La formulation de ces clés n'engagent que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Qu'est-ce que la Magie du Vivant ?

 

Pour percer et voir le mystère de l’univers, l'inexplicable, il est indispensable de cesser de vouloir qu’il fonctionne selon des règles cartésiennes, a priori logiques. Et pour cause, la pensée étant riche de potentialités illimitées, bien au-delà de l'imaginable * ! Pour accéder à cette Connaissance sacrée réservée à quelques intrépides et valeureux décidés à sortir des sentiers battus car tracés par autrui, il convient d'aller contre toutes les normes et les lois incontestées du progrès scientifique, celles qui depuis quelques siècles ont fait pourtant leurs preuves en transformant nos modes de vie et en changeant effectivement le monde. Il n’est qu’à voir comment de nombreux hommes de science, parmi les plus grands, se heurtèrent ou se heurtent à l’incompréhension de leurs pairs en formulant leurs diverses théories.

C’est ainsi que l’étude contemporaine des émissions dues aux formes *² révèle l’existence d’une " nouvelle " forme d’énergie, encore plus fondamentale que l’électricité, les ondes électromagnétiques, et même l’énergie nucléaire, puisqu’on les retrouve à tous les niveaux d’existence : galaxies, cristaux, atomes, matière vivante comme matière inerte, pensées. Et c'est déjà ce dont parlaient les scientifiques de l'Antiquité ...

Il en découle que la connaissance ne peut rester enfermée dans des disciplines académiques cloisonnées. Elle appelle à rassembler les savoirs des spécialistes et non-spécialistes, intuitifs, praticiens et théoriciens, et des chercheurs de tous horizons, mathématiciens, physiciens, chimistes, médecins, allopathes, homéopathes et acupuncteurs, architectes, musiciens, linguistes, historiens, kabbalistes, alchimistes … C’est par cette approche holistique du cosmos, de la nature et de l'homme, à partir de méthodes et de territoires de recherche - les systèmes cartésiens comme non cartésiens –, que peut alors s’élaborer la " théorie magique " de la science du global.

* Cf. Esprit global.

Cf. Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

En effet, la pensée dite cartésienne, rationaliste, est très exclusive, notamment dans les différentes écoles de parapsychologie pour ne pas dire métaphysiques. Faute de pouvoir expliquer la magie, elle a préféré la nier, parachevant ainsi l’action exterminatrice de l’Église romaine dominante - le catholicisme - *, dont elle prit très exactement le relais dans la chronologie historique avec la " révolution " subtilement nommée des Lumières. Qui plus est, elle dispose d’un langage, qui sait et peut communiquer clairement ses connaissances à travers ses relais institutionnels, publics comme privés. C’est là sa force.

Pourtant, la magie existe et figure en bonne place depuis toujours dans toutes les cultures traditionnelles. Mais pour la plupart des êtres humains occidentaux conditionnés et formatés *², cette magie opérative - la " réalité magique " -, dont les exploits semblent si extraordinaires aux représentants de la civilisation du XX° siècle que nous sommes, relève du seul imaginaire, l'Imaginatio fantastica. Aussi, pour l'expliquer, nous n'avons pas d'autre choix que de changer et de logique et de physique, le subjectif et le non-reproductible ne pouvant être séparés de l’objectif et de l’apparence. C'est le seul espoir - l'Imaginatio vera - qui reste à l’homme de parvenir à comprendre ce qui le transcende !

* Cf. L’Église romaine décodée.

Cf. Fabrication de l'illusion et voie de sortie, Prédation manipulatoire, La contrôle du robot biologique.

Remonter le temps pour connaître l'enseignement de l’Antiquité est tâche ardue, rien ou presque ne nous étant parvenu * si ce n'est par bribes, édulcorées car manipulées. C'est pourtant indispensable. Ceci passe par " retrouver la démarche antérieure ", car les hommes de l’Antiquité savaient faire disparaître l’univers physique pour en mettre un autre à la place où les paramètres habituels se trouvaient abolis. Pendant des millénaires, les " magiciens et sorciers " ont tiré leurs étranges pouvoirs de cet ordre de connaissances.

Il faut comprendre que cet enseignement est difficilement communicable. C'est ce que dit le philosophe Platon dans la Lettre VII - œuvre littéraire en grec ancien datée vers le milieu du IV° siècle av. J.-C qui lui est attribuée -, le seul homme de génie à nous livrer le reflet direct et puissant de la doctrine pythagoricienne *² : " S’il se trouve quelqu’un pour écrire un livre dans lequel il prétendra exposer ma doctrine sur les points qui me tiennent le plus à cœur, qu’il croie les avoir appris de moi ou d’un autre, ou y être parvenu par lui-même, sachez que cet homme ne comprend rien à la chose. Car il n’existe pas d’écrit de moi traitant de ces points, et il n’en existera jamais. Et cette connaissance ne se laisse pas transmettre comme une suite de théorèmes : c’est après de longues méditations, après une intime accoutumance avec son objet que, comme par l’embrasement d’un éclair, la flamme jaillit… et sa lumière continue sans plus nécessiter d’aliment extérieur " ... Nous pouvons d'autant mieux comprendre que certains maîtres s’entretiennent à bouche fermée avec leurs disciples, sans recourir au langage articulé, leur donnant pouvoir de répondre de même façon.

* La bibliothèque d'Alexandrie, fondée à Alexandrie en Égypte en 288 avant notre ère, réunissait les ouvrages les plus importants de l'époque. Elle a été définitivement détruite au plus tard entre 48 av. J.-C. et 642. Quant à celle du Vatican, qui rassemble la plus grande collection d’œuvres littéraires au monde, elle est tenue " secret défense " pour l'immense majorité des individus, privés de l'accès au savoir " divin ". Il est vrai que donner de la confiture à des " cochons " pourraient rendre ces derniers moins dociles aux œuvres terrestre du Créateur ...

