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Les théories de l'organisation

 

Dans notre réalité physique tridimensionnelle, les théories de l'organisation sont construites autour de deux grand pôles : l'analyse du fonctionnement de l'organisation et l'étude du comportement des individus.

 

I. L'organisation et son fonctionnement.

 

Ses théoriciens sont Max Weber (1864-1920), penseur de la rationalisation et de la bureaucratie, Frederick W. Taylor (1856-1915), inventeur de l'organisation scientifique du travail (O.S.T), et Henri Fayol (1841-1925), qui a formalisé les opérations à mener dans une organisation.

 

Elle repose sur différentes sociologies explicatives :

• L'approche " fonctionnaliste " de la bureaucratie, soit la manière dont les agents s'adaptent aux règles pour coopérer.

• L'analyse stratégique, qui traduit l'organisation comme un système politique résultant du jeu des acteurs (Cf. Michel Crozier et Erhard Friedberg).

• L'approche par le système de règles (autonomes et de contrôle).

• L'approche par l'identité et la culture, l'organisation étant vue comme un lieu d'appartenance et de socialisation (Cf. Renaud Sainsaulieu).

• L'analyse de l'influence des cultures nationales dans le management interculturel.

• L'analyse selon le type de pouvoir, de contrôle et de participation.

• L'approche par la théorie de l'innovation, des différentes rationalités et de la mise en réseau des acteurs.

• L'approche par la théorie des conventions, soit les principes et valeurs par lesquelles les personnes justifient leurs actes.

 

L'approche économique repose quant à elle sur des théories cherchant à comprendre le fonctionnement des entreprises en intégrant des variables nouvelles comme le comportement des acteurs, les compétences, les structures juridiques.

• La théorie de l'agence ou l'entreprise comme " nœud de contrats ".

• La théorie des coûts de transaction et de la volonté de les économiser.

• La théorie évolutionniste, ou l'entreprise comme système de compétences

 

Les approches quantitatives et systémiques se caractérisent par un souci de formalisation.

• Le mouvement mathématique et la recherche opérationnelle (technique quantitative de gestion).

• La théorie générale des systèmes, dite analyse systémique.

 

L'approche sociotechnique voit l'organisation considérée comme un système d'interaction entre deux sous-systèmes : social et technique (les fondateurs en sont Frederick E. Emery et Eric L. Trist, du Tavistock Institute de Londres).

 

Enfin, les approches managériales, qui se distinguent par leur objet (la coordination des activités) et par leur vocation pratique -telle l'influence de la technique dans la technologie de production (Joan Woodward) -,  en intégrant des apports, notamment psycho-sociologique. Les principales théories sont l'excellence (Tom Peters et Robert H. Waterman) et la Direction par objectifs (Peter Drucker, Octave Gélinier). De son côté,  Alfred D. Chandler a démontré l'influence de la stratégie sur la structure des organisations. Elles se déclinent désormais de moultes façons :

• Les théories de la contingence, soit l'influence de l'environnement.

• L'Instabilité de l'environnement, soit le rôle du degré d'instabilité et d'incertitude de l'environnement.

• Les conséquences de l'informatisation et de l'autonomisation.

 

II. L'individu dans l'organisation

 

Son étude découle de 5 grandes approches.

 

L’École des relations humaines, dont le fondateur est Elton Mayo (1880-1949), met l'accent sur l'importance du facteur humain.

 

Les approches psychosociologiques, qui  s'inscrivent directement dans la filiation de l'école des relations humaines.

• Les théories des besoins et de la motivation : Douglas Mc Gregor (1906-1964) oppose au management rationnel et autoritaire ("Théorie X") le management participatif ("Théorie Y"), fondé sur l'autonomie et la créativité des salariés. Il s'appuie sur les recherches d'Abraham Maslow (1908-1970). Frederick Hezberg de son côté a inventé le concept d' " enrichissement du travail ".

• Dynamique des groupes et leadership initié par Kurt Lewin (1890-1947), fondateur de la psychologie. Rensis Likert a élaboré une théorie fondée sur la nature des interactions entre responsable et subordonnés.

 

Les approches psychanalytiques, qui cherchent à révéler les dimensions cachées que sont les affects, les mythes, les conflits psychiques.

