qui accompagne les six derniers mois du mandat britannique de Palestine, la forme d’une véritable armée. Après la fondation de l’État d’Israël, en 1948, la Haganah, l’Irgoun et le Lehi (groupe Stern) forment Tsahal, la force de défense d’Israël.
La stratégie d'occupation au goutte à goutte
Cette stratégie d'occupation au goutte à goutte s'étend de 1949 à 2022, marquée par une montée en puissance crescendo.
• 1973 : Guerre du Kippour (6-25 octobre), lancée par l’Égypte (sous Anwar Sadate) et la Syrie pour reconquérir les territoires perdus en 1967. Israël repousse l’attaque mais subit de lourdes pertes. Cela mène aux accords de Camp David en 1978-1979.
• 1982 : Première guerre du Liban (6 juin - septembre), ou Opération Paix en Galilée, lancée par Israël sous Ariel Sharon pour expulser l’OLP du Liban. Elle mène au massacre de Sabra et Chatila (16-18 septembre 1982) par des milices chrétiennes alliées, tuant des milliers de civils palestiniens.
• 1987-1993 : Première Intifada, une révolte populaire contre l’occupation, menée par des figures comme Marwan Barghouti.
• 1994–2005 : Blocus progressif de Gaza après les attentats suicides et la seconde intifada (2000-2005), déclenchée par la visite provocatrice d’Ariel Sharon à l’Esplanade des Mosquées.
Les Accords d’Oslo (13 septembre 1993), signés à Washington par Yitzhak Rabin (Israël), Yasser Arafat (OLP) et Bill Clinton (USA), promettaient un État palestinien en échange de la reconnaissance d’Israël. Oslo II (28 septembre 1995) divise la Cisjordanie en zones A (contrôle palestinien), B (mixte) et C (contrôle israélien). Mais les accords échouent : Rabin est assassiné le 4 novembre 1995 par Yigal Amir, un extrémiste juif, et les colonies continuent de s’étendre.
• 2006 : Seconde guerre du Liban (12 juillet - 14 août) contre le Hezbollah, tuant plus de 1 200 Libanais et 165 Israéliens.
• 2007 : Blocus total terrestre, aérien et maritime après la victoire électorale du Hamas à Gaza en janvier 2006. L’ONU qualifie la situation de "punition collective".
• 2008-2009 : Opération Plomb Durci (27 décembre 2008 - 18 janvier 2009), où Israël bombarde Gaza, tuant environ 1 400 Palestiniens, dont plus de 300 enfants.
• 2012 : Opération Pilier de Défense (14-21 novembre), une offensive aérienne contre Gaza tuant environ 170 Palestiniens.
• 2014 : Opération Bordure protectrice (8 juillet-26 août), où Israël, sous Benjamin Netanyahu, bombarde Gaza, tuant plus de 2 200 Palestiniens, dont environ 550 enfants. Destruction systématique de quartiers entiers.
• 2021 : Opération Gardien des Murailles (10-21 mai), conflit avec le Hamas, tuant plus de 250 Palestiniens à Gaza.
Chaque décennie apporte ainsi ses chiffres : morts, blessés, prisonniers administratifs (plus de 10 000, dans des conditions de surpopulation carcérale inhumaine, ce chiffre excluant souvent les milliers de détenus de Gaza détenus par l’armée sans charges formelles), maisons détruites (plus de 55 000 depuis 1967). L’économie est asphyxiée, et l’accès à l’eau potable empêché (97 % de l’eau de Gaza est impropre à la consommation).
C'est une stratégie de grignotage territorial et humain, invisible pour ceux qui regardent ailleurs, implacable pour ceux qui la subissent. Pourtant, le droit international, comme la Convention de Genève de 1949, interdit l’occupation prolongée et les colonies. Mais Israël continue, soutenu par des alliés comme les USA.
Si des tentatives de règlement politique ont existé, notamment avec les accords d’Oslo en 1993 qui ouvraient la voie à la création d’un État palestinien, cet espoir s’effondre en 1995 avec l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin (1922/1995 - photo 4) par un extrémiste juif, scellant la fin d’un véritable processus de paix.
Le Hamas, l'organisation de résistance et de lutte palestinienne, va émerger en 1987 lors de la première Intifada, Israël ayant à ses débuts toléré voire favorisé sa montée en puissance afin d’affaiblir le Fatah de Yasser Arafat (1929/2004 - photo 5), plus nationaliste et laïc. Cette stratégie de division a permis à Israël de présenter le Hamas comme la seule représentation de la cause palestinienne, facilitant ainsi sa diabolisation aux yeux de l’opinion publique occidentale. Certes, les actions du Hamas, notamment les attentats et tirs de roquettes, ont contribué à cette image, mais elles restent le symptôme d’un peuple acculé, privé de souveraineté depuis des générations et enfermé dans une impasse politique et humanitaire. Le qualifier de terroriste, la litanie médiatique entretenue par la propagande de l'Etat sioniste aux commandes relayée par les sanayim (agents dormants) disséminés dans les capitales occidentales, est une aberration, contraire à la définition du terrorisme par le droit international.
Il en découle depuis les incessants conflits entre juifs, musulmans et chrétiens de l'ère actuelle, source de divisions et d'actes sanglants, accentués par le long dépeçage territorial du peuple palestinien sacrifié à l'autel des prédateurs psychopathes manipulateurs opérant, que ce soit à l'intérieur du pays (sur les 10 millions d'habitants d'Israël, 74% sont Juifs, 21% Arabes et le reste étant des minorités comme les Druzes ou les Chrétiens) ou à l'extérieur avec les pays voisins (Egypte, Syrie, Jordanie, Liban). Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou fut ainsi, avec l'appui des néoconservateurs bellicistes sionistes de Washington, à l’origine de l’engagement américain en Irak en 2003, qui reposait sur sa théorie exposée depuis 1995 selon laquelle la seule façon de se débarrasser de ses ennemis, le groupe militant Hamas palestinien désireux de créer un Etat islamique et le parti politique et groupe paramilitaire islamiste chiite libanais Hezbollah (le "parti de Dieu"), consistait à faire tomber les gouvernements les soutenant – l’Irak, la Syrie et l’Iran. En point de mire, l'établissement du Grand Israël, autrement dit la réalisation d'une vision eschatologique...
* La déclaration d'indépendance d'Israël a été prononcée le 14 mai 1948 par l'homme d'État David Ben Gourion à l'origine David Grün (1886/1973), qui pose comme principe fondateur que l'État d'Israël sera ouvert à l'immigration des Juifs de tous les pays de leur dispersion.
Réalité palestinienne (1)
Le territoire originel palestinien - le "pays de Canaan" biblique - au moment de l'implantation de ce qui allait devenir l'Etat d'Israël était placé depuis 1920, par décision de la Société des Nations (l'ancêtre de l'Organisation des Nations Unies), sous protectorat anglais. Cette puissance mandataire a pour mission de fournir "une assistance et des conseils d’ordre administratif" et, comme annoncé dans la Déclaration Balfour* de 1917, agit pour l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif. Il en découle qu'entre 1922 et 1947, des juifs venus essentiellement d’Europe de l’Est (ashkénazes) immigrent massivement en Palestine sous mandat, en particulier pendant les persécutions nazies des années 1930. En 1937, sur fond de revendications d’indépendance et d’opposition à l’immigration, la population arabe se révolte. Le territoire entre alors dans un cycle de terrorisme et de violence, alimenté par les deux parties, ce qui depuis n’a jamais pris fin.
Le Royaume-Uni réfléchit alors à différents moyens d’amener ce territoire ravagé par la violence à l’indépendance et, en 1947, décide de confier le problème de la
Palestine à l’Organisation des Nations Unies. Le 29 novembre 1947, un plan de partage est élaboré par le Comité spécial des Nations unies sur la Palestine, créé par l’Assemblée générale de l'ONU,
et est approuvé par cette dernière à New York (résolution 181). Il divise la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe, le premier sur 56% du territoire et le second avec 755 000 individus
dont 10 000 Juifs, Jérusalem se voyant doter d'un statut international. Les dirigeants du mouvement sioniste acceptent ce plan, tandis que les Arabes palestiniens et les Etats arabes le
refusent.
C'est la première guerre israélo-arabe (1948-1949) qui va permettre à l’Etat hébreu victorieux d’élargir son territoire, et il n'aura de cesse par la suite de l'agrandir toujours plus, considérant qu'il s'agit de la terre naturelle du peuple juif octroyée par Yahvé, leur Dieu le Tout Puissant.
* La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte signée par Arthur Balfour, secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, et adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), personnalité éminente de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste. Par cette lettre, le Royaume-Uni se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un projet national présenté comme "un foyer national pour le peuple juif". Cette déclaration est considérée comme une des premières étapes dans la création de l'État d'Israël.
Réalité palestinienne (2)
Jérusalem étant désormais placé sous régime international, l’État juif prend à l'issue de cette première guerre victorieuse le contrôle de 77 % du territoire de la Palestine, notamment de la majeure partie de Jérusalem. Plus de la moitié de la population arabe palestinienne s’enfuit ou est expulsée. La Jordanie et l’Égypte se partagent alors le contrôle du reste des territoires assignés à l’État arabe, la "bande de Gaza"*, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Lors de la guerre de 1967, Israël va occuper ces territoires, et annexera Jérusalem-Est.
La guerre provoque un deuxième exode palestinien, près d’un demi-million de personnes prenant la fuite. Le Conseil de sécurité de l'ONU pose alors les principes d’une paix juste et durable, à savoir le retrait d’Israël des territoires occupés lors du conflit, un juste règlement du problème des réfugiés et la cessation de toutes assertions de belligérance ou états de belligérance. En 1974, l’Assemblée générale réaffirme les droits inaliénables du peuple palestinien à l’autodétermination, à l’indépendance, à la souveraineté et au retour, créant l’année suivante un Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. En outre, elle invite l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à participer à ses travaux et à ceux des grandes conférences des Nations Unies en qualité d’observatrice.
Mais peu favorable à la création d'un État palestinien, seule solution pour envisager la pacification des deux opposants culturels, Israël envahit en 1982 le Liban dans l’intention déclarée d’éliminer l’OLP, dont les forces se retirent de Beyrouth pour être transférées dans les pays voisins. Malgré les garanties données concernant la sécurité des réfugiés palestiniens restés sur le territoire libanais, des massacres à grande échelle seront perpétrés dans les camps de Sabra et Chatila. Là encore, la Conférence internationale sur la question de Palestine va s'attacher en 1983 à adopter des principes comme la nécessité de s’opposer à l’implantation de colonies de peuplement par Israël et aux mesures prises par ce dernier pour modifier le statut de Jérusalem, et le droit à l’existence de tous les États de la région à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues et la réalisation des droits légitimes inaliénables du peuple palestinien. Las, l’année 1987 marque le début d’un soulèvement de masse appelé l’Intifada contre l’occupation israélienne dans le Territoire palestinien occupé. Les méthodes employées par les forces israéliennes feront en représailles de nombreux blessés ou morts parmi la population civile palestinienne, ravivant la haine à leur encontre.
La création de l’État de Palestine, à nouveau réaffirmée en 1988 par le Conseil national palestinien, voit toutefois la mise en route d'un nouveau processus de paix destiné à parvenir à un règlement pacifique et à la reconnaissance mutuelle entre le Gouvernement d’Israël et l’OLP en tant que représentante du peuple palestinien. Mais si en 1993 est signé l'Accord d'Oslo concernant des arrangements intérimaires d’autonomie qui conduisent notamment au retrait partiel des forces israéliennes ainsi qu'à la création d'une Autorité palestinienne préfigurant l'Etat palestinien à venir, d'autres négociations organisées en 2000 à Camp David et en 2001 à Taba n’aboutissent pas. Car la seconde Intifada se déclenche, en réponse notamment au massacre d'Hebron ou massacre du Tombeau des Patriarches par un nationaliste religieux extrémiste en 1994, ce qui conduit Israël à ériger en Cisjordanie un mur de séparation dont l’essentiel du tracé empiète sur le Territoire palestinien occupé, projet qui sera jugé illégal par la Cour internationale de Justice.
Les efforts se poursuivent cependant pour aboutir à la création de deux États. En 2005, Israël rappelle ainsi ses colons et retire ses forces de Gaza, tout en maintenant le contrôle des frontières, des côtes et de l’espace aérien gazaouites. Mais en 2007, le Hamas, dont la création a été financée par l’État d'Israël pour contrer la prédominance du Fatah, le parti politique nationaliste palestinien fondé par l'emblématique Yasser Arafat, prend Gaza au Fatah par les armes, ce qui conduit Israël à imposer un blocus sur la zone. Un nouveau cycle de négociations s'ouvre en 2010, et en 2011 le Président palestinien Mahmoud Abbas successeur d'Arafat présente la demande d’admission de la Palestine à l’Organisation des Nations Unies, avant que la même année un nouveau cycle de violence oppose Israéliens et Palestiniens à Gaza. En 2017, l’administration américaine annonce la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, avant en 2020 de négocier des accords pour normaliser les relations entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ("accords d’Abraham"). Si en 2022 l’Assemblée générale des Nations Unies demande à la Cour Internationale de Justice de rendre un avis consultatif sur la légalité de l’occupation israélienne prolongée qui a commencé en 1967, l’année 2023 voit une nouvelle série de combats entre Israël et le Hamas soutenu par l’État islamique (aussi appelé Daech), organisation terroriste politico-militaire d'idéologie salafiste djihadiste, le point culminant étant la journée du 7 octobre et son tragique bilan humain (1 200 innocents) à l'initiative du Hezbollah, un des plus lourds à ce jour enregistré. La réplique d'Israël depuis fut encore plus cruelle, voyant le bombardement intensif de Gaza et se traduisant par des enfants opérés en masse sans anesthésie, des souffrances abominables pour les enfants, les femmes, les civils, des exactions, et une population en permanence soumise à des ordres d'évacuation rendant la vie intenable dans cette prison à ciel ouvert. Le tout assorti d'une propagande raciste bien relayée par les médias occidentaux, expliquant implicitement que les Palestiniens étant arabes, et que les Arabes étant par nature de fourbes terroristes islamistes, tout Palestinien désarmé tué par un sniper de l'armée israélienne a bien mérité son sort.
Question : qui a vraiment intérêt à la poursuite de cette lutte fratricide, notamment à la réalisation de l'objectif militaire et non politique d'éradiquer le Hamas constitutif d'une impasse ? Et comme entretemps, les territoires palestiniens se sont considérablement amoindris, l'absence d'unicité territoriale est devenue plus que jamais improbable sinon impossible pour la création d'un État palestinien à part entière. Il en découle qu'Israël de son côté demeure au regard du droit international un État hors-la-loi, dans la continuité ininterrompue de son appropriation vorace des proto États palestiniens (bande de Gaza et Cisjordanie, celle-ci étant dénommée par l'État d'Israël Judée-Samarie depuis décembre 1967), servi pour ce faire par sa démographie croissante, tout particulièrement chez les Juifs ultra-orthodoxes, les haredim ou "craignant-Dieu", et bénéficiant tant du soutien de son puissant allié protecteur américain que de la complaisance des autres puissances occidentales, l'Union européenne et sa Présidente Ursula von der Leyen non élue en tête.
Israël a ainsi décidé en 2025 de construire plus de 3 400 logements entre la colonie de Ma’ale Adumim et Jérusalem. Il s'agit d'une colonie israélienne illégale au regard du droit international, située en Cisjordanie, territoire palestinien occupé. Elle est située à 7 kilomètres à l'est de Jérusalem et à 13 kilomètres à l'ouest du Jourdain. Si à première vue, ce n’est qu’un projet immobilier, c'est en réalité une opération géopolitique majeure qui vise à couper la Cisjordanie en deux, empêchant de ce fait toute continuité territoriale entre le nord et le sud de la Cisjordanie, à isoler Jérusalem-Est, cœur symbolique et spirituel des Palestiniens, et rendre un État palestinien impossible puisqu'un État sans continuité géographique n’est qu’un puzzle de ghettos, donc une fiction. C'est le projet E1, le code d’une opération funéraire. Ce n’est pas une erreur, c’est le but affiché, celui d'"enterrer l’idée d’un État palestinien" selon le ministre de la Défense Bezalel Smotrich. La Cisjordanie se retrouverait cadenassée, absorbée par le "Grand Jérusalem" israélien.
* Il est réducteur d’appeler "bande" une terre qui fut habitée par les Égyptiens, les Philistins, les Assyriens, les Romains, les Byzantins, les Ottomans et même les Britanniques, témoignant d’une culture humaine commune. Cette oasis autrefois prospère, nichée entre la mer et le désert sur la côte orientale de la Méditerranée, fut le carrefour des routes commerciales entre l’Asie et l’Afrique, expliquant que de nombreuses cultures y ont laissé leur empreinte depuis le XIIIe siècle avant J.-C.
Drones, logiciels espions et intelligence artificielle, Israël a transformé la Palestine en un laboratoire mondial de surveillance, son complexe militaro-industriel utilisant les territoires palestiniens occupés comme terrain d’essai pour les armes et les technologies de surveillance que l'Etat hébreu, plus exactement khazar, exporte ensuite dans le monde entier à des despotes et à des démocraties. Ainsi, depuis plus de 50 ans, l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza a permis à l’État israélien d’acquérir une expérience inestimable dans le contrôle d’une population qualifiée d'"ennemie", lui permettant de perfectionner son architecture de contrôle par la surveillance, les démolitions de maisons, les incarcérations illimitées et la brutalité à l’aide d'outils high-tech tels que le logiciel Pegasus (il a permis de pirater les téléphones de Jeff Bezos et Jamal Khashoggi) ou les drones (ils sont utilisés par l’Union européenne pour surveiller les réfugiés en Méditerranée). Ceci explique qu'Israël soit devenu un leader mondial dans le domaine des technologies d’espionnage et des équipements de défense qui alimentent les conflits les plus brutaux de la planète.
Alors que l’ethno-nationalisme se développe au XXIe siècle, Israël semble avoir construit le modèle ultime, ce qu'a démontré l'adoption d'une loi fin mars 2026 par le Parlement israélien approuvant la peine de mort par pendaison pour les Palestiniens de Cisjordanie reconnus coupables du meurtre d’Israéliens. Si cette mesure a été sévèrement condamnée par la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme comme étant discriminatoire et inhumaine, l'adoption de ce projet de loi a marqué l’aboutissement d’une campagne menée depuis des années par l’extrême droite pour alourdir les peines infligées aux Palestiniens reconnus coupables d’infractions nationalistes contre des Israéliens. Elle donne également aux tribunaux israéliens la possibilité d’imposer la peine de mort à des citoyens israéliens reconnus coupables de chefs d’accusation similaires, une formulation qui, selon les experts juridiques, limite de fait les personnes pouvant être condamnées à mort aux citoyens palestiniens d’Israël, excluant les citoyens juifs...
Le sinistre bilan de Gaza
Depuis des décennies, Israël a bombardé Gaza à répétition, toujours en invoquant la légitime défense. En 2008-2009, l’opération "Plomb durci" a tué plus de 1 400 Palestiniens, dont une majorité de civils, selon les ONG. En 2012, l’opération "Pilier de défense" a fait environ 170 morts palestiniens. En 2014, "Bordure protectrice" a laissé plus de 2 200 morts, encore une fois majoritairement des civils, avec des infrastructures rasées.
Au total depuis 2008 et avant les événements tragiques du 7 octobre 2023, le Bureau pour la coordination des affaires militaires (OCHA) avait recensé côté palestinien 5 600 tués et 115000 blessés, et côté israélien 250 tués et plus de 5 600 blessés. Ce bilan s'est considérablement accru de par et d'autre depuis, avec selon les rapports officiels plus de 70 000 civils tués, l’armée israélienne ayant pour la première fois accepté les chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza début 2026 (dont 492 depuis la conclusion d’un accord de cessez-le-feu en octobre 2025). Par ailleurs, on estime qu’au maximum 100 000 personnes, principalement des binationaux ou des évacués médicaux, ont pu quitter l’enclave sous blocus. Reste les décès indirects dus à la famine, aux maladies ou au manque d’accès aux soins, non comptabilisés dans les chiffres officiels. À chaque fois, le même refrain : "Nous nous défendons contre le terrorisme." Mais à chaque fois, Gaza, ce territoire minuscule de 365 km² où s’entassent plus de 2 millions d’habitants, ressort exsangue, comme si la « défense » nécessitait systématiquement l’écrasement total.
Selon un rapport de l’organisation mondiale à but non lucratif de défense des droits de l’enfant Save the Children, plus d’enfants ont été tués à Gaza en trois semaines que dans toutes les guerres du monde depuis 2019. Si le bilan global "consensuel" s'établit donc à plus de 70 000 Palestiniens tués, l'estimation est de 10 000 enfants, avec en outre 90 000 blessés, 7 700 disparus, plus de 9000 arrêtés et au moins 2 millions de personnes déplacées, souvent plus d’une fois, toujours dans des conditions horribles. De son côté, la revue scientifique The Lancet a évalué qu’en comptant les décès indirects (maladie, famine, etc.), presque 8% de la population de Gaza était décédée, soit 186 000 personnes ("estimation prudente"). Plus d’un millier de rabbins du monde entier ont à cet effet accusé Israël d’utiliser la faim comme arme à Gaza, qui est contraire aux valeurs fondamentales du judaïsme, exhortant Jérusalem-Ouest à autoriser l’acheminement de l’aide dans l’enclave. Environ 90 000 femmes et enfants souffrent de malnutrition dans ce que les organisations humanitaires qualifient de famine provoquée par le blocus israélien, l’ONU déclarant de son côté en septembre 2025 par l'entremise de son Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) que 23 000 femmes de la bande de Gaza étaient contraintes d’accoucher dans la rue, sans hôpitaux, sans médecins et sans eau potable, alors que des milliers d’entre elles ont été déplacées dans le cadre des opérations militaires israéliennes qui se poursuivent depuis octobre 2023, rajoutant qu’environ 15 bébés naissaient chaque semaine sans assistance médicale. Sans oublier les animaux, qui sont confrontés à une famine et à une malnutrition extrêmes conduisant à une émaciation sévère et à la faiblesse pour se déplacer, les réserves de nourriture et de fournitures s’épuisant tant pour les humains que pour eux.
En sus, l'armée israélienne a tué sept travailleurs humanitaires d'un groupe caritatif (World Central Kitchen) dont le convoi avait délibérément été pris pour cible voiture par voiture, ainsi que ciblé l’ambassade d’Iran à Damas en Syrie en tuant 16 personnes dont un haut commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique. Il s'agit de deux violations flagrantes du droit international et des normes des nations civilisées par l’État d’Israël, la seconde étant celle de l’immunité diplomatique dont les bâtiments (consulats, ambassades) bénéficient de l’inviolabilité, de la protection du droit international. Quant au média Al Jazeera basée à Doha au Qatar, sur une année 41 788 personnes ont été tuées et 96 794 blessées dans la bande de Gaza depuis octobre 2023 en raison des attaques israéliennes.
Les images satellite haute résolution fournies par UNOSAT et d’autres agences ont montré qu'environ 60 à 70 % des bâtiments de Gaza ont été endommagés ou détruits depuis le début du conflit, cela représentant environ 170 000 structures, dont des maisons, des écoles, des hôpitaux et des mosquées. Le nord de Gaza, en particulier la ville de Gaza et le camp de réfugiés de Jabalia, a été le plus durement touché, avec jusqu’à 72 % des bâtiments détruits. En revanche, environ 40 % des structures de l’ensemble de la bande de Gaza sont intactes. Outre les bâtiments résidentiels, près de 90 % des écoles et plus de 80 % des mosquées ont été endommagées ou détruites. En outre, 68 % du réseau routier de Gaza et une partie importante de ses terres agricoles ont été détruits.
7 octobre 2023, l'événement opaque
Le 7 octobre 2023 n’est pas seulement une date. C’est une rupture narrative. Avant ce jour, la question palestinienne existait encore, marginalisée, fragmentée, reléguée aux marges des journaux, mais présente. Après ce jour, elle disparaît presque entièrement sous une autre réalité : celle d’un choc si violent qu’il rend toute pensée impossible, toute mise en contexte suspecte, toute interrogation assimilable à une trahison.
Ce n’est pas la violence en elle-même qui a produit cet effet, les guerres en produisant tous les jours. C’est la forme de l’événement, sa fonction, et surtout l’usage immédiat qui en fut fait.
Dès les premières heures, un récit s’impose. Total, inattaquable. Un récit qui n’explique rien, mais qui autorise tout. Or, ce qui frappe lorsqu’on observe froidement les faits, non les images, non les slogans, mais la séquence, c’est moins ce qui est montré que ce qui est immédiatement soustrait à l’examen. La frontière entre Gaza et Israël est en effet l’une des plus surveillées au monde : capteurs, drones, caméras, surveillance électronique permanente. L’armée israélienne est réputée pour son renseignement, son anticipation, sa capacité de réaction. Des alertes avaient été émises, des signaux existaient, des exercices avaient été observés. Et pourtant, ce jour-là, tout semble céder.
La question n’est pas de nier l’horreur des crimes commis. Ils ont eu lieu, ils sont réels, ils sont moralement insoutenables. La question est ailleurs : comment un tel effondrement sécuritaire a-t-il été possible, et pourquoi cette question devient-elle immédiatement interdite ? Car dans toute démocratie se prétendant mature, un événement de cette ampleur déclenche des enquêtes indépendantes, des commissions, des responsabilités politiques. Mais ici, très vite, toute tentative d’investigation approfondie a été perçue non comme une nécessité démocratique, mais comme une menace.
Ce glissement est fondamental. Car ce n’est pas seulement la sécurité qui a failli ce jour-là. C’est le rapport à la vérité. Une démocratie qui refuse d’interroger ses propres angles morts au moment même où ils produisent une catastrophe cesse, de fait, de fonctionner comme telle. Elle entre dans un régime d’exception narrative, où l’émotion devient la loi, et la loi devient un instrument. Le 7 octobre est ainsi devenu non un drame à comprendre, mais un sésame moral. Un événement-clé qui suspend tout le reste : le passé, le contexte, la proportion, la responsabilité structurelle. Et à partir de cet instant, tout fut permis : la parole palestinienne immédiatement disqualifiée, toute tentative de contextualisation assimilée à une justification, toute analyse soupçonnée de complicité. Un glissement s’est opéré : le conflit cesse d’être politique pour devenir ontologique. Il n’oppose plus des acteurs historiques, mais le Bien et le Mal. Et dans un tel cadre, il n’y a plus de limites.
Ce qui frappe également, c’est la rapidité avec laquelle l’événement fut instrumentalisé à l’extérieur. Dans les capitales occidentales, les mots se figèrent, les lignes éditoriales s’alignèrent, les gouvernements adoptèrent la posture quasi liturgique de soutien "inconditionnel", signifiant exactement ce qu’il dit : sans condition, sans seuil, sans exigence. À partir de là, la destruction de Gaza a pu commencer.
Une question s’impose, précisément celle que l’on ne doit pas poser : le 7 octobre est-il seulement un déclencheur, ou aussi un révélateur ?
Révélateur d’un système à bout de souffle, d'une société israélienne profondément fracturée, traversée de tensions internes, de dérives autoritaires, de crises politiques répétées, d’un pouvoir prêt à saisir l’occasion pour refermer définitivement une question qu’il n’a jamais voulu résoudre autrement que par la force. Car très vite, le langage changea. Il ne s’agissait plus de neutraliser des responsables, de libérer des otages, mais d’éradiquer, de raser, de priver, de couper l’eau, l’électricité, la nourriture. Gaza n’était plus un territoire, c'était une cible. Les bombardements s’intensifièrent, les hôpitaux devinrent des "centres de commandement", les écoles des "boucliers humains". Les journalistes furent disqualifiés, et les chiffres devinrent flous, puis suspects, puis ignorés. La mort s'est banalisée à une vitesse vertigineuse.
Ce qui aurait dû susciter une horreur croissante a produit l’effet inverse : une saturation. Trop d’images, trop de corps, trop d’enfants. Le cerveau occidental se protégeant en se fermant, l’indignation devint un bruit de fond, avant de s’éteindre. Et c’est ici que l’événement du 7 octobre a révélé sa fonction la plus sinistre : il a permis de désactiver l’empathie, chaque mort palestinienne devenant rétroactivement justifiée, chaque enfant tué étant recouvert par une phrase magique : "Hamas utilise les civils". La responsabilité a aisni été déplacée, dissoute, abstraite.
Et pendant ce temps, une autre chose a disparu : l’enquête. Les zones d’ombre du 7 octobre restent là, les incohérences ne sont pas traitées, les témoins gênants sont marginalisés, les questions s’accumulent sans réponse. Non parce qu’elles sont sans importance, mais parce qu’elles sont dangereuses. Dangereuses pour le récit, pour la légitimité totale requise pour aller jusqu’au bout.
Il est devenu clair que l’objectif a dépassé la riposte. Il s’agit d’une reconfiguration définitive : Gaza doit être rendue inhabitable, et sa population doit être déplacée, fragmentée, épuisée. Le problème palestinien doit être dissous non par un accord, mais par un fait accompli irréversible.
Le 7 octobre n’est donc pas seulement un crime. Il est devenu un outil. Un outil pour refermer l’histoire. Un outil pour effacer la Nakba en la terminant. Un outil pour faire taire, une fois pour toutes, ceux qui persistent à rappeler que ce conflit n’a jamais commencé ce jour-là. Et c’est précisément pour cela que l’humanité détourne les yeux.
Parce que regarder vraiment le 7 octobre, ce serait aussi regarder ce qui a précédé. Ce serait accepter que le mal ne se présente pas toujours là où on l’attend. Ce serait reconnaître que certaines horreurs sont utilisées non pour être évitées, mais pour être exploitées. Et cela, pour beaucoup, est insupportable.
Eléments factuels du mensonge israélien sur le 7 octobre 2023
. Le témoignage alarmant devant la Knesset du soldat Shalom Sheetrit de la brigade Golani devant un comité de réservistes, qui a affirmé "Nous avons reçu l’ordre des commandants de la brigade Golani, le 7 octobre, d’annuler toutes les patrouilles le long de la frontière de Gaza de 5h20 à 9h00." Cette suspension de patrouille dans une fenêtre aussi critique suggère une posture délibérément passive ou manipulée.
(Repris par le journal Le Monde)
. Les nombreuses alertes ignorées ou sous-estimées des services d'intelligence : un plan d’attaque du Hamas qui circulait depuis 2022, détaillant des méthodes précises (fusillades, infiltration, drones, parachutes…) , a été rejeté comme irréaliste par les responsables militaires ; à l’été 2023, une agente du renseignement signala que cette attaque hautement plausible était en préparation ; ses supérieurs, notamment un colonel, ignorèrant ces signes; des surveillantes du signal aux frontières ont remonté des mouvements suspects, l’unité d’intelligence les ayant jugées insuffisantes et non prioritaires.
Selon un rapport indépendant du Combating Terrorism Center (West Point), ces aveux montrent que Israël souffrait d’un biais stratégique en privilégiant la menace iranienne au détriment de Gaza, et qu'une inculture du doute rédhibitoire l'empêchait de remettre en question les hypothèses dominantes sur la faiblesse de Hamas .
. L'enquête interne mandatée et les démissions qui s'ensuivent suite à l'enquête de l’armée israélienne en février 2025 qui a reconnu que les décisions gouvernementales prises l'étaient sur des décisions basées sur des préjugés anciens, sous-estimant les ambitions militaires du Hamas, en particulier celles de Yahya Sinwar depuis 2016. Le chef du renseignement militaire, Aharon Haliva, a démissionné début 2024, assumant une responsabilité pour des erreurs de jugement structurelles, tout comme le chef d’état‑major Herzi Halevi au motif d’un échec collectif de l’institution .
. Les nombreuses défaillances tactiques constatées sur le terrain : aucune alerte n’a été envoyée aux participants du Nova Festival qui se tenait à Re’im, un kibboutz du Néguev occidental, malgré des signaux reçus quelques heures avant le massacre vers 6h30; à Nahal Oz et Nir Oz, les garnisons étaient sous‑armées, et les renforts ont mis jusqu’à 40 minutes pour arriver après le début de l’invasion, le chaos qui s'en est suivi ayant permis aux assaillants de pénétrer profondément .
. L'usage controversé établi par les autorités militaires de la directive "Hannibal " ordonnant d’empêcher les enlèvements à tout prix, y compris en tirant sur des véhicules suspectés, pouvant entraîner la mort ou blessure d’otages israéliens ou de civils .
Qu'en conclure ? D'une part, la non-réaction et l’ignorance des alertes peuvent indiquer une volonté politique ou stratégique de laisser l’attaque se dérouler. D'autre part, plutôt qu’un échec technique isolé, cette combinaison de signaux ignorés, d’ordres étranges et de ratés structurels peut être perçue comme un dispositif conscient ou outil d’escalade. Quoi qu'il en soit, l'attaque du 7 octobre a fourni la justification aux opérations militaires massives sur Gaza, accentuée par un discours public très belliqueux et un cadre médiatique contrôlé.
Voir en complément les rapports parlementaires israéliens (Knesset, commissions Défense ou Réservistes), les témoignages d’officiers de Givati, Nahal, ou autres unités de renseignement non intégrées à Golani, les études d’ONG comme Breaking the Silence, B’Tselem, PHRI sur l’usage des directives militaires et le discours officiel avant et après, et les analyses universitaires (West Point, CTC, think tanks israéliens critiques) sur les biases cognitifs dans la chaîne de commandement.
Manipulation humanitaire
La Gaza Humanitarian Foundation (GHF) était un "écran de fumée" créé pour ouvrir la voie à la prise de contrôle de Gaza. C'est ce qu'a déclaré un ancien
volontaire, Anthony Aguilar, béret vert à la retraite qui avait rejoint la GHF au milieu de l’année 2025. Il avait démissionné deux mois plus tard, déclarant que le groupe servait de couverture pour tuer des Palestiniens et recueillir des renseignements pour les Forces de défense
israéliennes.
