La formulation de ces clés n'engage que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Fin de cycle (1) : fin du temps ou fin des temps ?

Les prémices d'un changement majeur qui se profile sont incontestables, ressentis par nombre d'individus. La biosphère change d'état, produisant comme une sorte de basculement vers l'inconnu. Il suffit d'observer l'accélération de la disparition de la biodiversité, l'intensification des incidents climatiques extrêmes, l'augmentation des mouvements tectoniques, l'intensification des manifestations d'origines cosmiques (chutes de corps célestes et de comètes), les mutations rapides des courants de production et de dépense d'énergie… Des populations entières subissent déjà des dommages catastrophiques et irréparables, causés par les éléments déchaînés de plus en plus fréquents : inondations, séismes, tempêtes, feux, ouragans... Ils ne sont pas le fruit du hasard. Ils participent de l'indispensable rééquilibrage des énergies, conformément aux grandes lois naturelles qui régissent l'univers.

L'étude des cycles *, quelle qu'en soit la nature, démontre en effet la corrélation entre les événements de la vie sur Terre et un calendrier cosmique. Ils ont pour dénominateur commun le Temps, cette grande inconnue scientifique si ce n'est sa circoncision à la relativité de la lumière, de ce fait réductrice et trompeuse. De la compréhension de sa dynamique résulte celle de notre vécu actuel.

* Cf. Évolution de civilisation (2) La cyclicité de l'Histoire.

 

Les dix fausses croyances de l'humain issues de l'illusion du Temps

Le physicien Philippe Guillemant a recensé dix fausses croyances - Les 10 commandement du Matérialisme - qui, depuis la pseudo Révolution des lumières, conduisent les individus dans une relation dénaturée au Vivant, expliquant l'actuel état des lieux de notre vécu sociétal. Aucune d'entre elles n'a été démontrée par la science qui, pourtant, les a institutionnalisées dans le mental. Toutes sont constitutives d'une dérive qui contribue à notre aliénation.

1. Le futur est exclusivement le résultat du passé, tout arrivant par stricte causalité. Dérive : le déterminisme (la causalité stricte).

2. La conscience, soit la mémoire comme les souvenirs, est le produit du cerveau. Dérive : le matérialisme.

3. Les êtres humains sont des machines que la robotique peut améliorer. Dérive : le transhumanisme.

4. La nature est sans but et sans finalité. Dérive : le fatalisme (le hasard).

5. L'univers - la conservation de la matière - est né d'une inflation originelle. Dérive : le créationnisme.

6. Le passé ne peut pas être modifié. Dérive : le passéisme (l'irréversibilité).

7. L'évolution est due au hasard des mutations. Dérive : le Darwinisme, la sélection naturelle par la loi du plus fort.

8. Le libre arbitre et l'existence de l'âme sont des illusions. Dérive : le réductionnisme.

9. La réalité est indépendante de la conscience. Dérive : l'objectivisme.

10. Tout l'inexplicable, les phénomènes mystérieux, relève du hasard ou de l'illusion. Dérive : le scientisme.

 

Nature et conscience du Temps

L'appréhension du Temps passe par l'observation de sa relation au vécu de l'espèce humaine.

 

Le temps informationnel

En retenant la définition du temps relatif, celui mesuré par la vitesse de la lumière, nous observons sa traduction dans le vécu de l'espèce humaine, à savoir des transmissions d’informations à cette même vitesse à partir de puissants supports de transport technologiques. Cette immédiateté de la communication a pour effet d'alimenter le fantasme de l’immédiateté de nos déplacements physiques. Qui plus est, l’annulation des distances par les médias et la circulation instantanée de l’information suscitent le fol espoir d’un mode de transport tout aussi rapide… Ce fantasme est la conséquence ultime d’un monde globalisé soumis à un seul flux immédiat, donc atemporel, d’informations. C'est pourquoi l'humain caresse le rêve fascinant d’échapper aux limites de l’espace et du temps, contrairement à l’apparente immuabilité de l’écoulement du temps…

C'est bien la vitesse des informations entre l’émission et la réception que nous recevons qui engendre l’accélération du temps. Autrement dit, plus nous recevons d’informations et plus nous les recevons vite, plus notre vie donne l'impression de s’accélérer. Ceci a pour effet que si l’information va plus vite, nous en recevons davantage, ce qui nous amène à les traiter plus vite, sous peine d’être submergé ou d’être largué. Il en découle tout naturellement diverses pathologies de surmenage, de névroses et d'aliénation, tout particulièrement dans un monde professionnel où la capacité à traiter un nombre croissant de données à un rythme lui aussi croissant est un critère impératif d’efficacité, de productivité et de compétitivité. 