Les pythagoriciens étaient astreints au serment de secret, et même si Platon, initié, en fut dispensé, cette obligation a joué son rôle dans la perte d’un tel savoir.

Il en résulte que la description de l’univers dans sa totalité ne peut que découler de perceptions soigneusement passées au crible de la raison, le monde ne pouvant s’offrir à nous directement. Notre expérience du monde est toujours une mémoire de cette expérience, et nous ne faisons que remémorer par nos perceptions. C'est notre bulle, la " bulle de perception ". Notre erreur est de croire que la seule perception digne de crédit est celle qui passe par notre raison. Or pour les magiciens et sorciers, la raison n’est qu’un centre, et elle ne doit pas considérer toutes les choses comme admises. En effet, le monde que nous percevons est une illusion, créée par une description qu’on nous a racontée depuis notre naissance … Changer notre représentation du monde est le point crucial de la magie !

C'est pourquoi la connaissance de l’univers prend nécessairement en compte ses faces visible et invisible, mesurable et non mesurable. Si l'univers est limité, l’homme pour se situer ayant créé des barrières et mis des repères à ce royaume de la pensée rationaliste et de son produit, l’objet technique, il est tout autant illimité, les paramètres habituels se trouvant abolis et toute notion de repère disparaissant. Notre univers physique local oppose le global, demeure des symboles et des archétypes et non du langage limitant. Local et global sont de ce fait en interaction constante, en dualité dynamique au sens yin-yang du terme,  ressemblant à deux miroirs mis face à face. L’image se répercute, et l’on ne sait plus très bien comment distinguer de son reflet l’image initiale.

La suprême illusion

La suprême illusion de l’homme, c’est sa conviction qu’il peut faire. Tous les individus dans cette troisième densité terrestre pensent qu’ils peuvent faire, et tous veulent faire, leur première question concernant toujours ce qu’ils auront à faire. Pourtant, personne ne fait rien, et personne ne peut rien faire. C’est la première chose qu’il faut comprendre. Tout arrive. Tout ce qui survient dans la vie d’un homme, tout ce qui se fait à travers lui, tout ce qui vient de lui, tout cela arrive ...

Mais aucun homme ne peut croire cet enseignement porté à notre conscience par le philosophe arménien Georges Gurdjieff (1866/1949) *. Pour tout dire, il le considérera comme déplaisant, offensant, égo-mental oblige. C’est " normal ", l'égo - le petit moi séparé de l'Unité en mode " Service de Soi " - s'attachant sous l'emprise du prédateur de 4ème densité de réalité qui le manipule à ne pas vouloir connaître la vérité. Et pour dire la vérité, il faut être devenu capable de connaître ce qu’est la vérité et ce qu’est un mensonge, avant tout en soi-même. Or cela, personne ne veut le connaître, puisque le prédateur asservisseur serait privé de sa nourriture le maintenant en survie dans les ténèbres, le pendant incontournable de la Lumière …

Cette illusion tenace empêche l'homme de concevoir que la Connaissance, acquise et appliquée, lui permettrait de libérer les capacités trans-dimensionnelles latentes inscrites dans son ADN à même de réactiver les pouvoirs de sa Supra-conscience. Elle l'autoriserait à créer non pas avec son " vouloir ", mais à manifester une nouvelle réalité au travers d'une nouvelle forme de conscience beaucoup plus évoluée et élevée qui n'a rien à voir avec des pensées humaines. Il serait alors capable de faire émerger naturellement et spontanément son nouveau monde - la Nouvelle Terre d'expression - dans un univers de 4ème densité en mode " Service d'Autrui ", mettant alors fin à la cyclicité entropique du jeu de rétro-causalité, le jeu de la Mort.

Pour percer l'illusion, il doit réexaminer la notion de dualité en son for intérieur pour parvenir à la dépasser. Ceci entend qu'il lui est impossible de créer un nouveau monde en voulant changer l'ancien. Le nouveau n'émerge qu'en grandissant au travers de la vibration de sa Supra-conscience, le Soi supérieur - la Conscience de Ce Qui Est, la 7ème dimension - une fois l'âme réunifiée *². Ce n'est qu'à partir de là, qu'une nouvelle réalité se manifeste, la Conscience de 7ème densité étant seule véritablement créatrice de notre réalité.

* Cité par le philosophe russe Piotr Ouspensky dans " Fragments d'un enseignement inconnu " (1947).

Cf. Le cheminement de l’Âme.

A l'instar d'Alice, personnage emblématique de romancier et essayiste anglais Lewis Carroll, pseudonyme de Charles Lutwidge Dodgson (1832/1898 - photo 1), nous pouvons traverser le miroir. Il existe en effet des passages, des sas, qui nous renvoient à l'allégorie platonicienne de la caverne avec ses deux portes : l’une permettait aux dieux de visiter les hommes, par l’autre les mortels s’élevaient vers les dieux. Elles traduisent le passage du local au global, et vice-versa.

Inévitablement, les notions de la réalité établies par la pensée rationaliste finissent par devenir errantes et disparaissent. On ne peut plus compter, et dire " cela fait x milliards ou millions d’années ", pas plus ajouter ou retrancher un autre nombre, ni non plus attribuer une réalité à ce qu’on y rencontre, qu’il s’agisse des pyramides, des élémentaux, des fées, gnomes, nymphes ou satyres, ou du monstre de Lochness qu’on est parvenu à entrevoir voire photographier ...

Ainsi trouvent leur explication les merveilleux pouvoirs des magiciens et sorciers décrits dans les grimoires médiévaux, qui semblent, comme les dieux, se jouer des lois physiques de notre bas monde : pesanteur, distance ou temps. Ils connaissaient les lieux et formules pour franchir les barrières inter-dimensionnelles (image 3) et quitter l’univers local, se " délocaliser " et accéder " ailleurs ", en ce monde invisible inextricablement imbriqué au nôtre, où de telles contingences n’existent plus, où, tout paramètre aboli, les miracles rejoignent l’acte ordinaire. Ces vieux moyens restent encore opératifs pour qui sait en percer les secrets. 