Ce groupe d’aide humanitaire soutenu par les États-Unis et Israël a commencé à opérer à Gaza au milieu de l’année 2025, avec des sites alimentaires gérés par des
sociétés de sécurité privées américaines à l’intérieur des zones militaires israéliennes. Peu après, des informations ont fait état d’incidents mortels
près des sites de la GHF. L’ONU, qui a déclaré que des centaines de Palestiniens avaient été tués alors qu’ils tentaient d’atteindre des sites alimentaires près des sites de la GHF sous le feu
israélien, a alors refusé de travailler avec ce groupe, l’accusant d’"exploiter" l’aide humanitaire "à des fins militaires et géopolitiques secrètes".
De la censure militaire
Les Israéliens ont peu vu la réalité à Gaza depuis octobre 2023. Et pour cause ! Non seulement on leur a raconté des histoires inventées sur des viols et des bébés décapités lors de l’attaque du Hamas, mais ils ne voient ni les massacres ni les ravages bien plus importants qui ont eu lieu depuis lors. Aussi horribles que soient les morts israéliennes causées par l'organisation palestinienne Le Hamas, elles sont insignifiantes comparées au bilan bien plus lourd à Gaza.
Tout au long de cette guerre ayant depuis débordé en Iran et au Liban, le black-out médiatique imposé par la censure militaire a conduit les cinq grandes chaînes de télévision à n'être que les porte-parole du gouvernement. Elles diffusent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec deux "journalistes" pantins qui dirigent l’émission, entourés de huit membres du panel présentés comme des "experts" du Moyen-Orient et de l'Iran, la plupart étant soit d’anciens généraux de l’armée israélienne, soit d’anciens chercheurs du Mossad (la CIA israélienne), soit d’anciens officiers du Shin Bet (le FBI israélien - sécurité intérieure), soit des professeurs d’université spécialisés dans les affaires du Moyen-Orient. Ce type de diffusion est le même dans toutes les guerres auxquelles Israël participe, avec comme axe directeur la glorification de l’armée israélienne (en particulier l’armée de l’air) pour ses "brillantes" réalisations comme le largage d’une tonne de bombes sur des civils à Téhéran, ville qui ne dispose d’aucune défense aérienne. Ils servent également de guides aux civils israéliens en cas de tir de missile iranien sur Israël, leur donnant des instructions sur le moment où entrer et sortir des abris. Si un missile iranien atteint une cible, il leur est interdit de révéler où cela s’est produit, car cela aiderait l’ennemi en temps de guerre. Cependant, les Iraniens utilisent des tactiques intelligentes : pendant la guerre de 12 jours en juin 2025, ils avaient tiré de nombreux missiles à chaque lancement, avec un intervalle de temps important entre les lancements. Aujourd’hui, ils tirent un petit nombre de missiles (1 à 3) à chaque lancement, les répartissant sur tout le territoire israélien, mais l’intervalle entre les lancements est court.
Les manifestations spontanées de citoyens dénonçant l'absurdité de ces guerres sont immédiatement dispersées par la police car déclarées illégales. Quant aux vidéos circulant sur Tik Tok qui montrent des destructions et des manifestations, elles sont rapidement supprimées, exposant leurs auteurs à des poursuites. De leur côté, tous les grands médias américains autorisent l’armée israélienne à censurer leurs reportages afin de conserver leur accès. Qui plus est, aucun journaliste international n’a jamais été autorisé à entrer à Gaza.
La dissimulation du nombre de soldats et de civils tués a toujours été une politique des bellicistes capitalistes, pratique devenue particulièrement odieuse aux États-Unis pendant la guerre du Vietnam, la première guerre à être retransmise en temps réel dans le monde entier. Si le nombre de morts est souvent limité à ceux qui périssent directement à cause des munitions militaires, on estime cependant généralement que le nombre réel de morts dans les guerres modernes est 3 à 15 fois supérieur à ce chiffre. C’est particulièrement le cas à Gaza, où la famine et les maladies ont été délibérément favorisées par le refus d’Israël de fournir de la nourriture, des soins de santé et des installations sanitaires.
Nul ne peut dire combien de temps dureront toutes ces guerres incessantes au Moyen-Orient depuis 1948, date de création de l'Etat d'Israël à connotation sioniste. Ce qui est sûr, c'est qu'elles ne sont menées dans l'intérêt d'aucun peuple, puisqu'il s’agit de batailles avant tout pour le contrôle de la prépondérance des ressources énergétiques et des routes commerciales de la région, et d'une tentative de les maintenir sous le contrôle des États-Unis et de leurs alliés en opposition à l’axe chinois.
La leçon à tirer est que l'opposition à ces guerres ne repose pas sur le soutien à la souveraineté de ces nations, dans la mesure où les classes populaires sont impitoyablement exploitées et appauvries par leurs dirigeants capitalistes "religieux". Seul un mouvement multinational conscient de classe, anticapitaliste et antiraciste, dans lequel les travailleurs refusent de se battre les uns contre les autres dans ces guerres décidées par les intérêts marchands, et s’unissent pour construire une société gérée dans leur propre intérêt à travers le monde, est pertinent. Le fascisme n'est en effet rien d'autre que le résultat d’une classe dirigeante qui, perdant sa capacité à maintenir sa suprématie et sa force, est conduite à devoir réprimer les travailleurs à l’étranger comme chez elle. Pour riposter, seule l'union dans une même lutte, un seul et même combat, apparaît comme la réponse libératrice.
Du négationnisme à la sauce sioniste
Une séquence de négationnisme s'est tenue en mars 2026 sur le service public français lors de l'interview du politologue, professeur universitaire et chercheur franco-libanais le Professeur Ziad Majed. Celui-ci rappelait factuellement que le Premier Ministre israélien Netanyahu était recherché par la Cour Pénale Internationale, sous mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité, et que son gouvernement était accusé de génocide. L'échange fut édifiant avec le laquais de l’État génocidaire usurpant la qualité de journaliste aux commandes.
- Journaliste laquais : "Accusé de génocide par qui ? Pour l’instant, ce n’est pas officiel."
- Professeur Ziad Majed : il cite toutes les institutions et O.N.G. qui ont qualifié de génocide les actions du gouvernement génocidaire de Netanyahu.
- Journaliste laquais : "Ce ne sont pas ces institutions qui sont censées porter l’accusation. Il y a d’autres institutions qui contestent le terme."
- Professeur Ziad Majed : "Qui ? Citez-m’en une seule !"
- Journaliste laquais : bégaiements et bafouillis indistincts avant de proférer cette énormité : "Il y a des guerres qui sont considérées comme illégales au regard du droit international et qui, pourtant, sont légitimes."
Il s'agissait d'une séquence absolument répugnante de servilité d’un journaliste soi-disant du service public (!) répétant mécaniquement les éléments de langages fournis par l’ambassade d’Israël. Qui plus est, il allait plus loin en terminant l'interview par son imbécillité crasse quant à la légitimité d’une guerre illégale. Pourtant, le droit sert à ça, c’est-à-dire à déterminer ce qui est légitime ou pas. Par conséquent illégal c’est nécessairement illégitime. Mais pour le laquais, avec cette référence qui tombait comme un cheveu sur la soupe, "ce n’est pas parce que le génocide est illégal (convention de 1948 signée par Israël) qu’il est illégitime." Edifiant !
L'avantage de cette période, aussi pénible soit-elle, est de permettre que l'on peut identifier sans se tromper les déchets humains, les mêmes qui furent aux manettes lors de l'affaire Covid-19...
Immunité judiciaire, ou l’impuissance théâtrale du droit français dans les mandats d’amener contre "Israel Is Forever"
Dans une procédure certes inédite mais largement symbolique, la France a émis en juillet 2025 par le pôle crimes contre l’humanité de Paris des mandats d’amener contre deux militantes franco-israéliennes, Nili Kupfer-Naouri et Rachel Touitou, pour "complicité de génocide" suite à l’enquête ouverte au printemps 2025. La justice a retenu leurs complicité de génocide et provocation publique au génocide à Gaza. Nili Kupfer-Naouri est la fondatrice de l'association francophone israélienne de mobilisation sioniste "Israel Is Forever", et Rachel Touitou est la porte-parole du collectif Tsav 9, organisation de l’extrême-droite israélienne formée par des familles des otages enlevés le 7 octobre par les groupes armés palestiniens. Les faits visés sont le blocage répété de convois d’aide humanitaire destinés à Gaza, entre le 1er janvier et le 26 novembre 2024, puis en mai 2025, aux points de passage de Nitzana et Kerem Shalom.
Les deux femmes, nées en France et installées depuis longtemps en Israël, sont ainsi accusées d’avoir encouragé publiquement le blocage de convois humanitaires et d’avoir tenu des propos jugés déshumanisants envers les habitants de Gaza. Mais si selon la procédure française, le mandat d’amener vise à contraindre une personne à comparaître devant un juge sans entraîner automatiquement une détention, sur le plan pratique les effets immédiats resteront limités. Les deux militantes vivant en Israël, un pays qui n’extrade pas ses ressortissants vers la France, les mandats ne produiront d’effet qu’en cas de déplacement des intéressées sur le territoire français ou européen. Qui plus est, un éventuel procès pourrait prendre des années, le droit international, les questions de compétence et les obstacles diplomatiques ralentissant systématiquement ce type de dossier.
Le signal envoyé est cependant clair : dans un conflit où la communication et les passions dominent, certains juges rappellent que le droit humanitaire ne distingue pas entre camps ou slogans. Bloquer l’eau, la nourriture ou les médicaments à destination d’une population civile n’est pas une forme de protestation. C’est une violation grave du droit de la guerre. Et pour une fois, la machine judiciaire ne s’est pas entièrement laissée paralyser par les pressions politiques ou diplomatiques, ce qui dans le climat international actuel est déjà un fait notable.
Violence colonisatrice
La récolte des olives a été marquée en 2025 par des violences sanglantes en Cisjordanie occupée, se traduisant notamment par la mort d’un
garçon. À mi-parcours de la récolte des olives, les agriculteurs palestiniens ont en effet subi une vague d’attaques menées par les colons israéliens et
l’armée israélienne, marquant l’une des saisons les plus violentes jamais enregistrées. Au moins 259 attaques contre des agriculteurs palestiniens ont
été enregistrées depuis le début de la saison des récoltes en octobre, selon la Commission de résistance à la colonisation et au mur (CWRC). Les
Palestiniens considèrent la violence et la tolérance dont font preuve les autorités israéliennes de droite comme faisant partie d’une campagne plus large visant à les harceler et à leur rendre la
vie si insupportable qu’ils finiront par abandonner leurs villages.
Alors que la communauté internationale est distraite par le cessez-le-feu précaire à Gaza, les plans israéliens visant à s’emparer de la Cisjordanie s’intensifient,
la Knesset votant le premier des quatre projets de loi nécessaires pour annexer officiellement le territoire sous occupation israélienne depuis 1967, considéré comme illégal par les Nations unies
et la majorité des États.
Que dire du cynisme du ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, qui a décrit en septembre 2025 la bande de Gaza comme une "mine d’or immobilière" potentielle, faisant suite à la déclaration quelque temps auparavant du président américain Donald Trump, qui avait précédemment émis l’idée de prendre le contrôle de la région après la fin de la guerre menée par Israël et de déplacer la population palestinienne afin de transformer Gaza en une "Riviera du Moyen-Orient" ?
À une époque où la valeur d’un être humain se mesure à son activité sur les réseaux sociaux, il ne suffit plus de mourir pour devenir une victime, devenir une victime signifiant qu'il doit faire
ses preuves et remplir des conditions complexes pour être reconnu comme tel, et non pas mourir sous des décombres sans avertissement ni planification préalable... Ceci entend qu'un Palestinien
doit convaincre tout le monde qu’il a emprunté cette voie de son plein gré, sinon il sera accusé d’ignorance, voire de complot visant à déstabiliser l’ordre mondial et à ruiner l’image
d’Israël.
Si les journalistes à Gaza peuvent porter des gilets portant la mention PRESSE et les citoyens peuvent travailler dans une organisation des Nations unies, se lier d’amitié avec un employé qui y
travaille ou crier à pleins poumons dans une vidéo qu’ils n’ont rien à voir avec un mouvement armé et qu’ils sont là pour se nourrir et mourir, mourir ne suffirait pas pour autant pour qu’ils
soient considérés comme des victimes parfaites, car ils seraient les seuls responsables de leur mort. Pourquoi ne sont-ils pas simplement partis ? Pourquoi continuent-ils à se reproduire ? Les
plus grands dangers auxquels sont confrontés les Palestiniens ne sont pas les bombardements, le blocus ou la famine, mais une idéologie déformée qui les rend responsables de leur mort et leur
impose de se plier à un système juridique biaisé qui régit la conduite de la puissance occupante sans pour autant mettre fin à l’occupation. Et c’est ce que nombre insinuent lorsqu’ils disent que
les habitants de Gaza ont choisi leur sort, comme si le bébé sorti des décombres avait pris les décisions, comme si Gaza avait été occupée hier et n’était pas assiégée depuis plus de 20 ans !
Les révélations d'Uri Kedem
Uri Kedem était un journaliste de terrain, vétéran du journal quotidien israélien Haaretz, dont la ligne éditoriale se situe au centre-gauche au sens israélien, c'est-à-dire critique du gouvernement et favorable à l'existence d'un État palestinien. Il était respecté mais discret. Il n’avait jamais douté de l’histoire officielle du 7 octobre 2023 délivrée par les autorités, jusqu’au jour où il reçut une enveloppe épaisse, non signée, glissée sous la porte de son appartement à Tel Aviv. Dessus, trois lettres manuscrites : J-E-R. À l’intérieur une clé USB, une copie physique d’un carnet noirci d’encre arabe, et une annotation en hébreu : "Ce que Haaretz a enterré. Ce que le Shin Bet ne comprend toujours pas."
Ce que Kedem a découvert en premier fut le plus simple à digérer à savoir que les enquêtes internes du journal, ouvertes dès octobre 2023, avaeint été censurées par la direction.
– Une enquête montrait que la patrouille du kibboutz Re’im avait été annulée 48 heures avant l’attaque, sur décision directe du Commandement Sud.
– Une autre révélait que des images satellites russes montraient des mouvements de troupes inhabituels côté israélien dès le 5 octobre.
– Une troisième, jamais publiée, affirmait que le Shin Bet avait simulé une attaque Hamas lors d’un exercice en août 2023, sur un scénario presque identique à celui du 7 octobre.
La pièce centrale du dossier était le carnet manuscrit, d’une quarantaine de pages, attribué à Ismaël Haniyeh, chef politique du Hamas en exil au Qatar. Après vérification graphologique, correspondance des formules et mentions croisées avec d’autres documents, tout concordait. C’était bien lui. Ce carnet n’était jamais destiné à être rendu public. Il semble avoir été rédigé entre le 9 et le 14 octobre 2023, en pleine stupeur. Haniyeh y avait "Rien n’avait de sens. Nos commandants sur le terrain sont dépassés. Certains ont agi de leur propre initiative. Les tunnels ont été ouverts sans coordination centrale. Je reçois des informations contradictoires…, Sinwar pense comme moi, et je ne sais pas qui ment." Il évoquait aussi une "intervention extérieure", sans en dire plus, rajoutant "Nous avons des certitudes. Mais les preuves sont ailleurs. Chez eux. Ou chez ceux qui les regardent."...
Kedem avait commencé une série d’articles, et avait intitulé le dossier JERICHO, en référence à la trompette qui fait tomber les murs de vérité à force de bruit. Il n’a jamais publié. Le 17 février 2025, il disparaît à Haïfa. Sa voiture est retrouvée, pas lui. Il n'aura pas eu le temps de parler des accords secrets entre Israël et certains chefs tribaux syriens, de la stratégie d’encerclement de l’Irak par la Jordanie et l’Azerbaïdjan, de la dissimulation d’un incident nucléaire dans le Néguev en mai 2025. ni du projet en discussion quant à la reconnaissance officielle d’un "État palestinien démilitarisé", uniquement pour verrouiller à jamais l’occupation. Autrement dit, toujours le même scénario : faux drapeaux, fausses attaques, fausses paix. Et derrière, toujours et encore, la mort !
"Le 7 octobre a peut-être été une attaque. Mais pas celle que vous croyez. C’était une attaque contre la vérité. Une mise en scène où chacun jouait son rôle, sauf les morts."
Uri Kedem
"Si la Russie avait fait ne serait-ce que 10 % de ce qu’Israël a fait à Gaza, l’OTAN serait aujourd’hui aux portes de Moscou. L’Occident nous a appris que les droits de l’homme commencent et finissent aux frontières des intérêts d’Israël."
Vladimir Vladimirovitch Poutine, Président de la Fédération de Russie, dénonçant l’Occident d’appliquer de manière sélective les normes internationales notamment en matière de droits de l’homme et d’intervention militaire.
Apartheid or not apartheid ?
Il est des mots qui brûlent la langue, des mots dont la charge historique et émotionnelle est telle qu'ils ne devraient être maniés qu'avec une main tremblante. Le mot "Apartheid" est de ceux-là. Si jusqu'alors ce terme était l'apanage de militants radicaux ou de rapports d'ONG que les chancelleries occidentales s'empressaient de ranger dans un tiroir, le tabou a volé en éclats en janvier 2026, à Genève lorsque Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a franchi le Rubicon sémantique. Dans un rapport qui fera date, l'ONU n'alerte plus ; elle qualifie, accusant formellement l'État d'Israël d'avoir instauré en Judée-Samarie (Cisjordanie) un système de discrimination institutionnalisée qui "ressemble au type de système d'apartheid que nous avons déjà connu", avec pour résultat un "rétrécissement systématique" des droits fondamentaux des Palestiniens
Pour quiconque garde en mémoire la genèse d'Israël, ce moment fut celui d'un vertige absolu. Comment l'État-refuge, né des cendres des fours crématoires, l'État fondé sur le serment sacré du "plus jamais ça", s'est retrouvé aujourd'hui pointé du doigt par la communauté des nations comme l'architecte d'une ségrégation raciale ? C'est ce paradoxe tragique, cette déchirure entre l'héritage moral de la Shoah et la réalité brutale de l'occupation, qu'il nous faut regarder en face.
Il ne s'agit pas ici de débattre de la légitimité d'Israël à se défendre, droit inaliénable que personne de sensé ne conteste, surtout après les traumatismes récents. Il s'agit de lire ce que dit le droit. Le rapport de Volker Türk décrit une réalité technique, froide et implacable. Il parle d'une "asphyxie systématique" des droits fondamentaux d'un peuple par un autre. Ce que l'ONU met en lumière, c'est l'existence de deux univers parallèles sur un même sol. En Cisjordanie, la loi n'est pas aveugle ; elle regarde votre carte d'identité avant de s'appliquer. Si vous êtes un colon israélien vivant dans une implantation, vous relevez du droit civil, bénéficiez de la protection de l'État, de subventions, et d'une liberté de mouvement totale via des routes de contournement modernes. Si vous êtes Palestinien et vivez dans le village voisin, vous relevez de la loi militaire, êtes jugé par des tribunaux militaires (où le taux de condamnation frôle l'absolu), et chaque aspect de votre vie — de l'accès à l'eau à la possibilité de récolter vos olives — est soumis à l'arbitraire d'un permis.
C'est pourquoi le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a affirmé que la discrimination et la ségrégation exercées par Israël à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie par Israël s’intensifiaient, et pour la première fois prononcé le terme d'apartheid. Le rapport cite des exemples qui glacent le sang par leur banalité bureaucratique : interdiction de creuser des puits pour les uns, alors que les piscines se remplissent pour les autres ; impossibilité de se rendre à l'hôpital ou à l'école sans passer par des checkpoints qui peuvent fermer sur un coup de tête. Cette dualité juridique, note l'ONU, n'est plus une mesure de sécurité temporaire. Avec l'approbation récente du projet de colonisation E1, qui coupera la Cisjordanie en deux et isolera Jérusalem-Est, Israël a signifié au monde que cette situation est destinée à être permanente. Or, un régime de domination racial permanent a un nom en droit international. Et ce nom est désormais écrit noir sur blanc à l'en-tête des Nations Unies.
Certes Israël n'est pas l'Afrique du Sud. Israël est l'héritier des victimes de la plus grande entreprise de déshumanisation de l'histoire, la Shoah. Celle-ci est la matrice de l'identité israélienne, sa raison d'être et son bouclier moral. L'idée même que les descendants des survivants d'Auschwitz puissent reproduire des mécanismes de ségrégation — aussi différents soient-ils dans leur finalité — est insupportable à la conscience juive. Mais son Premier ministre sioniste Netanyahou* a semé le vent. Il ne pouvait que récolter la tempête au moment où les bulldozers s’activent sur les collines de Ganim et Kadim, au nord de la Cisjordanie, ne remuant pas seulement la terre biblique de Judée-Samarie. Par une tectonique des plaques idéologiques dont l’Histoire a le secret, chaque coup de pioche donné pour agrandir son projet délirant de "Grand Israël".
La réaction d'Israël à ce rapport, prévisible, fut violente, l'ambassadeur Danny Danon ayant immédiatement dénoncé une "diffamation de sang" et des accusations "antisémites". Cette défense, bien que rodée, révèle une tragique impasse psychologique. En se drapant dans la mémoire de la Shoah pour rejeter toute critique, le gouvernement israélien semble avoir oublié l'une des leçons universelles de cette même Shoah : la vigilance absolue contre la déshumanisation de l'Autre.
La peur existentielle d'Israël est réelle. Entouré d'ennemis, marqué par le 7 octobre, traumatisé par la guerre de juin 2025, le pays vit dans une angoisse perpétuelle de l'anéantissement. Mais cette peur a muté. Elle est devenue une justification à tout, y compris à l'injustifiable. Elle a permis de construire des murs non plus seulement pour se protéger, mais pour s'approprier. Elle a permis de remplacer, depuis 2023, la quasi-totalité des travailleurs palestiniens par une main-d'œuvre étrangère venue d'Asie, rendant le voisin arabe non seulement suspect, mais inutile et invisible. Cette invisibilisation est le prélude nécessaire à l'apartheid : on ne sépare pas ce que l'on considère comme son égal.
Les conséquences de cet aveuglement dépassent largement les collines de Samarie. En refusant de voir ce que le monde voit, Israël s'isole et met en danger la diaspora qu'il prétend protéger. L'accusation d'apartheid, désormais validée par l'ONU, donne une munition légale et morale redoutable aux ennemis d'Israël. Nous en voyons déjà les effets pervers, comme à Lisbonne où un restaurant israélien a dû fermer ses portes, non pas faute de clients, mais sous la pression d'une campagne de haine devenue invivable. Ou encore à New York, le débat sur la définition de l'antisémitisme déchirant la municipalité puisque le nouveau maire a décidé d'autoriser certaines formes de boycott, provoquant la fureur de Jérusalem qui l'accuse de "nourrir la bête".
C'est un cercle vicieux terrifiant. La politique de colonisation et de ségrégation en Cisjordanie alimente un antisionisme radical qui glisse trop souvent vers l'antisémitisme. En retour, cet antisémitisme conforte les Israéliens dans leur conviction qu'ils sont seuls contre tous et que seule la force brute peut les sauver. Le rapport de Volker Türk, au lieu d'être un électrochoc salutaire, risque d'être perçu à Tel-Aviv comme une nouvelle agression, justifiant un repli encore plus dur. Pourtant, il faut avoir le courage de le dire : aimer Israël, ce n'est pas applaudir aveuglément à sa dérive. C'est peut-être, aujourd'hui plus que jamais, lui tenir ce langage de vérité.
L'État d'Israël a été fondé sur une promesse de liberté et de justice, inspirée par les prophètes. Peut-on être une "lumière des nations" tout en maintenant des millions d'êtres humains sous un régime militaire perpétuel, privés de citoyenneté et de droits, sur la terre de leurs ancêtres ?
L'accusation d'apartheid est une tache indélébile sur l'habit de lumière du sionisme. Elle marque la fin de l'innocence et peut-être la fin de l'impunité diplomatique. Si Israël veut rester fidèle à l'héritage des victimes de la Shoah, il ne peut pas se contenter de construire des mémoriaux à Yad Vashem tout en approuvant des plans comme E1 qui emmurent des vivants. Il doit se souvenir que la justice n'est pas divisible.
En ce mois de janvier 2026, le miroir s'est brisé. Il appartient désormais aux Israéliens de décider s'ils veulent recoller les morceaux pour refaire une démocratie, ou s'ils acceptent de vivre dans une forteresse où la sécurité se paie au prix de l'âme.
* Benjamin Nétanyahou, déjà visé par la CPI pour crimes de guerre, réclame une grâce présidentielle pour ses affaires de corruption. Sous couvert de "réconciliation nationale", le Premier ministre tente de privatiser sa justice, avec le soutien apparemment indéfectible d’un autre grand "ami", Donald Trump, alors qu'ils se détestent.
Du mont Moriah
Le mont Moriah (en hébreu Mōriyyā, soit "ordonné/considéré par YHWH" (Yahvé ou Yahwé), en l'occurrence la Mère Terre ou la Mère Marie pour les chrétiens) est le nom donné à un massif montagneux dans le Livre de la Genèse. La tradition y voit l'actuel Rocher de la fondation de Jérusalem par le Roi Salomon, situé sur le mont du Temple, et qui se trouve actuellement sous le dôme du Rocher. S’il est considéré comme un endroit où un enseignement a été donné à Israël, il évoque également un endroit où la crainte a été inspirée aux idolâtres. Dans ce cas, Moriya/Moriah peut vouloir dire "crainte de Dieu" ou "enseignement de Dieu".
Il renferme le grand secret à propos du commandement des hommes, le principe dit du "12/9". C'est le principe constituant la vie sociale terrestre, voyant 12 intendants servir 9 Maîtres. Ainsi Salomon avait à sa disposition neuf intendants (principe de l'inversion) ; les templiers étaient au nombre de neuf quand ils ont commencé leur aventure ; dans la Franc-maçonnerie (la "franche ma connerie" dans la langue des oisons...), il y a toujours neuf frères présents au moment d’une création ou d’un renouveau...
Selon les conceptions rabbiniques, Dieu (YHWH) a créé Adam (l'homme) à partir de la terre de ce Mont, expliquant que la première offrande à Dieu par Adam Lui fut faite sur ce mont. Toutes les élites juives sont censées venir de ce Mont, et non exclusivement Abraham tel qu'enseigné dans la Bible. A ce titre, le Mont Moriah est le fil conducteur permettant de comprendre les prophéties de l'Apocalypse, à savoir la révélation de la fin des temps, et que le sionisme des fous de Dieu - le courant des extrémistes religieux comme laïques - s'attache à mettre en œuvre par la survenance d'un chaos planétaire à l'initiative des "guerriers tragiques", noms conférés par les représentants rabbiniques loubavitch notamment à Benjamin Netanyahu et Donald Trump, tous deux considérés comme les Machia'h ben Joseph d'avant-garde qui préparent le terrain et prennent sur le dos les souffrances du sacrifice humain réalisé (Trump a même été qualifié par les sionistes orthodoxes de réincarnation de Cyrus le Grand, qui était le dirigeant de la Perse antique), et précurseurs de l'arrivée du Machia'h ben David après ce chaos généralisé, le vrai messie rédempteur à leurs yeux car issu de la tribu de Juda. L'Iran en est le point détonateur, passant par le sacrifice tant des nations musulmanes, chrétiennes que du peuple juif hébraïque, c'est-à-dire non d'ascendance khazare. Ces guerriers tragiques sont en effet à leurs yeux les dignes descendants d'Isaac, les seuls hommes dignes d'Israël, et à ce titre supérieurs aux descendants d'Ismaël, l'autre fils d'Abraham auquel se réfèrent les arabes musulmans (la servante égyptienne Asar que Abraham féconda pour donner de façon naturelle naissance à Ismaël fut jugée moins pure et de ce fait moins légitime que Sarah, l'épouse du patriarche pourtant stérile avant que de donner naissance tardivement à Isaac, considérée ainsi comme miraculeuse, d'où l'antagonisme qui depuis oppose le peuple arabe au peuple juif, ce dernier revendiquant sa supériorité génétique de peuple élu, soit le suprémacisme découlant de l'enseignement talmudique dispensé...). Le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a ainsi fait un lien explicite avec le livre d’Esther, un livre de la Bible hébraïque qui a une importance centrale, car il pose les bases stratégique du judaïsme politique, à savoir "La guerre préventive" et "La guerre par tiers interposé", précisément ce que l’on voit appliqué contre l’Iran : pousser un pays tiers, les États-Unis, à attaquer préventivement le pays ennemi : "Il y a deux mille cinq cents ans, dans la Perse antique, un tyran s’est dressé contre nous avec le même objectif, détruire complètement notre peuple. Aujourd’hui aussi, à Pourim, le sort est tombé, et à la fin, ce régime maléfique tombera aussi."*²
Il s'agit d'un vrai délire eschatologique, autrement dit d'une vraie œuvre de magie noire génératrice d'une vraie folie planétaire, visant dans cette présumée dernière ligne droite apocalyptique à célébrer l'avènement de l'Intelligence Artificielle* - le verrou algorithmique - comme cadenas définitif sur la conscience humaine, "digne" remplaçante contemporaine des sacrifices d'antan dédiés à Baal, une divinité ou un démon selon les peuples sémitiques ! La chance pour l'humanité, celle des vrais humains-âme, est que le défaut principal des entités sombres et de leurs serviteurs terrestres, fatal il va sans dire pour eux, est de prendre leurs désirs pour la réalité. C'est ce qui se nomme l'effet Dunning‑Kruger, ce mécanisme cognitif par lequel les personnes les moins qualifiées d'un groupe tendent à surestimer leur compétence dans un domaine spécifique, la divinité éternelle de l'âme humaine en l'occurrence. Aussi nul n'a besoin d'être devin pour comprendre vers quoi l'opération israélo-américaine "Epic Fury" va déboucher, un fiasco épique !
* Cf. Conscience du XXI° siècle.
*² Voir le Livre d’Esther dans l'ouvrage de l'écrivain géopolitologue Youssef Hindi Occident et Islam - Tome 2 : Le paradoxe théologique du judaïsme (Sigest, 2018).
Le 3 mars 2026, lors d’une visite sur un site touché par un missile iranien, le Premier ministre Netanyahu a déclaré : "Nous lisons dans la portion de Torah de cette semaine : 'Souviens-toi de ce qu’Amalek t’a fait.' Nous nous souvenons… et nous agissons." Amalek, dans la Bible, désigne l’ennemi du peuple juif qu’il faut effacer intégralement "homme, femme, enfant". Il avait déjà utilisé la même référence en octobre 2023 contre le Hamas, une invocation citée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice dans l’affaire de génocide présumé. Le parallèle est clair : l’adversaire du jour (Iran aujourd’hui, Palestiniens hier) se voit assimilé à l’ennemi biblique absolu. Cette instrumentalisation religieuse sert à la fois les colons, qui obtiennent ainsi une légitimité divine pour leurs implantations, et le pouvoir politique, qui mobilise l’électorat messianique tout en renforçant son emprise sur les territoires. Les rapports de force sont clairs : une minorité ultranationaliste religieuse dicte le ton médiatique et influence la ligne gouvernementale, tandis que les enjeux stratégiques (contrôle territorial, dissuasion iranienne) justifient l’escalade rhétorique.
De la ritualisation de l’assassinat des ennemis
L'abattage de l'ennemi n’est pas qu'une déviance. C’est un rituel. Ei si dans l’histoire humaine, la guerre a souvent été tragique, elle devient en ces temps de fin de civilisation liturgique. Ainsi ce qui se joue à Gaza en Palestine n’est pas simplement une guerre. C’est une mise en scène du meurtre, un abattage planifié, organisé, justifié, et plus encore célébré. On ne tue plus pour survivre. On tue pour purifier, pour prouver, pour renouveler un mythe ancien, à savoir que le monde ne tiendra que si les ennemis tombent.
Purim est la racine de ce programme. Cette fête juive d'institution rabbinique commémore les événements relatés dans le Livre d'Esther, un vieux texte, un livre à part, qui raconte comment, autrefois, un peuple menacé fut sauvé par une reine cachée. Cette reine, Esther, réussit à faire pendre le vizir Haman qui voulait exterminer son peuple. Et non seulement le décret d’extermination fut annulé, mais il fut retourné : ce sont les Juifs qui eurent désormais le droit de tuer leurs ennemis. Et ils le firent. Par dizaines de milliers. Sans piller, mais avec zèle.
Cette histoire est racontée chaque année, chantée, jouée, déguisée. On y rit, on y boit, on y scande la mémoire de l’ennemi. Mais dans certains cercles, notamment parmi les extrémistes religieux, Purim est devenu un code, celui d'un modèle de guerre préventive sacrée, où l’on tue en se croyant justifié d’avance. Et Gaza est le théâtre moderne de ce rituel inversé. Il n'est qu'à regarder ce qui se passe dans les centres d’aide à Rafah.
On laisse les affamés venir, on installe les sacs de farine comme des offrandes. Une fois attirés, "on" les tire, comme à la chasse. La distribution humanitaire est transformée en corridor sacrificiel. On filme, parfois. On efface, souvent. Ce n’est pas une bavure. C’est un guet-apens symbolique, une forme de vengeance maquillée en légitime défense. Et ceux qui tombent, tombent comme Amalek.
Dans la Bible hébraïque (notamment le Deutéronome et l’Exode), Amalek est en effet présenté comme le peuple qui attaqua Israël par traîtrise, par derrière, alors qu’il sortait d’Égypte. À cause de cela, Dieu ordonna à Israël de "rayer la mémoire d’Amalek de dessous le ciel". C’est un commandement unique : non pas juste de se défendre, mais d’effacer une mémoire. Aussi, dans les traditions post-bibliques les plus radicales (notamment talmudiques ou messianistes), Amalek est devenu le nom générique de l’ennemi irréconciliable, celui qu’il faut exterminer sans pitié.