Tel le lapin blanc d'Alice, nous nourrissons l'égrégore temps qui nous asservit
Tel le lapin blanc d'Alice, nous nourrissons l'égrégore temps qui nous asservit

Le temps est ainsi de l’information, qui donne la sensation de passer vite à proportion que les informations circulent plus vite et en plus grand nombre. Il en résulte de la densité, la quantité d’informations reçues et stockées par le corps - cerveau comme ADN - finissant par l’alourdir et le fatiguer. C'est un vieillissement physiologique qui, contrairement au rêve fantasque du transhumanisme *, voit la capacité d’adaptation du corps atteindre ses limites. L'humain n'est pas un ordinateur dénué de vivant. A chaque information intégrée correspond une expérience vécue qui, si elle n'est pas conscientisée mais seulement absorbée, conduit rapidement à l'indigestion, à la saturation.

* Cf. Conscience du XXI° siècle.

Le monde des médias est à la fois le principal vecteur et la meilleure illustration de la modification de notre rapport espace-temps. Déployé sous forme de diverses plateformes et supports physiques, il est hanté par une obligation d'urgence, de réactivité et de cadence à suivre. Cette injonction tyrannique fait du chronomètre un défi permanent, un adversaire à combattre, tout comme la peur de l'espace vide. Il en découle un déferlement permanent, un tourbillon frénétique qui nous insère dans un continuum espace-temps de plus en plus étroit, se réduisant à mesure même qu’on s’y enfonce profondément. Plus la quantité d’informations augmente, plus la vitesse de leur traitement augmente également, plus le temps s’accélère. L’accélération du temps est de ce fait un phénomène objectif incontestable.

L'addiction pathologique à l'information continue, source de " marionnetisme " aigu

Précurseur radiophonique en France, France Info a créé pour nombre d'individus se voulant " à la page " une addiction source de névroses et de compulsions pathologiques. Équipés en conséquence, sur leur lieu de travail, à leur domicile et dans les moyens de transports utilisés, ils reçoivent en continu des alertes, surfent sur les chaînes et sites dédiés, et avalent frénétiquement un flot ininterrompu d'informations sans imaginer leur haut niveau de toxicité. Non seulement sur le contenu, de par le sensationnalisme ou le parti-pris idéologique plus ou moins explicite. Mais aussi quant à leurs répercussions sur leur métabolisme physiologique et ce qui en découle, la clarté, le discernement, l'intelligence de cœur comme de raison. Ils précipitent de cette manière leur conditionnement cérébral au formatage nécessaire au fonctionnement du système, dans l'illusion d'un choix qui leur est donné, sans prise de recul et décryptage subtil du contenu servi. Leur subconscient, pur logiciel cervical, grave ainsi dans leurs profondeurs intimes le poison informationnel délivré, qui va se traduire par une agitation psycho-émotionnelle conduisant au désordre intérieur comme extérieur, les coupant quasi-irrémédiablement de leur supra-conscience. L'usure cervicale par le trop-plein informationnel comme ses répercussions sur le métabolisme conduisent inéluctablement au vieillissement accéléré et à la multiplication de symptômes physiques comme mentaux. Pris en " otage " par les exigences du monde professionnel, le désœuvrement de l'existence hors ce même monde et de leur égo-mental enflammé, hypnotisés par les facilités des gadgets électroniques et le monde " merveilleux " de l'image mise en scène - anagramme de magie -, ils sont les pantins qui célèbrent leur propre esclavage. Ils se croient libres, ils sont des morts-vivants.

 

Le temps linéaire

Le temps que l'on nomme physique est un temps chronologique, cumulatif et sédimentaire. Dans notre réalité tridimensionnelle, il s’inscrit dans l’espace mesurable, les deux étant inséparables. Aussi sa mesure n’est que la mesure d’une durée rapportée à une distance, en l’occurrence la durée que met la lumière pour franchir une certaine étendue d’espace. Nous ne pouvons mesurer le temps qu’en le ramenant à l’espace. C'est pourquoi ce qui est mesuré réellement n’est jamais une durée, mais l’espace parcouru pendant cette durée dans un certain mouvement dont on connaît la loi établissant la relation entre le temps et l’espace. Lorsque nous connaissons la grandeur de l’espace parcouru, nous pouvons en déduire celle du temps employé à le parcourir. Il n’y a en définitive aucun autre moyen pour déterminer les grandeurs temporelles *.

* Cf. Travaux de René Guénon (1886/1951), " Les déterminations qualitatives du temps ", in Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, Gallimard, Paris 1945.

 

 

Kronos, le temps en Grec, renvoie à couronne, celle-ci étant attribuée à l'individu qui sait transcender le temps. Dans la mythologie romaine, le dieu du temps grec Chronos était Saturne, dont l'anneau ophidien marque la séparation entre le monde d'en-haut, la Matrice évolutive, celle du temps éternel, et celui d'en-bas, la Matrice involutive, où le temps est celui de la linéarité, celle du temps illusoire qui passe.

 


Le culte solaire dans la civilisation égyptienne antique a été établi à partir d'un référent zodiacal manipulé par la prêtrise païenne, instaurant un rapport au temps calé sur la révolution de la Terre autour du Soleil *.  C’est de cette manière que nous évaluons depuis notre rythme annuel, duquel découlent ensuite nos rythmes mensuel, hebdomadaire et quotidien. C’est ce qui est appelé le temps physique, fonction d’une mesure spatiale, donc corporelle. C'est un temps quantitatif et impersonnel, dont la représentation géométrique par une ligne droite, telle que envisagée par les mathématiciens modernes, donne une idée entièrement faussée par excès de simplification.