La signature des sorciers

L'univers sorcellerie regroupe les archétypes et les entités qui relèvent de ce vocable : l’archétype Lucifer, l’archétype Enfer, les hiérarchies angéliques et démonologiques, les génies planétaires, les esprits supérieurs et les esprits inférieurs, les fées, les élémentaux, l’archétype de la sorcière, avec ses animaux et ses plantes, soit le folklore que nous lui connaissons.

Ces archétypes sont manipulables par les symboles, qui en donnent le sens du symbole par une phrase, un mot, un signe géométrique ou un nombre. Le symbole est dans le local, la correspondance magique des archétypes et des entités immergés dans le global. Lettres, signes, figures géométriques et sceaux, alphabets sacrés et signes pentaculaires comme la swastika (figure 1), la roue solaire (figure 2, le cercle et le triangle surmontés d’une croix, les signes en Z ou en E, les carrés magiques (figure 3) sont des symboles.

La signature des magiciens

Le symbole des magiciens est le pentagramme (figure 1), figure pythagoricienne et signe géométrique du nombre d’or, thème de la pulsation vivante et emblème d’harmonie et de santé. Il est devenu celui de l’Hermès gnostique, pour en faire non plus seulement le symbole de la connaissance, mais un outil de conjuration qui conjure et rend obéissants bons et mauvais esprits, et confère selon certaines règles la puissance sur le monde des élémentaux, voire sur les esprits supérieurs. Il peut déchaîner les démons du monde astral s’il est employé comme pentagramme noir, renversé, les deux pointes en haut, comme la tête du bouc, symbole de Satan (figure 2) …

Si le pentagramme est le signe du microcosme, l’hexagramme ou sceau de Salomon (figure 3) est le signe du macrocosme de la matière.


C'est ainsi que planètes, génies, éléments, puissances célestes, anges et esprits dominateurs ont leurs propres signatures et leurs sceaux, tels le sceau de Lucifer, de Belzébuth, de saint Michel, ou les médailles miraculeuses de la Sainte Vierge Marie. Le symbole est la signature de l’entité que l’on cherche soit à amener en émergence dans notre réalité limitée, soit à le détruire et le faire disparaître. Le rituel n’est pas autre chose que la succession et la mise en action de symboles, la messe en étant l’un des plus beaux exemples. On la célèbre pour faire manifester l’égrégore chrétienté qui regroupe les archétypes Dieu, Jésus-Christ, la Trinité, les hiérarchies angéliques. Les sorciers dans leurs invocations qui sont également des rituels font manifester des entités, tentant de les amener en émergence dans le local, c’est-à-dire dans notre univers physique, par l’action des symboles immergés dans le global. Par ces passages qu’ils savent aménager, magiciens et sorciers permettent de rejoindre l’autre côté du miroir, d’en revenir, et d’opérer de part et d’autre des transferts et des échanges par ces médiateurs choisis - saint, prophète, médium … -. 

Toutefois, le sorcier comme le magicien sont des tricheurs, qui savent forcer le dieu à venir qu’il le veuille ou non. Aucun état intérieur, transe, ou extase, conquis sur eux-mêmes à force d’ascèse, ou donné par grâce, ne les relient au champ divin, seules des techniques dont il connaissent le lieu et la formule, leur permettent d’entrer par effraction. C'est pourquoi, en cette fin de cycle civilisationnel, ce vieux savoir, même s’il reste encore opératif et attractif pour beaucoup, est désormais dépassé.

En effet, les formules mathématiques, plus exactement arithmétiques, permettent à leur tour de franchir les passages inter-dimensionnels afin d'accéder au global. C’est le nouveau " Sésame ouvre-toi ", le nombre étant l’essence de la forme telle que formalisée jadis par Pythagore (image 1) - " Tout est arrangé d’après le nombre " et  " les choses ne sont que l’apparence du nombre " -, et Platon (image 2) : " Le nombre est la connaissance même. " C'est ainsi que les pythagoriciens distinguent deux types de nombres, le nombre divin, ou nombre-idée, et le nombre scientifique, le premier étant le modèle idéal du second. Le nombre-idée faisait l’objet d’une discipline dénommée arithmologie ou mystique du nombre, à tendances métaphysiques, s’occupant du nombre pur *.

" Tout ce que la nature a arrangé systématiquement dans l’univers ", écrit à propos du nombre-idée le néo-pythagoricien mathématicien Nicomaque de Gérase (image 3), "paraît avoir été déterminé et mis en ordre en accord avec le nombre par la prévoyance et la pensée de Celui qui créa toutes choses ; car le modèle était fixé comme une esquisse préliminaire, par la domination du nombre préexistant dans l’esprit du Dieu créateur du monde, nombre-idée, purement immatériel sous tous rapports, mais en même temps la vraie et l’éternelle essence, de sorte que, d’accord avec le nombre, comme d’après un plan artistique, furent créées toutes ces choses, et le temps, le mouvement, les cieux, les astres et tous les cycles de toutes choses ".

Le nombre scientifique débouchait sur l’arithmétique, laquelle traitait du nombre scientifique abstrait selon une méthode aussi rigoureuse que celle d’Euclide (image 4). Très loin après ces sciences nobles venait le calcul, simple technique réservée aux gens d’affaires, à base de nombres concrets. Le plus souvent, ils n’étaient pas figurés par des chiffres, mais des lettres de l’alphabet, et parfois des groupes de points. Jusqu’à l’apparition du chiffre arabe et du système décimal … qui marquèrent la fin du nombre, et par-là même l'accès au champ divin universel pour la plupart des êtres humains. Ce sont les qualités exprimées par les nombres qu’utilise la magie. Les objets magiques, les pentacles et les talismans sont établis selon les nombres. Les chiffres ne signifient rien en eux-mêmes !

* Cf. Symbolisme mathématique.

