Sources, figures et mécanisme d'inspiration

 

La recherche de la Connaissance qui éclaire, préalable indispensable au travail de libération des illusions qui nous enferment et asservissent*, passe par la remise à plat de toutes les croyances qui établissent notre relation à nous-même, à autrui, et à tout ce qui compose Ce Qui Est, le grand champ d'intelligence sacré car divin, que nous l'appelions universel ou cosmique.

La tâche pouvant s'avérer immense de se laisser remplir de tout un nouveau contenu d'information, compte-tenu du nombre de domaines la constituant, la quête d'une nouvelle vérité repose avant tout sur la démarche suivante :

1. Poser de manière sincère son intention à son intériorité profonde, sa supraconscience (l'enfant, le guide ou le maître intérieur en psychologie) ;

2. Accepter d'arrêter de se laisser remplir par les canaux traditionnels jusqu'alors établis (journaux, magazines, télévision, radio, site web favori), en tout cas en en diminuant singulièrement le débit ;

3. Suivre son inspiration et accepter l'information qui se présente apparemment à l'improviste, en fait toujours de manière opportune.

Il ne s'agit pas d'y accorder pour autant un crédit, simplement d'observer la résonance intérieure provoquée. Le remous émotionnel est alors un bon indicateur de l'intensité de la croyance en place, qu'elle soit positive ou négative, et de ce fait du conditionnement qui se cache derrière. En acceptant sans rejet la nouvelle information même dérangeante, nous pouvons opérer le travail de détachement émotionnel nécessaire à l'ajustement de notre discernement par l'atteinte du "point-zéro".

Ce n'est qu'une fois l'état de neutralité intérieure obtenu que nous pourrons, progressivement s'entend si cet état demeure constant, recevoir la guidance de notre supra-conscience à même de nous livrer l'information nécessaire en notre état de conscience, afin de nous conduire à l'indispensable élévation de conscience sur notre chemin de retour à l'Unité.

* Cf. Fabrication de l'illusion et voie de sortie.

 

Les chercheurs de vérité

 

Compte-tenu de la loi de polarité* régissant le fonctionnement de l'univers, ils sont de tout temps incontournables du vécu civilisationnel, indispensables à l'évolution de conscience qui caractérise le fonctionnement de la cyclicité du temps dans notre dimension de réalité limitée, la 3ème dimension, qui plus est sous l'emprise d'un corpus prédateur asservissant.

Ce dernier sait parfaitement que certains humains-âme, en avance par l'éveil de leur conscience, sont là pour travailler inlassablement à la recherche de la vraie lumière, celle qui éclaire le cœur pour lui permettre de flamboyer, au détriment de la fausse lumière, celle qui enflamme l'intellect de l'égo afin de le manipuler et de le maintenir dans les boucles involutives du temps*².

Il va de ce fait s'attacher à les en empêcher par tous moyens, même s'il sait que son combat est vain, puisque la Lumière finit toujours par triompher des ténèbres, celles-ci n'étant qu'une lumière non encore portée au champ de conscience de l'humanité.

* Cf. La dualité décodée.

* Cf. Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?

 

La loi des 80/20, ou le ballon de rugby aseptisant de l'institution prédatrice

Nous pouvons illustrer la gouvernance humaine du système prédateur par la théorie des 80/20, venant se caler (ou plaquer...) sur un ballon de rugby à configuration ovale. Elle voit naturellement le corps sociétal (nation, entreprise, club sportif...) se diviser en 3 composantes :

- Une pointe d'individus en avance sur les autres de par leurs qualités, talents, dons, capacités, aptitudes, vision... Ils sont "au-dessus" de la mêlée, soit 10 %.

- Une pointe d'individus en arrière, pour de multiples raisons, dont une farouche résistance à tout changement, soit là encore 10 %.

- Un "cœur de mêlée", ventre mou de l'institution composé d'individus dits dans la norme - les "normies" -, nonobstant leurs spécificités intellectuelles et autres, soit 80 %. Ils sont les suiveurs naturels du guide érigé (l’État, le leader ou dirigeant, le "chef")*. Même si ce cœur de mêlée est bigarré, il est facilement manipulable, l'effet de groupe dit effet-masse constituant un poids d'anesthésie sur lequel porte en priorité le système de contrôle*².

Dans les 10 % au-dessus de la mêlée se trouvent deux catégories d'individus, toujours de par la loi des polarités :

- Les innovants (+), qui sont désireux de mettre leur capacité à capter l'information du grand champ de conscience universel par différents moyens - intuition, rêve prémonitoire, travail orienté recherche, développement et innovation - au service du bien commun, de l'intérêt général. Les chercheurs de vérité en font naturellement partie, avec toute la diversité de la gamme de personnalités et de profils psychologiques.

- Les profiteurs (-), égocentrés par la non réalisation de leur individuation, qui sont désireux d'utiliser leurs (brillantes) capacités à leur profit personnel et exclusif, soit la quête de l'avoir et l'exercice du pouvoir, quels que soient les compromis à passer avec l'intérêt général qu'ils utilisent comme paravent la main sur le cœur (d'airain) dans leurs proclamations.

En dehors des "innovants" comme créateurs de leur propre entreprise, déléguant alors à un manager gestionnaire le pilotage du quotidien, il en découle que le leader ou dirigeant institutionnel, quelle que soit la nature de l'institution, est issu soit des "profiteurs" soit du cœur de mêlée. Il va alors "ostraciser" consciemment ou non, de manière implicite ou explicite, les innovants comme facteurs potentiels de risque et de menace pour sa gouvernance. Il se place en effet au centre du ballon de rugby (les 80 % qui tiennent bien au sol), s'attachant aux fins de contrôle à la mise en tension des polarités extrêmes : stigmatisation des 10 % en arrière du ballon et manipulation voire stigmatisation des 10 % en avance, afin d'empêcher tout changement préjudiciable à la gouvernance du centre mou, qui pourrait être contraire à ses intérêts et ceux de ses mandants (actionnaires, investisseurs, puissances financières). Les deux extrêmes se renouvellent automatiquement, une partie du ventre mou finissant par verser naturellement dans les dépassés (ainsi les 5 à 10 % de contributeurs les moins performants exigés périodiquement dans certaines entreprises pour "écrémage"), et une autre dans les innovants, les voyant s'écarter du jeu de prédation lorsque l'éveil de conscience opère.

Le résultat est celui de l'inertie entropique, soit une lente et sûre perte de vitalité du ballon. Celui-ci tend à devenir une baudruche, signifiant à plus grande échelle la fin du jeu civilisationnel lorsque l'arbitre cosmique - la Loi de l’Équilibre - en siffle la fin...

* Cf. Le modèle pyramidal décodé & Le contrôle du robot biologique.

Cf. Contrôle mental.

 

Les chercheurs de vérité, appelés dans la littérature ésotérique "vagabond", "renégat" ou "guerrier spirituel", ne le sont jamais par le fruit du hasard, des circonstances (ces dernières constituent simplement un déclic), ni d'une pathologie qui découlerait de leur fonctionnement cognitif. Alors que tant de gens catégorisés comme "normaux" se concentrent sur des problèmes mondiaux tels que la dégradation de l'environnement, la corruption des gouvernements, la fausse guerre contre le terrorisme, les troubles économiques, la tyrannie du système bancaire, etc... sans négliger ces questions symptomatiques ils se consacrent principalement à ce dont beaucoup de gens ne sont pas du tout conscients, expliquant que ceux-ci réagissent souvent par l'ignorance, le déni, le ridicule, ou tentent de tout expliquer par des appels douteux à des concepts spirituels ou à des dogmes psychologiques courants sur lesquels s'appuient notamment les institutions religieuses.

S'il est important de garder à l'esprit que tout le monde n'est pas adapté à ce chemin de recherche de la vérité, il l'est tout autant de rester "sage et prudent comme des serpents et doux comme des colombes", tout en restant ferme et intransigeant pour donner au mensonge ce qu'il mérite : la vérité. Cette position implique parfois d'appeler un chat un chat, et de ne pas laisser notre conditionnement sociétal de "gentillesse" étouffer notre voix intérieure et notre savoir accumulé.

Dans cette incarnation une nouvelle fois terrestre, ils sont proches de la fin de leur processus d'individuation, désireux désormais par l'appel de leur âme de s'extirper de la Matrice involutive pour changer de dimension tant de conscience que de réalité, même si pour la plupart cette intention n'est pas conscientisée comme telle. Évoluant de plus en plus en mode "Service d'Autrui", même si les pièges de la matière terrestre les maintiennent encore en mode "Service de Soi", ils sont sur le chemin de l'émancipation, égrainant leurs semis à destination d'autres humains-âme appelés à leur tour à l'éveil, même si l'engourdissement des sens de par la manipulation hypnotique du système prédateur les ancrent profondément au royaume des morts-vivants.

Cf. Le cheminement de l’Âme.

 

De la majorité

La majorité définit la normalité*. Et plus nous sommes nombreux dans un groupe, plus la normalité est imposante, telle une vague qui grossit sous l'effet de la houle. Les "normaux" sont au centre, tandis que les minorités se situent aux deux extrémités de la vague. Il y a les marginaux retardataires d'un côté, dépassés par l'évolution du groupe. À l'autre extrémité, il y a les marginaux précurseurs, ceux qui sont en avance sur la marche des normaux.

Mais la normalité est-elle un signe de santé pour autant ? La majorité des gens sont normaux, c'est-à-dire qu'ils fonctionnent comme l'ensemble le souhaite. Pourtant, notre monde n'a jamais été aussi "malade". Serait-ce que la bonne question à se poser pour jauger l'état de santé d'un groupe comme d'un individu ne serait pas plutôt la question de son équilibre ? Dans ce cas, la réponse ne fait plus référence à la majorité, car on peut très bien être marginal et équilibré, ceci voulant aussi dire qu'on peut avoir une majorité normale, mais déséquilibrée...

* Le mot "norme" vient du latin norma, qui signifie proprement "Équerre" et par extension "Règle".

 

Des rebelles contre le système

Sont classés tout d'abord dans cette catégorie ceux qui dénoncent ouvertement les crimes du gouvernement mondial, qui touchent tous les domaines de la vie sans exception. Il s’agit de politiciens, d’économistes, de financiers, de scientifiques, de médecins, d’avocats, de journalistes, de blogueurs, d’enseignants et de bien d’autres encore, qui ne peuvent rester indifférents face aux crimes commis par les sbires des mondialistes.

Pour entrer en confrontation ouverte avec eux, il faut non seulement du courage personnel, mais aussi une connaissance approfondie de la situation actuelle et une compréhension des objectifs que se fixe l’État profond. Et si auparavant ces objectifs étaient voilés et habilement dissimulés derrière de belles paroles et de belles promesses, ces derniers temps, pour de nombreuses raisons, ils apparaissent de plus en plus au grand jour. Ce que l’on appelle la "révélation" a commencé précisément grâce à ces âmes courageuses qui ont trouvé le courage de s’opposer au système, au risque de perdre leur position dans la société, leur liberté, et parfois même leur vie...

On peut également inclure dans cette catégorie d'individus courageux ceux qui ne sont pas apparus dans les médias, officiels ou non, mais qui se sont engagés dans une opposition silencieuse aux autorités contrôlées par l’État profond. Ce sont des personnes qu’il est impossible, en quelque circonstance que ce soit, de contraindre à faire quelque chose qui va à l’encontre de leur conscience et de leurs convictions personnelles. L’exemple le plus emblématique est celui des citoyens qui, même au prix de la perte de leur emploi, ont refusé de se soumettre à la procédure de "vaccination" qui pouvait leur être fatale, en tout cas en endommageant sensiblement leur système immunitaire*, comprenant ce qu’elle représentait réellement.

Ces personnes n’ont pas hésité à étudier la question de manière approfondie et sérieuse, sans se laisser influencer par la psychose collective provoquée par la peur pour leur vie et les fausses menaces diffusées par les écrans de télévision du monde entier. Ce sont aussi ceux qui ont pris la défense des enfants, les leurs ou ceux d'autrui, ne permettant pas que leur vie soit soumise à des perversions sexuelles.

En d’autres termes, toute personne capable de défendre ses convictions à tout prix, sans faire de compromis ni de concessions à sa conscience, peut être considérée comme l’une de ces âmes courageuses et audacieuses qui se sont incarnées sur Terre avec pour mission d’aider l’humanité dans la Transition planétaire en cours*². Ce sont précisément leurs actions qui peuvent servir d’exemple aux autres – ceux qui doutent, hésitent, ont peur… C’est ainsi que s’opère la jonction des efforts de ceux qui sont visibles et luttent ouvertement contre le système existant, et de ceux qui prouvent par leur exemple que cette lutte est possible et porte ses fruits.

Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante, Prédation manipulatoire & Fonctionnement du corps biologique.

*² Cf. Où en sommes-nous ?

 

Des ponts invisibles

Un pont n’existe pas seulement pour relier deux rives : il relie aussi deux mondes, le visible et l’invisible, le corps et l’esprit, le passé et ce qui vient. Les ponts invisibles concernent les âmes séparées, qui cherchent encore à se rejoindre dans le fracas d’un monde qui s’effondre, tout ce qui a été détruit un jour devant être reconstruit.

Les civilisations qui ont perdu la foi croient qu’il suffit de rebâtir les murs. Elles oublient que la matière ne tient que par l’âme. C'est pourquoi il  existe d’autres ponts, plus profonds que ceux de la matière. Ce sont ceux que les hommes construisent dans le secret de leur conscience, quand toute parole devient dangereuse et que la vérité ne peut plus s’écrire qu’en silence. Ce sont les bâtisseurs cachés, les ouvriers de l’ombre. Ils ne dirigent rien, n’apparaissent nulle part, mais ce sont eux qui maintiennent le monde debout. Ce sont ces mères qui prient dans des appartements étroits, ces pères qui refusent de mentir à leurs enfants, ces soldats qui, au cœur du chaos, refusent de tirer sur l’innocent, ces prêtres qui, malgré la peur, continuent de bénir, ces professeurs qui, sous la cendre, enseignent encore la beauté d’un vers ou la vérité d’un théorème. Ils ne bâtissent pas de ponts de béton, mais des ponts de fidélité. Ils sont les architectes de la continuité invisible. Leur existence seule empêche le monde de sombrer tout à fait dans le mensonge.

Le monde visible n’est en fait qu’un reflet d’une architecture cachée. À chaque fois qu’un être humain choisit la vérité, il aligne une pierre dans la cité invisible. Chaque acte juste renforce une arche, chaque prière sincère érige une colonne. Les ponts invisibles se construisent dans le cœur, et leurs fondations traversent les siècles. C’est cette géométrie que les puissants ne peuvent comprendre. Ils dominent la matière, mais la matière leur échappe dès qu’elle devient sens. Leur empire repose sur le sable, car ils ont oublié le langage des pierres.

Ces invisibles humbles forment l’Alliance silencieuse, cette fraternité secrète, non pas de serment, mais de souffle. Elle ne se réunit pas, elle s’accorde. Ses membres ne se connaissent pas, mais ils se reconnaissent. Ce sont les nouveaux gardiens du feu. Ils ne se réclament d’aucune Église ni d’aucune armée, mais leur foi brûle plus fort que les drapeaux. Ils savent que la vérité ne se proclame pas, elle se porte. Cette alliance invisible relie ce que les empires ont séparé. Elle tisse des fils entre les âmes, comme un réseau spirituel plus puissant que tous les satellites. Ce réseau, aucune censure ne peut le couper. Il n’a pas besoin de mot de passe : il a le verbe, lui permettant l'art de relier. Car bâtir un pont, c’est un acte d’amour, c’est accepter de ne pas savoir si l’autre rive nous attend, c’est travailler pour une rencontre que nous ne verrons peut-être jamais. C’est le contraire du pouvoir : c’est l’humilité absolue.

Les bâtisseurs invisibles ne cherchent ni gloire ni salaire. Ils ne laissent pas de statues, mais leurs gestes se propagent comme des ondes dans l’éther. Un acte juste à Paris peut inspirer un juste à Jérusalem. Une parole dite à Moscou peut réveiller une conscience à Buenos Aires.

Le monde secret du bien existe. Il se reconnaît par la cohérence du miracle. 

 

Des ponts de mémoire

Chaque pierre posée par le passé garde une vibration*. Les temples, les cathédrales, les mosquées, les synagogues, toutes ces œuvres de prière bâties par des mains anonymes, portent en elles un code d’espérance. Quand un enfant y entre et lève les yeux, il ressent, sans le savoir, la force des siècles. Mais la modernité détruit ces ponts de mémoire. Elle remplace les autels par des écrans, les vitraux par des diodes, le silence par la connexion. Ceux qui refusent cet effacement ne sont pas nostalgiques : ils sont gardiens du vivant.

C'est pourquoi il faut désormais choisir sa rive. Non pas entre Est et Ouest, mais entre l’oubli et la fidélité. Lorsque les uns continuent à célébrer le vide, les autres réparent ce qui relie. Les ponts invisibles, veilleurs et gardiens de mémoire, ne demandent pas des armées, mais des consciences droites. Ils se construisent par la cohérence, par la parole tenue, par l’attention à la lumière, même minime. Chaque geste juste est une planche posée, chaque mot vrai est un clou enfoncé, chaque pardon est une arche relevée.

Ceux qui bâtissent ces ponts n’attendent pas de reconnaissance. Ils savent que le monde visible ne les verra pas. Mais ils continuent, parce qu’ils ont compris que le divin parle par les liens. Lorsque les puissants croient régner par les frontières, les veilleurs règnent par les correspondances.

Leur royaume n’a pas de capitale, mais il a une direction : celle de la lumière qui persiste quand tout s’éteint. Et quand viendra l’effondrement final des tours et des trônes, leurs ponts demeureront. Ils traverseront les ruines comme des arcs de lumière, guidant ceux qui auront encore des yeux pour voir. Car après les ponts, vient le pilier, celui qui soutient encore le monde malgré lui : la foi des hommes simples, le courage des âmes justes, la fidélité à ce qui ne meurt pas.

* Cf. Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

 

L'avertissement codifié du système prédateur au chercheur de vérité

La loi des polarités met en scène dans notre 3ème dimension de réalité le "combat" entre la Lumière - la Vérité, la Connaissance de Ce Qui Est -, soit la conscience Christique (l'Unité par l'Amour de Ce Qui Est), et les Ténèbres. Celles-ci sont illustrées par l'archétype Diable, de diabole - celui qui divise -, ou Démon, le monde à l'envers. Celui-ci est de même composé de deux polarités : une polarité évolutive, l'Ombre, soit la fausse lumière de l'archétype Lucifer - qui signifie le porteur de lumière - proposée à l'humain qui doit faire jouer son discernement pour ne pas être illusionné, et une polarité entropique, involutive, les Ténèbres, dont l'archétype est Satan.