Aussi l’histoire s’est inscrite dans ce temps localisé, lié à un lieu, à un " ici et maintenant ". Dans la mesure où aujourd’hui nous sommes entrés grâce au feed-back interactif des réseaux de communication dans un temps apparaissant comme global, il n'est que la traduction d'une réalité spatiale et physique d’un monde globalisé, uniformisé par un seul et unique flux d’informations circulant en temps réel. D'où le ressenti de la fin du temps, puisque c’est en fait la fin de l’espace dont il s’agit. Le temps étant indissociable de son critère spatial, il en découle la fin de la temporalité historique locale.

* Cf. Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen & Le Judaïsme décodé.

La construction perverse du temps dans la Matrice cyber

Les versets de l'Apocalypse de Jean qui figurent dans le chapitre 13, versets 11-18, livrent une énigmatique parole concernant la " Bête et son nombre ", qui n’a de cesse depuis d’enfiévrer les esprits des chercheurs de vérité : " Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six ".

Nous pouvons y voir comme certains la marque corruptrice des médias, tout particulièrement la télévision, ou celle de l’argent et de sa traduction électronique – la carte à puce bancaire –, avec pour tous deux leur gravure en cours dans le corps humain sous forme RFID (radio frequency identification). Ce n’est pas faux dans l’esprit, mais l’explication est toute autre, correspondant à la réalité de l’époque du prophète.

La structure du temps linéaire que nous connaissons a été construite par les " magiciens " babyloniens, la prêtrise dévoyée au service des élites oppressantes. Autrement dit, elle est le filet de la matrice falsifiée, celui d’un espace-temps limité pour empêcher l’être humain d’évoluer par sa conscience. " 666 " est le code établissant le lien avec le temps, ce monstre qui nous envahit, oppresse et dévore.

Sa construction à Babylone s’établit sur l’architecture d’une journée divisée en 24 heures (soit 6 en numérologie), 1 heure à 60 minutes, et 1 minute à 60 secondes. Celles-ci sont le point générateur de la construction, étant basées sur les rythmes cardiaques humains observés pendant une phase de repos. Ainsi le système pervers patriarcal - la " père-version " -, en partant du rythme naturel de l’être humain en phase de repos (méditation, sommeil), et par là-même de son accès au temps fractal (absolu), l’a enfermé dans un temps figé, cadenassé, contenu, propre à une structuration d’oppression.

Ce code 666 a permis l’inversion du temps du matriarcat – le temps éphémère - pour le temps du patriarcat, sa forme figée.

C’est le temps de Satan – " C(el)à (est) temps " -, le temps de l’égo-mental, qui dans le monde à l’envers – le " démon " -, fige les choses. C’est le temps de l’heure, du " leurre ", celui du mirage de l’Âme dans une matière qui la cadenasse, l’empêchant par sa structuration de s’exprimer. C'est le monstre qui nous dévore, ce que la " montre " ou l'horloge nous montrent (image 1), tout comme la lettre shin hébraïque (image 2) ... C’est lui qui retient le dragon prisonnier en chacun, l’empêchant de se libérer sauf transcendance échappatoire supposant de retrouver son équilibre, en étant centré dans le moment présent. En étant centré (" sans trait "), nous retirons les trois clous qui nous figent au temps - le 666 -, ce que figure la crucifixion de Jésus-Christ.

C’est ainsi que s’est élaboré par les élites du triangle le contrôle des humains, les conduisant par ce temps figé à nourrir la matrice par l’esclavagisme psychique exercé. Ce n’est qu’en s’échappant du diktat du temps de la matrice, en s’extirpant de son espace-temps limité, en ouvrant les portes de l’espace-temps pour plonger dans le grand champ d’information de l’univers - l’éther, le ki, le chi – que l’être humain peut gagner le grand secret caché à sa connaissance, l’immortalité. C’est ce qu’enseignent les mythes de Prométhée et d'Asclépios (grec), d'Esculape, de Jésus-Christ et de Lucifer (latin), une fois percée la clé codée de leur enseignement *.

* Asclépios - ou Esculape, sa version latine -, à l'époque classique le dieu gréco-romain de la médecine, meurt foudroyé par Zeus, son grand-père (il est fils d'Apollon), pour avoir ressuscité les morts, avant d'être placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire, la treizième constellation, celle du trésor - " treize ors " - caché, soit le Christ ... Autrement dit, tout comme les sacrifices de Prométhée ou Jésus-Christ, il symbolise l'interdit des gardiens de la Matrice asservissante de la 3ème dimension de réalité adressé aux humains quant au franchissement des barrières de l'espace-temps limité par les douze " astropôtres " (le zodiaque falsifié), soit le secret de leur immortalité, plus exactement de leur éternité (" éthernité ") ...