La forme, le véritable sens du nombre créateur  

Tel qu’il est utilisé par l’homme contemporain, et vu le plus souvent en mathématiques, le nombre ramené au rang de chiffre se fabrique par un procédé appelé récursif en utilisant le zéro et le un. C'est ainsi que le 2 s'obtient à partir du 1, le 3 à partir du 2, etc. Or les pythagoriciens n’utilisaient pas du tout le nombre de cette manière, celui-ci étant donné a priori et possédant un sens en fonction de son domaine d’application. 

Nous pouvons le comprendre avec l’exemple de la forêt. Elle n’est pas seulement un ensemble d’arbres, mais une puissance énergétique et ce quel que soit le nombre de ses arbres (quelques centaines, un millier ou plusieurs milliers). La nature ne compte pas, car compter équivaut à projeter son champ de compréhension habituel, cartésien, dans des domaines qui vont du microscopique au macroscopique selon que l’on prend l’infiniment petit ou l’infiniment grand. On va ainsi compter les atomes ou les cellules dans le microscopique (par exemple en biologie), les galaxies et les nébuleuses dans le macroscopique (par exemple en astrophysique), ce qui conduit au final à s’épuiser. En pensant autrement les choses, le nombre apparaît non pas comme donné par un procédé récursif, mais comme une entité, et une entité capable de maîtriser le vivant. Le nombre va apparaître comme un extraordinaire outil, un étonnant moyen d’action, qui le voit plus ou moins présent ou plus ou moins absent. Il en découle des coefficients d’existence du nombre, comme son coefficient d’absence ! Cela n'est possible qu'en sortant de nos formes de pensée et en se reportant aux notions de dualité yin-yang qui veulent qu’une chose soit, mais ne soit pas vraiment. Autrement dit à cette philosophie où nous n’avons ni l’un ni l’autre, mais où nous avons pourtant l’un et l’autre.

C'est pourquoi les pythagoriciens ne séparent pas le nombre de la forme, " le nombre étant l’essence de la forme ou la forme par excellence ". Les nombres peuvent de ce fait être " figurés " : plans (triangulaires, carrés, pentagonaux ...) et solides (nombres pyramidaux, cubiques, parallélépipédiques, ...). Ils constituent l’apport au symbolisme initiatique comme principes éternels, symboles et agents d’harmonie, agents condensateurs agissant par suggestion, libération, incantation, d’où leur caractère essentiellement magique.

La maîtrise de la magie du Vivant passe par une toute autre vision des choses, celle où l’univers physique émerge de la forme.    En réalité, on n’a ni l’un ni l’autre, mais en même temps l’un et l’autre, à la fois l’univers qui émerge de la forme et la forme qui émerge de l’univers. C'est cette dualité qui crée la dynamique du Vivant, et qui par là-même donne à l'être humain tout pouvoir.  Formes et nombres étant interchangeables, toute émission de forme a comme correspondance une formule mathématique, dite " arithmétique cumulo-décalaire ". En le comprenant, nous pouvons provoquer un transfert entre cette forme et nous-même (ou tout personne à qui correspond cette arithmétique). Par voie de conséquence, nous comme elle recevons tout ce qu’on envoie. Les possibilités sont presque illimitées *, car tout ce qui vit - être humain, animal, plantes - possède une formule arithmétique qui lui est propre. Représentant la personnalité de l'entité vivante et fonctionnant comme un bon système vivant, elle s’établit au moyen du pendule *². On prend un témoin de l'entité - par exemple une photo - et on commence à compter : le 1, le 2, le 3, le 4, puis le 5 qui apparaît vraiment, puis le 6 qui commence à disparaître, le 8, le 9, il va y avoir des trous, puis apparaissent d’autres nombres, le 110, nous pouvons revenir, trouver le 18, puis repartir, avoir le 1000, le 1001, 1002, etc.

Il ne s’agit nullement d’un exercice gratuit. Si l’on s’amuse à permuter deux chiffres de la formule établie à proximité du témoin, on se rend compte que l’on se trouve devant une réalité puissante. S'il peut en résulter des catastrophes pour la personne en question, la bonne manipulation des formules conduit à exercer une action sur les individus, sur leur âme comme sur leur corps, les faire vivre, guérir ou mourir, aimer, haïr, être heureux, trouver le bonheur ou la chance. C'est ainsi que les Grecs ont rapporté que la Pythie, consultée sur les mesures à prendre lors d’une épidémie redoutable, prescrivit la construction d’un cube de volume double (image 3) *³. S'il se révéla très difficile à réaliser, l’épidémie s’arrêta dès qu’on eut trouvé les proportions voulues ! Autre exemple, le labyrinthe (image 4), présent dans toutes les cultures. Peut-être les templiers le rapportèrent-ils de Terre sainte, et le placèrent dans nos cathédrales : Amiens, Reims, et surtout Chartres. C’est une sorte de forme miracle avec laquelle on peut tout faire : soigner, guérir, reprendre soi-même des forces, accéder à des états de conscience supérieurs, passer du local au global. Le labyrinthe est directement branché sur le global.

* La gamme des émissions dues aux formes est immense. Il y a les émissions de mouvement, de chevauchement, les émissions psi, le ruban ou bande ou boucle de Möbius droite et gauche (photo 1), l'unité Sprink et l'unité anti-Sprink ou champ de Taofel (photo 2), celle-ci plus dangereuse encore que le vert négatif (c'est ainsi qu'au Machupicchu au Pérou, les prêtres produisaient des champs de Taofel encore supérieurs à ceux qu’obtenaient les Hébreux quand ils manipulaient l’arche d’alliance tel que narré dans la Bible, ceci leur procurant la maîtrise de l’espace. Il en est de même pour les druides avec les alignements de Carnac ou de Stonehenge en Angleterre, ce qu'expliquent les légendes de Merlin). De tous temps, les grands prêtres - d’Égypte, d’Israël ou d'ailleurs - savaient, à force d’en recevoir, manipuler des émissions très dangereuses permettant l'immunité du corps.

