La formulation de ces clés n'engagent que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Qu'est-ce que l'Homme ?

Voir en complément Fonctionnement du corps biologique.

D’où venons-nous ?

Le processus constitutif de la vie répond au schéma suivant, qui voit deux dynamiques – ascendante et descendante – irrémédiablement imbriquées et intriquées de par la loi de l’Unité ou de l’UN :

Dynamique ascendante : particule – atome – molécule – cellule – créature

Dynamique descendante : amas galactique – galaxie – étoile (système solaire) – planète

Ainsi chaque amas galactique est lui-même composé d’une myriade de galaxies, elles-mêmes composées de myriades de soleils, eux-mêmes ayant des paquets de planètes qui tournent autour, elles-mêmes possédant des milliards de créatures, elles-mêmes faites de milliards de cellules, elles-mêmes contenant des quantités astronomiques de molécules, elles-mêmes possédant une foultitude d’atomes, eux-mêmes se composant de nombre de particules, qui elles-mêmes contiennent d’autres amas galactiques…

Cf. Univers en partage & Évolution de civilisation 1 - Le mécanisme de l'univers

Correspondance cosmogonique et cinématographique

Le corps - La terre

L'esprit   - Le soleil

L'âme     - La lune

L'homme est une étoile qui brille par sa conscience au firmament de la Vie. Il est co-créateur, co-réalisateur de la matrice tridimensionnelle au sein de laquelle il est en même temps acteur et spectateur du film de sa vie.

2001, l'Odyssée de l'espace

Film britannico-américain de science-fiction produit et réalisé par Stanley Kubrick, sorti en 1968. Dans ce film apparaît un énorme monolithe noir (image 2), qui est comme un écran attendant d'être imprimé par la pensée humaine. De même la base spatiale qui flotte dans l'univers (image 3) ressemble à une bobine de cinéma. Nous sont ainsi transmises les clés de notre relation à l'univers.


Si le dogme catholique, à l'encontre de la pure doctrine du christianisme originel de Paul de Tarse (Saint Paul) dans ses Épitres aux Romains et aux Corinthiens, n'admet pas que l'âme et le corps puissent être indépendants l'un de l'autre, la Tradition a toujours distingué l'Homme à travers trois manifestations. Si chacune est considérée comme distincte, toutes les trois sont en substance une seule, aucun des pouvoirs rattachés ne pouvant se manifester sans être intimement liés aux deux autres. Cette unicité est appelée La Monade : l'Esprit, soit l'intelligence créatrice, le mental conscient ; l'Âme, principe divin, soit le médium créateur, le mental subconscient (inconscient), appelé supra-conscient ou Soi supérieur dans sa version la plus élevée ; le Corps, principe matériel et vital, soit le résultat physique de la Création - Ce Qui Est - nourri par la Nature universelle (corps astral). L'homme n'est qu'une image analogique des lois universelles, sous une image physique.

Ces trois manifestations associent la matière organique à une matière inorganique, montrant ainsi l'unité profonde de Ce Qui Est découlant de la conjonction entre créatures et éléments (eau, air, feu...). C'est ce que la science microphysique des quantas a découvert au XX° siècle dans l'imbrication entre l'observateur sujet et l'objet de son observation. La subjectivité a bien un rôle d'agent actif dans le déroulement de l'ensemble des processus naturels. De ce fait, ce que nous appelons exactitude en physique - même si elle a son intérêt dans notre 3ème dimension limitée - s'avère une duperie *, tout comme le supposé déterminisme.

L'observateur par la conscience influe sur son environnement, soit le champ informationnel qui remplit l'univers (l'énergie noire, autrement dit 99 % de ce qui le constitue), qui plus est dans une relation au temps qui échappe à tout calcul scientifique, sinon à le circonscrire à la vitesse de la lumière. Trois éléments scientifiques - indéterminisme, extension immatérielle, temps infini - qui, sans la nommer, donnent les composantes de l’Âme ...

* Cf. Travail du mathématicien et philosophe britannique Alfred North Whitehead (1861/1947).

La Monade de Pythagore

L'homme, considéré comme une Unité relative (microcosme) contenue dans l'Unité absolue du grand Tout (macrocosme), s'établit, comme le Ternaire universel, sous les éléments principaux de corps, d'âme et d'esprit ou d'intelligence. L'âme, en tant que siège des passions, se présente à son tour sous les trois facultés d'âme raisonnable, irascible et " appétante ".

Selon Pythagore, le vice de la faculté appétante de l'âme, c'est l'intempérance ou l'avarice ; celui de la faculté irascible, c'est la lâcheté ; et celui de la faculté raisonnable, c'est la folie. Le vice qui s'étend sur ces trois facultés c'est l'injustice.

Pour éviter ces vices, le philosophe recommandait quatre vertus principales à ses disciples : la tempérance pour la faculté appétante, le courage pour la faculté irascible, la prudence pour la faculté raisonnable, et pour ces trois facultés ensemble, la justice, la plus  parfaite des vertus de l'âme. 

Le corps et l'intelligence, se développant également au moyen des trois facultés instinctives ou spirituelles, étaient, ainsi que l'âme, susceptibles de vice et de vertus qui leur étaient propres.

 

Le concept de trinité

Le concept de trinité est la perpétuation de ce qui depuis les origines exprime l'UN, le grand TOUT, l'essence de Ce Qui Est, celle-ci étant obligatoirement constituée de trois éléments indissociables que sont les grandes forces universelles : la création, la conservation, la destruction-rénovation, autrement dit le positif (actif), l'équilibre (neutre) et le négatif (passif). De ce fait, Il/Elle ne se divise pas.

Comme pour l'écriture, le concept vient de Sumer avec Anu pour le ciel, Enlil pour l'air (principe masculin), Enki pour la terre (principe féminin), et avec la première trinité royale " païenne " Imdugud/Kingú (le Père Soleil), Anunna (le Fils) et la déesse Lilith (la mère) *.

Il découlait lui-même de l'Égypte, avec le fondement de la tradition occidentale qu'est la trinité Akh, Ba, Ka pour l'esprit, l'âme et le corps. Il sera également pour ces dieux terrestres qui n'ont pas d'égaux (ou ), Aton puis Amon, Ptah (soit le +, le -, le neutre), et Osiris le Père, Isis la Mère et Horus le Fils. Leurs cités supposées sur terre qui demeurent à jamais étaient alors Thèbes, Héliopolis et Memphis. Les prêtres égyptiens avaient trois manières d'exprimer leur pensée : la première était claire et simple, la seconde symbolique et figurée, la troisième sacrée ou hiéroglyphique. Ils se servaient, à cet effet, de trois sortes de caractères, mais non pas de trois dialectes comme on pourrait le penser.

On pourrait citer aussi la trinité indienne dite " Trimourti " : Brahma, Vishnou, Shiva (également Sat, Tat et Aum) ; la trinité Perse : Ahura Mazda - Mithra - Anahita ; la trinité primitive nordique : Odin, Loki et Hoenir. Sans oublier le Mercure, le Soufre et le Sel des Alchimistes, transplantant les concepts divinisés à des processus plus opératoires.

* Cf. Le Judaïsme décodé.

Tryskel breton
Tryskel breton

Chez les celtes, le nombre 3 était également sacré, une des maximes des druides se composant de trois volets : " Soit brave, fait le bien, et respecte les dieux ". Sur le glyphe celte qu'est le tryskel breton, la forme spiralée est symbole de circulation d'énergie, de vie. Elle contient en elle les notions de passé, présent et futur, toutes trois reliées au centre, soit le noyau du vortex où toutes les réalités du trois (notre 3ème densité d'appartenance) s'annulent. Il symbolise le trou de ver de la physique, permettant le passage d'une dimension à une autre. Le Graal quant à lui ne pouvait être conquis que par trois chevaliers au cœur pur (" Tu tiens le sang des trois personnes en un seul Dieu ").

On peut ainsi définir la trinité (ou du moins une approche de la trinité) par beaucoup d'images ou de métaphores, l’Église romaine ayant choisi la sainte Trinité Père, Fils et Saint Esprit pour ouvrir un nouveau chapitre des repères proposés à l'homme quant au mystère de la Vie. Elle ne constitue que des représentations et des images servant à symboliser la Divinité, selon le dogme considéré par la prêtrise en charge comme nécessaire à cet instant, pour ses intérêts et ceux des monarques régnants.

De manière plus philosophique, ce concept recouvre le concept des " Trois Mondes " intelligibles : le Monde tangible, naturel et physique, celui des vivants ; le Monde spirituel et religieux, celui des morts, qui voit transiter les âmes avant leur réincarnation ; et le Monde métaphysique, divin, invisible et vibratoire, auquel les âmes et les corps bien sûr n’ont pas accès.