Big Ben, le phallus d'Osiris londonien
Big Ben, le phallus d'Osiris londonien

Le temps biologique

Kairos, dieu Grec du temps juste
Kairos, dieu Grec du temps juste

Comme le temps est vécu, il est biologique. Il n'est alors plus le temps linéaire, le temps limité de Kronos, soit le dieu saturnien de la Matrice cyber*, mais le temps de Kairos, le dieu de l'occasion opportune, soit le "juste" temps. Il n'est plus quantitatif, mais qualitatif ; plus extérieur, déterminé par autrui, mais intérieur, déterminé par soi-même ; plus déterminé par l’espace, mais par la conscience, à travers l’expérience vécue. Cette fois, c’est lui qui détermine l’espace.

Une expérience se vit d’abord intérieurement. Elle n’est localisée que si on le décide ou qu’on en a besoin. Quand l'être humain vit une expérience, il vit un moment, pas un lieu, un endroit. C'est cette expérience qui en détermine la nature, source d'information dans sa relation à la vie. L'expérience, l'événement, le phénomène, la rencontre, c’est avant tout de l’information sur le chemin d'évolution de sa conscience. L'événement n’existe qui si l’on en est informé, ce qui permet d’en prendre conscience. C’est tout le sens du célèbre kōan (enseignement) zen : " Quel bruit fait un arbre qui tombe dans une forêt où il n’y a personne ? " Évidemment aucun, personne n’étant là pour recevoir et traiter l’information selon laquelle un arbre tombe et produit un son.

* Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

L'être humain peut vivre une expérience très forte sans rien faire d’autre que recevoir une information. Deuil ou naissance, séparation affective ou coup de foudre, maladie grave, agression, perte d'emploi ou job de ses rêves obtenu, faillite, ruine ou succès financier éclatant ... autant de situations qui par leurs répercussions psycho-émotionnelles délivrent l'information nécessaire à l'expérimentation de la vie et à sa compréhension, consciente si nous sommes éveillé, inconsciente si nous ne le sommes pas. L’espace n’a plus rien à voir ici. Le temps, qui n’est qu’une succession d’événements, dépend donc de l’information. Et mieux cette information est intégrée, plus elle influence notre expérience du temps.

Notre corps réagit ainsi au temps subjectif, non objectif, tel qu’il s’enregistre dans les souvenirs et les sentiments intérieurs. Autrement dit, il s’accélère à mesure que nous emmagasinons de l’information dans notre mémoire, non par l'ingurgitation de savoirs assénés dévitalisés de toute substance initiatique personnelle.

L'information est ce qui fait qu’un événement ou une expérience devient réalité. Elle recouvre un état de réalité soit virtuel, soit réel ; soit potentiel, soit actuel. Elle est une possibilité non encore réalisée ou en passe de l'être. Ce n’est qu'en ce sens que le temps est fonction de l’information. Pour autant elle ne décide de rien, car pure potentialité elle est neutre. C’est l’usage, le traitement qui en est fait qui décide que tel phénomène, de possible, devient existant. Et ce traitement, c’est l’action de la conscience. La réception et l’acceptation d’une information font surgir la possibilité dont elle est porteuse dans la réalité, et qui peuvent le cas échéant transformer le réel, voire changer une vie ou plusieurs vies.

Ce à quoi nous donnons foi contribuant à en faire une réalité, nous sommes pleinement responsable des croyances auxquelles nous prêtons notre attention. Et comme derrière les croyances se dissimulent les conditionnements et les manipulations, nous avons là le pouvoir de l’information et des médias par-delà leur rhétorique d'enfumage… C'est un pouvoir d’influence, de suggestion et de conditionnement mental, qui relève de la mise sous tutelle de la conscience et de l’esclavage neurologique qui en découle *.

* Cf. Contrôle mental.

 

Le traitement du Temps

" Science sans conscience n'est que ruine de l'âme " a écrit François Rabelais, médecin et écrivain de la Renaissance (XVI° siècle). Cette célèbre maxime traduit l'indispensable pouvoir de la conscience dans le discernement du vivant par l'être humain. Autrement dit l’ampleur de sa responsabilité dans l’état des choses telles qu’elles sont. Notre (in)conscience agit comme une puissante force vectorielle. Selon l’attention et le crédit accordé à une information, quelle qu’elle soit, nous en permettons ou non la manifestation tangible dans la réalité. Le surgissement de tel ou tel événement nous fait vivre telle ou telle expérience.