Il ne s’agit plus d’un peuple précis, mais d’un archétype du mal à anéantir rituellement. Il représente aujourd’hui, dans la doctrine israélienne extrémiste (celle qui inspire les bombardements méthodiques à Gaza ou les tirs sur des civils à Rafah), tout Palestinien, tout Arabe, tout résistant, toute conscience éveillée qui refuse l’ordre de domination. C'est le logiciel mental de ceux qui ordonnent les tirs, ceux qui transforment les affamés en cibles, ceux qui tuent des enfants non comme erreur, mais comme exécution symbolique. Amalek aujourd’hui est le Palestinien désarmé qui ose se lever, même affamé ; le témoin gênant qui filme les crimes ; le journaliste censuré qui ose dire "génocide"; le résistant que l’on bombarde, puis que l’on calomnie ; l'Iran, la Russie, la Syrie, la foi chrétienne, la mémoire vive, tout ce qui échappe à l’empire du mensonge et du profit. C’est l’ennemi intérieur de l’empire, mais externe à ses valeurs inversées.
Et ce rituel séduit les puissants, car il permet de tuer sans culpabilité. Et même, d’en faire une fête, de couvrir la cruauté d’un manteau de mémoire, de justifier l’impunité au nom d’un droit ancien, mal digéré, mal transmis, mal compris. Celui qui tue pour "ne plus jamais être tué" devient, lentement, celui qui tue toujours. Et celui qui observe, sans rien dire, devient son complice. Les rites de vengeance deviennent des lois, les lois deviennent des chaînes, et les chaînes deviennent invisibles tant elles sont bien ficelées dans l’Histoire. Il est le retournement du retournement, là où l’on tue au nom d’un salut ancien.
La vengeance rituelle est une forme d’idolâtrie. Et quand l’aide devient un piège, c’est que l’humanité s’est inversée. Et quand l’enfant affamé devient la cible, c’est que le diable est en charge...
Ce tour de passe-passe à caractère génocidaire passe par une manipulation constante de l'opinion planétaire orchestrée par les maîtres artificiers institutionnels, radicaux religieux et médiatiques aux commandes, les soi-disant experts dupés n'y voyant que du feu tant ils s'appuient sur des croyances et conditionnement qu'ils n'ont jamais réinterrogés.
Il repose sur le constant rapport de force (notamment plus de 100 000 soldats et 400 000 réservistes s'appuyant sur un matériel de guerre conséquent) et la capacité à le mettre rapidement en œuvre de manière violente pour décourager toute tentative d'opposition*, conjugué à une culture du statu quo dans l'établissement des accords de partage, la construction d'alliés de circonstance (Égypte, Irak, Turquie), la division de l'ennemi (Hamas vs Fatah), et bien sûr l'infiltration de l'idéologie sioniste dans la politique américaine - l'ami protecteur - (Israël tout comme son protecteur américain dirigé par les faucons sionistes a pour substance existentielle besoin de conflits, de sang et de guerres)*². Sans oublier la corruption financière comme sexuelle et les menaces de chantage qui y sont liées par les services secrets dédiés et experts aux basses œuvres, l'affaire Epstein l'illustrant tout particulièrement. C'est pourquoi, surarmé et détenant la plus puissante armée conventionnelle de la région alors qu'il ne dispose que d'un tout petit territoire sans réelle protection naturelle stratégique, il ne veut pas d'un voisinage doté de moyens de défense, qui plus est sur le territoire qu'il considère comme légitime et seul autorisé divinement parlant à administrer.
* Il s'agit de l'application de la doctrine belliciste du "chien enragé" établie par le général Moshe Dayan (1915/1981), militaire vainqueur de la campagne de Suez en 1956 et de la guerre de Six Jours de 1967 et homme politique israélien, selon laquelle "Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres".
*² Par exemple les États-Unis et Israël sont les deux seules nations à avoir voté en 2023 contre la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) appelant Washington à mettre fin au blocus économique qu’il impose à Cuba depuis des décennies, celle-ci ayant été adoptée pour la 31e fois à quasiment l'unanimité des 187 autres nations présentes lors du vote (l’Ukraine a été le seul membre à s’abstenir).
Réalité de l'économie israélienne (1)
Les exportations de produits israéliens sont à l'heure actuelle diverses. Ainsi se distinguent :
. La machinerie électrique et électronique, qui pèse ≃ 21,4 % (valeur estimée : ≃ 13,1 milliards USD). Elle englobe les circuits intégrés, les équipements de télécommunication et les dispositifs high-tech.
. Les instrumentations optiques, médicales et techniques, représentant un poids de ≃ 12,3 % du total (valeur : ≃ 7,5 milliards USD). Cela comprend le matériel médical sophistiqué et les systèmes de mesure et de radiologie.
. Les diamants (non montés), soit environ 10,6 % des exportations (valeur : ≃ 6,5 milliards USD), dont Israël est un centre majeur de taille et de polissage.
Mais une trinité "infernale" sort du lot. Diamants, armes, biomédical, le sang coule en effet dans les veines de l’économie israélienne, au sens réel comme métaphorique. Un fil rouge relie ces industries, tissé de violence et d’ambiguïté.
Les diamants sont l’éclat du sang, autrement dit la vérité cachée par le polissage. Israël n’a pas de mines, mais taille les plus gros diamants du monde. Il ne produit rien, mais règne sur tout. Il est l’un des 3 plus grands centres mondiaux de taille, de polissage et de négoce de diamants, avec la Belgique (Anvers) et l’Inde (Surat). Les pierres viennent d’Afrique via des circuits opaques : République Démocratique du Congo, Angola, Sierra Leone, Centrafrique, parfois le Zimbabwe et la Guinée. Là-bas, dans les jungles colonisées, des gosses creusent, des villages brûlent, des rivières puent le poison et le sang. Le diamant est extrait dans le cri, poli dans le mensonge, vendu à prix d’or dans le silence, l'effacement de l'origine, le sang des esclaves... Israël transforme ces pierres et les réinjecte dans l’économie mondiale, comme une offrande à la bourgeoisie mondiale, à travers les places boursières du diamant à Tel Aviv ou Ramat Gan, des réseaux très concentrés, souvent communautaires, maîtrisant l’échange, la spéculation, la certification, des liens directs avec les grandes maisons de luxe européennes, les horlogers suisses, les conglomérats asiatiques. Les certificats se falsifient en deux clics, par des courtiers à Anvers et des intermédiaires à Dubaï. Ce sont des réseaux familiaux, souvent juifs ultra-orthodoxes, qui verrouillent tout : extraction, taille, vente. 20 % environ des pierres passent par des filières non déclarées. Guerres, blanchiment, pots-de-vin. Tout le monde sait, personne ne parle. Les diamants israéliens sont propres en vitrine, mais sales en coulisses. Une part importante du bénéfice net de cette industrie alimente le budget de défense israélien via l’impôt, les dons privés, ou des investissements directs. Contrôlant les prix et les flux, c'est un quasi-monopole qui brille trop pour être honnête. Le sang des mines africaines devient éclat à Tel Aviv, puis bijou à Paris. C'est un commerce lissé par le silence, huilé par des réseaux intouchables.
Les armes sont la guerre en vitrine. Elles représentent environ 8 % des exportations (valeur : ~ 4,5 milliards USD). Drones, missiles Rafael, cybersécurité militaire (logiciels Pegasus)... Israël vend à l’Inde, l’Azerbaïdjan, à des régimes du Sahel. Tout est "éprouvé au combat", autrement dit testé sur des civils palestiniens ou dans des villages au Haut-Karabagh. Chaque contrat, c’est du sang transformé en dollars. Les Accords d’Abraham ont ouvert des marchés : Arabie saoudite, Émirats, Maroc. Ils achètent, et personne ne pose de questions sur les cadavres. La guerre est un labo à ciel ouvert. Gaza, Beyrouth, demain peut-être Téhéran. Le sang coule, les contrats pleuvent. Une industrie qui vend la mort, marketée comme du progrès.
Le Biomédical est le scalpel dans l’ombre. Son poids : 12-13 % des exportations (valeur : ~ 8 milliards USD). Le biomédical israélien brille : imagerie, diagnostics, implants. Mais l’ombre plane. Des essais cliniques non déclarés sur des prisonniers palestiniens, des dispositifs testés sans comité d’éthique, des corps rendus aux familles, vidés d’organes, sans autopsie possible. Ils testent aussi en Afrique, dans des cliniques opaques : greffes illégales, données biométriques volées. Les receveurs sont des VIP, des politiciens, des milliardaires. Les donneurs sont des prisonniers, des migrants, des gosses des rues. Les équipes sont mobiles, les chirurgiens payés en cryptomonnaie, et dls receveurs venus d’un autre continent, par jet privé. Quant au projet GEN-Pax, il consistait à collecter des données génétiques dans les territoires occupés et à distribuer des vaccins gratuits en échange d'un scan complet (ADN, neurologie, hormones). Des jeunes filles sont devenues stériles, des gamins ont eu des tremblements nerveux, des troubles moteurs et crises neurologiques, des pertes de motricité, des troubles cognitifs précoces, inexplicables, jamais diagnostiqués. Toutes ces données, biologiques, neurologiques, hormonales, ont été partagées sans cadre légal. La science israélienne sauve certes des vies, mais elle en sacrifie aussi. Le sang des cobayes – palestiniens, africains, anonymes – alimente des innovations vendues comme miracles. C'est un système opaque, protégé par le secret médical et les réseaux d’élite. C’est ce qui s'appelle le réel protégé. Le sang n’est pas ici une victime. C’est une matière première.
Réalité de l'économie israélienne (2)
Se rajoutent deux activités tout autant mortifères :
. La Technologie, ou l'IA de la traque. Poids : 20 % des exportations (valeur : ~13 milliards USD). Les start-ups israéliennes, souvent fondées par des vétérans du Mossad ou de l’unité 8200, exportent des outils de contrôle : surveillance, traque, prédiction. Le logiciel est la pointe de l’iceberg. Leurs algos scannent des foules entières : journalistes, activistes, même des diplomates. Ils sont testés à Hébron, et vendus à Riyad. Les Israéliens dominent le marché. Si leurs outils sont bons, l’expertise vient des territoires occupés où le sang est dans le code. Il ne coule pas, il est numérisé. La surveillance israélienne, testée sur des populations captives, devient un produit d’exportation. Elle est une violence propre, codée, vendue au plus offrant.
. Le Gaz et l'Énergie, ou la flamme sur ruines. Les champs offshore sont militarisés. Gaza n’a rien, pendant qu’on exporte vers l’Europe. On n’y accède plus sans double autorisation, armée et privée. Il y a des systèmes anti-plongée, des radars thermiques, même des bouées d’alerte à reconnaissance faciale… Gaza n’a rien, pas un puits, pas une valve. Tout est bloqué. Pendant ce temps, le gaz part vers l’Europe, via Chypre, l’Égypte, ou directement par cargos. Les profits se font entre Tel Aviv, Londres, et quelques fonds d’investissement… pendant que les enfants de Gaza crèvent sans électricité. Les faits sont connus mais jamais reliés. Le champ gazier de Leviathan, l’un des plus grands de Méditerranée, est opérationnel depuis 2019. Il se situe à 130 km à l’ouest de Haïfa, en zone contestée, que les accords d’Oslo n’avaient jamais tranchée. Selon les conventions maritimes, Gaza aurait dû exploiter son propre champ, découvert en 1999 : le champ de Gaza Marine. Mais Israël l’a interdit, et l’Union européenne a fermé les yeux. Aujourd’hui, Israël exporte vers l’Égypte, la Jordanie, et l’Europe, tout en bombardant les infrastructures côtières de Gaza qui auraient permis une exploitation autonome. C'est une stratégie à double verrou : militarisation en mer avec la bénédiction de l’OTAN, la façade maritime d’Israël étant devenue un verrou géostratégique protégé par des sous-marins allemands, des frégates françaises, et des systèmes israéliens intégrés; et asphyxie à terre, Gaza étant maintenue sous blocus, non seulement pour des raisons dites "sécuritaires", mais aussi pour empêcher toute souveraineté énergétique.
La véritable guerre, ce n’est pas le Hamas. C’est l’interdiction totale de l’indépendance énergétique palestinienne. On dit que les Palestiniens sont pauvres. Mais ce n’est pas vrai. Ils sont volés depuis 25 ans...
Des produits venant d'Israël
Les code-barres des produits israéliens commencent par les chiffres 729, 841 ou 871. Ils n’apparaissent pas nécessairement sur tous les produits, nécessitant de toujours vérifier l’étiquette ou de demander au fournisseur le pays d’origine.
Les oranges de Jaffa étaient célèbres depuis des siècles, avant qu’Israël ne colonise le nom palestinien ainsi que la ville de Yafa. Les entreprises agricoles
israéliennes Mehadrin (Jaffa) et Carmel-Agrexco exportent des fruits et légumes destinés à la vente en Europe. Une grande partie des produits sont ainsi
cultivés sur des terres palestiniennes confisquées dans la vallée du Jourdain. Outre les oranges, ces entreprises et d’autres exportent également des pamplemousses, des poivrons, des avocats, des
raisins, des figues, des fruits de la passion et des fruits de Sharon.
Si le code-barres est utile pour les consommateurs afin de comprendre la traçabilité d’un produit, il est intéressant de comprendre que signifient les chiffres
usités :
– Les 3 premiers chiffres indiquent l’origine et représentent un pays.
– Les 4 chiffres suivants représentent l’adresse du fabricant ou du fournisseur.
– Les 5 chiffres suivants font référence à l’article lui-même (assortiment de bonbons, 100 grammes, coffret cadeau).
– Le dernier chiffre est simplement un élément fonctionnel qui facilite la lecture.
Les dattes d’Israël sont disponibles sous de nombreuses marques, particulièrement présentes pendant le mois sacré musulman du ramadan, se trouvant dans de nombreux
magasins halal. Les pommes de terre nouvelles israéliennes sont souvent vendues au printemps, avant que les pommes de terre irlandaises ne soient disponibles. Les carottes sont également exportées depuis Israël.
Tivall est une entreprise israélienne qui produit des aliments végétariens. Sabra est une entreprise israélienne qui vend du houmous et d’autres sauces, sa société mère, le groupe Strauss, apportant un soutien financier aux forces d’occupation israéliennes. Des herbes aromatiques telles que le basilic, l’aneth, l’estragon, le persil, la sauge, le romarin, la menthe, la ciboulette et d’autres sont couramment vendues.
Sodastream, un appareil permettant de fabriquer des boissons gazeuses à domicile, est un produit qui était auparavant fabriqué dans la colonie israélienne illégale de Ma’ale Adumim, en Palestine occupée. Il est désormais fabriqué dans la région du Naqab (Néguev), dans l’État d’apartheid d’Israël.
Puma est une marque sportive internationale qui produit des vêtements, des équipements et des accessoires de sport. Puma
est le principal sponsor de la Fédération israélienne de football (IFA), qui comprend dans ses ligues des équipes de football issues des colonies israéliennes illégales implantées sur des terres
palestiniennes volées.
Tous ces produits sont largement disponibles dans les grandes chaînes de magasins telles que Dunnes Stores, Tesco, Marks & Spencer, Supervalu, Aldi et Lidl, et
sont souvent livrés à leur insu à des restaurants, cafés, traiteurs, etc. par des grossistes qui n’informent pas leurs clients de leur lieu d’origine.
Après la tentative d'élimination grande échelle du groupement militaire islamique qualifié de terroriste de la branche politique du Hamas à Gaza, et de l'élimination en août 2024 à Téhéran de son chef politique Ismail Haniyeh venu assister à la cérémonie de prestation de serment du nouveau président iranien, Israël a enclenché en septembre 2024, avec le soutien des États-Unis son allié indéfectible, une nouvelle phase de la guerre en déchaînant contre les intérêts iraniens l’enfer sur le Sud-Liban avec une bombe mystérieuse géante (de type "bunker-buster" pour pénétration de cibles fortifiées ou enterrées en profondeur, voire bombe nucléaire tactique), l’une des plus grosses qu’il ait jamais utilisées. Les jets israéliens ont ainsi pilonné les positions du Hezbollah sur 400 points par des tirs de roquettes, ce qui constitue leur plus grand échange de tirs depuis le début de la guerre contre Gaza. Les images qui ont largement circulé montrent un grand éclair et une boule de feu de la taille d’un gratte-ciel, ce qui a amené certains téléspectateurs à penser qu’il s’agissait probablement d’une bombe lourde. Quoi qu’il en soit, rien de tel n’avait jamais été utilisé à ce jour au Liban. En représailles, l'Iran a répliqué par 200 à 400 tirs de missiles balistiques, les cibles étant apparemment limitées à des installations militaires et de renseignement, et non à des centres civils (certains missiles - les missiles hypersoniques Fatteh-2 - ont touché notamment la base aérienne israélienne de Nevatim, l’une des plus grandes et des plus importantes bases aériennes d’Israël), et ce en dépit du dôme de défense protecteur (dit Dôme de fer) prétendu infranchissable et des principaux intercepteurs antimissiles d’Israël nommés Arrow et David’s Sling...
Le régime dirigé de main de fer par Netanyahu sait exactement ce qu’il veut. Il suit un plan global, une stratégie froide et calculée qui se déroule comme une symphonie parfaitement synchronisée. Tout est lié : la destruction systématique des oppositions, qu’il s’agisse du Hezbollah, du Hamas ou de l’influence iranienne, qui passe par l’assassinat ciblé de leaders charismatiques et respectés (Hassan Nasrallah, Ismail Haniyeh, Yahya Sinwar, Qassem Soleimani). Ce sont autant de coups portés pour décapiter toute résistance.
Il en découle l'inextricable chaos qui se joue à chaque instant, préalable à la "moisson des âmes" de cette fin de cyclicité civilisationnelle profondément viciée. C'est bel et bien une guerre sans fin et ce depuis 12 000 ans, suite à celle qui prévalait dans la civilisation atlante, entre les êtres humains héritiers "génétiques" de races galactiques ennemies, qui n'est que la conséquence d'une boucle karmique qui s'achève à l'occasion du passage par l'Onde de changement en cours de la cinquième civilisation humaine à la sixième. Autrement dit, la guerre fratricide entre les trois enfants mâles héritiers selon l'histoire racontée de Noé - Cham, Sem et Japhet -, dont les prétendus descendants sont reliés à l'une des religions du Livre. Une boucle de rétroactivité karmique propre au jeu de la Mort des "dieux" prédateurs de l'Astral* !
* Cf. Le sens caché du jeu d'échecs.
La montée du sionisme moderne, dédié au retour des Juifs en Terre promise et symbolique de l'accomplissement des antiques prophéties messianiques (Ezéchiel, Isaïe II, Jérémie, etc.) qui associaient à l'espoir du retour à Sion/Jérusalem les tribus des Hébreux dispersées lors de l'exode hors d'Égypte sous la conduite de Moïse, a ainsi explicitement été déclenchée pour détruire la tradition spirituelle juive sémite de nature positive, évolutive, visant à réduire sinon éteindre le "judaïsme sioniste" consacré à la décadence par son culte voué à la possession des terres, à faire couler le sang et à se repaître de violences*. C'est tout le sens de l'allocution du Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu prononcée fin octobre 2023 à la veille des représailles envisagées contre le HAMAS suite à son action sanglante du 7 octobre, invoquant la lutte du "peuple de la lumière contre le peuple des ténèbres" ("Nous sommes le peuple de la lumière, eux sont le peuple des ténèbres") afin de réaliser la prophétie d’Isaïe qui, dans l’une des trois parties de son Livre rédigé entre -700 et -680 av. J.-C., commande aux Juifs de reprendre leurs terres après l’exil (Esaïe est synonyme de "Dieu sauve ou libère").
Si l’attaque des Palestiniens de Gaza contre les Israéliens, ainsi que les frappes de riposte des Israéliens sur Gaza conformément au proverbe "oeil pour oeil, dent pour dent" trouvent leurs racines dans de longues traditions, des choix politiques, la peur, la haine, la politique du Proche-Orient et la cruauté de l’humanité, cet "Arggamedon" bénéficie de l'appui du "sionisme chrétien"* rallié à la cause du sionisme hébraïque, et ce conformément aux soi-disant promesses bibliques faîtes à Israël par le faux Dieu vénéré consistant à hériter de la terre qui s'étend de l'Égypte à l'Euphrate (Genèse 12-15). Ce retour sanglant en Terre Sainte signifie tout simplement l'entrée de l'humanité dans les temps de la fin de cette civilisation humaine déchue car profondément corrompue, viciée.
Car désormais, la cible d'Israël est la conquête du Liban, base du Hezbollah, le parti politique chiite et groupe paramilitaire lié à l’Iran, avec au passage la neutralisation des forces des Houthis, ce groupe armé du Yémen issu de la minorité musulmane chiite du pays soutenu également par l'Iran. Passé à l’offensive fin septembre 2024, son objectif est la conquête du sud Liban, avec des centaines de frappes sur des cibles militaires qui ont tué le chef de la force d’élite Radwan du Hezbollah, Ibrahim Aqil, d’autres hauts commandants, et comme clou final son chef depuis 1992, le secrétaire général et guide religieux Hassan Nasrallah dans son complexe souterrain à Beyrouth, suivi quasiment dans la foulée de Yahya Sinouar qui avait été nommé à la tête du mouvement palestinien Hamas après l'assassinat d'Ismaël Haniyeh (il était considéré comme le cerveau du 7 Octobre). Selon l'autopsie israélienne pratiquée, il est mort d’une blessure par balle à la tête...
Elles ont en outre entraîné un déplacement massif de population (au moins 1 millions d'individus), rajoutant au chaos déjà existant au Liban, qui plus est avec le choix de bombarder Baalbek, considérée comme "la ville des temples la plus magnifique du monde" pour ses temples intacts de l’époque romaine. Ce nouveau crime de guerre contre l'humanité de Tsahal après les opérations à Gaza et en Cisjordanie, n'est rien d'autre qu'une opération de purification ethnique, malgré le déni d'une grande partie de la communauté internationale occidentale et le silence glaçant d'une grande partie du monde arabe devant cette folie eschatologique. Jusqu'à quand ?
Toujours est-il qu'au-delà du risque d'une guerre plus large au Moyen-Orient, qui pourrait impliquer les Etats-Unis, les conséquences sont économiques. Le monde occidental se dirige clairement vers une récession, l'accentuation de cette guerre au Moyen-Orient étant amenée à faire grimper le prix du pétrole, peut-être de manière spectaculaire en fonction de l’évolution du conflit.
* Il en fut de même pour le Kosovo, l'Irak, l'Afghanistan, l'Ukraine...
Le pogrom de Jinba
Le harcèlement des villages palestiniens par des colons juifs extrémistes est quotidien, et de plus en plus violent en Cisjordanie occupée. Censée s’interposer, l’armée israélienne arrête systématiquement les Palestiniens qui tentent de s’opposer aux exactions.
C'est ainsi que les colons israéliens ont mené en mars 2025 un pogrom dans le village palestinien de Jinba, avec le soutien total, et plus tard la participation de l’armée israélienne. Cela s’est produit quatre jours seulement après une attaque similaire et très médiatisée dans le village voisin de Susiya, n’ayant reçu elle-aussi qu’une fraction de l’attention des médias internationaux. Tout avait commencé à 7 heures du matin lorsqu’un colon israélien au volant d’un quad a foncé sur deux bergers palestiniens et leur troupeau à la périphérie du village, situé dans la région de Masafer Yatta en Cisjordanie occupée. Dans une vidéo de l’incident, on peut voir le colon agresser l’un des bergers juste avant la fin de la séquence. La suite des événements n’est pas claire, mais le colon lui-même aurait apparemment été légèrement blessé. Malgré la vidéo montrant que le colon n’était même pas avec un troupeau, et une autre dans laquelle il s’éloigne sur son quad, les médias de droite en Israël ont rapidement diffusé un récit selon lequel un berger juif avait été "lynché"...
Comment s'étonner alors du sort des chrétiens en terre d'Israël de nos jours, tout particulièrement à Jérusalem, d'autant plus que le Vatican, en tout cas sous le précédent pontificat du pape François, est loin d’incarner un rempart contre toutes ces dérives, semblant au contraire en être un relais, encourageant un effacement progressif des repères traditionnels de la foi et une ouverture qui, sous couvert d’humanisme, fragilise les fondements mêmes du christianisme.
Les chrétiens de Terre sainte sont pour la plupart des Arabes, qui se sentent Palestiniens, les habitants originels. Ils réclament la paix et l’égalité des droits, la justice, qu’ils n’ont pas eues jusqu’à présent. Ceci entend que le sanglant conflit - le chaudron opposant les Arabes contre les Juifs au Levant a depuis 2008 coûté la vie à plus de 3 500 personnes avant les événements sanglants d'octobre 2023, presque toutes des civils - ne pourra disparaître tant que la justice ne sera pas rendue. Elle consiste à mettre fin à l’occupation des territoires du proto-Etat palestinien comme la Cisjordanie* jugée illégale car militaire par l'Organisation des Nations Unies, Israël sous la coupe de l'idéologie sioniste khazar étant la Nation ayant reçu le plus de moratoires/résolutions, soit de simples sursis à exécution dans les faits jamais suivis d'effets...
* Ce territoire peuplé de Palestiniens (environ 2,8 millions habitants) et de citoyens israéliens (plus de 710 000) est dénommée par l'État d'Israël Judée-Samarie depuis 1967.
"Si vous lisez ceci, sachez que cela s’est vraiment passé. Je ne sais pas où ni quand vous lisez ceci. Je vous écris depuis ma maison à Jaffa, en Israël ; nous sommes le 9 avril 2025 et il est 13
heures. Pendant des années et des années, nous avons dit qu’il fallait 'raser Gaza'.
Eh bien, Gaza est désormais rasée. Mais ce n’est pas parce que nous en avions besoin, c’est parce que nous le voulions. Nous voulions raser Gaza et nous l’avons fait. Nous l’avons fait sous un
tonnerre d’applaudissements. La terre a résonné d’applaudissements victorieux pour chaque maison détruite et chaque famille anéantie.
Disons que nous l’avons fait à cause du massacre du 7 octobre 2023, pour sauver les otages pris ce jour-là, ou pour garantir qu’un massacre similaire ne se reproduise plus jamais. Je ne sais pas
quelle version prévaudra à l’avenir comme explication acceptable de la destruction de Gaza, mais ce sont toutes des mensonges.
Nous l’avons fait parce que nous le voulions. Nous avons rayé toute une région de la carte. À ce stade, je ne sais toujours pas ce qu’il adviendra de ses plus de deux millions d’habitants. Nous
en avons déjà tué au moins cinquante mille, probablement plus.
Quant aux survivants, je sais que leur présent est aussi difficile que l’existence humaine peut l’être et que leur avenir est sombre. Il n’y a pas d’avenir à Gaza. Dans les conditions actuelles,
il n’est pas possible d’y vivre, et toute reconstruction prendrait de nombreuses années et nécessiterait des investissements colossaux.
Dans l’état actuel des choses, nous bloquons toute offre de reconstruction, toute tierce partie disposée à prendre la bande de Gaza sous son aile, tout en poursuivant notre campagne de mort et de
destruction. Il n’y a pas de passé à Gaza. Il y avait une vie, une civilisation, mais nous en avons détruit toute trace.
Les universités, les musées, les mosquées, les cimetières. Nous n’avions pas besoin de les détruire, mais nous le voulions. Nous voulions effacer toute trace de vie dans cette région. Les pays
occidentaux ont soit soutenu l’anéantissement, soit regardé sans rien faire. Ce sont les États-Unis qui l’ont financé et armé.
En Israël, toutes les institutions de l’État ont joué leur rôle. Le monde universitaire, la presse, les tribunaux, la culture : tous l’ont soutenu et légitimé. Nous le voulions tous. La
résistance interne était marginale et négligeable, et nous avons condamné ceux qui résistaient comme des traîtres. La police a interdit toute expression de résistance à l’extermination, et
l’opinion publique a soutenu ce silence.
L’extermination de Gaza est devenue un projet national, et nous l’avons mené à bien avec diligence et joie. Ceux qui y ont pris une part active ont été salués comme des héros. Nous savions ce que
nous faisions. Nous étions conscients des souffrances indescriptibles que nous causions. Nous savions que nous commettions des crimes en direct.
Nous savions, et nous avons déclaré au monde entier, que c’était cela la justice, que c’était cela le visage de la moralité. Je ne sais pas ce que j’aurais pu faire différemment. Je ne sais pas
si j’aurais pu faire quoi que ce soit pour l’empêcher.
Je voulais résister, mais je ne savais pas comment. Écrire ces lignes n’a d’autre but que de témoigner de ce qui s’est passé et d’exprimer mon impuissance face à tout cela. Voilà comment cela
s’est passé."
Tom Zandman, citoyen israélien, avril 2025
Genèse et mise en perspective de Gaza
En remontant le fil de l’Histoire se dessine l'histoire du 7 octobre 2023, et depuis du génocide du peuple palestinien. Dès le début du XXe siècle, les premiers kibboutz furent fondés sur cette terre historique, biblique, non pas comme des havres de paix, mais comme des avant-postes armés de colonisation. Déjà à l’époque, la terre ne se partageait pas : elle s’encerclait. Les milices juives, Haganah, Stern, Irgoun, utilisaient des méthodes que l’on qualifierait aujourd’hui de terroristes : attentats, assassinats ciblés, sabotages… Tout cela bien avant même la naissance officielle d’Israël.
Puis vint l’Holocauste. Et le monde, écrasé par la culpabilité, ferma les yeux sur tout. La création d’Israël en 1948 fut ainsi vécue comme une réparation. Mais pour les Palestiniens, ce fut la Nakba, l’effacement brutal d’un peuple de ses terres. Et cette blessure, loin de cicatriser, devint la matrice d’une guerre sans fin.
1967 : la guerre des Six Jours. Israël frappe le premier, annexe Jérusalem-Est, Gaza, la Cisjordanie, le Golan, le Sinaï. Une démonstration de force… mais aussi un tournant mental. Désormais, ce n’est plus la survie qui guide la stratégie israélienne : c’est l’expansion.
1967 toujours : l’USS Liberty, navire américain attaqué par l’aviation israélienne. Plus de 30 morts. Les États-Unis étouffent l’affaire. Premier signal : Israël peut tout se permettre.
1993 : les accords d’Oslo. On promet un État palestinien, une cohabitation pacifique, un avenir à deux. Mais tout est piégé. La colonisation ne s’arrête jamais. Les lignes de cessez-le-feu sont des leurres, chaque promesse est un écran. Et pendant ce temps, la machine accélère. Le projet du Grand Israël, longtemps relégué aux marges des discours extrémistes, devient une trame opérationnelle. Mais pas seulement sur les territoires disputés. Dans toute la région. Irak : détruit, balkanisé, vidé de sa puissance. Liban : affaibli, piégé dans une guerre sans fin. Libye : effondrée, rendue au chaos. Soudan : divisé, ravagé, fragmenté. Syrie : attaquée, exsangue, morcelée. Yémen : affamé, démembré, utilisé comme champ de tir.
Et maintenant, plus que jamais : l’Iran. Dernière grande cible régionale, assiégée par tous les côtés, diabolisée, infiltrée.
Mais ce n’est pas l’Iran le cœur du projet. C’est une étape. Car la vraie cible, la seule cible stratégique de long terme, c’est la Russie. L’ultime bastion indépendant, le dernier contre-pouvoir militaire réel, la seule nation chrétienne encore capable, par son histoire et son armement, de faire basculer l’ordre du monde. En Israël, une immense majorité des familles juives parlent russe à la maison. Ce sont les descendants de l’exode post-soviétique, les enfants d’Odessa, de Moscou, de Vilnius, de Tbilissi. Une génération entière née dans la langue russe, mais élevée dans un projet sioniste de revanche. Ce lien n’est pas sentimental, il est stratégique. La Russie doit être neutralisée. Pas par les armes, mais par l’encerclement, le chaos, l’épuisement, et, si possible, par l’intérieur. Et pendant que le monde regarde Gaza… les lignes se déplacent à l’Est !
Les actes d’un peuple révèlent son visage, mais les actes de ceux qui continuent à lui tendre la main révèlent leur âme. Ce qui se passe à Gaza n’est pas un différend, mais l’éradication méthodique d’un peuple, connue de tous et niée par ceux qui s’en rendent complices. Le crime n’est pas seulement dans l’acte, mais dans sa répétition sous les yeux du monde, comme un défi au Ciel et à la Loi. Les images, les chiffres, les témoignages sont là. Ceux qui disent "on ne savait pas" mentent. C'est pourquoi soutenir, justifier ou même simplement entretenir des relations "neutres" avec un État qui commet cela, c’est accepter que le droit, la compassion et la vérité soient facultatifs. Ceux qui maintiennent des relations "comme avant" avec le bourreau ne se placent pas à mi-chemin, mais dans son ombre. Certains continuent certes par intérêts économiques (contrats, technologies, flux financiers) ou déépendance stratégique (alliances militaires, renseignement, influence régionale). Pire, beaucoup le font pour ne pas être pris en défaut face au contrôle narratif (peur de l’accusation d’antisémitisme, verrouillage médiatique, intimidation politique). Pour autant, ceci n’excuse rien. La neutralité face à un massacre est une fiction, chaque silence devenant un appui, chaque contrat devient une arme remise à la main du tueur. Chaque État, chaque leader, chaque citoyen qui "fait comme si" grave dans le marbre sa position pour l’Histoire et, au-delà, pour ce qui relève du registre spirituel. Car les nations et les hommes sont comme seront jugés d’abord sur les innocents qu’ils protègent. Et dans la balance des fins dernières, l’excuse du "nécessaire" ne pèsera rien face au sang des enfants.
De la cible Qatar
Pendant que les représentants du Hamas se réunissaient à Doha, capitale du Qatar, pour discuter de l'ultimatum fixé par l'administration Trump à la libération des otages israéliens détenus depuis le 7 octobre 2023, dix avions israéliens ont franchi l’espace aérien qatari et les ont bombardés, bénéficiant d'un ravitaillement britannique... Le bilan est de six morts, les dirigeants du Hamas étant survivants. Il s'agissait d'un piège, à savoir promettre la paix tout en préparant l’attaque. Et si le Mossad avait donné aux Qataris l’assurance formelle qu’"aucune frappe ne serait menée sur leur sol", la leçon comme d'habitude est que lorsque un service secret jure trop fort… c’est qu’il a déjà planqué les bombes.