Delta chrétien
Delta chrétien

Le nombre Trois est associé au triangle, considéré comme la forme géométrique de la Perfection Divine, avant son détournement de sens à des fins prédatrices *. C’est le symbole flamboyant de la Divinité des chrétiens (Cf. Delta des églises). Il permet de constituer en effet la première forme géométrique, incarnant à ce titre le mouvement. Il est avec les deux nombres premiers (le Un et le Deux) à la base de toutes les idées métaphysiques ou mathématiques. Par ce ternaire, par ces trois nombres, l’on obtient en effet l’éventail de toutes les combinaisons de nombres, de formes, d’archétypes, de concepts. Il est donc le nombre du miracle de la Vie, celui qui permet d’unir le visible et l’invisible, l’esprit et la matière, le haut et le bas, le subtil et l’épais, le fixe et le volatile. Si Dieu n’était qu’un, il ne serait jamais créateur ni père. S’il était deux, il y aurait antagonisme ou division dans l’infini, et ce serait le partage ou la mort de toute chose possible. Il est donc trois, pour créer de lui-même et à son image la multitude infinie des êtres et des nombres. Ainsi, il est réellement unique en lui-même et triple dans notre conception, ce qui nous le fait voir aussi triple en lui-même et unique dans notre intelligence et dans notre amour.

* Cf. Le modèle pyramidal décodé.

L'Esprit

L'Esprit (en grec pneuma ou noos ; en latin animus, mens ou spiritus ; en sanskrit âtma), ou " corps causal ", est au sens macroscopique l'intelligence créatrice, le Grand Tout, et au sens microscopique le mental conscient (ou égo-mental) de l'être humain dans le moment présent, dans sa réalisation personnelle. Il lui permet d'exercer son libre arbitre et sa libre pensée selon l'état de ses savoirs, croyances, conditionnements, illusions... Il est interrelié au grand champ de Conscience universel au sein duquel se trouve toute l'information à un état non manifesté, sous forme de particules. Une part de " l’Énergie Créatrice " se manifeste ainsi dans et à travers l'Homme, selon son ouverture de conscience. Il est le point de départ de toute création individuelle, par la volonté, l'intellect, la raison, le choix, l'intention, le but, la décision. Force vitale qui donne vie au corps, il est symbolisé par l'élément le Mercure, dont la qualité est vive et réfléchissante. Il est une bonne image de la matière vierge, soit l'immobilité.

Il est sur le plan anatomique diffusé par la tête, le cerveau, les neurones, le système endocrinien (hypothalamus, glande pituitaire, glandes surrénales, glande pinéale et hypophyse). Toutefois, il est de façon ontologique distinct des processus à l’œuvre dans l’organe nommé cerveau, se traduisant par le grand champ de conscience universel dans lequel l’être humain vient capter l’information traitée ensuite par son organe le cerveau. L’Esprit, c’est le cerveau en action. C’est le noyau créateur de tout être humain : une graine de semence de ses pensées et intuitions, à partir de ses désirs alimentés par ses croyances, entraînant des émotions devenant des sentiments. Le processus mental va se diffuser grâce au système cérébro-spinal (situé dans la région frontale) et régir par la glande pituitaire toutes les actions conscientes, objectives et volontaires.

Par la technique respiratoire du souffle, il peut découler une métamorphose progressive du rythme vibratoire, voire à plus long terme de la structure atomique de l’être humain. C’est pourquoi la discipline hindoue du yoga *, basée sur les techniques respiratoires, attache à ce processus autant d’importance.

Situé en dehors du présent, dans tout l’espace omnipotent comme omniprésent, l’essence, la " matière ", le fluide énergétique de l’Esprit est l’Amour, soit la lumière astrale qui relie l’univers mental à l’univers matériel (les Hindouistes la nomment prâna).

* Yoga signifie l’unité de tout l’être subjectif avec la Puissance Suprême.

Cf. en complément Esprit global.

 

L’Âme

En dépit d’une définition académique non acceptée par le monde scientifique, le terme âme, présente tant dans la tradition hindouiste *¹ que dans le champ philosophique depuis Platon *², caractérise notre relation à l’univers par le biais de notre conscience profonde, ce qui détermine notre réalité, soit le scénario que nous interprétons ou devrions interpréter dans notre incarnation de vie terrestre.

L'Âme (en grec psyché ; en latin anima ; en sanskrit bouddhi ; en arabe Nafs ; en hébreu Nephesh), est appelée " le Double " par les anciens Égyptiens. Elle a été abordée par Platon dans son Banquet - la prêtresse et prophétesse Diotime dit à Socrate, qu’elle instruit aux choses de l’amour, qu’elle est " fécondée dans l’âme " -, puis plus tard par Aristote dans son traité Peri Psuchè. Complément dans le christianisme originel (celui des Pères de l’Église dans les deux premiers siècles) de la modalité physique qu’est le corps et de la modalité spirituelle qu’est l’esprit, elle est l'ancre psychique, non-physique, de l'expérience humaine et, plus largement, le mystère qui anime et meut toute créature du vivant, animale et humaine. Parfois appelée en langage spirituel " corps éthérique " ou " corps végétatif ", elle s’avère être le lien indispensable entre la vie biologique dans la matière et la vie spirituelle de l’être humain, soit éternelle car victorieuse de la mort. Ce " médium " créateur est caractérisé par le mental subconscient (inconscient) de l'homme, canal que nous utilisons pour véhiculer la pensée supérieure. Il se nomme alors supra-conscient. Assujettie à l'état de la pensée consciente de l'esprit et fournisseuse d'informations automatiques, sa nature subjective la rend adimensionnelle (grandeur sans dimension) et atemporelle. Elle a une justification scientifique même si controversée par la science matérialiste, prenant place sur le plan anatomique dans le cortex encéphalique *². Elle est représentée sur le plan anatomique par le cœur ou la glande du thymus, encore appelée le cœur spirituel, qui joue un rôle dans l'auto-immunité de notre système, et par le système sanguin qui irrigue tout le corps. Elle est présente dans l’art sacré – ainsi le calice du Graal - et l’architecture sous forme de pomme de pin.

Proportion du corps de l’Univers, du corps divin, elle construit et habite le corps physique, lui donnant l’information et la lumière en l’état de conscience de son détenteur. Elle se développe avec le temps, et croît lentement, reflétant un type d'expérience spécifique et la connaissance qui s'y rapporte. Ainsi elle porte en permanence en elle sa vieillesse (le terreau de pensées acquis jusqu’alors, soit la réflexion) et sa jeunesse (la manifestation de la volonté de l’être humain dans sa vie présente), sa mort et sa naissance *³. Ainsi la vieillesse n’est qu’une maladie de l’âme encore à ce stade coupée de l’Esprit.

C'est pourquoi elle est qualifiée de " maître intérieur ", de Soi inférieur (par rapport au Soi supérieur qu'est le Soi divin). Elle est tout ce qui nous anime en entier, l'exécutrice de la volonté individuelle en tant que siège de la mémoire individuelle comme collective, autrement dit des croyances collectives. Par sa résonance, elle traduit l'aura, la conscience morale, l'atmosphère mentale - les états d'âme - qui agit dans et à travers l'Homme par ses humeurs, émotions, sentiments, désirs, passions, peurs, croyances, identifications, et son intellect. C'est une intelligence conceptuelle, subjective, immatérielle, réceptive, créative, neutre, qui murmure à notre esprit par le canal de l'intuition, la " petite voix intérieure ". Elle n'est pas capable de traiter les données, de penser, d'élaborer de l'information. Elle est l'attribut fondamental et fonctionnel du libre arbitre par l'intermédiaire du cerveau. Conscience universelle infinie, issue de la même Source, pont entre les deux mondes - le visible et le non visible -, elle est le même canal créateur pour tous, en nous et à travers nous. Elle est symbolisée par l'élément le Soufre, qui brûle facilement, en émettant des vapeurs étouffantes. Sa qualité est ardente, passionnée, agitée.

Cf. Les Upanisads, composés entre 800 et 500 avant notre ère, sont des poèmes dédiés à la réalisation du Soi par l’union de la divinité extérieure et l’âme, la divinité intérieure de l’être humain. Ils constituent la base de la religion hindoue.

Cf. Le processus création décodé.

*³ Le vouloir d’une personne dans sa vie présente (ex. volonté de savoir, de posséder, de réussir…) indique une germination de la pensée dans sa quête de connaissance. Elle traduit une âme encore jeune, la " vieille " âme, emplie de la sagesse de la connaissance acquise, se portant elle sur la réflexion. Le Livre des Morts Tibétain – " Bardo-Thödol " - (le bardo est le vide existant entre deux dimensions, deux plans de conscience) résume par symboles les différentes étapes que suit l’âme après son départ de la vie terrestre, et sa (re)naissance dans l’autre monde, où les morts d’ici-bas demeurent vivants !