Confronté à l’augmentation exponentielle de la quantité d’informations en circulation dans le monde, et par-là même à l’augmentation par répercussion de la quantité d’informations que chacun est amené à recevoir et à gérer, il en résulte la loi de cause à effet suivante : plus nous traitons d’informations, plus nous vivons d’expériences, plus notre vécu est intense, et plus le temps s’accélère. Comme nous ne vivons que ce à quoi nous donnons de l’attention, notre vie dépend donc, non seulement des informations que nous traitons, mais aussi et surtout de l’attention, du crédit, de l’importance que nous leur attribuons. L’attention est la force psychique qui s’exprime à notre échelle sous forme d’énergie électromagnétique. C'est pourquoi plus nous accordons d’attention à une idée - ou à une personne -, plus nous la renforçons et plus elle est puissante. Autrement dit, par exemple, en acceptant et en croyant les informations diffusées par les médias dominants - le mainstream -, nous renforçons leur domination et nous entretenons le système sur lequel ils reposent. Il en est de même pour les acteurs politiques ou religieux, les " icônes " du sport ou du divertissement, les philosophes et économistes, et toutes les institutions tutelles qu'ils représentent. Nous les nourrissons par l'énergie de nos pensées, telles les baudruches que nous gonflons par le souffle propulsé. À l’inverse, si nous leur retirons notre attention, ils subissent une perte d’énergie et de vigueur directement proportionnelle.

Nous comprenons ainsi l'extraordinaire pouvoir de nos pensées. Cela permet de voir que si l’on veut vivre serein, joyeux et en bonne santé toute sa vie, nous pouvons le décider. L’information sera immédiatement reçue et mise en œuvre par chacune des cellules du corps. Toutefois, nous ne devons pas oublier que notre expérience de temps vécu est aussi influencée par les informations que nous recevons sans en être conscient. Or l'inconscient, plus exactement le subconscient *, représente environ 95 % de notre potentiel informationnel. Comme cette information inconsciente contribue elle aussi, sans qu’on s’en aperçoive, à accélérer le rythme de notre temps vécu, il nous appartient d'y débusquer toute l'information parasitaire qu'il s'y trouve. Comme c'est le canal attitré de la prédation psychique qui nous contrôle à notre insu, notre responsabilité est l'éveil en conscience de ce qu'elle est, en agissant en conséquence *².

* Cf. Esprit global.

Cf. Comprendre et apprivoiser la prédation.

Time (Temps)

Ticking away the moments that make up a dull day
Passer les moments qui composent une journée ennuyeuse
You fritter and waste the hours in an offhand way.
Tu gâches et tu gaspilles les heures d'une façon désinvolte
Kicking around on a piece of ground in your home town
Traînant dans une partie du terrain de ta ville natale
Waiting for someone or something to show you the way.
Attendant que quelqu'un ou quelque chose te montre le chemin

Tired of lying in the sunshine staying home to watch the rain.
Fatigué d'être allongé dans les rayons du soleil en restant à la maison à regarder la pluie
You are young and life is long and there is time to kill today.
Tu es jeune, la vie est longue et il y a du temps à tuer aujourd'hui
And then one day you find ten years have got behind you.
Et un jour tu t'aperçois que 10 ans sont derrière toi
No one told you when to run, you missed the starting gun.
Personne ne t'a dit quand courir, tu as manqué le signal de départ

So you run and you run to catch up with the sun but it's sinking
Et tu coures, coures encore pour rattraper le soleil mais il est en train de se coucher
Racing around to come up behind you again.
Faisant la course en rond pour se lever à nouveau derrière toi
The sun is the same in a relative way but you're older,
Le soleil est le même d'une manière relative mais tu es plus vieux
Shorter of breath and one day closer to death.
Plus court de souffle et un jour plus près de la mort

Every year is getting shorter never seem to find the time.
Chaque année se fait plus courte et tu ne sembles jamais trouver le temps
Plans that either come to nought or half a page of scribbled lines
Les projets qui s'évanouissent en fumée ou bien se résument par une demi page de lignes gribouillées
Hanging on in quiet desparation is the English way
Tenir bon dans un calme désespoir est une habitude bien anglaise
The time is gone, the song is over,
Le temps est révolu, la chanson est finie
Thought I'd something more to say
Je pensais que j'aurais quelque chose de plus à dire

Home, home again.
Chez soi, chez soi à nouveau
I like to be here when I can.
J'aime être ici quand je peux
When I come home cold and tired
Quand je rentre à la maison frigorifié et fatigué
It's good to warm my bones beside the fire.
C'est bon de réchauffer mes os auprès du feu
Far away across the fields
Loin au dessus des champs
The tolling of the iron bell
Le son de la cloche de fer
Call the faithful to their knees
Appelle les fidèles à se mettre à genoux
To hear the softly spoken magic spells.
Pour entendre des formules magiques prononcées à voix basse


Pink Floyd - Album The dark Side of the Moon (1973). Les paroles de la chanson Time sont prémonitoires du rapport au temps de l'être humain anesthésié dans la Matrice cyber par les illusions sociétales et religieuses.

Dans le film Matrix *, Morpheus - le Soi supérieur - explique à Neo le fonctionnement de la Matrice cyber, source d'illusions pour l'être humain afin de le maintenir asservi à ses maîtres prédateurs. C'est le choix de la " pilule rouge ", celle qui l'entraîne irrémédiablement au fond du terrier avec le lapin blanc (Lucifer), le temps asservissant pour la conscience ...