Lucifer est l'archétype dans le référentiel latin et judéo-chrétien du Titan grec Prométhée (il en est de même avec Tantale), le messager divin qui s'est rebellé pour voler contre l'avis des dieux le Feu sacré de l'Olympe, symbole de la Connaissance (l'Arbre de la Connaissance du mythe biblique), afin de l'offrir aux humains et leur permettre de s'instruire. Par là-même, il est aussi évocateur de l'hybris, soit pour les Grecs la folle tentation de l'Homme de se mesurer aux dieux et ainsi de s'élever au-dessus de sa condition, message sans équivoque du corpus prédateur. C'est pourquoi dans le mythe Prométhée a été puni de son audace et enchaîné sur un rocher (ou crucifié selon d'autres), condamné par Zeus à être enchaîné nu à un rocher dans les montagnes du Caucase, où un aigle vient lui dévorer le foie chaque jour. Si Héraclès (Hercule chez les latins) le délivre au cours de ses douze travaux, Prométhée dut porter durant toute sa vie une bague de fer provenant de ses chaînes, accolée à un morceau de pierre du Caucase. C'est pourquoi Lucifer est également représenté enchaîné...

 

Prométhée et Lucifer


La quête de vérité, même si elle est censée rendre libre suivant l'enseignement saint dispensé*, expose ainsi son auteur aux risques de sortir des clous (de crucifixion) qui balisent les chemins de la Matrice involutive. En effet, le système prédateur a en permanence soif des pollutions psycho-émotionnelles de ses esclaves humains, la peur comme la souffrance qui lui sont lié constituant ses mets de choix. Il va naturellement s'abreuver de la "martyrologie" de celles et ceux qui quittent les enclos du troupeau en en comprenant de manière plus ou moins consciente la supercherie contre-existentielle à la véritable nature de l'espèce humaine. Qui plus est en cette fin de cycle civilisationnel, au moment où les énergies cosmiques participent chez nombre d'êtres humains à l'appel de l'éveil de leur conscience.

* "Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres." Jean, 8-32.

 

Quête de vérité, chemin de souffrance

Plus la sincérité avec laquelle nous recherchons la vérité est grande, plus la voix que nous utilisons pour parler de nos découvertes est forte, et plus les attaques que nous recevons arriveront d'une manière qui nous prendra complètement par surprise. Dans la mesure où les relations sont de par leur nature parmi les expériences les plus difficiles à vivre pour les êtres humains, ceux qui se consacrent à la recherche de la vérité et à la recherche "alternative" (paranormal et ufologie, conspiration institutionnelle, spiritualité), elles peuvent devenir encore plus stimulantes et éprouvantes sur le plan émotionnel. Cela ne signifie pour autant que la poursuite de cette voie est une cause perdue, pas plus qu'un mode de vie solitaire et isolant.

Nous sommes en effet bien plus puissant que nous le pensons. Et comme il s'agit d'une guerre spirituelle qui est en cours, les armes que nous possédons pour nous défendre et nous protéger sont la connaissance et la conscience. La plus grande tromperie de ces entités hyper-dimensionnelles qui nous manipulent est de nous faire croire que nous sommes fondamentalement impuissant, incapable de transcender leurs machinations. Ce qui s'avère être faux !
Le fait d'être attaqué montre "simplement" que nous nous accrochons à une vérité plus vaste, qui constitue une menace pour le plan de jeu du système de contrôle matriciel. Que ce soit par les informations que nous partageons, la "voix" que nous possédons, ou par le fait d'être qui nous sommes, en tant qu'individu, et à ce que nous sommes là pour faire. Aussi le fait d'être ciblé peut nous montrer que nous sommes en fait sur la bonne voie.

La réalité est que la lutte et la souffrance sont des traits inévitables à endurer sur le chemin de l'éveil, ce que le "New Age" a corrompu en semant les graines de l'illusion par son antienne "Vous créez votre propre réalité", afin de nous faire porter la responsabilité de nos propres malheurs. S'il y a des moments dans la vie où nous nous trouvons dans des situations malheureuses qui surviennent à cause de nos propres angles morts et de nos comportements inconscients, il y a bien plus que cela dans le cadre d'une histoire plus large.

En même temps, nous devons être prudent, en évitant d'attirer inutilement l'attention et les attaques ciblées de la Loi générale des influences et du système de contrôle de la matrice. Nous ne pouvons pas réveiller les autres par une conversion forcée, ni donner la "vérité" lorsqu'elle n'est pas sincèrement demandée par un autre. Les impulsions révolutionnaires aveugles (c'est-à-dire la recherche de la vérité sans se fonder sur un travail personnel sincère et des connaissances soigneusement vérifiées) transformeront une personne en ce qu'elle avait cherché à combattre : le piège de l'esprit réactionnaire, qui n'est concentré que sur le monde extérieur de notre réalité en troisième dimension, enfermé dans une lutte vaine contre les ombres projetées sur le mur de la grotte par nos gardiens de prison hyperdimensionnels.

 

"Le mouvement dit "New Age" a été si fortement inculqué avec l'idée qu'il ne faut jamais penser aux choses négatives, qu'elles sont, plus que toute autre personne, les plus sujettes aux [prédateurs des royaumes supérieurs]. Si vous ne savez pas quelque chose, vous ne pouvez pas vous en défendre. La déviation constante de la vérité sur l'état des soi-disant royaumes supérieurs par des masses de documents publiés au cours de ces nombreuses années, suggère presque un programme de désinformation. Il commençait à sembler qu'il y avait quelque chose ou quelqu'un "dehors" qui ne voulait pas que nous sachions quelque chose".

Laura Knight-Jadczyk, auteure états-unienne

 

Au-delà de la répression inéluctable du système asservisseur, un autre risque guette le chercheur de vérité, soit la manipulation de son prédateur attitré lorsque la présence comme le jeu de ce dernier n'ont pas été conscientisés. Tout comme la quête spirituelle manipulée*, l'impétrant partira porté par un souffle enivrant de découvrir de nouveaux rivages attrayants. Aveuglé par cet appel du large, il dépensera sans compter son énergie, risquant d'affaiblir son organisme insuffisamment préparé et équilibré dans l'ensemble de ses composantes corps, âme et esprit*². Il en découlera des conséquences, tant sur le plan de sa santé physique que psychique, avec leurs répercussions sur son discernement, soit le juste équilibre entre raison (mental) et intuition (cœur).

* Cf. Prédation spirituelle et voie de sortie.

Cf. Qu'est-ce que l'Homme ?, Fonctionnement du corps biologique & Le moteur biologique de la co-création.

 

De la transformation d'une "âme pure" en guru

Il existe actuellement sur Terre un grand nombre d’âmes humaines "pures", non viciées, qui en pleine conscience se sont engagées par altruisme dans un Service à part entière envers l’humanité. Dans cette réalité terrestre de 3-D, cet engagement comporte des aspects positifs comme négatifs, conformément à la Loi de la dualité* en vigueur.

Le côté positif est qu’une telle personne ressent sa responsabilité envers les autres, ce qui l’aide à organiser sa vie de manière à consacrer le plus de temps possible à la tâche principale de sa vie. Mais, d’un autre côté, il est très important que cette responsabilité ne se transforme pas en un sérieux excessif, ou même en une importance excessive à l’égard de sa propre personne. Et malheureusement, c’est souvent ce qui arrive à ceux qui ont déjà acquis une bonne réputation et attiré l’attention d’un grand nombre de personnes, leur état intérieur pouvant changer sous l’influence de leurs propres qualités intérieures disharmonieuses et de leur ego gonflé, constamment alimenté par leurs disciples et admirateurs.

La conséquence est que peu à peu, une aura d’infaillibilité se crée autour de ces personnes à qui on fait confiance sans réserve, les considérant comme la vérité ultime.

Cependant, dans un monde tridimensionnel où règnent des énergies de vibrations assez basses, il est très difficile pour une personne de rester irréprochable à tous égards. De plus, l’ego*² de l’être humain ne dort pas, attendant seulement le moment opportun pour prendre le dessus sur son âme qui, contrairement à lui, reste toujours à la hauteur. Et si, à un moment donné, la personne cesse d’écouter son Âme, son Ego commence immédiatement à lui murmurer des paroles douces sur son innocence, son caractère exceptionnel, sa "grandeur" spirituelle et d’autres "qualités" qui lui sont propres. 

En conséquence, progressivement et imperceptiblement pour lui-même, cet individu devient plus sûr de lui, arrogant, vaniteux. Il ne doute plus de sa grandeur et de son infaillibilité. Il ne parle plus, il proclame ; il ne convainc plus, il impose ; il n’explique plus, il sermonne… Ce n’est pas seulement son comportement qui change, mais aussi sa voix et son apparence. En un mot, une personne douce, patiente et délicate se transforme en gourou dans le pire sens du terme, ses vibrations chutant, ce qui signifie que les connaissances qu’elle transmet aux gens perdent de leur valeur. Cela arrive le plus souvent à ceux qui, dans leur service, s’adressent à un large public, communiquant avec les gens virtuellement ou physiquement. Les admirateurs y contribuent largement en chantant les louanges de leurs idoles, ce qui abaisse les vibrations des uns et des autres.

L’âme de ces personnes souffre invariablement, car le Service pour lequel elles s’étaient incarnées et qui a déjà commencé subit soudainement un fiasco. Et parfois, lorsqu’il s’agit d’une âme venue sur Terre depuis des dimensions très élevées, les aspects supérieurs de cette âme prennent la décision de la retirer de son incarnation. Cela ne signifie pas nécessairement que son support physique meurt. Il arrive que l’âme quitte l’être humain, mais que sa conscience et son corps physique continuent à vivre, de sorte que lui-même et son entourage ne remarquent pas de changements particuliers. Ces personnes vont continuer ainsi leur travail par inertie, en enregistrant des vidéos ou en donnant des conférences, mais l’énergie de leurs interventions n’est plus la même, ce qui signifie que leurs auditeurs et leurs spectateurs reçoivent un "produit de mauvaise qualité" à basses vibrations, ce qui abaisse inévitablement leurs propres vibrations.

C’est pourquoi la seule façon d’éviter la chute morale et énergétique est de toujours donner la préférence à la voix de son Âme, et non à celle de l’Ego qui, étant le produit du monde tridimensionnel, s’accroche toujours fermement à ses fondements.

* Cf. La dualité décodée.

Cf. Décryptage de l'Ego.

 

Au final, dans le domaine des "supra-transmissions", demeure un épais brouillard qui est très difficile à percer si nous voulons y découvrir quelques cohérences. La plupart des innombrables "channels" sont sous l'emprise de "l’ésotérisme du Service de Soi", qui n’apporte que très rarement un réel "matériel de réflexion". Ils se contentent de répéter les pseudo-messages des êtres présentés comme de lumière, ceci ressemblant plutôt à de la programmation MK* !

* Cf. Contrôle mental.

 

La dérive de l'égo manipulé

Le contrôle de l'esclave humain par la prédation extra-dimensionnelle qu'il ignore permet à celle-ci de manipuler ce à quoi l'humain s'identifie dans la matière, son moi identitaire, à partir de ses pensées comme de ses émotions. Aussi, par la technologie d'aspiration psychique supérieure qu'il utilise, le prédateur peut facilement amener l'être humain désireux d'évolution à se fourvoyer de bien des manières. Le chercheur de vérité n'évite pas ce piège, tant l'existence de cette réalité prédatrice est absente du champ de conscience de la majeure partie de l'humanité, en dépit des témoignages livrés par les humains sages depuis l'aube de la civilisation, mais généralement considérés comme des délires mystiques ou de l'imagination féconde. Il en découle trois dérives préjudiciables à l'individu.

La posture de Don Quichotte ou de chevalier blanc.

Elle est quasiment consubstantielle au moi non individué, se traduisant par l'état identitaire de "sauveur de l'humanité" contre les méchants oppresseurs lorsque l'accès à une autre connaissance de celle distillée se fait. Elle se manifeste tout particulièrement par compensation à l'état de victime, qui caractérise la personnalité depuis sa construction identitaire pendant l'enfance, qui plus est renforcé à l'occasion d'un coup dur dans la vie qui entraîne un désir de revanche. C'est le piège du binaire opposant bourreau et victime, soit la loi de la dualité nécessaire au fonctionnement du système, et qui va mettre automatiquement sur le grill le dénonciateur et propagateur d'une autre vérité. Il va ainsi attirer à lui la réaction de la polarité opposée, à travers les tenants et tenanciers du système établi. Il finira par être au mieux définitivement marginalisé et discrédité, confiné dans son rôle de victime incomprise, au pire broyé au sens propre comme au sens figuré.

La posture narcissique.

La mise en avant par le travail de recherche effectué (publication d'articles, écriture d'ouvrages, production de vidéos sur les réseaux sociaux, constitution d'un site en ligne de partage, commercialisation de conférences et de stages "d'éveil"...) conduit l'impétrant à s'afficher et à entrer sous la fausse lumière du magic circus médiatique. Il (elle) va non seulement attirer à lui comme des mouches fondant sur un pot de confiture les fidèles énamourés comme les trolls avides de déverser leur prurit envenimé, mais également les représentants de l'establishment, qui utilisent tous les moyens pour le déconsidérer, moquer et menacer. Il peut y prendre plaisir, puisqu'il est devenu "tête d'affiche" dans le système, et en retirer une satisfaction intérieure malgré les désagréments causés par les ondes négatives qui lui sont constamment adressées. L'orgueil sinon la vanité tirés de ce rôle d'empêcheur de tourner en rond mis sur le devant de la scène le conduisent inévitablement à l'épuisement. Il aura alors tendance pour rester sous les feux des projecteurs à transiger avec le système, acceptant de concéder peu à peu de terrain à sa liberté et à son indépendance de parole comme d'écrit. Il peut également se faire racheter, de manière sonnante et trébuchante, pour se mettre au service de ses maîtres entropiques.

La posture manipulatrice.

Se faisant passer pour un éveilleur des consciences et pour un farouche résistant à l'ordre établi, il n'est en réalité qu'un agent de l'ombre, membre ou complice de l’État profond même à son corps défendant (c'est le cas d'une majorité d'enseignants spirituels ou non, ignorants de la prédation transdimensionnelle qui manipule leur égo mental) comme de ses réseaux établis (ainsi la Franc-Maçonnerie). Il a pour objectif d'attirer dans les filets les naïfs et illusionnés en leur donnant une fausse espérance, les empêchant ainsi de mener par eux-mêmes le difficile travail de libération de ses croyances et illusions. On lui donnerait "le bon Dieu sans confession" tant son discours dans les pastilles web distillées apparait sincère et authentique, contribuant par ses dons monétaires (type Paypal) à son cynique enrichissement. Un esprit pur ne demande jamais d'argent, marque de sa corruption endémique.

Ces dérives sont fréquentes sur le chemin que le voyageur chercheur de vérité expérimente à son détriment, alors même qu'il l'a commencé sous la guidance des Forces bienveillantes, positives. Trop souvent insuffisamment préparé, il s'égare par l'aveuglement narcissique en sa propre indépendance qui le conduit à instaurer, en toute bonne foi, sa "propre religion" sous l'effet de son prédateur entropique lové dans sa psyché. Il oublie ou tout simplement n'a pas conscience de la Balance de la Loi universelle, qui veut que toute connaissance, toute "préférence", tout "dévoilement", témoignage ou révélation sur soi-même doit se soumettre à la mise en réseau, seul à même par le partage et le travail d'une même force collective de le protéger contre les pièges tendus pour lui sur le chemin. En d'autres termes, c'est l'inévitable tentation par Lucifer/Satan, renforcée par son propre caprice à penser ne dépendre que de lui-même. Il en résulte que beaucoup de ceux qui espéraient l'illumination ou clarté divine sont trompés dans leurs états sans en être conscients. Cette tromperie de l'ego sous l'apparence d'une forme divine est une illusion masquée, celle d'une puissante ruse de la prédation astrale menée pas à pas, sans que son esclave humain en soit conscient. La vérité est que nous recevons seulement à la mesure de notre propre état de préparation.

Cf. Décryptage de l'égo.

 

Des "irruptions divines" dans sa conscience

Bien que les "irruptions divines" puissent venir sans s'y être préalablement exercé, le voyageur qui ne s'y est pas préparé est en grave danger.

Il y a trois niveaux à cela.

En premier lieu, lorsque l'irruption est plus grande que la force de l'âme, elle prend le contrôle de l'âme. Une telle personne n'a alors aucune capacité à se gouverner elle-même, à en maîtriser les effets et conséquences.

Ensuite, l'irruption peut enlever les facultés rationnelles de la personne, rien ne lui étant laissé si ce n'est des facultés animales. C'est l'état "d'enfièvrement mystique".

Enfin, l'irruption ne dure pas et l'état de grâce disparaît. L'individu est capable de retourner à ses semblables avec sa raison intacte, et en ce cas, il gouverne ses propres affaires, comprenant et agissant en se basant sur la réflexion. Il a été réabsorbé dans la Matrice involutive.

Lorsque l'irruption est en équilibre avec la propre capacité de l'individu, personne n'est capable de détecter qu'il y a eu une irruption. Dans un tel cas, on remarque juste que quelque chose le "distrait", comme si "quelqu'un" lui parle. Ou alors il commence soudain à penser à quelque chose, ses sens se tournant vers cela et ses yeux se voilant imperceptiblement. Si la capacité de l'individu est plus grande que l'irruption, nul ne peut se rendre compte de quoi que ce soit. Il est capable de recevoir le message de sa supraconscience, et de continuer à écouter ce que nous sommes en train de lui dire dans une conversation.

Le voyageur cosmique conscient, humble par définition, cherche toujours à accroître sa capacité à recevoir les irruptions de manière à ce qu'il ne soit pas affecté par elles, notamment en évitant ces états qui se manifestent à lui comme étant "extraordinaires". Car comme le dit le Coran, il sait que "Dieu" est le "Meilleur des Trompeurs". Ces duperies sont en effet les nombreux tests des Forces de Lumière pour déterminer si le voyageur peut "voir à travers le voile", et maintenir son cap évolutif. La leçon est bel et bien de se préserver des calamités de ces facultés, car les discerner est extrêmement difficile ! Si l'âme en éprouve le délice, elle est en fait dupée lorsqu'elle est complètement éprise de leur manifestation...

