La formulation de ces clés n'engage que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Fabrication de l'illusion et voie de sortie

La plupart des êtres humains préfèrent ignorer le véritable sens d'une initiation et tourner leur regard vers de plus belles illusions, car la vérité, quelle qu'elle soit, leur est parfois difficile à discerner et encore moins à supporter.

La prison mentale autour de nous

La grande majorité des êtres humains vivent dans une prison mentale, une matrice, qui a été conçue pour les maintenir en esclavage sous la coupe de pseudo-sauveurs institutionnels - politiques, religieux, économiques, philosophiques, médiatiques, scientifiques, éducatifs, culturels ... - qui n'ont de cesse de déclamer qu'ils agissent pour leur intérêt particulier comme commun lorsqu'ils n'utilisent pas la force pour les asservir *. Les illusions et apparences pour marionnettes et moutons sont ainsi fabriquées pour aboutir à une conscience dite de masse caractérisée par les fausses croyances que chacun entretient et projette dans la matrice, autrement dit le bas astral. On les nomme " mèmes ", agrégats ou " égrégores ". Les hommes qui y contribuent sont parfois eux-mêmes des marionnettes vivantes, consentantes à l'insu de leur plein gré, parfois des instruments lucides qui agissent en toute connaissance de cause pour la préservation de leurs intérêts. Ainsi le veut le jeu des dynamiques de la vie, entre ombres et lumière. Saint-Jean n’a-t-il pas dit qu’en ce temps de la fin, Satan *² est le Prince de ce monde ? Jusqu’à l’achèvement de ce cycle.  L'illustration de l'énigme de l'enfermement résume cette mainmise sur la conscience.

* Cf. Le modèle pyramidal décodé, Contrôle mental, La nouvelle religion universelle & Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

Les archétypes Dieu et Diable au sens humain sont comme le Yin et le Yang : l’un est le maître de la Lumière, des Vertus et de la Vérité, alors que l’autre est le maître des ténèbres, des désirs et passions, des secrets et des mystères. Tous deux sont absolument opposés, contraires, et pour autant ils sont complémentaires car indissociables. L’un n’existerait pas sans l’autre. La croyance en l’un est rendue possible par la croyance en l’autre. On ne peut trouver l’un sans que l’autre ne soit à proximité. Adorer l’un attire l’autre. L’un et l’autre soutiennent la vie et lui donnent son souffle. Le Diable ou Démon, soit le monde à l'envers, est porteur de deux polarités : une polarité évolutive pour celui/celle qui sait exercer son discernement sur la fausse lumière dont il est porteur - c'est Lucifer - ; une polarité entropique qui condamne l'être humain à ne pouvoir évoluer - c'est Satan -. Seul le choix de l'Unité par la conscience Christique permet de s'extirper des illusions mortifères du maître des Ténèbres.

 

 Énigme de l'enfermement

Le gardien geôlier vous rend la liberté si vous pouvez résoudre au moyen d'un crayon et d'un papier le tracé continu des neufs points de la figure ci-contre, d'un seul tenant, sans lever le crayon, en ne traçant que quatre traits droits.  Les quatre traits doivent donc se toucher. Vous ne pouvez repasser sur un trait que vous avez déjà fait.

Avant que de connaître la solution plus en avant si vous ne connaissez déjà la réponse, ce test est à l’image de la vie en général. Nous pouvons essayer en tous sens, nous ne pouvons réussir à être véritablement notre singularité biologique dans toute sa puissance créatrice que si nous nous affranchissons des contraintes et limites que nous nous imposons à nous-même. Elles nous ont été inoculées par le biais de croyances et de conditionnements toxiques, délétères, présents de ce fait à notre insu au sein de notre psyché, plus particulièrement au sein du subconscient, partie de notre inconscient, soit quatre-vingt-quinze pour cent de la psyché *.  Nous ne pouvons penser plus grand, plus large, pour atteindre notre version la plus élevée, tant que les idées et préjugés que nous avons nous-même créés par ces croyances et conditionnements demeurent. Pourquoi ? Parce qu'elles sont constitutives de peurs, elles-même constitutives de limites à notre expansion créative et libre.

* Cf. Esprit global.

Remettre en cause nos habitudes et automaticités est dur, pénible. Alors que nous avons l’impression de contrôler notre cerveau, celui-ci est à quatre-vingt-dix-neuf pour cent en " pilote-automatique ". Il reproduit les mêmes pensées, selon des schémas créés depuis des années, remontant la plupart à l'enfance, moment de construction de notre identité et de notre relation à la vie. Confronté à une situation nouvelle, nous appliquons les mêmes recettes, celles qui ont pu marcher autrefois, celles qui ont pu correspondre à la situation d’autrefois.  Mais le monde change, les savoirs évoluent, les lignes bougent, le monde est plus complexe qu’il n’y paraît. Il offre surtout plus de solutions que notre imagination ne peut en concevoir. Aussi avoir conscience de ses limites, faire confiance à notre intuition profonde, et nous ouvrir en confiance au monde qui nous entoure, aux possibilités qu’il recèle, permettent de sortir du cadre enfermant et prendre son envol.

Il n'y a pas d'erreur dans l’énoncé de l'énigme, simplement notre auto-limitation empêchant de trouver la voie de sortie. Il fallait accepter de poursuivre le trait au-delà du troisième point sur la ligne. Nulle part il n’était dit que c’était interdit.

Et pourtant, selon les expériences faites par les psychologues, quatre-vingt-quinze pour cent des personnes soumises à cette épreuve s’étaient auto-imposées cette contrainte… qui n’existait pas.

 

Les perceptions qui nous égarent

Le regard que nous portons à ce que nous nommons réalité est la plupart du temps limité. Nous n’en voyons qu’une partie. Il participe de nos illusions, aveuglements, limitations et errements.

 

Verre à moitié rempli ou vide ? Point visible ou tâche dans l'immensité épurée ?

C’est le choix de notre perception des choses, des situations, des autres.


 

 

 

 

 

Jeune fille ou personne âgée (images 1 & 2) ? Vieillard ou couple s’embrassant (image 3) ?

C’est une perception qui exclut une autre.


 

 

Ange ou démon ? Cavalier blanc ou noir ?

C’est une lecture qui traduit notre état intérieur.

 


 

 

Un triangle blanc perçu non dessiné. Une perception de mouvement ou de flou qui ne sont qu’immobilité et régularité.

C’est une interprétation des choses que nous projetons.

 


 

 

 

Deux figures différentes ? En réalité, c’est le même dessin, à droite et à gauche, simplement renversé.


L'illusion économique

La légende de " l'échiquier de Sissa ", ou le problème des grains de riz sur un échiquier, nous enseigne sur l'illusion de la vision économique partagée par la plupart des décideurs en place, le bien-fondé de la croissance à partir de la concurrence effrénée et du consumérisme débridé. Il ne résiste pas au récit symbolique suivant.

" Un roi indien nommé Belkib promit une récompense fabuleuse à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Le sage Sissa, fils de Brahmane, lui présenta le jeu d'échecs, au nom pourtant prémonitoire … Le souverain demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau qu’il considérait extraordinaire.  En réponse et très humblement comme il sied, le très avisé Sissa lui demanda que l’on dépose un grain de riz sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir tout l'échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le roi accorda immédiatement cette récompense sans se douter de ce qui allait suivre.

Son conseiller lui expliqua qu'il venait de précipiter le royaume dans la ruine car les récoltes de l'année ne suffiraient pas à payer Sissa, soit 18 446 744 073 709 551 615 (2­64 -1) grains de riz. Plus de 18 milliards de milliards de grains ! ".

La leçon à retenir est qu’il ne faut pas jouer avec les puissances et les exponentielles : nous perdrons toujours, par-delà l’apparence.

C'est notre cerveau, nourri de l'état de nos croyances et des conditionnements reçus au sein de la matrice d'appartenance collective limitée - la Matrice asservissante * -, qui retravaille les informations qui lui sont envoyées par nos yeux, afin de leur donner un sens particulier, cohérent avec ce qu’il voit d’habitude. Ces perceptions, partiellement vraies, sont source d'illusions et de limitations. Elles nous empêchent de reconnaitre notre grandeur, celle d'être fils et fille de l'univers. A l'aune de nos difficultés - santé, vie amoureuse, vie professionnelle, économique, deuil d'un être cher... - nous pouvons légitimement en douter. Pourtant, à l'instar de ces contes d'enfance où le berger découvre qu’il est fils de roi, nous sommes bel et bien héritier d’un immense empire. Si sur le plan matériel c’est le père qui doit reconnaitre son enfant, sur le plan de l’esprit, où la pensée domine, c’est le fils qui doit reconnaitre Son Père. Notre liberté est totale. Nul(le) ne nous force à être heureux si nous ne le désirons pas. Le malheur est le résultat d’une erreur de pensée initiale. Ce sont nos sens qui nous induisent en erreur.

* Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

 

Le piège de l'auto-contemplation

L'addiction aux illusions, quelles qu'elles soient - affectives, matérielles - va de pair avec la peur du manque. Elle est la manifestation de l'attachement à un monde désacralisé, contraire aux lois naturelles universelles, en mode " Service de Soi " même si nous pensons être en toute bonne foi au service d'autrui. Nous nous identifions totalement à la matière, l'énergie forte de nature électromagnétique, les hochets mystiques et spirituels ne constituant qu'un artifice de bonne conscience. C'est le mécanisme du prédateur intérieur qui nous gouverne *.

En fait, le lien magique qui nous menotte à cette réalité est l'auto-contemplation, soit le point d'assemblage auquel est soumis l'humanité entière. Il est en quelque sorte le mode de perception ou la paire de lunettes qui se met à fonctionner selon la nature des filaments invisibles reliant l'individu à sa réalité, les croyances influençant le film se déroulant sur la paroi de sa bulle de perception *². C'est pourquoi lorsque ses croyances changent, son point d'assemblage se déplace et sa réalité change. C'est la conscience qui crée la gravitation, l'agencement des particules, et son phénomène complémentaire, la gravitation, modifie la conscience.

* Cf. Prédation manipulatoire & Comprendre et apprivoiser la prédation.

Cf. Le cinéma de la Matrice (1).

Chaque humain inondé par les croyances et les conditionnements propres à sa dimension d'appartenance, la 3-D, construit ainsi sa vie autour d'un seul point, l'auto-contemplation. Elle n'est pas uniquement le fait tel Narcisse de s'admirer dans un miroir, mais se trouve au cœur de toutes nos réactions nourries par la mécanicité du service de soi. La possession totale de l'humain par son prédateur le rend mécanique et donc auto-destructeur.

" Que voulez-vous, dit Gurdjieff. Les hommes sont des machines. Les machines sont obligatoirement aveugles, inconscientes. Elles ne peuvent pas être autrement. Et toutes leurs actions doivent correspondre à leur nature. Tout arrive. Personne ne fait rien. Le " progrès " et la " civilisation ", au sens réel de ces mots, ne peuvent apparaître qu'au terme d'efforts conscients. Ils ne peuvent pas apparaître à l'issue d'actions inconscientes et mécaniques. Quels efforts conscients une machine pourrait-elle faire ? Et, si une machine est inconsciente, alors cent machines le sont aussi, et mille machines, et cent mille machines, et des millions. Or, l'activité inconsciente de millions de machines doit nécessairement se solder par l'extermination et la ruine. C'est précisément dans les manifestations inconscientes ou involontaires que gît tout le mal. "

Piotr Ouspensky, philosophe russe (1878/1947), Fragments d'un enseignement inconnu

Le seul moyen de cesser le soutirage d'énergie rendu possible par l'auto-contemplation, ou suffisance, et de sortir d'un fonctionnement au besoin sans limites, donc de l'addiction, est de déplacer le point d'assemblage de ces liens énergétiques. Ainsi, contrairement à la suffisance qui est la force qui maintient fixé le point d'assemblage, la suffisance limitée permet à l'énergie qu'elle mobilise de ne plus être dépensée. Cette énergie accrue joue alors le rôle d'un tremplin qui projette le point d'assemblage, automatiquement et sans préméditation. Une fois que le point d'assemblage s'est déplacé, le mouvement lui-même entraîne un éloignement par rapport à l'auto-contemplation, et cet éloignement assure, à son tour, un lien de communication limpide avec l'esprit.

Nous pouvons ainsi comprendre que l'ordre de base, en l'occurrence tous nos programmes mécanisés, doit s'effondrer, ou que nous devons mourir à tout ce qui constitue la vie ordinaire si on veut laisser place au renouveau. D'où l'importance d'exercer avec discipline et constance un travail de désengagement par rapport à nos attachements, soit le liant à la vie ordinaire. C'est cette persévérance qui permet de déconstruire l'ancien et d'accroître son propre potentiel énergétique précieux et vital pour un cheminement dans le mode évolutif, dit " Service d'Autrui ". Cette discipline intelligente consiste à ne laisser sous aucun prétexte le prédateur nous emmener dans son monde de projections, suppositions, regrets et espoirs par le mental qui s'emballe sous la pression des émotions. A partir d'une clarté d'esprit inhabituelle jusqu'alors, nous cessons de nous apitoyer quant à la disparition de nos attachements, autrement dit de notre auto-contemplation. Nous parvenons à une position du point d'assemblage qui rend l'apitoiement sur soi-même inopérant.

" La Caverne " ou l'illusion extérieure, allégorie de Platon (428/427 av. J.C. – vers 348 av. J.C.)

(le Grec est la langue de la connaissance universelle)

L’allégorie est " une autre manière de dire ", au moyen d'une image figurative ou figurée. Celle de la Caverne est la plus célèbre de Platon, s’adressant à celui qui a des oreilles pour entendre, des yeux pour voir, et un cœur pour en ressentir l’essentiel. Elle donne une représentation imagée de l’état de notre nature relativement à la connaissance et à l’ignorance, soit l’obscurité et l’enchaînement. C’est l’aliénation collective dans l’" inconscient collectif ", ce qui est distillé à tous à notre insu, par les suggestions répétitives comme celles de la publicité.

L’homme voit des formes extérieures, des ombres projetées sur la paroi de la Caverne, comme s’il regardait un film, dans une salle au cinéma ou derrière son écran de télévision. Les images qui défilent font certes partie de la réalité apparente, celle du moment, mais ne sont en fait qu’une partie de la Réalité. Elles sont virtuelles, fictives, car fabriquées. Elles constituent la Māyā, qui en philosophie hindouiste est l'illusion d'un monde existant objectivement.