Le Qatar hébergeant la plus grande base américaine du Moyen-Orient*, avec des radars capables de détecter le moindre moustique en vol, l'entrée des dix avions israéliens dans l’espace aérien aurait du déclencher alarme et leur interception. Or rien de tout cela, preuve que Washington avait autorisé l’opération, comme à chaque fois depuis le 7 octobre 2023. Et si la Maison Blanche s'est dit contrariée, ce n'était pas en raison du crime israélien commis, mais par le fait que le Qatar avait quelques jours auparavant offert à Trump un Boeing 747-8 de luxe (valeur de 400 millions de dollars), et promis 1,2 trillion d’investissements. La contrariété portait sur l’endroit choisi !
La logique de la stratégie est en 3 temps : promettre des négociations, attirer l’adversaire à la table, et frapper au moment où il y croit encore. Autrement dit une main tendue, puis une lame dans le dos. Pendant qu’on amuse le monde avec ces "discussions de paix", Israël exécute le plan écrit bien avant octobre 2023 : vider Gaza de ses habitants, tuer les journalistes, faire disparaître les archives et de ce fait les titres de propriétés, bombarder les immeubles, raser les quartiers, pousser un million de personnes à fuir. C’est une entreprise de nettoyage ethnique, soutenue par Washington, couverte par l’Europe, maquillée en "riposte antiterroriste", couverte par des diversions opportunes (drones "russes" en Pologne et révolution de révolution de couleur au Népal).
Beyrouth, Yemen et Syrie hier, Doha aujourd’hui, Téhéran demain. Et toujours le règne de l'inversion accusatoire. Car si le Qatar avait bombardé Tel-Aviv, on nous aurait assurément vendu la Troisième Guerre mondiale dans l’heure. Là, comme c’est Tel-Aviv qui bombarde Doha, on nous vend… le bon ton et la retenue. C'est la pratique des doubles standards, voyant Israël intouchable car insoupçonnable, au-dessus de tout soupçon, au-dessus du droit, au-dessus du jugement, voyant pendant ce temps pour la Russie des communiqués sortir avant même que les preuves ne soient examinées, l'automaticité des punitions infligées, et l'alignement des condamnations prononcées. Ils sont bel et bien la preuve que le 'diable' agit sous un masque. Reste à l'identifier en se posant simplement la question : qui infiltre les gouvernements, qui tord les lois, qui impose ses récits, et qui agit comme s’il gouvernait le monde ?
* La base d’Al Udeid (Qatar), plus grande base américaine du Moyen-Orient, se compose de 10 000 soldats US, de radars AN/TPY-2, de systèmes Patriot et d'AWACS.
C’est un signe des temps qu'Israël ait frappé à Doha en septembre 2025*, avant de déclarer au monde entier que nul refuge n’existerait pour ceux qu’il désigne comme "terroristes". Derrière le mot, il y a la clé de l’inversion : c’est l’accusateur qui choisit la cible, et la cible n’a plus ni juge, ni défenseur, ni loi. L’accusation se fait verdict, et le missile devient l’exécuteur. Et c'est exactement ce que les textes anciens annonçaient, la montée d’un règne où le mensonge se fait loi, où le pouvoir s’impose par la peur, et où la justice est remplacée par l’anéantissement. Quand plus rien ne limite la main armée, le champ est ouvert à celui qui veut s’asseoir sur le trône du monde en proclamant : "Je décide de qui vit et de qui meurt." Hier encore, les nations prétendaient défendre la souveraineté, le droit, la paix. Nous entrons dans une époque où les nations renoncent à défendre la justice, et où l’ennemi de l’humanité peut avancer à visage découvert, sûr de son impunité. Cette logique est eschatologique, car une fois qu’un État s’arroge le droit de frapper "partout", sans qu’aucune barrière ne tienne, c’est la souveraineté elle-même qui s’efface. Les frontières deviennent symboliques, les traités caducs, les médiations illusoires. Reste un monde livré à l’arbitraire du plus fort, où le droit n’est plus qu’un décor.
Et quand la force se fait loi, quand le droit se tait, quand la peur devient gouvernante, le visage du Mal cesse de se cacher. Il s’avance, sûr de son impunité, et il annonce son règne. Nous entrons ainsi dans une ère de permissivité totale, où la loi du plus fort se déguise en "guerre contre le terrorisme". Une fois cette porte ouverte, elle ne se referme plus : c’est la souveraineté des nations arabes – et au-delà, celle de tout État jugé trop hospitalier ou trop indépendant – qui se retrouve directement menacée.
* Cf. Le féminin séquestré.
De la cible Yemen
Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a menacé en septembre 2025 d’assassiner Abdul Malik al Houthi, chef du groupe houthi* au Yémen, et de hisser le drapeau israélien sur la capitale yéménite, Sanaa. Dans une déclaration publiée sur le réseau social américain X, il a déclaré : "Abdul Malik al Houthi, votre tour approche. Tu seras envoyé rejoindre ton gouvernement et tous les membres de la lâche 'axe du mal' qui t’attendent dans les profondeurs de l’enfer", faisant référence à l’assassinat du Premier ministre du gouvernement houthi, Ahmed Ghalib al-Rahawi, et de plusieurs ministres lors d’une attaque contre Sanaa le 28 août. Le drapeau yéménite "sera remplacé par le drapeau bleu et blanc d’Israël", a-t-il ajouté. De son côté, le groupe Houthi affirme que ses attaques sont une riposte à la campagne génocidaire menée par Israël à Gaza depuis le 7 octobre 2023.
* Les Houthis ou Houthistes, du nom d'une tribu dont étaient issus les membres du mouvement à ses débuts, sont une organisation armée, politique et théologique principalement chiite (courant zaydite), active à partir de 2014 dans tout le Yemen. Le mouvement s'identifie à un mouvement national, issu du Forum des jeunes croyants, une organisation religieuse et culturelle cofondée en 1992 dont l'objectif était de résister à la marginalisation socio-économico-religieuse de leur province, et de lutter contre l'alignement du gouvernement sur la politique américaine dans la région. Il s'agissait aussi d'une réponse à la propagation du salafisme au Yémen, financée par l'Arabie saoudite.
Le drapeau de l’État d’Israël, adopté en octobre 1948, représente une étoile de David sur fond blanc, entre deux bandes bleues. L’étoile de David symbolise la religiosité juive, et est composée de deux triangles, l’un représentant la terre et la matière, l’autre représentant le ciel et l’esprit. Les bandes bleues pourraient représenter le Nil et l’Euphrate : ce seraient les frontières naturelles des territoires que le pays chercherait à conquérir, mais...
Du basculement géopolitique au "Grand Moyen-Orient"
L’hégémon américain, terme désormais plus approprié qu'empire, est à bout de souffle économiquement. Ainsi sa balance commerciale, déficitaire de 900 milliards de dollars, qui n’offre plus de contrepartie à ses vassaux. Les États-Unis ne sont qu'un prédateur international, dont l’agressivité n’a cessé de s’aggraver au fur et à mesure que sa puissance relative diminuait face à des puissances mondiales dont l’existence même à mis un terme au moment unipolaire en vigueur depuis 1945, fin de la seconde guerre mondiale sifflée à son avantage. De facto, l'l’hyper puissance mondiale américaine ne règne plus sans partage.
Dans ce contexte historique, les pétromonarchies du Golfe, ont découvert par la douloureuse expérience de la cinglante riposte iranienne à l'attaque arbitraire de fin février 2026, et ce pendant une phase de négociation pour un accord de paix, que le "protecteur" étasunien était devenu un problème dangereux, les bases américaines pourtant chèrement acquises faisant de leurs hôtes des cibles.
L’Arabie saoudite avait déjà pris acte il y a quelques années de cette réalité multipolaire du monde en diversifiant ses alliances, l’un des signes de ce virage ayant été la signature avec la Russie d’un contrat de coopération militaire en août 2023 (contrat signé opportunément sept jours avant le retrait des troupes américaines d’Afghanistan). Mais dans une logique de diversification stratégique, Riyad n’avait pas rompu avec Washington, poursuivant ses investissements aux États-Unis. En novembre 2025, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, avait ainsi promis au président américain Donald Trump d’investir 1 000 milliards de dollars aux Etats-Unis.
L'attaque israélo-américaine contre l’Iran a refroidi les pétromonarchies, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Koweït et le Qatar ayant entamé des évaluations internes pour suspendre ou annuler des contrats et des engagements d’investissement majeurs envers les États-Unis. Ils examinent la possibilité d’invoquer des clauses de "force majeure" pour se dégager, afin de préserver leurs ressources face à l’incertitude économique créée par cette guerre inique. Sous la direction des Saouds, les pays du golfe attendent ainsi de voir qui prend le dessus avant de choisir le camp du vainqueur, et clairement, pour l’instant, ce n’est pas le camp des agresseurs. Qui plus est, l’Arabie saoudite avait vu sous l’égide de la Chine la hache de guerre être enterrée avec l’Iran et l’Arabie Saoudite par un accord signé à Beijing en mars 2023, qui mettait fin à des décennies d’intervention impérialistes cherchant à attiser les dissensions entre les deux principales puissances du Moyen-Orient, sur le principe du ‘diviser pour régner’*. Qui plus est, la tentative émiratie d’avancer les pions de l’axe israélo-états-unien pour le contrôle de la mer Rouge à travers ses actions militaires au Yemen et au Soudan et ses actions diplomatiques en Somalie avait été stoppée nette par Ryad, leader de fait du Conseil de Coopération du Golfe (Persique). Une action qui envoyait en clair un message à Washington : l’Arabie Saoudite interprétait désormais l’évolution des rapports de forces entre le monde multipolaire et l’empire occidental comme lui permettant de se préoccuper de ses intérêts avant ceux de l’empire. Mais, là encore, les stratèges en délire avaient préféré les prières et les invocations bibliques à l’analyse sur le terrain, tout comme ils avaient ensuite aveuglément ignoré les avertissements des monarchies qui les suppliaient de ne pas attaquer l’Iran.
Le refus de l’Arabie Saoudite de soutenir la guerre impérialiste contre l’Iran, et les déclarations des monarchies du Golfe annonçant qu’elles s’apprêtent à renier leurs engagements financiers envers les USA, devraient mettre un terme à ces illusions paranoïaques. Si l’empereur n’est pas encore tout nu, il ne lui reste désormais plus que ses dessous.
* C’est sur le dos des populations et de l’unité du Yemen, livré à une guerre par proxy aussi sanglante que silencieuse pendant 9 longues années, que s’était jouée cette "rivalité" entre les Saouds et la République Islamique soigneusement entretenue par les Etats-Unis d’Obama puis de Trump puis de Biden. Les stratèges de Washington espéraient ainsi ajouter le poids d’un conflit aux sanctions qui grevaient lourdement l’économie iranienne et augmenter la dépendance de l’Arabie Saoudite au complexe militaro-industriel états-unien, engrangeant au passage de juteux contrats d’armement.
Cf. en complément Compréhension de la ligne conductrice dystopique de la Matrice au XXI° siècle.
Il existe de nombreuses similitudes entre l'univers cinématographique de science-fiction Star Trek et le sacré juif. La première similitude est le fameux "salut vulcain" (image 1 et photo 2 ci-dessous). Ce geste est celui de la bénédiction sacerdotale* des Cohanim (ou Cohen), les prêtres du dieu d'Israël, en vigueur chez les Juifs traditionnalistes. Il représente la lettre Shin, signe qu’utilisent depuis toujours les grands prêtres des synagogues avec les deux mains, laissant apparaître entre les deux Shin la lettre Daleth, un triangle qui pointe vers le haut. "Shin" est la symbolisation de la "descente" de la lumière des trois Sephiroth supérieures… Le "Shin" est ainsi de nature double.*
Quant à la "célèbre" prise du personnage Spock (photos 7 et 8), elle est inspirée de l’histoire du combat de Jacob et de l’Ange (dans le cas de l’Ange, la prise était appliquée à la hanche alors que Spock l’applique à l’épaule).
* Elle est adressée aux juifs présents dans l'assemblée lors de la prière de Moussaf (ou même à d'autres prières durant des jours spéciaux comme shabbat, kippour et autres jours de jeûnes), prière récitée aux jours de joie fixés par la Torah (tels que Pessa'h, Shavouot, Souccot ou Rosh HaChanna), ainsi qu'ordonnée dans le Livre des Nombres, chapitre 6, verset 22-27.
Star Trek
Cet univers de science-fiction a été créé par Gene Roddenberry, grand initié, en 1966. Il regroupe sept séries télévisées qui comptabilisent 731 épisodes, treize longs métrages, des centaines de romans, de bandes dessinées et des dizaines de jeux vidéo, ainsi qu'une fanfiction importante. Elle est, de manière plus prosaïque, une franchise de télévision et de cinéma appartenant à Paramount Pictures, propriété de la compagnie CBS.
Les histoires de Star Trek dépeignent souvent les aventures d'êtres humains et d'espèces extra-terrestres, ainsi que les nombreux contacts de ceux-ci avec d'autres civilisations.
Les protagonistes, dont les idéaux sont parfois imparfaitement appliqués aux dilemmes présentés dans la série, sont essentiellement altruistes. Les conflits et les dimensions politiques de Star Trek forment des allégories pour des réalités culturelles contemporaines : la guerre et la paix, l'autoritarisme, l'impérialisme classique, la lutte des classes, l'eugénisme, la géopolitique, le racisme, les droits de l'homme, le sexisme, le féminisme et le rôle de la technologie.
A noter l'utilisation des signes kabbalistiques (photos 3 et 4) conformes au symbolisme traditionnel (photos 5 et 6)...
Les magiciens noirs d'Hollywood ("le bois de houx") sont passés maîtres pour influencer l'inconscient collectif par la puissance subliminale de l'image*.
* Cf. Symbolisme de la Matrice & Le cinéma de la Matrice (1).
La Kabbale (ou cabale) est une autre approche mystique du mystère de la Création, proche des mythes des peuples sumérien et égyptien. Le terme kabala viendrait de Cybèle ou Kybele,
l'épouse de Saturne qui, pour échapper à Poséidon, se serait transformée en jument. Il y a un lien avec Déméter qui, dans la mythologie grecque, est la
déesse de l'agriculture et des moissons et qui, elle aussi, s’est transformée en jument. Déméter en grec ancien dérive de Gễ Mếtêr, "la Terre-Mère", ou de
Dêmomếtêr
Il y a ainsi plusieurs manières de l'interpréter et de la pratiquer, chacun ayant une perception différente de la signification des symboles et des sens. Elle consiste en l'étude du sens caché de la Torah, composée des cinq premiers livres de la Bible. Cette étude est basée sur diverses techniques de décryptage et de permutation des lettres, qui laissent apparaître de nouveaux sens et de nouveaux contenus. Il est dit que tous les événements de l'histoire passée et future y sont mentionnés, et que chacun d'entre nous y figure...
C'est pourquoi nul chercheur de vérité ne peut être surpris que de nos jours, tant le Mossad que les kabbalistes se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire prédatrice des peuples, autrement dit du consortium asservisseur*. Il n'est qu'à se souvenir que le journaliste, romancier, dramaturge et essayiste politique britannique Douglas Lancelot Reed (1895/1976), avait dans son essai La Controverse de Sion conclu que jusqu’au milieu du XIXe siècle, au moment où le sionisme contemporain avait commencé à émerger, la grande conspiration n’était pas centrée ni orientée autour du Talmud ou du Judaïsme. Elle a été bel et bien été idéologiquement infiltrée au début du XIXe siècle. Les nouveaux kabbalistes, qui étaient à l’origine des Séfarades, faisaient désormais partie de lignées complètement différentes, aucunement identifiables à des lignées prétendument juives...
* Cf. Compréhension de la conspiration prédatrice.
De la Kabbale
L'Arbre de Vie proviendrait selon ses praticiens initiateurs d'un petit livre d'une quinzaine de pages qui aurait été remis à Abraham par des anges, seulement 3 ou 4 en traitant sans qu'il n'y en ait de représentation en dessin de cet arbre (son origine est toutefois chinoise*). Son titre est Sépher Yetsimath, "Le livre d'informations", autrement dit "la mathématique de l'abstrait" ou "la mathématique de la cause" (nouménal).Le mot Kabbale vient de l'Hébreu qabalah qui signifie TRADITION ou encore "reçu par Tradition". Même si ce nom n'est peut-être pas antérieur au Xe siècle, les cabalistes juifs en l'adoptant ont voulu dire que la cabale était une science ancienne, transmise oralement, et expliquer par là comment, malgré la haute antiquité qu'ils lui attribuent, elle ne peut prouver son authenticité par aucun monument écrit.
Cabale veut dire cheval, et Kabbale signifie tradition. Le cheval en Alchimie est le moteur de l’œuvre grâce à ses quatre pattes ou quatre éléments (Feu, Terre, Air et Eau) qui caractérise l’animal de selle (sel)*². C'est pourquoi la cabale est appelée langue du cheval, mais aussi langue des oisons qui est en réalité la langue des oies fort bien illustrée par "Les Contes de ma mère l'Oye", recueil de huit contes de fées de l'homme de lettres Charles Perrault paru le 11 janvier 1697. Il s’agit de la grande loi qui régit la nature et aussi le travail des alchimistes, d’où la langue des Dieux. La cabale permettait d’accéder à la plénitude du savoir, à condition d’avoir développé sa vision holoscopique. Ainsi les initiés peuvent enfourcher le cheval ailé ou Pégase des poètes grecs.
Quant à la Kabbale comme tradition, les Égyptiens savaient que la vie est fondée sur trois principes : le KA, âme divine, ensemble des qualités divines qui stimulent l´'être par son double spirituel, l´'autre soi-même (son ange gardien), immortel et indestructible; le BA, représenté par un oiseau, qui est notre âme mortelle, personnification de notre être, bonne ou mauvaise; AKH, symbole de la force divine dont l'être humain est la puissance de réception (c'est le javelot). Le tout est relié au corps charnel, le Khet.
C'est la liaison des trois principes KA - BA - AKH qui est à l'origine du mot Cabale, le mot "tradition" se disant en hébreu kabbalah.
La Kabbale juive est un ensemble de procédés herméneutiques visant à l’élucidation du texte divin, différente de la mystique grecque qui s’applique à expliquer le monde au travers des nombres comme essence du monde (retrouver des traces de ceux-ci chez les êtres et les choses n’est qu’une preuve de leur omniprésence). C'est pourquoi certains auteurs contemporains ont osé parler d’une "Cabale grecque".
Quant à la cabale chrétienne, on a donné à partir de la Renaissance le nom de cabalistes non seulement à ceux qui étudient la cabale judaïque, mais encore à tous ceux qui ont cru trouver des mystères dans les nombres, ainsi qu'à ceux qui ont cherché le moyen de communiquer avec ce qu'ils ont appelé les esprits élémentaires. La cabale chrétienne, comme la cabale juive, tire bon parti de certains mots mystérieux. Elle explique les choses les plus obscures par les nombres, par le changement de l'ordre des lettres et par des rapports dont les cabalistes se sont formés des règles. A l'instar les cabalistes juifs, les cabalistes chrétiens se sont revendiqués de lointains ancêtres.
* Cf. Compréhension de la conspiration prédatrice.
*² Le cheval, cabalus, symbolise cette union du Haut et du Bas, du Ciel et de la Terre.Il a toujours représenté l´intuition éclairant la raison. Pégase, cheval ailé, représente l´inspiration née dans les eaux de l´inconscient où repose le Savoir.Animal fabuleux, on lui a donné le nom de quelque chose de fabuleux, KA - BA - AL, c'est-à-dire "force donnée par Dieu" ou "monture des Dieux".
Son texte fondamental s'appelle le Zohar*, qui signifie l'illumination. Il s'agit d'un manuel mystique du XIII° siècle, très probablement rédigé par le mystique espagnol Moses Ben Schemtob de Léon (1250-1305), résumant l'ensemble des traditions kabbalistiques connues. Écrit en araméen, l'ouvrage comprend 2400 pages très denses. Il y est notamment question de la hiérarchie du mal, ce que l'on appelle "les esprits impurs des sept palais du démon". Ils constituent la polarité opposée aux dix Sefirot divines, appelées "émanations" de Dieu. Issues de l'Unité divine immuable, elles procurent à l'homme bonheur et bénédiction. C'est à ces dix degrés que s'intéresse prioritairement la Kabbale.
* L'autre support de la tradition écrite de la Kabbale est le Bahir (sefer ha bahir), le "Livre de la Clarté", considéré comme le tout premier écrit appartenant à la littérature de la kabbale apparu en France au XII° siècle après Jésus-Christ. Mais l'un comme l'autre a un sens qui n'a plus la même valeur que la tradition orale, compte-tenu du temps écoulé et d'interprétations spéculatives éloignées du sens originel.
Bien que rien ne l'officialise en l'état, la Kabbale constituerait une rupture des peuples sémites avec le kémitisme - ou khémitisme -, un ensemble de croyances et de pratiques remontant à la religion de l'Égypte ancienne pratiquée initialement par le peuple de civilisation noire. Le mot Kemet était ainsi le nom que donnaient les anciens Égyptiens à leur pays. Leur approche métaphysique, de nature matriarcale, faisait référence au mariage mystique entre l'Esprit (Muela) et la Matière, le Ciel (Zulu) et la Terre (Ntoto), l'Homme (Bakala) et la Femme (Nkento), le Feu (Tiya) et l'Eau (Maza, Mamba), le Jour et la Nuit, le Soleil (Mbumba Lowa) et la Lune (Ngonda), la Saison des pluies et la Saison sèche,...
La rupture avec les peuples sémites, au culte patriarcal, aurait ainsi vu l'inversion du référentiel de la Connaissance sacrée quant à la vision de l'univers et du monde. La partie paraître, soit le visible (masculin sacré), va désormais primer sur l'être, la partie invisible (féminin sacré). Les pharaons blancs succèdent aux pharaons noirs, et la Kabala remplace le Bakala...
L'illusion mystique des sociétés secrètes
Le secret prétendu de nombreuses sociétés secrètes comme la Franc-maçonnerie réside dans un savoir ésotérique pour l'essentiel codifié dans des symboles et des rituels*. Croire en ces symboles, c'est partir du principe que ces derniers traduisent une certaine réalité, une vérité qui s'exprime principalement à travers contes, mythes, paraboles gnostiques et autres messages oniriques. Le fait de supposer que les symboles et les rituels contiennent une profonde vérité se trouve au cœur de toutes les sociétés secrètes ésotériques. Pour ces dernières, la vérité n'est détenue par personne, et doit faire l'objet d'une quête permanente et sans fin, que l'on retrouve dans l'idée du voyage mystique.
Ces symboles n'ont donc de valeur qu'à l'intérieur d'un système de valeurs. Dès lors, chacun aura une perception différente de la signification d'un triangle ou d'un symbole solaire. De ce fait, chacun fait ce qu'il veut avec la Kabbale, personne ne pouvant en comprendre son sens, sauf en regardant l'origine de ses codes qui viennent d’Égypte. Ce qui retire de facto toute légitimité à la Kabbale, puisque les rédacteurs bibliques ont volontairement ou par ignorance détourné le sens du Zodiaque égyptien pour en faire une religion monothéiste. C'est une corruption du ciel égyptien, lui-même ayant été à différentes reprises manipulé par sa prêtrise.
* Cf. La nouvelle religion universelle.
A la source de l'école initiatique
L'Afrique est le berceau de l'humanité, tous nos ancêtres étant Noirs et Africains. Thot, le dieu de la Connaissance égyptien, a pour vrai nom Djeouty. Il est à ce titre le patron des Initiés. La Grèce ancienne a emprunté cette divinité à l’Égypte et lui a donné le nom de Hermès. C’est de cette façon que les enseignements initiatiques de l’Egypte pharaonique sont passés en occident, et sont aujourd’hui enseignés dans des facultés sous le nom d’"hermétisme". La doctrine de la Maat égyptienne - la Justice divine - est une idéologie africaine, avec pour clé et outil sa propre réalisation - sublimation - spirituelle.
Dans le mot Initiation, il y a l’idée d’apprentissage, au niveau le plus élémentaire. C'est apprendre à se connaître, soi-même, puis agir sur soi-même en vue de se transformer et de s’améliorer*. Autrement dit connaître l’être humain puis procéder à son perfectionnement. La science initiatique découle de la conception africaine du monde, qui affirme que Dieu existe sous la forme d’une Force Vitale qui habite tout ce qui existe dans la Création. Cette conception du monde est à l’opposé de la conception abrahamique dans laquelle Dieu, après avoir créé le monde, s’en est séparé, et se tient hors du temps et de l’espace. Au contraire, en affirmant que Dieu n’est pas séparé de sa propre Création, et qu’Il continue à l’habiter, sous forme de Force Vitale, (le fameux KA des anciens Egyptiens), les Africains ont créé la possibilité d’inventer l’Initiation. En effet, cette cohabitation entre le Créateur et sa Création, provoque une tension au sein de la Création, qui débouche sur le désir de fusionner avec le Créateur. C’est ainsi que la volonté de manipuler ou de domestiquer la Force Vitale a conduit les Africains à inventer différentes techniques : la sorcellerie, la magie, le fétichisme, le mythe, le totémisme, d’innombrables pratiques magico-réligieuses et enfin l’Initiation. Toutes ces pratiques ont pour fin, d’essayer de domestique la Force Vitale qui réside dans le psychisme de l’Homme, et est Dieu Lui-même. Seule l’Initiation permet à l’être humain de retrouver son état de pureté initiale, d’avant la Création, en fusionnant avec Dieu, ce qui lui permet de retrouver des qualités et des capacités hors du commun des mortels. C'est la "mentalité pharaonique".
Le savoir qui change, qui a besoin d’être complété, vérifié et dépassé, est celui de la science positive, fondé sur les relations entre les faits. Il relève du seul usage de la Raison humaine, laquelle est prisonnière de la nature humaine, qui foncièrement égocentrique limite les capacités de perception de l’Homme. Ce qui handicape la science positive, c’est l’attitude de ses savants et leur idéologie fondamentalement matérialistes, qui ne laissent que très peu de place à volonté de prendre en compte les autres dimensions de la réalité.
Or si les structures sociales, le niveau d’éducation des Hommes et leur psychologie changent, ce qui demeure stable dans l’enseignement de la MAAT, c’est la MAAT. Elle ne change pas, car c’est la science divine.
Ce qui pousse un Homme ordinaire à rechercher les lumières de l’enseignement initiatique est un besoin vital et pressant, qui se déclare à un moment ou un autre de l’existence. Il ne s’agit pas de trouver quelqu’un qui veuille bien répondre aux questions classiques que l’on est conduit à se poser sur le sens de la vie, mais de répondre aux sollicitations de l’esprit lui-même qui demande à s’exprimer. Mais hors le cas des individus où leur propre développement spirituel antérieur a préparé le terrain pour une éclosion soudaine d’une vie spirituelle intense, tous les êtres humains, tous les êtres qui aspirent à s’éveiller à la vie spirituelle, ont besoin des lumières d’un guide, ou d’un Maître en Initiation, qui lui-même a besoin d’avoir au-dessus de lui un Maître qui évite de se laisser envahir par le sentiment de suffisance, et donc par l’orgueil, ceci ouvrant une porte à la nature inférieure de l’homme, qui en reprenant sa place, annulerait en même temps tous les gains obtenus par le travail initiatique accompli antérieurement.
Aussi l’attitude normale de l’adepte de l’Initiation doit donc être la réceptivité, autrement dit l’humilité. Une telle attitude lui permettra non seulement d’entrer en contact avec des êtres supérieurs, mais aussi d’attirer vers lui-même des ressources spirituelles dont-il a besoin pour sa propre évolution spirituelle. Cette attitude fut la qualité de base de l’éducation dans la société pharaonique, ce qui prouve à quel point les Egyptiens anciens avaient socialisé l’enseignement et la pratique de l’Initiation.
* Tous les enseignements initiatiques de l’Afrique ancienne et précoloniale adhèrent sans la moindre ambiguïté à cet idéal.Qu’il s’agisse du PORO des Sénoufo, du KORE des Mandingue, du MBUITI des Fang, du KIMPASI des Kongo, etc.
La Kabbale - de l'hébreu qabalah qui signifie "tradition" ou "reçu par tradition" - est ainsi un ensemble de spéculations métaphysiques sur Dieu, l'homme et l'univers, qui prend racine dans les traditions ésotériques juives, elles-mêmes puisant dans le plus ancien document Hébreu sur la science occulte – le Siphrah Dzéniutha –, compilé tout comme le Sepher Jezirah d'après un vieil ouvrage écrit en Sen-zar, c'est-à-dire dans un langage sacerdotal secret*.
Elle utilise notamment "L’arbre de vie", représentation des dix Numérations (Séphiroth), qui est en fait un codage du Zodiaque et des planètes. C'est un "Arbre généalogique" des dieux Égyptiens (Cf. première image ci-dessous). En Égypte, l'arbre de vie est le sycomore, une variété d'érable, lié à la déesse Hathor. Son fruit est la figue qui, par transposition dans la Genèse biblique, est devenu la pomme...
Comme l'indique l'écrivain et chercheur franco-allemand Anton Parks, tous les termes initialement égyptiens ont été déclinés en hébreu par la suite. L'Arbre de vie de la Kabbale est une invention purement fantaisiste.
* Il en est de même pour le livre de Shu-King, Bible primitive de la Chine, les volumes sacrés du Thoth-Hermès Égyptien, les Pourânas de l'Inde, le Livre des Nombres Chaldéen et même le Pentateuque, le recueil des cinq premiers livres de la Bible établi au X° ou IX° siècle avant Jésus-Christ.
1. Kether : La couronne
2. Hochmah : La sagesse
3. Binah : L’intelligence
4. Hésed : La miséricorde
5. Gébourah : La rigueur
6. Tiphéreth : La beauté
7. Netsach : L’éternité
8. Hod : La réverbération
9. Yesod : La fondation
10. Malchouth : Le royaume
L’Arbre de Vie est la représentation originelle égyptienne des Séphiroth. Ra (en grec Atum), le "dieu des dieux", est Kether. Osiris (place posthume) est Skh’Mâa (Chokhmah). Isis est Bi-Na (Binah). Horus est Dat (Daath), la sphère cachée. Seth est Gep-Ura’a (Geburah). Serkit est Seshedj (Chesed). Râ, Horus l’ainé, fils de Nammu, est Tih’Reth (Tiphareth). Thot est Hut (Hod). Nephtys est Nedja (Netzach). Neith est Ysut (Yesod). Et enfin Nut est Mal-Khut.
Le Sepher Yetzirah
Le Sepher Yetzirah, ou "Livre de la Formation", est un exposé cosmologique retraçant la formation du monde par les lettres hébraïques et établissant les correspondances de celles-ci avec les directions de l'espace, le zodiaque, les planètes et la constitution de l'homme. Y sont ainsi mentionnées les 22 lettres considérées comme les "lois secrètes". Elles représentent les trois premiers éléments : les trois Mères A, M, Sh, qui émanèrent des trois Pères : l’air, l’eau, et le feu. Ils produisirent 7 lettres dites simples, soit les sept planètes, les sept mondes. D’où l’importance du nombre sept *.
On peut établir un lien entre les trois lettres Mères et le dieu Shamash, car ces lettres font "Mash". Le dieu Shamash représente la trinité, le Triangle du Pouvoir. Dans l’alphabet Maya, en retrouve le "sh" dans la lettre X qui représente le principe de génération. Dans la Bible et les textes mésopotamiens, Shem et Shamain font référence au ciel. En Chine, Shen signifie l’Esprit. C'est l’idée du "troisième œil", du point central au milieu des couches concentriques d’illusions. Shem signifie aussi l’enceinte interne d’un temple, le Zohar nous apprenant qu’il s’agit du temple humain. Le Zohar parle aussi de neshamah. Il y a dans neshamah le mot Sham, qu’on peut lier à Shamir, le joyau protecteur du roi Salomon.
Dans Shamash, il y a aussi ash, qui est en lien au 17ème jour du pèlerinage de l’homme selon les mayas. C’est un nombre associé au Graal. 17 fait aussi le 8 (1+7), chiffre des cycles. Aussi 17 et 71 son pendant pourraient forment les vortex positifs et négatifs de l’espace. En Égypte, on retrouve le mot Shu, la lumière de l’orient. Shu a la même fonction de passage ciel-terre que Shamash. Shu ou Shamash est "la pure conscience".
* Cf. Symbolisme des nombres.
Cf. Travaux de l'auteure Elizabeth van Buren.
La langue géométrique, mathématique et cosmique
La langue hébraïque est par nature mathématique et géométrique pour établir la langue cosmique. Cette langue, qui a des caractéristiques en rapport avec la géométrie et les mathématiques tout à fait étonnantes, qu'aucune langue connue ne possède, est basée sur un alphabet (l'hébreu) de 22 lettres, uniquement des consonnes*. Ces lettres sont des nombres, qui ont un sens ontologique sur 3 plans, ceux des archétypes, des réalisations et le plan cosmique.
Ces 22 signes correspondent aux 22 polygones réguliers de la géométrie usuelle, ce
système fournissant la clé d'interprétation quant à la distribution de l'énergie dans l'univers. Il aboutit au nombre 2016 comme symbole de l'ensemble des
possibles (Cf. image ci-contre). Remarque d'importance, il n'est pas possible d'inscrire dans un cercle plus de 22 polygones
réguliers à l'aide d'une règle et un compas.
Ces 22 polygones correspondent aux 22 diviseurs entiers de 360 degrés. Les 22 lettres de l'alphabet hébreu correspondant exactement à ces 22 polygones réguliers, leurs désignations confirment les correspondances :
· 3 lettres "Mères" (Aleph, Mem, Shine);
· 7 lettres redoublées, qui correspondent entre autres dans la Kabbale aux 7 planètes; elles correspondent à des polygones dits réguliers, qui sont obtenus en redoublant les 3 figures mères (hexagone dodécagone et 24 côtés; octogone, décagone, 20 et 40 côtés);
· 12 lettres simples, qui sont les initiales des constellations zodiacales; elles correspondent à des 12 polygones simples (9, 18, 36 et 72 côtés; 15, 30, 60 et 120 côtés; 45, 90, 180 et 360 côtés).