 

Sur le chemin de l'éveil et de la recherche de la vérité, il est inéluctable que les membres de la famille et les amis de longue date s'effacent de la scène, afin de laisser la place à de nouvelles personnes qui entrent dans le cadre et qui encouragent notre croissance évolutive. C'est une partie normale du processus : comme nous changeons de l'intérieur, le monde extérieur que nous habitons change aussi. Il peut être solitaire par moments, et souvent douloureusement déroutant, mais il existe des énergies subtiles tout autour qui nous aident et nous élèvent dans les choix que nous faisons, même si nous ne pouvons pas les voir ni communiquer avec elles. La vérité est appelée à nous rendre libre, même si le processus est difficile. C'est pourquoi il est qualifié de Voyage du Héros, car le chemin vers la (auto-)connaissance et la vérité est la plus grande menace pour le règne tyrannique de ceux qui cherchent à contrôler l'humanité afin de satisfaire leurs propres envies de pénurie.


Les sources et figures d'inspiration

 

Par définition, les sources d'accès à la Connaissance sont multiples, diverses. Elles se trouvent dans l'ensemble des savoirs tant académiques - littéraires et scientifiques - qu'ésotériques, symboliques, métaphysiques, dispensés par leurs auteur(e)s respectifs, en leur état respectif de conscience. Dans les deux cas, le travail nécessite une grande ouverture d'esprit, reposant sur une analyse méticuleuse des éléments et leur indispensable croisement. Il s'agit au départ de rassembler le plus de pièces possibles de l'immense puzzle, sans parti-pris. Puis peu à peu, la guidance de l'Esprit s'établit pour tirer à soi le fil d'Ariane, visant à donner par le discernement la cohérence au ressenti intérieur. Cette "vérité", relative, n'engage bien évidemment que son auteur, chacun(e) étant appelé en la partageant à ne rien prendre pour argent comptant, et, surtout, à mener sa propre investigation, en toute indépendance.

Remarque d'importance : Il est indispensable de regarder sous la surface et creuser, creuser, creuser ! Toute cette apparente réalité étant fabriquée, il faut travailler pour découvrir la vérité. La vérité ne se trouve pas dans un ou deux livres, au grand jour. Une fois compris cela, une fois que nous savons que ce ne sera pas facile et que nous devons travailler pour cela, il nous appartient de commencer à le faire en faisant travailler avec rigueur, exigence et discernement le cerveau, notre ordinateur quantique méga-puissant…

 

Nombre des sources utilisées sont citées dans les différentes publications du site web Transmutatis. Mais comme il ne s'agit pas d'un travail universitaire ou destiné à être publié selon les codes en vigueur du secteur Édition, toutes les sources ne sont pas citées, loin s'en faut, afin d'épargner au lecteur un alourdissement rédactionnel et l'inciter à mener par lui-même sa propre investigation.

Il convient cependant de citer et de remercier, y compris à titre posthume, dix grandes sources inspirantes transversales, faisant écho à la justesse du ressenti intérieur :

 

- Le travail initié par l'ingénieur, pilote et chercheur en paranormal états-unien Donald T. Elkins (1930-1984 - photo 1) et son groupe d'auteurs, méditants et "contactés" (James Allen, Jim McCarty, Jochen Blumenthal & Carla Rueckert) dans les années soixante, qui a débouché en 1963 sur un rapport intitulé Telepathy Data Collected by Extraterrestrial Communication ("Données de télépathie recueillies par la communication extraterrestre"), puis en 1981 sur l'ouvrage An Ancient Astronaut Speaks - Law of One ("Un ancien astronaute parle - La Loi de l'Un") faisant état de la canalisation avec un extraterrestre qui se faisait appeler Ra*, qui prétendait être venu sur Terre il y a plusieurs siècles, avoir introduit le monothéisme en Égypte et avoir construit les pyramides. Il enseignait que la vérité fondamentale était que Tous sont Un. Plusieurs volumes ont suivi (cinq au total), connus sous le vocable de "Ra Material".

* Le mot "RA" provient de la langue Medu Neter - "Parole sacrée" - de l’ancien Kemet (nom donné par les Égyptiens de l'Antiquité à leur pays), et se traduit par "LUMIÈRE". Il fait référence au Soleil de notre galaxie qui était appelé "ATEN", ce qui se traduit par "DISQUE SOLAIRE".

 

- L'auteur et conférencier canadien Bernard de Montréal (1939/2003 - photo 2), qui a défini ses enseignements comme Psychologie Évolutionnaire ou Psychologie évolutive.

 

- L'écrivain franco-allemand Anton Parks (photo 3), spécialisé dans les cultures de l'Orient ancien, et à la bibliographie abondante.

 

- L'auteure américaine Laura Knight-Jadczyk (photo 4), médium d’une expérience de channelling selon un procédé scientifique rigoureux, commencée en 1994 appelée "The Cassiopaea Experiment" (Cf. site web éponyme), soit une communication avec les forces surnaturelles qui influent sur notre perception de la réalité. Elle se fait aider de quelques amis pour les séances de communication avec les Cassiopéens*. Son mari, Arkadius Jadczyk, un physicien de haut niveau, a quitté sa Pologne natale pour la rejoindre et l'assister dans cette aventure, se chargeant de certains aspects scientifiques. Ils sont installés en France. Elle aussi a abondamment publié ses travaux, comme "L'Histoire secrète du Monde" et "Ces Mondes qui nous gouvernent".

Leurs travaux sont complétés par ceux de l'auteur américain Michael J. Topper, qui a publié toute une série de livres à caractère ésotérique sous le nom de plume "Marshall Telemachus", "Mother Terasu" ou "Morris Tarantella", et connu pour sa maîtrise de lecture des auras à l'instar du prêtre anglais Charles Webster Leadbeater (1854/1934) et son abondante bibliographie.

* Selon l'auteure, les "Cassiopéens" sont des Êtres de Forme-Pensée Unifiée de 6ième densité de réalité, autrement dit "Nous-mêmes" dans le futur.

 

- L'auteur Jacques-Gérard Vésone (photo 5), avec notamment son livre téléchargeable gratuitement intitulé "Arrêt du moteur de la souffrance".

 

- L'historien russe Boris Mouravieff (1890/1966 - photo 6), connu notamment pour ses enseignements et écrits relatifs à l'ésotérisme chrétien, auteur de la trilogie Gnôsis (le premier tome fut publié en avril 1961).

 

- L'écrivain allemand Oskar Ernst Bernhardt (1875/1941 - photo 7), qui sous le nom d’écrivain Abd-ru-shin, a rédigé "Dans la Lumière de la Vérité - Message du Graal" publié en 1931, et que l'auteur du blog www.Mathématiques spirituelles.com a complété par ses propres travaux de recherche pour établir le lien existant entre les mathématiques et la haute spiritualité.

 

- Le réseau Léo, animé par ses concepteurs fondateurs prénommés Sand, Jenaël* (Jean-Jacques) et Hélène, et qui dispensent leurs travaux tant sur leurs sites web (Le Réseau Léo, Bienvenus sur la Nouvelle Terre, Un futur différent, L’Épopée de la Conscience) que sur la chaîne de vidéos en ligne You-Tube, pour les relayer sur d'autres sites non soumis à la censure "démo(n)crate" californienne notamment.

* Décédé en octobre 2025.

 

D'autres sources sont venues appuyer le contenu rédactionnel de manière pertinente, comme le livre de l'auteure canadienne Patricia Cori, "Au-delà de la Matrice - Entretiens avec de brillants esprits de notre Temps" (Titre original anglais Beyond the Matrix) paru aux Éditions Ariane (Édition originale en langue anglaise publiée par North Atlantic Books Berkeley CA, USA© 2010 pour l’édition française), ou encore le livre du philosophe et historien anglais Robin George Collingwood (1889/1943) The Idea of History ("L'Idée de l'Histoire") exposant sa philosophie "spéciale" nommée Speculum Mentis (expression latine signifiant "miroir de l'âme")*.

* Il s'agit d'une philosophie de la culture basée sur une théorie de l'unité de l'esprit, destinée à permettre la synthèse de différents niveaux de connaissance, comme l'art, la religion, la science, l'histoire et la philosophie.

 

Elles sont complétées par les "Dialogues avec l'ange", transcription d'une expérience spirituelle vécue pendant la Seconde Guerre mondiale par quatre amis hongrois de juin 1943 à novembre 1944, alors que les nazis envahissent leur pays et déportent les juifs en masse. Hanna Dallos transmet au cours de 88 entretiens des paroles qu'elle dit provenir d’un maître intérieur ou ange, qui sont retranscrites par Gitta Mallasz (photo 9) et Lili Strausz. Seule survivante, Gitta Mallasz, réfugiée en France en 1960, traduira ces entretiens en français, dont une première édition est publiée en 1976 (suivie en 1990 d'une seconde édition intégrale). Le livre a été publié en 21 langues.

 

 

Enfin, nombre de "réflexions" à caractère principalement géo-politique, économique et sociétal, puisent notamment dans les publications écrites comme audiovisuelles dans ce qui est nommé les médias alternatifs citoyens, de différents auteurs et contributeurs français comme internationaux et leur panel d'invités ou collaborateurs choisis pour leur "liberté de ton", à relativiser cependant compte-tenu des inévitables biais cognitifs et autres intérêts dissimulés de leurs auteurs. Il convient de citer tout particulièrement :

. les publications à caractère économique via internet Agora;

. les médias audiovisuels indépendants (pas de subvention étatique ni d'actionnaire oligarchique) diffusés via internet : Géopolitique Profonde (avec sa revue mensuelle); TV Libertés ou TVL; Tocsin; Brochu TV de son fondateur présentateur le canadien Carl Brochu. Tous les sujets de fond y sont abordés, sans censure sous prétexte qu'ils contreviendraient à la ligne éditoriale officielle autrement nommée doxa (photos 2 à 9);

. les "insolences" fort (im)pertinentes des entrepreneurs et experts économiques à dominante financière Charles Sannat et Charles Gave (photos 10 & 11);

. le spécialiste en intelligence économique Pierre-Yves Rougeyron, président du think tank souverainiste Cercle Aristote et directeur de publications (photos 12 & 13);

. les interventions et entretiens sur YouTube du conférencier et essayiste français Idriss Aberkane (photo 14), notamment à partir de son site Scanderia;

. le travail de décodage de l'actualité géo-politique de Jean Morency alias de Flor, spécialiste du blanchiment d'argent et des réseaux d'influence impliquant les puissants et créateur du média en ligne numériPresse.com diffusé à partir du Paraguay pour préserver sa liberté de ton (photos 15 & 16);

. le trio Rudy Leonardo Nikolaï animateur du site ADNM (Ambassadeurs Du Nouveau Monde), anciennement Les DéQodeurs (photos 17 & 18);

. l'excellente, pertinente et salutaire chronique de la France profonde Campagnol par son auteur l'écrivain Christian Combaz (photos 19 & 20), relayée par ses ouvrages littéraires.

Sans oublier la lettre confidentielle Faits & Documents (photo 21) analysant sans concession les organisations mondialistes, les réseaux actifs dans les affaires et la politique et les travaux des obédiences maçonniques du journaliste Emmanuel Ratier (1957-2015), relayé par le rédacteur Xavier Poussard avant son départ "forcé" à l'étranger pour mettre à l'abri sa famille en raison de son enquête sur l'affaire "Brichel"; et tant d'autres résistants se revendiquant comme patriotes comme le tandem Éric Verhaeghe-Edouard Husson* (Le Courrier des stratèges - photo 22); Nicolas Vidal (Putsch media - photo 23); Alexis Poulin (émissions Alexis Poulin sans réserve sur la chaîne Sud Radio et L'Info du jour sur le site Le Monde moderne - photo 24); Régis de Castelnau (site Vu du droit - photo 25); Eric Morillot (émissions Les Incorrectibles et Bistro Libertés - photo 26); Régis Le Sommier (Omerta TV - photo 27); Rémy Watremez (site Juste milieu - photo 28); Mohamed Diallo (site Influences positives - photo 29); Sylvain Ferreira (site Veille stratégique - photo 30); Caroline Galactéros (site Paix & Guerre - photo 31); Philippe Buffon (photo 32) et ses grands reportages; les analyses géopolitiques et économiques de l'entrepreneur et essayiste Thomas dit Tom Benoit (photo 33) et de l'entrepreneur et auteur suédois basé en France Finn Andreen (photo 34); Slobodan Despot (site et l'excellente revue exclusivement en ligne L'Antipresse - photo 35); Louis de Dreslincourt avec son site Entretiens avec les patriotes (photo 36); Thierry Meyssan (fondateur du Réseau Voltaire et du site Voltairenet.org - photo 37); le québecois Alexis Cossette-Trudel (site RadioQuebecTV - photo 38) pour sa lecture à contrecourant de la politique états-unienne; le billet de Bertrand Scholler sur le substack*² 55Bellechasse Media (photo 39); les essais et conférences de l'écrivain, historien des religions et géopolitologue Youssef Hindi (photo 40); l'équipe du site et du magazine d'information indépendant bimestriel Nexus (photo 41); les analyses de l'essayiste Nikola Mirkovic (photo 42)...

Edouard Husson a quitté le Courrier des stratèges en septembre 2025.

*² Cf. Un substack ("sous-main") est une plateforme qui permet aux auteurs, journalistes et créateurs de contenu de publier du contenu écrit et audio et de monétiser leurs newsletters à une audience abonnée, sans contrôle éditorial, sous-entendu sans censure.

 

Point commun à toutes ces sources, elles sont quasiment toutes présentées par les agents relais du système dénaturé (Agence France Presse, Wikipédia, You Tube, Facebook, Le Monde, Libération, fact checkers proclamés*...) comme porteuses des idées d'extrême-droite sinon d'antisémitisme, d'être "poutinolâtres" (agents du Kremlin russe), sinon assimilées à la sphère conspirationniste. Autrement dit, leur signature est de qualité, même si nombre d'entre elles s'apparentent également à des marchands du temple de la "résistance" ou peuvent être financées par des officines d'influence étrangère.

Sans oublier qu'en France (comme ailleurs), au-delà d'une certaine ligne jaune tolérée, le pouvoir (surtout de gauche) n'hésite pas à éliminer via ses escadrons de la mort pour préserver ses sombres secrets (Cf. morts étranges des Coluche, Balavoine, Pierre Bérégovoy, François de Grossouvre, Yann Piat, le Général Delawarde, Eric Denécé, Olivier Marleix, Christine Cotton, etc)*², à l'instar du Dr François Faivre, un chirurgien parisien respecté de 58 ans qui avait confirmé aux enquêteurs que Brigitte Macron avait subi une opération de changement de sexe à l’Hôpital américain de Paris (il avait également fait la une de journaux en le confirmant devant les caméras et devant des millions de téléspectateurs à travers le monde), et qui a été retrouvé mort le 29 juin 2025 après ce que les autorités ont qualifié de "terrible chute" depuis la fenêtre de son appartement situé au quatrième étage d’un immeuble du 12e arrondissement de Paris. Le bureau du médecin légiste de Paris a officiellement conclu au suicide de Faivre. Aucune lettre n’a été rendue publique. Faivre menait une vie discrète, mais avait accepté d’être interviewé par des journalistes d’investigation français du magazine Closer qui avaient découvert des preuves que Brigitte Macron avait subi une opération secrète pour modifier l’apparence et l’identité de la "première dame française"...

* Cf. site Conspiracy watch (l'Observatoire du conspirationnisme depuis 2014) dirigé par Rudy Reichstadt; le blog de l'enseignant, chroniqueur, essayiste et réalisateur français Tristan Mendès France; la couverture de l'actualité par le journaliste de France Info Julien Pain, les chroniqueurs de l'émission de France 5 "C à vous" d’Anne-Élisabeth Lemoine avec son comparse Patrick Cohen, et les chroniqueurs de l'émission "Quotidien" diffusée sur la chaîne TMC appartenant au groupe TF1 animée par Yann Barthès et son comparse Jean-Michel Apathie; la plateforme de documentaire Spicee du journaliste et réalisateur spécialiste du web, des infox et des théories complotistes Thomas Huchon; les chroniques politiques de l'enseignant vacataire en philosophie et essayiste Raphaël Enthoven; le blog de la journaliste Caroline Guillemot dit Caroline Fourest; le sociologue macroniste Gérard Bronner; le docteur en neurosciences, auteur, enseignant et chercheur à l'université de Fribourg en Suisse Sebastian Dieguez...

 Cf. travaux de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin sur l'empire du mensonge dans ses ouvrages "Ne leur pardonnez pas ! Ils savent très bien ce qu'ils font". 

 

Des alerteurs

Les authentiques lanceurs d'alerte ou alerteurs, à l'instar de Serge Monast (rip), Claire Séverac (rip) , Edgar Snowden, Julian Assange, Janet Ossebaard (rip), Stéphane Blet (rip), Marine Vlahovic (rip), Irène Grosjean (rip), Eric Denécé (rip), Christine Cotton (rip), sans oublier les Candace Owens, Tucker Carlson, Charlie Kirk (rip), Daria Douguina (rip), Mehdi Ben Barka (rip), Gonzalo Lira (rip), Aaron Bushnell (rip) et tant d’autres connus ou anonymes ne bénéficient pas de la même clémence du système, y laissant très souvent étrangement la vie*, à l'instar du professeur Francis A. Boyle, auteur de la loi américaine de 1989 sur les armes biologiques, qui avait qualifié les injections d’ARNm d’"armes biologiques offensives" et de "Franken-shots" financées par la DARPA. Pour lui, le véritable objectif a toujours été de développer une technologie de réduction de la population "mortelle mais vaccinale". Ayant intenté des poursuites judiciaires, fait appel au Congrès et averti le public, il a été retrouvé mort 20 jours seulement après avoir accepté de témoigner pour l’accusation. Cette tragique tournure des événements ne fait que suivre un schéma observé chez de nombreux médecins et lanceurs d’alerte depuis 2020.  

L'élimination de ces "intraitables" - les voix fortes, les figures médiatiques dissidentes, les journalistes indépendants trop efficaces, les influenceurs géopolitiques non-alignés, les traducteurs d’analyses sensibles en plusieurs langues, les scientifiques détenteurs de secrets encombrants*², les créateurs de réseaux d’entraide, d’archives, de décodage symbolique - ne se fait pas toujours par une balle. Ce n'est pas forcément une prison. C'est :

– la censure invisible (désindexation, "shadow ban", déconnexion),

– le bannissement sans procès des supports d'expression médiatique et culturels jusqu'alors usités,

– l’assèchement des ressources (interdiction bancaire),

– les campagnes de diffamation, notamment algorithmique,

– la persécution judiciaire (convocation, procédures),

– la mise au silence via pressions familiales et menaces, 

- la déshumanisation par la psychiatrisation : emploi des qualificatifs de "conspirationniste", "extrémiste", "antisémite", "dangereux".