L'âme double

L'âme rationnelle (noétique)

L'âme immatérielle (agnoia)


Platon comme Pythagore ont démontré par ce concept l'existence, entre le corps dense et l'Esprit divin, de " corps " pouvant, sous certaines conditions, être libérés de l'enveloppe matérielle. L'homme a par son libre arbitre le choix, soit de rester rattaché à la première, l'âme rationnelle, et de rester alors mortel, soit de s'élever vers la seconde, l'âme immatérielle, et de devenir " immortel ", sinon par le corps de chair, mais par l'Esprit universel.

Au même titre que l'esprit individuel est en relation avec l'Esprit universel, le processus créateur de l'Univers, l'âme propre à chaque être humain est en relation avec une âme miroir collective, soit l'inconscient collectif que Carl Gustav Jung a notamment établi dans son œuvre (Cf. " L'âme et le soi ", " Problème de l'âme moderne", " L'homme à la découverte de son âme "). L'existence de cette âme " patron " permet d'accompagner le travail d'ouverture de conscience à d'autres réalités situées dans d'autres dimensions. Ce plan " divin " directeur, que Jung a appelé " le principe d'individuation ", donne sens à la vie, permettant de mieux appréhender sa raison d'être dans la réalité terrestre spécifique que vit chaque être humain. Il établit les deux courants constitutifs de la vie, l'un centrifuge, expansif, qui va du subtil (esprit) vers la matière ou incarnation, l'autre, centripète, qui va de la matière vers le subtil. Ce qui importe dans tout ce mouvement c'est l'état de conscience.

Cf. L'état de cohérence, voie de sa liberté ; Le processus de transformation de conscience.

Âme groupe, égrégore, âme-miroir

L'homme appartient à un collectif, une civilisation appelée humanité, qu'il faut faire progresser en élevant son idéal. Elle s'apparente à une âme groupe, collective, en l'état de sa conscience. L'homme reçoit d'abord d'elle les premiers éléments de connaissance, lui permettant de faire ses premiers pas. A chaque pas en avant, il prend moins appui sur elle pour progresser vers davantage d'indépendance. Soit il lui reste soumis, soit il s'en délivre, prenant conscience de son caractère inhibiteur. Il doit alors trouver son juste équilibre, entre sa participation au collectif et sa réalisation personnelle. Il est alors en prise avec les égrégores, caractérisant des groupes de pensée en commun (profession, club sportif, association, famille, parti politique, nation ...). Ni bons ni mauvais, ils sont ce que les participants en font, tournant à leur libération ou à leur esclavage. Aussi cet être collectif qu'est l'égrégore, soit une âme-miroir, doit rester sous le contrôle permanent de l'homme par la liberté de sa pensée, s'il ne veut se retrouver prisonnier de fausses croyances et des divisions attentatoires à son élévation. Au-delà des égrégores spécifiques, l'homme est appelé par sa reconformation à façonner l'âme-miroir universelle.

L'âme par son écho cherche constamment à communiquer avec son reflet intérieur, son image, soit la personnalité humaine. Pour ce faire, elle se sert de l'esprit, des pensées, qui par le mécanisme du mental se déversent dans le réceptacle qu'est le cerveau (Cf. Esprit global). De ce fait, tout est affaire de vibration à l'unisson entre l'âme et l'esprit, ce que permet l'état de méditation qui voit la glande pinéale chercher à se relier magnétiquement avec la glande pituitaire (Cf. Le processus création décodé). C'est bien l'intelligence, le libre arbitre et l'effort constant de l'individu qui vont rendre possible cette union.

Bien que spécifiques, Esprit et Âme ne font qu'un, la pensée étant illuminée par l'énergie de l'âme, comme l'astre lunaire réfléchissant la brillance solaire. Cette unité, dimension spirituelle de l'être humain, lui permet de s'élever de la matière à laquelle il est rattaché par son corps. Aussi cette élévation passe par l'indispensable compréhension de sa version la plus élevée, celle de l'Ange qu'il est par son âme (Ange est à entendre comme " En-Je ", le " Je " ou Moi accompli, la conscience supérieure provenant de la Conscience originelle), soit lumière, joie et paix *. Pour ce faire, une passerelle est établie entre l'Esprit et l’Âme par une puissance énergétique nommée Archange, soit " l'Arche en Je ". Cela permet de comprendre que l'Homme a tout le pouvoir en lui pour (re)devenir divin s'il parvient à franchir le " voile de l'oubli ", pour retrouver le son originel qui fait résonance intérieure. L'égo et l'âme gravissent ensemble les marches qui y conduisent, partenaires dans l'épopée d'évolution de la conscience, le premier finissant en fusionnant par se mettre au service de la seconde.

Cf. Travaux sur la réalité de l'âme de Roberto Assagioli, médecin neuro-psychiatre italien (1888/1974) ; Abraham Maslow, psychologue états-unien (1908/1970) ; Carl Rogers, psychologue humaniste états-unien (1902/1987) ; Rollo May, psychologue existentialiste états-unien (1909/1974).

* Lorsque l'Ange est mis au service de l'ombre, il est appelé démon ou prédateur, son rôle étant d'inverser le sens de l’Évolution de la vie. Il est un "de-mon " ou un " mon-de " à l'envers, générateur par l'ego de l'homme des croyances, de l'illusion, de la désinformation, du mensonge. Il est alors responsable de l'involution de la conscience humaine et de l'entropie du Monde. La dualité de l'être humain se partage entre les deux.

Les manifestations de l'âme

L'intelligence universelle

La synchronicité


L'âme et la science

Le débat sur l’existence de l’âme et sa possible immortalité est une histoire sans fin qui pendant des siècles a occupé le temps des grands penseurs de l’histoire universelle. Sa nature mystérieuse continue de fasciner les différents domaines de la science. Si jusqu'à récemment les scientifiques n'ont jamais pu accréditer l'existence de l'âme, incapables de lui donner matérialité selon leurs procédures de validation, les choses évoluent à l'initiative des chercheurs en théorie quantique. Ainsi depuis 1996, le Dr Stuart Hameroff, un physicien états-unien émérite du Département d’anesthésiologie et de psychologie, et Sir Roger Penrose, physicien mathématique à l’Université d’Oxford, ont travaillé sur une théorie quantique de la conscience dans laquelle ils affirment que l’âme est maintenue dans des micro-tubules (fibres constitutives du " squelette des cellules " au même titre que d'autres filaments) des cellules du cerveau, et qu'à la mort physique de l'individu elle serait renvoyée à l’Univers *. Selon eux, le cerveau humain serait un " ordinateur biologique " et la conscience des humains un programme dirigé par l’ordinateur quantique situé à l’intérieur du cerveau qui continue d’exister après la mort. En outre, les deux scientifiques affirment que ce que les humains perçoivent comme la " conscience " est en fait le résultat de la " gravité quantique " des effets situés dans les soi-disant " microtubules ". Ce processus est nommé par les deux scientifiques Orchestrated Objective Reduction (Orch- OU). Est-ce une théorie provocatrice, qui est naturellement fortement controversée par les experts en psychologie cognitive, pensant entre autres que le système nerveux n'a pas vocation à " prendre conscience " mais seulement à agir, ou le début de validation de ce que les textes sacrés ont toujours proposé à la sagacité de l'homme ? Seule notre sagesse intérieure peut répondre du mieux qui soit.

* Lorsque le cœur cesse de battre et le sang cesse de couler, les microtubules perdraient leur état quantique. L’information quantique au sein des microtubules ne pouvant être détruite, elle se dissiperait dans l’univers en général. Si le patient est ressuscité, réanimé, cette information quantique peut retourner dans les microtubules et le patient de dire " J’ai eu une expérience de mort imminente. "

Sur un plan physique, l'âme, intermédiaire entre le grand champ de l'Esprit universel et le moi égo, la personnalité, s'exprime par le biais de fréquences différentes dans deux espace-temps, la 3-D et la 4-D, le mur dit de Planck réalisant la séparation entre la perception du temps linéaire et le non-temps autrement dit fractal *.

En résumé, l’âme est le mécanisme de l'expérimentation terrestre, qui permet aux " Forces de l’involution ", autrement qualifiées de lucifériennes (polarité +) et de sataniques (polarité -), de prendre possession de la Terre. Contrairement à l'enseignement spirituel et religieux dispensé disant qu'" il faut sauver son âme ", il faut pour évoluer, aller vers le Soi supérieur *² ou divin (la Lumière de La Source), non pas sauver son âme mais détruire sa mémoire, pour que l’esprit soit libéré de l’âme, pour que l’être humain devienne libre, pour que l’être humain devienne intelligent, et pour que l’Intelligence fasse partie du lien entre l’Esprit et elle-même, au lieu que l’être humain soit prisonnier dans son esprit à cause des liens très puissants de l’âme sur le corps émotionnel, le corps vital, et le corps physique.

* Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

Le Soi supérieur commence à se développer par le travail intérieur consistant à intégrer toutes les parties d'âme fractionnées et disséminées, dites " alter ", lors des nombreux traumatismes psycho-émotionnels subis au cours de l'existence. Le Soi supérieur est le grand Soi de notre Êtreté légitime et souveraine future qui  représente notre guidance suprême, celle qui ne nous ment jamais. Cf. Le cheminement de l’Âme.

 

Le Corps

Écrit toujours au pluriel, il suggère que nous en avons plusieurs pour nous sentir entier, pour ne pas dire en tiers (les trois corps physique, émotionnel et mental). Il est le lieu de résidence physique de l'âme pour un temps limité, ses racines dans la matière ; il est mortel *. Malgré les apparences, les éventuelles disgrâces que nous considérons, la Vie nous a doté d'un corps parfait, basé sur la symétrie, pour loger notre être intérieur invisible. Aussi, quelles que soient sa taille, sa forme, sa couleur ou son infirmité, ce corps est une création artistique " divine " prodigieuse car inimitable, servant au but pour lequel il est venu expérimenter la matière.

Le Corps humain (en grec soma ; en latin corpus) est une matière corporelle dépourvue de mental ou d'intelligence, constitutif d'une réalité spatio-temporelle physique. Il est constitué d’une matière diverse (molécules, cellules – 70 à 100 milliards -, enzymes, fluides, os, chair, organes, muscles, nerfs, neurones, tissus, oxygène, hydrogène, azote) et, tout comme les musiciens dans un orchestre symphonique, aucun organe, aucun tissu, aucune cellule ne peut jouer seul, en ignorant les autres. Il est une forme définie par le mouvement, lié à la santé, la vitalité ou la maladie, à la destinée, à l'abondance ou le manque, à l'activité, l'occupation ou la profession. Chaque cellule contient 100.000 milliards d'atomes, chaque atome étant composé à 99, 99 % d'un vide extrêmement dense rempli de champs électromagnétiques, de fréquences, de résonances, de fluctuations *². Aussi l'être humain est constitué à 99, 99% d'énergie en vibration, d'information, de vide quantique, d'abstrait pur. L'Univers, soit le champ unifié d'information, est en lui comme autour de lui. Il est représenté par l'élément le Sel qui, parce qu'il cristallise, durcit, a la propriété d’arrêter la dissolution, la décomposition.

Nos consciences apparemment séparées de par nos individualités restituent à la Conscience Universelle (la Monade), au grand corps Planétaire, l'essence de ce qu'elles ont expérimenté dans le règne du visible, de la matière. C'est un processus d'aller et retour, perpétuel jeu de miroirs entre l'Un et les reflets de l'Un. L'Homme, qui est par son entité biologique unique à travers ce qu'il fait, concrétise, manifeste et réalise, détient ainsi une part du pouvoir créateur. Il est ce qu'il ressent, ce qu'il éprouve, ce qu'il idéalise, ce qu'il pense, ce qu'il rêve. Il est unique, et plus il s'éveille en conscience et davantage il le devient.

* Ainsi l’expression grecque " soma-sema ", soit le corps est un tombeau.

Cf. Univers en partage.

Si le corps est biologiquement divers, il est également à base de carbone, dont la nature électromagnétique comme toute matière est une onde ayant une forme géométrique, au même titre que le silice, composant principal de la Terre. Le corps est une machine à produire des protéines, par les cellules adipeuses (collagènes, élastines), musculaires (actines) et stomacales (enzymes). La qualité de son énergie exprime ainsi sa relation avec le champ environnemental au sein duquel il puise l’information et exprime sa singularité cellulaire * dans sa propre perception, dans sa perception du monde et dans le mode de fonctionnement en découlant. Il n’est qu’à voir l’apparition de cheveux blancs suite à une période de fort stress. Il y a donc de l’esprit dans chaque atome du corps, celui-ci étant destiné à redevenir " esprit " à sa mort. C’est pourquoi passer du physique au non-physique s’accomplit en transformant notre système de croyances pour vibrer, ressentir différemment, et le corps est alors le résonateur dans chacune de ses cellules de la manifestation du fruit de nos pensées et senti. Les choses n’ayant pas leur origine et réalité en elles-mêmes, elles sont produites par la pensée, et de ce fait peuvent être effacées par celle-ci.

* Chaque cellule du corps passe par 100.000 réactions chimiques par seconde, ce qui découle de leur nature première, soit des électrons devenus atomes, puis molécules et enfin cellules. Les électrons étant issus du grand champ de Conscience, la matrice, ils possèdent toute l’intelligence pour exécuter dans un but commun leurs fonctions dans l’organisme humain (construction des tissus, fabrication de secrétions, réparation de dommages, évacuation de déchets, lutte contre des envahisseurs ou intrus indésirables bactériens).

Le corps humain - Aggripa Von Nettesheim (1486 – 1535)

Il est dit dans les plus anciennes traditions que l’univers est contenu dans chacune de ses parties. On s’est aperçu par exemple depuis l’antiquité que le corps humain dans ses rapports intrinsèques était basé sur une répétition liée au nombre d’or, Phi - ф (1,618…), nombre lié à des intuitions d’artistes laissant présager l'existence d'une transcendance esthétique.

Dans cette représentation du corps humain ci-contre reprise au travail de Marcus Vitruvius Pollio, connu sous le nom de Vitruve, architecte romain qui vécut au Ier siècle av. J.-C., il est en relation avec les cinq principales planètes et constitue à lui seul un véritable microcosme : il est l’image de l’Univers, le macrocosme. Il est parfaitement inscrit dans un pentagone régulier et montre ainsi que ses proportions sont en rapport avec le nombre d’or.

L'Homme de Vitruve
L'Homme de Vitruve

L’Homme (Anthropos) de Vitruvius, canon attribué à Léonard de Vinci

Anagramme de Léonard de Vinci : " le don divin créa "

L’Homme de Vitruve attribué à Léonard de Vinci a été également réalisé à partir du nombre dit d’or. Il met en exergue les parfaites proportions de l'Anthropos (l'être humain dans son genre masculin et son genre féminin) au sein de l’espace (la sphère) qui permettent son juste alignement, vertical comme horizontal :

plante des pieds – nombril ; nombril – sommet du crâne = a/b = ф

plante des pieds – genoux ; genoux – pubis = c/d = ф

pubis – sternum ; sternum – base du cou = e/f = ф

  base du cou – yeux ; yeux – sommet du crâne = g/h = ф

Sa tête est orientée vers les étoiles, ses pieds sont bien ancrés dans la matière (le carré), le centre se situant au niveau de son nombril (au niveau de son sexe s'il serre les talons). Il rayonne, la lumière (la conscience) pénétrant à travers lui, via l’esprit, la matière dans laquelle il est ancré par le corps, et qui le circonscrit tant qu'il ne la transcende pas. Sa conscience est un processus d'aller et retour, un échange d'information entre le vide quantique et la structure atomique de son corps. Tout l'ensemble reflète l’harmonie, l’unité et l’indivisibilité.

Cette représentation éclaire la relation de l'Homme à la Vie, le moi étant étiré sur le Soi. En épousant gracieusement sa dynamique fluide, en se laissant guider par sa subtile rythmique, il interprète avec maestria son ballet d’harmonie. Tour à tour scénariste, producteur, réalisateur, acteur et spectateur, le but de chaque être humain dans son expérimentation terrestre est ainsi d’équilibrer l’énergie de la manifestation physique du corps avec celle de l’esprit créateur.

 

Francesco Giorgio Martini (1460/1540)

Le peintre italien de Sienne fut l’un des plus fameux architectes, ingénieurs et " hommes universels " du Quattrocento, soit le XV° siècle italien succédant au Moyen Âge, siècle dit de la Première Renaissance, mouvement qui amorce le début de la Renaissance en Europe. Il associe dans ses écrits des éléments de la doctrine pythagoricienne de l'harmonie avec des spéculations mystiques, reprenant les modes opératoires antiques de construction de temples, édifices publics et autres bâtiments sur le modèle du corps humain. Ici le plan de construction d'une basilique.

 

La combinaison des spécificités de l'âme et de l'esprit dans leur relation au corps au sein de l'univers conduit à distinguer sept corps.

- Le corps physique, enveloppe corporelle de l'âme et support des corps dits " subtils " détaillés après. C'est notre réceptacle, notre châssis ou carcasse. Il est relié au monde minéral.

- Le corps éthérique, vital ou énergétique, de cinq à dix centimètres d'épaisseur, constitué d'une énergie qui stimule les organes et les cellules du corps. Il est indispensable à la transformation du corps physique, faisant le lien avec le champ énergétique universel. Il correspond au monde végétal.

- Le corps astral ou corps émotionnel, celui du désir. Très volatil, il dépend de la nature de nos désirs, de nos passions, de nos émotions. Il sert de protection, et exprime l'aura, l'intelligence émotionnelle, soit la perception de notre magnétisme intérieur. Son équivalent physique est le système sanguin (cœur, veine, foie, reins). Il appartient au règne animal.