A noter l'utilisation des couleurs, le blanc par exemple du lapin pouvant aussi bien dans sa polarité + délivrer l'être humain par le choix de la pilule bleue (le bleu de l'Atlantide, ses racines), ou dans sa polarité - le conduire dans les limbes du temps par la pilule rouge (le rouge satanique et non alchimique) ... *²

* Cf. Le cinéma de la Matrice (2) La science réalité.

Cf. Symboles et artifices de la Matrice & Le chemin alchimique.


Accélération du Temps

La question de l’accélération du temps a-t-elle un sens ? Est-ce une perception qui ne repose sur aucun fondement autre que le trop-plein informationnel, ou trouve-t-elle sa justification dans le temps cyclique, le temps de la sagesse des " anciens " ?

 

Le temps cyclique

Le temps spiralé
Le temps spiralé

Toutes les anciennes doctrines civilisationnelles de sagesse enseignent la cyclicité du temps, soit un temps dégagé de tout hasard. Il répond en matière de vitesse à des conditions beaucoup plus vastes et profondes que la seule multiplication des moyens de communication à travers le monde. Les Mayas, par exemple, avec leur fameux calendrier (Cf. images ci-dessus), avaient compris et prévu le phénomène de l’accélération du temps, et savaient quelle signification lui accorder. Ils raisonnaient en temps " Kairos " et non " Kronos ", soit un temps cyclique et spiralé -un vortex sphéroïde - ordonné selon des sauts évolutionnaires successifs, survenant à un rythme croissant et suivant une logique itérative, un petit cycle reprenant le déroulement d’un grand cycle sur une durée toujours plus courte et plus rapide. Ainsi chaque changement de cycle consiste en un bond évolutionnaire, un saut qualitatif améliorant le degré d’autonomie des espèces et leur niveau de conscience.

Ces cycles reproduisent chacun un déroulement similaire en périodes d’égale durée, mais sur une période moindre d’un cycle à l’autre. De ce fait, à l’intérieur de chaque nouveau cycle, les événements sont beaucoup plus nombreux et surviennent à une cadence beaucoup plus élevée. C'est pourquoi l’accélération du temps découle du rythme accru auquel se succèdent les événements ainsi que de notre capacité accrue de réception et de traitement de l’information liée à ces événements.

Les quatre Yugas
Les quatre Yugas

C'est la même conception du temps qui se trouve dans la tradition hindoue, un temps qualifié par non seulement chaque phase d’un cycle temporel, mais aussi par la vitesse avec laquelle ces événements se déroulent. Il en découle que suivant les différentes phases du cycle, des séries d’événements comparables entre elles ne s’y accomplissent pas dans des durées quantitativement égales. Cela apparaît surtout nettement quand il s’agit des grands cycles, d’ordre à la fois cosmique et humain. Ils sont appelés les quatre Yugas, leur ensemble formant le Manvantara, le cycle de manifestation universelle. Ainsi les quatre Âges ou Yugas de l’humanité se déroulent à une vitesse croissante. Si l’on représente le Manvantara par un total de 10 unités, le premier Âge dure 4 unités, le deuxième en dure 3, le troisième 2 et le dernier ne dure qu’1 unité. Il s’agit, dans la tradition occidentale, de l’Âge d’or, l’Âge d’argent, l’Âge de bronze et l’Âge de fer.

Et c'est précisément pour cette raison que les événements qui se déroulent actuellement ont une vitesse dont les époques antérieures n’offrent pas d’exemple, vitesse qui va sans cesse en s’accélérant et qui continuera à s’accélérer ainsi jusqu’à la fin du cycle. Il y a là comme une " contraction " progressive de la durée, dont la limite correspond au " point d’arrêt " du cycle après lequel commence un nouveau cycle de manifestation. Un point d’arrêt dont personne ne connaît cependant avec exactitude la date, celle-ci ayant été abusivement considérée au 21 décembre 2012 par des prophètes modernes visiblement peu inspirés. Cela est au fond sans importance, puisqu’une date n’est qu’un point de repère. En l’occurrence, le point final auquel doit nécessairement aboutir l’accélération du temps ne sera pas un instant décisif et valable pour l’humanité entière en même temps, mais à un moment différent pour chaque individu. Chacun fera à sa manière l’expérience de ce point final, d’une manière progressive et nuancée aussi bien que d’une manière abrupte et fulgurante. Ce qui revient à dire que la " fin du temps ", ou plutôt la fin du cycle, obéit à une logique fractale, holographique, ce qui est parfaitement logique et cohérent.

L'évolution quantique selon les civilisations anciennes

Pour les Mayas, Grecs et Hindous, l’accélération du temps n’est qu’une conséquence logique de l’évolution de la vie, celle-ci suivant un rythme qui accélère par paliers successifs. Chaque nouveau cycle voit les événements se produire et se succéder, et les informations se transmettre et s’échanger, à un rythme vingt fois supérieur que dans le précédent. Le temps semble ainsi s’écouler plus vite.