Et parfois, pour certains, l'accident, la chute, la maladie fulgurante, la rafle nocturne. "Ils" savent le faire, car ils savent que certaines voix réveillent encore des peuples, que certains mots brûlent les voiles du mensonge, que certains hommes et femmes, ne se vendant pas et n'appartenant à aucune "cellule" idéologique, de ce fait partisane, doivent être réduits, isolés, disqualifiés. 

Autrement dit, pour ces alerteurs, l'objectif du système oppresseur est leur condamnation à l'impossibilité de fonctionner dans l'économie "normale", soit la mort sociale. Car une fois étiqueté, les portes des grandes entreprises et des institutions se ferment définitivement, quand n'est pas mise en œuvre l'arme de l'exclusion bancaire, la censure par le portefeuille, l'appareil financier intervenant comme bras armé de la répression politique. Et cette exclusion bancaire devient un standard, des enquêtes récentes montrant que des milliers de citoyens et de dissidents voient leurs comptes bloqués par des algorithmes de "lutte contre le blanchiment" qui, en réalité, servent à neutraliser les profils jugés risqués ou trop indépendants. Pour tout média ou pour toute figure de la dissidence, perdre son accès aux systèmes de paiement signifie l'asphyxie immédiate. C'est une censure invisible, plus efficace que n'importe quelle interdiction administrative.

C'est pourquoi, comme indiqué dans l'ouvrage du journaliste, éditeur, et essayiste français Jean Robin qui retrace vingt ans de dissidence française (2007-2026), une partie de ce mouvement finit par tomber dans ce qu'il nomme la "macronisation", où l'on retrouve les mêmes travers que chez nos dirigeants : culte de la personnalité, intolérance à la critique et dépendance aux revenus. Le drame du dissident moderne est son modèle économique : faute de subventions, beaucoup deviennent les esclaves de leur audience. Pour maintenir les dons sur des supports comme Tipeee ou Patreon, certains sont tentés par la surenchère, s'enfermant dans un biais de confirmation où la vérité est sacrifiée sur l'autel de l'audimat. Jean Robin distingue ainsi le "loup" indépendant, qui accepte la solitude et la précarité pour dire le vrai, de celui qui porte le "collier" de son sponsor ou de son public.

Face à ce rouleau compresseur judiciaire et financier, la seule solution est d'apprendre à devenir son propre souverain. Car l'indépendance a un prix : elle exige une probité irréprochable et une intelligence stratégique pour contourner les pièges d'un système qui ne pardonne rien à ses opposants. Cultiver sa souveraineté individuelle, économique et numérique, est le seul chemin vers une liberté réelle.

* Ainsi le journaliste d'enquêtes et membre de l'Agence Internationale de Presse Libre (AIPL) Serge Monast, mort le 5 décembre 1996 d'une "crise cardiaque" dans les bras de son épouse russe. Victime d'armes psychotroniques ? Serge Monast se disait traqué par les forces policières et militaires nord-américaines pour avoir trempé dans des dossiers interdits qu'il avait décidé de publier à son corps défendant.

*² En 2026, la liste des scientifiques américains disparus ou décédés depuis 2023 s’est allongée pour atteindre 13 personnes, à laquelle se rajoutent 9 scientifiques chinois, suscitant l’inquiétude et des appels à une enquête approfondie. Ils avaient tous en commun d'être impliqués dans des recherches sensibles sur le nucléaire ou les programmes spatiaux (fusées). De plus, plusieurs d’entre eux avaient explicitement averti que s’il leur arrivait quoi que ce soit, cela ne devait pas être considéré comme un suicide. Cette série de cas mystérieux couvre un large éventail de circonstances, notamment des homicides non élucidés, des incidents médicaux, des disparitions lors de randonnées, ou simplement le fait de quitter son domicile pour ne jamais revenir. Aucun lien entre ces incidents n’a encore été établi. 

 

Christine Cotton, la lanceuse d'alerte anti-Pfizer

Biostatisticienne reconnue, critique acharnée des essais cliniques des injections ARN Covid, Christine Cotton est décédée début juin 2026 après avoir publié un bouleversant message d’adieu, sa décision de mettre fin à ses jours étant liée à des souffrances physiques devenues insupportables. Figure incontournable du débat sanitaire français, forte de 25 ans d’expérience dans l’analyse de données cliniques et ancienne dirigeante d’une CRO (Contract Research Organization), elle avait consacré les cinq dernières années à dénoncer ce qu’elle considérait comme les failles méthodologiques des essais vaccins ARN Pfizer et les dérives de la gestion politique de la crise du covid. Elle s’était plongée pour ce faire dans les milliers de pages rendues publiques aux États-Unis via le Freedom of Information Act, ses interventions sur notamment France-Soir comme dans différents médias alternatifs reposant ainsi sur une analyse détaillée des documents réglementaires de Pfizer et des autorités sanitaires.

En février 2022, elle avait publié un rapport méthodologique particulièrement remarqué sur les essais du vaccin Pfizer-BioNTech. Ses conclusions étaient sans appel : le taux d'efficacité de 95 % annoncé urbi et orbi par Pfizer, repris sans distance critique par les gouvernements, les médias grand public et les autorités sanitaires, reposait selon elle sur des données entachées d'erreurs méthodologiques graves ne pouvant de ce fait être considérés comme "fiables" et "intègres" au regard des bonnes pratiques cliniques, voire de fraudes manifestes. Pire, l'injection administrée à des centaines de millions de personnes ne correspondrait pas au produit testé lors de l'essai pivot. Autrement dit, aucun résultat solide sur l'efficacité ni sur la tolérance n'aurait jamais été établi pour le produit distribué à grande échelle.

Ses analyses avaient ainsi rapidement dépassé le strict cadre scientifique, accusant dans plusieurs interventions les autorités françaises d'avoir abandonné le principe de précaution au profit d'une stratégie politique d'urgence sanitaire. Elle estimait notamment que les campagnes de communication gouvernementales avaient présenté comme acquises des données qui restaient, selon elle, insuffisamment démontrées concernant la transmission et la protection contre les formes graves. Cette contestation intervenait alors que l'Union européenne et plusieurs gouvernements prolongeaient différents dispositifs hérités de la crise sanitaire, alimentant les critiques sur la concentration du pouvoir décisionnel au détriment du débat parlementaire.

Cotton avait porté plainte contre les autorités sanitaires françaises, geste qui coïncida, selon ses dires, avec l’apparition de douleurs neuropathiques insupportables. Malgré de multiples consultations médicales, aucun soulagement durable, expliquant que son message d’adieu décrivait une souffrance physique devenue intolérable après plus d’un an de combat.

Son dernier rapport, mis à jour en janvier 2025, reste téléchargeable, constituant désormais un document à charge posthume et gênant pour Big Pharma. Une femme seule, armée de ses tableurs et de sa rigueur statistique, aura tenu tête pendant cinq ans à une industrie pesant des centaines de milliards de dollars et à des États qui ont fait du vaccin le symbole de leur gestion de crise. Elle n'a pas été réfutée, elle a été ignorée.

La disparition de Christine Cotton interroge sur la capacité de nos systèmes à tolérer la dissidence scientifique lorsqu’elle touche aux intérêts majeurs de l’industrie pharmaceutique et des instances supranationales. Cinq ans après le Covid, le débat qu'elle a contribué à ouvrir sur les liens entre industrie pharmaceutique, pouvoir politique et expertise scientifique demeure plus vivant que jamais.

 

Portrait d'un faux alerteur/dissident et de son pendant

Lorsqu’un gardien devient plus important que ce qu’il garde, lorsqu’un prêtre devient plus important que le temple, lorsqu’un commentateur devient plus important que le réel, lorsqu’un enquêteur devient plus important que la vérité, alors le cycle de quête de Vérité est (presque) terminé. Car l’homme sain cherche la vérité, tandis que l’homme malade de Ce Qu'il Est cherche la propriété de la vérité. L’homme sain se réjouit lorsqu’un autre voit plus loin que lui, l’homme malade comptant les mérites, distribuant les brevets, mesurant les anciennetés, surveillant les frontières et finissant toujours par confondre son rôle avec son royaume. Alors apparaissent les mots de sa bouche envenimée de la fatigue spirituelle, les mots des civilisations qui vieillissent, les mots de ceux qui ont commencé à aimer leur place davantage que leur mission : usurpateur, légitime, premier, dernier, héritage, lauriers. Tous ces mots semblent innocents lorsqu’on les entend isolément. Mais lorsqu’ils deviennent plus fréquents que les mots vérité, réalité ou compréhension, ils révèlent quelque chose de beaucoup plus profond. Ils révèlent qu’une quête est en train de devenir un territoire.

Demain un autre prendra sa place, puis un autre, puis un autre encore. Car ce n’est pas un homme qui est combattu, c’est une tentation. La même tentation qui détruisit les royaumes, qui détruisit les Églises, qui détruisit les révolutions. La tentation de remplacer la vérité par la propriété de la vérité. Et ceux qui l’écoutent, qui l’approuvent, qui se taisent, ils ne valent guère mieux. Car le silence devant l’erreur est souvent plus dangereux que l’erreur elle-même. Le flatteur nourrit le mensonge, le spectateur le protège, le silencieux le laisse prospérer. Voilà pourquoi les cycles finissants deviennent si fragiles. Les hommes n’y cherchent plus le vrai. Ils y cherchent leur place.

Et pourtant, parfois, naît un homme qui n’appartient réellement à aucun camp. Un homme que tous les camps finissent par détester. Les puissants le trouvent dangereux, les présumés dissidents le trouvent encombrant, les ambitieux le trouvent inutile, les fanatiques le trouvent suspect, les carriéristes le trouvent insupportable. Pourquoi ? Parce qu’il leur rappelle ce qu’ils étaient censés chercher. Et cela, les hommes le pardonnent rarement. Cet homme est souvent seul, très seul. On l’accuse d’être avec les uns lorsqu’il parle aux autres, d’être avec les autres lorsqu’il parle aux uns, d’être un traître partout où il passe alors qu’en réalité il n’a trahi qu’une seule chose : les mensonges confortables de chaque tribu.

Il ne résiste pas grâce à sa force, grâce à son intelligence, grâce à ses alliés, car souvent il n’en a presque plus. Il résiste parce qu’il a fini par comprendre une chose que les autres ignorent. Lorsque les escrocs de tous bords l'attaquent simultanément, lorsque les faux résistants le détestent, lorsque les faux rebelles le détestent, lorsque les faux gardiens le détestent, lorsque les faux prophètes le détestent, il existe une possibilité troublante : la possibilité qu'il soit au milieu du champ de bataille et non dans une armée. Alors même les hommes sincères cessent parfois de le comprendre. Mais cela n’a aucune importance. Car le rôle d’un veilleur n’est pas d’être aimé. Le rôle d’un veilleur est de rester éveillé.

Et il suffit parfois d’un seul homme qui refuse de dormir pour empêcher une civilisation entière de sombrer complètement dans la nuit. 

 

Du despotisme doux à la mode française

Pour le comprendre, il faut relire les pages de La Démocratie en Amérique sur ce que l'écrivain, historien, philosophe, politologue et précurseur de la sociologie Alexis de Tocqueville (1805/1859) appelait le despotisme doux. Il imaginait par ce terme un pouvoir qui ne tyranniserait pas les hommes mais les materait, qui ne briserait pas les volontés mais les amollirait, un pouvoir "absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux" qui travaillerait au bonheur des citoyens à condition d'en être l'unique arbitre, et qui aimerait que ceux-ci se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il manquait alors à Tocqueville, pour que sa prophétie fût complète, un outil qu'il ne pouvait pas concevoir : la science du comportement, à savoir la possibilité technique de ne plus contraindre les conduites, mais de les incliner. De ne plus interdire, mais d'architecturer le choix pour qu'il tombe de lui-même du bon côté.

Cet outil existe. Il porte un nom anodin, presque attendrissant : le nudge, à entendre comme le coup de coude. La théorie, formulée par les universitaires états-uniens Richard Thaler et Cass Sunstein, part d'une intuition juste : nous décidons mal, par biais, par paresse, par peur. Ils en ont tiré une conclusion qui ne l'est pas : puisque nous décidons mal, d'autres décideront le cadre dans lequel nous déciderons !

La Grande-Bretagne a ainsi institué dès 2010 une "Nudge Unit", la France de son côté passant dès 2018 un accord-cadre avec cette équipe qui a ouvert son bureau parisien adossé à la Direction interministérielle de la transformation publique. On ne nous l'a pas caché. On ne nous l'a pas dit non plus. C'est entre les deux que se loge le despotisme doux : dans ce qui est public sans jamais être annoncé. 

Cette grille de compréhension du despotisme doux se trouve dans l'oeuvre de l'économiste Frédéric Bastiat, qui avait établi la seule grille d'économie politique dont on ne se lasse pas : il y a ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. C'est par exemple ce que nous avons vu en 2022 avec la levée du passe sanitaire et le réouverture des terrasses. Ce que nous n'avions pas vu en revanche, ce fut le déplacement du front. Car la contrainte légale étant devenue trop visible, trop contestable, trop génératrice de convois, elle avait cédé la place à quelque chose de plus fin : la gestion des publics. Que l'État ait recouru, pendant la crise sanitaire, à des techniques d'influence émotionnelle n'est pas une hypothèse : c'est documenté. Outre-Manche, les minutes du groupe consultatif comportemental recommandaient en mars 2020 d'augmenter "le niveau de menace personnelle perçue" chez les récalcitrants du discours institutionnel coercitif au moyen d'un "message émotionnel percutant". On a, en clair, décidé d'avoir peur pour nous, et de nous la distribuer à dose utile. Ce qui valait pour la pandémie ne s'est pas évaporé avec elle. L'appareil, une fois rodé, cherche son emploi.

La segmentation psychométrique des populations est une technique mûre, qu'aucune entreprise de marketing politique sérieuse n'ignore plus. Des modèles de personnalité permettent de classer, de prédire, d'anticiper les réactions d'un public à un message. Il serait naïf d'imaginer que ces outils, disponibles pour vendre une lessive ou un candidat, s'arrêtent pudiquement à la porte de la gestion des dissidences. L'asymétrie est troublante : on connaît par cœur la psychologie de ceux qui doutent ; ceux qui doutent, eux, ne savent rien de la machine qui les étudie. Car la neutralisation des oppositions par l'intérieur n'a rien d'une nouveauté technologique. C'est une très vieille spécialité française, et il suffit d'ouvrir les archives : la Convention avait ses comités et ses indicateurs ; la monarchie de Juillet, ses mouchards ; la République, ses agents provocateurs glissés dans les cortèges pour les pousser à la faute qui justifierait la charge. Le procédé est constant, seuls changent les moyens : on n'interdit pas une opposition sérieuse, c'est trop coûteux et cela en fait des martyrs ; on la rend ridicule, on l'excite jusqu'à l'outrance, on l'enferme dans sa propre caricature.

Aussi interroge-t-elle sur la spontanéité du camp des résistants et autres patriotes, qui pourrait relever de cette mécanique ancienne, en tout cas pour nombre. Non pas nécessairement des infiltrés au sens du roman d'espionnage ; plus simplement, des amplificateurs : ceux qui, à chaque débat naissant, tirent vers l'hystérie, dressent les sceptiques les uns contre les autres, transforment une exigence de transparence en foire aux invectives. Qu'ils soient mandatés ou seulement utiles, le résultat est le même, et c'est le seul qui compte : aucune construction politique sérieuse ne tient debout dans le vacarme. L'hystérisation n'est pas un dérapage du débat. Dans bien des cas, elle en est la fonction. On ne tue plus les idées : on les noie dans le bruit qu'on a soi-même organisé autour d'elles.

Et tandis que nous nous épuisons à ces querelles, on pose tranquillement les tuyaux. C'est la règle d'or de l'époque : le spectacle occupe le devant, l'infrastructure s'installe à l'arrière. Identité numérique, portefeuille d'identité européen, projet d'euro numérique programmable, interconnexion des fichiers : l'architecture d'un contrôle fin des existences se met en place pièce par pièce, pendant que l'attention publique est captée par la polémique du jour. Comme l'orage qui fixe le regard à l'horizon pendant que l'eau, sous nos pieds, monte sans bruit. Le passe sanitaire n'était qu'un prototype, maladroit parce que visible. Ce qui vient sera invisible parce que commode. On ne nous imposera pas la traçabilité : on nous la rendra si pratique que la refuser passera pour une excentricité.

Que faire, alors ? Ni la fuite dans le déni, ni la fuite dans la fureur — qui sont les deux versants d'une même défaite, et précisément les deux ornières où l'on souhaite nous voir tomber. Les Grecs avaient un mot pour la vertu qui manque le plus à notre temps : la phronèsis, que nos traducteurs rendent par prudence et qu'Aristote plaçait au-dessus des autres vertus intellectuelles parce qu'elle seule sait appliquer le vrai au particulier, dans le concret, au bon moment, dans la juste mesure. Non pas la raison froide des calculateurs, non pas la passion chaude des excités, mais le discernement de l'homme qui pèse, qui doute à bon escient, qui tient sa colère et n'abdique pas son jugement. Il s'agit d'opposer, à la fabrique de la peur, la plus subversive des armes en régime d'hystérie organisée : la rigueur, la patience, le chiffre vérifiable, l'obstination tranquille de qui refuse à la fois de se taire et de hurler, tels que la bio-staticienne Christine Cotton avait déployés dans son étude documentée sur les vaccins ARN injectés en urgence et sans précaution. Voilà l'héritage indispensable qui doit nous guider, et qui vaut bien mieux qu'un mausolée. La phronèsis n'est pas une posture ; c'est un travail. Le seul, peut-être, qui résiste à ceux qui ont appris à manipuler tout le reste.

Christine a tenu sa colonne de chiffres jusqu'au bout. À nous de tenir la nôtre.