Cf. Fonctionnement de l'architecture du Vivant & travaux du mathématicien Jacques Ravatin (photo 5).

*³ La duplication du cube est un problème classique de mathématiques, de nature géométrique, faisant partie des trois grands problèmes de l'Antiquité avec la quadrature du cercle et la trisection de l'angle. Il consiste à construire un cube, dont le volume est deux fois plus grand qu'un cube donné, à l'aide d'une règle et d'un compas. Cela revient donc à multiplier l'arête du cube par la racine cubique de 2.

Bien d’autres phénomènes de l’univers magique peuvent s’expliquer par les émissions dues aux formes, comme l’influence attribuée aux astres sur l’ensemble de la création terrestre qui est à la base de la loi des correspondances. Ils font intervenir une autre notion, celle de " l’exterior " de la forme. Toute forme possède en effet un exterior. Pour le comprendre et l'illustrer, prenons une forme pleine, un cube de 10 cm de côté, par exemple. Si on le perce de trous de 3 mm de diamètre, on donne un nouveau caractère à la forme cubique, qui prend ainsi un exterior. Celui-ci est une entité différente de la forme, non localisable et de ce fait n’appartenant pas à notre univers physique.

Il en découle que la forme et son exterior sont en dualité dynamique : il y a transfert de l’une à l’autre. Les sorciers et magiciens qui réussissent à manipuler la forme et son exterior peuvent envoyer des émissions dues aux formes dans l’exterior, celles-ci étant alors délocalisées. Presque tous les systèmes vivants - l’homme, la femme, l’animal, la plante - ont des exteriors. En cas de maladie grave, l’exterior disparaît.

Les astres et les minéraux ont aussi des exteriors. Tous étant du même type, il se produit entre l’exterior de la planète et l’exterior du minéral une dualité dynamique, des transferts. Il suffit d’en jouer. Par des transferts successifs, nous pouvons là-encore toucher l’exterior de l’individu, donc l’individu lui-même. Ceci explique par exemple le phénomène des maisons hantées.

Le phénomène des maisons hantées

Il existe sur le sujet une abondante littérature * compte-tenu de sa puissance d'évocation dans l'imaginaire populaire et de sa fréquence. Si certains tentent au nom d’une soi-disant rigueur scientifique de mesurer le phénomène avec des appareils électriques, magnétiques ou autres, il est nécessaire pour l'appréhender de sortir de la mesure " ordinaire ". C'est ainsi que pendant la période où se produisent les hantises, on remarque presque toujours la présence d’adolescents. Entre en application par leur entremise la notion d’exterior. Autrement dit, avant que les phénomènes ne surviennent, la maison n’avait pas d’exterior, l’adolescent avait un exterior très net, et un champ vital normal avec ses quatre composantes habituelles.

Durant la hantise, la maison prend un exterior et un champ vital apparaît sur cet exterior. L’adolescent n’a plus d’exterior et son champ vital disparaît. Entre celui-ci et la maison est apparu un canal, par lequel les fonctionnalités s’échangent. Une dualité dynamique au sens yin-yang se crée entre la maison et l’exterior de la maison, qui suscite l’apparition d’un caractère ternaire. Et entre ce caractère ternaire et l’adolescent apparaît une nouvelle dualité dynamique. Des sortes de traînées sous-cutanées peuvent se former sur son ventre. Elles ne sont pas autre chose que la localisation des fonctionnalités qui passent de la maison sur ce sujet par le canal. Lorsque tout redevient normal, la maison perd son exterior, l’adolescent reprend le sien, le canal entre la maison et ce dernier disparaît. Dans ce phénomène, les caractères s’échangent entre des objets inanimés et des êtres vivants *².

* Cf. Recherches conduites notamment à la fin du siècle dernier par l'astronome Nicolas Camille Flammarion (1842/1925), le physiologiste Charles Robert Richet (1850/1935), ou encore le colonel Eugène Auguste Albert de Rochas d'Aiglun (1837/1914).

Il en est de même avec le spiritisme, émission due aux formes qui apparaît quand par exemple on fait tourner les tables ou liée aux phénomènes de Poltergeist. Cette émission appartient à l’extension du champ de Taofel dit de Bélizal, qui se produit de façon fort intense dès qu’une table commence à se déplacer. Les participants, sans qu’ils s’en rendent compte, passent en " état magie ", de nombreux phénomènes se produisant alors à leurs dépens. Cette émission est donnée par un certain triangle à partir d’un nombre - le nombre psi  - qui remplace le nombre d’or dans le domaine des émissions dues aux formes.

Enfin, il existe des formes qui ne peuvent être appréhendées et testées au pendule, tout particulièrement " l’objet fractal ". Son concept a été imaginé par le mathématicien allemand Georg Cantor (1845/1918 - photo 1), le nom de fractal ayant été donné ensuite par le mathématicien franco-américain Benoît Mandelbrot (1924/2010 - photo 2).

Une figure fractale peut être définie comme une structure géométrique autre que la droite, le plan ou la surface en géométrie euclidienne. Elle possède une remarquable propriété : de quelque façon qu’on la regarde, elle ressemble toujours à elle-même, tout comme une gamme jouée sur un instrument produit les mêmes sons quelle que soit la vitesse à laquelle on la joue.

Dans le domaine des émissions dues aux formes, les objets fractals deviennent indispensables. Ils vont en particulier faire passer une émission d’un champ de Taofel dit unité Sprink à un autre champ de Taofel (voir précédemment). On peut en avoir un ou plusieurs. L’objet fractal peut jouer aussi le rôle de rééquilibreur-émetteur, les émissions nocives pouvant être transformées en émissions bénéfiques aux êtres vivants, à l’homme comme à l’animal.

Sa particularité est que sa courbe limite (qui constitue le véritable objet fractal) ne peut être tracée où que ce soit : si sa surface est finie, son périmètre est infini. Aussi une fraction de courbe ressemble-t-elle à la courbe entière, de quelque dimension soit-elle. C'est ainsi que les émissions dues aux formes ont des propriétés identiques à celles des objets fractals mathématiques.