• Wilfried R. Bion (1897-1979) analyse les " névroses de l'organisation ".

• Elliot Jaques, Canadien, membre du Tavistock Institute, est considéré comme le père de la socio-analyse.

• L'analyse institutionnelle décrit comment les organisations s'auto-institutionnalisent.

• La psychodynamique du travail analyse les processus psychique (peur, risque fierté...) mobilisés par les salariés.

 

Les approches cognitives voient l'organisation comme lieu de décision, d'apprentissage et comme système de compétences.

• Hubert A. Simon et la théorie de la rationalité limitée, qui montre que les individus ne prennent pas des décisions " optimales " (rationalité substantive). Ils sont mal informés, et agissent en fonction de valeurs, d'opportunités, de la situation. Ils adoptent donc des solutions " satisfaisantes " (rationalité procédurale, ou limitée).

• Richard M. Cyert et James G. March ont proposé une théorie de l'organisation conçue comme une coalition d'individus ayant des objectifs différents.

• Le modèle de la poubelle de J.G. March, J. P. Olsen, M. D. Cohen, qui montrent que dans les organisations il y a des solutions toutes faites qui attendent l'occasion d'être utilisées, et qui le sont.

• Chris Argyris et l'apprentissage organisationnel

 

L'ethnographie des organisations enfin met l'accent sur les phénomènes symboliques (pouvoir, territoire, culture), les rituels, les interactions quotidiennes...

 

 

 Can (serpent en Maya, terme désignant les gouvernants). Can signifie aussi « quatre », donc les quatre directions de l'espace, la croix, etc. Kan est une variante de Caan, signifiant le ciel, et traduit par « jaune ». Cette couleur était celle des rois Mayas mais aussi des empereurs Chinois. On retrouve le symbolisme du jaune et du bleu, qui produisent le vert, la couleur de l'équilibre. La couleur de Vénus est aussi le vert. (p.26) Il y a aussi un lien entre la légende maya du prince Coh et de la déesse Moo, avec la légende égyptienne d'Isis et d'Osiris. Le prince Coh est tué par son frère Aac, puis il y a un cataclysme qui engloutit le territoire nommé « Gloire de l'Océan » par les Mayas. Est-ce que la déesse Moo se serait réfugiée en Egypte ? Il y a un lien entre le Quetzalcoatl, le phénix, Vénus (l'étoile du matin), et l'initiation. L'ennemi de Quetzalcoatl était Tezcatlipoca, son frère. On trouve ici l'idée de dualité (yin-yang, ciel-terre, lune-soleil, etc). Tezcatlipoca est un dieu qui arriva après le cataclysme qui mit un terme à l'Atlantide, d'ailleurs il lui manque un pied, ce qui représente le pied de la Déesse. Il y a un déséquilibre sur terre depuis ce cataclysme. Le pied de la Déesse était une mesure sacrée. L'homme en a abusé. D'ailleurs, Elizabeth van Buren note que les Aztèques ont détruit le culte de Quetzalcoatl, le transformant en sacrifices au soleil. Ils ont malgré tout gardé des symboles de la culture Toltèque comme le quinconce, l'emblème du soleil, formant une croix (voir des exemples). Ce symbole – qui est aussi la croix de Quetzalcoatl –

montre le centre, la réconciliation des opposés, le plexus solaire. « L'enseignement des Illuminés au travers des âges est la transcendance de la souffrance et du « ressenti » du coeur, pour que l'homme comprenne la réalité spirituelle. » (p.31)

 

 

Des études comme " vrai " investissement

Nombre d'individus pensent que si l'on dépense assez d'argent - le sien ou celui d'autrui (crédit) - pour leur progéniture, elle se transformera au mieux en Einstein, Érasme ou autre prix Nobel mis en avant par le système sociétal, sinon occupera une place confortable et sera à l'abri. De leur côté, les études montrent que les gens plus diplômés gagnent plus d'argent. Pourtant, c'est entièrement trompeur, comme d'habitude au royaume de l'illusion. La question en fait à se poser est celle de l'esclavagisme à la dette, autrement dit le statut d'esclave de la dette, et par-là même du système entropique, et ce pour un diplôme.