 

Quant aux articles ayant trait au fonctionnement biologique et organique de l'être humain et à la santé naturelle, nombre ont été extraits et réagencés de La Lettre Santé Nature Innovation sous la responsabilité rédactionnelle du journaliste scientifique controversé Jean-Marc Dupuis (pseudonyme), dont Vincent Laarman est l'éditeur, tout comme des sites généralistes Cogiito.com de son auteur Philippe-Alexandre Jandrok (changement de nom du site web depuis devenu Philippejandrok.org), Etresouverain.com de son auteur Giuseppe Amaniera, et Alliance Humaine 2020 de son concepteur animateur Antoine sur la plateforme numérique Odysée.

 

L'indispensable précaution dans le chemin de quête de vérité

 

La quête de vérité dans la matrice terrestre viciée de 3-D peut être un poison instillé dans un gant de velours à l'être humain désireux de s'extirper par l'appel de son âme du royaume des morts-vivants. C'est toute la raison d'être de nombre de ceux qui proclament parler au nom de la vérité : des hommes bien habillés, des femmes savantes, des institutions respectées. Ils se disent neutres, justes, objectifs, équilibrés. Ils parlent au nom de la paix, de la justice, de la sécurité, de l'équité. Mais en regardant bien leurs mots, ils ne désignent jamais les vrais bourreaux dissimulés derrière les pantins et autres guignols assurant le spectacle des jeux du cirque. Ils retournent les miroirs, inversent les phrases, mélangent le poison avec le miel. Ce sont eux les plus dangereux. Pas ceux qui tuent, ceux qui blanchissent.

 

Par-delà leur sincérité d'apparence, il suffit pour les démasquer de regarder qui les paie, qui les héberge, qui les relaye, qui les promeut. D'observer sans parti-pris émotionnel ce qu’ils ne disent jamais. Le silence est toujours plus révélateur que les hurlements et cris d'orfraie, cette manière de protestation violente, véhémente. Car le mensonge d’aujourd’hui n’est plus brutal. Il est subtil, structuré, subventionné. Il s’appelle parfois "fact-checking", se cache dans des ONG ou associations emblématiques, dans des institutions prestigieuses, à travers des influenceurs emblématiques. Ils travaillent pourtant pour les puissants, contre les peuples, au service du mensonge dominant. Ils ne cherchent pas la justice. Ils cherchent à neutraliser la vérité, à l'édulcorer, à la dissimuler. Ce n’est pas parce qu’ils ont d'apparents gants blancs qu’ils ne portent pas de sang. Ce n’est pas parce qu’ils parlent avec conviction qu’ils ne sont pas cruels. Ce n’est pas parce qu’ils écrivent des rapports qu’ils ne couvrent pas des massacres. Le crime n’est pas seulement dans la bombe. Il est dans l’oubli. Il est dans le déni. Il est dans les mots qui inversent la douleur.

 

Journalisme du XXI° siècle estampillé bio alternatif

Nous vivons une époque extraordinaire, époque où l’on découvre régulièrement que certains produits estampillés "bio" doivent davantage leur certification à l’habileté administrative de leurs producteurs qu’à la pureté de leurs méthodes. Le consommateur croit acheter une promesse. Il découvre parfois qu’il a surtout acheté un label.

Le phénomène n’est d’ailleurs pas réservé à l’alimentation. Il existe des labels partout : pour le développement durable, pour l’inclusion, pour la qualité, pour l’excellence, pour la vertu. Et bien entendu, des labels pour le journalisme. C'est la carte de presse française, avec ses limites, ses biais, ses conformismes et parfois ses aveuglements, fruits de compromissions et de servilité. Dans la presse dite alternative, ceux qui la critiquent rêvent pourtant souvent secrètement de la posséder. Parce qu’un label reste un label, parce qu’il rassure, parce qu’il protège, parce qu’il donne une apparence de légitimité. Et lorsqu’on ne peut obtenir le label principal, il existe toujours des labels alternatifs, des certifications parallèles, des accréditations exotiques ou des titres suffisamment impressionnants pour être exhibés devant une caméra ou sur une photographie de profil.

Leur légitimité découle de ce que la confiance envers les médias traditionnels n’a cessé de s’effondrer : les mensonges sur l’Irak, l'Ukraine, Gaza, les erreurs répétées lors de la crise sanitaire, les biais idéologiques de certaines rédactions, les silences sélectifs sur certains sujets et l’uniformisation croissante des analyses ont laissé derrière eux un immense vide. Et comme la nature a horreur du vide, une nouvelle génération d’acteurs est apparue : youtubeurs, influenceurs, lanceurs d’alerte, médias alternatifs, plateformes de réinformation, entrepreneurs de vérité. Ou du moins se présentant comme tels.

Nous sommes ainsi entrés dans une époque où certains individus semblent collectionner les attributs du journalisme davantage que le journalisme lui-même : le badge avant l’enquête, la carte avant le travail, l’apparence avant la méthode, l’uniforme avant la bataille. Ce sont des "producteurs d'attention", des machines à fabriquer des récits, des marchands de suspense dont le modèle repose sur la continuité de l'attente, leur matière première étant l’émotion humaine, la peur, la colère, l’indignation, l’espérance, le scandale. Leur autorité ne découle plus nécessairement de l’expérience, de la formation ou de l’œuvre produite, mais souvent de l’audience. Car plus quelqu’un est regardé, plus il paraît crédible. Plus quelqu’un est partagé, plus il paraît légitime. Plus quelqu’un est viral, plus il paraît vrai.

Cela signifie qu’il existe aujourd’hui tout un marché de la légitimité médiatique, comme il existe un marché du bio industriel, du développement durable de communication ou de la responsabilité sociétale de brochure. Le résultat est parfois comparable à ces poulets prétendument biologiques qui parcourent l’Europe sous plusieurs étiquettes avant d’arriver dans l’assiette du consommateur. Juridiquement, ils sont peut-être conformes. Administrativement, ils sont peut-être certifiés. Commercialement, ils sont peut-être irréprochables. Mais quelque chose dérange malgré tout. Le sentiment que l’esprit de la promesse s’est perdu quelque part en chemin.

C'est pourquoi dans cette étrange époque il devient parfois difficile de distinguer le journaliste du commentateur, le commentateur du militant, le militant de l’influenceur et l’influenceur du vendeur d’attention. Une époque où l’étiquette (ou l’audience) semble parfois plus importante que le contenu du bocal. Une époque où l’information crée artificiellement une dépendance émotionnelle plutôt qu'éclairer le réel où l'attention est constamment orientée vers demain. Une époque où certains collectionnent les signes extérieurs de crédibilité avec le même enthousiasme que d’autres collectionnent les labels sur leurs emballages. Et où le consommateur, qu’il s’agisse d’information ou d’alimentation, finit souvent par découvrir que le plus difficile n’est pas de trouver un certificat. Le plus difficile est de trouver la réalité qu’il était censé garantir.

 

À mesure que certaines figures de la dissidence gagnent en influence, elles deviennent elles-mêmes des institutions. Elles commencent leur parcours en dénonçant les médias, puis elles deviennent des médias. Elles dénoncent les experts, puis elles deviennent des experts. Elles dénoncent les réseaux d’influence, puis elles construisent leurs propres réseaux d’influence. Elles dénoncent les mécanismes de fidélisation, puis elles développent leurs propres communautés de fidèles.

Cette évolution n’est pas nécessairement hypocrite, elle est souvent simplement humaine. Car le pouvoir possède une propriété remarquable : il transforme ceux qui l’exercent, même lorsqu’ils l’ont longtemps combattu. Le problème n’est pas la dissidence, le problème est beaucoup plus ancien. Chaque génération croit en effet qu’elle échappera aux tentations qui ont corrompu la précédente, chaque mouvement naît en promettant de faire mieux, chaque révolte commence en dénonçant les abus du système établi. Puis, avec le temps, certaines des logiques qu’elle combattait réapparaissent sous d’autres formes. Si les noms changent, les slogans changent, les technologies changent, la nature humaine elle demeure étonnamment stable. Le critique culturel américain Neil Postman (1931/2003) écrivait à ce sujet que les sociétés modernes ne risquaient pas tant d’être détruites par ce qu’elles détestaient que par ce qu’elles aimaient...

 

"Le journalisme consiste à publier ce que quelqu’un ne veut pas voir publié ; tout le reste relève des relations publiques."

Eric Blair alias George Orwell (1903/1950), écrivain, essayiste et journaliste britannique

 

"Le pouvoir ne craint pas ceux qui parlent sans fin. Il craint ceux qui apprennent aux autres à voir."

 

L'exemple de l'ONG UN Watch

Fondée en 1993 par Morris Abram, ancien diplomate américain, UN Watch se présente comme une ONG de Genève chargée de surveiller l’ONU selon les principes de sa charte, et de promouvoir les droits humains. Elle bénéficie à ce titre du statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC), et est associée au Département d’Information publique des Nations Unies (DPI). Officiellement, UN Watch indique être indépendante de toute affiliation depuis 2013, et se finance uniquement par des dons privés et fondations .

Pourtant, plusieurs sources crédibles montrent qu’elle a été affiliée et financée jusqu’en 2013 par l’American Jewish Committee (AJC) et le World Jewish Congress, avec un transfert total du contrôle à l’AJC dès 2001. Des rapports antérieurs affirment qu’UN Watch recevait directement des fonds de l’État israélien, jusqu’à environ 700 000 USD en 2014-2015, pour plaider en faveur de son image à l’ONU .

En dépit d'une couverture médiatique de sujets variés (Soudan, RDC, droits LGBT au Moyen‑Orient), l’axe prioritaire reste systématiquement la défense d’Israël, dénonçant constamment le "biais anti-israélien" de l’ONU. Autrement dit, cette organisation est dédiée à attaquer l’ONU pour ses résolutions contre Israël, tout en omettant de dénoncer Israël lui-même .

Ses méthodes sont de nature rhétorique, à savoir le harcèlement ciblé et l'inversion. Elle critique ainsi ses opposants comme la rapporteure de l'ONU Francesca Albanese en des termes souvent virulents, accusée de criminaliser Israël tout en omettant le terrorisme ou Gaza. Elle utilise ses témoignages à l’ONU, ses rapports, ses bases de données, et ses campagnes médias pour inverser les responsabilités : Israël est excusé, les critiques sont qualifiés de haine ou négationnisme .

Elle pratique un travail de l’ombre et d'influence structurée, marque de fabrique de la guerre cognitive contemporaine. Si ses méthodes donnent l’illusion d’impartialité, chaque élément sert en réalité un but bien défini :

– Les dons institutionnels sont dissimulés derrière des apparences de neutralité, permettant de maintenir une façade d’indépendance tout en poursuivant une ligne idéologique parfaitement alignée avec les intérêts israéliens et occidentaux ;

– Les campagnes de dénonciation sont ciblées, toujours dirigées contre les mêmes figures : rapporteurs de l’ONU, journalistes critiques, universitaires indépendants, l'objectif étant de décrédibiliser systématiquement toute critique de la politique israélienne, en la présentant comme biaisée, haineuse ou complotiste ;

– Les discours sont calibrés, les mots choisis avec précision, les slogans répétés - "biais anti-israélien", "terrorisme", "double standard", "négationnisme" -, l'objectif étant de créer un récit alternatif simple, émotionnellement efficace, qui se diffuse facilement et devient réflexe mental pour des millions de relais.

– Les plateformes sont multiples : site officiel, réseaux sociaux, relais dans les médias mainstream, campagnes de lobbying à Genève, à Washington ou à Bruxelles, l'objectif étant d'assurer un impact global, d'amplifier la portée de chaque message, de saturer l’espace informationnel, et d'empêcher la critique de se structurer.

Par cette apparence d’objectivité qui dissimule un narratif systématiquement aligné avec un seul camp, cette sélection de sujets et d'omissions opportunes, et ses tactiques agressives consistant à accuser de complotisme ou négationnisme ceux qui osent questionner la version officielle, il s'agit d'une machine discursive, un pilier de la guerre cognitive, ressemblant à un fact‑checker sérieux mais qui n’agit que pour un camp, avec des moyens puissants, et une stratégie de narration inversée qui devient toxique. Autrement dit, il s'agit d'une imposture institutionnelle* destinée à relayer les éléments de langage de la Hasbara, la propagande israélienne, à l'instar de l'"observatoire du conspirationnisme" Conspiracy Watch en France, un organisme lié étroitement au Crif, le lobby pro-israélien français, subventionné par des institutions publiques, relayé massivement par les médias dominants (France Inter, Le Monde, Libération), et surtout utilisé pour discréditer toutes les paroles dissidentes. 

* C'est le cas également de Memri TV (Washington), qui sélectionne des extraits violents ou absurdes d’imams arabes pour discréditer l’ensemble du monde musulman, de Middle East Media Research Institute, un think tank sioniste déguisé en "analyse neutre", de l'ADL (Anti-Defamation League, USA), utilisée comme bras judiciaire et moral de la défense d’Israël et du sionisme aux États-Unis tout en se disant "anti-haine", de AFP Factuel ou CheckNews (Libération), prétendus vérificateurs de faits, financés par les groupes mêmes qu’ils protègent.

 

Mouvements associatifs français propagandistes

Dans la nébuleuse associative figurent nombre d'acteurs dont la raison d'être est de capter des financements publics en bénéficiant du carnet d'adresses et d'influence de leur fondateur, et dont la mission est loin de répondre à l'intérêt citoyen si ce n'est de manière idéologique. C'est par exemple le cas des principales associations qui ont été désignées en juillet 2025 par la politicienne Aurore Bergé, ex socialiste passée au service de la Macronie,  pour faire remonter auprès de l’Autorité de Régulation du secteur Communication (Arrcom) les contenus haineux en ligne. Ceci s'apparente avant tout à une opération de lutte contre la dissidence opposée au discours propagandiste étatique. 

. Les Collectif Némésis et Femelliste TV des militantes féministes Alice Cordier, Dora Moutot et Marguerite Stern.

La Fédération des centres LGBTI+, qui a été présidée de 2014 à 2018 par Stéphanie Nicot (née Stéphane Nicot), fondateur de l’Association nationale transgenre (ANT) en 2004. En 2011, ce militant de longue date avait médiatisé son remariage avec sa seconde épouse, devant le maire de Nancy, deux avant l’adoption du "mariage pour tous".

L’association Osez le féminisme, fondée par la militante et cheffe d'entreprise Caroline De Haas en 2009, marquée à gauche (elle a milité au sein du Mouvement des jeunes socialistes puis au Parti socialiste, exercé la fonction de conseillère chargée des relations avec les associations et de la lutte contre les violences faites aux femmes au sein du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, et dirigé la campagne de Cécile Duflot lors de sa candidature à la primaire présidentielle écologiste de 2016). En parallèle de son engagement féministe et politique, elle fait prospérer depuis 2013 sa société de conseil Egaé, dédiée à la formation et à la sensibilisation aux inégalités entre les femmes et les hommes dans les entreprises, marché largement soutenu par les aides publiques, afin de vendre à des partenaires publics (70%) et privés (30%) des séminaires et des certifications dont la valeur professionnelle interroge.

. L'association SOS Homophobie, fondée par le dramaturge Laurent Mulheisen en 1994, qui collabore depuis sa création avec SOS Racisme et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). Elle réalise notamment, depuis une dizaine d’années, des "testings" réguliers de la modération sur les réseaux sociaux (X, YouTube, Facebook…).

. L'association SOS Racisme, fondée par Julien Dray et présidée par Dominique Sopo depuis 2003, qui subsiste grâce aux subventions étatiques, en dépit d’abus de biens sociaux avérés qui n’auront valu à Sopo et Dray qu’un simple rappel à la loi (entre 2005 et 2008, l’organisation lycéenne la FIDL, SOS Racisme et ses parrains ont en effet accordé des "prêts" à Julien Dray pour un total avoisinant les 350 000 euros).

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), fondée en 1929 sous le nom de Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA) et présidée par Alain Jakubowicz de 2010 à 2017, qui a élu en 2017 Mario Stasi, premier président non juif de l’association, chargé de défendre l’organisation face aux assauts de l’intersectionnalité. 

. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui affilié au Congrès juif mondial, fédère près de soixante-dix associations juives, toutes pro-israéliennes (il est présidé depuis 2022 par Yonathan Arfi). Il disposait déjà du statut de "signaleur de confiance" auprès de l’Arcom depuis mai 2025, ce qui lui donnait la latitude d’émettre des signalements relatifs à la thématique de l’antisémitisme.

A noter que la coalition contre la haine sur Internet d’Aurore Bergé n’accueille en son sein aucune association chrétienne, en dépit des 770 actes anti-chrétiens et des 50 incendies ou tentatives d’incendies de lieux de culte chrétiens en France en 2024.

La plateforme Meta a toutefois procédé à la fermeture des comptes Instagram et Facebook des Collectif Némésis et Femelliste TV.

 

Le discernement est une guerre, qui impose de ne jamais croire sur parole. Il nécessite de remonter sans cesse et encore la rivière jusqu’à la source, en se demandant à qui cela profite, qui paie, qui répète, qui détourne. Le monde est peuplé d’acteurs qui lisent un script qu’ils n’ont pas écrit. Et celui qui connaît la structure du mensonge et du piège mental qui en découle n’est plus manipulable. Lorsqu'il voit que l’inversion est une stratégie, il peut à nouveau marcher droit, aimer sans censure, exister sans permission.

Tant que la parole est confisquée, tant que des agents en costume parlent à leur place, le monde penchera vers le gouffre. La vérité ne se mesure pas au ton, mais à ce qu’on ose désigner et qu’on refuse de trahir.

 

Opération psychologique, ou le profil "QAnon" vs les “chapeaux blancs”

Le drôle de courant baptisé le QAnon est au départ une série de messages anonymes postés sur des forums états-uniens obscurs. Les initiés parlent de "drops", qui prétendent révéler les secrets d’un combat souterrain entre deux camps :

– les chapeaux noirs : l’élite corrompue, pédophile, sataniste, le fameux "deep state" (État profond en français) ;

– les chapeaux blancs : une alliance militaire et de renseignement, censée sauver l’Amérique et le monde, en coordonnant leur tête de file Donald Trump et d’autres "sauveurs" patriotes.

Le récit est simple : croyez-nous, faites confiance au plan, nous avons déjà tout prévu. Et c’est exactement le genre d’histoires qui transforment les citoyens en spectateurs dociles par un mécanisme en 3 temps :

– Les chapeaux blancs distillent des messages codés, des récits d’opérations invisibles.

– Les influenceurs se présentant comme alternatifs (pour la France : Alexis Cossette-Trudel du site Radio Quebec, Mohamed Diallo du site Influences positives, Antoine Cuttitta du site AH-2020, et consorts) reprennent, traduisent dans la langue natale de leur audience, scénarisent, et font vibrer les foules tout en appelant à leur générosité pécuniaire...