La boule de voyance, objet fractal par excellence

Une boule de cristal utilisée par un(e) voyant(e) devient, par changement d’état, lorsque le/la voyant(e) se concentre sur elle, un objet fractal, au sens élargi du terme. Elle sera donc plus ou moins délocalisante. La boule reçoit les émissions dues aux formes projetées par la voyante, les fait passer à d’autres niveaux, et les restitue sous forme d’images, car elle entre en dualité dynamique avec le cerveau du/de la voyant(e), qui est, comme tout cerveau, un objet fractal, et reprojette par le processus de délocalisation dans le cerveau du/de la voyant(e) des scènes de la boule. L’objet fractal change le niveau de la délocalisation. Une scène se rapportant au passé pourra être revue partiellement dans la boule, de même un souhait pouvant se matérialiser dans l’avenir.

Un certain nombre de disparitions, soit d’objets, soit d’êtres vivants, se font par l’intermédiaire des objets fractals, comme par exemple ce qui se produit dans le triangle des Bermudes, cette zone géographique de l’océan Atlantique qui aurait été le théâtre d’un grand nombre de disparitions de navires et d’aéronefs, sans toutefois qu'elles soient reconnues par les autorités officielles pour manque de preuves évidentes. En fait, ce qui échappe à la conscience toute cartésienne des autorités scientifiques, c'est que si notre espace-temps contient de telles formes, c'est que les paramètres de notre monde physique ne sont pas compatibles avec certaines formes ou certaines disparitions de formes !

Nous pouvons ainsi comprendre comment la magie, la sorcellerie, pratiques apparemment marginales, permettent à ceux qui les maîtrisent d’obtenir un " pouvoir " d'action à distance que les notions de temps, d’espace, de poids et de mesure, ne semblent pas devoir mettre en échec. Des procédés, voire des techniques, aident à la délocalisation, comme les onguents magiques et les litanies récitées d’une certaine manière (ainsi les moulins à prière tibétains ou le chant grégorien dans notre culture occidentale). Même s’ils n’ont par eux seuls aucun pouvoir, ils sont directement reliés aux symboles et aux archétypes, ce qui leur permet d'agir. Il suffit pour ce faire que plusieurs personnes croyant à leur " pouvoir " partagent un certain type de rituel, la phénoménologie faisant alors " comme si ".

Le repère d’espace (le local) disparaissant et passant dans un autre domaine - le global -, le magicien comme le sorcier peuvent par cette délocalisation du phénomène jongler avec les repères devenus illusoires. C’est ce que les Anciens savaient faire, la manipulation de l'énergie leur permettant de disparaître entièrement, partiellement, marcher sur l’eau, aller dans les airs, faire pleuvoir *² … Les récits d’autrefois débordent de ce genre d’informations - il n'est qu'à lire les Évangiles -, les présentant de façon banale, comme des faits quotidiens facilement manipulables et reproductibles…

* Sa zone géographique est très fluctuante selon les récits et les considérations des auteurs, variant de 500.000 à 1,5 million de kilomètres carrés, ce qui influe sur le nombre des disparitions qu'on y rapporte. Classiquement, elle se situe à l'intérieur d'un triangle formé par l'archipel des Bermudes, Miami et San Juan à Porto Rico sans être pour autant reconnue. 

Dans l'exemple de l'état de lévitation (individu qui s’élève à quelques centimètres du sol), le repère attaché à la notion de gravitation disparaît. Il y a perturbation du paramètre gravitation, mais dans sa notion même d’existence, c’est-à-dire que l’on change de logique.

Le phénomène de télékinésie

La psychokinèse ou psychokinésie, ou télékinésie par la pensée, est une faculté métapsychique hypothétique de l'esprit qui permettrait d'agir directement sur la matière. Bien que les expériences menées soient critiquées pour leur manque de contrôles scientifiques appropriés et leur non reproductibilité, la télékinésie crée des délocalisations de certains repères. Quand on fait des expériences dans ce domaine, celles-ci répondent à l’un des nombreux " états magie " dans la mesure où il y a perturbation des facteurs de localisation tant dans notre univers qu'au niveau de nos structures mentales. Une fois que l’objet se met à bouger, nous ne sommes plus véritablement " ancré " au niveau des structures courantes, même si nous conservons notre raisonnement habituel. Pour autant, ces manifestations sont du " délire " pour les soi-disant civilisés. Mais, si nous prenons un sorcier africain qui parle avec les arbres, ce n’en est pas. Il utilise l’archétype énergétique attaché à l’arbre, le fait passer dans le local et s’en sert comme d’un outil, ce qui augmente sa puissance d’action. C'est ce que peut faire n’importe quel sorcier, seule son intention - magie noire ou magie blanche - le distinguant …

Le phénomène d'envoûtement

L’envoûtement est un domaine extrêmement vaste. Cela commence par piquer des poupées de cire qui sont chargées psychiquement, ce qui signifie que la poupée est délocalisée par le rituel de l’opérateur. Celui-ci veut faire un changement d’état. Il délocalise le témoin, le confond par transfert avec l’individu sur lequel il veut opérer. C’est alors comme s’il avait à côté de lui, à portée de la main, mais de façon discrète et anonyme, la personne à laquelle il veut nuire. Si l’on étudie la poupée à ce moment-là, on voit qu’elle répond à l’état magie, et qu’elle prend les caractéristiques des émissions dues aux formes comme du champ vital de la personne vivante qu’elle est sensée représenter. Nous voyons une poupée de cire, en réalité il n’y a plus de poupée de cire, c’est devenu autre chose. Notre forme de raisonnement la localise " là ", en fait elle n’est pas, elle n’est plus " là ".