Les acteurs comme les décors bien réels sont situés en fait dans le petit filet de lumière qui perce dans un coin. Encore faut-il déplacer la tête pour l’apercevoir. Quant au metteur en scène, le Réalisateur, qui a pensé et imaginé chaque détail du scénario, c’est l’astre grâce auquel ce filet de lumière perce à l’intérieur de l’épaisseur des parois granitiques, le Soleil. Là est le Réel. L’homme en l’état est une marionnette, attaché à des images illusoires succédant elles-mêmes à d’autres images tout aussi illusoires. L’illusoire de l’illusoire. Pour les créatures des abysses, plongées dans une perpétuelle obscurité, la lumière ne peut exister.

La Caverne est le lieu d’un passage, d’une épreuve, incontournable dans le chemin de retour de l’homme à la Vérité et à l’Unité, en s’élevant pour s’extirper de son ignorance et de sa dépendance à des certitudes sociales erronées. Ce passage est une quête d’autonomie intellectuelle, de connaissance. Il exige d’apprendre à penser par soi-même, à trouver soi-même les réponses aux questions fondamentales qui se posent à travers son existence, et non en s’en remettant à un pseudo sauveur, comme le veut notre dépendance à l’" homme " providentiel, politique ou autre… Il signifie que lorsque les êtres vivent dans l’illusion des ténèbres, celui qui devient sage voit les choses telles qu’elles sont et, s’éveillant à cette vision, en célèbre la perfection.

Réciproquement, ce que le monde appelle " jour ", " lumineux ", " réel " est une illusion, autrement dit la " nuit de l’ignorance ". Les choses " brillantes " de la vie que la plupart des gens recherchent sont en fait sans intérêt et inutiles. En scrutant les ténèbres, en se détournant du côté brillant de ce que les autres appellent le " jour ", nous pouvons voir la lumière.

Reste à savoir si l’homme décide par lui-même de cette véritable conversion de son âme, par son libre arbitre, ou s’il y est appelé et contraint…

De la nature des voiles de la conscience humaine.

La constitution d’un mème ou égrégore collectif au service d’un intérêt institutionnel, politique ou religieux, a pour préoccupation de maintenir le plus grand nombre de personnes dans l’obscurantisme, l’ignorance, l’asservissement et la peur, en leur faisant croire qu’ils et elles ne sont pas les fils ou filles du " Roi " ni les héritiers du " Royaume ". C'est ainsi que du cantique au quantique beaucoup d'individus sont passés et passent par leur mentalité dogmatique de l’ânonnage religieux à l’ânonnage scientifique. Si la forme peut changer, le fond demeure. Ainsi la vie sur Terre s’apparente à un sommeil, une léthargie, celle de la conscience. Seule l’épreuve initiatique conduisant au réveil permet d’y résister.

La Tradition de Sagesse établit ainsi un subtil distinguo des voiles qui empêchent la conscience humaine de percevoir (" percer et voir ") la réalité, distincte de la matière apparente, et lui faisant oublier l’essentiel, " le sens du ciel " ou " l’essence du ciel ", soit le Soi divin, accompli et suprême.

- L’Illusion est une caractéristique mentale propre à l’esprit des personnes plus intellectuelles qu’émotives. Elles font une interprétation erronée des concepts et idées qu’elles manient, et qui ne correspondent pas à la réalité de la nature.

- Le Mirage est une illusion intensifiée par le désir. L’émotionnel mal canalisé conduit la personne à y projeter une intensité excessive.

- La Mâyâ est le passage à l’action de la personne illusionnée et/ou sous influence d’un mirage, ce qui la conduit à la pagaille et au désordre dans son vécu. " Mâyâ est inconstante comme le monde qui change sans cesse ", nous enseignent les Upanisads, texte sacré hindou.

Notre vie, notre vision de la vie, n’est en fait que la projection du Divin à travers un cristal rempli uniquement de croyances. Le rayon qui vient le frapper est ce qui EST, et ce qui est projeté EST ce qui en découle. Ainsi, notre vie et ce que nous en comprenons ne sont que les ombres chinoises sur l’écran de notre conscience.

 

Croyances et conditionnements

" L’instinct de l’homme a été faussé par le Savoir. "

Dialogues avec l’Ange – témoignage de Gitta Mallasz, Hongroise (1907/1992)

De la croyance

La peur constitue l’origine des croyances, à partir du constat accablant que nous sommes ignorant de Qui Nous Sommes véritablement. Ainsi, balloté dans une dualité incomprise *, elle nous a amené, via nos dirigeants politico-religieux institutionnels, à construire des règles comportementales et relationnelles pour nous mouvoir entre le bien et le mal. Ces règles ont alors entraîné la fabrication d’un monde d’illusions qui, peu à peu, nous a séparé encore plus de notre Source originelle qui n’EST que perfection. Nous nous retrouvons de ce fait seul avec notre problématique existentielle, à fabriquer chaque jour nombre de pensées négatives tant envers nous-même que les autres. Elles débouchent sur des émotions et des sentiments qui sabotent notre moral et notre bien-être, et que nous tentons de compenser par des nourritures plus ou moins toxiques (café, alcool, tabac, médicament et autres drogues et addictions). Nous ne faisons en fait que fuir la réalité oppressante que nous avons nous-même créée.

Comme nous n’osons nous regarder courageusement à nu, persuadé de notre médiocrité, nous trouvons pour excuse une échappatoire : c’est la faute à quelque chose ou quelqu’un à l’extérieur de nous. Ils ne sont pourtant que les révélateurs extérieurs de notre propre condition. Ce ne sont pas ces éléments qui fabriquent notre vie intérieure, mais la façon dont nous les prenons, la façon dont nous les accueillons. C’est là que les croyances rentrent en jeu. Elles sont les filtres qui déforment l’information initiale et qui nous illusionnent, au point de dénaturer nos pensées. Les croyances sont bien l’expression d’un mental qui cogite et qui mouline en permanence derrière l’écran du conscient. Nous nous croyons libre, mais, en fait, nous sommes prisonnier au fin fond d’une geôle construite depuis des millénaires, dans la caverne décrite par Platon. Nous ne sommes qu’un immense tas de peurs sur lequel poussent des parterres entiers de croyances. C’est si vaste que la Terre entière en est couverte. La peur n’est rien d’autre que celle de notre mental qui, se croyant coupé de La Source, apprend des limitations, peurs, croyances et illusions qu’il auto-entretient.

* Cf. La dualité décodée.

L'illusion de la sécurité.

Quête de nourriture, reproduction de l’espèce, survie du groupe… à l’image des animaux, la plupart des êtres humains passent leur temps, parfois toute une vie, à rechercher la sécurité, sans pour autant la trouver. La peur et l’ignorance en sont les causes. Ainsi par exemple dans leur besoin de reliance, trop souvent synonyme de dépendance, à autrui via un groupe d’appartenance (famille, entreprise, parti politique, église…). Lorsque ce sentiment de sécurité s’amenuise à partir de l’évolution pourtant naturelle de l’environnement, la personne n’est plus encline à prendre des risques, comme inhibée, paralysée par la remise en question du lien existant. Qui plus est, un contexte de compétitivité accrue, et par là-même générateur de tensions et de menaces, débouche sur une chute de vitalité, de dynamisme, alors qu’il devrait générer un surcroît de stimulation.

Or, la source de la santé, de la vitalité, du bien-être, de l'abondance et de tout ce qui vient du monde physique, est le vrai Soi, la connaissance de sa véritable identité biologique comme anthropologique, de son véritable personnage, dégagé des artifices liés aux fausses croyances enregistrées comme aux blessures émotionnelles non guéries. C'est la conscience de ce qui Est qui sait comment répondre à ses besoins, tout le reste – travail, statut, argent, maison, voiture, vêtements, bijoux… - n'étant que symboles éphémères. Ils créent par l'attachement que nous leur portons une apparente sécurité qui, paradoxalement, traduit par la vanité et l’orgueil qui les sous-tendent l’indigence et la pauvreté d’une existence contenue et bridée. Celle de sa non-conscience en l’état. Et cette apparente sécurité au connu, qui n'est rien d'autre que la répétition de vieux souvenirs usés, qu’une prison créée par le conditionnement au passé, finit toujours par conduire au désespoir, car elle est source de stagnation, de désordre des sens et de décadence.

C’est pourquoi les anciennes sagesses expliquent que la solution à cette quête sans issue réside dans la sagesse de l'incertain, de l'inconnu, ce champ de tous les possibles ouverts à la création de nouvelles manifestations et opportunités. Abandonner son attachement au connu en accueillant dans la confiance l'inconnu, c’est pénétrer dans le champ de tous les possibles, sources d’exaltation et d'exultation de son esprit en vivant chaque jour le plaisir de découvrir ce qui peut advenir. Lorsque nous sommes attaché au résultat par besoin de sécurité, nous restons prisonnier d'un réseau rigide de pensées et ne pouvons atteindre la fluidité, la créativité et la spontanéité inhérentes au processus de création. Nous ne trouvons pas la gloire de notre chemin de vie au cœur de la prudence, mais sur ses bords ; nous ne trouvons pas l’amour dans un endroit protégé, mais là où nous sommes mis à nu. Nous devons prendre des risques. Nous ne devons pas seulement ramasser les dés, nous devons également les lancer. Nous n’avons rien à perdre, à part la possibilité de gagner. Ceci requiert la foi, non au sens religieux qui relève du mental, d’une croyance, mais au sens du ressenti profond, de l’intuition, autrement dit d’une transcendance émotionnelle, celle de l’intime conviction.

Notre façon de percevoir la réalité est liée à des croyances et à des conditionnements, manipulations orchestrées pour nous empêcher d’embrasser la totalité. Elles découlent de toutes celles et tous ceux qui déversent depuis notre arrivée au monde une information tronquée et subjective, volontairement ou involontairement, dans le disque dur de notre logiciel biologique, le cerveau. Cette transmission des pensées fondatrices et constitutives de nos croyances a son langage : il peut s'agir d'une information orale ou écrite, d'une pensée exprimée, d'une émotion ou affect, d'un comportement, d'une omission.

Cf. Contrôle mental.

Deux exemples

1.

Notre société a inversé le sens attribué à rationnel et à irrationnel par la " sacralisation " de l'économie comme épicentre du modèle sociétal. En effet, il est irrationnel d'être insensible à la souffrance de nos semblables alors que c'est rationnel de les faire souffrir si c'est au nom de la rationalité économique. Il ne faut de plus surtout pas chercher ce que cache ce terme de " rationalité économique ", car si l'on se donne le mal de gratter un peu, il devient vite visible que toute la structuration de notre réseau social par l'institutionnel politique et les relais médiatiques a été conçue dans le but exclusif de servir les ambitions démesurées de quelques " acteurs " prédateurs.

Cf. Le modèle européen décodé (2) - L'idéologie mondialiste, Contrôle mental & La nouvelle religion universelle.

2.

Nous avons appris que nous sommes un corps constitué de molécules, d'os, de tissus, d'oxygène, d'hydrogène et d'azote. Nous nous reconnaissons dans cette personne portant tel patronyme, dotée de tels caractère et tempérament, et nous nous identifions à la somme de nos accomplissements et de nos possessions. Ce " moi " personnifié possède également quelques informations terrifiantes. Il sait qu'avec un peu de chance il est destiné à devenir vieux, qu'il peut tomber malade, qu'il peut perdre tout ce qu'il en est venu à aimer et/ou à posséder. Il sait qu'il est destiné à mourir. Voilà en un court résumé ce que le monde nous a offert jusqu'à présent, en nous recommandant d'en profiter et d'en jouir parce que nous ne vivons qu'une fois tout en respectant les règles du jeu définies par les " maîtres " du jeu *. Il ne s'agit rien d'autre qu'un ensemble de croyances absurdes de ce que nous appelons la vie, constitutives par leurs limitations imposées d'une triste perspective qui inspire peur et même terreur à la plupart des êtres humains tant elles ont été inoculées dans leur inconscient.

* Cf. Le sens caché du jeu d'échecs.

Nous héritons de ce mélange diffus de deux façons. Par effet de résonance inconsciente la plupart du temps, à notre insu, surtout à la petite enfance en raison de notre totale perméabilité. Par résonance fantasmatique, c'est-à-dire par l'effet primal de groupe * (nommé aussi contagion mentale) auquel nous adhérons et à qui nous donnons crédit, ou par identification adhésive ou projective, hystérique ou narcissique, à une ou des " idoles ". Nous avons alors enclenché un travail de ré-élaboration, d'interprétation et de transformation de ce mélange, qui constitue une réalisation de nature psychique et culturelle. Celle-ci, évolutive en permanence, débouche sur notre identité égotique et notre " surmoi " qui, à l'instant présent, interprètent la réalité et en colorent la lecture. 

* Le militant politique, le fidèle religieux, le supporter d'un club sportif ... sont particulièrement exposés à la suggestibilité excessive et contagieuse d'une masse humaine.

Les transmetteurs de croyances

Parents & Membres de la famille

(intergénérationnel)

Éducatif

Relations sociales, amicales et amoureuses

Relations professionnelles

Représentant(e)s institutionnels

(politique, religieux, philosophe, médias, économiste, artiste, sportif ...)


 L’enseignement de l’ignorance

Pour le philosophe et enseignant Jean-Claude Michéa, la crise de l’école participe d’une crise plus large, celle de notre société. Il convient ainsi de l’analyser dans le cadre d'une dynamique sociale générale contemporaine qui est caractérisée par le primat de l’économie politique. Elle énonce que pour construire la paix entre les hommes, il faut dissiper tous les obstacles devant le libre jeu du marché. Ceci suppose " logiquement " qu’on détruise aussi les obstacles existant à l’intérieur des individus, pour fabriquer des hommes purement rationnels, ne s’inscrivant plus que dans les catégories de l’économie politique. Le problème est qu’un tel individu, étant dépourvu de toute valeur transcendante, puisque la raison économique l’amène à ne suivre que son intérêt bien compris, ne peut s’inscrire dans une chaîne de transmission du savoir, qui suppose que l’on suive un intérêt autre qu’individuel.