. Le sumérien en avait presque le millier, et l'égyptien de l'époque plus de 700 hiéroglyphes, qui n'ont rien de l'abstraction de l'alphabet hébreu. Les lettres alphabétiques n'existent pas en effet dans l'égyptien ancien.

Modèle kabbalistique codé des sociétés secrètes
Jesse Michael Josepher Woodson James dit Jesse James (1847/1882) fut un célèbre hors-la-loi sévissant aux États-Unis dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle. Il était entre autres meneur du gang James-Younger, une des plus célèbres bandes de hors-la-loi américains, ayant sévi au Missouri et dans les États voisins pendant plus de quinze ans et que les frères James dirigeaient avec leur comparse Cole Younger (1844/1916). Son descendant, l’auteur américain Daniel J. Duke, a mis en avant dans son livre The Mysterious Life and Faked Death of Jesse James ("La vie mystérieuse et la fausse mort de Jesse James") un modèle codé que celui-ci utilisait découlant de la gématrie de la Kabbale, et fourni par la société secrète de la guerre de Sécession The Knights of the Golden Circle ("Les Chevaliers du Cercle d’Or")*.
Ce modèle permettait de relier les sites des trésors perdus, non seulement enterrés par son arrière-arrière-grand-père, mais remontant aussi loin que les Templiers.
Ces sites correspondaient aux "Sept Cités d’Or"*² recherchées pendant huit siècles par l’explorateur espagnol Francisco Vasquez de Coronado (1510/1554).
* L'objectif de cette société secrète était d'annexer un "cercle d'or" de territoires au Mexique, en Amérique centrale, dans les États confédérés d'Amérique et dans les Caraïbes en tant qu'États esclaves. Il découlait de la "conspiration de Burr", complot supposé dirigé par l'ancien vice-président AAron Burr (1756/1836) impliquant des planteurs, hommes politiques et officiers au début du XIXe siècle pour créer une nation indépendante dans le centre de l'Amérique du Nord et/ou dans le Sud-Ouest.
*² Le mythe des cités d'or remonte au XIIe siècle, s'étant développé après la découverte de l'Amérique en 1492 lorsque les conquistadors ont commencé à explorer le Nouveau Monde à la recherche de villes regorgeant de richesses, notamment après la conquête de l'Empire aztèque par Hernán Cortés (1521) et la fondation de la Nouvelle-Espagne. Il s'agit des Cités de Pachamama, Lima, Puna, Totola, Tumbes, Vieux Pic et Village de Tohaka.
Si le but de la Kabbale est de retrouver le sens de la Genèse telle que Moïse l'édicta, elle ne peut faire l'économie que celui-ci a été élevé par une princesse égyptienne de sang royal, qui a été sa vraie mère ou sa mère adoptive. Élevé comme un égyptien, il a étudié les sciences égyptiennes, les nombres sacrés et leurs symboles. Théurgie, astrologie, magie et alchimie étaient enseignées dans les Temples où Moïse s'instruisait. Il y reçut l'Initiation d'Isis, un rituel initiatique que les Chaldéens, les Esséniens et les Égyptiens avaient adopté. Leurs signes de reconnaissance étaient le pain et le vin.
1° degré - Communion par le pain : les mystères de la vie terrestre.
2° degré - Communion par le vin : les mystères spirituels de la science divine.
3° degré - Communion par la coupe : rédemption réservée aux prophètes et aux initiés.
Moïse pratiquait l'idiome égyptien employé sous les deux formes littéraire et hiéroglyphique, chaque lettre ou caractère correspondant à un signe ayant un sens donné. Partant de la racine et du signe de chaque lettre ou syllabe, on forme le nom qui produit son et mouvement. La racine hébraïque, arabe, syriaque, chaldéenne et éthiopienne d'un mot exprime la même idée. Le langage qui en était issu était pratiqué dans les Temples d'Osiris. Il était hermétiquement scellé, écrit sous forme d’idéogramme et ne pouvait se comprendre sans clef. Les Égyptiens se servaient de plusieurs écritures correspondant aux divers degrés des mystères. Toutes étaient hiérographiques.
Le monothéisme qu'exprime le judaïsme est d'essence patriarcale. Il traduit la captation des consciences par une polarité de nature électrique, qui impose sa conception rigide du monde à partir de la toute-puissance de l'égo-mental*.
* Cf. Décryptage de l'égo.
Après 4.000-3.500 avant notre ère, des transformations sociales radicales sont apparentes dans les ruines des colonisations dites matristes ou matriarcales*, anciennement paisibles le long des rivières dans les vallées de l’Asie Centrale, en Mésopotamie et en Afrique du Nord. Les indices scientifiques comportementaux, de nature différente pour les deux polarités - le patriarcat et le matriarcat -, indiquent sans conteste que les peuples qui ont ou se revendiquent des lignées aryennes prétendues "montent au sommet" souvent dans beaucoup de cultures, pour la raison simple qu’ils ont des "cellules de pouvoir" plus puissantes – appelées en biologie mitochondries – qui stimulent leurs fonctions physiques, produisant une "chaleur" (électricité) et une activité plus grandes. Cette "montée au sommet" peut être positive comme négative.
Ainsi les envahisseurs Kourganes, particulièrement nombreux au nord de la mer Noire (Russie méridionale et en Ukraine) mais également dans tout l'est de l'Europe au Néolithique, entre les Ve et IIIe millénaires av. J.-C., ont imposé un ordre patriste dans une Europe du néolithique sous le choc des cataclysmes liés aux phénomènes cométaires. Ces envahisseurs auraient ramené une culture de guerre, une nouvelle aristocratie, et les chars tirés par des chevaux. Les idées religieuses de ces Aryens se retrouveraient dans celles des Hindous et des Hébreux, des preuves existant sur le voyage de ces derniers d’Amérique du Sud vers le Moyen-Orient en passant par l’Inde. Les Hébreux d'origine sémitique ont ainsi hérité par cette influence d'un culte à un dieu assoiffé de sang, de chair et de mutilations génitales. Puis depuis l’Inde, ils se sont dirigés vers le nord pour arriver en Mésopotamie, avant de s’étendre vers le nord, y corrompant ce qui restait de la religion chamanique de la Déesse-Mère alors en vigueur*².
Ainsi partout dans les études d’anciennes religions, il est noté que site après site, la déesse a dû céder la place à une divinité de type mâle, à un culte rendu à un jeune dieu guerrier et à un père suprême. A mesure que les envahisseurs gagnaient du terrain au cours des deux millénaires suivants, le "mâle" est graduellement apparu sous les traits de l’époux dominateur ou même du meurtrier de la Déesse. La transition a été accompagnée de massacres violents et la conquête de territoires dans tout le Proche- et le Moyen-Orient Cela est vrai aussi en ce qui concerne la conversion du monde occidental au christianisme.
* Cf. Évolution de civilisation (3) Mythe de la modernité, risques et lois d'évolution.
*² Cf. Le féminin séquestré.

Les invasions par les Indo-européens aryens se sont produites par vagues, sur une période de trois mille ans, selon l’archéologie standard. Elles sont attestées par des documents écrits et des objets manufacturés, et sont reconnues par les historiens. Elles viennent tant du nord que du sud, la "corruption" se répandant comme une épidémie sur le globe tout entier, atteignant ceux qui vénéraient la Lune et la Déesse. Les envahisseurs venus du nord se regardaient comme des êtres très supérieurs. Ils étaient agressifs, cupides et perpétuellement en conflit, non seulement avec les peuples conquis, mais également les uns avec les autres. Leur arrivée a révolutionné l’art de la guerre. Ils ont introduit le char tiré par des chevaux, et les auriges (les conducteurs de chars) ont formé une nouvelle aristocratie. Si de nombreux "experts" prétendent que ce sont ces peuples du nord qui ont apporté le concept selon lequel la lumière est le bien et les ténèbres le mal, ainsi qu’une divinité suprême masculine, les découvertes archéologiques suggèrent cependant le contraire. Ces idées ont surgi du mélange des cultures en provenance du nord comme du sud en Mésopotamie. Quoi qu’il en soit, il y a bien eu une transition durant l’Âge de Bronze de sociétés matristes à des sociétés patristes. La preuve de ce changement de système se trouve dans le renversement des valeurs et la réécriture des mythes comme des lois sacrées par les prêtres d’un clergé masculin autoritaire. C'est le cas des prêtres hébreux, qui ont réécrit l’Ancien Testament en s’appuyant sur les mythes mésopotamiens et cananéens. La société tribale hébraïque était en effet extrêmement hiérarchisée, avec une élite de Lévites dirigée par les prêtres Cohen. Leur morale patriste se retrouve dans l’Ancien Testament, qui considère les femmes libres comme des menaces pour toute la structure sociale et économique rigide, dominée par les hommes.
De la pratique de l'usure
L’endettement, aujourd’hui, n’est plus un simple outil : c’est une allégeance, une servitude volontaire, et plus encore un oubli de la sagesse ancienne, celle qui disait que l’homme libre vit du fruit de son travail, qu’il bâtit lentement, patiemment, selon ses moyens, et qu’il attend que Dieu ouvre les portes quand Il veut.
L’impact historique de l’usure, et les décisions de certains rois européens d’expulser les communautés juives soupçonnées de la pratiquer, met en relief cette dénaturation de l'harmonie sociale que l'autorité papale a combattu comme jadis à Rome, où les Juifs étaient contraints de porter un cercle jaune cousu sur leurs vêtements. Cette marque distinctive, comparable en certains aspects à l’étoile jaune imposée bien plus tard dans des circonstances terribles, est visible dans certaines fresques – notamment dans la représentation du prophète Jonas et d’autres figures de l’Ancien Testament. L’Église voulait que l’on sache, par ce marquage, à qui l’on avait affaire : un groupe perçu, à tort ou à raison, comme lié à l’activité d’usure – c’est-à-dire au prêt à intérêt, condamné par le christianisme comme par l’islam.
L’usure, dans sa définition spirituelle traditionnelle, est bien plus qu’une question financière : c’est une faute morale, car elle donne de la valeur au temps lui-même – qui appartient à Dieu seul. En multipliant artificiellement l’argent, elle finit par ruiner les peuples, asservir les États, et dépouiller les travailleurs de la valeur réelle de leur labeur. Elle provoque un transfert constant de richesse du bas vers le haut, du peuple vers l’oligarchie. C’est un vol, mais un vol sans violence apparente, ce qui le rend encore plus pernicieux.
C’est pour cela que les grandes traditions monothéistes ont toutes, à l’origine, interdit l’usure. Et c’est aussi pour cela que les souverains d’hier ont parfois pris des mesures radicales – certes injustes et violentes – contre ceux qu’ils identifiaient comme ses promoteurs. De nombreux rois, en France, en Angleterre, en Espagne, ont ainsi tour à tour expulsé les communautés juives (souvent à tort, parfois sous la pression populaire, et parfois aussi pour des raisons purement financières ou politiques). Il ne s’agissait pas tant d’un rejet religieux que d’une réaction face à une dynamique économique perçue comme destructrice. Ces décisions ont eu des conséquences tragiques et injustes, et l’histoire les juge avec sévérité.
Mais il serait naïf de ne pas voir, dans tout cela, un avertissement : lorsque la finance prend le pas sur l’éthique, et que l’argent devient la seule mesure de la valeur, les sociétés sombrent. La paix devient impossible, la solidarité s’efface, et le monde devient une immense entreprise où tout – y compris la vie – est à vendre ou à louer. À l’échelle individuelle comme à celle des nations, l’intérêt agit ainsi comme un parasite, un siphon invisible qui draine, jour après jour, la valeur du travail, la sueur des peuples, l’énergie des sociétés. Un taux d’intérêt de 1 % fait doubler par exemple une dette en 70 ans et de 5 % en 14 ans seulement, ce qui signifie qu’en une génération, les créanciers peuvent confisquer deux fois la richesse qu’ils ont prêtée, sans rien produire, sans rien bâtir, sans même transpirer. C’est un vol sans arme, une guerre sans char, une hémorragie sans cris. Et à l’échelle des États, c’est un gigantesque système de domination, une pyramide inversée où la base travaille, peine et s’endette, pendant que le sommet engrange, détient et contrôle. Une spirale qui vide les coffres publics, ruine les nations souveraines, et rend les peuples esclaves.
L’usure n’est pas qu’un détail technique, c’est un projet spirituel inversé. Un monde où l’argent enfante l’argent, où le pauvre est toujours plus pauvre, où le travail ne protège plus, mais condamne. Un monde où le crédit devient une chaîne, où l’avenir est hypothéqué, où la création est bridée par la dette. Comment alors ne pas entendre l’écho des textes anciens, des prophètes qui dénonçaient déjà l’injustice d’un système fondé sur le mensonge du profit infini ? Comment ne pas comprendre que le cœur même de la crise que nous vivons est spirituel ? C’est pourquoi les chrétiens fidèles à l’Évangile, et les musulmans soumis à Dieu, ne peuvent accepter l’usure sans trahir leur foi. C’est pourquoi les justes, les éveillés, les veilleurs ne peuvent plus se taire. Et c’est pourquoi nous devons rappeler, avec courage, que ce monde fondé sur l’intérêt n’est pas soutenable. Ni économiquement. Ni moralement. Ni eschatologiquement.
De l'interdiction de l'usure dans la Bible
L’interdiction de l’usure n’est pas une simple règle économique : c’est un commandement spirituel fondamental partagé par les grandes traditions monothéistes. À travers elle, Dieu rappelle que l’argent n’est pas un dieu, que le temps Lui appartient, et que nul ne peut se l’approprier pour en tirer un profit illégitime.
Dans la Bible (Ancien Testament) :
• Exode 22, 24 : "Si tu prêtes de l’argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras point à son égard comme un créancier : vous ne lui imposerez point d’intérêt."
• Lévitique 25, 36-37 : "Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure. Tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi. Tu ne lui prêteras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras pas tes vivres pour en tirer un profit."
Dans le Nouveau Testament, l’usure n’est pas seulement un péché social mais un obstacle au Royaume :
• Luc 6, 34-35 : "Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, pour recevoir la pareille."
Dans le Coran, la condamnation est encore plus explicite et radicale :
• Sourate 2, verset 275 : "Ceux qui consomment l’usure ne se lèveront (au Jour du Jugement) que comme se lève celui que le diable a frappé de sa folie. Cela, parce qu’ils disent : ‘Le commerce est tout à fait comme l’usure’, alors qu’Allah a permis le commerce, et interdit l’usure."
• Sourate 2, verset 279 : "Si vous ne renoncez pas [à l’usure], alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son Messager."
Dans les deux traditions, chrétienne et musulmane, l’usure est ainsi une offense contre la justice, la fraternité, et la souveraineté divine. Elle est une guerre contre Dieu, car elle transforme le don en dette, la charité en profit, et les âmes en esclaves.
Là où les Égyptiens utilisaient la Grande année cosmique de 25.920 ans pour l'explication de la Création avec la figure des premiers dieux, la Genèse de la Bible utilise le cycle de l'année dans un sens inversé à la précession des équinoxes, soit dans le sens des aiguilles d'une montre (de gauche vers la droite), et invente un mythe fantaisiste, copié en grande partie sur celui de Sumer et qui, plus tard, sera étendu à celui de Babylone par le peuple d’Israël en captivité après la destruction du Temple d'Hérode. Le nouveau culte mis en œuvre devient définitivement masculin pour l'âge des Poissons, avec l'objectif de retrouver les déesses originelles pour l'âge du Verseau et la réunion des deux Poissons. L'entrée dans le Verseau marque la fin du cycle de l'axe de la Terre, pour une nouvelle boucle du Temps ou l'ascension dans une autre dimension de réalité*.
Chez les Anciens égyptiens, le couple et l'enfant (Osiris-Isis-Horus) étaient au centre du culte. Dans la Genèse solaire de l’Église dérivant de Sumer, le couple devient dans la carte du Ciel pédérastique ou dévoyé (Sémiramis la mère épousant Tammuz le fils), se refusant à la femme qu'il "abat" symboliquement avant de poursuivre sa route. C'est l'épisode de l'arbre Houmbara (l'aspect féminin du cosmos) dans la forêt qui représente le passage du Cancer (Isis) et de la Vierge (Nepthys) en position couchée sur l’écliptique. Qui plus est, Gilgamesh et son compagnon Enkidu (Jupiter et Ganymède) abattent le géant sur l'écliptique avec l'aide du soleil Shamash qui déchaîne les tempêtes, un avatar de Seth-Typhon. La figure de l'arbre est remplacée par celle du Centaure, figurant Satan...
En décryptant le roman biblique comme sumérien raconté selon des apparences propres, nous comprenons la perversité logée dans l'inconscient collectif lorsque nous parvenons à les lire entre les lignes, calés sur leur référentiel zodiacal dénaturé.
* Cf. Fin de cycle : la guidance éclairée de sa vie.
Cependant, si le viol de Horus par Seth (Satan) raconte la victoire de son oncle, Horus en se débattant parvient à lui arracher un testicule. C'est pourquoi la reconstitution du corps* de Horus-Osiris par Isis avec de l'argile marque la victoire finale sur Seth et le retour du couple divin Homme-Femme. Pour la masquer, il est donc bien question d'esclavage, de prostitution, d'homosexualité et de pédocriminalité dans le culte manipulé et souvent inversé, avec l'invention de nouvelles figures initialement absentes.
* La reconstitution du corps d'Osiris démembrés en morceaux (quinze dont le sexe, symbolisé par l'obélisque) correspond au processus alchimique de l'Oeuvre dite
au noir (nigredo), soit la purification et la transmutation de l'égo dans le voyage intérieur de l'être humain au plus profond de ses ténèbres (Cf. Le chemin alchimique). Il est évoqué dans la mythologie gréco-romaine à travers les douze travaux d'Héraclès/Hercule, et dans la mythologie judéo-chrétienne par la
Passion de Jésus-Christ qui se compose de quatorze stations du chemin de croix et d'une quinzième, la résurrection. A noter que le célèbre dessin de Léonard de Vinci "L'homme de Vitruve" se
compose de quinze éléments constitutifs... (cf. Qu'est-ce que l'Homme ?).
Lilith, ou la transformation de la Déesse Mère en Prostituée du Temple
La première origine de Lilith est sumérienne, ki-sikil lil-là signifiant "la jeune femme aérienne" parce qu'elle vivait dans un arbre. Une autre vient de l'akkadien Lil-Itu, signifiant "vent". C'est la déesse du vent du Sud, épouse d’Enlil, Enlil étant le Dieu Phallique, une copie du laboureur égyptien qui symbolise un Horus en Saturne mais aussi du phallus osirien, c'est à dire l'Axe de la Terre, une figure manipulée.
C'est ainsi qu'elle devient un démon femelle en hébreu, et la première femme avant Eve. Considérée comme un démon dévorateur, déesse-serpent, déesse ailée (alliant les caractères chtonien et aérien) elle est une copie de la déesse mère. Elle est une représentation symbolique du matriarcat préexistant au patriarcat.
Dans la Kabbale, Lilith n’est que l’appellation générique d’une classe de démons femelles venant des enfers et de la poussière. Le destin de Lilith est qu'elle est tirée de la même terre qu’Adam (Adam-Kadmon) et se considère comme son égale. Elle refuse de se tenir sous lui quand ils font l’amour, ce qui provoque une dispute. Lilith invoque alors le nom de l’Éternel, des ailes lui poussent, et elle abandonne Adam et l’Éden. Devant les plaintes de l'homme, Dieu envoie trois anges convaincre Lilith, qui s'obstine. Elle est donc celle qui dit non à la fois à la position que lui propose l’homme dans leur couple et à la tentative de réconciliation de Dieu lui ordonnant de se plier au désir de l’homme. Pour la punir, Dieu la condamne à voir tous ses enfants mourir à la naissance. Désespérée, elle décide de se suicider. Les anges lui donnent le pouvoir de tuer les enfants des hommes (jusqu’à la circoncision, au huitième jour pour les garçons, et jusqu’au vingtième jour pour les filles). Elle rencontre ensuite le démon Samaël, l’épouse et s’installe avec lui dans la vallée de Jehanum, où il prend le nom d’Adam-Belial. Pour se venger, Lilith devient le serpent qui provoque la Chute d’Ève et par-là même d'Adam, puis incite Caïn à tuer Abel. Comme ses enfants s’entretuent, Adam refuse de coucher avec Ève, ce qui permet à Lilith d’enfanter des nuées de démons (avec le sperme d’Adam qui tombe à terre) pendant cent trente ans. Elle sera même plus tard par certains auteurs kabbalistes identifiée à la Reine de Saba, dans son rôle de tentatrice, tout comme l’une des deux prostituées qui se disputent un enfant devant Salomon serait également Lilith...
Quant à la Tradition juive, elle indique que Lilith, punie par la stérilité, pousse Satan, déguisé en Serpent, à pervertir Ève en la possédant charnellement. De cette union, naît le premier être humain ombiliqué (doté d’un nombril contrairement à ses divers parents), Caïn, qui commet le premier meurtre sur Terre en tuant Abel, son propre frère. Ainsi, Lilith est quadruplement vengée : à travers l’homme trahi (Adam), à travers la mère bafouée et trompée, à travers l’enfant perverti devenu assassin (Caïn) et quatrièmement par l’enfant tué. Bien au-delà de la vengeance, Lilith peut jouir du mal pour le mal. On peut donc assimiler Lilith à une forme féminine de Seth. Dotée d’une sexualité illimitée et d’une fécondité prolifique, tout en étant symbole de frigidité et de stérilité, épouse, fille et double du diable, elle rassemble, dans la culture judéo-chrétienne, les côtés négatifs attribués à la féminité archaïque, celle qui ne peut être l’épouse de l’homme.
Autant dire que la fantasmagorie perverse des rédacteurs dégénérés de la Genèse et de la Kabbale s'en est donnée à cœur joie dans ce délire vouant aux gémonies le féminin sacré. La Genèse explique la création d'un nouveau culte avec un changement des figures de la carte zodiacale. C'est ainsi que deux filles sont données à "Satan" (Lilith et Eve), pendant que Jupiter-Zeus le Père (Yahvé) enlève le fils (Abel) qui deviendra la figure de Ganymède (son amant), laissant son double maléfique (Caïn) officier sur terre. C'est le "sacrifice de l'Agneau", soit la célébration du signe du Bélier, du Bouc satanique, figuré par Seth*. Le Père devient homosexuel, la femme une prostituée et la Déesse mère pleure. C'est ce que raconte la fresque au plafond de la chapelle Sixtine à Rome avec son Arbre de vie généalogique et l'histoire du monde. De quoi graver profondément dans le logiciel cervical humain les affres de la tyrannie patriarcale et de la culpabilité de la femme pour un bon bout de temps*². En fait, plus de deux millénaires !
* Le culte sectaire de Seth équivaut à celui du Baal sémitique. Il est représenté sous sa forme de Bouc/Bélier. Depuis l'Antiquité, toute la structure de la Matrice, le monde terrestre dévoyé, est identique avec le "Pharaon" dominant le peuple ignorant. Elle
est symbolisée dans l'ère des Poissons par la constellation de la Baleine, ni plus ni moins que l'ancien Bélier/ Bouc assis sur son trône.
*² Le mythe du péché, ou la mise sous tutelle de
l'humain.
Le sacrifice du féminin
Dans le mythe raconté aux foules, Osiris a été sacrifié par le roi des dieux païens Seth, soit Enlil (fils d'Anu), Zeus, Jupiter, Amon, Yahvé, Saturne, Satan... Il se réincarne en Horus, le Fils, pour que le sang continue à s’écouler par la vengeance du féminin, Isis la mère (veuve) éplorée... Ce Sacrifice, éclatement et dépeçage, est associé dans le zodiaque trafiqué à l’arrivée (la naissance) de Vénus, déesse colérique aux cheveux de feu, soit Lucifer. Le serpent puis phénix qui émerge de l’arbre Ised/Huwawa/Houmbala (Abraham ?) pourfendu est Horus, le fils vengeur. Cela explique aussi pourquoi Jésus est lié à Sophia (l’Éternel féminin) chez les gnostiques, et pourquoi Vénus est liée à la guerre comme Ishtar, Innana, Athéna, Horus, Parashu-Tama, Kali, Lucifer… Selon le choix que nous faisons du féminin, nous obtenons ou la Lumière christique, ou les ténèbres de la conscience.
Or la première version de l'humanité selon les tablettes sumériennes est celle d'une humanité totalement asexuée, à l'image de l'ange. Cette antique version, que l'on retrouve d'une façon dénaturée en Genèse 1.26, est le produit des Élohim (les Kadistu selon les tablettes sumériennes), les "divinités planificatrices" bienveillantes. Le modèle dont il est question dans ce passage de la Genèse est sans aucun doute un mélange de l'Homme Primordial dénommé Namlú'u (l'Homo Erectus) et le prototype Neandertal (la version améliorée qui lui succède), lui aussi manufacturé par les Élohim, précisément par Nammu, la mère d'Enki (frère d'Enlil). C'est cette version qui est amenée à travailler pour les "dieux" sumériens, en l'occurrence les Annuna reptiliens inféodés à Enlil. De façon à rendre cette humanité autonome par rapport au régime autoritaire Anunna, Enki a séparé leurs sexes pour que les travailleurs puissent se multiplier d'eux même au sein de l'Edin, la terre, dont le gestionnaire des lieux est Sa'am-Enki (Samaël, le serpent biblique), présenté dans l'imagerie mésopotamienne comme un instructeur et non comme un tentateur. Une fois de plus, la Bible a préféré inverser les rôles et dénaturer les situations...
Cf. Le féminin séquestré.
L'initiation des humains à la sexualité
Enki (le serpent) est figuré sur le sceau ci-contre comme un serpent placé auprès d'un homme et d'une femme. C'est l'initiation de l'humanité à la copulation, qui a pour objet de procréer, Samaël (Enki) présentant à l'homme et la femme "la façon de procéder". L'homme lève son verre avec Sa'am-Enki et ce dernier porte dans sa main un gobelet en forme de coupe qui symbolise le sexe féminin, à savoir le "Saint Graal" des traditions d'Europe du Nord… Près d'Enki se tient une étoile qui signifie DIĞIR ("divinité"). Au-dessus de l'homme se trouve le symbole de la lune en forme de coupe, signifiant à la fois "la mort" et "le fait de s'incliner ou de se soumettre". Son sens est "se soumettre au cycle mensuel pour vaincre la mort", à l'instar des textes initiatiques tantriques en Inde qui comparent l'union sexuelle à un sacrifice, où l'homme doit "sacrifier ses pulsions pour faire vibrer la Déesse".
Cf. en complément Conscience et dépassement de la Matrice sexuelle.

Le cycle menstruel dans les sociétés matriarcales - les menstrues - est célébré dans le cadre de rituels sacrés, associé à son pouvoir de guérison. On retrouve aussi cette coutume dans les anciens rituels gnostiques qui vouaient un culte particulier à l’éternel féminin. Par contre, dans certaines autres traditions rituelles ou religieuses et plus particulièrement les religions du Livre, comme l’islam, la femme est considérée comme impure pendant cette période de sa vie et son cycle menstruel est frappé d’un tabou, d’un interdit très puissant. Ainsi ce texte extrait du Manuscrit de la Mer Morte référencé 4Q266 Frag9 Col2 : "Quiconque cohabitera sexuellement avec une femme durant son flux sanguin contractera la souillure causée par la menstruation ; et si un écoulement survient à nouveau en dehors des règles normales, elle sera impure durant 7 jours". Ce tabou qui a conduit à comparer souvent les femmes à des sorcières est au cœur d'un complot universel depuis la nuit des temps. Ce pouvoir a toujours effrayé les "dieux" païens des différentes mythologies, tout comme il effraie les Églises. La raison est qu'il pourrait libérer l'être humain, ce dernier n'ayant alors plus besoin du clergé pour se rassurer et se sentir "assisté".
Pour le comprendre, il convient d'examiner le sens exact du mot "sorcière" dans la langue des "dieux" du bassin mésopotamien. Le terme sumérien utilisé pour exprimer une sorcière est Míuš'zu. La simple décomposition de MÍ-UŠ-ZU donne "la femme à la sécrétion-sagesse" ou encore "la femme au venin-connaissance"… Nous y trouvons ainsi un thème fondamental que la religion judéo-chrétienne s'est évertuée à masquer au regard du peuple.

De la même façon, le jeu de l'homophonie (rapport entre deux mots différents possédant la même prononciation) sumérienne apporte quelques précisions complémentaires sans dénaturer le sens originel du terme. Si nous remplaçons le UŠ par ÚŠ, nous obtenons MÍ-ÚŠ-ZU, soit "la femme au sang sagesse", et avec UŠ, MÍ-UŠ-ZU, soit "la femme qui élève la connaissance (ou la sagesse)"… Ainsi, avant que le christianisme à la sauce romaine n'intervienne - non le christianisme primitif* -, les sorcières étaient considérées comme des personnes possédant l’énergie de la Déesse. Les diverses possibilités de traduction jouant sur l'homophonie du langage des "dieux" montrent explicitement que nous sommes en présence d’une substance particulière dont les femmes sont les seules à posséder le secret.
* Cf. L’Église romaine décodée.
Un autre élément doit intervenir pour accomplir l'acte sacré, la semence du masculin, comme l'indique la tradition alchimique*. En ayant une confiance absolue en son partenaire que nous aimons infiniment, et en partageant tout avec cette personne, alors tout devient possible, comme partager ses menstrues et son sperme.
Or, dans Le Zohar, texte fondamental de la Kabbale juive, il est écrit : "Et l'arbre de la connaissance du bien et du mal : pourquoi est-il ainsi désigné ? […] C'est que cet arbre se nourrit de deux côtés opposés et il les reconnaît comme quelqu'un qui mange en même temps du doux et de l'amer. Tirant sa substance de deux directions contraires, il est appelé "bien et mal" (Berechit, 35a et 35b). Les rabbins qui entreprirent la compilation des textes du Zohar savaient très bien de quoi ils parlaient. L'allusion faite ci-dessus est en rapport avec le sperme et les menstrues, le sperme représentant "le bien", et les menstrues "le mal". L'interdit par Yahvé d'approcher une femme et un homme dont les écoulements impurs ne doivent surtout pas se mélanger se trouve également dans la Bible : "Lorsqu'un homme a un écoulement sortant de son corps, cet écoulement est impur. […] Tout lit où couchera cet homme sera impur et tout meuble où il siègera sera impur. […] Lorsqu'un homme aura un épanchement séminal, il devra se laver à l'eau tout le corps et il sera impur jusqu'au soir. Tout vêtement et tout cuir qu'aura atteint l'épanchement séminal devra être nettoyé à l'eau et sera impur jusqu'au soir. […] Lorsqu'une femme a un écoulement de sang et que du sang s'écoule de son corps, elle restera pendant sept jours dans la souillure de ses règles. Qui la touchera sera impur jusqu'au soir. Toute couche sur laquelle elle s'étendra ainsi souillée, sera impure ; tout meuble sur lequel elle siègera sera impur" (La Bible, Le Lévitique, "les impuretés sexuelles", 15).
* Cf. Le chemin alchimique.
La clé de la sexualité sacrée, cachée volontairement aux foules pour les maintenir en état d'asservissement, est que se retrouvent dans les sécrétions sexuelles des éléments chimiques particuliers : le sperme, par exemple, contient des quantités importantes de l'oligo-élément "zinc", qui intervient dans plus de 80 processus biochimiques dans l'organisme. Nous sommes bel et bien au cœur de l'alchimie mystique…
C'est pourquoi la société dans laquelle nous vivons est devenue totalement déconnectée du sacré et de certaines réalités. En parallèle de la culpabilité castratrice, le sexe a été volontairement banalisé et se vend aujourd'hui au coin des rues comme une vulgaire marchandise prête à la prompte consommation. La perversité du système patriarcal n'a jamais cessé sa quête des moyens les plus raffinés et pervers en vue d'exploiter la femme pour son plaisir immédiat et l'argent qu'il peut en tirer. Pour ses psychopathes inféodés et attitrés il possède même la capacité de jouir de la souffrance de son double féminin. Il est sans nul doute le seul animal - Á-DAM en sumérien - capable de torturer et tuer son prochain pour son bon plaisir...
En déformant de la sorte les clés de l'existence de Qui l'être humain Est véritablement, celui-ci a été confiné dans un monde formaté, totalement à l'image de l'univers pervers des "mauvais archontes" reptiliens décrits dans les textes gnostiques et qui se sont fait passer pour les véritables divinités de notre univers. C'est le monde à l'envers, celui du démon, Lucifer par sa fausse lumière, Satan pour ses pratiques mortifères.
Une honte existentielle accompagne depuis le sens du sacré, le sexe étant le centre de la culpabilité infligée par ces mauvais "dieux". Si les "dieux" sumériens, transformés en un dieu unique et universel dans une grande majorité de religions, et en premier lieu par le judaïsme, ont posé un interdit sur le sacré, c'est uniquement pour détourner l'humanité de la véritable réalité qui lui permettrait de s'élever, celle de l'union intérieure de Tout Ce qui la constitue*. C'est pourquoi le sexe est une connexion du cœur, une fusion dans l'amour véritable*²…
* Cf. La dualité décodée.
*² La pratique qui permet l'élévation spirituelle par l'acte sexuel se nomme Tantrisme en Inde. Cette action, combinée avec la pratique des mélanges des fluides, apporte une transformation importante de l'individu, la seule condition étant de réaliser cet acte avec respect et uniquement avec la personne que l'on aime profondément. S'agissant d'un procédé "magique", il est profondément détourné par nombre d'enseignants manipulateurs, se gardant bien d'en livrer la clé fondamentale, l'Amour Inconditionnel.