Le phénomène des dons télépathiques

La compréhension de ce phénomène qui désigne pour l'esprit rationnel un hypothétique échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue - ainsi la voyance - nécessite de passer de l’univers où sont les formes, aux formes qui émergent de l’univers. C'est en effet à ce moment-là que se produit une sorte d’inversion. Toute voyance implique la création d’un objet fractal, auquel le voyant accède. Pour le comprendre, il faut envisager l’autre côté de la dualité *, voir les formes dans lesquelles l’univers émerge et d’où émerge à son tour l’univers qui va servir de support à la voyance en sa qualité d'objet fractal. La voyance, c’est la création par le cerveau d’un objet fractal dans lequel l’être humain plonge. Si cela est impossible dans notre univers physique classique, cela le devient quand nous passons du point de vue univers dans lequel sont les formes à celui des formes desquelles émerge l’univers. Le cerveau n’est plus le producteur des idées, il est plongé dans " quelque chose ". Si comme habituellement admis on dit que le cerveau plonge  dans l’univers physique, en se plaçant de l’autre côté, il n'est plus plongé : il est une forme d’où vont jaillir tous les objets fractals qui serviront de support à la voyance, dans lesquels il va venir se replonger encore après les avoir suscités, puisque son habitude est de vivre en plongée. Mais, comme il est instable, il ne peut rester de cet autre côté de l’univers, devant après cette échappée revenir dans l’univers physique. Le cerveau a deux hémisphères. L’un sert à localiser, l’autre à rappeler cet " ailleurs ", celui des formes dont émerge l’univers. Et seule la dualité dynamique entre les deux hémisphères permet l’accès au global, à l'image du Solve et Coagula alchimique ou le Spao & Ageiro spagyrique *². Les deux peuvent travailler en séparé, mais en général seul l’un des deux travaille, et dans l’univers physique. En effet, dès qu’un objet fractal est stable, une structure espace-temps s’y trouve projetée, en général, celle dont l’être humain a l’habitude. Mais il peut arriver que l’autre fonctionne. Il se trouve alors plongé dans cet autre milieu, là où sont les formes d’où émerge l’univers.

* Cf. La dualité décodée.

Cf. Le chemin alchimique.

Le rythme qui dynamise

Il existe des incantations simples, ou rythmées, ou chantées, ou rythmées et chantées à la fois. Elles peuvent agir sur notre univers physique. Les Indiens d’Amérique comme les Celtes de Gaule les ont utilisées. Ils avaient des chants pour le beau temps, la pluie, les intempéries et les nombreuses occasions de la vie. Les paroles, souvent des suites de voyelles modulées, n’en étaient pas toujours distinctes. Le maximum d’effet était obtenu en déformant certains mots ou par la création d’autres en fonction de leur vibration, non de leur sens. Ces techniques de dédoublement permettent de comprendre comment certains menhirs de Bretagne, blocs des pyramides terrestres ou statues géantes ont été déplacés. Dans ce duo bâton et musique, celle-ci en tant qu'objet sonore permet l'apparition de structures et d’objet à caractère fractal, qui ne sont plus alors dans leur état minéral avec ses caractéristiques connues : poids, volume, dureté, couleur, etc. Celui-ci s’est délocalisé, plongé dans un autre milieu. Dans des continents comme l'Afrique, le bâton n’est pas en bois mais en ivoire. Souvent un chant accompagne la manipulation du bâton : il donne un rythme qui dynamise !

L'extraction du leurre du temps local linéaire (passé - présent - futur) donne un atout de premier ordre, celui de la récupération des images et des formes pensées du " passé ". Elle permet également de retrouver des " génies du sol " qui vivent dans les pierres, en Islande par exemple (les Huldufólks ou gens cachés) et dans l'ensemble du monde scandinave. Ces entités que l’on peut faire se localiser par moments donnent à la pierre un autre état. Il n'est qu'à songer aux cheminées de fées, aux châteaux féériques figés dans les pierres, à ces sortes de lithographies magiques et légendaires fixées dans le local comme autant de tentatives de nous faire sentir l’amorce de la localisation. Autrement dit, ce sont les fragments de la Conscience de notre Soi supérieur – ou des images provenant de notre subconscient – qui sont " capables " de se projeter par l'ouverture d'une fenêtre dimensionnelle dans certains éléments naturels, l'eau, l'air, la roche, les nuages, le feuillage …, ceux-ci faisant office de psychomanteum (" manteau psychique " établi par la surface d'un miroir installé dans la pénombre, qui sert de support afin que notre Esprit puisse se projeter dans le vide et capturer des ondes de formes situées dans l'antimatière, l'invisible), cet instrument dédié à la trans-communication *. C'est bel et bien le rôle des émissions de formes d'utiliser le global pour dynamiser le local, la pierre en l'occurrence étant passée de l’état physique minéral à l’état magique. Dès lors, l’apparence "locale" est assez illusoire, les fonctionnalités pouvant s’échanger et se perdre lorsque s’imbrique l’espace par rapport au temps et le temps par rapport à l’espace *².

C'est ainsi que lorsque nous décelons un artefact hyper-dimensionnel dans de l'eau, des roches ou pierres, dans des champs de céréales ou n'importe où d'ailleurs, il est manifesté à notre conscience humaine de 3ème densité terrestre par l'une ou l'autre partie de nous-même située dans d'autres densités ou existante sur d'autres lignes temporelles, et ce grâce à la modification du champ magnétique autour de nous (notre subconscient se décale légèrement de notre temps présent et projette, densifie et manifeste sa réalité dans notre présent par un nouvel agencement gravitationnel dense et tangible). C'est ainsi que notre réalité se modifie, ces " apparitions " étant toujours issues d'une réalité parallèle provenant de notre Êtreté et se manifestant au travers de notre inconscient, individuel comme collectif. Ce temps décalé peut parfois aussi laisser apparaître des animaux préhistoriques, espèces éteintes ou futuristes, tels les mammouths, dinosaures, tigres à dents de sabres et des animaux mutants tels les chubacabras ou autres entités du bestiaire cosmique (licorne, bête de Gévaudan, monstre du Loch Ness ..).