Hormis les rejetons de familles élitaires nanties, destinés à garantir à leur tour l'ordre délétère établi par l'appartenance verrouillée aux réseaux de connivence (c’est le vrai sésame d'accès, et c'est pourquoi il vaut cher) commençant par les rallyes et garantissant la cooptation salutaire, celle ou celui désireux de se positionner au plus haut niveau possible, pensant que les grandes écoles sont le sésame qui assure un avenir tout tracé avec de belles rémunérations et des perspectives de carrières - le salariat de luxe -, commencera avec sa dette étudiant, avant que de poursuivre l'engrenage avec un prêt immobilier, un prêt automobile... une fois trouvé l'emploi pour payer ses factures. A mesure qu'il prendra de l'âge, le salaire tendra certes à augmenter, mais les dépenses aussi. Il travaillera minimum 50 à 60 heures par semaine, avec (très) souvent une pression énorme et une exposition aux risques psychosociaux, et portera la dette de son État d'appartenance par la fiscalité confiscatoire (impôts, charges et taxes), qu'il transmettra à sa progéniture à son tour... Ceci signifie qu'il lui est/sera (presque) impossible, hors héritage substantiel ou revenus très confortables, de se désendetter, ayant passé à ses doigt, poignet et cheville l'anneau de servage * !

Bien entendu, dans nombre de cas, aller à l'université constitue le moyen nécessaire et exigé pour exercer un métier (médecin, chirurgien, ingénieur nucléaire, pilote, notaire ...). Toutefois, et quoi que l'illusion vaniteuse de son importance soit tenace, la majeure partie du travail fait par la majorité des gens ne demande pas le moindre diplôme universitaire, un individu intelligent et motivé pouvant s'en sortir très bien s'il possède bien sûr correctement les bases éducatives (il est alors sans commune mesure avec les " parfaits " crétins sans diplôme, sans formation et sans expérience). C'est l'intelligence situationnelle et le bon sens qui rapportent, non les diplômes universitaires dont beaucoup préparent plus à Pôle Emploi qu’à l’emploi tout court, ni ceux des nombreuses (plus de 150) " grandes " écoles privées de notre pays (nombre sont en fait de second rang) qui sont très coûteuses (12 000 euros l’année en moyenne dont frais annexes tels logement et frais courants) et dont le contenu ne sert qu’à formater des esprits dociles sous couvert d'esprits " intellectuels "… Et comme dans la société actuelle le cours de l’intellectuel s’effondre - on ne veut que des exécutants/consommateurs qui ne se posent aucune question -, penser sert-il encore à quelque chose ? La réalité c’est qu’il y a désormais non pas une prime à l’intellectuel mais au manuel - boulangers, électriciens, coiffeurs, plombiers, mécanos, etc. -, ce qui pose la question du retour sur investissement des études supérieures, d'autant plus au moment où le montant mensuel de retraite des cadres va être révisé et le probable arrêt des " retraites chapeau " dont l'affaire " Carlos Ghosn " est le point d'impulsion... Avec la démocratisation de l'enseignement rendu nécessaire par l'accélération du business mondial, être diplômé désormais ne fait plus sortir de la masse, seuls les diplômes véritablement discriminants car pointus faisant la différence en matière de carrière. Pour le reste, ce sont des postes subalternes, conduisant à ce que leurs titulaires soient frustrés une fois les rêves de grandeur ramenés à la réalité du théâtre de marionnettes.

Faut-il à ce point être illusionné pour ne pas voir que le sens emprunté par la société est celui d'une élite richissime, microcosme composé d'esprits dévoyés adoubant le dieu de la matière rutilante Mammon, et  qui continuera à s‘engraisser sur une masse robotisée par les artifices dispensés. Le soubassement de la dispense pédagogique est la sélection de " bien-pensants ". D'une part, ceux qui s'octroient la connaissance et se la réservent à leurs fins exclusives. D'autre part, ceux qui la subissent pour être orientés vers la plus grande médiocrité sans savoir, car penser gêne celui qui veut s’enrichir

* L'anneau de Gollum, le monstre hideux du Seigneur des Anneaux. Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.