- Le corps mental, l'intellect, le conscient et le subconscient. Véhicule de la personnalité à travers les facultés intellectuelles et le libre arbitre, il pense, juge, raisonne et imagine. Il perçoit le monde de manière limitée, logique, créant par ce prisme des pensées positives ou négatives. Il est très dépendant des croyances et des conditionnements reçus, et doit expérimenter ce qu'il apprend pour acquérir la conscience de ce qui est. Il correspond au système nerveux et au cerveau. Il appartient au règne des humains, et donc de l’égo *.

- Le corps causal, spirituel ou mental supérieur (supra-mental). C'est le plan de l'âme, qui régit les formes-pensées, la mémoire, et la volonté au niveau de l'intuition spirituelle. Il sert de véhicule à l'ego dans son évolution, dans sa volonté de développement et de transcendance. C’est lui qui régule la chimie du corps. Il appartient au règne du petit Soi.

- Le corps de l'âme, " christique " ou " bouddhique ", qui représente le Moi supérieur, l’Être supérieur, le Moi profond, le Moi Christique, la Conscience Supérieure. Il est la partie divine de notre être, la conscience christique universelle (amour, paix, joie) en nous. Il comprend la plus haute conscience personnelle, la vision intérieure, la sagesse, la conscience du cœur et la volonté. C’est le centre de la joie et de l’amour universel.

- Le corps de lumière, divin ou " atmique ". Il constitue le plan de notre étincelle divine, celui de l'unité avec le Tout. C'est le plan de l'immortalité, du pouvoir et de la maîtrise de soi. Il appartient au règne des esprits. C’est le centre de la paix et du respect de la différence.

* Cf. Décryptage de l'égo.

Être multidimensionnel

Par définition, chaque organisme vivant est un assemblage de plusieurs dimensions simultanées sinon il ne pourrait exister, tout simplement. Ainsi la matière est la première dimension, celle du corps physique composé de multiples parties s’imbriquant les unes dans les autres, toutes solidaires entre elles. Il est l’enveloppe de notre singularité biologique, dite l’égo, la plus basse vibration par son ancrage dans la densité. La seconde dimension est ce qui l’anime, appelé corps énergétique (ou éthérique), le corps de la santé, du souffle de vie. Il demande un entretien régulier en qualité, pour ne pas le détériorer par des méthodes et contenus toxiques (tabac, alcool, sucres, malbouffe…). Ainsi le corps physique est comparable à un moteur électrique qu’alimente le corps énergétique (l’électricité), lui permettant de bouger et de se manifester au sein d’un environnement matériel.

La troisième dimension est celle du corps mental, permettant l’action du corps et son guidage dans son environnement matériel. Il est au service de la quatrième dimension, celle de l’Âme, de " l’enfant intérieur ", soit le corps émotionnel – celui du cœur - lié aux sentiments éprouvés dans l’action. La difficulté vient du fait que le sentiment est au contact de l’égo-mental, pouvant être pollué par celui-ci. Comme l’égo ne peut avoir la mainmise sur nous sans les émotions, il manipule le mental selon ses voies attachées à la survie du " petit moi ", les émotions allant ainsi dans la même direction… Tout l’art consiste à se défaire des émotions délétères pour créer des sentiments nourrissant notre bien-être, notre harmonie et notre paix intérieure, qui ne peuvent être compatibles avec la colère, le ressentiment, l’énervement, l’impatience issus de l’égotisme, symbole de la séparation… Cette quatrième dimension est charnière pour se détacher de l’état de séparation, avec ses peurs, ses souffrances, ses états d’âme. Pour en sortir, la conscience de l’individu doit lui permettre de reconnaître que ce n’est pas lui qui décide de la destination, son rôle premier étant de conduire avec dextérité et sérénité sa singularité au sein de la dualité * par le juste équilibre. Il ne peut s’atteindre que par l’amour inconditionnel, source de joie et de paix. La vibration du cœur fait tourner le compteur de notre richesse intérieure, qui se répercute inévitablement à l’extérieur.

Le corps mental constitue ainsi le support du moteur électrique qu’est le corps physique, au sein duquel circule l’énergie que sont les sentiments, le corps émotionnel, " sous-produit " du corps de sentiment qu’est l’âme ou l’enfant intérieur.

La cinquième dimension est un corps composé de l’esprit créateur, alimenté par le courant issu du rêve, de l’intuition ou assimilé. Il est nommé corps atmique, lui-même en relation avec le corps dit spirituel ou " petit Soi ", moteur d’une conscience vibratoire nettement plus élevée que le précédent.

Ces multi dimensionnalités sont emboîtées les unes dans les autres comme des poupées russes dimensionnellement distinctes mais vibratoirement reliées. C’est en raccrochant les opposés complémentaires de la dualité par l’amour inconditionnel, sans jugement, et dans l’acceptation pleine et entière de tout ce qui nous habite que nous pouvons aspirer à retrouver l’Unité. En nous nous aimant le monde nous appartient, notre unicité nous permettant d’être le Tout. Nous en sommes chacun une facette de vie, qui donne la plus grande lumière au diamant appelé La Source. Elle est à l’image du moteur électrique dont nous sommes la vibration qui le parcourt. Nous sommes à la fois dans toutes les dimensions précitées par notre conscience.

* Cf. La dualité décodée.

 

Illustration par analogie

Le concept corps-âme-esprit peut être assimilé par analogie au rapport verre-boisson-arôme. Le verre, soit le contenant, est toujours le même, quelle que soit sa forme. Il est la partie fixe. La boisson elle peut être différente à chaque fois (eau, café, thé…). Elle est la partie variable. Le liquide correspond donc à un état vibratoire supérieur à celui du verre. En cela, il ne faut pas comprendre que la boisson est supérieure au verre, mais que c’est une matière dans un état plus subtil, moins dense. Il dégage selon sa nature une vibration encore plus subtile, l’arôme, le parfum.

Ces trois états correspondent à notre univers physique et sa nature d’espace tridimensionnel (longueur, largeur, hauteur), quadridimensionnelle avec le temps :

1. Le verre est la matière dure, solide, celle du contenant. Il est l’espace, qui retient.

2. Le liquide est la matière molle, liquide, celle du contenu. Il est le temps, qui s’écoule.

3. L’arôme est la matière subtile, gazeuse, éthérique. Il est la vapeur, la quintessence, qui s’apprécie.

Rapporté sous un autre angle, nous obtenons la corrélation suivante :

1. Le corps, la forme, est le contenant, qui sert de verre. Sa nature est masculine.

2. L’âme est le personnage qui va remplir le verre (le corps) d’un liquide. Elle est le bénéficiaire. Sa nature est féminine, par la vibration qu’il émet.

3. L’Esprit est ce qui donne la quintessence au rapport corps-liquide versé, soit l’état de conscience du bénéficiaire. Sa nature est double, masculine et féminine.

La trinité Corps–Âme–Esprit est ainsi une matrice espace-temps qui permet à l’Esprit de pouvoir prendre conscience de sa quintessence.

 

Illustration par les éléments

L'Esprit / Le Mercure

Il est l’élément volatil, la substance de nature humide, fluide, subtile, l'aspect féminin et lunaire. Il se présente sous forme aqueuse ou vaporeuse. Il est passif dans la génération et par rapport au Soufre, mais il est actif par sa mobilité, allant de l'extérieur vers l'intérieur. Le Mercure, de nature instable, confère la volatilité. Il est sujet à la sublimation. Il assure la liaison Soufre-Sel. On le rapproche de l’âme (psyché), que l’esprit peut informer. Tous les fluides présents dans l’univers (pluie, rosée), y compris les fluides vitaux de l’organisme humain, en sont une expression.

L’Âme / Le Soufre

Il est l'élément feu, qui ensemence, l'aspect masculin, solaire et sanguin. Il est actif dans la génération, allant de l'intérieur vers l'extérieur. Il réside dans le Sel, le corps, qui le retient et l’épaissit plus ou moins. La graine spirituelle du Soufre est une information qui pénètre les formes solides. C’est un feu qui imprègne même les minéraux les plus durs. Il est le rayon créateur, l’information en action. On le rapproche de l’esprit (pneuma), la matrice structurante. C’est une chaleur fixée et latente qui ne consume pas, mais échauffe doucement. C’est l’agent dynamique de la fermentation, substance oléagineuse et grasse qui s’enflamme facilement, de nature combustible.