Il s'agit d’un pari impossible pour l'enseignement : construire une société qui transmette, alors qu’elle est faite d’individus enfermés dans les catégories définies par l’économie politique. Si pendant des siècles la " société capitaliste " n’a pu fonctionner qu’en s’appuyant sur des types anthropologiques (l’enseignant, en particulier) qui, précisément, n’avaient pas de place dans la logique intrinsèque de cette société, à présent on prétend faire fonctionner cette société uniquement sur ses propres principes. Par là-même, les fonctions qui, jusque là, lui était apportées en quelque sorte de l’extérieur (l’école, en particulier), sont niées. On a donc rompu un compromis entre le capitalisme et les conditions antérieures à son existence, qui étaient, de manière invisible, ses garde-fous et ses auxiliaires.

La crise de l’école est en réalité une bataille menée par le capitalisme mondialisé pour instituer, vaille que vaille, une des bases logistiques de son emprise absolue. Il s’agit de préparer un monde où, dixit notre classe dirigeante, 20 % de la population mondiale suffira à faire tourner l’outil de production. Et un monde, donc, où 80 % de l’humanité, déclarée surnuméraire, devrait être gouvernée sans qu’on l’encadre par le travail. La méthode choisie pour encadrer cette humanité en trop sera le " tittytainment " (terme utilisé par le feu politologue et essayiste états-unien Zbigniew Brzezinski), c'est-à-dire " un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante ", ou si l’on préfère " du pain et des jeux ". Pour préparer les masses à cette société, l'école combinera des filières d’excellence chargées de former les élites et une formation à caractère purement technique destinée aux 20 % " utilisables " mais n’appartenant pas à l’élite. Cette formation technique pourra d’ailleurs être donnée " à distance ", via les réseaux électroniques, ce qui ouvrira un marché aux grandes firmes tout en permettant d’économiser les salaires des enseignants. Quant aux 80 % de " surnuméraires ", il s’agira de les préparer au tittytainment en leur apprenant l’ignorance bienheureuse.

Pour conduire à bien cette réforme de l’enseignement, devenu enseignement de l’ignorance, il faudra évidemment former d’abord les enseignants. Ils seront rééduqués sous la tutelle d’une armée de spécialistes en " sciences de l’éducation ", chargés pour dire les choses simplement de créer des profs pas très malins mais très soumis, tout juste capables d’apprendre à leurs élèves à se comporter en crétins dociles, manipulables puisque esclaves de leurs pulsions (ce qui, soit dit en passant, constitue une excellente définition des IUFM français).

Pour conduire cette mutation en toute quiétude, on veillera à changer non le contenu, mais la méthode de l’enseignement, tant il est vrai qu’en l’occurrence, la forme conditionne le fond. Le prof deviendra donc un animateur, et l’école sera promue " lieu de vie " et non plus lieu de transmission du savoir. Et pour achever de faire passer la pilule, le bougisme un peu cul-cul de la " gauche ", devenue purement sociétale, et le rôle de méchant réac de la droite seront mis en œuvre dans le respect de la bonne vieille méthode duale : l’imbécilité des crétins " de gôche " pour faire passer des réformes/sabotages qui déplaisent à l’électorat " de drouète ", lequel, également constitué en grande partie d’ahuris incohérents, ne veut pas des conséquences de ce qu’il souhaite. Nous ne sommes visiblement plus très loin de ce scénario ...

Les quatre types de transmission

Transmission intrapsychique

(découle du passage de la veille au rêve, de l'inconscient au préconscient, du préconscient au conscient, des pensées latentes au récit  manifeste, des associations à la représentation).

Transmission intersubjective

(découle des rapports imaginaires, symboliques ou réels)

 

Transmission transgénérationnelle

(découle des rapports imaginaires, symboliques ou réels)

Formation du Moi

 

(découle de la position mentale prise)


Ce que nous appelons " hasard ", ces événements qui surgissent à un moment donné dans la vie et qui entraînent de la souffrance, du mal-être, ne sont que les conséquences de croyances et pensées entretenues, conscientes et inconscientes, et qui, avec un décalage dans le temps, se traduisent dans la réalité, celle que nous fabriquons. Dès que nous atteignons l’âge de raison, nous perdons l’innocence. Nous devons vivre avec la conscience de notre mortalité, de notre singularité et de notre fragilité, ce qui nous contraint à vivre dans le manque et l’impossibilité d’y remédier complètement. Tout semble futile, vanité, brume comme le disait l’Ecclésiaste, ce livre de la Bible hébraïque. Rien n’est assuré. Tout est illusions, volonté de donner du sens au non-sens. Si j’ose reconnaître que tout est vanité, je ne puis en même temps consentir à donner du sens. Mais à l’inverse, si je donne du sens au non-sens, je ne puis en même temps prétendre que tout est vanité ! C’est dans cette double contrainte obligée que se nouent les réponses humaines : le divertissement, l’oubli, le déni, les utopies, etc.

Tout ceci est le fruit d’une conscience nourrie presqu’exclusivement de raison et de logique, fruits du mental qui a permis à l’être humain l’apprentissage de l’individualité de conscience. Sa contrepartie est la " séparativité " et l’enfermement (" L’enfer me ment " …), car la vie ne s’arrête pas à la matière comme au hasard, qui exclut automatiquement de son champ tout principe de transcendance. Il postule de ce fait l’absurde, puisqu’il rejette toute finalité, toute signification, au départ comme à l’arrivée, tant pour la croyance en un Créateur donnant sens à Sa Création que pour une approche scientifique rigoureuse ne pouvant se satisfaire dans ses théories explicatives d’une prédominance du hasard. Il se situe aux antipodes de la cohérence traditionnelle, transmise par toutes les civilisations et sociétés de l’Histoire connue. Notre époque ferait donc-t-elle exception ?

Identifier ses croyances profondes

La croyance la plus enracinée dans l’inconscient de l’humanité est depuis des millénaires celle consistant à croire que ce qui est dans l’au-delà ne peut être que binaire : soit c’est la Lumière, autrement dit le Paradis, soit l’ombre, l’Enfer, avec son sas d’entrée le purgatoire… Aussi faut-il que l’humain œuvre toute sa vie pour le bien dans sa vie sur Terre. Cette manière de fonctionner nous a formaté à réfléchir en bon ou en mauvais, en bien ou en mal… Il en découle que l’humain est devenu asservi au respect des règles du jeu définies par les autorités temporelles et religieuses, qui n’hésitent pas à entretenir le clivage (multipartisme et " guerre " de religions). Petit à petit, nous avons fini par considérer l’expérience terrestre comme source de luttes et de souffrances, culpabilisé par notre fond soi-disant impur, mauvais, alors que les règles d'enseignement de notre vécu auraient pu encourager notre épanouissement et notre réalisation à partir de l’exercice de notre pouvoir créateur. Ce qui devait être loisir, bonheur, santé et plénitude est devenu labeur, malheur, maladie, vieillesse et sentiment d’incomplétude.

Le résultat de cette manipulation est simple : une fois qualifiée une chose de mal, l’humain met son pouvoir de créateur à vouloir faire le bien. Or, plus il essaie de le faire, plus il s’alourdit, puisque baignant dans la dualité qui consiste à évaluer, juger et condamner ce qu'il considère comme mal, en oubliant qu'au même moment un autre prendra une position exactement inverse à la sienne, ce qui aboutit à une impasse. Plus nous pédalons en ce sens et moins nous avançons pour notre libération, ne faisant intervenir que notre outil masculin d’évaluation et de jugement, l’ego-mental, au détriment de l’énergie féminine du cœur, celle de l’amour et du pardon. Nous sommes lesté par cette méthode de pensée basée sur le jugement, qui ne fait qu’apporter des lourdeurs comme la culpabilité, même si elle est la plupart du temps inconsciente. Comment en effet notre version en humanité la plus élevée, celle qui réside au fond de nous-même, peut se satisfaire du principe de séparation avec la nature profonde de la Création, l’amour, et sa manifestation, l’univers (" uni vers ") ?

Aussi la seule et unique voie de sortie de ce piège mortifère est de sortir totalement de ce monde de jugement afin de ne plus faire jouer la dualité. Pour cela, il nous faut redécouvrir que nous sommes des " ressenteurs " plutôt que des " penseurs ", que la vie est simplicité et fluidité, en mouvement permanent. Seul l’abandon de la notion de " sécurité " le permet, elle qui n’est que la contrepartie de la peur, soit l’ignorance de notre véritable identité divine. Nous ne sommes rien d’autre qu’un morceau de La Source originelle venu vivre la matérialité d’une façon unique !

Se déversent aussi dans notre inconscient des mémoires, héritage des lignées transgénérationnelles (les générations à distance) paternelle et maternelle, se faisant tant par le verbal que le non verbal, par la parole et le comportement. Cette mémoire collective, inter et transgénérationnelle, est le mécanisme fil conducteur qui relie les générations passées, présentes et futures, avec tous ses dysfonctionnements : souffrances, peurs, tabous, névroses, obsessions, culpabilités, fantasmes, identifications, secrets ... Elle est le fondement d'une idéologie ou d'un roman familial, au sens mythique, pas de notre identité profonde.

Cf. Travaux de Carl  Gustav Jung, Sigmund Freud, Françoise Dolto, Nicolas Abraham, Maria Torok, Didier Dumas, Serge Tisseron, Yvonne Castellan, Serge Lebovici.

Le mandat transgénérationnel *, ou les " quatre enfants "

L'enfant imagé

(élaboré pendant la grossesse par projection)

L'enfant du fantasme

(renvoie aux racines infantiles du désir d'enfant)

L'enfant mythique

(ombre maternelle projetée sur l'enfant)

L'enfant narcissique

(fruit du narcissisme parental)


* Cf. Serge Lebovici, psychiatre (1915/2000).

Enfin, nos croyances découlent de différents " égrégores ", " mèmes " et agrégats, de nature planétaire, national ou local, et qui imprègnent notre psyché.

Égrégore

Il est constitué par l’ensemble des énergies cumulées de plusieurs individus réunis autour d’un but ou d’une croyance défini par eux. Ce sont les formes-pensées ou familles de pensées collectives, de quelque nature que ce soit : politique, philosophique, religieuse, économique …. Par la répétition d’un désir, d’un sentiment et/ou d’une pensée partagés par un groupe de personnes à l'unisson, une entité de nature énergétique, artificielle, autrement appelée archétype, finit par avoir une vie autonome et auto-conservatrice. Ainsi, pour qu’un égrégore se crée, le groupe de personnes doit avoir une volonté unifiée, un objectif commun, un même but, qui peut aller du plus futile au plus élevé. Par exemple, une famille, un club sportif, une entreprise, une association humanitaire, une religion ou un parti politique sont associés à des égrégores particuliers, dynamisés et vivifiés par des rites, voire des sacrifices dans le cadre de dérives sectaires afin d'acquérir une puissance d’action qualifiée d'occulte. L'égrégore vit sur le plan physique par l’intermédiaire de l’être humain et sur le plan astral par la projection de ceux qui y adhèrent lorsque leur Moi n'est pas suffisamment développé, constituant une résonance vibratoire émise par la psyché d’un groupe de personnes. Sa vitalité dépend du nombre de personnes y participant, de l’énergie apportée par chacun ainsi que du temps passé à l’activer. La notion d’égrégore se rapproche de celle d’inconscient collectif, de conscience collective, de champ morphogénétique ou de champs de conscience opérant entre eux.

Cf. Le modèle pyramidal décodé.

Tout ce flot continu d’informations venant d’autrui, médiateurs entre l'Absolu et le relatif, se déverse constamment en nous et nous amène à nous positionner sur une vision du monde, forcément limitée, parcellaire. Comment savons-nous si elle est juste en Vérité ? Changer nos croyances influence donc la qualité de la projection sur l’écran. Si c’est une croyance sombre, l’écran s’obscurcira, et si c’est une croyance plus lumineuse, c'est-à-dire plus transparente à ce qui EST véritablement, l’écran deviendra plus clair tout en mettant en avant des aspects sombres dont nous n’avions pas vraiment conscience préalablement.

 

De la manipulation des perceptions et des filtres spatio-temporels

" Quand le sage montre la lune, l'ignorant regarde le doigt " -Lao Tzeu-
" Quand le sage montre la lune, l'ignorant regarde le doigt " -Lao Tzeu-

L’humain veut sa part de bonheur sur terre, c’est son plus grand problème. Sa vie éphémère le fait fonctionner comme un automate. C'est pourquoi la manipulation des émotions est le grand jeu des publicitaires, des banques et des gouvernants, tout particulièrement politiciens, et de nombre de " soignants " de l'humain sous leurs différentes casquettes, qui s’ajoute aux filtres de la conscience spatio-temporelle non encore éveillée de nombre d’êtres humains *. Il en découle un jeu de dupes particulièrement nocif au bon fonctionnement de la vie collective et de la réalisation personnelle. On ne donne pas en effet les clés d'une voiture à un enfant, car au-delà de pouvoir toucher les pédales, une voiture peut devenir une arme dans les mains d’un inconscient. Imaginons alors les clés d’une centrale nucléaire ...

* Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

Les Marionnettes par Christophe (1965)

Moi je construis des marionnettes Avec de la ficelle et du papier

Elles sont jolies les mignonnettes Je vais, je vais vous les présenter

L'une d'entre elles est la plus belle Elle sait bien dire papa maman

Quant à son frère il peut prédire Pour demain la pluie ou bien le beau temps

Moi je construis des marionnettes Avec de la ficelle et du papier

Elles sont jolies les mignonnettes Je vais, je vais vous les présenter

Chez nous à chaque instant c'est jour de fête Grâce au petit clown qui nous fait rire

Même Alexa cette pauvrette Oublie, oublie, qu'elle a toujours pleuré

Moi je construis des marionnettes Avec de la ficelle et du papier

Elles sont jolies les mignonnettes Elles vous diront, elles vous diront

Que je suis leur ami, que je suis leur ami Que je suis leur ami, leur ami......


Manipulation politique

Concernant l’exercice du pouvoir *, dix grandes étapes expliquent le mécanisme de la manipulation des émotions individuelles et collectives, tel que présenté il y a déjà deux millénaires par le frère de l’homme d’État Marcus Cicéron, Quintus Tullius, traduite et reprise par le traducteur Philip Freeman dans l’ouvrage How to win an Election : An ancient Guide for modern Politicians. Leur scrupuleux respect conduit à l’exercice du pouvoir temporel, qu’il soit politique ou autre.