 

Par ce changement d’état, nous réalisons un changement d’arithmétiques, la forme qui nous semble présente ne pouvant plus être comptée ni mesurée selon le processus scientifique habituel. Grâce à cet autre rôle - l'apport du global -, nous pouvons changer l’univers physique. C’est ce qu'a fait la sorcellerie jusqu'à présent. C'est ce qu'il nous appartient désormais de faire pour retrouver notre véritable pouvoir de co-création et, enfin, ÉVOLUER.

* Cf. présentation dans Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

Cette imbrication constitue une brisure de ce qui est nommé le " nœud de vie ", soit la brisure du quaternaire que constituent l’espace, le temps, l’effet du temps sur l’espace et l’effet de l’espace sur le temps, pour donner un ternaire qui est l’expression locale d’une logique non locale.

Retrouver les pouvoirs de la Conscience christique

La " légende " de Jésus-Christ fascine. Par-delà le conte manipulateur de la conscience *, les Évangiles livrent au chercheur de Vérité les clés de son initiation libératrice s'il en perce l'enseignement. Le Christ Jésus, expression du Kiristos, la conscience christique universelle (autrement dit la substance de Ce Qui Est, l'Unité par l'Amour), connaissait parfaitement le maniement des émissions dues aux formes. Il en était un virtuose, faisant ce qu’il voulait en marchant sur l’eau, montant au Ciel, ressuscitant un mort. Il savait guérir, multiplier les pains, apparaître, disparaître, se transporter à des distances considérables, et bien d'autres choses encore. Par sa maîtrise des phénomènes de délocalisation, il était capable de manipuler n’importe quel paramètre. Si pour la plupart des êtres humains il était (est) le plus grand magicien qui ait jamais " existé " (et peu importe la croyance quant à sa réalité), le message à retenir est celui de l'accès à nos véritables pouvoirs, pour peu que nous nous éveillions - enfin - à Qui Nous Sommes vraiment. Nous n’appartenons pas vraiment en effet à notre univers physique limité (la 3-D), car conditionné et manipulé par le corpus prédateur qui y préside *², mais à l'univers dans toute son omnipotence (pouvoir sans limite et sans fin).

C'est pourquoi à l'instar du Christ Jésus nos actes sont appelés à rejoindre le domaine magique par notre pensée inspirée par le Soi supérieur, le grand champ de la Conscience universelle. Nous avons pour ce faire à réussir le passage du local au global par la compréhension et l'intégration des mécanismes qui permettent de faire le chemin inverse, complètement ou partiellement. Ces mécanismes-là, nous les avons perdus par le voile de l'oubli que nos maîtres généticiens prédateurs ont jeté sur notre conscience, débouchant sur notre petit moi illusionné, l'égo-mental. Nous avons jusqu'à présent tenté tant bien que mal de les remplacer - avec ou non l'aide d'autrui - par les innombrables supports de délocalisation que sont les onguents, litanies, boules de cristal ... ces multiples supports de mancie (art divinatoire) de valeur inégale, plus ou moins opératifs, franchement mauvais pour certains, et qui ne permettent pas toujours de réussir, loin s'en faut. Nous avons à comprendre que nous avons tous ces supports en nous, logés tant dans notre subconscient que dans notre ADN biologique, sous forme de dons. Aussi, par notre capacité à passer en conscience du local au global, nous pouvons les réactiver et franchir à notre tour le chas de l'aiguille, le trou de ver, pour nous extirper de la caverne entropique qui nous maintient asservi, et redevenir par cette conscience globale et unitaire co-créateur de notre réalité, dans toute l'expression de notre Moi divin réalisé.

* Cf. Le judaïsme décodé, L’Église romaine décodée, Mythe, dogme et autres mystifications religieuses. Le personnage de Jésus (Yeshua) était un chercheur de vérité qui avait compris très jeune comment passer du mode " Service de Soi " au " Service d'Autrui ". Son œuvre comme sa vie, sa légende, sont une invention du corpus prédateur par l'entremise de la prêtrise païenne destinée à égarer la conscience par la croyance en un sauveur extérieur. Le véritable personnage n'a jamais été crucifié, ni eu pour compagne une mythologique Marie Madeleine, pas plus mis les pieds en France même si on y trouve sur le plan symbolique les clés de son enseignement (Cf. Le féminin séquestré). En son temps, il a accompli le Grand Œuvre alchimique, son propre changement dimensionnel, qu'il a enseigné.

Cf. Compréhension de la conspiration prédatrice & Compréhension structurelle de la matrice asservissante.

" C'est beau la Vie "

Le vent dans tes cheveux blonds Le soleil à l'horizon Quelques mots d'une chanson

Que c'est beau, c'est beau la vie

Un oiseau qui fait la roue Sur un arbre déjà roux Et son cri par dessus tout

Que c'est beau, c'est beau la vie.

Tout ce qui tremble et palpite Tout ce qui lutte et se bat Tout ce que j'ai cru trop vite

A jamais perdu pour moi

Pouvoir encore regarder Pouvoir encore écouter Et surtout pouvoir chanter

Que c'est beau, c'est beau la vie.

Le jazz ouvert dans la nuit Sa trompette qui nous suit Dans une rue de Paris

Que c'est beau, c'est beau la vie.

La rouge fleur éclatée D'un néon qui fait trembler Nos deux ombres étonnées

Que c'est beau, c'est beau la vie.

Tout ce que j'ai failli perdre Tout ce qui m'est redonné Aujourd'hui me monte aux lèvres

En cette fin de journée

Pouvoir encore partager Ma jeunesse, mes idées Avec l'amour retrouvé

Que c'est beau, c'est beau la vie.

Pouvoir encore te parler Pouvoir encore t'embrasser Te le dire et le chanter

Oui c'est beau, c'est beau la vie.

Interprète : Jean Ferrat (1930/2010)

Album : C'est Beau La Vie (1963)

 

 


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