Séparation physique discriminatoire
La fête du Yom Kippour, "le grand pardon", est le jour le plus solennel du calendrier hébraïque, celui de l'expiation, la libération du juif pratiquant. Elle est annoncée dans le temple dédié – la synagogue - au terme d'un jeûne de 24 heures et au rythme lancinant des prières par le shofar, l'antique instrument à vent. Pourtant, l'espace qui est dévolu aux femmes apparait infiniment plus exigu que celui des hommes, quand les ordres proférés par certains rabbins ultraorthodoxes ne consistent pas à en dissuader la présence, y compris de manière menaçante. Pourtant la "bénédiction des Cohen", qui remonte aux prescriptions des prêtres Lévites quant au respect de la Loi – la halakha - d’accès au Tout-Puissant, voit traditionnellement les hommes rejoindre les femmes de leur famille pour les bénir sous le châle de prière, le talit. Si elle est appliquée dans de nombreuses synagogues consistoriales*, il n’en est pas de même dans d’autres non progressistes où la loi professée est "Vos maris ne vous béniront pas, c'est la loi." Mais quelle loi, si ce n’est celle du virus patriarcal instillé depuis plus de deux millénaires aux intoxiqués de Yahvé, et alors même que l'instauration d'une séparation spatiale entre les hommes et les femmes dans les synagogues n'a jamais reçu de réponse scientifique probante*².
Dans notre civilisation contemporaine, à l’instar de ce qui est constaté dans d’autres religions, le durcissement envers le féminin sacré est manifeste, l'intolérance grandit, preuves du clivage obsessionnel établi par le système prédateur pour se nourrir de toutes les tensions psycho émotionnelles qui en découlent. C’est pourquoi le judaïsme prend comme les autres religions les traits hideux de l'obscurantisme, même si bien sûr beaucoup d’adeptes choisissent une voie d'expression de leur religion bien plus équilibrée.
* Largement majoritaires aux Etats-Unis, les temples progressistes se développent en France où l'on compte plus de sept lieux de culte réformé.
*² Il s’agit d’une coutume datant du Moyen-Age, qui ne cesse de faire débat depuis. En 1812, trois grands rabbins du Consistoire central ont considéré que "La
séparation des sexes est un frein salutaire contre l'indécence et la dépravation des mœurs, par conséquent l'hommage le plus respectueux et le plus digne d'être fait à l'Eternel. Gardons-nous d'y
porter la moindre atteinte."
Pour les mêmes raisons, le corps de la femme juive devrait être entièrement couvert, la tête coiffée d'un foulard ou d'une perruque, alors qu’à l'origine, seul le sexe devait être caché. Progressivement, les hommes ont décidé qu'il fallait étendre ce principe au corps entier, puis aux cheveux. Tout étant nudité, même la voix, c'est pourquoi il faut que les femmes ne chantent pas à la synagogue et sont priées d'observer le silence.
Le paradoxe fondamental de l’État d’Israël créé en 1948, défini constitutionnellement comme un État "juif et démocratique", constitue l’un des objets d’étude les plus denses du droit constitutionnel et de la sociologie politique contemporaine. Cette double définition soulève en effet une question cruciale quant à la nature de la citoyenneté israélienne : celle-ci repose-t-elle sur une adhésion confessionnelle, la croyance en Dieu, ou sur une appartenance nationale sécularisée?
Si la croyance individuelle n'est jamais formellement exigée pour l'obtention de la nationalité, l'architecture juridique de l'État intègre pour autant des critères de judéité hérités de la tradition religieuse qui conditionnent l'accès privilégié à la citoyenneté, et régissent les aspects les plus intimes de la vie civile. Il en découle que cette imbrication du religieux et du civil crée un modèle de citoyenneté hybride qui défie les conceptions classiques de la laïcité, notamment le modèle français de séparation stricte, en instaurant une forme de "religion civile" où la tradition devient le vecteur d'une souveraineté nationale.
Les lois fondamentales fondatrices de l'État d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif sont d'une part l'accès à la citoyenneté, d'autre part la Loi du Retour, soit des critères ethno-religieux apparemment sans obligation de foi.
La Loi du Retour date de 1950. Elle est le premier pilier de la citoyenneté israélienne, accordant à tout Juif le droit d'immigrer en Israël - l'Aliyah* - et d'en devenir citoyen. Cette loi est l'expression juridique de la raison d'être du sionisme : le rassemblement des exilés sur leur terre historique. Cependant, la définition du terme "Juif" au sein de cette loi a évolué au gré des tensions entre visions laïques et religieuses du projet national.
Initialement, la Loi du Retour ne proposait en effet aucune définition précise du Juif, laissant place à une interprétation administrative flexible. Ce flou a persisté jusqu'aux crises constitutionnelles des années 1960 et 1970, marquées par les affaires célèbres portées devant la Cour suprême. L'amendement de 1970 a finalement codifié la définition suivante : un Juif est une personne née d'une mère juive ou qui s'est convertie au judaïsme, et qui n'est pas membre d'une autre religion. Cette définition est riche d'enseignements sur le rapport entre citoyenneté et croyance. D'une part, elle valide la citoyenneté de l'athée ou de l'agnostique né d'une mère juive. En ce sens, la croyance en Dieu n'est pas un prérequis : un Juif laïque, voire hostile à la religion, demeure un citoyen de plein droit au titre de son appartenance au peuple juif. D'autre part, la loi impose une exclusion religieuse stricte : le fait de se convertir à une autre religion (christianisme, islam, etc.) entraîne la perte automatique de l'éligibilité à la Loi du Retour.
La citoyenneté suppose donc une "non-croyance" en une autre divinité ou un autre système dogmatique que celui du judaïsme, liant ainsi l'identité nationale à une exclusivité religieuse, de ce fait négative.
* L'Aliyah signifie en hébreu signifie "s'élever" et "monter", la tradition juive considérant le voyage vers la Terre d'Israël comme une ascension, à la fois géographique et métaphysique.
Analyse comparative de l'éligibilité à la citoyenneté (Loi du Retour)
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Profil du candidat |
Statut légal |
Justification juridique et jurisprudentielle |
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Juif né de mère juive, athée déclaré |
Éligible |
Critère de naissance (Halakha) sans test de foi. |
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Juif converti (courants orthodoxe, conservateur ou réformé) |
Éligible |
Reconnaissance des conversions y compris non-orthodoxes pour l'état civil. |
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Personne ayant un seul grand-père juif (non-juive selon la Halakha) |
Éligible |
Clause du « petit-enfant » introduite en 1970 pour protéger les familles mixtes. |
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Juif de naissance converti au christianisme (ex: Frère Daniel) |
Non éligible |
Arrêt Rufeisen v. Minister of Interior (1962) : la conversion rompt le lien national. |
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Conjoint non-juif d'un citoyen juif |
Éligible |
Droit à l'unité familiale garanti par la loi
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De l'affaire Shalit v. Minister of Interior (1970)
Cette affaire a illustré la résistance de l'État à une laïcité pure. Benjamin Shalit, un officier de marine athée, souhaitait inscrire ses enfants comme ayant la "nationalité juive" mais "sans religion" sur leurs cartes d'identité. La Cour suprême, dans un arrêt rendu à une courte majorité (5 contre 4), lui donna raison, estimant que la nationalité pouvait être un sentiment subjectif indépendant de la foi.
Cependant, la réaction politique fut immédiate : sous la pression des partis religieux, la Knesset, le parlement monocaméral de l'Etat d'Israël, amenda la loi pour lier indissociablement l'enregistrement de la nationalité au critère religieux de la lignée maternelle, tout en élargissant parallèlement le droit à l'immigration aux membres non-juifs des familles juives pour assurer la croissance démographique.
Si la croyance en Dieu n'est pas requise pour être citoyen, la vie civile de ce même citoyen est cependant étroitement encadrée par des institutions religieuses, les tribunaux religieux ayant un monopole sur le statut personnel de par la Halakha (Halokhe selon la prononciation ashkénaze), qui regroupe l’ensemble des prescriptions, coutumes et traditions collectivement dénommées "Loi juive". Il en découle une incompatibilité structurelle avec la laïcité entendue comme autonomie du droit civil. Israël n'a de ce fait jamais instauré de mariage civil sur son territoire, maintenant le système du "Millet" hérité de l'Empire ottoman*. En vertu de la Loi sur la juridiction des tribunaux rabbiniques (1953), les questions de mariage et de divorce pour les Juifs en Israël relèvent en effet de la compétence exclusive des tribunaux rabbiniques orthodoxes. Cela s'applique à tous les citoyens juifs, qu'ils soient pratiquants ou laïques.
Cette situation impose des contraintes théologiques majeures :
. Impossibilité du mariage civil intérieur, un citoyen juif laïque ne pouvant pas contracter de mariage civil en Israël. Il est contraint soit de passer par une cérémonie religieuse qu'il ne reconnaît pas, soit de se marier à l'étranger pour que son union soit ensuite transcrite par le ministère de l'Intérieur.
. Interdiction des mariages mixtes, aucune autorité religieuse en Israël ne pouvant célébrer un mariage entre un Juif et un non-Juif. Ce verrou confessionnel empêche la fusion civile de la population et maintient des barrières communautaires strictes.
. Problème des "sans religion", environ 300 000 à 400 000 citoyens, principalement issus de l'ex-URSS. S'ils sont reconnus comme citoyens au titre de la Loi du Retour (car ayant une ascendance juive), ils ne sont pas "Juifs" selon la Halakha. N'étant affiliés à aucune religion officielle, ils se retrouvent dans une impasse juridique totale pour se marier en Israël. Si la Loi sur les unions civiles pour les personnes sans affiliation religieuse de 2010 a tenté d'apporter une réponse à cette catégorie de population, sa portée est restée extrêmement limitée, ne s'appliquant que si les deux membres du couple sont enregistrés comme "sans religion". Et elle reste soumise au veto potentiel des tribunaux religieux s'il existe un soupçon que l'un des conjoints pourrait être juif ou musulman selon les critères confessionnels.
L'influence de la loi religieuse s'étend jusqu'à la définition même de la capacité à se marier via la notion de mamzerout. Un enfant né d'une relation adultérine (selon la définition de la Torah), dit un mamzer, est ainsi inscrit sur une "liste noire" du Rabbinat et ne pourra épouser qu'un autre mamzer ou un converti. Ce type de discrimination, fondé sur une faute religieuse des parents, est l'antithèse absolue de la laïcité moderne qui garantit l'égalité des droits civils indépendamment de la naissance ou de la foi.
* Le système des millets dans l'Empire ottoman consistait en une structure administrative qui permettait aux communautés religieuses et/ou ethniques non musulmanes de gérer leurs propres affaires tout en restant sous le contrôle de l'État ottoman. Chaque millet était dirigé par un chef religieux qui avait le pouvoir de gérer les affaires internes de la communauté.
Répartition des compétences sur le statut personnel en Israël
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Acte civil |
Autorité compétente |
Droit appliqué |
Possibilité de recours civil |
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Naissance / Identité |
Ministère de l'Intérieur |
Droit civil (Loi sur l'enregistrement) |
Oui (Cour Suprême). |
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Mariage |
Tribunaux confessionnels (Rabbinat, Sharia, Druzes, Chrétiens) |
Droit religieux (Halakha, Coran, etc.) |
Non (sauf transcription de mariages étrangers). |
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Divorce |
Tribunaux confessionnels |
Droit religieux |
Limité (surveillance de la procédure par la Cour Suprême). |
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Décès / Sépulture |
Sociétés de pompes funèbres religieuses (Hevra Kadisha) |
Rites religieux |
Très limité (développement récent de cimetières civils). |
L'absence de laïcité en Israël n'est en fait pas le fruit d'un oubli, mais d'un compromis politique délibéré passé avant même la création de l'État. En juin 1947, David Ben Gourion, alors président de l'Agence juive, avait adressé une lettre au parti ultra-orthodoxe Agoudat Israël pour s'assurer de leur soutien, ou du moins de leur non-opposition, au projet de création d'un État juif devant les Nations Unies. Cet accord, connu sous le nom de "Statu Quo", fixait les limites de l'influence religieuse sur l'appareil d'État, en stipulant que le futur État respecterait quatre domaines fondamentaux :
. Le Shabbat (ou Chabbat) jour officiel de repos pour les Juifs, avec une interruption du travail et des services publics.
. La Cacherout, obligeant les cuisines de l'armée et des institutions étatiques à respecter les interdits alimentaires juifs.
. Le statut personnel, avec le maintien des compétences des tribunaux rabbiniques sur le mariage et le divorce pour éviter la division du peuple juif.
. L'éducation, avec la garantie de l'autonomie du réseau d'enseignement orthodoxe à côté des réseaux laïques et sionistes-religieux.
Si Ben Gourion justifiait ce choix par la nécessité de ne pas diviser "la maison d'Israël en deux", l'unité nationale devant primer sur la cohérence idéologique laïque, ce Statu Quo n'a jamais été un concept statique. Il est le théâtre de conflits permanents : de la question de l'ouverture des cinémas ou des supermarchés le samedi à celle de l'introduction de produits levés (hametz) dans les hôpitaux pendant la Pâque juive. C'est pourquoi la Loi fondamentale de 2018 sur l'État-nation a constitutionnalisé certains de ces éléments, élevant le Chabbat et les fêtes juives au rang de jours de repos officiels de l'État. Si cette loi prévoit que les non-Juifs ont le droit de maintenir leurs propres jours de repos, elle marque une rupture avec l'idée d'un État neutre, en ancrant les symboles de l'autorité publique dans le calendrier et la tradition d'une seule confession.
20 % des citoyens israéliens ne sont pas juifs : Arabes musulmans, chrétiens, Druzes. Pour eux, la citoyenneté n'implique évidemment aucune croyance en la Torah ou au Talmud, et la Déclaration d'Indépendance leur promet une "égalité totale de droits sociaux et politiques". Toutefois, l'adoption de la Loi fondamentale d'Israël comme État-nation du peuple juif en 2018 a profondément modifié la perception de cette égalité dans la mesure où cette loi dispose que "le droit d'exercer l'autodétermination nationale dans l'État d'Israël est exclusif au peuple juif". Pour les minorités, cela signifie que si leur citoyenneté individuelle est reconnue, leur appartenance à la nation est niée. Ainsi sur le plan de la langue, voyant l'arabe, qui était auparavant une langue officielle, avoir été dégradé au regard d'un "statut spécial" qui fait de l'hébreu la seule langue d'État. De même en matière de peuplement, l'État considérant le développement de l'implantation juive comme une "valeur nationale" et agissant pour encourager sa consolidation.
Cette loi a provoqué des manifestations massives, notamment chez les Druzes, qui servent dans l'armée et se sentent désormais traités comme des "citoyens de seconde zone". Elle démontre que si la croyance en Dieu n'est pas requise, la citoyenneté s'exerce dans un cadre qui privilégie constitutionnellement une identité ethno-confessionnelle, rendant le concept de laïcité républicaine (fondé sur l'indifférenciation des citoyens) inopérant en Israël.
Mais tous les citoyens juifs ne subissent pas passivement ce cadre religieux, environ 40 % des Israéliens se définissant comme Hilonim (laïques), même si le terme hiloni ne signifie pas "laïque" au sens français du terme. Pour un Israélien, être hiloni signifie généralement ne pas observer les commandements religieux (Mitzvot), sans nécessairement être athée ou rejeter la tradition. Ainsi la grande majorité des laïques pratiquent des rites comme la circoncision, le dîner de Shabbat ou la Bar-Mitzvah (fête marquant la majorité religieuse d'un garçon à 13 ans), les percevant comme des marqueurs d'identité nationale plutôt que comme des actes de foi. Cette "religion civile" permet ainsi à l'État de maintenir une cohésion sociale forte sans exiger une piété rigoureuse.
Toutefois, une fraction de l'élite libérale et laïque exprime une frustration croissante face à ce qu'elle perçoit comme une "coercition religieuse", qui nourrit des mouvements pour le mariage civil, pour l'ouverture des transports publics le samedi, et pour une plus grande transparence des budgets alloués aux institutions religieuses. Le débat n'est pas tant sur la croyance en Dieu, qui reste une affaire privée, que sur l'utilisation de la loi de l'État pour imposer des normes religieuses à ceux qui ne les partagent pas.
Sans oublier les demandes de plus en plus insistantes des partis orthodoxes d’inscrire définitivement dans la loi l’exemption de service militaire pour les étudiants des yeshivot, ces ultra-orthodoxes qui bénéficient depuis 1948 d’un arrangement historique ayant permis à des dizaines de milliers de jeunes hommes de rester dans les écoles talmudiques au lieu de servir dans l’armée. Une situation qui risque de devenir intenable avec les premiers effets, dès janvier 2027, du passage de la durée du service militaire de 36 à 30 mois. L’armée israélienne manque ainsi de bras (de l'ordre de 15 000 soldats), malgré le recours aux réservistes, pour assurer l’ensemble de ses missions dans la bande de Gaza, au sud du Liban, dans le sud de la Syrie et en Judée-Samarie. C'est pourquoi d'aucuns dans l'état-major craignent un "effondrement" prochain de Tsahal.
Typologie des rapports à la religion dans la société juive israélienne
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Groupe |
% approx. |
Rapport à la Loi (Halakha) |
Rapport à l'État |
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Haredim (Ultra-orthodoxes) |
13-15 % |
Autorité absolue de la Halakha sur la loi civile. |
Méfiance envers l'État « laïque » ; exemption militaire. |
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Datiim (Sionistes-religieux) |
10-12 % |
Synthèse de la Torah et du nationalisme moderne. |
Soutien total à l'État comme début de la rédemption ; service militaire. |
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Masortim (Traditionalistes) |
30-35 % |
Respect sélectif des traditions sans pratique stricte. |
Attachement au caractère juif de l'État sans coercition. |
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Hilonim (Laïques) |
40-45 % |
Rejet de la pratique religieuse obligatoire. |
Demande de séparation de la religion et de l'État ; service militaire. |
La Cour suprême d'Israël est de ce fait devenue l'arbitre de la "liberté vis-à-vis de la religion". Dans ce paysage sans constitution et dominé par le Statu Quo, siégeant en tant que Haute Cour de Justice, elle joue un rôle fondamental de protecteur des libertés civiles. Depuis la "révolution constitutionnelle" de 1992 et l'adoption de la Loi fondamentale sur la dignité humaine et la liberté, la Cour a ainsi développé une doctrine de protection de la "liberté vis-à-vis de la religion" (freedom from religion), intervenant pour limiter les abus des autorités religieuses ou les excès du législateur :
. Imposition de la reconnaissance des conversions réformées et conservatrices pour l'enregistrement civil, qui a brisé partiellement le monopole orthodoxe sur la définition du Juif.
. Annulation des règlements municipaux qui interdisaient la vente de porc ou l'ouverture de cinémas lors du Shabbat dans des villes à majorité laïque, en invoquant le principe de proportionnalité et de liberté d'occupation.
. Interdiction de la ségrégation des sexes dans les bus publics (les lignes "Mehadrin") et dans les espaces publics, en réaffirmant que la dignité humaine prime sur la coutume religieuse.
Mais elle reste un arbitre fragile, régulièrement accusée par les partis religieux et une partie de la droite nationaliste d'être un bastion laïque "déconnecté du peuple", ce qui a conduit aux récentes tentatives de réformes judiciaires visant à limiter son pouvoir. La Cour évite également soigneusement de trancher sur le fond de la question du mariage civil, estimant qu'un tel changement de paradigme doit venir de la Knesset, laquelle est paralysée par les alliances politiques nécessaires avec les partis ultra-orthodoxes.
Le conflit de la conscription : quand le théologique devient un fardeau civil
L'une des manifestations les plus actuelles de l'incompatibilité entre citoyenneté démocratique et privilège religieux est la question du service militaire des ultra-orthodoxes. Dans un pays où la conscription est le "rite de passage" vers la citoyenneté pleine et entière, l'exemption massive des étudiants de yechivot (les écoles talmudiques) crée une fracture sociale béante. Si pour les laïques et les sionistes-religieux le service militaire est une obligation civique suprême liée à la survie physique du pays, pour les Haredim* l'étude de la Torah est la protection spirituelle d'Israël, l'intégration dans l'armée étant perçue comme une menace de sécularisation forcée.
La Cour suprême a invalidé à plusieurs reprises les lois prorogeant cette exemption, la jugeant discriminatoire envers les autres citoyens. Mais le refus de plus de 60 000 jeunes ultra-orthodoxes de s'enrôler, malgré les ordres de conscription récents, souligne une réalité brutale : pour une partie de la population, l'allégeance à la loi de Dieu, telle qu'interprétée par les rabbins, est supérieure à l'allégeance aux lois de l'État. Cette situation démontre que la citoyenneté israélienne peine à s'affranchir de sa base religieuse pour devenir une identité purement civique et égalitaire.
* Les haredim ou "craignant-Dieu", souvent appelés juifs ultra-orthodoxes ou simplement ultra-orthodoxes, sont des juifs orthodoxes ayant une pratique religieuse particulièrement forte. Ils ne constituent pas un ensemble uniforme et comprennent en leur sein des hassidim, des mitnagdim, des séfaradim, des mizrahim, etc. Les communautés haredi respectent les mêmes principes, chacune y apportant ses quelques variantes.
Il en résulte que l'on ne peut pas dire "brutalement" que la citoyenneté israélienne "suppose la croyance en Dieu" au sens théologique individuel, l'État d'Israël étant peuplé de citoyens athées, agnostiques ou adeptes de spiritualités alternatives qui jouissent de tous leurs droits civiques. Un candidat à la naturalisation ne subit pas d'interrogatoire sur sa foi, et le serment de loyauté, même s'il mentionne le caractère "juif et démocratique" de l'État, ne constitue pas une profession de foi religieuse. Quant au candidat à l'immigration, il doit principalement fournir une attestation de judéité qui est une lettre originale d'un rabbin reconnu par le Grand Rabbinat d'Israël ou par l'Agence Juive.
Néanmoins, la citoyenneté israélienne est indéniablement "incompatible avec la laïcité" si l'on définit cette dernière comme la séparation de l'Église et de l'État et la neutralité du droit civil.
. L'identité nationale est enracinée dans la religion : le droit au retour et l'accès privilégié à la nationalité reposent sur des critères de judéité qui sont d'origine religieuse.
. L'État délègue sa souveraineté à des institutions cléricales : le monopole du Rabbinat sur le statut personnel force chaque citoyen juif à se définir par rapport à une norme religieuse pour les actes essentiels de sa vie civile.
. L'espace public est régulé par le sacré : le calendrier, le repos hebdomadaire et les symboles étatiques ne sont pas neutres ; ils reflètent la domination symbolique d'une confession particulière.
Israël a inventé un modèle de "démocratie ethnique" ou de "religion nationale" où la laïcité n'existe qu'au travers des brèches ouvertes par la Cour suprême. La citoyenneté n'y est pas une abstraction universelle, mais une appartenance à une communauté dont le code source reste biblique. Si cette hybridation assure la survie de l'identité juive dans un monde globalisé, elle maintient une tension permanente avec les idéaux de liberté individuelle et d'égalité citoyenne qui fondent les démocraties libérales classiques. Elle pose la question de savoir comment à l'avenir Israël pourra maintenir ce compromis sans rompre le lien historique qui unit l'État moderne à la tradition millénaire du peuple juif.
"Un État souverain possède un territoire, une loi unique pour tous et le monopole des armes. Israël n’a pas de frontière convenue, il n’y a plus une seule loi et une seule justice pour tous, mais un système de loi et de justice religieuses parallèle aux lois étatiques, et il existe des milices armées et violentes qui se livrent à des émeutes à leur guise. Le gouvernement israélien est en train de désintégrer l’État d’Israël."
Tzipora Malka Livni dite Tzipi Livni, femme politique israélienne, neuf fois ministre du gouvernement israélien
Le déclenchement apocalyptique de la "fin des temps" a pour racine les figures de Gog et Magog, deux noms propres figurant dans le livre d'Ézéchiel aux chapitres 38 et 39 : "Fils de l'homme, tourne ta face vers Gog, au pays de Magog" (38:1-2), "Voici, j'en veux à toi, Gog, prince de Rosch, de Méschec et de Tubal ! Je t'entraînerai, et je mettrai une boucle à tes mâchoires" (38:3), "J'enverrai le feu dans Magog" (39:6), "Je donnerai à Gog un lieu qui lui servira de sépulcre en Israël" (39:11).
Gog est un nom de personne, Magog un nom de lieu, qui apparaissent cinq fois dans la Bible et deux fois dans le Coran (en arabe, Gog et Magog se dit Yajouj et Majouj). Ils sont liés à une bataille des peuplades païennes Magog, les forces du Mal, contre les Juifs, les forces du Bien, ce combat cosmologique étant censé annoncer la venue du Messie, le Machia'h, à la fin du monde.
La traduction œcuménique de la Bible considère quant à elle qu'il faut se garder de toute identification géographique, le texte de l'Apocalypse précisant que les peuples viennent des "quatre coins de la terre", l'interprétation au sein du judaïsme évoquant soit un affrontement entre le monde d'Édom, c'est-à-dire Rome et par extension l'Occident, soit celui d'Ismaël, c'est-à-dire le monde islamique.
C'est pourquoi ce couple "Gog et Magog" qui a pour sens un fléau mythique et infernal est brandi par les faucons du gouvernement israélien comme référence eschatologique de l'actuel embrasement du Proche-Orient, le silence consternant des grands médias occidentaux se prévalant de laïcité comme de rationalisme laissant pantois. En attendant, le calendrier de cette "fin des temps" par l'avènement du Messiah avance, les autorités religieuses israéliennes ayant procédé en mars 2025 au sacrifice tant attendu de la vache rousse, ce rituel ancien directement lié à la reconstruction du troisième Temple et à l’accomplissement de la prophétie de la fin des temps. Dans le cadre d’une cérémonie qui n’a pas eu lieu depuis l’époque de Moïse, dans un immense autel blanc dans la vieille ville de Jérusalem sur le mont des Oliviers, juste en face du mont du Temple, cinq génisses d’un rouge parfait, qui avaient été acheminées par avion du Texas vers Israël en 2022, ont été sacrifiées, cela étant sujet à de nombreuses tensions, dans la mesure où l'autel abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, deux des lieux les plus sacrés de l’islam.
Les sacrificateurs ont ainsi procédé secrètement à ce premier véritable sacrifice d'une génisse rouge (nommée Tivka) depuis plus de 2 000 ans, le public n’en ayant été informé qu’après que les cendres aient été dissimulées à travers Israël. Certains commentateurs chrétiens ont averti que ce rituel pourrait "annoncer l’arrivée de l’Antéchrist", et déclencher le chaos mondial...
Prémices annonciatrices
Alors que le gouvernement israélien, à l'approche de Pâques 2026, avait directement ordonné la fermeture du Saint-Sépulcre, événement inouï depuis le début des Croisades, les défenseurs du prétendu Occident judéo-chrétien ont passé méticuleusement sous silence la montée de l'intolérance anti-chrétienne en Israël. Les regards du monde étant rivés sur les lignes de front mouvantes du Proche-Orient notamment en Iran et au Liban, une autre guerre, plus silencieuse mais tout aussi dévastatrice pour l’âme de Jérusalem, se jouait à l’ombre des Lieux saints, l’escalade systématique de l’intolérance envers les communautés chrétiennes en Israël. Ses effets observés entre 2023 et 2026 ne sont pas qu'une simple série d’incidents isolés, mais le symptôme d’une "fièvre messianique" qui menace de transformer la Ville éternelle en un ghetto exclusiviste.
Les chiffres, froids et implacables, parlent d’eux-mêmes. Le Rossing Center for Education and Dialogue* a ainsi recensé 111 incidents anti-chrétiens en 2024, ce qui marquait une hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Et ces statistiques ne sont que la "partie émergée de l’iceberg", l'estimation étant que 90 % des agressions ne sont jamais signalées par des victimes qui ont perdu toute confiance en une police souvent accusée d'inertie.
Ce qui frappe aujourd'hui, c'est le passage de ce que les experts appellent le Smash (le vandalisme spectaculaire) au Squeeze (la pression quotidienne). Ils vont des profanations de cimetières sur le mont Sion ou du saccage de statues du Christ sur la Via Dolorosa à la "phénoménologie du crachat" sur des religieux chrétiens, celle-ci illustrant le mieux la dégradation du climat social. Se faire cracher dessus à Jérusalem est ainsi devenu, pour un prêtre ou une religieuse, une probabilité quasi quotidienne. Plus grave encore, cette pratique est parfois présentée par certains leaders politiques comme une "vieille tradition juive", normalisant ainsi l’insulte religieuse au plus haut niveau de l’État.
En Cisjordanie, la violence incessante des colons, associée à la politique de colonisation continue d’Israël, pourrait sonner le glas des communautés chrétiennes restantes en Terre Sainte, Israël ayant approuvé la démolition de milliers de maisons en Cisjordanie appartenant à des communautés chrétiennes. Il s'agit d'un empiètement sur le territoire de certaines des plus anciennes populations chrétiennes de la région,
en particulier autour de Bethléem. Après la colonie légalisée par Jérusalem-Ouest en 2025, la colonie de Shtema, située sur le site d’une ancienne base militaire israélienne juste à l’est de la ville de Bethléem, est appelée à marquer la fin de la communauté chrétienne en Terre Sainte.
Quant à la mosquée Al-Aqsa, l’un des lieux musulmans les plus sacrés de Jérusalem, elle avait été maintenue fermée par les autorités israéliennes alors que les musulmans du monde entier célébraient l’Aïd al-Fitr, le dernier vendredi du ramadan. Le site avait été fermé en raison de la guerre avec l’Iran, les fidèles n’étant pas autorisés à célébrer cette fête sur place pour la première fois depuis 1967. Si des dizaines de personnes se sont rassemblées à Jérusalem pour prier, leurs tentatives pour s’approcher des portes de la vieille ville ont été repoussées par des tirs de gaz lacrymogène des forces de sécurité israéliennes postées aux points de contrôle. Pendant ce temps, au Liban, les forces israéliennes détruisaient le Maqam Shamoun Al Safa, le sanctuaire de Shimon, un site religieux historique situé dans le village de Shama, au sud du Liban, lors d’opérations terrestres. Ce sanctuaire, qui abrite un mausolée que certains chrétiens locaux considèrent traditionnellement comme le lieu de sépulture de Simon Pierre (également connu sous le nom de Saint Pierre), l’un des douze apôtres de Jésus-Christ et figure fondatrice du christianisme primitif, a subi d’importants dégâts, les troupes israéliennes l'ayant piégé avec des explosifs avant de se retirer, faisant exploser les charges et réduisant une grande partie de la structure en ruines.
Comment s'en étonner au moment où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présentait sa vision du monde aussi effrayante que révélatrice en disant : "Jésus-Christ n’a aucun avantage sur Gengis Khan. Car si vous êtes assez fort, assez impitoyable, assez puissant, le mal l’emportera sur le bien." Ce n’était pas un lapsus, ni une remarque désinvolte tirée d’un vieux livre d’histoire. Il ne faisait que réaffirmer avec force une philosophie à laquelle il se réfère depuis des années, à savoir que la moralité est un luxe pour les faibles et la puissance brute comme seule monnaie qui compte...
* La vocation du Rossing center est l'éducation et le dialogue afin de tisser des liens entre juifs et arabes, et juifs, chrétiens et musulmans dans la société israélienne.
En 1700 paraissait à Francfort un ouvrage intitulé Entdecktes Judenthum, signé par l’auteur orientaliste Johann Andreas Eisenmenger. Il prétendait démontrer, citations à l’appui, que le judaïsme contenait des attaques systématiques contre le christianisme. Cet ouvrage structuré et documenté va incarner une étape dans la formalisation intellectuelle de l’antijudaïsme chrétien, que trois siècles plus tard, en février 2026, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rappellera en déclarant publiquement que "les juifs ont été détestés et blâmés à toutes les époques", et que ce cycle historique doit désormais prendre fin. Il évoque ainsi une continuité, un schéma récurrent, une hostilité multiforme traversant les siècles, revendiquant désormais la fin d’une vulnérabilité.
Or, s'il est indéniable que des persécutions ont jalonné l’histoire juive européenne - expulsions médiévales, ghettos, pogroms, culminant dans la Shoah -, il est également indéniable que ces hostilités n’ont jamais été uniformes ni constantes : des périodes de coexistence, de coopération économique, de relative intégration ont alterné avec les phases de rejet. Alors qu'Eisenmenger écrivait dans une Europe confessionnelle où l’unité religieuse était perçue comme fondement de l’ordre politique, Netanyahu parle dans un monde post-Shoah, où l’État d’Israël existe comme puissance militaire et diplomatique. Aussi la question se pose de savoir comment une minorité longtemps vulnérable a pu devenir l’incarnation d’un État souverain puissant, et comment la mémoire de la vulnérabilité peut interagir avec l’exercice contemporain du pouvoir ?
L’antijudaïsme chrétien européen : théologie, pouvoir et exclusion
L’antijudaïsme européen fut d’abord théologique, le judaïsme étant perçu dans la tradition chrétienne comme la matrice inachevée de la révélation chrétienne. Cette logique dite de "substitution" a ainsi installé une tension doctrinale : l’Ancienne Alliance serait accomplie et dépassée par la Nouvelle. C'est pourquoi au Moyen Âge, cela s'est traduit par un statut juridique spécifique : des communautés juives certes tolérées mais distinctes, dépendant directement du souverain. Leur protection était conditionnelle. Sous le règne de Louis IX, des mesures restrictives furent adoptées : confiscation du Talmud, débats théologiques publics, limitations économiques. Il ne s’agissait pas d’un antisémitisme racial (concept inexistant à l’époque), mais d’une volonté d’uniformité religieuse dans un royaume où foi et ordre politique étaient imbriqués.
La Réforme protestante ne mit pas fin à cette hostilité, Martin Luther, dans ses derniers écrits, adoptant une virulence extrême envers les juifs après avoir espéré leur conversion. Son hostilité était d’abord théologique, avec un langage annonçant des formes plus radicales de rejet.
L’Espagne inquisitoriale ajoutera une dimension nouvelle, celle des "conversos", juifs convertis soupçonnés de pratiquer secrètement leur ancienne religion. Est apparue une suspicion quasi ethnique, la pureté du sang devenant critère. C'est une transition lente d’un antijudaïsme religieux vers une proto-racialisation.