1. S’assurer de l’entier soutien de sa famille et de ses amis.

2. S’entourer des bonnes personnes, en compétences et en confiance.

3. Faire appel aux personnes qui nous doivent une faveur.

4. Disposer d’une base d’appuis solides (réseau).

5. Promettre tout à tout le monde : les électeurs seront beaucoup plus en colère si on refuse de leur promettre ce qu’ils désirent par-dessus tout que si on revient plus tard sur ses engagements.

6. Avoir de bons talents de communicant, l’atout essentiel.

7. Ne jamais s’éloigner de trop de sa base de chalandise.

8. Connaître et exploiter les faiblesses de ses adversaires : les rumeurs de corruption sont l’idéal, les scandales sexuels sont encore mieux.

9. Flatter sans vergogne ses électeurs, en leur faisant croire que l’on s’occupe personnellement d’eux.

10. Donner de l’espoir aux gens, en leur donnant l’impression que l’on peut rendre leur monde meilleur.

La politique dans sa version " exercice du pouvoir " est une manipulation de masse par les racines, par tout ce qui retient l’être humain à la matière (sécurité et matérialisme). À l’aune du fonctionnement observé dans nombre de nos institutions actuelles, l’histoire visiblement se répète bel et bien.

* Cf. Le modèle pyramidal décodé & Les psychopathes qui nous gouvernent.

 

Manipulation médiatique

Le pouvoir des croyances fait que leurs conséquences dans notre futur sont instantanées puisqu’il est déjà là. C'est pourquoi il est fondamental que nous apprenions à penser par nous-même et de ne pas céder notre libre arbitre à autrui en risquant de nous faire dévorer. Pour cela, il est vital de commencer par cesser de faire confiance aux informations issues des médias (télé, radio, presse…) qui nous parviennent sans la moindre analyse de l’information contraire. Car même si nous n’avons pas (encore) l’impression de nous faire dévorer individuellement, nous sommes déjà en train de nous faire dévorer en tant que membre d’une masse.

Ainsi est-il nécessaire d'apprendre à observer à quel point les journalistes et autres orateurs - politiques, experts - passent leur temps à nous imposer certaines informations comme évidentes en prenant position sur le jugement qu’il convient d’avoir à leur sujet, souvent orienté par ce qu’on appelle la pensée unique. De même, il convient de remarquer à quel point ils évitent de considérer la possibilité du contraire de ce qu’ils affirment. Ils agissent ainsi sans scepticisme, dans l’irrespect de l’importance vitale de toute information, faisant fi de la nécessité de respecter à son sujet un principe de précaution. Le but est de nous conditionner pour happer notre vote, notre silence, notre respect des règles et institutions, etc., jusqu’à notre adhésion à certaines guerres. Le conditionnement que nous recevons se caractérise ainsi souvent par notre capacité à diaboliser le contraire de ce que l’on nous a appris à penser, la pensée " diabolisante " étant un stade antérieur à la pensée unique. Point n’est en effet besoin de diaboliser le contraire de ce qui apparaît clairement comme la vérité, il suffit de dévoiler tranquillement l’évidence de notre pensée. Notre conditionnement est donc souvent à rechercher dans ce dont nous avons horreur que l’on pense.

Les journalistes et les politiques sont évidemment entraînés dans la tâche qui consiste à programmer ainsi de force notre pensée par le fait qu’ils sont eux-mêmes ainsi programmés, et que la mise en doute des informations qu’ils transmettent pourrait les conduire à un rappel à l’ordre ou à mettre leur carrière en danger. Nous vivons dans un système de conditionnement de la pensée dont nous avons accepté qu’il nous consomme en échange de notre tranquillité. Dès que nous lâchons une once de pouvoir sans trop savoir à qui nous le déléguons, ce sont nécessairement les plus malins qui s’en emparent et non pas les plus dignes de le recevoir.

Internet n’échappe évidemment pas à la désinformation ou aux fausses croyances, mais l’avantage d’Internet est que l’on y trouve tout et son contraire. Cela permet ainsi de s’éloigner du rivage, c’est à dire de douter en procédant à des vérifications, des comparaisons, des recoupements, de les compléter par des informations issues d’autres sources et de finalement trouver les maillons qui, en s’harmonisant, finissent par former un chemin qui conduit à la vérité. Et cette recherche de vérité est la chose la plus importante qui soit à faire à l’heure actuelle sur notre planète. 

* Cf. Prédation manipulatoire.

 

Manipulation économique

Le legs de la Grande Babylone antique est celui de la corruption marchande des âmes et des consciences sur l'autel de Mammon. Tout se vendait chez la grande prostituée, ce que le système patriarcal prédateur a depuis institutionnalisé comme modèle civilisationnel. L'évolution de la conscience humaine ne pouvant échapper à la cyclicité cosmique, le modèle marchand s'est progressivement adapté à la réalité des temps. Si l'être humain n'est plus dans sa grande majorité réduit au stade de l'esclavage, il le demeure par les nouvelles règles du temple marchand dévoyé. De Babel au Parlement européen en passant par le Colisée (images), le système d'asservissement célèbre par ses tours érigées la nuit de l'âme, le féminin sacré ayant été enlevé par la force fougueuse du taureau (image 4) *.

* Cf. Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen.

Création de l'illusion

Un citoyen libre constitutionnellement

Mécanisme du nouveau servage

Un travail en contrepartie d'argent.

Du pain et des jeux pour éviter de penser.

Le mirage artificiel de la con-sommation.

 

Le tour de bonneteau

Le citoyen " libre " reverse au système son argent. Il reste enchaîné dans son illusion de liberté, et doit lutter pour ne pas être dépossédé, nourrissant la prédation et s'affaiblissant ...


La sémantique manipulatoire

La plupart des gens se sont désormais habitués à ces milliers de milliards : dette de l’État américain établie à 20 000 milliards de dollars, dette mondiale à 233 000 milliards de dollars, produits dérivés financiers à 545 000 milliards de dollars ... En continuant, nous pouvons passer à des millions de milliards ! En nous laissant polluer par les discours des politiciens, des banquiers centraux et par les simagrées monétaires, nous perdons de vue l'essentiel, à savoir que l'économie consiste avant tout à échanger quelque chose contre autre chose. Dans le cadre d'un accord librement conclu, chacun estime être gagnant dans l'échange, sinon cet échange ne se ferait pas. La monnaie, l'argent ne " fait " pas l'économie. C'est simplement un stade transitoire. Le seul moteur de l'économie, la seule source de prospérité, est l'échange qui s'avère ensuite fructueux pour l'acheteur et le vendeur. Mais l'intermédiaire, la monnaie, peut parfois brouiller les perceptions et c'est exactement ce que font les banquiers centraux.

La monnaie marchandise est la monnaie la moins polluante car lorsqu'une transaction se noue, on échange quelque chose contre autre chose de tangible qui existe déjà : une marchandise qui a acquis par l'usage un statut de monnaie. L'or et l'argent se sont finalement imposés avant d'être définitivement chassés de tous les systèmes monétaires en 1971, les gens ayant appris à avoir confiance en une monnaie qui manquait certes de valeur inhérente mais qui était plus facile à stocker et à déplacer. Or si elle instaure la confiance universelle entre étrangers, cette confiance est investie non pas dans les hommes, les communautés ou les valeurs sacrées, mais dans la monnaie elle-même et les systèmes impersonnels qui la soutiennent ... Avec la monnaie sous forme de crédit que nous connaissons, l'acheteur n'a pas de contrepartie à proposer au vendeur au moment de l'échange. Mais le vendeur accepte l'échange car il est confiant qu'un jour ou l'autre, la contrepartie se matérialisera. Ainsi pour l'achat d'une voiture à crédit : l'acheteur n'a pas l'argent correspondant, mais pense simplement qu'il pourra l'avoir. Les comptes du constructeur, du concessionnaire sont crédités, et son compte sera régulièrement débité, l'organisme de crédit touchant sa commission.

Et c'est ainsi que nous vivons une époque où les grands prêtres, scribes et autres teneurs de registres de dettes ont été remplacés par des banquiers commerciaux et des banquiers centraux (Alan Greenspan, Ben Bernanke, Janet Yellen, Jerome Powell, Jean-Claude Trichet, Mario Draghi...) garants des premiers. L'économie actuelle repose majoritairement sur l'échange de quelque chose contre une promesse. Et ces vagues promesses ont constitué une économie virtuelle totalement basée sur la dette, enrichissant une poignée au détriment d'une majorité en équilibre précaire face aux secousses de la vie comme des marchés. Ainsi les États-Unis qui, au lieu de fabriquer à domicile depuis 1971, ont commencé à acheter à l'étranger en payant avec le nouvel argent bon marché. Au lieu d'être une locomotive industrielle, ils se sont transformés en paradis du crédit gratuit. Au lieu de privilégier de vrais emplois avec de bons salaires, ancrés dans l'économie réelle, l'économie a été faussée par les diplômés surpuissants de la Fed, les canailles et voyous surpayés de Wall Street, et les crapules politiciennes égoïstes des deux partis se vautrant dans le marigot suractif et surendetté de Washington.

Il résulte de tout ceci que les individus supportent chacun une part de cette dette, et que s'ils veulent plus que ce qu'ils gagnent, ils s'endettent, la richesse se mesurant à la " capacité d'endettement ". S'ils croient que ces dettes seront payées un jour et que cette monnaie dévoyée mérite leur confiance, il est à craindre que cette naïveté ne leur coûte très cher ...

Les quatre erreurs qui conduisent à faire sombrer l'économie

Les trois dernières décennies ont vu l'économie " financiarisée ". La finance en général et les liquidités en particulier ont joué un rôle croissant, tandis que l'économie elle-même – l'échange de biens et de services – a décliné. Si l'économie réelle a décliné, l'industrie financière a prospéré, avec pour conséquence que la dette a augmenté. Progressivement l'économie tout entière a été faussée par de faux signaux de prix et un excès de dette. Derrière cette tendance se trouve bien entendu la monnaie elle-même, avec à sa source l'introduction de monnaie factice par le président états-unien Richard Nixon en 1971 et la fin de la parité or-dollar, la monnaie de référence mondialiste. Cette période de 30 ans a vu également les politiques de la Federal Reserve soutenir les marchés boursiers avec l'élimination des dernières entraves de la finance galopante. En résultat, la dette a augmenté trois à six fois plus rapidement que les revenus. Ainsi la dette gouvernementale US a été multipliée par huit, et les marchés boursiers par 11. Alors que l'économie sous-jacente à ces deux éléments n'a que quadruplé ...

Si les investisseurs boursiers pensaient profiter d'une Grande Machine à Entreprendre vendue par les acteurs dévoyés ou incompétents de ce système - tout particulièrement les médias aux ordres de leurs mécènes bancaires (actionnaires et acheteurs d'espace publicitaire) -, ils n'étaient en fait que complices sans le savoir d'une gigantesque fraude... dans laquelle la plupart des citoyens ont été dépouillés pour transférer l'argent vers les élites. 

Le mécanisme de la manipulation consiste à commettre toujours trois actions, en fait des erreurs volontaires au bon sens :

. Maintenir des taux d'intérêt trop bas pendant trop longtemps ;

. Les augmenter, provoquant une grave réaction allergique sur les marchés ;

. Mise en place de taux encore plus bas.

Cette pratique a conduit à mettre le monde entier dans la dette jusqu'au cou (le total mondial se situe aux alentours des 230 000 milliards de dollars), la " Fed " croyant désormais pouvoir augmenter le coût de cette dette sans démolir le système tout entier en visant un " atterrissage en douceur ". Pour ce faire, elle a l'intention de vendre ou de laisser expirer près de 2 000 milliards de dollars de sa réserve d'obligations d'ici 2021, et  exécutera cette manœuvre alors même que le gouvernement US emprunte 3 500 milliards de dollars d'obligations rien que pour suivre les dépenses actuelles et les réductions d'impôts. Ensemble, ils absorberont 5 500 milliards de dollars de liquidités. Ceci n'est pas possible sans une augmentation radicale des taux d'intérêt, afin de convaincre les épargnants d'ajouter leurs propres liquidités à la cagnotte. Or l'épargne réelle n'est pas la même chose que l'argent factice fourni par la Fed. Lorsque l'épargne augmente, elle retire de l'argent de l'économie. Il en résulte que    des taux en hausse et plus d'épargne entraîneront, au minimum, une récession très grave et une longue et profonde vente sur les marchés boursiers dont les cours dégringoleront ...

Une fois que la prochaine correction boursière – qui pourrait bien être accompagnée par une récession – se produira, la Fed fera immédiatement volte-face une fois encore. Toutefois, il lui sera difficile sinon impossible de mettre en place des taux bas (comme en 1987, 2000 et 2008), n'ayant plus la puissance de feu nécessaire. Elle a déjà tiré toutes ses cartouches monétaires. Elle n'aura d'autre choix que de s'allier avec la Maison Blanche et le Congrès pour participer à des programmes de dépense gaspilleurs, improductifs et superflus, à financer avec de l'argent qu'ils n'ont pas, en " imprimant " l'argent factice avec lequel les financer.

L'autre hypothèse est pour le système prédateur financier établi de profiter de cet effondrement pour faire table rase de ce capitalisme destructeur et imposer un nouveau système assaini, dans le cadre d'un " nouvel ordre mondial " tout autant esclavagiste derrière les apparences *. Le tour de bonneteau de ses maîtres dégénérés aura alors été " parfait " ...

* Cf. Prophétie du changement.

 

Manipulation publicitaire

Autre technique de manipulation, celle destinée au consumérisme. Ainsi l’utilisation par la publicité des "sept péchés capitaux " (Cf. image) comme ressorts de vente. Il s’agit de jouer là encore sur l’attachement de l’être humain à ses racines primaires. Par exemple, l’automobile sera au choix agressive (la colère), séduisante (la luxure), véloce (l’orgueil), rare (l’envie), multi équipée (la gourmandise), techno fonctionnelle (la paresse), à bas prix (l’avarice)… Cette manipulation des racines dites primaires se combine avec une fausse promesse de montée au " septième ciel ", qui n’est cependant qu’une dépendance toujours et encore à des " divinités " illusoires car impies, et non constitutive de la libération espérée.