– La dissidence relaie, persuadée d’avoir accès à une vérité interdite, alors qu’elle ne fait que recycler un produit calibré.

Et au bout du compte, les suiveurs se sentent héroïques, comme des élus, parce qu’ils "voient" ce que les autres ignorent. En fait, les "Q" ont fait de Trump un homme seul, privé de critiques honnêtes, encerclé d’adorateurs qui voient dans chaque faux pas une révélation initiatique. Cela s'appelle une opération psychologique*, une opération d’illusion destinée à fabriquer des millions d’orphelins politiques. C'est une machine à espoir empoisonné, une IA primitive avant l’heure capable d’enfermer les masses dans une vision alternative, exactement comme les IA actuelles enferment déjà les peuples dans des bulles narratives invincibles. C’était la répétition générale avant la grande désinformation algorithmiquement parfaite que nous vivons aujourd’hui...

La foi ne consiste pas à croire que tout est un plan, mais à regarder le réel et à reconnaître la vérité, même si elle fait trembler. Il n’y avait pas de plan, pas plus d’homme providentiel. Il n’y avait qu’un homme qui aurait pu, et qui n’a pas voulu, ou qui n’a pas pu, ou qui n’a pas osé. Les Q ont inventé une mythologie pour ne pas souffrir, tandis que Trump a cru à son propre mythe pour ne pas regarder la vérité. Les peuples ont suivi le mirage pour ne pas affronter l’injustice, la vérité car elle peut brûler, la lucidité car elle détruit les idoles... Et pendant ce temps, le monde a avancé d’un pas vers la Nuit. Pour Trump, tout est dit. Pour l’histoire, la sentence est prononcée. Il avait le potentiel, le pouvoir, le devoir. Mais il a cédé à son ego, à la flatterie, aux réseaux, à l’intimidation, et enfin à la faute suprême : couvrir un génocide et tenter de le blanchir. Il ne reviendra pas de cela. Et aucun récit, aucune secte, aucune mythologie Q ne pourra le sauver.

Au final les lucides partiront, les hypnotisés s’enfonceront. Les Q vont se radicaliser, se refermer, s’enfoncer dans le déni. Le Q survivra à Trump, parce que Trump n’en était que le véhicule, le symptôme, le masque. Quand Trump tombera, un autre portera le masque. Et quand cet autre tombera, un autre prendra le relais. Le Q ne mourra qu’avec ce qui l’a créé : la désespérance américaine, l’effondrement du rêve, la destruction de la classe moyenne, la misère psychique, la solitude algorithmique, l’absence de Dieu. Le Q est un cri, qui ne cessera pas tant que les causes ne seront pas traitées.

En résumé, Q était une  gigantesque arnaque, un piège mental pour désespérés, un dispositif d’espérance factice qui a zombifié une partie du peuple américain, exactement comme prévu. Les théories Q ont transformé une population souffrante en troupeau hypnotisé, rendant des gens intelligents incapables de voir l’évidence et neutralisé l’opposition réelle en lui vendant des contes célestes. Des millions y ont cru, sincèrement, avec foi. Et le plus difficile maintenant, c’est la sortie de la secte. Car il n’y a pas de sauveur. Il n’y a que des peuples qui se reprennent en main en plaçant l'homme au centre, sans mythe, magie et Messie politique... ou qui s’effondrent !

Nul dans ce bas monde ne détient la vérité, les seuls sauveurs étant SOI-MÊME par le changement de conscience, et de ce fait de regard opéré...

* Cf. Contrôle mental. & Prédation manipulatoire.

 

Anatomie d’un esclavage volontaire

L'écrivain humaniste, poète et juriste français Etienne de La Boétie a dit : "Ils ne sont pas forcés : ils veulent." Chez les Q, c’est exactement  cela.

Les Q ne sont plus un mouvement politique, une communauté, une résistance. Ils sont devenus un refuge psychologique, une tribu, une métaphysique de la consolation. Et c’est ce qui les rend indestructibles.

Le mouvement Q n’a jamais été une idéologie, mais un dispositif affectif. Il ne propose aucune réforme, aucun plan, aucun agenda politique, aucune structure. Il propose du sens dans un monde sans sens, de l’héroïsme dans un monde d’impuissance, un Père dans un monde d’orphelins, une mission dans un monde qui n’en a plus. Trump n’est pas un chef pour eux. Il est un archétype, un symbole, un mythe reconstitué en temps réel. Et c’est cette dimension mythologique qui les maintient, car la fonction psychique du complot est d'éviter la douleur. Le Q protège d’une souffrance que presque personne ne veut regarder : le monde réel est gouverné par des médiocres, des cyniques et des fous. Et reconnaître cela, c’est perdre son dernier repère. C'est pourquoi le Q sert donc d’écran, de filtre, de pansement. Il dit : "Ne t’inquiète pas. Tout est sous contrôle. Le mal est en train d’être vaincu en secret. Les puissants sont sur le point d’être arrêtés. Il y a un plan. Ce que tu ne comprends pas, c’est volontaire."

Autrement dit, c’est un médicament, un antidouleur, un opioïde narratif. Et on ne guérit pas de cela en un jour.

Car lorsque quelque chose contredit la prophétie, il y a toujours un nouveau narratif disponible, comme un patch, un correctif logiciel. Une date fausse ? C’était pour tromper l’ennemi. Une promesse non tenue ? Elle se réalise dans l’invisible. Une guerre qui arrive malgré les annonces ? Elle était prévue dans le plan. Une trahison ? C’est une stratégie de 5D. Une fuite ? C’est un sacrifice. Une contradiction ? C’est une parabole. Une évidence ? C’est un test. Ce n’est pas une doctrine. C’est une boucle, une matrice cognitive. Et tant que les charlatans talentueux vivent de cette économie — financière, émotionnelle, algorithmique — ils continuent à alimenter la boucle.

Les Q ne croient plus parce que c’est plausible. Ils croient parce que ne plus croire serait pire. Ne plus croire signifierait en effet reconnaître avoir été trompés, accepter que Trump n’est pas un héros, admettre que le mal a gagné du terrain, subir la honte de dix années de naïveté, rentrer dans la réalité nue. Or la réalité nue fait plus mal que n’importe quelle fiction : Trump prépare des guerres parce qu’il n’a plus d’autre issue. Il n’ouvrira pas tout le dossier Epstein, ne nettoiera pas le système, n’apportera pas la paix, n’arrêtera pas la matrice. Il fabriquera un nouveau chaos, comme tous ceux qui n’ont plus de vérité à offrir. Et il comptera sur les Q pour applaudir. Ainsi, paradoxalement, la douleur de la vérité est devenue plus insupportable que le mensonge.

Au final les lucides partiront, les hypnotisés s’enfonceront. Les Q vont se radicaliser, se refermer, s’enfoncer dans le déni. Le Q survivra à Trump, parce que Trump n’en était que le véhicule, le symptôme, le masque. Quand Trump tombera, un autre portera le masque. Et quand cet autre tombera, un autre prendra le relais. Le Q ne mourra qu’avec ce qui l’a créé : la désespérance américaine, l’effondrement du rêve, la destruction de la classe moyenne, la misère psychique, la solitude algorithmique, l’absence de Dieu. Le Q est un cri, qui ne cessera pas tant que les causes ne seront pas traitées.

 

De l’Esclavage Intellectuel 

L’asservissement intellectuel volontaire repose sur quelques ingrédients explicatifs des dépendances cognitives contraires à sa souveraineté existentielle profonde, celle d'êtres humains libres car libérés de leurs menottes psychiques.

. Penser fatigue. C'est pourquoi exiger d’un homme qu’il analyse la réalité avec la logique, l’esprit critique et le discernement est une épreuve douloureuse pour un esprit faible, sans consistance, qui préfère la facilité de prophéties recyclables, des promesses impossibles, des dates toujours repoussées, et des illusions réconfortantes. N’est-il pas plus doux d’être trompé dans la joie que lucide dans la tristesse ? L’esclave heureux est plus enviable que l’homme libre qui souffre.

. Obéir évite la responsabilité, car décider est angoissant, penser est douloureux, assumer son erreur est insupportable. Le sauveur extérieur se propose toujours de tout faire à notre place : penser, prévoir, planifier, sauver. L’enfant ne veut pas être adulte, comme nombre d'adultes ne veulent pas être libres. Libérez-les, et ils se plaindront. Enchaînez-les, et ils remercieront leur maître esclavagiste

. La paix demande un effort, nécessitant de la maturité, de la patience, de la stratégie, tandis que la guerre offre du spectacle, du récit, de l’ennemi facile, et surtout elle justifie l’échec. C'est pourquoi les pseudo sauveurs déclenchent toujours d’autres conflits, donnant lieu à de nouvelles légendes, de nouveaux slogans, de nouvelles certitudes. La guerre est l’ultime opium politique : elle rend la servitude glorieuse.

. Rester ignorant permet à d’autres de penser à sa place. L'être humain esclave n’a pas besoin d’analyser, il a besoin de croire. Il n’a pas besoin de comprendre, il a besoin d’appartenir. L’ignorance n’est pas une faiblesse : c’est un confort, une protection contre la réalité. Si la vérité rend malheureux, alors le mensonge est moral.

. Il est juste que l'être humain asservi soit esclave, car ils l’a choisi. Pourquoi alors libérer un homme qui s’attache lui-même, le détacher des chaînes qu’il polit chaque nuit, briser un piège qu’il appelle "révélation" ? Ce serait un acte cruel, une violence, un rapt. En le laissant dans sa geôle, cela fait partie du machiavélique plan d'asservissement.

Or le monde à venir n’est plus un monde de sauveurs pour la conscience qui s'ouvre. C’est un monde de lucidité, de petites lumières humaines, de résistances intérieures, de voix libres. Le système tentera de les avaler. Certains tiendront, d’autres tomberont. Mais la vérité n’a besoin que d’un seul homme, une seule femme, pour renaître.

 

Le vrai problème de cet univers informationnel alternatif est que nombre de charlatans y monopolisent l’espace. Ils envahissent les écrans, saturent les esprits. Leur voix pseudo-révoltée dénoncent une main du pouvoir, mais caressent l’autre en silence. Ils vivent de l’indignation qu’ils recyclent sans fin, fabriquant de la peur pour fidéliser leur audience, et se servant de la frustration comme d’un abonnement lucratif. Tandis que le mainstream discrédite les dissidents en citant leurs excès ou leurs incohérences, et les peignant comme des extrémistes, les dissidents se justifient à leur tour en pointant les mensonges flagrants du mainstream, se posant en héros de la résistance. Pendant ce temps, le peuple recule, toujours plus prisonnier, distrait par ce faux duel qui masque la vraie subversion spirituelle. 

L'erreur est d'imaginer qu’une opposition réelle existe, alors qu’il ne s’agit que d’une variante du même spectacle. Ces porte-voix sont pour nombre des "escrocs" de l’actualité, ni plus ni moins, qui sautent d’une plateforme à l’autre non pas pour éclairer, mais pour accumuler fortunes et followers. Tout ce cirque n’est qu’un théâtre vorace, une bête qui dévore du contenu en continu pour survivre, ces soi-disant critiques et dissidents étant des profiteurs, nullement des sauveurs... 

 

Du théâtre vorace de la pseudo dissidence

C’est un système international, bien huilé, qui s’est constitué au fil des années sur les ruines de la confiance et les restes calcinés de la vérité.

Aux États-Unis, ils les appellent les pay-triots. Autrement dit les marchands du Temple, des patriotes à carte bancaire, déguisés en résistants de pacotille, qui vendent à prix d’or des pilules miracles ou des conférences… chacun avec sa propre boutique, ses codes promo, son lien vers un "soutien vital", mais jamais vers la lumière ! Leur vocabulaire est martial, leur mise en scène apocalyptique, leur vrai carburant étant la peur... et la rente de situation. Le pire, ils se recommandent entre eux, comme une église sans foi, où le spectacle remplace la prière et l’algorithme remplace l’intuition, même si en coulisse ils se battent pour l’audience, pour les parts de marché du vrai, pour le buzz autour du faux.

Il ont leurs stars maison, couvertes de fleurs et d’hommages… et les autres, qu’elles préfèrent oublier pour ne pas être démasquées. Pour beaucoup, ils dénoncent le système, mais reproduisent ses pires codes : storytelling de la peur, scénarisation des menaces, rétention des informations, censure invisible au nom de l’efficacité. Ils ne cherchent pas la Vérité, seulement une part de vérité qui ne dérange pas trop l'establishment. Leur priorité, chasser les clics pour capturer les consciences et la générosité pécuniaire.

Dans ce théâtre à échelle mondiale, c’est le même scénario : d’abord une alerte, puis une émotion, ensuite une bannière, et enfin un don.

La vérité au final est qu'ils ne sauveront rien, parce qu’ils ne croient même pas/plus à ce qu’ils racontent. Ils se servent de la cause pour se servir, laissant les justes dans le silence, parce qu’ils savent que les "morts" qui ne rapportent rien… ne servent à rien. Et pendant qu’ils s’enrichissent, les vrais résistants, les vrais éveillés, les vrais fragiles, meurent seuls, ignorés, trahis.

 

Bien sûr que parmi ces dissidents il existe de nombreux analystes sérieux, qui travaillent, qui lisent, qui comparent, qui structurent. Mais cela ne signifie pas qu’ils voient juste. Car beaucoup évoluent dans des écosystèmes dont dépend leur visibilité, leur revenu, parfois même leur légitimité : médias, plateformes, algorithmes, communautés captives. Et peu à peu, cela forme un écosystème fermé, une forme de mafia douce où chacun dépend du regard de l’autre. Et ces contraintes produisent des biais plus subtils, moins visibles mais tout aussi limitants. Il faut plaire sans trop déranger, capter sans perdre, confirmer sans briser. Peu à peu, l’analyse s’adapte à ce qui circule, plutôt qu’à ce qui est. On ajuste sans s’en rendre compte, on nuance pour rester audible, on confirme pour ne pas perdre, on compte sur la mémoire sélective de ses suiveurs, vus comme des poissons rouges captifs dans un bocal. Et ce glissement, imperceptible au départ, finit par limiter la capacité à regarder le réel avec le recul et la dureté qu’il exige.

Et certains, parmi les plus visibles, ne sont pas des contre-pouvoirs mais des alliés objectifs du système qu’ils prétendent dénoncer. Ils en ont intégré les pires réflexes : simplification, dramatisation, dépendance au flux, fidélisation émotionnelle, sans jamais en atteindre l’exigence, la rigueur, ou la capacité de remise en cause.

Si avec les médias mainstream, l’erreur est souvent grossière, avec ces médias dits dissidents, plus structurés, plus crédibles en apparence, le danger est d’une autre nature. Ce n’est pas un cap frontalement faux. C’est une dérive lente. Quelques degrés à peine. Presque rien. Suffisamment peu pour ne pas alerter, suffisamment pour, avec le temps, nous emmener ailleurs. Et lorsque l’on s’en rend compte, il est déjà trop tard. Avec, en plus, le choc de comprendre que ce qui semblait juste ne l’était pas.

Le résultat est encore plus trompeur qu’un discours ouvertement biaisé : une façade de sérieux, une illusion de profondeur, mais une incapacité croissante à prendre le recul nécessaire pour affronter le réel dans ce qu’il a de plus froid, de plus ingrat, de plus irréfutable.

Ce que produisent ces commentateurs et leurs troupeaux, ce n’est donc pas une lecture du réel. C’est une comptabilité des affects. Ils enregistrent des espoirs, des symboles, des frissons, des désirs de revanche, puis présentent cela comme une intelligence supérieure des événements. Et comme leurs publics ont eux aussi besoin d’être rassurés, exaltés ou vengés par procuration, la boucle se referme. Chacun alimente l’autre. Le prophète de circonstance fournit la musique. Le troupeau y projette la victoire attendue. Et l’ensemble se persuade que l’intensité du désir suffit à produire la vérité.

Lorsque les faits restent là, durs, muets, indifférents, ils n’ont pas besoin d’être aimés pour être vrais. C'est pourquoi il faut dire les choses simplement : sentir n’est pas penser ; espérer n’est pas démontrer ; annoncer n’est pas prouver ; vibrer n’est pas vaincre. Et plus un discours confond ces niveaux, plus il révèle non sa profondeur, mais son incapacité à hiérarchiser le réel.

Le plus ironique, au fond, est que ces gens se croient souvent anti-propagande alors qu’ils en reproduisent la structure mentale exacte : sélection des éléments favorables, oubli des contradictions, dramatisation permanente, horizon toujours repoussé, promesse d’un grand retournement qui justifiera rétrospectivement toutes les erreurs passées. Ils dénoncent le mensonge industriel tout en vivant dans un mensonge artisanal, plus pauvre, mais psychologiquement très utile.

 

 Comment fonctionnent les médias en ligne aujourd’hui (1)

Médias de chaînes, de newsletters, de plateformes, francophones comme anglophones. 

1. Le modèle "prix bas, contenu pauvre".

C’est probablement le modèle le plus répandu de la presse écrite, parce qu’il est le plus simple à mettre en œuvre et le plus rentable à court terme. Il repose sur une idée presque mathématique : si l’on met un prix si faible que personne n’aura l’audace de se plaindre, alors le contenu n’a pas besoin d’être bon. Il suffit qu’il existe. Ce modèle prospère grâce à une psychologie très humaine : "Ce n’est pas très cher… tant pis si ce n’est pas extraordinaire." Le résultat, c’est une forme douce mais réelle de résignation intellectuelle. Le lecteur baisse son niveau d’exigence et d’effort. Le média se stabilise dans une zone étrange, où chacun sait que la qualité n’est pas là, mais où personne ne dit rien.

Ce modèle, au-delà de sa pauvreté intrinsèque, crée une culture de l’indifférence. On ne lit plus pour comprendre, on lit pour occuper. Le média devient biodégradable. Il ne laisse aucune trace. Il ne change rien.

2. Le modèle "recyclage et traduction déguisée". 

C'est l’un des modèles les plus rentables de ces dernières années. Son fonctionnement est limpide : prendre une information étrangère, souvent déjà virale ailleurs ; la traduire ; la dramatiser légèrement ; lui donner un vernis d’analyse personnelle ; la publier en France ou dans un autre espace francophone comme si elle venait de surgir spontanément d’un travail d’enquête. Beaucoup de médias vivent entièrement de cela. C’est à la fois rapide, économique, et difficile à repérer pour le lecteur qui ne suit pas les sources internationales.