La figure du juif médiéval, qui cumule plusieurs fonctions paradoxales - intermédiaire économique dans un système où l’usure est interdite aux chrétiens, minorité lettrée dans des sociétés majoritairement analphabètes, groupe translocal dans des mondes fragmentés - rend alors possible la projection même si ces caractéristiques ne produisaient pas mécaniquement la haine.
L’antijudaïsme chrétien ne fut jamais uniforme, voyant des papes protéger les communautés juives, des princes encourager leur installation pour dynamiser l’économie, et des périodes de coexistence pacifique exister. La rupture décisive interviendra au XIXe siècle, lorsque l’antisémitisme devient racial et national. Le juif n’est plus seulement celui qui refuse la foi chrétienne : il devient celui qui, même assimilé, resterait autre par essence. C’est dans ce basculement que se prépare la catastrophe du XXe siècle.
Diaspora, minorité intermédiaire et logique du bouc émissaire
La condition diasporique est un élément central. Une diaspora est par définition transnationale : elle entretient des liens culturels, familiaux, économiques au-delà des frontières. Dans des sociétés prémodernes structurées autour de communautés locales homogènes, cette dimension translocale peut susciter suspicion et fantasmes.
Les communautés juives d’Europe ont souvent occupé des positions dites "intermédiaires" : commerce, finance, médiation. Non par essence, mais par contrainte structurelle. Exclues de certaines professions, limitées dans l’accès à la propriété foncière, elles se sont spécialisées dans des niches autorisées. Ce phénomène n’est pas propre aux juifs : on l’observe chez les Arméniens dans l’Empire ottoman, les Chinois d’Asie du Sud-Est, ou les Libanais d’Afrique de l’Ouest.
Ces minorités dites "intermédiaires" concentrent de ce fait deux perceptions contradictoires : elles apparaissent utiles, elles apparaissent influentes. Si dans les périodes de stabilité, cette utilité est valorisée, dans les périodes de crise, elle devient motif de ressentiment.
Le mécanisme du bouc émissaire, théorisé par l'anthropologue, historien, théologien et philosophe français René Girard (1923/2015), éclaire ce processus : lorsqu’une société traverse une tension interne qu’elle ne parvient pas à résoudre, elle externalise la faute sur un groupe distinct, identifiable, mais relativement vulnérable. Ce groupe devient le support symbolique des angoisses collectives.
C'est ainsi qu'au Moyen Âge, lors des épidémies de peste, les juifs furent accusés d’empoisonner les puits, et qu'au XIXe siècle, ils seront accusés d’incarner simultanément le capitalisme financier et le bolchevisme révolutionnaire — accusation paradoxale mais révélatrice d’un besoin de personnifier des transformations complexes. Quant à l'antisémitisme moderne, il naît précisément au moment où les sociétés européennes entrent dans la modernité industrielle et nationale. L’émancipation juridique des juifs, leur intégration progressive dans les professions libérales, la finance ou la culture provoquent une nouvelle forme d’hostilité : non plus religieuse, mais identitaire. Le juif assimilé devient suspect parce qu’il est invisible.
Ce glissement est décisif, la différence n’étant plus doctrinale mais perçue comme ontologique. Et c’est dans ce climat que va se développer un imaginaire du "pouvoir caché" qui traversera le XXe siècle sous des formes diverses, la Shoah représentant l’aboutissement extrême et criminel de cette racialisation.
La création d’Israël au XXe siècle ne résulte pas seulement de la mémoire des persécutions, mais aussi de calculs géopolitiques impériaux. Lorsqu'en 1917 la Première Guerre mondiale redessine le Moyen-Orient avec l'effondrement de l’Empire ottoman, les puissances européennes cherchent à sécuriser leurs intérêts stratégiques. La France et la Grande-Bretagne vont ainsi soutenir à l’établissement d’un "foyer national juif". Et c'est la stratégie impériale britannique qui va l'emporter, s'attachant notamment à visant à sécuriser la route des Indes. Mais comme Londres avait parallèlement encouragé les aspirations arabes à l’indépendance, la Palestine devient le point de convergence de promesses croisées et incompatibles.
Après la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, la légitimité morale du projet sioniste s'est considérablement renforcé. En 1948, l’État d’Israël est proclamé, la guerre qui suit entraînant le déplacement massif de populations palestiniennes. Cet événement est fondateur d’une mémoire nationale douloureuse.
En résumé, la naissance d’Israël est à la fois un projet d’autodétermination nationale, un produit de la diplomatie coloniale, et le catalyseur d’un conflit durable, accentué par le sort des Palestiniens (déplacements, absence d’État souverain durable, cycles de violence à Gaza et en Cisjordanie) qui nourrissent un ressentiment régional profond. C'est pourquoi depuis les années 1970 le conflit israélo-palestinien a dépassé largement le cadre local pour devenir un symbole mondial, avec pour certains celui d’une résilience nationale face à l’hostilité régionale, et pour d’autres celui d’une injustice prolongée, voyant l’Iran, notamment depuis 1979, instrumentaliser la cause palestinienne dans sa stratégie régionale contre Israël et les États-Unis.
Ainsi, la transition de la diaspora à la souveraineté n’a pas mis fin aux tensions historiques. Elle les a transformées. La vulnérabilité s’est muée en puissance militaire et technologique. Mais cette puissance est perçue différemment selon les perspectives.
La question palestinienne : tragédie nationale, guerre asymétrique et polarisation mondiale
Pour les Israéliens, l’indépendance représente l’aboutissement d’un droit à l’autodétermination, consolidé après la Shoah et les refus arabes du plan de partage de l’ONU. Pour les Palestiniens, 1948 constitue la Nakba — la catastrophe — marquée par des déplacements massifs, la perte de terres et l’exil. Ce sont deux mémoires fondatrices qui s’opposent.
Depuis, plusieurs guerres régionales (1948, 1967, 1973) ont redessiné les frontières et installé une occupation prolongée en Cisjordanie et à Gaza. Les accords d’Oslo (1993) avaient suscité l’espoir d’une solution à deux États, mais leur échec a laissé place à une fragmentation politique et territoriale. Gaza est désormais devenue l’épicentre symbolique du conflit. Contrôlée par le Hamas depuis 2007, elle subit des cycles récurrents de confrontation militaire avec Israël. Chaque escalade renforce les récits antagonistes : lorsque Israël invoque la sécurité et la lutte contre un mouvement armé qui nie son existence, les Palestiniens dénoncent un blocus, une disproportion militaire et une crise humanitaire chronique.
Ce déséquilibre alimente une polarisation internationale croissante. Le conflit n’est plus seulement territorial : il devient moral, identitaire, globalisé par les réseaux sociaux. Quant à l’Iran, il joue un rôle stratégique central. En soutenant des acteurs hostiles à Israël (Hezbollah au Liban, factions palestiniennes), Téhéran inscrit la question palestinienne dans une rivalité régionale plus large.
Dans ce contexte, toute critique d’Israël peut être perçue de deux manières opposées : comme une critique légitime d’une politique d’État ; comme une réactivation de vieux schémas antisémites. Et c’est ici que le pont avec les déclarations de Netanyahu devient délicat, car lorsque celui-ci affirme que la haine traverse les siècles, il relie implicitement les critiques actuelles à une longue mémoire de persécutions. Pour ses soutiens, cette continuité est évidente. Pour ses opposants, elle peut apparaître comme une stratégie de délégitimation des critiques contemporaines. La difficulté intellectuelle réside précisément dans cette zone grise : comment distinguer critique politique, indignation humanitaire et hostilité identitaire ?
La question palestinienne n’est pas un simple épisode du passé colonial. Elle est bel et bien devenue un miroir mondial des tensions entre souveraineté, mémoire et droit international.
Après 1945, l’Europe est entrée dans une ère mémorielle nouvelle, la Shoah devenant un événement fondateur de la conscience européenne moderne. Elle va redéfinir les normes juridiques et morales, comme la loi Gayssot (1990) en France qui pénalise la négation des crimes contre l’humanité. D’autres textes élargissent progressivement la lutte contre les discours haineux, l'objectif louable étant d'empêcher la résurgence d’idéologies exterminatrices. Sous la présidence de Emmanuel Macron, la lutte contre l’antisémitisme va même être régulièrement affirmée comme priorité nationale, avec moultes commémorations, panthéonisations et discours officiels pour inscrire la mémoire juive dans le récit républicain.
Cependant, l’extension des lois mémorielles soulève des débats. Si certains y voient une protection indispensable, d’autres redoutent un risque de confusion entre lutte contre la haine et restriction du débat politique, notamment lorsqu’il s’agit d’Israël.
La France, pays à forte population musulmane et juive, devient ainsi un laboratoire de tensions mémorielles croisées, avec d'un côté des actes antisémites documentés et parallèlement des voix dénonçant une instrumentalisation politique de l’accusation d’antisémitisme.
Ce climat se complexifie à l’ère numérique, les réseaux sociaux amplifiant les controverses, accélérant la circulation des images de Gaza, et rendant les conflits lointains émotionnellement immédiats.
La mémoire européenne fonctionne ainsi comme un filtre interprétatif. Elle impose une vigilance accrue face à toute rhétorique perçue comme antisémite. Elle rend le débat particulièrement sensible dès qu’Israël est en cause. Il s'agit d'une configuration nouvelle, où mémoire historique, droit pénal et géopolitique s’entrecroisent.
De l'antisémitisme
Dans notre mode contemporain, l'accusation d'être antisémite est sans équivalent. En effet, s'il existe, dans toutes les civilisations, des mots qui condamnent, ce mot "antisémite" est le seul à ne laisser aucune voie de rédemption. Il n’est pas une insulte, pas un reproche, pas même une simple accusation morale. Il est une sentence ontologique destiné à sortir de l’humanité partageable celui qui en est accusé. Il signifie être retranché, désigné, infecté. Car s'il existe des ex-communistes repentis (comme l'intellectuel russe Alexandre Soljenitsyne), des ex-racistes convertis (comme Malcolm X né Little), des ex-islamophobes reconvertis (comme certains journalistes laïcs), des ex-misogynes, ex-homophobes, ex-violents, ex-vendeurs d’armes… il n’existe pas d’ex-antisémite socialement réhabilité.
Dans son sens originel, être "antisémite" signifie haïr ou discriminer un groupe humain, en l’occurrence les Juifs. Mais ce sens a glissé. Le mot ne désigne plus seulement ce qu’une personne fait ou dit, mais ce qu’elle est. Un antisémite n’est pas quelqu’un qui s’est trompé, mais quelqu’un qui est devenu hors-norme, irrécupérable, irrémédiable. C’est une identité d’exclusion, comme "sorcier" ou "paria" autrefois, sauf que cette exclusion, aujourd’hui, n’a pas besoin d’être démontrée : elle se déclare.
La force de cette accusation est son caractère de faute absolue. Plus qu’un crime, il s'agit d'une transgression du sacré, autrement dit la méta-réalité sacrée qu'est la Shoah. Elle n’est pas seulement un événement historique. Elle est devenue, pour l’Occident post-chrétien, le pivot sacré de la mémoire collective. Elle a remplacé la Croix dans la culture, le Jugement dernier dans la morale, et le Mal absolu dans la philosophie. Ainsi, toucher à ce sanctuaire, même indirectement (en critiquant Israël, le sionisme, ou certaines figures juives), c’est blasphémer. Et le blasphème, dans toute société religieuse, même sécularisée, est impardonnable.
Le propre de l’accusation d’antisémitisme, c’est qu’elle annule le droit à se défendre. Si l'on nie, c’est la preuve. Si l'on nuance, c’est la preuve. Si l'on invoque la liberté d’expression, c’est la preuve. Et si l'on est juif, c’est pire, puisqu'on est "auto-antisémite" ou traître. C’est une accusation sans extérieur possible. Tout ce que nous dirons sera retourné dans le cadre de la faute originelle. Et donc, aucun pardon n’est offert.
La société contemporaine ne pardonne pas l’ombre d’un soupçon d’antisémitisme. Et même l’intention est coupable !
L'antisémitisme est en fait la matrice de la faute refondatrice de l’Occident moderne. Après 1945, le nazisme défait, sa trace a été intégrée comme repoussoir fondamental. L’Europe ne veut plus se définir par une origine chrétienne ou nationale, mais par ce qu’elle n’est plus : raciste, colonialiste, fasciste. Et au centre de ce rejet : l’antisémitisme nazi, et donc la Shoah.
De là découlent la création de l’État d’Israël (1948), la construction de l’Union européenne (souvent pensée comme antidote au fascisme), la transformation du droit, de l’éducation, de la mémoire. Autrement dit, le monde d’après 1945 est né pour éviter que la Shoah se reproduise. Et donc toute critique du "peuple juif" ou de ce qui s’y rattache, n’est plus politique : elle est perçue comme un appel au retour du Mal.
La conséquence, c’est que le mot "antisémite" est devenu un mot d’interdiction.
. Il empêche d’interroger l’histoire des Khazars.
. Il interdit de parler de certains passages du Talmud.
. Il rend impossible toute critique frontale d’Israël.
. Il détruit toute tentative de réflexion sur les réseaux d’influence juifs dans les médias ou la finance.
. Il transforme un débat sur le droit international (ex. : Gaza) en débat sur la haine.
C’est un mot poison. Pas parce que la haine des Juifs n’existe pas, mais parce que ce mot est utilisé pour interdire toute parole dissidente, même lorsqu’elle est lucide, factuelle ou prophétique. Il ne s’agit pas de nier le mal de l’antisémitisme réel, ni d’excuser la haine raciale ou religieuse.
Mais il s'agit de refuser l’instrumentalisation absolue d’un mot, qui ne sert plus à protéger des personnes, mais à protéger des systèmes de pouvoir. Dire que l’État d’Israël tue des enfants à Gaza n’est pas de l’antisémitisme. Dire que des réseaux d’influence existent n’est pas de la haine.
Dire que le mot "génocide" s’applique aussi à d’autres que les Juifs est un appel à l’universalité, pas à la négation. Redonner au mot "antisémite" sa gravité véritable, c'est le soustraire à son pouvoir divinisé.
Contrôle du narratif à l’ère numérique : plateformes, accusations et liberté d’expression
Les Twitter Files, publiés à partir de 2022 après le rachat de la plateforme par Elon Musk, vont mettre en lumière les interactions entre grandes plateformes, autorités publiques et dispositifs de modération, posant la question de savoir où se situe la frontière entre modération légitime et censure politique. À partir de 2023–2024, la polarisation s’intensifie autour de la guerre à Gaza. Musk est publiquement accusé d’avoir relayé ou toléré des contenus jugés antisémites, voyant de grandes entreprises suspendre temporairement leurs publicités sur la plateforme. Quant aux autorités européennes, elles invoquent le Digital Services Act pour exiger une vigilance accrue.
Le débat est devenu triangulaire, entre défenseurs d’une modération stricte qui invoquent la lutte contre la haine et la désinformation, partisans d’une liberté d’expression maximale qui dénoncent une restriction idéologique, et acteurs politiques qui tentent d’influencer l’équilibre. Les États, les ONG, les annonceurs, les institutions européennes et américaines participent tous à cette bataille informationnelle, pointant que l’accusation d’antisémitisme est devenue un marqueur puissant dans le débat numérique. Elle peut être ainsi une réponse nécessaire à des discours réellement haineux, ou perçue comme un instrument de disqualification.
La même dynamique apparaît dans les controverses autour du rachat de TikTok aux États-Unis. Officiellement motivée par des préoccupations de sécurité nationale vis-à-vis de la Chine, l’affaire illustre surtout une réalité : les plateformes sont devenues des enjeux géopolitiques majeurs.
La question centrale dépasse le seul conflit israélo-palestinien : qui définit les limites du dicible dans un espace numérique globalisé ?
Dans ce contexte, la mémoire européenne de l’antisémitisme et la polarisation américaine se rencontrent. Toute déclaration publique devient immédiatement globale, amplifiée, commentée, instrumentalisée. Le conflit local est un théâtre narratif désormais mondial.
Médias, diplomatie et controverses transatlantiques
La polarisation traverse aussi les médias traditionnels et le débat politique américain. Car le soutien à Israël, historiquement bipartisan, connaît des fractures croissantes, une partie de l’opinion publique — notamment parmi les jeunes générations — exprimant une critique plus ouverte des opérations militaires à Gaza. Parallèlement, les accusations d’antisémitisme se multiplient dans les universités américaines, donnant lieu à des auditions parlementaires très médiatisées. La diplomatie israélienne de son côté investit massivement le champ du soft power : communication stratégique, mobilisation des diasporas, alliances technologiques. Et les acteurs palestiniens, quant à eux, utilisent l’image de la souffrance civile comme levier moral.
Dans cet environnement, la notion de "contrôle du narratif" devient omniprésente. Si le contrôle de l’information est une pratique universelle des États modernes, Israël n’étant pas unique en cela, la singularité du cas israélien tient davantage à la charge historique du sujet qu’à l’existence d’une stratégie en soi, expliquant que lorsque Netanyahu affirme que la haine traverse les siècles, il inscrit le débat contemporain dans une continuité longue. Il en est de même avec les critiques qui dénoncent les opérations à Gaza, leur argument s'inscrivant dans le registre du droit international et des droits humains. Ces deux registres coexistent, s’affrontent et parfois se confondent, rendant d'autant plus nécessaire la vigilance quant à la tentation de transformer une controverse géopolitique en un affrontement ontologique entre civilisations ou communautés.
À mesure que les tensions contemporaines s’intensifient, les récits historiques périphériques ressurgissent dans le débat public, à l'instar de la thèse khazare qui soutient que les juifs ashkénazes descendraient majoritairement du royaume turcique des Khazars, converti au judaïsme au VIIIe siècle. Sur le plan académique, cette hypothèse est débattue depuis le XIXe siècle, les recherches génétiques contemporaines montrant une origine mixte, levantine et européenne, qui rendent toute lecture simpliste inopérante. A quoi se rajoute la figure de Sabbataï Tsevi, un mystique ottoman qui au XVIIe siècle s'est proclamé messie afin d'entraîner un vaste mouvement messianique juif (il se convertira à l’islam sous pression).
Ces deux éléments historiques alimentent à l'heure contemporaine ce qui est qualifié de récits conspirationnistes, dans la mesure où ils suggèrent des continuités occultes ou des stratégies dissimulées. Ce phénomène n'est d'ailleurs pas uniquement propre à l’histoire juive, des mécanismes comparables étant utilisés autour de l’Empire ottoman, de la colonisation européenne, ou de la guerre froide. S'ils ne constituent nullement la preuve d’un dessein collectif transhistorique*, ils prospèrent dans les périodes de défiance généralisée envers les institutions, qui plus est à l'heure de la diffusion numérique. Et plus la polarisation augmente, plus l’histoire devient champ de bataille symbolique.
* Tout groupe ancien possédant des épisodes hétérodoxes, des crises internes, des débats théologiques, les transformer en preuve relève de la fiction politique.
L'affirmation que la haine envers les juifs traverse les siècles et qu’elle doit désormais cesser est propre à une mémoire longue, sauf que le contexte actuel diffère radicalement de celui de 1700, celui d'une minorité juridiquement fragile. La transformation d'Israël en une puissance militaire, technologique et nucléaire reconnue ne peut que modifier profondément les perceptions, qui plus est dans le cadre d'une mondialisation voyant les images de Gaza circuler en temps réel et peser sur les opinions publiques. Si une résurgence de l’antisémitisme classique est indéniable, les critiques légitimes des politiques israéliennes usitées existent également, avec comme conséquence la disparition de la nuance. Le constat lucide est qu'il n’existe pas de constante mystérieuse expliquant la haine, mais des configurations historiques spécifiques : tension théologique au Moyen Âge, nationalisme racial au XIXe siècle, catastrophe industrielle de masse au XXe siècle, conflit régional mondialisé numériquement au XXIe siècle. Ce qui en revanche demeure constant n’est pas la haine elle-même, mais la capacité des sociétés humaines à projeter leurs angoisses sur des figures symboliques, interrogeant la capacité de la responsabilité institutionnelle contemporaine à maintenir des distinctions claires entre peuple et État, mémoire et stratégie, critique et hostilité, liberté d’expression et incitation à la violence. Si une dérive existe aujourd’hui, elle tient peut-être moins à une permanence historique qu’à la saturation informationnelle et à la polarisation globale.
S'il est possible de lire l’histoire uniquement comme une succession d’événements politiques, de conflits, de traités, de renversements d’alliances et de récits concurrents, il est aussi possible d’y discerner autre chose : un mouvement plus profond, plus lent, presque imperceptible, que certaines traditions ont appelé la fin d’un cycle. Dans cette perspective, les crises visibles ne seraient que les symptômes extérieurs d’un déséquilibre intérieur plus ancien.
Le penseur français René Guénon (1886/1951), "figure inclassable de l’histoire intellectuelle du XX° siècle, décrivait la modernité comme l’aboutissement d’un processus de dégénérescence spirituelle. Selon lui, les civilisations traditionnelles reposaient sur un axe vertical : un Principe transcendant organisait le politique, le social et le symbolique. Avec le temps, cet axe s’est affaibli. Le centre s’est obscurci, la périphérie a pris le dessus. Le monde est entré dans ce qu’il appelait le "règne de la quantité", où la mesure qualitative des choses est remplacée par l’accumulation, la vitesse et la puissance technique.
Si l’on regarde notre époque, on observe effectivement une intensité inédite des moyens matériels et une fragilité croissante du sens. Jamais l’humanité n’a autant communiqué, et pourtant jamais elle n’a semblé aussi fragmentée. Les récits s’affrontent sans médiation. Les mémoires blessées deviennent des identités politiques. Les symboles sont utilisés comme armes. Cette saturation n’est pas seulement informationnelle ; elle est spirituelle.
Le brouhaha comme méthode (1)
Mémoire sacralisée, lois protectrices, monumentalité républicaine, Panthéon comme autel laïque... Cet absolu moral s’exporte, filtre et structure les réflexes au-delà des frontières. À partir des années 1990, il est progressivement devenu progressivement un prisme implicite de lecture internationale, s'étant installé comme évidence morale.
Il en a découlé qu'Israël est d’abord lu à travers la mémoire de la Shoah, que l’Iran ensuite est immédiatement associé à une menace existentielle, que les conflits du Proche-Orient sont hiérarchisés à partir d’un centre moral préétabli, et que l’antisionisme est suspecté presque automatiquement d’antisémitisme, comme si toute critique géopolitique devait passer par un soupçon identitaire préalable. Ces réflexes ne sont pas nécessairement injustifiés. Mais ce qui frappe, c’est leur caractère structurant : ils précèdent l’analyse et organisent l’émotion.
À Gaza, la souffrance est réelle, massive, documentée. Pourtant, le récit dominant encadre l’interprétation : droit à la légitime défense, menace terroriste, contexte sécuritaire. Les mots sont pesés, calibrés. Certaines comparaisons deviennent immédiatement explosives. L’indignation est admise, mais dans un périmètre narratif strict. En Cisjordanie, l’expansion des implantations, les tensions quotidiennes et les affrontements asymétriques sont relégués dans des analyses techniques, fragmentées, rarement portées au rang de crise morale centrale. La dynamique de terrain devient "complexité", tandis que d’autres dossiers reçoivent un traitement moral plus immédiat. Au Liban, en Syrie, en Irak, ces territoires sont souvent décrits comme des espaces d’opérations techniques ou défensives, davantage que comme des drames moraux majeurs pour les peuples et leurs monuments ou comme des échiquiers stratégiques et eschatologiques.
Tous constituent un cadre qui précède l’événement et organise la hiérarchie des indignations. Certaines souffrances deviennent immédiatement centrales, tandis que d’autres restent périphériques. Certaines menaces sont qualifiées d’existentielles, et d'autres sont contextualisées. Ce filtre est désormais permanent, pour devenir évidence, une constance à partir duquel tout est évalué, et qui structure comme architecture non seulement l’émotion médiatique, mais aussi la diplomatie, les alliances, les silences et les prudences.
Et le phénomène ne s’arrête pas au Moyen-Orient. En Argentine, sous Javier Milei, l’alignement explicite sur Israël et les États-Unis est spectaculaire : gestes symboliques forts, rhétorique assumée, proximité affichée. Dans le même temps, des lignes de crédit américaines massives, via des mécanismes financiers internationaux et des soutiens institutionnels, maintiennent un pays en crise sous perfusion du dollar. À l’inverse, le Venezuela de Maduro, posture hostile à Washington, rhétorique anti-sioniste assumée, a subi isolement, sanctions et pression constante. Quant à l’Ukraine, la corruption y est ancienne, enracinée, documentée depuis des décennies avec ses oligarques, réseaux d’influence, interférences étrangères. Pourtant, depuis la guerre, un miracle narratif semble s’être produit. Si la corruption existe, elle n’atteint jamais le centre symbolique, touchant des adjoints, des ministres, des intermédiaires sans atteindre jamais la figure de proue dont le symbole doit rester intact. Toute interrogation devient immédiatement suspecte, et poser une question c’est "servir Moscou", comme évoquer des zones d’ombre c’est "relativiser l’agression". La morale de guerre absorbe la nuance. Or, lorsqu’une morale absorbe la nuance, elle cesse d’être morale : elle devient sacralité. Phénomène troublant, certains hiérarques éclaboussés par des scandales trouvent refuge dans des zones géopolitiquement protégées, notamment en Israël, sans que l’on entende beaucoup parler de coopération judiciaire internationale. C'est cela un filtre.
La question devient d'autant plus vertigineuse lorsqu’on la transpose à l’affaire Epstein*. Le scandale était d’ampleur systémique : réseaux transnationaux, élites politiques, économiques, culturelles. Pourtant, l’enquête publique a oscillé entre emballement spectaculaire et zones d’ombre persistantes. Des noms ont circulé, d’autres ont disparu. Des angles ont été martelés, d’autres ont été évités. Non par censure explicite, mais par saturation et diversion. Plus on en parle, moins on comprend. Puis vint la saturation : heures d’antenne, révélations partielles, indignations calibrées. Au final, une impression étrange : plus le bruit augmente, moins la compréhension progresse.
Même chose dans certaines polémiques américaines récentes, y compris autour de figures comme Charlie Kirk*. Les camps s’affrontent, les accusations fusent, les réseaux se répondent. La surface s’agite, mais la structure reste hors champ. Les véritables circuits d’influence ne sont jamais cartographiés sérieusement. On s’épuise en surface, on ne descend pas dans la charpente.
* Cf. Compréhension de la ligne conductrice dystopique de la Matrice au XXI° siècle.
Le brouhaha comme méthode (2)
Lorsqu’une affaire touche des personnalités issues de groupes historiquement persécutés, un argument surgit presque mécaniquement : il faut éviter d’alimenter l’antisémitisme. L’intention peut être louable. Mais elle produit un effet collatéral : certaines pistes deviennent taboues. Le soupçon d’arrière-pensée suffit à disqualifier la question. Le débat se déplace du fait vers l’intention supposée de celui qui questionne. Des interrogations deviennent intouchables non parce qu’elles seraient fausses, mais parce qu’elles sont jugées dangereuses.
Cette logique dépasse l’aire euro-occidentale, les crises internationales étant lues à travers un centre moral préexistant : une grille qui hiérarchise les douleurs, classe les agressions selon des catégories implicites et rend certaines lignes de critique politiquement "interdites" par crainte d’être assimilé au mal absolu. La question n’est plus seulement : est-ce vrai ? Elle devient : que va provoquer cette vérité ? À partir de ce glissement, le filtre s’active presque mécaniquement.
Lorsqu’un acte antisémite est signalé et il doit être condamné sans réserve, la machine médiatique se met en mouvement à pleine puissance. L’émotion est immédiate, massive, légitime. Mais lorsque des enquêtes ultérieures révèlent manipulation ou mise en scène, le correctif ne bénéficie presque jamais de la même intensité. L’impact initial grave les esprits ; la rectification s’évanouit dans le flux continu de l’actualité. Si ces manipulations soient la norme, leur traitement différencié, lorsqu’il se répète, installe un malaise. Car un déséquilibre persistant produit une nausée morale. Non contre un peuple, non contre une foi, mais contre un système de gestion du sacré devenu asymétrique.
Lorsque certaines fautes explosent à la une, et que d’autres glissent en marge, que certaines accusations sont reprises en boucle alors que d’autres sont étouffées par prudence, cette hiérarchie implicite devient structurelle. Elle se justifie au nom de la prudence, s’abrite derrière la mémoire, s’impose par la peur d’être mal interprété. Mais à force d’éviter certaines pistes, l’effet inverse se produit : la suspicion se déplace dans l’ombre, où elle devient plus toxique encore. Et dans un tel climat, l’enquête véritable devient presque impossible. Soit elle est immédiatement diabolisée, soit elle est dissoute dans un excès de parole.
La fausse dissidence joue ici un rôle déterminant : heures d’antenne quotidiennes, figures charismatiques, débats interminables. On y dénonce beaucoup, on y analyse sans fin, mais on n’y libère jamais. On occupe, on capte, on entretient l’adrénaline. Résultat, le discernement s’épuise. Le diable n’a pas besoin d’interdire la parole, il lui suffit de la rendre bruyante. Et pendant que le public se passionne pour les épisodes, les narratifs structurants s’installent dans le temps long. Ce ne sont pas les polémiques qui écrivent l’histoire, mais ceux qui stabilisent la mémoire. Le brouhaha médiatique protège la structure, la prudence morale la légitime, la peur de l’accusation infamante la verrouille, les intérêts géopolitiques la consolident. Le résultat est simple : certaines questions deviennent imprononçables. Certaines pistes deviennent taboues. Certaines figures deviennent intouchables. Lorsqu’un centre moral sacralisé est déjà installé dans l’architecture d’une époque, ce filtrage ne demande en effet plus d’ordres explicites. Il devient réflexe, automatique, culturel. Et cette convergence dépasse la politique. Elle relève d’une dynamique spirituelle.
Car lorsqu’un monde remplace la transcendance par une morale administrée, lorsqu’il protège son centre au nom du Bien, lorsqu’il stabilise sa mémoire comme absolu, il prépare, presque fatalement, la figure capable d’en incarner la synthèse...
Dans la tradition biblique, le mal n’apparaît pas comme une force créatrice autonome. Il est une inversion, une séparation. Le mot grec diabolos signifie "celui qui divise". Le serpent de la Genèse n’impose rien ; il suggère une rupture de l’ordre, une autonomie radicale : "Vous serez comme des dieux." Le cœur de la tentation n’est pas la connaissance, mais l’appropriation du centre. L’homme veut occuper la place du Principe.
Si l’on transpose cette image à l’histoire des civilisations, la chute ne vient pas d’abord de l’extérieur. Elle vient d’une perte d’orientation. Les mythes du Déluge, présents dans de nombreuses cultures, ne décrivent pas seulement une catastrophe physique. Ils évoquent une purification, une remise à zéro lorsque la violence et la confusion ont atteint un seuil critique. Noé ne sauve pas un empire ; il sauve une possibilité de recommencement, un reste vivant capable de porter une alliance renouvelée.
Guénon parlait, à propos de la fin des cycles, d’une phase d’inversion où le faux prend l’apparence du vrai, où la confusion devient norme, où les hiérarchies sont renversées. Dans cette phase, les distinctions essentielles se brouillent : critique et haine se confondent, mémoire et instrumentalisation s’entrelacent, défense et domination deviennent indistinctes. Le tumulte augmente à mesure que le centre s’efface.
La tradition biblique, quant à elle, ne présente pas la fin des temps comme une simple annihilation. Le terme "apocalypse" signifie dévoilement. Ce qui est caché doit être révélé. Les illusions tombent. Les puissances se montrent telles qu’elles sont. Ce dévoilement peut être douloureux, car il expose les idoles auxquelles les hommes se sont attachés : la puissance, la domination, la certitude absolue.
Dans cette lecture symbolique, le "diable" ne serait pas un acteur géopolitique identifiable, ni une communauté humaine particulière. Il serait la dynamique de division elle-même, la capacité des sociétés à projeter leurs fractures intérieures sur des figures extérieures. Chaque époque a désigné ses responsables ultimes, ses incarnations du mal. Mais derrière ces désignations se cache souvent une incapacité à affronter les déséquilibres internes.
Les récits de civilisations englouties — l’Atlantide chez Platon par exemple — peuvent être compris comme des paraboles. Une civilisation hautement développée peut sombrer non par manque de puissance, mais par excès d’orgueil. L’hubris précède la chute. Lorsque la technique se substitue à la sagesse, lorsque la domination remplace la mesure, l’édifice devient instable.
Sommes-nous à un tel moment ? Il serait imprudent de l’affirmer avec certitude. Si chaque génération a cru vivre une fin imminente, il est pourtant indéniable que nous traversons une phase de concentration extrême des tensions : polarisation idéologique mondiale, guerre informationnelle permanente, défiance envers les institutions, radicalisation identitaire. Ces signes peuvent être interprétés comme les symptômes d’un épuisement de modèle.
Mais la fin d’un cycle n’est pas nécessairement une condamnation. Dans les traditions cycliques, elle est aussi une transition. Après le Kali Yuga vient un renouveau. Après le Déluge, une alliance nouvelle. La destruction apparente prépare une recomposition. La question décisive n’est donc pas de savoir si une force occulte contrôlerait l’histoire. Elle est plus exigeante : l’humanité saura-t-elle reconnaître la part d’ombre qu’elle projette sur autrui ? Sera-t-elle capable de restaurer un axe, un principe de mesure qui dépasse les intérêts immédiats ?
Dans le récit biblique, l’arc-en-ciel après le Déluge symbolise la promesse qu’une rupture totale n’aura pas le dernier mot. Le monde peut vaciller, mais il n’est pas livré au chaos sans recours. Il existe toujours un reste, un noyau de fidélité au sens, même au cœur de la confusion.