Les publicitaires ont découvert la " martingale " qui sert pour toutes les catégories de la population. À commencer par la jeunesse, appelée constamment à se " libérer " voire à se " rebeller " en… s’équipant de telle paire de baskets, casquette, casque audio, bracelet, sac, bague, cosmétique, en achetant tel jeu, en buvant tel soda ou en mangeant tel plat rapide. Sa plus belle ruse est d’avoir réussi à faire croire que ce mouvement de libération émanait spontanément de la jeunesse, ou de tel autre groupe social, qui, un beau matin, aurait brusquement éprouvé le besoin de manifester son " identité "ou sa " rébellion " en achetant tel ou tel produit.

C’est bien entendu dans un sens exactement inverse que cela se passe. Les malheureux " rebelles " et autres " libertaires " qui hantent centres commerciaux, quartiers, lycées, sont les victimes collectives des mêmes mythes montés de toutes pièces par l’industrie de la publicité et des médias. Convaincus d’exprimer leur individualité propre et sauvage, ils cherchent à ressembler aux mêmes rappeurs, footballeurs et autres icônes de la téléréalité qui, " étrangement ", poursuivent le même idéal d’esthétique et de consommation à tout crin. Couverts de produits de mauvaise qualité vendus à des prix exorbitants parce que porteurs des marques fétiches, ce sont les victimes ultimes de la publicité prédatrice. Leur vie toute entière est dirigée vers l’acquisition méthodique de ces symboles de consommation dont on les a persuadés que, sans eux, ils ne valent rien, leur vie ne vaut rien.

Cf. Contrôle mental.

 

Manipulation " thérapeutique "

Dans une société qui a sacralisé les prétendus sachants, experts, tout en haut de l'échelle, nous sommes amené contre-naturellement à confier nos maux, désarrois et espoirs aux thérapeutes du corps et de l'esprit : médecins, psy-chologues ou -chiatres, hypnotiseurs, énergéticiens, magnétiseurs, médiums, voyants, tarologues, mages... Ils sont légion celles et ceux qui font commerce de notre hypnose profonde, qui nous a coupé de la guidance protectrice de notre Soi supérieur à partir de notre Âme unifiée, et ce au moyen d'une foultitude d'outils et méthodes, la " boîte de guérison magique " : Emotional Freedom Techniques dit E.M.T. (Techniques de libération émotionnelle), Eye Movement Desensitization and Reprocessing dit E.M.D.R. (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires), Pyramidal Memories Transmutation dit P.M.T. (transmutation des mémoires), Thematic Apperception Test dit T.A.T. (reproductions destinées à stimuler la production imaginaire), Electrical Magnetic Fields dit EMF Balancing Therapy (harmonisation des champs électromagnétiques qui entourent et pénètrent notre corps physique), Lester Levenson (méthode de lâcher-prise et de libération motionnelle), Reïki (thérapie énergétique et psychocorporelle), Ho'oponopono (rituel de pardon et de réconciliation), CNV (Communication Non Violente ou transformative), Maïeusthésie (action de psychothérapie accompagnant la naissance des parts de soi restées en attente dans notre histoire personnelle ou familiale suite à des blessures de vie), Hypnose Ericksonienne, Programmation Neuro Linguistique dit PNL (ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s'intéresse à nos réactions plutôt qu'aux origines de nos comportements), Satsang (discipline spirituelle à part entière qui consiste à s'asseoir en groupe face à un enseignant pour l'écouter), Karma-Yoga (yoga de l'action désintéressée), Chamanisme (médiation entre les êtres humains et les esprits de la nature quels qu'ils soient), Thérapie Quantique (énergie porteuse de l'information de guérison), Thérapie angélique (ou des archanges, maîtres ascensionnés, grands avatars ...), Qi gonq (gymnastique traditionnelle chinoise et science de la respiration), Initial Path Room dit IPR (enlèvement d'implants), mantras (phrases sacrées récitées en boucle), sophrologie (pratique psycho-corporelle qui s'appuie essentiellement sur la détente physique) ...

Bien sûr que le praticien médical est dans de nombreux cas nécessaire lorsque la maladie qui nous ronge ou l'accident qui nous blesse nécessitent l'administration efficace de ses savoirs. Mais pour le reste, ce n'est que du vol énergétique, celui du pouvoir que nous leur accordons et abandonnons en toute inconscience de Qui Nous Sommes véritablement. Nous autorisons alors la relation de prédation, qui peut s'établir entre " soignant " - celui qui nie son Soi - et " soigné "- qui, le Soi nié, en fait de même. C'est la partition involutive du moi immature *, celle qui établit par l'anneau de pouvoir consenti la relation de dominant à dominé, de bourreau à victime, avec l'illusion du sauveur bienfaiteur pour l'un et l'autre : le sauveur qui agit, le sauveur espéré.

On grandit avec un tuteur, le Soi, pas avec des prothèses (prophètes c’est idem) ou béquilles. Le tuteur supérieur nous guide juste par sa présence, il ne nous dit pas comment pousser. Nous sommes notre propre et unique bienfaiteur lorsque nous comprenons notre entièreté universelle. Notre capital le plus précieux est l'énergie de vie qui circule en nous, et qu'il nous appartient de préserver dans une harmonie consciente entre le corps, notre véhicule terrestre, l'esprit, la maîtrise psycho-émotionnelle, et l’Âme, notre nature trans-dimensionnelle *².

* Cf. Fonctionnement du corps biologique.

Cf. Qu'est-ce que l'Homme ?

Le thérapeute manipulé

La plupart des thérapeutes énergéticiens se " revendiquant " du courant " amour et lumière " sont manipulés par leur prédateur à leur insu. Il en est de même pour leurs équivalents " psy " dûment validés par la science académique. C'est la commande de leurs " ignorance et naïveté " de la prédation trans-dimensionnelle qui est activée, piège tendu pour favoriser la prédation énergétique chez autrui - les patients - au moyen de protocoles propres aux méthodes et supports utilisés. Ces " sauveurs professionnels " agissent de bonne foi, prodiguant soins avec amour et compassion la plupart du temps, convaincus que leur connexion à l'énergie cosmique va favoriser le déblocage du traumatisme limitant. Ils ne font en réalité qu'alimenter leur propre déni et favoriser l'intrusion d'un nouveau canal prédateur dans le cheminement d'autrui.

Sans la compréhension du mode opératoire de la réalité prédatrice de 4ème densité qui utilise le psychisme de l'homme pour parvenir à ses fins, ils participent aux artifices illusoires de la matrice asservissante *. Il en est de même pour la plupart des " thérapeutes " professionnels - coachs en développement personnel et professionnel -, qui ne font qu'entretenir le placebo de l'illusion de l'accomplissement harmonieux de l'individu.

* Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

Exemple pratique : Ho'Hoponopono

Il est une pratique de guérison apparue dans la continuité de toutes les pratiques de soins " déresponsabilisantes " du courant New Age, sésame magique d'un pseudo processus du pardon rituélique *. Consistant en la récitation d'une formule de type " désolé-pardon-merci-je t'aime ", il est censé effacer chez soi ou chez autrui des problématiques de santé, relationnelles ou simplement des remontées émotionnelles douloureuses, des " mémoires erronées ". Derrière ses intentions honorables, cette méthode de guérison, comme n'importe quelle autre - ainsi l'hypnose -, reste dans la majorité des cas superficielle et illusoire. En effet, la plupart des gens l'utilisent pour éviter de chercher la cause réelle de la problématique ou de la souffrance qui les mine. En détournant leur attention de l'essence de leur quête, consistant à décrypter le message de l'invisible, le procédé les entraîne à persister dans l'illusion, croyant que par l'effort d'une pratique spirituelle leur problématique ou souffrance se résout. En fait, l'esprit conscient ne comprend jamais ce qui se passe, et continue à répéter les mêmes erreurs.

Comme pour nombre de méthodes de guérison, elle est utilisée pour fourrer sous le tapis une réelle occasion de prise de conscience, par exemple celui d'un processus karmique en cours ou d'un phénomène trans-dimensionnel. Au final, cette méthode relève d'une approche très sommaire, illusoire et réductrice de la compassion, une distorsion de l'amour de soi et d'autrui. Le vrai processus de pardon possède une résonance profondément magnétique et épigénétique.

* A l'origine de cette pratique, il y a une tradition thérapeutique animée par de véritables chamans Hawaïens, possédant la connaissance et les compétences nécessaires pour accompagner leurs " sujets"  dans les plus profondes méandres des mondes sombres de l'inconscient, voire même du subconscient, et cela sans jamais interférer dans le libre arbitre et les expériences de l'âme des gens qu'ils suivent. Combien de thérapeutes des temps modernes sont parvenus à entreprendre la visite de leurs propres démons, leurs prédateurs attitrés ?

L’Institut international d’Esalen, ou l’université de la science humaine prédatrice

C’est en 1962 que s’est ouvert en Californie ce centre éducatif alternatif multidisciplinaire par ses fondateurs Michael Murphy et Dick Price. Il allait rapidement devenir la Mecque de l’exploration trans-personnelle propre au phénomène New Age et la source principale des thérapies psycho-corporelles, synthèse de spiritualité et de science moderne explorant l’énergie corporelle négligée ou censurée par les académies traditionnelles. Cet Institut conduit encore aujourd’hui plus de 500 ateliers par an, organise des conférences, des programmes travail-études et des programmes expérimentaux de recherche pure. Il explore l’enseignement et les sciences qui mènent à la réalisation complète du potentiel humain. Des centaines de scientifiques, de créateurs, d’artistes, de chamanes et de maîtres spirituels y séjournent à un moment ou l’autre de leur carrière pour développer leur connaissance de la psyché. On y mène des ateliers exploratoires de pratiques thérapeutiques très novatrices ainsi que des investigations générales sur la psyché principalement avec des outils de la spiritualité traditionnelle orientale, mais aussi avec ceux des traditions chamaniques des peuples indigènes tels les Inuits ou les Dogons.

Ce que les stagiaires ignorent c'est que les fondateurs ont fait carrière dans les services secrets américains, qui dans le cadre de la Guerre Froide avaient lancé dès 1945 une large investigation planétaire de toutes les techniques existantes concernant le fonctionnement du cerveau. Ils cherchaient à former des spécialistes pointus qui puissent encadrer l’armée dans sa capacité de résistance à l’ennemi, et acquérir la capacité à faire avouer des prisonniers grâce à un ensemble d’outils " incitatifs " et discrets. Au niveau propagande politique ils développèrent dès 1950 un vaste programme international secret, aujourd’hui déclassifié, concernant la désinformation collective des masses appelé MKULTRA *. C’était un véritable contrôle mental des populations au moyens d’ondes courtes, de drogues (LSD) ou de pulvérisations chimiques aérosols. Le but était d’empêcher le public de s’intéresser à certains sujets sensibles comme les OVNI, les armes bactériologiques ou la technologie HAARP entre autres. Parmi ces cadres retraités ex-militaires se trouvait celui qui a fait le plus parler de lui jusqu’à maintenant, l’ancien marine et écrivain Ron Hubbard (1911/1986) qui a mis au point un système de dés-implantation psychique appelé Dianétique. L’œuvre de ce chercheur paramilitaire, auteur à succès de science-fiction, servira à certains de ses collègues pour instituer la fameuse Église de Scientologie *². Un autre promoteur médiatique de cette grande université est le psychiatre tchèque Stan Grof, créateur d’un système thérapeutique proche du rebirth, la thérapie holotropique. En relation avec la CIA et l’armée américaine il étudia les effets du LSD sur le comportement.

C’est également dans cet Institut que le psychologue humaniste américain Abraham Maslow (1908/1970) établit sa célèbre pyramide des besoins humains, un concept reconnu mondialement. Ce schéma pyramidal présente les besoins communs aux humains dans une progression hiérarchique à cinq niveaux dont le plus élevé est la réalisation ou l’actualisation de soi. Cette dimension concerne l’inspiration à concrétiser ses capacités et talents en développant son potentiel, d’où le terme courant " développement personnel ". Plus tard Maslow a raffiné ce dernier niveau pour y incorporer une notion de transcendance. A son stade de développement ultime, la conscience s’apparente à l’éveil ou à l’illumination dont parlent de nombreuses traditions mystiques. Maslow a ainsi créé un sixième niveau qui se définit par l’aspiration à vivre des expériences de l’unité avec le cosmos et un sentiment d’amour inconditionnel envers l’humanité qui s’apparente au concept de noosphère du jésuite Theillard de Chardin. 

Dans ses travaux pratiques l’université étudia des témoignages de personnes " abductées " *³ qui disaient avoir été enlevées par des OVNI. Il y avait de même des expériences avec celles qui avaient vécu des NDE ou états de mort imminente (EMI). D’autres encore avaient eu des expériences de télépathie, de dédoublement et de décorporation. L’université jettera les bases de ce que l’on appelle aujourd’hui la connaissance canalisée multidimensionnelle ou channeling. Plusieurs techniques ont été mises au point pour provoquer volontairement ces états modifiés de conscience, états qui rappellent la transe chamanique traditionnelle : bioénergie, méditation transcendantale, chant, hypnose, danse sacrée, hutte de sudation indienne, régression dans les vies antérieures, analyse de rêves, rêve lucide ou éveillé, technique respiratoire issue du yoga, rebirth, cri primal, différents types de visualisation créatrice allant jusqu’à l’art thérapie, etc. Toutes ces techniques se retrouvent aujourd’hui dans le réseau commercialement florissant de tous les instituts dans les pays développés proposant notamment aux cadres des multinationales des méthodes de performance et de dépassement. Le principe de base est qu’il n’y a pas de succès professionnel sans une bonne connaissance de son inconscient et de l’inconscient collectif, le meilleur étant discrètement réservé à l’élite des serviteurs dévoués du haut de la pyramide.

S'il est indéniable que nombre de ces pratiques participent efficacement du développement de l'individu, elles constituent toutefois la caution humaniste d'un système de nature entropique, les praticiens s'y formant étant alors les relais manipulés du système asservisseur.

* Cf. Contrôle mental.

Cf. La nouvelle religion universelle.

*³ Cf. Vérité civilisationnelle.