Les différents niveaux d’organisation de la vie sont synchronisés pour favoriser l’évolution biologique. Ils sont au nombre de sept : l’atome, la cellule, l’être humain, la planète, le système stellaire, la galaxie et l’Univers. À toutes ces échelles, l’évolution procède par sauts, de manière synchrone. Ils constituent des effets de seuil, des brisures de symétrie, autrement dit des sauts quantiques. Ceux-ci au sens strict se traduisent par la réception, par un électron, d’un photon, qui modifie son orbite autour du noyau atomique et modifie donc la forme de l’atome. Un photon, comme tous les quanta, est avant tout une information - un bit -, c’est-à-dire une quantité d’information élémentaire. Un saut quantique est donc la même chose qu’un saut informatique, c’est-à-dire un saut informationnel constitué par un échange de bits informatiques, donc de fragments d’information. C’est ainsi que notre conscience reçoit et envoie de l’information, au sein même de nos atomes, qui sont en contact permanent avec le substrat quantique de l’Univers (les atomes, hormis le noyau et les électrons, sont vides de matière mais emplis de quanta virtuels, c’est-à-dire d’info et d’énergie virtuelles). Ce saut est déterminé par l’effondrement d’une fonction d’onde, qui contient un nombre infini de possibilités en superposition jusqu’à ce qu’un observateur fasse un choix bien précis. A ce moment il entraîne l’effondrement de la fonction d’onde, et provoque ainsi l’irruption d’un événement plutôt que d’un autre…

 

Le temps quantique

L’intrication quantique du temps et de l'espace est au cœur de la vie. C'est le grand apport scientifique du XX° siècle postulé par le physicien autrichien Erwin Schrödinger en 1926 (photo 1), mis en question par Einstein, Podolsky et Rosen en 1935 par le "paradoxe EPR ", démontré mathématiquement par le physicien nord-irlandais John Stewart Bell en 1967 (photo 2) et expérimentalement par le physicien français Alain Aspect en 1982 puis par le physicien suisse Nicolas Gisin, à plus grande échelle, en 1997 (photos 3 et 4).

Cette intrication entend que, dans certaines situations très particulières, deux photons qui ont interagi dans le passé ont des propriétés que leur distance mutuelle, aussi grande soit-elle, ne suffit pas à séparer. Ils constituent un tout inséparable même lorsqu’ils sont très éloignés l’un de l’autre : ce qui arrive à l’un des deux, où qu’il soit dans l’Univers, est irrémédiablement intriqué avec ce qui arrive à l’autre photon dans un autre lieu de l’univers, comme si un lien quantique, immatériel et instantané, les tenait ensemble. Les physiciens appellent cela le " principe de non-localité " : les quanta, entités subatomiques ondes et particules à la fois - ne sont localisables ni dans le temps ni dans l’espace, virtuellement présents à chaque instant et en tout lieu.

L’intrication signifie, entre autres, que le temps et l’espace n’existent pas à proprement parler. Ils ne sont que des virtualités, répondant — de même que toutes les variables qui définissent un état physique — à ce qu’on appelle une superposition d’états quantiques. À chacun de ces états qui sont, à l’état virtuel, en multitude indéfinie dans le monde quantique, peut correspondre une certaine réalité — n’importe quel événement — dans notre rapport espace-temps. Cette multiplicité d’états virtuels est régie par une fonction d’onde. C’est de l’écroulement de cette fonction d’onde - dite réduction du paquet d’ondes - que résultera l’émergence d’un certain rapport espace-temps. Quand la fonction d’onde s’écroule, un état parmi d’innombrables autres se voit actualisé, matérialisé dans notre monde. C’est ainsi qu’adviennent tous les phénomènes qui composent notre réalité : par autant d’écroulements de fonctions d’onde, survenant à une vitesse inimaginable.

Et c'est la conscience qui provoque l’effondrement de la fonction d’onde. À tout instant, en permanence, notre conscience fait s’effondrer les fonctions d’onde assurant la cohérence du monde quantique, provoquant la manifestation d’un phénomène dans notre monde classique, inscrit dans notre rapport spatiotemporel. À tout instant, chaque être humain génère sa réalité — qui est aussi la réalité — en faisant s’effondrer d’innombrables fonctions d’onde par le seul fait d’être conscient. Un état quantique (un tas de quanta…) est donc, en dernière instance, un bouillonnement d’informations virtuelles recouvrant une infinité d’états potentiels. Ces états ne peuvent se manifester — passer de l’état potentiel à l’état actuel — que sous l’action de notre conscience, celle-ci entraînant, instantanément, la cristallisation, soit le surgissement physique et spatiotemporel d’un certain nombre d’informations sous la forme d’un événement quelconque. Autrement dit, notre conscience crée le temps et l’espace, et tout ce qui s’y trouve, et tout ce qui s’y produit.