Le Corps / Le Sel

Il est une conséquence de l’union du Soufre et du Mercure qui se neutralisent, soit un matériau solide qui soutient, qui donne la fixité au volatil. C’est le principe dans lequel la sécheresse et l’aridité dominent. Il se présente en corps sec et friable qu’il est aisé de mettre en poudre, ce qui témoigne de sa sécheresse extérieure. Mais il est doué d’une humidité, d’une fluidité intérieure, comme cela se prouve par sa fonte. Il épaissit le Mercure qui le dissout et il fixe le Soufre. On le rapproche du corps (soma), ce composé physico-chimique dont les tissus organiques s’élaborent à partir des sels inorganiques. Il est fixe et incombustible, c’est-à-dire qu’il résiste au feu dans lequel il se purifie. Il ne souffre point de putréfaction et peut être conservé sans être altéré. Il est principe de conservation et s’oppose à la corruption.

 


L'Homme aligné

L'alignement consiste à sortir de l'isolement source de peurs et de souffrances constitué par l'égo, l'enfant intérieur cadenassé, en le libérant pour passer au Soi.

 

Le mécanisme de l'égo

Notre Moi séparé, s’identifiant au corps et aux mécanismes complexes du cerveau produisant les pensées et entraînant des émotions, a pour objectif de nous faire croire que " l’autre " est la source de tous nos problèmes. L’autre inclut aussi tous les évènements dont l’égo ne peut comprendre l’origine. Il parle donc de (mal)chance ou de hasard dans son ignorance des lois présidant au fonctionnement de Ce Qui Est. Son mécanisme est simple : il juge d’abord, afin de séparer et de diviser ce qui ne l’est pas, et de choisir sa vision des choses, bonne ou pas bonne. Ainsi, de séparation en séparation, se sont créées dans notre esprit deux zones bien distinctes : notre conscient, ce que je veux garder à l’esprit, et notre inconscient, ce que je ne veux pas garder à l’esprit, qui sert de poubelle et de zone de refoulement. De croyances en croyances, nous sommes divisé, fragmenté sous forme d'alter, dans le total oubli de la loi de cohérence de l’univers, celle de l’unité, sauf à imaginer un ordre cosmique constitué au fil des hasards s’agrégeant et tenant miraculeusement en équilibre.

Ainsi, en disant " Je ", nous pensons être pleinement ce que nous sommes, alors que cela ne correspond qu’à la petite partie qu’est le conscient, la plus grosse partie demeurant invisible. Il en résulte deux choses :

1. " L’autre " est ce que je perçois de moi, fruit de mes croyances. Il me procure un " effet ".

2. Je projette sur " l’autre " le contenu de mon inconscient, ce que mon égo rejette. Il est la " cause ".

" L’autre " n’est en fait que le miroir de nos propres projections. Nous y voyons du positif quand cela arrange nos affaires, et du négatif quand cela va à l’encontre de ces mêmes affaires. Ainsi, l’autre n’est pour rien en ce qui concerne ce que nous voyons, car c’est notre cerveau, à travers le filtre de notre mental conditionné par notre égo, qui nous montre que ce que nous voulons voir. C’est pourquoi nous sommes notre propre bourreau, les souffrances et douleurs que nous ressentons n’étant que de notre propre cru. Nous sommes bien les créateurs de notre réalité et par là-même de notre destin. Les autres n’y sont absolument pour rien, ainsi que les évènements extérieurs. C’est nous qui choisissons tout ça, par l’égo. Ce n’est pas le monde qui nous rend dépressif, mais l’observation même de nos pensées dépressives.

La solution du problème égotique est de ne plus rien " juger " de ce que nous voyons, puisque ce que nous percevons n’est que l’illusion d’un égo qui filtre la réalité. L’autre n’est qu’un miroir nous renvoyant ce qui rentre en résonance avec nous-même, aussi bien consciemment qu’inconsciemment. Accepter ce qui est, sans porter aucun jugement, permet de désamorcer l’illusion dans laquelle l’égo veut nous maintenir. Notre véritable nature est de dire " c’est ", sans jugement.

Cf. Décryptage de l'égo.

L'Enfant intérieur

Notre essence est spirituelle. Nous sommes pur esprit. L'expérimentation du Vivant nous a conduit dans le champ d'expérimentation terrestre, celui de la matière dense. A notre arrivée (naissance), nous avons oublié Qui nous sommes. C'est le voile de l'oubli. Le Jeu de la Vie va consister à retrouver la mémoire, qui se cache en nous, derrière notre véhicule de chair terrestre, le corps, et ses grands attributs : le cerveau, mécanisme de la pensée, le cœur, mécanisme des émotions et des sentiments, le ventre, mécanisme du ressenti tripal, le sexe, propulseur du désir de vie. Cette mémoire en nous est celle de notre Âme, représentée notre double spirituel, dit l'Enfant intérieur. Nous pourrions également le qualifier d'Ange gardien, de " Jiminy Cricket ", de daïmon... Tant qu'il a oublié Qui il était, maintenu séparé de La Source, il ne peut se manifester à notre conscience, maintenu en état amnésique et léthargique. Se nourrissant des effets de résonance négatifs liés à l'expérimentation de la vie, il est enfermé dans la carapace " protectrice " de l'égo vis-à-vis des peurs et des souffrances physiques, psychiques et émotionnelles. Aussi il est malheureux, boudeur, et a des " états d'âme ". Nous en ressentons les effets sous différentes formes : mélancolie, insatisfaction, tristesse, erreurs... Ce sont les " warning " qu'il nous adresse, appelant à sa libération en étant qui l'on est réellement.

 

Le processus d'individuation

L’être humain tout au long de son existence éprouve un sentiment d’incomplétude. Il n'est que la nostalgie d’une origine, d’une Totalité vers laquelle il tend de tout son être, la plupart du temps inconsciemment. A travers de multiples transformations de sa personnalité, le " moi-égo ", il va tout au long du cheminement de son Âme * chercher l'éveil, la prise de conscience de Qui Il Est vraiment. Il peut alors (ré)intégrer, par étapes successives, les contenus de l’inconscient qui le fragmentent afin de tendre vers l'Unité première.

Ce processus est nommé par le psychiatre Carl Gustav Jung INDIVIDUATION, de in-divis, celui qui n’est pas divisé, celui qui est en processus de re-conjonction des opposés séparés. Dans ce périple, le voyageur doit d’abord rencontrer son ombre - son prédateur *² -, et apprendre à vivre avec cet aspect de lui-même qui est souvent terrifiant. Il n’y a pas de totalité sans reconnaissance des opposés. Il rencontre aussi les archétypes de l’inconscient collectif - les égrégores de son asservissement -, et affronte le risque de succomber à leur étrange fascination. S'il n'est ni terrifié, ni fasciné, il finit par trouver " le trésor difficile à atteindre ", appelé par la Tradition alchimique le corps de diamant, la Fleur d’or, le lapis, ou tout autre nom ou forme choisis pour désigner l’archétype de la totalité, le Soi supérieur. Le Soi est le Centre, la Totalité, la Finalité de la vie psychique, soit l’être véritable.

* Cf. Le cheminement de l’Âme.

Cf. Comprendre et apprivoiser la prédation.

Dans cette dialectique du Moi et de l’inconscient, la réconciliation des contraires est le principe qui va gouverner chacune des quatre étapes du processus, marquées par la rencontre avec 4 grands archétypes : l'ombre, l'archétype sexuel (les polarités masculine Anima et féminine Animus), la Lumière, le Soi.

Elles sont basées sur un travail spécifique en rapport avec le cycle archétypal " mort et résurrection " incarné par le cycle des saisons, se distinguant par la couleur que prend la matière au fur et à mesure des différentes phases opératives : calcination (noir), lessivage (blanc), sublimation (jaune), pour obtenir l'incandescence (rouge).

Le processus alchimique part d'une base encore en potentialité que les Alchimistes appellent la Materia Prima, image symbolique de l’inconscient. A ce stade, le Moi est davantage un masque - le persona - qu’une identité profonde, car il s’est forgé en fonction de critères familiaux et sociaux (nom prénom, profession, etc…) qui lui sont transmis de l’extérieur et qu’il n’a pas relié à son identité profonde. C’est dans cet état que nous sommes le plus " mortel " et corruptible, tant nous nous identifions à un masque éphémère et périssable et ignorons pratiquement tout de nos potentialités.

L’œuvre alchimique aura pour but de différencier peu à peu ces constituants, en les purifiant et les recombinant d’innombrables fois, selon l’expression célèbre solve et coagula. Elle se déroule dans un creuset hermétique appelé athanor. Il est, sur le plan psychologique, le symbole de notre intériorité au sein de laquelle va s’opérer le processus d’individuation.

Solve et coagula

La formule alchimique solve et coagula contient d’une certaine façon tout le secret du " Grand Œuvre ", soit le processus de la manifestation universelle à partir de deux phases inverses que l’on peut résumer à expansion (l’expir) et contraction (l’aspir), tel le double mouvement du cœur. Pour ce qui concerne le champ d’application propre à notre dimension d’appartenance - la galaxie solaire de La Voie lactée -, ce processus met en œuvre ce qui est dénommé le Ciel (l’invisible) et son pendant matérialisé, densifié, la Terre. C’est pourquoi le terme solve est parfois représenté par un signe qui montre le Ciel, et le terme coagula par un signe qui montre la Terre. Ils s’assimilent ainsi aux actions du courant ascendant et du courant descendant de l’énergie cosmique, en d’autres termes aux actions respectives du Yang - force d’expansion à caractère masculin - et du Yin - force de contraction à caractère féminin -.