La tarologie dénaturée

Le tarot est devenu au fil du temps l'outil privilégié de nombre de praticiens de l'ésotérisme (médiums, voyants...) comme de l'énergétique à la sauce New Age (ainsi le reiki). S'il peut apparaitre pertinent tant sa symbolique est puissante pour qui sait la décoder, il n'en demeure pas moins un outil de programmation de la psyché lorsqu'il sert de prédiction, et ce même avec les meilleures intentions du monde. Il est une intrusion énergétique liée à l'abandon de son propre pouvoir remis dans les mains d'autrui, qui plus est liée à une autre circulation énergétique, monétaire, qui signe bien l'emprise du monde de la prédation sur la conscience libérée du matérialisme limitant.

Selon l'artiste franco-chilien Alejandro Jodorowsy, qui a travaillé des années durant à reconstituer le véritable tarot de Marseille, celui des origines, et fait des lectures sans demander d'argent depuis des années déjà, le tarot n'est pas destiné à lire l'avenir. Son unique raison d'être est de mieux voir ce qui se joue en soi dans le moment présent afin de le dénouer. Tout le reste n'est au pire qu'escroquerie, au mieux guignolade. Dans son livre qui date des années 40, " La Clef des choses cachées ", l'auteur Maurice Magre, dans son chapitre consacré aux Gitans, dit que la "malédiction " en termes d'ostracisme qui pèse sur ce peuple serait due au fait qu'ils font un mauvais usage du Tarot, usage prédictif, alors qu'ils détiendraient les clefs du savoir ancestral dessiné dans le tarot...

Cf. Le sens caché du Tarot initiatique.

Dans la mythologie grecque, Asclépios (ou Esculape en latin) est à l'époque classique le dieu gréco-romain de la médecine. Fils d'Apollon, il meurt foudroyé par le dieu des dieux Zeus (le prédateur en chef) pour avoir ressuscité les morts, avant d'être placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire, le treizième signe (caché) du zodiaque. Nous le retrouvons également dans la figure de Prométhée, tout comme dans la mythologie judéo-chrétienne dans le personnage de Jésus-Christ.

 

Le serment d'Hippocrate

" Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants ... " Prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer, ce serment dont le texte original a été probablement rédigé au IVe siècle av. J.-C., est attribué au médecin grec Hippocrate. Il est considéré comme le texte fondateur de la déontologie médicale même s'il n'a pas de valeur juridique, les médecins étant soumis à des codes nationaux régulièrement actualisés. S'il a gardé sa valeur symbolique, la pratique est loin de correspondre au sens profond du mythe, celui d'apporter la lumière (Apollon) aux êtres humains par la maîtrise de l'énergie (le Caducée d'Asclépios) ....


Filtres spatio-temporels

Quant aux filtres spatio-temporels ils sont nombreux, se construisant à l’insu de l’individu tout en lui donnant le sentiment de leur justesse dans la représentation et le vécu de sa réalité. Ils se fabriquent de trois façons :

. Ses référents au passé, à travers les savoirs et connaissances acquis au sein des différents milieux d’apprentissage (famille, éducatif, professionnel, relationnel…), les expériences vécues (à titre individuel comme collectif), les valeurs (personnelles comme partagées), les croyances (convictions, idées reçues), l’éthique (positionnement par rapport aux règles du jeu collectif et aux règles déontologiques).

. Sa relation au présent, à partir de la perception du contexte général (environnement privé, public, professionnel), du vécu (diversité des situations constatées), des contraintes, des risques (humains, financiers…), des émotions éprouvées (enthousiasme, peur, déception, frustration…).

. Sa vision du futur, à partir des intentions visées (individuelle comme collective), des finalités recherchées, des contraintes, des objectifs et des projets.

Cette errance subjective, ballotée entre les illusions de son moi et l’identification à d’autres, conduit à déposséder la personne de son identité biologique authentique, et à dénaturer la qualité du vécu commun. Si l’esclavage institutionnel n’est plus en apparence dans les textes, l’asservissement humain demeure. Pour une authentique " libération ", il faut avant tout se libérer des illusions et des pièges, et cela passe par une sérieuse réflexion sur les choix qui guident nos vies, à commencer par les idéaux que nous poursuivons. " Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? ", enseigne la parole de la sagesse christique (Matthieu 7 :16).

* Ainsi Mammon, dans le Nouveau Testament de la Bible et dans le Talmud, qui est la richesse matérielle, et également une " divinité ", le démon de l'avarice. Son étymologie est obscure. Mammon serait un mot d'origine araméenne, signifiant  " riche " ; d’autres le rapprochent de l'hébreu " matmon ", signifiant trésor, argent, ou du phénicien " mommon " signifiant bénéfice.

 

" Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l'un et aimera l'autre. On ne peut servir à la fois Dieu et Mammon "

Matthieu (6:24).

 

Les limites de la raison

Nous sommes toujours surpris par la réalité. Elle va toujours plus loin que ce que nous pouvons imaginer, les petits comme grands faits divers de l’actualité ne cessant de le démontrer. Le défi d’un auteur de fiction, son adversaire numéro un, c’est elle… Et comme nous sommes appelés toutes et tous à écrire et interpréter le scénario de notre vie, il est autant indispensable de partir de ce qui apparaît comme la réalité qu’il est indispensable d’aller vers la fiction, en nous éloignant pour ce faire de l’apparente raison. Car la vie est aussi bien un rapport constant et exigeant à la réalité qu’à l’imprévisible, notre spécificité biologique en en faisant par définition un événement qui ne peut en aucune façon être banal, ordinaire.

La raison se base sur trois aspects.

En premier lieu, la réflexion liée à notre observation de l’apparente réalité. Cette fonction intellectuelle fait appel aux facultés cérébrales qui sont en rapport avec nos cinq sens organiques, se voulant par essence logique et tirant sa cohérence des causes identifiées et des effets constatés en découlant. Elle dépend du niveau de savoir et d'expériences de l'individu observateur qui déterminent ses capacités d'analyse. Cette réflexion ne peut évoluer pour rester cohérente qu'à l'intérieur des limites que sont les perceptions sensorielles, le niveau de savoir et d'expérience, et l'étendue des facultés cérébrales sollicitées et disponibles. Aussi ne produit-t-elle que du savoir et des expériences périssables, de valeurs ponctuelles et en général rapidement obsolètes, car liés à des apparences illusoires (les phénomènes de mode ou en vogue) et trompeuses. Elle reste constamment perfectible.

En second lieu, l’entendement humain procède d’un esprit dit objectif, un habitus social assimilable à une aliénation, qui découle des spécificités d’un peuple, d’une époque, d’un groupe social. S’il se réalise par les individus, il les forme et les marque dans le même temps de son empreinte.

En troisième lieu, compte-tenu de ces limites, il est indispensable comme incontournable de faire travailler l’imagination, et de l’entraîner comme un muscle. En effet, elle a beau être aiguë, en alerte, elle finit toujours par avoir tendance à s’assoupir. Nous sommes ainsi conduit à la réactiver constamment, pour notre bien précieux, celui de notre évolution. Et si ce n’est pas de manière consciente, nous avons un inconscient qui travaille en nous, à notre place, pour nous permettre de recevoir le monde et de l’exprimer dans sa raison d’être profonde pour ce qui nous concerne, à partir de nos prédispositions, forcément uniques. Cette faculté de réception et d’expression du courant de la vie ne demande qu’à disparaître, à s’effacer si nous ne l’utilisons pas, comme au contraire à se raidir et à se crisper si nous l’utilisons trop.

Aussi l’exercice de la raison est affaire de dosage et d’équilibre, autrement dite exercice du discernement, entre réalité du moment et imprévisibilité de demain. À chaque instant, il s’agit de vérifier la rigueur de sa logique et tenir compte du domaine de validité de sa pensée. Dès que nous raisonnons, nous mettons quelque chose en cage. C’est le propre de la croyance, qui découle de la connaissance acquise devenue savoir. C’est pourquoi la croyance est intransigeante, et de ce fait limitante : la vérité est là et n’est pas ailleurs. Or la réalité est irrationnelle, car nul ne peut arrêter le mouvement du temps, de l’histoire, de ce qui nous dépasse dans la mesure où, contrairement à nos illusions, nous n’en détenons pas la clé de fabrication. Ceux qui feront l’avenir ne peuvent être ceux qui font le présent. Il nous appartient alors d’être autant ancré à ici et maintenant qu’à être "illuminé " pour appartenir à l’avenir. Et celui-ci est toujours inattendu, sinon il ne serait pas l’avenir...

Cf. " Critique de la raison pure. Critique de la raison pratique et Critique du Jugement " du philosophe Emmanuel Kant ; " La philosophie de l’esprit " du philosophe Georg Wilhem Hegel. Travaux de Édouard von Hartmann, Sigmund Freud, Carl Gustav Jung, Pierre Bourdieu.

 

" Le grand adversaire de la vérité, ce n’est pas l’erreur, ce n’est pas le mensonge, c’est la raison. "

 José Bergamin, écrivain, poète, dramaturge, scénariste espagnol (1895/1983)

 

Vol énergétique, vol éthique

Notre corps normalement est " programmé " pour rechercher le contentement, éviter la douleur et fuir les situations dangereuses. Notre esprit sait que tout cela est partiellement fragile et vain. Il y a bien une tension ontologique inévitable. C’est en elle que naissent toutes les violences, dans ce désir-besoin d’assurer ce qui ne peut jamais l’être vraiment. Après quoi nous courrons pourtant dans la quête de jouissances, de possessions, de pouvoir, de richesses, d’honneurs ou de gloire, dans la colère irrépressible de ne pouvoir y goûter assez. Il faut que quelque chose soit plutôt que rien, que s’en aille l’horrible sensation du néant de l’humain, du non-sens de la vie et de l’univers, de notre fragilité. Nous tentons d’y remédier chaque jour tant bien que mal, mais plus nous le nions, plus notre entreprise est tragique. Plus nous acceptons le non-sens et plus notre vie devient comique. Cette double contrainte ontologique peut avoir d’autres expressions puisque l’humain ne peut être réduit à sa raison ou à son intelligence : il est aussi pris dans sa dimension affective, sexuée, émotive, artistique, sportive, etc., dans un conflit des instances à partir desquelles il va mesurer toute chose.

C'est pourquoi les croyances et conditionnements constituent un vol d'énergie, celle de notre puissance créatrice et de notre libre arbitre dans la conduite de notre vie, au service de notre mission " héroïque ". Il nous affaiblit et nous soumet aux "voleurs", leur donnant ou ayant donné force à notre détriment. C'est pourquoi tout marcheur sur la voie de l'éveil se voit contraint de remettre en cause les bases mêmes de ce qui était ses références. Ses vérités sont ainsi remises en cause au fur et à mesure de sa capacité à écouter son cœur. Il découvre que ses vérités n’étaient, en fait, que les vérités d’un système qui lui fut imposé dès sa naissance. Ainsi untel se croit musulman, bouddhiste ou chrétien, homme esclave ou femme asservie, victime ou possédant un pouvoir quelconque afin de dominer les autres. Son intellect, ses connaissances sont directement issus d’un formatage en règle, et comme un mouton-perroquet, il répète une vérité qu’il croit sienne mais qui, en réalité, ne l’est pas du tout. Il s’est fait bluffer, jusqu’au jour où une certaine petite voix est arrivée à se faire entendre… C’est alors qu’il découvre que nombre de ses problèmes viennent tout simplement de cette éducation mentale et religieuse, qui a fabriqué ce mur de croyances devenu invisible tellement il était présent en son quotidien. Et puis, parce que tout le monde baignait dans la même ambiance, il se convainquait lui-même que tout cela était réel puisque vécu par tous ses pairs. Il se mit donc à croire que la mort est inéluctable, que la maladie est normale, et que les gros chagrins et souffrances sont le lot inévitable de tout humain qui essaie de faire sa vie en ce monde impitoyable pour les faibles. Tout semble prouver qu’il faut se battre pour réussir, et qu’il est nécessaire de suivre des textes religieux pour sauver son âme. C’est écrit, et des milliards d’individus ont suivi ce chemin depuis l’aube de l’humanité !

Mais nous n'avons toutefois pas à revenir en arrière pour traiter les problèmes hérités de l'enfance, perpétués à l'adolescence puis à l'âge adulte. Si ces problèmes - blessures émotionnelles, traumatismes psychiques, conditionnements toxiques et délétères - ont produit en nous une vibration que nous sommes encore en train d’émettre par nos pensées, paroles, actes et omissions, et qui produit les problèmes d’aujourd'hui, nous pouvons changer notre vibration beaucoup plus facilement en traitant les problèmes d'aujourd'hui qu’en essayant de traiter les problèmes de l'enfance. Car c'est la même vibration. En l'observant dans notre présent, nous pouvons décider avec quelle pensée nous nous sentons mieux.

Cette tension entre le corps, ancré dans les racines de la matière, et l’esprit, qui vient d’un Ailleurs, n’a ainsi pas vraiment de raison d’être. Le corps dans sa dynamique interne est relayé par la conscience. Par elle, l’homme possède la clé d’accès à des espaces de réalité plus riches et plus profonds que ceux proposés par les institutions traditionnelles *, sources de son bien-être. Cette clé est logée dans la vision millénaire de tous les grands écrits mystiques de l’humanité, et épurée des limitations des seules survie et reproduction. Si l’être humain a un corps physique et instinctif, il est également doté d’une raison, d’une spiritualité, d’une mystique pour y parvenir. Cette construction du bonheur dans l’inconscient collectif réside dans les philosophies existentielles. L’école grecque (Platon, Socrate…), le religieux (tout particulièrement le christianisme) et d’autres philosophies spiritualistes (Bouddhisme, Taoïsme), consacrent l’idée du bonheur comme raison d’être de l’humanité. Les révolutions dites des Lumières, française comme américaine, affirment l'idée que tout humain a droit au bonheur. La déclaration des Droits de l’Homme de 1789 et ses 17 articles constituent l’essence des droits individuels et de la liberté, droits réputés inaliénables, imprescriptibles et sacrés. Dans le préambule de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, les trois droits fondamentaux évoqués sont les droits à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Ce dernier devient ainsi une aspiration à laquelle chacun peut prétendre. Mais, dès l'instant où tout le monde y a droit, les mêmes " élites " le proclamant semblent trouver le bonheur moins noble, se mettant à traiter d’idéaliste, de nigaud ou de bisounours celui qui en parle, et se retranchent derrière un modèle économique néoclassique reposant sur l’impuissance individuelle pour s’en affranchir. Pour quelle finalité ? La véritable élévation de l’homme dans le mystère qu’est l’existence, la vie, ou l’utilitarisme et le matérialisme, à savoir l’illusion de l’émancipation par l’assouvissement des désirs ? C’est l’hubris (ou hybris) grec, tout ce qui dans la conduite de l’homme est considéré comme démesure et orgueil aveugle, nourrissant l’arrogance et l’autosatisfaction.