Ce modèle a un coût immense, car il fabrique une illusion d’originalité. Il donne l’impression d’un "journalisme de pointe" alors qu’il ne s’agit que d’un miroir tourné vers l’étranger. Il déresponsabilise les créateurs, et prive les lecteurs de leur droit le plus fondamental, celui d’avoir accès à une pensée qui travaille, cherche et produit. À terme, ce modèle uniformise tout. Les analyses se ressemblent, les angles deviennent interchangeables, les voix perdent leur singularité. Au final, l’espace de la réflexion se réduit.

3. Le modèle "bande-annonce d’un navet".

C’est le modèle des titres "explosifs", des miniatures sensationnalistes, des promesses d’enquêtes "que personne n’ose faire", des teasings interminables. Le problème, ce n’est pas la bande-annonce en elle-même, attirer l’attention étant légitime. Le problème, c’est l’écart entre la promesse et ce qui est réellement livré. Dans ce modèle, on vend du spectaculaire et on livre du banal. On promet une bombe et on offre une étincelle. Le lecteur, honteux d’avoir mordu à l’hameçon, reste poliment jusqu’à la fin, comme dans ces films dont on devine très vite qu’ils seront mauvais, mais auxquels on donne quand même une chance parce qu’on a payé le ticket.

À force, beaucoup finissent par croire que "tous les médias sont comme ça". Cette croyance, en plus d’être fausse, est dangereuse. Elle tue la confiance, décourage les vrais efforts et installe un cynisme généralisé. C’est précisément dans cet espace que les faux médias prospèrent, là où l’attention s’épuise et où la lucidité s’érode.

4. Le modèle "victime professionnelle".

Il est devenu l’une des stratégies les plus efficaces du marché : se présenter comme un héros persécuté, une voix muselée, un lanceur d’alerte traqué. L’auteur devient un personnage dramatique. Le média devient un sanctuaire. Et chaque abonnement, chaque don, chaque contribution est présenté comme un acte de résistance. Cette stratégie fonctionne parce qu’elle mobilise directement l’empathie des lecteurs. Qui ne voudrait pas soutenir celui qui "risque sa vie pour dire la vérité" ?

Mais dans la plupart des cas, cette posture n’est qu’un mécanisme de persuasion sophistiqué. Elle remplace le travail par l’émotion, la qualité par le pathos, et installe une relation profondément malsaine : le lecteur est sollicité non pour ce qu’il reçoit, mais pour ce qu’on lui fait croire qu’il sauve.

5. Le modèle "indigence éditoriale".

C’est peut-être le plus triste de tous. Beaucoup d’éditeurs et de chroniqueurs ont compris qu’une partie du public est prête à acheter n’importe quel livre pourvu que l’auteur soit "du bon côté". Alors ils produisent vite des livres écrits en quelques semaines, des revues composées d’articles recyclés, des numéros qui semblent beaux vu de loin, mais qui s’effondrent dès qu’on les ouvre. Ces objets, dans les maisons, finissent rarement sur les étagères ; ils terminent dans les toilettes, sous les piles, ou servent à allumer un feu. Personne n’en parle, personne n’en est fier.

Le vrai problème n’est pas esthétique. Il est moral. Car produire un livre demande du temps, de la pensée, des années parfois. Accélérer cela pour du cash rapide, c’est trahir le lecteur. Et c’est surtout s’habituer à ne plus respecter ce que l’on fait.

6. Le modèle "labyrinthe d’abonnement".

Certains médias ou auteurs ont développé des systèmes d’inscription et de facturation complexes, volontairement difficiles à quitter. Cela peut prendre la forme de menus cachés, d’options enfouies, de délais d’annulation, ou d’absence totale de réponse. Le lecteur, une fois pris, reste captif. Ici encore, ce n’est pas la technique qui est grave ; c’est l’intention. Maintenir artificiellement quelqu’un dans une relation commerciale est le contraire exact de ce que devrait être un rapport entre auteur et lecteur : un choix renouvelé, jamais forcé.

Ce modèle prospère parce qu’il joue sur la honte : la honte d’avoir été naïf, la honte de s’être trompé, la honte de devoir expliquer qu’on veut partir. C’est un modèle qui se nourrit de la culpabilité et qui, en cela, détruit la confiance plus sûrement que n’importe quelle mauvaise analyse.

7. Le modèle "vitrine brillante et vide intérieur". 

C’est le modèle final, celui qui réunit presque tous les autres. Il se présente sous la forme d’une communication impeccable, d’un logo séduisant, d’un site bien construit, d’une promesse presque parfaite. Le problème, c’est ce qu’il y a derrière : rien, ou si peu. Le média est une façade, un décor, une ambition qui a investi dans la forme mais jamais dans le fond. Et parce que la forme est belle, on ne voit pas immédiatement que la maison est vide.

Ce modèle séduit car il correspond à l’esprit de notre époque : tout doit être immédiat, rapide, lisse, convaincant. Mais rien de profond ne naît de cette logique. Rien de vrai, rien de durable, rien qui puisse transformer un esprit.

 

Comment fonctionnent les médias en ligne aujourd’hui (2)

S'il existe des choses belles dans chacun des modèles usités - intentions sincères, fulgurances, moments de vérité -, l’écosystème global reste ce qu’il est : structuré par la rapidité, la rentabilité, l’image, la séduction, le flux. 

Il existe d’abord les médias en ligne fondés sur une personnalité. Ils reposent entièrement sur la présence d’un individu : sa voix, son style, son tempérament, parfois une colère, souvent un humour. Ce modèle peut être pertinent quand l’auteur fait preuve d'une pensée profonde, d'une expérience solide et/ou d'une exigence stylistique réelle. Mais il peut devenir fragile lorsque tout dépend de l’inspiration, de l’humeur ou de la forme du créateur. Un jour, la vidéo est brillante ; le lendemain, elle semble précipitée. Une semaine, le texte est dense ; la suivante, il résonne comme une variation rapide des textes précédents. Le lecteur, dans ce modèle, se retrouve souvent dans une relation d’affection plus que d’évaluation. Il s’attache à une personne, plus qu’à une œuvre. Et ce lien, aussi beau soit-il, peut masquer les limites structurelles d’un contenu qui ne se renouvelle pas.

Il y a ensuite les médias en ligne dits télés d’opinion, avec leurs plateaux alternatifs où se succèdent invités, experts, lanceurs d’alerte, auteurs autoédités, militaires à la retraite, médecins dissidents, économistes libres, ou influenceurs politiques. Ce format a une force incontestable : il ouvre une fenêtre sur des voix que les médias traditionnels ignorent, parfois volontairement. Mais il a aussi ses limites : l’absence d’enquête réelle, l’absence de contradiction solide, la dépendance absolue à la qualité des invités. Une semaine brillante peut suivre une semaine d’errance totale. L’énergie du présentateur compense parfois la faiblesse des sources. Le résultat, c’est un média en dents de scie, capable du meilleur comme du pire, et dans lequel la responsabilité éditoriale s’efface derrière la simple logique du "casting".

Viennent ensuite les hubs d’information virale. Ils publient énormément, très vite, sur tout, en s’appuyant sur les flux de l’actualité mondiale. Leur force : ils centralisent, agrègent, font gagner du temps. Leur faiblesse : ils n’ajoutent que rarement quelque chose. Leur contenu est une mosaïque de reprises, de reformulations, de copies habillées. Ils fonctionnent comme des miroirs multiples d’une actualité qu’ils n’ont pas produite. S'il n’y a rien de mal à cela en soi, ce modèle nourrit l’illusion d’une information abondante alors que la profondeur réelle est quasi nulle.

Il existe aussi les chaînes narrativement engagées. Elles construisent des récits, des reportages, des documentaires artisanaux, souvent sincères, parfois très puissants. On y trouve un sens du montage, une volonté de raconter, une empathie réelle. Mais la narration est une arme à double tranchant : elle peut éclairer, comme elle peut déformer. Lorsqu’elle devient trop dominante, elle absorbe la nuance et la remplace par un parti pris implicite. Le public ne s’en rend pas toujours compte, car le récit, bien construit, possède sa propre logique interne, sa propre émotion, sa propre cohérence. Mais il peut glisser vers quelque chose de moins honnête : un monde où l’on a l’impression de comprendre, alors qu’on a seulement suivi un fil narratif choisi.

Parmi les formats les plus ambigus, il y a les philosophes-YouTubeurs, ou leurs équivalents sur Substack. Ce sont souvent des personnalités brillantes, capables de vulgariser en quelques minutes des notions complexes, de donner une impression de maîtrise intellectuelle totale, de transformer n’importe quel sujet en méditation séduisante. Mais la séduction peut tromper. Elle donne en effet parfois l’illusion d’une profondeur qu’un examen plus attentif révèle être largement recyclée : lectures anciennes dépoussiérées à moindre effort, analogies répétées d’une vidéo à l’autre, concepts philosophiques réduits à trois slogans élégants mais appauvris. Le danger, ici, n’est pas la mauvaise foi ; c’est l’absence de vérification. La facilité peut devenir un piège, surtout quand le public cherche désespérément une figure de sens.

Sans oublier les produits dérivés, ces "objets honorifiques" que sont les livres ou revues que l’on achète parce qu’on aime l’auteur, ou parce qu’on se dit qu’il faut soutenir la cause, ou parce qu’on est persuadé de faire un acte utile. Le problème, c’est qu’une fois feuilletés, ces objets peuvent laisser une impression floue de par leur style faible, leur propos banal, leur structure inexistante, leur propos souvent répétitif. Ces livres et ces revues ne sont pas faits pour durer, mais pour remplir une case, produire du chiffre, occuper un espace. Leur existence est purement économique. Leur disparition, souvent rapide, est acceptée parce qu’ils n’ont pas été conçus pour exister vraiment.

Dans le même registre de l'éphémère à faible consistance, il y a les modèles hybrides — mi-plateau, mi-tribune, mi-"vérité interdite". Ils mélangent les genres, les styles, les registres, en espérant trouver la formule qui captera l’attention. Ils invitent un militaire un jour, un astrologue le lendemain, un lanceur d’alerte le surlendemain. Ils jouent sur le choc, l’inattendu, l’insolite. Leur force est la diversité. Leur faiblesse est la perte de cohérence. Le lecteur finit par ne plus savoir ce qu’il lit. Il flotte dans une zone où tout semble important et rien ne l’est vraiment. Le média devient une scène de cabaret intellectuel.

Tous ces modèles disent beaucoup sur ce que le marché attend, mais au final très peu sur ce dont les lecteurs sincères ont réellement besoin. Le marché veut de la vitesse, alors qu'ils cherchent de la profondeur. Le marché veut du volume, alors qu'ils demandent du sens. Le marché veut du "nouveau", tandis qu'ils attendent du vrai. Le marché veut retenir; le citoyen responsable cherchant à choisir librement. Le marché veut séduire, alors qu'il veut comprendre. Reste un espace minuscule entre l’offre dominante et la demande réelle où se trouvent de rares créateurs indépendants qui ne jouent pas ce jeu. Ils préfèrent perdre des abonnés plutôt que de trahir leur ligne, écrivant pour dire et non pour séduire, parlant au lecteur comme à un égal, non comme à un client. Ce sont ces créateurs-là qui fabriquent les œuvres qui restent, parce qu’ils ne trichent pas avec ce qu’ils donnent, ne promettent pas des miracles, ne se présentent pas comme des héros. Ils essaient seulement de produire quelque chose qui tienne debout, qui éclaire, qui respire, qui reste après la lecture.

 

L’urgence fabriquée, premier outil du menteur…

C’est cela le raffinement. Ils ne mentent pas frontalement. Ils hypnotisent avec des mots qui vibrent sans dire.

Une vidéo met en scène la fondatrice d’un média alternatif (photo ci-contre). Elle est filmée à bout de souffle, dans un décor minimaliste, presque cachée. Tout est dans la scène, le cadrage, la voix tremblante. La mise en ambiance donne à croire qu’elle est en danger immédiat, avec la bannière placée comme un avertissement solennel - "Trois mises en garde sur SA vie" -, comme si des hommes armés fouillaient déjà sa maison. Mais ce n’est qu’un effet, un effet de mise en scène destiné à émouvoir. En réalité, personne ne l’a menacée directement. N'a-t-elle pas dit SA vie, non MA vie, indiquant en parlant d’elle-même à la troisième personne un glissement vers la figure sacrificielle, façon martyre déjà sanctifiée, sinon une allusion floue à une entité extérieure qu’on doit deviner sans qu'on la nomme. Dans ce cas, le cerveau n’analyse pas, se contentant d'absorber "Trois mises en garde sur Sa vie", suffisant pour déclencher le réflexe : "Elle est en danger.", "Il faut l’aider.", "Ce n’est pas une comédienne, c’est une cible."

Pourtant, elle n'a fait qu'affirmer que seulement "des militaires lui ont dit de faire attention", parce qu’il y aurait "beaucoup de suicides étranges" en ce moment, et que sa vie pourrait être en danger, peut-être, un jour. Sur cette base floue, non vérifiable, mais émotionnellement efficace, commence une séquence où la peur monte, savamment, jusqu’au véritable objet de la vidéo : soutirer de l’argent, que la deuxième bannière appelle explicitement par un lien vers les dons parfaitement fonctionnel : "Pour soutenir la radio, cliquez ici"* ! 

C’est cela le raffinement. Ils ne mentent pas frontalement. Ils hypnotisent avec des mots qui vibrent sans dire. Et nous complétons l’histoire à leur place, en croyant que c’est la nôtre. La peur est devenue une industrie. On fait croire habilement que l’information libre est menacée, mais en réalité, c’est l'intelligence qu’on sacrifie. Il est dit qu’"ils" résistent, alors qu'en réalité ils prospèrent, sur nos angoisses, nos instincts nobles, et sur l’image des autres… qu’ils n’ont même pas honorés mort. Ainsi l'ancien chroniqueur de ce  même média Eric Dénecé, qui a marqué l’essor de la chaîne. Homme aimé du public, il est mort selon la version officielle par suicide, mais la chaîne n'a envoyé ni gerbe ni personne à ses obsèques...

Le raffinement cynique est bel et bien le recyclage des pires techniques de manipulation de masse, celles-là mêmes qu’ils prétendent dénoncer. Ils n’inventent rien, ne créent rien, mais recyclent l’effroi, allant chercher ce qui fait frissonner : les rumeurs qui rongent, les images floues et les récits à suspense, le faux martyre filmé comme une série, et le sempiternel "on vous l’avait bien dit", toujours après coup. Ils ne dénoncent pas le système : ils le pastichent. Ils n’informent pas : ils scénarisent. Et ils ne cherchent pas à éveiller : ils veulent captiver avec leurs voix doucereuses, leurs lumières tremblées, leur air indigné calibré pour l’algorithme… Ils transforment l’angoisse en monnaie, et la peur en contenu, avec la foi d’un télévangéliste, la stratégie d’un spin doctor de la CIA, et l’éthique d’un télé-achat sous anxiolytiques.

Ils ne sont pas "contre le système". Ils sont dans le système. Ils en sont l’essoreuse, tournant avec et pour lui, extrayant l’humain de toute chose pour n’en garder que le suc : ce qui fait du clic. Chaque jour, "10" nouveaux sujets, suffisamment simples pour donner un sens à la journée. Faciles à comprendre, à partager, à oublier, avant que demain on ne recommence. C'est comme une drogue à micro-doses d’indignation. Ils font leur beurre avec le bruit, les morts recyclés, les vivants sacrifiés, les débats truqués. Leur fond de commerce est toujours le même : le racisme, le patriotisme dégénéré, jusqu'au mépris de ceux qui refusent le théâtre et le dénoncent sans ambages. Eux ne sont jamais invités. Car au fond, ils ne veulent pas la vérité. Ils veulent que nous choisissions leur spectacle. Ce qui compte, c’est que nous cessions de penser, et surtout que nous cliquions.

Dans cet "art" de fabriquer de l’angoisse pour créer du don et de cette esthétisation du danger comme levier marketing, le point culminant est l’indignité d’un média qui crie à la persécution en oubliant ses morts. On ne joue pas avec les suicides, on ne manipule pas les fantômes, et surtout on ne construit pas son empire sur le cœur brisé de ses abonnés. Alors si cette journaliste est vraiment en danger, qu’elle enquête pour se montrer digne de ceux qui la suivent. Et si elle ne le fait pas, alors ce n’est pas du journalisme, ni même du courage. C’est du théâtre émotionnel. Et si nous en sommes les spectateurs et les mécènes involontaires, c'est que nous avons renoncé à penser, à aimer les voix vraies, à refuser qu’on joue avec nos émotions... Le courage ne se filme pas en tremblant. Il se vit, et il ne s’achète pas. Jamais !

* S'enclenche alors une séquence où la peur monte là encore lentement, savamment, vers le cœur du message : "On n’a plus assez.", "Ce n’est pas pour moi.", "C’est pour continuer la radio.", "Pour résister.", "Pour ne pas être seuls."

 

Des 10 visages du "dissident décoratif"

Autrement dit, ceux que le système adore détester… ou laisse prospérer, nombre de personnalités citées ci-dessus pouvant s'y retrouver...

1. Le Stratège du Flou, qui ne tombe jamais, ne tranche jamais, ne se compromet jamais. Depuis le COVID-19, il a perfectionné un art : dire sans dire. Sur tout, il nuance, il suspend, il attend. Climat, Gaza, Ukraine, Iran... il enveloppe, ralentit, installe un brouillard poli où chacun peut projeter ce qu’il veut. Résultat : rien ne se heurte, rien ne se fixe, rien ne dérange. Plus nous l’écoutons, moins nous sommes sûr de quoi que ce soit.

Sa fonction est de neutraliser sans jamais apparaître.

2. Le bavard sincère, qui certes a un cœur, mais pas de cap. Il parle avec les tripes, écrit en majuscules, s’indigne tous les jours, et se contredit toutes les semaines.  Il est aimé pour son style flamboyant, mais il n’a aucune colonne vertébrale stratégique. Il ne cite jamais l’ennemi réel, et son énergie finit toujours dans les sables mouvants de l’émotion. Il est sincère, donc utile à l’ennemi. Si la sincérité le sauve, son incapacité stratégique le rend dangereux.

Sa fonction est de transformer l'énergie en bruit.

3. L’Éclairé confus, qui voit tout… mais ne relie rien. S'il connaît les mots khazar, MK Ultra, CIA, Mossad, big pharma..., expliquant que "tout est lié, il ne sait pas pourquoi. Il dénonce tout à la fois, fait du bruit, impressionne, mais ne construit aucune lecture cohérente. Résultat, il épuise les intelligences au lieu de les éveiller. Ce profil ouvre l’œil, puis le brouille, suscitant plus d’égarement que d’éveil.