Il en découle que les " condensations " (ou cristallisations) de l’énergie, qui donnent naissance aux composés individuels (choses et créatures), procèdent des influences terrestres, et les " dissipations ", qui ramènent les éléments de ces composés à leurs principes originels, procèdent des influences célestes. L’ordre des deux termes dépend du point de vue comme de départ auquel on se place, les deux phases complémentaires auxquelles ils correspondent étant à la fois alternantes et simultanées.

Toutefois, le passage de l’état de non-manifestation au manifesté voit la matrice réceptive (la Terre), de source magnétique, être engendrée par le principe fécondant du feu solaire, de nature électrique. La " condensation " ou " coagulation " se présente naturellement en premier lieu. Le Yin, de couleur noire, évoquant la gestation dans les ténèbres, précède le Yang, de couleur blanche, son éclosion à la vie, soit la " dissipation " ou " solution ". Autrement dit, la coagulation porte sur la substance du cosmos, l’énergie primordiale (la matière noire en astrophysique), qui retourne par dissipation à l’essence du cosmos, enrichie de l’expérience. C’est de cette façon que la Création, La Source, " joue " à se connaître, faisant semblant d’oublier - le "voile de l’oubli " des êtres humains pendant leur incarnation terrestre - Ce qu’Elle EST. La transmutation alchimique qui est " demandée " * à l’être humain consiste, en toute conscience, à " dissoudre " ce qui est " coagulé " et, simultanément, à " coaguler " ce qui est " dissous ". Ces deux opérations apparemment inverses ne sont en réalité que les deux aspects complémentaires d’une seule et même opération. C’est la clé majeure du Jeu de la Vie.

* Cette demande est dénommée la " Parole perdue ", soit la clé du secret de l’existence dissimulée aux êtres humains par les " voleurs d'énergie " pour les maintenir prisonniers de la matière, en situation d’esclavage. Cf. La nouvelle religion universelle.

Voir en complément le processus alchimique de la dualité dans Le mythe du péché, ou la mise sous tutelle de l'humain.

La première phase s'appelle Nigredo, l’Oeuvre au Noir. Elle consiste à prendre conscience de sa propre confusion intérieure en confrontant le Moi à ce qu’il a rejeté dans l’inconscient personnel, son ombre. Celle-ci réside dans l’inconscient personnel, projetée par le persona qui nous permet de " briller " en société. Elle contient les désirs et pulsions qui n’ont pas pu s’adapter au monde. Cette contrepartie du moi conscient a une tendance naturelle à se projeter sur les autres. Le Moi ne supporte en général pas cette image que les autres nous renvoient de nous-même. Il refuse de voir que cette ombre est son alter-ego.

Se confronter à son ombre engendre d’abord une phase de confusion, de dissolution, de " putréfaction psychique ", dont la couleur symbolique est le Noir. Elle est synonyme de crise dont la signification première est " changement ".

La seconde phase s'appelle Albedo, l'Oeuvre au Blanc. La rencontre assumée avec l’ombre doit nous conduire à l’assimiler, sans la juger, donc à intégrer ce qui paraît comme négatif en soi mais qui l’est en réalité tant qu’il n’a pas pu prendre place et sens dans notre champ de conscience. Intégrer l’ombre requiert une grande force morale et l’abandon de ses préjugés.

La première phase est donc indissociable de la deuxième, dont la couleur blanche est complémentaire, pour atteindre le premier but de l’œuvre alchimique, le " Petit Œuvre ", symbolisé par un métal moins corruptible, l’argent. C’est la phase où l’on fait un travail de différenciation et de purification. Cela correspond à la formation du caractère qui a pour but de canaliser les pulsions instinctives et de sortir des opinions toutes faites.

À la fin de cette étape, l'individu a beaucoup changé : il ne juge plus autrui, il devient plus compréhensif, plus fraternel. Il s'approfondit s'il était superficiel et devient plus impartial s'il était partisan. Son Moi s'est déplacé vers une position où le bien et le mal sont relativisés, et où le grave défaut de l'autre est vécu comme un défaut personnel. En clair, la personne a dépassé le dogmatisme moral ou anti-moral, ce qui la rend moins corruptible.

L’âme commence à jouer son rôle de conduite du corps. De nouvelles priorités se font jour. Le sens de l’existence n’est plus conditionné par les exigences de la société du paraître et l’âme commence à graviter autour d’un nouveau centre qui reste encore à ce stade extérieur à la personne. Le Soi ou Esprit s’exprime à travers des archétypes qui sont encore projetés sur des personnes physiques et qui servent de référence.

La troisième phase se nomme Citrinitas, l'Oeuvre au Jaune. Elle permet de prendre conscience des archétypes qui sont encore dans l’inconscient collectif. En effet, les messagers du Soi sont toujours représentés par la polarité complémentaire au genre sexué de la personne. Ils exercent une fascination dont il faut prendre conscience pour élever progressivement l’amour, qui est le moteur fondamental de la quête, du plan biologique au plan spirituel.

Dans l’inconscient de l’homme et de la femme réside une image collective de la polarité opposée : l’animus pour l’homme et l’anima pour la femme. Ces deux figures désignent ce qui manque au moi pour se vivre comme partie consciente d’une totalité englobante qui est le Soi. C'est l'état d'être androgyne. Le sexe perd alors son pouvoir de fascination * au profit d’aspirations artistiques, intellectuelles ou spirituelles. C’est la même énergie qui se transforme.

* Cf. Conscience et dépassement de la Matrice sexuelle.

Figures féminines de l'anima (l'homme)

. La femme primitive : l'image, fortement sexualisée, représente les relations purement instinctives et biologiques.

. La femme romantique : l'érotisme s'étend à toute l'image féminine ; l'image est chargée esthétiquement, caresses et contemplation sont préférées aux enlacements orgasmiques.

. La femme vénérée : la sexualité est exclue, l'érotisme est sublimé jusqu'à la dévotion.

. Sapientia, la sagesse de l'éternel féminin (Déesse de la sagesse, Athéna).

Figures masculines de l'animus (la femme)

. L'homme sauvage : l'image est fortement sexualisée ; personnification du pouvoir physique.

. L'homme romantique, l'aventurier : la sexualité diminue et laisse la place à l'admiration devant la sensibilité ou la prouesse.

. Celui qui a la parole : la lumière éclairante de l'existence ; le professeur, le leader politique ou religieux.

. Logos, le savoir masculin : l'anima est symbolisé par le sens ultime de l'existence et du cosmos, par un dépassement de ses propres limites ; les grands philosophes ou les gurus enseignant les sentiers secrets.


La quatrième phase se nomme Rubedo, l'Oeuvre au Rouge. Lorsque le Moi s’est confronté à l'archétype sexuel, surgit alors un autre archétype, ni masculin, ni féminin. C'est l'archétype " lumière ". Il est l'archétype du surnaturel, de l'au-delà. Ses symboles sont la luminosité et la force. Il révèle des forces ou pouvoirs qui ont une provenance différente des mondes spatio-temporels imaginables. Il est le tremblement et la fascination propre à l’irruption du Sacré. Les images apportent des signes de l'incommensurable : aigles géants, cétacés, volcans, soleils irradiants, apocalypses... toute image suggérant une omnipotence et une omniprésence. A ce stade, l'individu doit affronter le pouvoir en soi. La première tentation est que le moi tombe dans le piège de s'identifier à ce pouvoir transcendant. Il y a alors une alternative : le recul ou l'affrontement.

. Le recul voit le sujet, devant les présages menaçant de ces symboles, abandonner le processus d'individuation et libérer l'individualité de la psyché collective par un rétablissement de la persona, en se " cramponnant " au monde du dehors. Une nécessité externe va remplacer la nécessité interne.

. L'affrontement voit la personne céder à la tentation de s'identifier à l’archétype lumière. Elle se sentira détentrice du pouvoir. L’homme joue alors au prophète, au fondateur de secte, et la femme devient une mère toute puissante et indispensable qui contient et organise tout. Plus grave, la personne peut aussi tomber dans la psychose en se prenant pour Dieu ou son prophète.

Ce sont des états d'" inflation psychique ", indiquant une extension de la personnalité au-delà des limites individuelles. La seule solution consiste à faire acte d'humilité, à avoir un travail utile qui l'accrochera à la terre (humilité provient du latin humus signifiant terre). Si cette humilité est acquise, et si ces archétypes sont intégrés comme de simples instances au service de la psyché, un mystérieux archétype latent s’active : le Soi.