* A cet égard, la tradition chrétienne parle du " pouvoir des clefs ", pouvoir double puisqu’il comporte à la fois le pouvoir de " lier " et celui de " délier ". Cette figuration est celle de deux clefs, l’une d’or et l’autre d’argent, qui se rapportent respectivement à l’autorité spirituelle et au pouvoir temporel, ou à la fonction sacerdotale et à la fonction royale. Également appelé pouvoir du " Vajra " ou du " Dorje " dans les traditions hindoue et tibétaine, le " pouvoir des clefs " n’est en définitive rien d’autre que le pouvoir même de commander à la vie et à la mort.

Une civilisation à contre-destin.

La religion grecque antique ignore la notion de péché tel que le conçoit le christianisme dogmatique, tout particulièrement le catholicisme. Il n'en reste pas moins que l’hubris / hybris constitue la faute fondamentale dans cette civilisation, considérée comme un crime. Elle recouvrait des violations comme non seulement les voies de fait, les agressions sexuelles, le vol de propriété publique ou sacrée, mais également l’arrogance, l’excès, la présomption, la superbe, l’orgueil, la prévarication, la recherche du pouvoir pour le pouvoir. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération. Elle est à rapprocher de la notion de moïra, terme grec qui signifie entre autres " destin ". Les anciens concevaient en effet le destin en termes de partition. Le destin, c'est le lot, la part de bonheur ou de malheur, de fortune ou d'infortune, de vie ou de mort, qui échoit à chacun en fonction de son rang social, de ses relations aux dieux et aux hommes. Or, l'homme qui commet l’hubris est coupable de vouloir plus que la part qui lui est attribuée par la partition destinale. La démesure désigne le fait de désirer plus que ce que la juste mesure du destin nous a attribué. Le châtiment de l’hubris est la Némésis, le châtiment des dieux qui fait se rétracter l'individu à l'intérieur des limites qu'il a franchies. C’est ce que représentaient les figures divines des Titans et des dieux, les premiers finissant à l’issue d’une bataille par être battus et jetés dans le Tartare, sorte d’équivalent à l’enfer chrétien. Ils semblent être revenus dans notre civilisation présente, celle qui a commencé le jour où Noé a fait passer le flambeau de la Connaissance d’une civilisation disparaissant sous le Déluge * à une autre. Et comme l’histoire est un éternel recommencement, certes sous des formes différentes, nous pouvons en discerner l’issue …

* D’autres déluges postérieurs au déluge biblique sont évoqués dans la mythologie pour rappeler aux hommes aveugles ces basculements civilisationnels qui les attendent lorsqu’ils ont dévoyé leur relation à l’Univers. Ainsi le déluge d’Ogygès dans la mythologie grecque, qui précéda celui de Deucalion rapporté par le poète Ovide, qui lui-même précéda celui de Noé.

 

L'état des lieux

Toute sa vie, le sociologue et philosophe Jean Baudrillard (1929/2007 - photo 1) s'est attaché à planter des banderilles dans les illusions des Européens, entretenues dans l'inconscient collectif comme individuel par le système prédateur et ses promesses dévoyées comme celle de liberté *. Il en découle des rêves de libération : politique, sexuelle, des forces productives, des forces destructives, de la femme, de l’enfant, des pulsions inconscientes, de l'information, de l’art … La grande supercherie a été tout particulièrement les " seventies ", où tout a été libéré, comme il l'écrit en 1990 dans La Transparence du mal : " Ce fut une orgie ­totale de réel, de rationnel, de sexuel, de critique… ", orgie que nous sommes condamnés à " simuler " par la répétition d'actes libérateurs vides de sens, puisque leurs " finalités sont derrière nous ".

Il en découle que la libération pour la libération se retourne contre elle-même, la conscience anesthésiée la privilégiant pour ne pas " affronter " de face la prédation qui l'asservit en lui faisant croire à l'utopie du salut dans la liberté, ce nouvel anneau de servage instillé dans l'inconscient, et annoncé triomphalement par tous les gourous philosophes encensés par le mainstream universitaire à l'image de Francis Fukuyama (photo 2), philosophe-économiste et chercheur en sciences politiques américain qui, en 1992, célébrait béatement " l’universalisation de la démocratie libérale occidentale comme forme finale de tout gouvernement humain " dans La Fin de l'Histoire et le dernier homme.

Quant au fameux " âge de l’information " et de la libre communication dans les réseaux virtuels, il n'est qu'à voir l'état des lieux (tout particulièrement dans les transports urbains) pour constater combien il raréfie les échanges face à face et dévore le monde réel par l'addiction pathologique à son flux incessant et à son tombereau d'inepties. *²

* Cf. Parmi ses ouvrages : Simulacres et simulation (Galilée, 1981), La Gauche ­divine (Grasset, 1985), Amérique (Grasset, 1986).

Cf. Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?

Il pointe de manière chirurgicale l'emprise émotionnelle - l'attisement des désirs - exercée sur le citoyen consommateur lobotomisé par le marketing et la publicité dans son essai La Société de consommation ­(1970). C’est la fin des " trente glorieuses" que d'aucuns qualifient de " trente piteuses " de l'humanité à la sauce des Lumières maçonniques * : le plein-emploi est quasiment assuré, les grands magasins ne désemplissent pas, la publicité envahit l’espace. Désormais, l’individu ne consomme plus pour satisfaire des besoins élémentaires, mais pour assouvir des désirs attisés par le marketing, se différencier des autres, rivaliser avec eux. Le shopping devient la quête moderne du bonheur, la nouvelle " morale " culpabilisante du citoyen responsable du bon fonctionnement démocratique libéral ... L’objet a pris le pas sur le sujet, qui vit " comme une liberté (…) ce qui est contrainte d’obéissance à un code ". La personne est réifiée, aliénée par la marchandise et sa promotion sur les ondes libératrices en cours de déploiement, l'audiovisuel, et son seigneur totalitaire télévisuel. Il va sans dire qu'il va nourrir les penseurs de la gauche antilibérale, altermondialistes, anti-utilitaristes ou néomarxistes, totalement imprégnés de cette critique de la consommation mais qui, parvenus pour certains au pouvoir quelques décennies plus tard, renverseront leur cuti tout en continuant à illusionner leurs gogos partisans. Réalité du pouvoir oblige, " s'excuseront-ils " (et quand on excuse soi-même...).

* Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste & La nouvelle religion universelle.

Sous l’influence des théories du canadien Herbert Marshall McLuhan (1911/1980 - photo 3), un des fondateurs des études contemporaines sur les médias, il décrit la prégnance physique et ­intellectuelle des médias qui placent l'être humain au cœur d’une combinaison fatale pour sa conscience, soit le ragout télévisuel/publicitaire/culturel servi en continu par un vortex géant d’écrans, de battage informationnel et symbolique, d’actualités dramatiques et de technologies qui captent toute notre attention, notre imaginaire et nos corps. Cette culture du narcissisme * découlant de l’hédonisme consumériste d'un monde de " simulacres vrais ", abolit toute distance critique, l'enveloppant par une multiplication de signes et d’images scénarisées où le média réalise l’événement en le déréalisant. Ainsi, dans cette prolifération des simulacres, la " gauche divine " prétend " changer la vie " tout en ne faisant que gérer la crise, au même titre que " la droite " ; les centres-villes et les hauts lieux touristiques sont transformés en musées ; les corps rêvés du bodybuilding et de la chirurgie esthétique se popularisent ; les grands-messes télévisées autour d’un événement-spectacle – guerre du Golfe ou morts de Diana et de Johnny – scandent nos vies passionnelles ; la télé-réalité s’empare du divertissement. Cette " hyper-réalité " désacralisée conduit tout naturellement à l’individualisme forcené, fondé sur la seule satisfaction du Moi et oubliant tout ­altruisme et solidarité. Il participe du détricotage méthodique de la conscience collective, préalable à l'instauration d'une gouvernance totalitaire au moyen d'une technologie de surveillance de pointe au prétexte d'une protection sécuritaire d'exactions initiées par les mêmes maîtres-artificiers *².

* Cf. " La Culture du Narcissisme " de l’historien américain Christopher Lasch (2006), qui a nourri des théoriciens critiques de l’ultralibéralisme et partisans d’un capitalisme social comme Benjamin Barber, Richard Sennett, Robert Putnam, Jean-Claude Michéa.

Cf. Prophétie du changement.

L’historien du cinéma Jean-Baptiste Thoret (photo 4) a listé dans le Cahier de L’Herne les nombreux films baignant dans une atmosphère " baudrillardienne ", au sens où s’y exprime, dit-il, " le sentiment diffus d’un monde qui complote, sous contrôle, à la fois transparent (tout est visible) et totalement opaque (tout est caché), un monde paradoxal où ce que l’on me montre n’est pas ce qui est ". Ce sont Vidéodrome et Crash (David Cronenberg, 1983 et 1996), Dark City (Alex Proyas, 1998), The Truman Show (Peter Weir, 1998) et, bien sûr, la trilogie Matrix (1999-2003) des Wachowski, explicitement inspirée par Simulacres et simulation, où les humains rêvent une réalité électronique enfermés dans des cocons câblés à un ordinateur central *.

Dans les années 1990, alors que les réseaux tissent la toile du World Wide Web doublant le monde réel d’un cyberespace, Jean Baudrillard prend acte d’un glissement sans précédent vers la déréalisation du monde – et, partant, vers l’aliénation radicale dans son essai Le Crime parfait (Galilée, 1995), autrement dit " le meurtre de la réalité ". Pris dans un incessant aller-retour où ils finissent par se confondre, le monde réel et les mondes virtuels et médiatique nous engluent, assure-t-il, dans leur " réalité intégrale, comme si les choses avaient avalé leur miroir et étaient devenues transparentes à elles-mêmes. (…) Elles sont forcées de s’inscrire sur les milliers d’écrans à l’horizon desquels non seulement le réel, mais l’image a disparu. La réalité a été chassée de la réalité. " C’est " l’écran total " ... *²

* Cf. Le cinéma de la Matrice (1) & Le cinéma de la Matrice (2) La science réalité.

Pour illustrer cette idée radicale, il prend pour exemple la guerre du Golfe de 1991, soutenant que personne n’a rien vu de cette guerre, l’énorme couverture média n’ayant montré au­cun combat, aucun cadavre, sinon des scènes abstraites rappelant des jeux ­vidéo. " Une guerre asexuée, chirurgicale, war processing, dont l’ennemi ne figure que comme cible sur un ordinateur. Une non-guerre " ... Quant au 11 septembre 2001, il écrit (ce qui lui sera vertement reproché) : " C’est très logiquement, et inexorablement, que la montée en puissance de la puissance exacerbe la volonté de la détruire. "

 

Voie de sortie

Nous ressentons au plus profond de chacun d’entre nous le décalage entre l’histoire qu’on nous raconte, qui nourrit nos croyances, et la racine profonde de notre humanité, l’aspiration à l’unité et à l’amour. C’est le mythe fabriqué de la société moderne et dont nous percevons la fausseté qui nous conduit à une indispensable nouvelle vision de notre conscience pour nous sortir de l’ornière. Celle qui pendant longtemps et encore aujourd'hui est réservée à une élite de gens initiés, et qui pourtant devrait être le socle des droits de l'homme de tout en chacun.

Mais il n’est pas facile de remplacer les croyances et pseudo-vérités auxquelles on a cru toute une vie, pour les remplacer par d’autres croyances, forcément menaçantes parce que ne faisant pas partie de notre réalité. D’où les inévitables symptômes propres à tout virage en profondeur, pour ne pas dire révolutionnaire : augmentation des maladies mentales, désordres sociaux, violences fondamentalismes, crimes violents, terrorisme, sectarismes … Ils constituent des réponses à l’anxiété sous-jacente et à l’incertitude liées à la menace de cette mutation en cours. Quoi que ce changement majeur de la perception de la réalité en cours soit relativisé par nombre de doctes " sachants ", il s’avère le véritable défi pour les temps à venir, et chacun d’entre nous en porte la pleine responsabilité.

L’expérience de chaque être humain est créée à l’intérieur de lui-même par le combiné psyché-émotion. Aussi, quels que soient les événements extérieurs ou individus qui se présentent à lui, personne à l’extérieur ne peut non seulement dire ce que signifie toute chose, mais aussi si nous sommes blessé(e), affecté(e) ou non. Si nous nous sentons blessé(e) ou affecté(e) par quelque chose ou par quelqu’un, c’est le résultat de notre décision de nous sentir comme tel. Elle découle de nos croyances, elles-même liées à celles qui nous ont été ou nous sont transmises, aux conditionnements reçus. La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons changer d’avis à tout moment sur la façon dont quelque chose ou quelqu'un nous affecte. Il s'agit pour ce faire de réinterroger toutes ces croyances en allant les débusquer au plus profond de notre psyché profonde et, de manière résolue, à devenir une version différente de nous-même, ici et maintenant. En d'autres termes, nous avons à nous servir d’hier pour inspirer notre lendemain, pas pour le décourager.

" Apprendre n’est pas autre chose que se ressouvenir. "

Platon - Phédon (72b – 73b)

Guérir de ses peurs

Les fausses croyances et les conditionnements reçus conduisent à intégrer en soi des peurs, soit des ondes de basses fréquences génératrices de souffrances conscientes comme inconscientes dans notre relation à la vie. Elles constituent des brèches dans notre intégrité psychique, émotionnelle et physique, qui contraignent notre puissance énergétique et empêchent notre bien-être. Elles se traduisent sous différentes formes : stress, dépression, colère, névrose, toxicités diverses … Cette impasse peut être dépassée en nous recentrant sur notre Moi profond, celui qui nous relie à l’univers en toute perfection. C’est un processus subtil qui nécessite de lâcher l’emprise de notre mental comme de notre subconscient qui a agrégé et gravé dans notre ADN neuronal les mémoires de toutes nos peurs, traumatismes et souffrances, donnant l’impression qu’elles font partie de nous à part entière.