Sa fonction est de saturer les esprits jusqu'à épuisement.

4. Le Réformiste de plateau. Il est toléré sur les plateaux parce qu’il attaque l’État profond… avec toutefois des pincettes. Il critique les excès du progressisme, mais pas ses racines. Il parle de géopolitique, mais pas d’Israël. Il évoque l’OTAN, mais jamais l'AIPAC. Il rêve d’un monde où le système serait raisonnable. Et ce rêve, le système le lui vend bien. C’est le collaborateur camouflé en modéré courageux, qui donne bonne conscience au public tout en lui interdisant d’aller au bout de la logique.

Sa fonction est de donner au sytème l'illusion d'être contesté.

5. Le Messie autoproclamé. Charismatique, talentueux parfois, mais égocentré jusqu’à l’ivresse. Il se prend pour le seul à comprendre, rejette tous ceux qui ne l’adulent pas, et attaque les bons pour ne pas affronter les vrais méchants. Il n’a pas de stratégie collective, juste une quête mystique de reconnaissance. L’ennemi le laisse grandir… jusqu’à ce qu’il devienne ridicule. Il veut des disciples, pas des lecteurs. Son aura cache souvent un vide, ou un calcul.

Sa fonction est de canaliser le besoin de croire.

6. Le Dissident commercial. Il vend l’insoumission, en arrière-boutique, avec code promo avant de facturer cher le service après-vente. Il produit du contenu, calibre ses mots pour l’algorithme, rentre dans les cases, et évite tous les vrais sujets à risques. Il fait de l’indignation un produit d’appel, et de la dissidence une niche rentable. C'est un marchand du temple… relooké en influenceur.

Sa fonction est de transformer la dissidence en marché stable.

7. Le Faux rebelle asymétrique. S'il attaque l’Empire, il n'attaque jamais le Temple. Il parle des États-Unis, mais jamais de Tel Aviv. Il critique le dollar, mais jamais BlackRock. Il fait croire qu’il est libre, mais sert une lecture tronquée du monde. Il est l’outil parfait de la "seconde" matrice destinée à édulcorer celle qui prédomine. Son combat reste partiel, et de ce fait inoffensif.

Sa fonction est d'orienter la contestation loin de ses cibles réelles.

8. Le Martyr sélectionné. Son histoire est mise en scène, pour mieux faire oublier celles qu’on doit taire. C’est celui qu’on sauve, qu’on pleure, qu’on partage, qu’on victimise à grand renfort de relais, de larmes, de hashtags. Si parfois il souffre réellement, sa médiatisation n’a rien d’innocent, servant à faire taire ceux dont la parole serait réellement dangereuse. Le système choisit en effet les douleurs qu’on a le droit d’aimer. Il trie les persécutions et désigne les martyrs officiels. Et même ceux qui peuvent être sincères, deviennent malgré eux les paravents du silence.

Si la souffrance mise en scène est une cage dorée, la vraie résistance, elle, ne fait pas de bruit.

Sa fonction est de focaliser l'attention pour masquer le reste.

9. Le Joueur de Narratif qui raconte. Il transforme chaque événement en épisode, chaque délai en suspense, chaque échec en retournement imminent. Il a compris une chose : le public préfère une promesse à une réalité. Alors il promet. Encore et encore. Tout va toujours se produire… plus tard.

Sa fonction est de remplacer le réel par une attente permanente.

10. Le Terminator de la dissidence. Il ne parle pas comme les autres, ne s’expose pas comme les autres. Et surtout il ne sert pas le même objectif. Là où les profils précédents distraient, lui oriente. Là où ils occupent, lui sélectionne. Là où ils saturent, lui tranche. Il a compris une chose essentielle : le système n’a plus besoin d’écraser frontalement. Il lui suffit d’identifier, d’encadrer… puis d’éliminer silencieusement ce qui pourrait réellement rompre l’équilibre. Le Terminator est là pour cela. Il valorise les profils décoratifs. Il les pousse, il les protège même parfois. Parce qu’ils forment un écran, une mousse. Une dissidence tolérable, visible, bruyante mais inoffensive. Et pendant que cette surface s’agite… il repère ceux qui ne jouent pas le jeu. Ceux qui deviennent trop précis. Trop cohérents. Trop stables dans le temps. Trop peu récupérables. Ceux-là ne sont pas combattus frontalement. Ils sont déréférencés, isolés, fragmentés. Ou simplement effacés, parfois ridiculisés, parfois salis, parfois copiés… puis remplacés. Mais toujours neutralisés. Nous ne les voyons jamais agir directement. Nous ne voyons que les conséquences autour d’eux : un compte qui disparaît, un discours qui ne circule plus, une personne qui devient soudain "invisible".

Sa fonction est de maintenir une illusion de dissidence… tout en empêchant toute émergence réelle.

Reste à identifier à quel visage correspond les figures de la fausse dissidence francophone, autrement dit ce que cachent les caméléons de la dissidence... Leur point commun est que si ils ne s’aiment pas vraiment, se critiquant, se jaugeant, se moquant parfois…, ils se protègent. Pas par amitié. Par instinct de caste, autre marque de fabrique de la Matrice asservissante.

 

C'est pourquoi le danger n’est plus dans ce que nous entendons, il est dans ce que nous ne verrons jamais apparaître. Dans ce système, la vérité n’est pas seulement combattue, elle est empêchée d’exister. Et lorsque, par accident, elle surgit… elle est immédiatement entourée, encadrée, diluée. Puis dissoute. Le système n’a plus besoin de censurer massivement : il lui suffit de laisser circuler ce qui ne le menace pas. Et parfois même… de le pousser.

 

Les vrais médias dissidents ont toujours un point commun : les algorithmes les détestent, ils disparaissent, ils sont invisibles, ils sont coupés, leur audience ne cesse d’être freinée. Lorsqu’une chaîne accumule des millions de vues, qu’elle produit des heures de direct chaque jour, qu’elle multiplie les émissions, qu’elle reçoit des invités en permanence et qu’elle se développe sans interruption… ce n’est plus un média marginal, mais un média parfaitement intégré au système de diffusion. Les algorithmes ne le combattent pas, ils l’adorent, ces médias produisant exactement ce que les plateformes recherchent : un flux continu d’émotions, d’indignation, de peur et d’excitation. Un public qui revient chaque matin, qui commente, qui partage, qui s’attache.

Et surtout un public qui devient dépendant, à l'instar du fonctionnement d'une drogue : la première dose est toujours gratuite, la deuxième crée l’habitude, la troisième crée le besoin, et la quatrième crée la dépendance.

Les médias modernes ont compris ce mécanisme. Ils donnent chaque jour à leur public une nouvelle dose d’indignation, une nouvelle dose de révélations, une nouvelle dose de catastrophes imminentes. Peu à peu, l’auditeur ne peut plus s’en passer.

Il revient chaque matin, non pas pour comprendre le monde, mais pour ressentir la même montée d’adrénaline. Et que devient l’intelligence d’un peuple qui consomme ce type d’information chaque jour ? Elle s’atrophie, car l’esprit humain n’est pas fait pour vivre dans une alerte permanente. Il a besoin de distance, de silence, de temps long. Les médias de flux continu détruisent ces trois choses, remplaçant la réflexion par la réaction, la compréhension par l’indignation, la lucidité par l’addiction. Et peu à peu, ceux qui les suivent deviennent incapables de penser autrement que dans le rythme imposé par ces émissions.

Et c’est ainsi que les sociétés deviennent faciles à manipuler. Non pas parce que les gens manquent d’informations, mais parce qu’ils en consomment trop… et trop mal.

Voilà pourquoi ces médias sont utiles au système. Ils donnent l’illusion de la contestation, ils offrent un exutoire, ils produisent de l’agitation. Mais ils empêchent une chose essentielle, le silence. Et dans le silence seulement, l’esprit humain peut encore discerner le vrai du faux.

 

Nombre de médias alternatifs ont réussi une chose remarquable : construire une audience massive en se présentant comme une alternative au système. Mais à mesure qu’ils grandissent, ils ressemblent de plus en plus à ce qu’ils prétendent combattre : un média de flux, d’émotion, d’audience. Avec une différence seulement. Les grandes chaînes vivent de la publicité, ces médias alternatifs vivent de la peur et de la fidélité de leur public. Et comme toute machine économique qui fonctionne bien, une seule chose semble compter : grandir. Toujours plus : d’audience, de dons, de crises à raconter. Car dans cette économie de l’attention, la vérité n’est plus toujours l’objectif. Elle est parfois simplement le prétexte.

 

Vrais résistants vs faux dissidents

D’un côté : des milliardaires, des services secrets, des lobbies, des médias, des algorithmes, des think tanks, des empires géopolitiques, des marchés financiers, et une propagande digne des grandes religions. Dans les médias, il y a les médias dits alternatifs, dont beaucoup de marchands du temple qui ont compris que leurs bourses se remplissent plus vite quand ils vont dans le sens du vent tout en faisant mine de s'opposer, refusant de soulever les vraies questions pour désigner les vrais chefs d'orchestre de l'empire du mensonge. Ce sont des commerçants, des mercenaires du narratif, des proxénètes de l’espoir, des hypnotiseurs…

De l'autre, il y a les vrais résistants, ceux ceux qui n’ont pas courbé l’échine : 

. Candace Owens, qui a refusé de se prosterner devant les réseaux qui tiennent Washington. Elle a parlé d’Israël, de Gaza, de Brigitte (Becoming Brigitte), de Kirk. Elle a dit que le Roi est nu, et dénoncé ce qui se cachait derrière l'assassinat de Charlie Kirk. Elle avait compris trop tôt que son camp n’était pas un refuge, mais un décor. Qu’à Washington, les mêmes forces tirent les ficelles des deux côtés. Que la matrice n’est pas idéologique, mais qu'elle est tentaculaire. Alors ils l’ont punie : diffamation, procès, effacement, mise à mort sociale. Depuis l’assassinat de Kirk, sa voix ne sonne plus comme une provocation. Elle sonne comme une vérité que plus personne n’ose regarder.

. Tucker Carlson. Ses vidéos font des dizaines de millions de vues. Il ose tous les sujets, devenant presque un lanceur d’alerte. C'est le dernier journaliste américain qui pose encore des questions interdites. Un homme viré de la plus grande chaîne du pays parce qu’il a refusé de réciter le script. Et maintenant, depuis novembre 2024, il parle depuis la marge, avec une épée sur la nuque, et une ligne invisible qu’il n’a pas le droit de franchir, mais qu’il fait plus qu’effleurer : l’implication d’Israël dans les opérations clandestines, les assassinats, les réseaux d’influence, les dossiers interdits. Il avance sur une corde raide. Un mot de trop, et il disparaît...

D’autres noms : Scott Ritter, ostracisé et interdit de voyage ; Seymour Hersh, traité de sénile alors qu’il fait trembler le Pentagone ; Whitney Webb, ignorée parce qu’elle a dévoilé la matrice ; Glenn Greenwald, surveillé, acculé, exilé ; Aaron Maté, harcelé pour avoir dit ce que tout le monde savait. Ces gens-là n’ont pas applaudi la fausse paix. Ils ont décrypté le décor. Ils ont vu que la "paix" de Trump/Kushner/Netanyahu est une manœuvre pour blanchir un génocide, réhabiliter Tel-Aviv, maintenir Washington dans l’illusion, et préparer la prochaine guerre.

Dans le monde réel, les justes, ce ne sont pas les plus bruyants. Ce sont les plus seuls...

 

La question qui se pose est celle de la sincérité du dissident, reposant sur une indispensable méthode d’évaluation de cette personne et de ses activités par ceux à qui il s'adresse. 

Prenons l’exemple des blogueurs, dont la mission est de transmettre à leurs spectateurs et auditeurs des informations à caractère ésotérique, notamment des connaissances sur le passage de la Terre dans la cinquième dimension, et sur les qualités qu’une personne doit posséder pour effectuer cette Transition. En règle générale, chaque vidéo de ce type suscite toujours de nombreux commentaires de toutes sortes, ceux-ci pouvant rendre un grand service aux auteurs de ces vidéos, mais seulement s’ils parviennent à en tirer le meilleur parti en identifiant leurs défauts et leurs erreurs. Le plus souvent, les commentaires sont assez similaires : certains expriment leur gratitude et leur admiration envers l’auteur, d’autres le critiquent, parfois assez durement, et d’autres encore tentent d’évaluer objectivement ce qu’ils ont vu et entendu, c’est-à-dire qu’ils critiquent l’auteur, parfois de manière assez constructive.

C'est le "chakromètre" qui peut venir à la rescousse du blogueur, dans la mesure où il permet de mesurer les vibrations des personnes qui écrivent des commentaires. C’est le seul moyen de ne pas "se noyer" dans la diversité des commentaires, mais d’en tirer profit en obtenant une évaluation objective de ses activités de la part d’une personne ayant un niveau de vibrations élevé.

Lorsque les auteurs de vidéos acceptent sans réserve tout ce qu’ils entendent, ou à l'inverse ne l’acceptent pas du tout, cela indique que leurs vibrations sont le plus souvent faibles. Il en est bien sûr de même avec les commentateurs qui font des remarques ou donnent des conseils. Aussi, après avoir lu tel ou tel commentaire, il est important pour le blogueur se voulant sincère de déterminer immédiatement le niveau de vibration de la personne qui l’a écrit. Si celle-ci vibre au moins au niveau du cinquième chakra, voire plus haut*, il lui faut absolument l’écouter. Il y a en effet de fortes chances que ses réflexions et ses conseils s’avèrent très utiles, ce qui signifie que le blogueur pourra apprendre beaucoup de choses nouvelles sur lui-même, des choses qu’il n’avait pas pu voir et comprendre jusqu'alors par lui-même. Et comme chaque blogueur a une petite catégorie de lecteurs réfléchis et objectifs, qui savent reconnaître les motivations cachées et les véritables intentions de l’auteur et qui ne se laissent pas tromper par de belles paroles, c’est à eux et non à ceux qui le louent qu’il doit prêter attention en premier lieu afin de comprendre et de corriger ses erreurs à temps.

* Cf. Fonctionnement du corps biologique.

 

Lorsque l’Âme décide de quitter le corps humain de son vivant terrestre...

De nombreuses âmes pures et anciennes, qui sont venues sur Terre dans le but d’effectuer avec elle la transition vers la Cinquième dimension dans leurs corps physiques, ne savent pas éviter les tentations du monde tridimensionnel - la quête du pouvoir, de l'avoir et du paraître -, ce qui entraîne inéluctablement une très forte baisse de leurs vibrations.

Ces qualités intérieures disharmonieuses, telles que l’orgueil, la vanité, la soif de gain et autres, commencent ainsi à ronger l'âme de ces personnes, entraînant une transformation intérieure si forte qu’afin de préserver leur intégrité, leurs Âmes finissent par quitter leurs corps. En conséquence, seules les enveloppes physiques de ces personnes et leur conscience demeurent sur Terre. Elles deviennent alors des "Portails organiques" ou clones*, expliquant que désormais elles ne diffèrent guère des êtres de basse vibration incarnés dans des corps humains, vivant non pas de l’énergie divine pure, mais de l’énergie de leur entourage, ainsi que de celle qui alimente leurs entités astrales prédatrices vampires, qui attisent constamment la flamme de leurs qualités négatives pour se nourrir (principe dit de sustentation).

Il n'est qu'à remarquer à titre d'exemple à quel point beaucoup de personnes autrefois pures, sincères et véritablement spirituelles, devenues populaires sur Internet et bénéficiant à ce titre d'un large public, ont changé de manière frappante. Aujourd’hui, certaines d’entre elles ne vibrent plus sur leurs chakras supérieurs*², et ce qu’elles disent ou écrivent n’est rien d’autre que des "reprises" du thème de l’Ascension, dont le contenu leur est soufflé par ces entités astrales dont elles ne sont pas conscientes. N'ayant de ce fait pu maintenir le "niveau" de pureté spirituelle et de vibrations élevées, leurs âmes ne pouvaient qu'être soumises à des tentations trop fortes dans le monde tridimensionnel actuel.

Leur grand mérite est certes d’avoir ouvert les yeux de millions d’habitants de la Terre sur les événements décisifs qui se déroulent dans le monde, et de leur avoir parlé du passage de la Terre dans la cinquième dimension. Mais leurs âmes ont fini par décider de quitter le plan terrestre avec le bénéfice de cette expérience positive de leur séjour dans la troisième dimension, sachant que seule les attendait une chute dans le "marécage" à basse vibration des vices humains les plus répugnants qui ont fini par prendre possession de la conscience de leurs "porteurs". 

Il en découle que beaucoup de gens, qui sont dans l'incapacité de ressentir le niveau des énergies de ces "diffuseurs" auxquels ils ont pris l’habitude de croire aveuglément, continuent à s’enfoncer avec eux dans le bourbier des basses vibrations, car devenus complètement dépendants d’eux sur le plan énergétique. C’est pour cette raison qu'il est impératif, avant d’écouter ou de regarder quelqu’un, de vérifier le niveau vibratoire de ces personnes, voire parfois de ces non-humains, afin de ne pas se retrouver piégés par les entités astrales qui ont pris possession de leur conscience et qui sont donc capables de se propager à autrui par capillarité. C’est particulièrement important en ce moment, où ce "transfert" d’énergies se produit presque instantanément en raison de l’amincissement croissant du voile entre les mondes...

* Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée.

Cf. L'état de cohérence, voie de sa liberté & Fonctionnement du corps biologique.

 

 

 

"Ne vous laissez pas abuser. Souvenez-vous de vous méfier. Et même de l'évidence : elle passe son temps à changer. Ne mettez trop haut ni les gens ni les choses. Ne les mettez pas trop bas. Non, ne les mettez pas trop bas. Montez. Renoncez à la haine : elle fait plus de mal à ceux qui l'éprouvent qu'à ceux qui en sont l'objet. Ne cherchez pas à être sage à tout prix. La folie aussi est une sagesse. Et la sagesse, une folie. Fuyez les préceptes et les donneurs de leçons. Jetez ce livre. Faites ce que vous voulez. Et ce que vous pouvez. Pleurez quand il le faut. Riez. J'ai beaucoup ri. J'ai ri du monde et des autres et de moi. Rien n'est très important. Tout est tragique. Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi. La vie est belle."
Jean d'Ormesson (1925/2017), écrivain français, C'était bien (2003)