Une fois la personnalité dissoute, c'est l'archétype de l’homme cosmique qui ré-ordonne les composantes de la psyché harmonieusement, comme le fait un cristal plongé dans une solution. C'est le Soi supérieur, le Soi " Dieu en nous ", une manière totalement nouvelle et différente de rencontrer son propre être. Le moi individué se sent désormais comme l'objet d'un sujet inconnu et super ordonné, comme le langage par rapport à l'intelligence, ou comme la relation entre le soleil et la terre. Il devient alors aussi rayonnant et incorruptible que l’Or.

L'homme individué ne s'émeut pas devant les événements. Il n'est affecté que sur des plans inférieurs de son être et peut demeurer impassible devant des incidents très agréables ou désagréables. Il est parfois poussé vers des tâches très difficiles ; il peut les réaliser car des forces surgissant du Soi lui permettent de nager à contre-courant des valeurs collectives. Sa position dans le cosmos a changé radicalement, son nouveau centre de gravité le fait vivre en fraternité mystérieuse avec les animaux, les dieux, les cristaux, les astres, sans admiration, ni réprobation, ni orgueil.

* Cf. Le chemin alchimique.

 

L'alignement

De l'organisme à l'orchestre

Composé de multiples et divers organes, l'être humain doit les harmoniser et accorder un à un, se mettre au diapason, pour permettre l'interprétation magistrale de sa partition symphonique. C'est ainsi que le chœur (cœur) de sa cathédrale dirigé par le maestro organiste résonne sa mélodie aux cieux et à l'infini. Sinon c'est la maladie, ce que " l'âme a dit "...


Cliquer pour agrandir
Cliquer pour agrandir

La représentation symbolique de l’" alignement parfait " de l'être humain traduit ce qu'un individu doit être dans l'expression de son humanité toute entière, dans toute la ferveur de son être, entre son vécu terrestre et son origine " divine ", universelle, par-delà les croyances ou incroyances.

Nous sommes toutes et tous en l'état faillible, à jamais en quête d’une perfection à la hauteur du ressenti que nous avons de la dignité de l’être humain dans sa version la plus élevée. Ceci demande humilité, pour nous permettre dans l’ouverture à l’autre, aux autres, l'apprentissage de la nature humaine, de sa grandeur et de son puissant pouvoir de création, tout en gardant par le courage la maîtrise et l’estime de soi.

Être un Homme accompli, c'est acquérir et digérer ces valeurs en les appliquant à son propre chemin d’existence, face aux réussites comme aux épreuves, événement douloureux comme infortune, destinées simplement à nous aguerrir davantage, par-delà nos incompréhensions et révoltes du moment.

Élevé ou abattu par la destinée, l'homme doit examiner avec discernement ces " deux menteurs " que sont les échecs ou les réussites pour redevenir souverain de sa vie, en faisant de sa conscience le vecteur de son accomplissement et de son évolution. Ceci lui demande d'être vrai, honnête et sincère pour mieux y parvenir… Plus il s’approchera de la Vérité, et plus les vents contraires seront puissants, afin de lui permettre d’atteindre son sommet.

Conscient et inconscient, l’expression du UN-conscient

La relation avec l’inconscient, l’inconnu, a été si durement diabolisée qu’elle constitue l’une des peurs les plus profondément enfouies du collectif humain occidental. Or, qu’est-ce que la conscience sinon l’exploration de ce qui nous est inconnu ? Lorsque nous parlons de dualité, de ce qui nous sépare d’avec nous-même, nous ne comprenons pas que cette zone inconnue qu’est l’inconscient est justement la partie habitée par notre Soi Supérieur qui ne désire qu’aller à notre rencontre. Dit autrement, nous désirons tous étendre nos capacités et pourtant, dans notre quotidien, nous affirmons par nos actes et pensées une totale défiance à ce qui nous provient de cette zone si mystérieuse. En effet, quand notre esprit conscient ferme les volets pendant notre sommeil, c’est notre esprit inconscient qui prend les rênes et qui nous emmène dans d’autres dimensions que nous nommons les rêves. Les individus reliés à la Terre et à l’Esprit accordent une attention toute particulière aux rêves, car ils savent d’instinct que l’accès au rêve conscient constitue l’accès au divin qui nous gouverne, soit notre propre Soi supérieur. Il nous emmène en balade à travers de multiples dimensions, faisant ainsi que nous recevions des messages compréhensibles à travers une sorte de vie " virtuelle " où notre corps physique ne peut être transporté. Comment voudrions-nous développer notre multi-dimensionnalité si nous portons en nous la chape de plomb de la croyance que l’inconscient est une zone interdite ? Ceci a été mis en place afin de nous séparer de nous-même, de l’allié le plus pertinent qui soit pour nous, notre double spirituel… Être performant commence par être en accord avec nos rythmes intérieurs, non en suivant un rythme extérieur imposé qui n’a que l’objectif de faire de nous un robot biologique corvéable et unidimensionnel.

Tout le monde rêve de communiquer avec son âme, son Soi supérieur, sa partie féminine, sa partie vibratoire afin d’égayer sa vie. Alors on essaie de se mettre dans son cœur, de ressentir, et puis après on se plaint que l’on n’y arrive pas vraiment et que c’est très dur. C’est parce que nous excluons la vie que nous avons pendant notre sommeil et qui est, justement, la connexion à cette partie voyageant au-delà du voile de l’oubli… Le réveil, cette période de semi-rêverie, est la zone de transition du monde virtuel au monde réel. C’est la zone où nous pouvons prendre conscience de ce que nous raconte notre Soi supérieur ou notre âme. C’est la période la plus importante, la plus propice à engager la conversation avec l’autre partie de nous-même. Cet inconscient brumeux, noir, inconnu et surtout diabolisé par toutes les religions est, en fait, la porte vers la liberté multidimensionnelle. Tout est en nous, et c’est avec une méthode aussi simple que le réveil que nous pouvons nous réveiller de l’endormissement dans lequel notre civilisation nous tient artificiellement. En prenant du repos aussi souvent que possible, en multipliant des contacts naturels avec notre inconscient, nous verrons que les deux réunis nous amèneront encore plus vite vers le UN-conscient.

Pour reprendre les rênes de nos multidimensionnalités nous avons à reprendre les rênes de nos cycles naturels de veille et de sommeil. C’est en vivant selon nos temps intérieurs que nous entrons en contact avec l’information, avec l’amour, avec les énergies féminines de notre êtreté, et que ramenons à sa juste valeur le temps linéaire extérieur. Le but n’est pas de déséquilibrer l’un au profit de l’autre, mais de rétablir la balance entre notre féminin – le Temps - et notre masculin – l’Espace, entre notre temps de rêve et notre temps de veille, entre notre communication extérieure et notre communication intérieure, entre notre inconscient et notre conscient.

L'alignement est un processus de " résonance universelle ", tout étant de nature vibratoire et informative dans la physique constitutive de l'univers (Cf. Univers en partage). Cette mise en résonance (attunement en anglais), exprimée par des fréquences vibratoires (ondes, couleurs, sons...), est un calage des fréquences d'éléments (individus, objets), leur mise au diapason, soit la mesure et l'accordement de leurs vibrations émises au sein d'un ou plusieurs champs électromagnétiques. Par exemple, le champ terrestre tout comme les différents éléments qui le composent possèdent leurs propres fréquences, différentes d'autres champs constitutifs de l'univers.

Aussi un ajustement fréquentiel est indispensable à l'être humain, pour brancher sa conscience objective limitée - celle de l'ego-mental - au grand champ de conscience universel afin d'en recevoir toutes les informations nécessaires à ses juste et harmonieuse réalisations de vie. Ceci passe par un travail tant sur ses sens physiques (les cinq sens) que subtils pour déboucher sur cet accordement de conscience, et devenir créateur de sa vie dans sa dimension la plus élevée (Cf. L'état de cohérence, voie de sa liberté). L'être humain n'est rien d'autre que la conscience universelle illimitée, la conscience globale unique, l'Alpha et l'Omega, qui expérimente Sa création sous différentes formes et plans selon un processus holographique (Cf. Évolution de civilisation 1), dans l'éternel présent et maintenant. Il n'y a pas de séparation. Tout réside dans la même source, unique.

 

"Sachez que vous êtes un petit cosmos en vous-même et que le Soleil, la Lune et les étoiles sont en vous. "

Origène - Théologien et Père de l’Église (185/253)

 

" Que celui qui cherche ne cesse pas de chercher jusqu'à ce qu'il trouve. Et quand il aura trouvé, il sera troublé ; quand il sera troublé, il sera émerveillé, et il règnera sur le Tout. "

Évangile selon Thomas (NH II, 2)

 

Vous avez aimé cet article ?
Alors partagez-le avec vos connaissances en cliquant sur le bouton de votre choix.