La réponse est intérieure, non extérieure. C’est par l’énergie de la pleine conscience, celle du macrocosme auquel nous appartenons, que nous pouvons nous détacher de l’illusion fabriquée par le mental de notre dépendance au corps et à la fatalité. Différentes techniques comme la concentration sur sa respiration en favorisent la mise en œuvre. Les peurs ou toutes les formes de peurs qui se pointent en face de nous sont à regarder " droit dans les yeux ", en leur faisant comprendre que nous sommes au-delà de leur illusion de force, qui ne repose que sur l’ignorance de Ce que Nous SOMMES. Cet état d’être, qui permet d’être au-dessus de ce qui est tétanisant et qui nous bloque dans l’expression de notre véritable puissance, est le sentiment d’unité. Il est la confiance en la Vie, tout ce qui arrive n’étant que ce qui nous y ramène, par-delà l’ignorance, les croyances et la séparation. En reprenant l'exemple de la croyance basée sur la finitude du corps physique - la mort -, posons-nous la question de savoir quel serait notre rapport à la vie si l'enseignement reçu avait été tout autre. En les confrontant, nous sommes amenés à changer radicalement de perspective.

Cf. en complément Libération émotionnelle.

Perspective 1

Elle affirme que nous sommes des corps physiques qui viennent au monde, vivent quelque temps, se détériorent, vieillissent, puis meurent et sont anéantis pour toujours. Cette perspective, que nous l'adoptions consciemment ou non, est terrifiante pour tout être vivant. Il en découle qu'il est tout à fait compréhensible de craindre la mort, ou de la désirer si nous détestons ou craignons la vie.

Perspective 2

Elle affirme que nous sommes éternel, que nous sommes une âme infinie temporairement incarnée dans un être de chair et de sang. Si seul notre corps physique va mourir, nous sommes à la base une création parfaite et entière, notre nature immatérielle émanant de l'Esprit universel et de Son intention. Cet Esprit universel était, est et sera toujours immatériel. Il incarne la pure énergie de l'amour, de la beauté, de la bonté et de la créativité. Il ne peut mourir puisqu'il est immatériel. Comme nous en sommes la manifestation, il n'y a plus de forme, plus de mort, plus de frontières, plus de détérioration, plus de chair, plus de possibilité de perte.


Laquelle de ces perspectives nous apporte le plus grand réconfort ? Laquelle des deux est associée à l'amour et à la paix ? Laquelle évoque la peur et l'anxiété ? Avons-nous réfléchi sur pourquoi nous est enseignée depuis des millénaires la première ? Qui y a intérêt ? Avons-nous cherché à la remettre en question ? Avons-nous cherché en notre âme et conscience s'il existait un autre enseignement qui aurait été volontairement dissimulé ? Jusqu'à quand désirons-nous déléguer à autrui la responsabilité de notre relation à la vie ? La question n'est donc pas de savoir si votre corps va mourir, mais plutôt de quel côté de l'infini nous souhaitons vivre. Nous avons deux choix : soit nous vivons du côté inactif de l'infini, soit du côté actif. Dans les deux cas, nous avons rendez-vous avec l'infini, car nous ne pouvons l'éviter.

Du côté actif de l'infini

Nous sommes parfaitement conscient que nous avons un corps qui va un jour mourir. Nous savons en notre for intérieur que nous ne sommes pas ce corps, ni son esprit ou l'ensemble de ce qu'il a accompli ou accumulé au fil des ans. Nous sommes fermement relié à l'intention de l'Esprit universel, qui nous fait observateur de nos expériences sensorielles, émotionnelles. Nous sommes d'abord et avant tout un être spirituel infini, faisant temporairement l'expérience d'une vie humaine, toutes nos relations interpersonnelles étant vécues en accord avec ce principe. Nous remarquons de plus en plus souvent qu'il se produit des choses " miraculeuses " dans votre vie quotidienne.

Du côté inactif de l'infini

C'est tout le contraire. Ici-bas, dans la matière terrestre, nous sommes d'abord et avant tout un être humain vivant à l'occasion des expériences spirituelles, comme la foi en un dogme religieux ou la participation à une association ou un groupement à caractère spirituel. Notre vie est guidée par notre peur de la mort - la nôtre, celle de nos proches, celle assénée au quotidien par l'actualité du monde -, par l'idée que nous sommes séparé des autres de par notre spécificité biologique, par le goût de la compétition, par le besoin de dominer et de vaincre, par la survie. Nous sommes alors isolé du pouvoir de l'intention de l'Esprit universel.


Quel sens désirons-nous donner à notre destinée ? Quel sens désirons-nous donner au possible ? Quel sens désirons-nous donner à l'émerveillement ? Quel sens désirons-nous à notre générosité envers la vie qui nous a été donnée * ? Quel sens désirons-nous donner à la passion et à l'enthousiasme ? Quel sens désirons-nous donner à l'appartenance ?

* Celui ou celle qui répond qu'il n'a rien demandé a par définition choisi la mort.

L'éveil n'est possible que pour ceux qui le cherchent, qui le veulent, et sont prêts à lutter avec eux-mêmes, très longtemps et avec persévérance pour l'obtenir. Il n’existe pas d’autre thérapie que la responsabilité de l’action que nous produisons sur l'âme collective humaine à partir de notre conscience la plus élevée, en l'occurrence celle qui n'accorde pas de valeur à ce qui est sans valeur. Lorsque nous laissons notre esprit être attiré par des préoccupations corporelles, matérielles, de paraître éminent tel que la société l'estime, nous demandons le chagrin, la souffrance, non la joie, le bien-être. Comment réussir lorsque nous poursuivons des buts qui ne peuvent être atteints, comme chercher la permanence dans l'impermanence, la sécurité parmi le danger, l'amour où il n'y en a pas ? Les buts insignifiants ne peuvent jamais être atteints, les moyens utilisés étant tout aussi insignifiants. Il ne peut y avoir de réelle satisfaction durable dans notre monde limité, pas plus que de compromis quant à ce que notre choix doit apporter. Chaque choix que nous faisons apporte tout ou rien. En distinguant le tout du rien, de l'éphémère, nous faisons le meilleur choix. Si une valeur temporaire est sans aucune valeur, le temps ne peut jamais enlever une valeur qui est réelle.

De la même façon, lorsque nous choisissons d'enlever quelque chose à quelqu'un d'autre, à lui nier son droit à tout, nous nous enlevons notre droit à tout, trompé par l'illusion que la perte peut offrir un gain. La perte offre la perte, rien de plus, et par-là même il ne nous reste rien.

En rompant avec les schémas irrationnels dictant le comportement illusionné grâce à l’étude rationnelle des bases biologiques et cosmologiques du Vivant, en adoptant des modèles moraux de solidarité respectueuse avec la souffrance des autres êtres humains, en s’efforçant de comprendre les schémas mentaux de nos interlocuteurs sans les juger, en transférant l’information par le dialogue et par le contraste des opinions scientifiques, idéologiques et technologiques assénées, sans se référer à des modèles préétablis de caractère dogmatique, en dénonçant par notre droiture intérieure l’injustice partout où elle se produit, en exaltant au fond de nous-même les figures d’hommes et de femmes qui se distinguent par leur honnêteté et leur intégrité éthique, quelle que puisse être leur idéologie, l'être humain contribue à l'enrichissement de son patrimoine individuel comme du patrimoine de la conscience collective terrestre associée à son réseau social, aussi réduit soit-il. Il comprend que l’amour est le centre et le cœur de toute chose, et que le Soi est l’endroit d’où doit commencer tout l’amour. Ceux qui aiment les autres grandement sont ceux qui s’aiment grandement. Ceux qui ont une tolérance élevée et une acceptation aisée des autres sont ceux qui ont une tolérance élevée et une acceptation aisée d’eux-mêmes. Nous ne pouvons montrer à quelqu’un une partie de nous que nous ne pouvons pas montrer à nous-même. C'est pourquoi nous avons à commencer là où toute croissance, toute évolution, tout l’amour doivent commencer : avec la personne dans le miroir. Nous devons absolument détruire tous les "tampons ", c'est-à-dire aller à la rencontre de toutes les souffrances intérieures qui sont liées à la sensation des contradictions. Le " Ciel ", le salut existentiel, s'atteint les mains vides et l'esprit ouvert, qui viennent avec rien pour trouver tout et le réclamer comme leur. Le monde ne peut nous dicter le but que nous cherchons, à moins de lui en donner le pouvoir.

Le miroir de nos illusions

Quand nous nous regardons dans la glace, nous voyons une image qui semble être nous-même. Elle semble vraie et juste. En réalité, nous ne voyons que l’ombre de nous-même, car ce qui est visible est en fait ce qui n’est pas transparent. Dit autrement, si nous étions transparent, la lumière nous traverserait totalement, et aucune image n’apparaitrait sur le miroir… Nous regardons de ce fait la partie " ombre ", la partie dense de nous-même, qui se reflète dans le miroir. C’est pourquoi, en lui souriant, nous ensoleillons notre vie. Plus cela sera le cas et moins nous nous regarderons dans la glace, car notre véritable miroir deviendra le sourire des gens que nous croisons. Nous saurons là que notre transparence laisse transparaître notre luminosité intérieure. Ne cherchons plus forcément à être éclairé pour être vu. Soyons plutôt dans l’éclairant, tel un soleil, un lampadaire de légèreté et de paix. Plus aucun chien ne viendra ainsi nous pisser sur les godasses ou dans nos jardins intérieurs...

L'univers est une construction holographique *, une illusion. Le monde est une construction de lumière, qui varie en permanence. Il est aimanté de la lumière des astres, et nous sommes aimanté de la lumière astrale du monde, qui constitue l’énergie vitale de notre vie. Le Soleil qui éclaire émet pour ce faire de l’énergie, celle-ci faisant vibrer par ses ondes le champ éthérique à un taux de quatre cents trillions par seconde. La seule lumière qui existe est la perception produite dans notre esprit par le mouvement des ondes. Ce qui s’opère dans le corps de la planète se répète en nous. La réalité matérielle visible, cette expérience collective que nous appelons communément le monde réel, ne peut être comprise sans la prise en considération de l’univers caché au sein duquel il émerge par cette énergie vitale. Les deux forment la Réalité, où ni la vie ni la mort ne sont véritables, car l’énergie ne fait que répondre aux diverses expériences des créatures de l’Univers en modifiant sa façon d’exprimer sa forme. Elle ne peut en aucune façon être considérée comme une construction ferme et immuable, car elle est un rêve dans lequel n’existe aucune séparation. Ce que nous sommes aujourd’hui n’est que la conséquence de ce qui a été imaginé dans l’infini présent et qui, tôt ou tard, se trouve révélé dans la matière, qui n’est elle-même qu’une lumière tournoyant sur elle-même car emprisonnée, à l’image de notre Soi inférieur emprisonné dans notre corps physique. C’est ce qui a de tout temps été enseigné dans différents textes sacrés, et que l’on peut résumer par ce principe : " Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ". Le principe du reflet.

Son sens signifie qu’en partant de l’intuition de ce qui nous relie avec notre " êtreté " profonde, nous pouvons parvenir à la raison de notre vie, de la Vie. Ceci suppose de déposer tous les concepts du langage courant qui forgent notre rapport à l’existence : idéologies, habitudes, croyances, opinions, préjugés et autres philosophies spontanées. Ces vides existentiels proviennent de nos sociétés fondées sur le non-être, sur l’ignorance du véritable sens de la Vie, de nos vies. Il s’agit désormais de sortir de notre sommeil extatique, l’oubli *², et percevoir la réalité sans passer par le mental, qui fait que nous sommes décentré et que notre unité se trouve divisée. L’intuition, cette force invisible à l’œil, est ce qui caractérise principalement cette nouvelle relation à l’univers, dont la réalité n’est pas celle que naïvement nous croyons.

* Cf. Univers en partage.

La mythologie décrit cette plongée de l’homme dans l’oubli à travers le fleuve Léthé (d’où amnésie) qu’instruit Anchise à Énée, l’homme qui en boit l’eau étant alors plongé dans un sommeil mystérieux et profond jusqu’à la fin de son voyage dans la matière de par sa division avec son Créateur. Léthé, fille d’Éris (la Discorde), est également la personnification de l'Oubli.

De la réalité

Que signifie en fait le mot " réalité " ? Ce mot est composé de Re (" Rê ou Râ "), signifiant le Soleil, le feu divin ; de Al, signifiant en hébreu au-dessus de, au-delà de ; et de Ite, signifiant en latin consécration.

ou   était le dieu du soleil égyptien, et il n’y a pas de meilleur symbole de l’énergie et de la vibration. Le soleil est lumière, chaleur, et la lumière est vibration, énergie par excellence. Le terme Al nous ramène au Tout, à l’Absolu, ou encore à Dieu. Et Ite veut dire, ni plus ni moins, manifestation de...

Le sens de la réalité est donc l’expression de la vibration divine, la manifestation de la lumière divine universelle. L’homme n’existe en ce (bas) monde que par la présence en lui de l’Intelligence infinie qui l’a engendré. Le Créateur n’existe ici-bas que par la présence de sa Création. Il n’existe rien d’autre, et ceci est la Réalité.

" On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux "

Antoine de Saint-Exupéry – Écrivain, poète et aviateur français (1900-1944)

Cette libération de toutes nos croyances actuelles est la clé d’accès à la liberté, celle de la co-création harmonieuse de notre environnement planétaire et de notre vécu. " La vie trouve refuge en un seul et même lieu", endroit dissimulé au plus profond de notre " Êtreté ". On ne peut s'y plonger corps et âme qu'à l'envers, par " retournement en soi ".  C’est une expérience personnelle, pour brûler en nous les anciennes croyances auxquelles nous donnons poids sinon foi. Sommes-nous prêt(e) à entreprendre le Voyage du Héros * ?

* Cf. Le Jeu de la Vie & L' état de cohérence, voie de sa liberté.

 

" Aucun homme ne peut être blessé autrement que par lui-même."

 Diogène de Sinope - Philosophe grec (413/327 av. J.-C.)

 

La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa propre guidance supérieure qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.

 

 

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