Peut-être alors que notre époque ne se joue pas d’abord sur les champs de bataille ou les réseaux numériques, mais dans la capacité des consciences à refuser la simplification. La véritable arche ne serait pas un navire matériel, mais un espace intérieur où la complexité est maintenue, où la nuance n’est pas sacrifiée à la passion. Si nous sommes à la fin d’un cycle, l’enjeu n’est pas de désigner un ennemi ultime. Il est de savoir si l’homme peut retrouver le Centre avant que la périphérie ne l’emporte définitivement. Car ce qui fait sombrer les civilisations n’est pas seulement l’attaque extérieure, mais l’oubli de leur propre fondement. La fin des temps, dans cette perspective, n’est pas une date. C’est un seuil. Et ce seuil peut être franchi vers la dissolution ou vers la transformation. Tout dépend de la capacité humaine à reconnaître que le mal qu’elle combat à l’extérieur naît d’abord d’une rupture intérieure.
Ainsi, peut-être que le véritable combat eschatologique n’oppose pas des peuples, mais deux orientations : celle de la division et celle de la réintégration. Et c’est dans ce choix silencieux, répété par des millions de consciences, que se décide l’issue du cycle.
Gog, Magog et le temps du dévoilement
La figure énigmatique Gog, du pays de Magog, apparaît comme un prince des nations du Nord, qui se lève à la fin des temps contre Israël restauré. Le texte d'Ezéchiel ne décrit pas seulement une invasion militaire. Il met en scène une coalition des forces de la dispersion contre un centre retrouvé. Gog n’est pas tant un personnage qu’un symbole : celui d’un assaut ultime contre l’ordre rétabli.
L’Apocalypse de Jean reprend cette image (Ap 20, 7-10) après le "millénium". Gog et Magog y représentent les nations rassemblées pour un dernier affrontement avant le jugement final. Il est frappant que ce combat survienne après une période de paix apparente. Comme si la fin du cycle ne se jouait pas dans la guerre ordinaire, mais dans une concentration ultime de la révolte. Dans une lecture symbolique, Gog et Magog désignent moins des entités géographiques que la cristallisation des forces de la division. Ce sont les puissances centrifuges qui refusent la réintégration. Elles incarnent l’ultime résistance de l’ego collectif face à la restauration d’un centre.
L’Apocalypse de Jean, souvent lue comme un texte de catastrophe, est en réalité un livre de dévoilement. Les sceaux, les trompettes, les coupes ne sont pas de simples fléaux : ils révèlent l’état réel du monde. Babylone n’est pas seulement une ville ; elle symbolise une civilisation fondée sur la puissance, le commerce et l’orgueil. Sa chute marque l’effondrement d’un système plus que d’un empire précis.
Dans cette perspective, la "Bête" et le "Faux Prophète" représentent des formes d’autorité qui se substituent au principe transcendant. La Bête impose une marque — non nécessairement matérielle — mais spirituelle : l’adhésion totale à un ordre fermé sur lui-même. Ce qui est jugé, ce n’est pas la technique en soi, mais son absolutisation.
René Guénon parlait d’une contre-initiation : une imitation inversée de la tradition, où les symboles sont conservés mais vidés de leur substance. Dans un monde saturé d’images religieuses, de discours moraux et de proclamations identitaires, le danger n’est pas l’absence de sacré, mais sa déformation. L’Apocalypse met en garde contre cette confusion : le faux peut ressembler au vrai.
Les apparitions de Fatima (1917), reconnues par l’Église catholique, s’inscrivent dans cette même tonalité eschatologique. Le message central appelle à la conversion, à la prière et à la réparation. Il annonce des épreuves, des guerres, des erreurs diffusées dans le monde, mais aussi la promesse que "mon Cœur immaculé triomphera". Là encore, le triomphe n’est pas militaire ; il est spirituel. Il désigne la restauration d’un ordre intérieur. Fatima insiste sur la responsabilité humaine. Les catastrophes ne sont pas arbitraires ; elles sont liées à l’éloignement de Dieu. Cette logique rejoint la structure biblique : lorsque l’homme se coupe du Principe, le désordre s’intensifie. La fin des temps n’est pas un caprice divin ; elle est la conséquence d’une maturation du mal arrivé à son terme.
Si l’on rassemble ces éléments, une image cohérente se dessine. Les cycles historiques s’achèvent lorsque la dissociation atteint son maximum. Gog et Magog symbolisent la dernière convulsion de cette dissociation. L’Apocalypse dévoile les idoles collectives. Fatima rappelle que la réponse demeure intérieure : conversion, réparation, fidélité.
Il serait dangereux de projeter ces symboles sur des acteurs contemporains précis, l’histoire ayant montré combien ces identifications hâtives conduisent à la violence. Le langage eschatologique est d’abord une grammaire spirituelle. Il décrit des archétypes, non des ethnies.
Peut-être que notre époque n’est pas celle d’une fin spectaculaire, mais celle d’un dévoilement progressif. Les alliances se recomposent, les empires doutent, les récits s’entrechoquent. La tentation est grande de voir partout Gog et Magog. Pourtant, le cœur du message biblique demeure : la victoire finale n’appartient pas à la force brute, mais à la fidélité au Principe.
Dans l’Apocalypse, après la chute de Babylone et la défaite de Gog et Magog, apparaît la Jérusalem céleste. Elle descend du ciel ; elle n’est pas construite par la main de l’homme. Cette image rappelle que la plénitude ne peut être produite par la seule volonté humaine. Elle est reçue.
Ainsi, si nous sommes à la fin d’un cycle, la question n’est pas d’identifier l’ennemi ultime, mais de discerner en nous ce qui participe de Gog — la révolte orgueilleuse — et ce qui demeure orienté vers la Jérusalem intérieure. La véritable eschatologie commence dans la conscience.
Et peut-être que le sens ultime de ces textes n’est pas d’annoncer une destruction inévitable, mais de prévenir : tant qu’il reste un reste fidèle, tant qu’une alliance subsiste, le cycle peut être transfiguré plutôt que répété.
Nous savons avec certitude que le contenu des livres saints hébraïques n'est que plagiat. Leurs récits et leurs personnages sont faux, ou, plus exactement, ils ont été empruntés et falsifiés à partir d’anciens textes hindo-suméro-babylo-égyptiens. Cette manipulation des signes avait commencé dès l’Égypte antique. Tout est absolument pompé sur les anciens mythes, eux-mêmes déjà dénaturés. Tous les personnages de la Bible venant des autres religions "païennes", et ayant été remplacés par un caractère juif, le judaïsme, l’une des religions les plus anciennes et les plus mystérieuses et prototype de nombreuses autres religions et mouvements religieux, est bel et bien un système au service de l'asservissement des consciences, avant d'être une religion au sens noble du terme, permettant d'unir en corps, âme et esprit l'individu incarné en Son essence première. Son objectif principal est non seulement le contrôle de la conscience des gens, mais aussi leur soumission totale au pouvoir en place, en l’occurrence le pouvoir religieux qui repose sur l’affirmation que rien ne dépend de l’homme lui-même : tout est décidé par Dieu Yahvé, qui a le pouvoir de punir l’homme pour sa désobéissance ou de l’encourager pour l’accomplissement inconditionnel de tous les canons et rites religieux. Or ce mode de pensée n'est pas caractéristique des âmes humaines pures.
De manière sous-jacente, son principal postulat dans la vie quotidienne est devenu un concept tel que "Tout s’achète et tout se vend", confinant à l’esclavage moral et financier. C’est ainsi qu’est née l’usure, voyant le prêt d'argent octroyé majoré d'un taux, qui s’est au fil du temps transformée en prêts bancaires, constitutifs de la nasse financière qui asservit le plus grand nombre au profit d'une minorité. Elle explique que le judaïsme en tant que religion est toujours depuis les temps antiques la plus fermée et la plus fanatique, aucun étranger n’étant autorisé à entrer dans son giron, en tout cas au sein de la caste supérieure pour ne pas altérer la pureté du "sang des élus".
Du prétérisme (1)
Dans le domaine des études eschatologiques, le préterisme est le cadre privilégié pour interpréter les prophéties bibliques. Du latin praeter, il est une doctrine de l’eschatologie protestante selon laquelle les textes prophétiques de la Bible évoquent des événements qui se sont déjà produits. Il affirme ainsi que la plupart des visions apocalyptiques, y compris le retour du Christ, se sont réalisées au premier siècle, lors de la guerre cataclysmique entre les Juifs et les Romains et de la destruction de Jérusalem en l’an 70. Ce paradigme s’aligne de ce fait parfaitement avec les chronologies scripturales, les témoignages historiques et les découvertes archéologiques, s’imposant comme une réalité incontestable plutôt que comme une théorie spéculative.
Si le prétérisme "partiel" concède que certaines prophéties attendent leur accomplissement final, il soutient que l’essence du discours sur le mont des Oliviers et les visions de l’Apocalypse se sont réalisées lors du jugement divin sur Israël, signifiant une profonde transformation de l’alliance.
Au centre se trouve la déclaration sans équivoque du Christ dans le discours sur le mont des Oliviers : "En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera point, avant que toutes ces choses n’arrivent" (Matthieu au chapitre vingt-quatre, Marc au chapitre treize, Luc au chapitre vingt et un).
Cette exigence d’immédiateté fait référence à l’auditoire qui se trouvait devant lui, les témoins du premier siècle qui allaient voir les signes de la tribulation. Le mot "génération" dans l’usage scripturaire couvrant environ quarante ans, il s’aligne parfaitement sur le ministère du Christ vers l’an 30 jusqu’à la destruction du temple en l’an 70, accomplissant ainsi des prophéties telles que l’abomination de la désolation de Daniel et l’avertissement de Matthieu concernant les perturbations célestes.
Le témoignage historique est livré de manière vivante par Flavius Josèphe, chroniqueur et témoin oculaire dont l’ouvrage La Guerre des Juifs décrit les présages terrifiants qui ont marqué les années 66 et 70 : une étoile en forme d’épée suspendue au-dessus de Jérusalem, des chars et des soldats se déplaçant dans les cieux, et des voix désincarnées proclamant le départ divin du temple. Ces signes reflètent les perturbations cosmiques de Matthieu et les présages célestes de Luc, servant de preuves surnaturelles du jugement. Josèphe rapporte que des armées célestes se sont battues dans les nuages, une vision du Fils de l’homme venant en puissance, non pas sous la forme d’une descente physique, mais comme une justification souveraine. Plus d’un million de personnes périrent lors du siège, le sanctuaire fut réduit en cendres, accomplissant les malédictions du Deutéronome et les propres avertissements du Christ concernant une calamité sans précédent.
Les premiers Pères de l’Église ont corroboré cet accomplissement, ancrant le prétérisme dans la tradition apostolique. Ainsi Eusèbe, dans son Histoire ecclésiastique, qui relie Josèphe aux paroles prononcées sur le mont des Oliviers, célébrant leur exactitude comme une preuve divine. Ou Origène, dans Contre Cels, qui considère la chute de Jérusalem comme une purification par le feu céleste, une descente divine effaçant les péchés de l’ancien ordre. Ou encore Clément d’Alexandrie, qui considérait la destruction du temple comme l’aboutissement de la prophétie, tandis qu’Athanase et d’autres faisaient écho à ce même esprit : "C’est moi qui ai délivré les condamnés, moi qui ai rendu la vie aux morts, moi qui ai ressuscité ceux qui étaient dans le tombeau." Toutes voix, proches des apôtres dans le temps et dans l’esprit, réfutent l’accusation selon laquelle le prétérisme serait une nouveauté moderne, en l’enracinant plutôt dans l’antiquité sacrée.
Du prétérisme (2)
Une enquête chronologique a pointé de son côté une autre révélation, celle de monuments à travers le monde qui affichent des inscriptions comportant les lettres I ou J avant des chiffres, signifiant "dans l’année de Jésus". Elles révèlent ainsi une inflation systématique de l’histoire de près d’un millénaire, thèse avancée par le mathématicien russe Anatoly Fomenko à travers une chronologie empirique. Cet obscurcissement, visible dans les gravures sur pierre où I ou J précède un chiffre, manipule les époques afin de dissimuler la brièveté de la période post-retour.
Par exemple, l’année huit cent dix-neuf, écrite I huit un neuf, a ensuite été déguisée en dix-huit dix-neuf, cachant ainsi la majesté millénaire de Tartaria, un royaume mondial qui, à partir de l’an soixante-six, a incarné le règne millénaire du Christ, tel que décrit dans le chapitre vingt de l’Apocalypse. Les structures de Tartaria, alimentées par l’énergie atmosphérique et alignées sur les constellations célestes, s’étendaient sur tous les continents avec une conception commune et une unité spirituelle. Des salles de Sibérie aux fondations des Amériques, ces merveilles architecturales existaient bien avant le faux récit médiéval. La chute de cet empire sacré, autrefois datée de 1066, a été réécrite en 1819 grâce à des changements de calendrier basés sur le compte romain, effaçant ainsi 753 ans de mémoire. Cette chute a libéré l’adversaire, comme prédit dans l’Apocalypse, déclenchant des catastrophes de liquéfaction massive qui ont enseveli des villes entières sous des torrents de boue et de sédiments. Chicago, Dresde et d’autres lieux cachent des architectures englouties sous de fausses chronologies.
Il s’ensuivit une ère industrielle et financière comprimée et contrefaite, qui ne dura que deux siècles, au cours de laquelle des entités parasitaires s’implantèrent au cœur de la société. Les banquiers, les agents du fisc, les agents de conformité, les auditeurs financiers, les consultants en recettes et les conseillers budgétaires ne vinrent pas pour servir, mais pour se nourrir. Ces entités, dépourvues de toute contribution, devinrent des sangsues, extrayant chaque année trente à quarante pour cent des richesses de la Terre grâce à des instruments d’illusion et de stagnation.
Les signes apocalyptiques des années 1819, 1919 et 2019 confirment l’ouverture de l’abîme, la libération des adversaires qui parcourent désormais les villes en costumes et en uniformes, masqués derrière des paperasses et du jargon.
Les validations scientifiques d’anciennes reliques révèlent bel et bien que l’origine de l’humanité n’est pas animale, mais céleste, conçue pour dominer. Le préterisme n’est pas une opinion, mais une vérité souveraine, soutenue par les Écritures, l’histoire, les voix anciennes et la structure même du temps. Les paroles du Christ à sa génération n’étaient pas vaines : elles se sont accomplies dans les ruines du temple et les champs fumants de Jérusalem. Mais cette vérité a été dissimulée par l’allongement artificiel du temps, la fabrication de siècles et la refonte de la mémoire. Pourtant, aujourd’hui, ce voile s’effrite. L’humanité se souvient. Les étoiles en sont témoins.
Le jugement est en cours, et l’heure du règlement final approche. Les parasites tomberont, et le royaume reviendra.
Si des millions de gens acceptent la Bible comme la parole de Dieu, la vénèrent sans comprendre réellement son contenu, c'est que les techniques de contrôle mental par les champs morphogénétiques
maîtrisées tant par les autorités institutionnelles que les sociétés le permettent*. Lorsqu'on parle de l’intelligence dans la Bible, on ne parle pas de l’Intelligence Universelle. On parle de
l’Ego, de l’intellect, le mental, et c’est la manipulation de l’intellect qui a mis le monde terrestre et l’être humain dans la situation qu'on lui connaît. Ce n’est pas l’Intelligence Cosmique.
L’être humain n’a jamais vécu d’Intelligence Cosmique. L’être humain, que connaît-il vraiment, s'imaginant au "sommet" de la "Création" alors qu'il est la proie de forces invisibles involutives
qui l'asservissent ?
Il connaît son expérience et l’expérience sensorielle, il ne connaît pas les Lois de ces mondes. L’Intelligence Cosmique c’est une Intelligence qui commence seulement à descendre dans l’être
humain aujourd’hui depuis la fin du XX° siècle, et qui contribue à l'élever de sa condition humaine pour créer le nouveau cycle dans l’évolution*².
Si savoir qui est Dieu doit amener, si réponse il y a, une vérité bien présomptueuse, savoir qui il n’est pas est bien plus aisé. L’homme ayant été créé à Son image, on ne peut pas dire en l'observant depuis l'avènement du monothéisme juif, comme chrétien ou musulman, qu’il donne une image particulièrement glorifiante de Son Créateur. Quant à "Lui", Il assisterait à tout le chaos de Sa Création, celle que nous vivons depuis des milliers d’années, les bras croisés, sans jamais intervenir, pire en l’entretenant - laisser et faire éclore les guerres, les famines, les épidémies, l’orgueil et la cupidité généralisées - et sans jamais rien interdire. Voilà donc un Dieu bel et bien à l’image de sa créature angélique, l’humain : vengeur, jaloux, pervers. Pour tout dire, un Dieu pervers narcissique. C'est en fait toute la description de Satan, ce Dieu fils de "l’Autre", qui a supplanté Son Père sur la Terre et qui, dans la pure logique psychanalytique freudienne, tente désespérément de le tuer. Il est notamment celui que l’on retrouve partout sur la Terre, au plus haut niveau de l’État, au sein des administrations, parmi tous ceux qui dirigent des sectes associatives à caractère politique, religieux et autres. Il n’est qu’un Dieu non abouti, un fils qui n‘a pas réussi sa conversion à la vraie Lumière, un fils qui est resté engoncé dans la grande manipulation de la Matrice asservissante, la "père-version", tournant en boucle dans les affres du Temps.
Cela signifie alors que "notre" Dieu, ce Dieu des temples, églises et minarets, n’est que la représentation dévoyée et perverse du vrai Dieu universel, l'UN, La Source, L'Esprit universel, qui ne raisonne pas en termes de bien ou de mal mais uniquement en terme d’équilibre de Tout ce Qui Le constitue, en âme unifiée en son sein et en conscience. C'est le seul et vrai Dieu qui se révèle à nous, par nos efforts, par notre patience, par notre souffrance silencieuse, par notre abnégation, par notre foi infaillible en la vie, et par notre amour pour ses "enfants", soit Ce Qui Est. Si le Christ est bien le fils de Dieu, c'est par la conscience, par l’élévation de Sa conscience, par Son travail sur le chemin de l'évolution et du retour à l'Unité...
* Cf. La nouvelle religion universelle.
*² Cf. Fin de cycle (2) Fin du temps ou fin des temps ?
Le piège du "judéo-christianisme", ou comment effacer le Christ sans jamais le nommer (1)
Les chrétiens de bonne foi croient encore être libres : libres de penser, de croire, de témoigner. Mais en vérité, ils vivent dans la prison d’un mot, le "judéo-christianisme", qui semble désigner une filiation naturelle entre la tradition biblique d’Israël et le message du Christ. Il est une manière d’installer l’Église dans la continuité. Mais ce terme, présent constamment dans le quotidien et les discours politiques, est devenu une arme de confusion massive. C’est un sujet quasi verrouillé, tabou, sacralisé. Or ce mot prépare une religion sans foi, une paix sans justice, une lumière sans flamme.
Pendant des siècles, l’Église catholique romaine, malgré ses failles et ses scandales*, a gardé une colonne vertébrale théologique solide. Elle affirmait clairement que Jésus-Christ est le seul Sauveur, que le salut ne vient que par Lui, que l’Ancien Testament trouve son sens en Lui et par Lui. Elle aimait le peuple juif, mais ne sacralisait ni son récit, ni ses refus, ni ses pouvoirs. Ce mot "judéo-christianisme est en effet absent des Évangiles, autrement dit il est théologiquement douteux. Historiquement récent (XXe siècle), et non reconnu par les juifs eux-mêmes, il a surtout été utilisé après la Shoah comme ciment mémoriel, non comme vérité révélée… Et pourtant, il est imposé comme un terme absolu pour parler des racines de la France !
Le judéo-christianisme est en fait une chimère, dans la mesure où on ne peut unir l’Église du Christ et ceux qui ont refusé le Christ. C'est la logique élémentaire de la foi chrétienne, car si le Christ est vrai Dieu et vrai homme, alors le rejet du Christ par le judaïsme est aussi le rejet de Dieu. La réalité est qu'il s'agit d'un produit direct de Vatican II (1962/1965) dans sa déclaration Nostra Ætate, un outil linguistique conçu pour désactiver la foi, l’internaliser, la rendre compatible avec l’ONU, l’UNESCO, les chartes, les alliances interreligieuses, les dogmes de mémoire et les agendas du monde. Vatican II condamna avec insistance tout soupçon de responsabilité juive dans la Passion, allant jusqu’à culpabiliser ceux qui lisaient simplement les Évangiles.
Il traduit de ce fait une mue, la mue d’une Église qui a peur de sa propre mission, d’un monde qui veut la paix mais sans la vérité, d’un Vatican qui, dans sa façade visible, n’est plus ce qu’il prétend. Ce mot fait des Chrétiens les serviteurs d’un ordre moral inversé sous des symboles culturels inoffensifs. Il n’engendre rien, parce qu’il ne vient pas de la Vie. Il vient du compromis. Et le compromis, quand il touche au salut, devient une trahison.
Pendant que le monde chante la fraternité et la tolérance, la foi elle s’éteint, doucement, méthodiquement.
* Cf. L'Eglise romaine décodée.
| Le piège du "judéo-christianisme", ou comment effacer le Christ sans jamais le nommer (2) |
En France, ce glissement a été plus brutal encore. La laïcité, née au XIXe siècle, n’a jamais été un simple équilibre, car pensée comme une arme de guerre contre le catholicisme. La République contre la Croix, autrement dit la France trahie par ses "enfants", les Jules Ferry, Emile Combes, Clemenceau... Les prêtres ont été pourchassés, les écoles religieuses fermées, les crucifix arrachés, les congrégations pillées. La République n’a pas voulu être neutre. Elle a voulu être dominante, remplacer l’Église comme matrice de vérité, de morale et d’histoire. Et ce processus d’effacement a été continu, s'étant même accéléré avec Macron, ce président de l’inversion. Il n'est qu'à se souvenir de sa phrase lorsqu’il affirma que "La France est la fille naturelle de la République". Ce n'était pas une maladresse. C’était une profession de foi inversée.
Lorsqu'il la prononce, c’est pour dire "La France n’est plus la fille aînée de l’Église. Elle est une bâtarde. Elle est à nous. Elle n’a pas de père. Elle est née de la Révolution." Derrière cette formule, tout le programme révolutionnaire à la sauce du socialisme progressiste apparaît : renier les racines,
détruire les repères, substituer le sacré chrétien par un sacré républicain fondé non sur le pardon, mais sur la dette et l’inquisition mémorielle.
Dans la plupart des pays occidentaux aujourd’hui, une asymétrie absolue s’est installée :
• Le judaïsme est devenu intouchable, intangible, incontestable.
• Les lois mémorielles le sanctuarisent.
• Les critiques politiques d’Israël deviennent "antisémites", bientôt "antisionistes" par automatisme.
• Toute remise en question des récits dominants devient blasphème.
Et pendant ce temps, les chrétiens doivent ouvrir leurs églises, déconstruire leur théologie, se repentir encore et toujours; les musulmans doivent faire acte de loyauté permanente, se justifier d’exister; les peuples doivent ouvrir leurs frontières, oublier leurs origines, changer de calendrier, de langage, de symboles. Il n’y a jamais de réciproque, puisqu'il n’existe aucun pluralisme réel dans les institutions juives, ni dans l’État d’Israël.
Il n’existe aucune repentance en retour, il n’y a aucun effort pour "déconstruire" l’élection juive ou la supériorité implicite d’un peuple devenu sanctifié par l’histoire.
Le "judéo-christianisme" a ainsi cessé d’être un pont. Il est devenu nn concept creux, saturé de sens inversé, dans lequel le Christ est toléré… à condition qu’il ne parle plus. On ne veut plus de son autorité, ni de sa vérité, pas plus de son Royaume. C’est cela, la grande inversion : une religion mondiale sans Croix, un universalisme sans transcendance, une église sans évangile, et un ordre moral global dans lequel les fils du monde ont remplacé les enfants de la Lumière.
En d'autres termes, le mot "judéo-chrétien" est un fourre-tout politico-théologique, destiné à amalgamer ce que le Christ est venu justement séparer : l’ancienne alliance charnelle, et la nouvelle alliance spirituelle. Une alliance contre-nature. Ce cheval de Troie sert à installer une sorte de religion globale fondée sur des valeurs communes : la paix, la tolérance, la mémoire, la fraternité… mais déconnectées de toute vérité, de toute Croix, de toute offrande. Et dans cette nouvelle religion tiède, maçonnique, technologique, interconfessionnelle, l’homme devient à la fois le centre, le but, et le sacrifice. Il n’est plus enfant de Dieu. Il est produit de la conscience, objet de soins, et matière à euthanasie.
Un séisme de magnitude 4,2 s'est produit dans le sud d’Israël le 15 janvier 2026, alors que les Israéliens avaient prévu un exercice d’un tremblement de terre ce matin‑là. Plutôt que de coïncidence, l'observateur avisé sait que l'univers a sa propre façon de parler. Israël a été averti, car qu’est‑ce qu’une "terre promise" si la terre se fissure et s’affaisse ? Il en est de même avec l'Euphrate, ce fleuve le plus prophétiquement significatif du monde selon les Écritures anciennes, qui est en train de mourir.
Ayant autrefois sculpté le cœur du monde antique comme voie navigable qui traversait le jardin d’Éden, ayant nourri les empires de Babylone et d’Assyrie, et ayant donné naissance aux premières cités de l’histoire de l’humanité, il est en effet en train de disparaître sous nos yeux, son lit se fissurant et ses eaux se retirant. Pour des millions de personnes à travers le monde, la vue de ce fleuve en voie de disparition n’est pas seulement une crise environnementale, mais un signe, un signe écrit dans le Livre de l’Apocalypse il y a plus de deux mille ans...
Peut-être alors peut-on mieux comprendre les feux de forêt dans quatre provinces de Patagonie en Argentine qui ont été déclenchés depuis décembre 2025 délibérément par d'apparents "touristes israéliens", et qui ont ravagé des dizaines de milliers d'hectares depuis le début de l'été austral. Ils sont destinés à rendre ces terres disponibles pour la construction ou l’habitation. Autrement dit ils sont presque comme une couverture au cas où quelque chose tournerait mal pour les Israéliens au Moyen‑Orient... ce que semble annoncer l'envahissement par des millions d’abeilles du sud d’Israël le 15 avril 2026 qui a recouvert les centres commerciaux et façades des bâtiments et balcons, et qui s'est répandu dans des zones industrielles, dans des scènes rappelant les essaims des anciens fléaux bibliques décrits dans le Livre de l’Exode...

De la Patagonie en 2026
Dans l’imaginaire européen, la Patagonie est encore un mot presque innocent. Egalement appelée "le Grand Sud", elle est une région géographique appartenant au cône Sud située dans la partie méridionale de l'Amérique du Sud, partagée entre une Patagonie chilienne à l'ouest et une Patagonie argentine à l'est pour une superficie d'environ 1 000 000 de kilomètres carrés. Ces deux régions, séparées par la cordillère des Andes, abritent des paysages contrastés de montagnes, de glaciers, de pampa, de forêts subpolaires, de littoraux, d'îles et d'archipels. C'est pourquoi on y projette le vide, l’air pur, les lacs, les montagnes, les vents de la fin du monde et la solitude presque noble des terres encore intactes.
Mais le feu qui l'a ravagée dans sa partie argentine ne relevait plus de la carte postale: gens en fuite, maisons en cendres, routes avalées par une lumière orange, animaux errants, arbres centenaires devenus charbon. Il a révélé en fait la vérité matérielle d’un régime, autrement dit ce qu’un État protège, ce qu’il abandonne, ce qu’il a sacrifié, ce qu’il a vendu, ce qu’il n’est même plus capable de nommer. Et la réaction populaire fut à la hauteur de cette lâcheté, une colère enracinée, presque tellurique. Des habitants, des anonymes, des provinciaux, des urbains, des exaspérés, des gens qui ne parlaient pas en experts mais en survivants potentiels. Ils ne voyaient pas dans ces incendies un simple accident climatique. Ils y lisaient la signature d’un abandon.
La vraie question est : qu’est-ce qu’un pouvoir a fait à son peuple pour que celui-ci soit prêt, au premier brasier, à croire au pire ? Car nous vivons désormais dans des sociétés où le discrédit des autorités est si profond que le réel lui-même se fracture. Quand des forêts brûlent dans une région stratégique, les habitants ne pensent plus spontanément aux sécheresses, aux imprudences, aux pyromanes isolés ou aux défaillances administratives. Ils pensent immédiatement à des intérêts, à des réseaux, à des acquisitions, à des protections, à des complicités, à des plans. Ce réflexe n’est pas né de rien, étant le produit de décennies de mensonges, de privatisations opaques, de politiques menées contre les peuples au nom de leur bien, de mots retournés, de souverainetés évidées, d’États devenus les courtiers de leurs propres ressources. Et quand plus rien n’est transparent, tout devient lisible comme complot.
La Patagonie concentre en effet tout ce que le XXIe siècle va rendre de plus précieux et de plus vulnérable : l’eau, la terre, les minéraux, les espaces encore relativement peu densifiés, les couloirs énergétiques, les réserves imaginaires d’avenir. Et dans un monde où les villes suffoquent, où les sols s’épuisent, où les populations se déplacent, où les États s’endettent jusqu’à la moelle, ces zones deviennent des proies : par l’achat, par le droit, par le développement, par l’exception réglementaire, par l’infrastructure, par le tourisme, par la dette, par la sécurité, par l’expertise, par l’urgence. Si on ne conquiert plus comme au XIXe siècle, on administre la dépossession, l’habillant de rationalité et la diluant dans des contrats, des partenariats, des concessions, des dispositifs techniques. Et lorsque le feu passe avant, le processus s’accélère encore, car la catastrophe offre toujours aux puissants ce que la paix leur refuse : la possibilité de redessiner le terrain sans débat.
C’est ici que Milei devient central. Non pas comme démiurge omnipotent, mais comme accélérateur. Il est en fait l’homme qui transforme l’Argentine en laboratoire d’un désarmement intérieur. Sous couvert de liberté, il désosse les capacités mêmes par lesquelles une nation se protège contre la prédation. Il ne se contente pas de couper des budgets : il retire à l’État la possibilité concrète de tenir un territoire, de prévenir un incendie, d’entretenir une présence, de répondre à une urgence, de défendre un bien commun contre sa conversion en marchandise. Il appauvrit l’administration dans un pays déjà fragilisé, puis présente la ruine comme une purification. Il appelle cela réforme. Mais cela ressemble moins à une réforme qu’à une permission donnée au désastre.
Il en découle que la Patagonie, ce n’est pas seulement une tragédie écologique : c’est un avertissement anthropologique et politique. C’est le spectacle d’un territoire où l’État se retire, où le marché avance, où les communautés enracinées sont fragilisées, où les ressources deviennent plus importantes que les habitants, où l’urgence climatique rencontre l’urgence spéculative, où la communication globale transforme chaque braise en guerre narrative, et où le peuple, ne croyant plus à la parole officielle, se jette dans des interprétations extrêmes parce qu’au moins celles-ci lui donnent un coupable, une cohérence, une direction. Or une société qui en arrive là est une société déjà à moitié incendiée de l’intérieur.
Alors que nous continuons à parler des incendies comme des catastrophes naturelles aggravées par l’homme, ils deviennent de plus en plus souvent des moments de bascule géopolitique. Car après le feu, les cartes changent, les protections tombent, les terres valent moins pour ceux qui y vivaient et plus pour ceux qui savent attendre, les populations sont fatiguées, endettées, déplacées, humiliées, le discours du redressement commence, avec ses experts, ses investisseurs, ses opportunités, ses partenariats, sa promesse d’ordre. Le feu détruit, mais autour de lui gravite déjà tout un monde qui calcule. Le sud de l’Argentine brûle, et en regardant ce sinistre spectacle, on y voit une méthode par laquelle le monde de demain sera réorganisé : on laissera dépérir, on laissera brûler, on laissera douter, puis on viendra proposer la solution. Et lorsque les peuples comprendront enfin ce qu’ils ont perdu, il ne restera souvent que des cendres, des clôtures et des cartes redessinées.
Cela s'appelle la logique khazarienne ! Si un président passe, un mandat s’achève, une coalition tombe, en revanche des terres acquises, des schémas hydriques signés, des domaines verrouillés, des circuits privés consolidés, cela peut durer des décennies. Elle est la lente constitution d’une couche de pouvoir plus profonde, moins visible, moins révocable, parce qu’elle s’ancre non dans le suffrage, mais dans la possession, qui implique que l’essentiel a déjà commencé pour un peuple croyant encore vivre chez lui. Tout est officiellement perdu en effet lorsqu’une population ne comprend pas encore que le centre réel de gravité s’est déplacé hors d’elle.
"Un peuple qui en égorge un autre est un cambrioleur social qui assume une responsabilité terrible devant la vie-principe. Mais les peuples qui laissent égorger le faible sans intervenir sont aussi coupables presque que l'assassin, et chacun des habitants de
ces peuples sera responsable dans sa santé, dans celle de ses enfants et dans sa fortune, car le ciel ne connaît pas l'hypocrisie qui se croise les bras derrière l'apathie des gouvernants."
Gérard Anaclet Vincent Encausse dit Papus, médecin (1865/1916), Traité élémentaire de science occulte
Boom-boom-boom, boom-boom, Tel Aviv
This is what you get for all your evil deeds C’est ce que tu mérites pour tous tes méfaits
You bought this upon yourself, it's your time to bleed Tu t’es acheté ça, c’est ton heure de saigner
You were mocking dead kids, but now you're getting hit Tu te moquais des gamins morts, mais maintenant tu te fais frapper
Iranian missiles have your entire skyline lit Les missiles iraniens illuminent toute ta ligne d’horizon
And you cry victim, and say you didn't start this Et tu cries victime, et tu dis que ce n’est pas toi qui as commencé ça
But the whole world sees that your lies are retarded Mais le monde entier voit que tes mensonges sont débiles
Now you feel terror like the Palestinians Maintenant, tu ressens la terreur comme les Palestiniens
How does it feel to have bombs drop on your civilians? Qu’est-ce que ça fait de voir des bombes tomber sur tes civils ?
You could have avoided all this if you wanted to Tu aurais pu éviter tout ça si tu l’avais voulu
But humanity never expected good behavior from you ,Jews Mais l’humanité n’a jamais attendu de bon comportement de votre part, Juifs
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Interprètes : Lucas Gage & Armaan Sidhu (2025)