 

Le temps de la conscience

Le monde quantique est le monde de l’information à l’état pur. Cette information, sous forme de particules élémentaires en amont de l’espace et du temps, n’est pas encore devenue énergie en cours de transformation, ni encore moins matière. C’est le domaine de la métaphysique, soit au-delà de la physis, de la Nature. C’est le " champ du point zéro ", celui du vide quantique, l’a-matière, qui, s’il est bien vide d’énergie active - la matière noire - et de matière, est plein de tous les possibles, les informations virtuelles, latentes. C’est le champ unitaire ultime duquel émerge toute chose, l’" ordre implicite " du physicien David Bohm, ordre primordial duquel procède l’ordre explicite, notre monde *.

Il permet d'expliquer l’évolution de la vie procédant par sauts quantiques et informationnels, qui apparaissent aux plans physique, biologique et psychique comme des sauts évolutionnaires. Il explique de même l’accélération du temps, l’évolution se définissant par une augmentation des facultés cognitives des espèces. À chaque changement de cycle, il se produit un saut évolutionnaire, qui se répercute en temps réel sur toutes les formes de vie, quelles qu’elles soient et où qu’elles soient, sur Terre et dans l’Univers. Chaque saut évolutionnaire produit des effets nouveaux et différents, mais toujours dans le sens de la complexification et de la diversification de la vie, et de l’amélioration de l’autonomie et du niveau de conscience des êtres vivants, des organismes biologiques par rapport à leur environnement. Il en découle une conscience de soi accrue, un niveau d’intelligence de plus en plus élevé.

L’évolution, en améliorant notre intelligence et notre niveau de conscience au fil des âges, permet l’accélération de l’information et des événements, les deux étant corrélés. L’évolution elle-même est donc une accélération. Et elle a un sens, l’amélioration de notre conscience. Plus nous évoluons, plus et mieux nous sommes conscients. Voilà tout l’enjeu de la " transition " à l’œuvre de nos jours *², un développement qualitatif sans précédent de la conscience humaine. Un véritable saut quantique de la conscience.

* Cf. Univers en partage.

Cf. Fin de cycle (2) : la guidance éclairée de sa vie.

 

Accélération de conscience

Le temps s’accélère parce que nous recevons davantage d’informations, et parce que celles-ci constituent à proprement parler notre expérience de vie, soit notre temps vécu. C'est bien le passage entre une information extérieure et une expérience intérieure qu'accompli notre conscience qui est en est le seul et unique responsable.

 

Nature de la conscience

La conscience se situe à la frontière du monde quantique et du monde astrophysique classique. Elle est le processus intermédiaire qui manifeste les potentialités quantiques dans notre monde physique. Celui-ci s’articule en deux étapes.

La première est purement quantique. Elle mobilise des informations virtuelles, qui sont par définition impossibles à mesurer ou à déterminer. 

La seconde se traduit, de manière sensible, perceptible et de ce fait mesurable, par toute une série de phénomènes biologiques, électriques, magnétiques et chimiques qui font partie du fonctionnement normal de notre physiologie. Ils traduisent sur le plan physique et corporel le fonctionnement de notre pensée - le mental et l'intuition - et de nos sentiments et émotions associés.

Anatomie et fonction des cellules - Cliquer pour agrandir
Anatomie et fonction des cellules - Cliquer pour agrandir

Ainsi se forme dans notre cerveau une superposition d’états quantiques à l’intérieur des neurones, au travers des microtubules constituées de protéines appelées " tubulines ". Ils sont l’élément constitutif du cytosquelette, autrement dit l’ossature des cellules représentant le réseau nerveux et circulatoire des cellules. Dotés de leur intelligence propre, ils agissent comme les principaux médiateurs de la conscience, s’assemblant dans les neurones pour permettre et réguler les connexions synaptiques, lesquelles sont responsables des fonctions cognitives.

Une synapse, plus exactement une connexion synaptique, est proprement une émergence d’information et de conscience, sous la forme d’un signal électrochimique de nature électromagnétique via les tubulines qui véhiculent un certain nombre de bits quantiques, les étincelles synaptiques. Elles peuvent rester un certain laps de temps en état de superposition quantique, tandis que simultanément les microtubules présents dans le cerveau se trouvent entre eux en parfait état d’intrication.

C’est l’effondrement de la fonction d’onde régissant cet état de superposition qui entraîne le jaillissement d’un instant de conscience, quarante fois par seconde en moyenne. Entre chacun de ces flashes de conscience, tous les quarantièmes de seconde, nous sommes dans un état de pré-conscience, en amont de la conscience effective, en interaction directe avec le champ du point zéro. C’est là que le Soi supérieur, partie supra-consciente de l’âme, puise les informations à partir desquelles notre conscience construit notre réalité.

La fonction d’ondes effondrée, une certaine quantité d’informations se fait jour dans la conscience, et c’est ainsi que la réalité, en tout cas une certaine réalité, émerge à travers notre conscience et devient ce qu’elle est pour nous. La conscience n’est que le produit de l’effondrement de la fonction d’onde.

 

Dynamique du flux de conscience

La conscience obéit tant à une loi transcendante - la supra-conscience -, située dans une autre dimension que celle du vécu (la réalité tridimensionnelle), qu'à une loi physique, la gravité. A partir du moment où, au sein de la superposition quantique dans les neurones, la masse d’informations atteint un seuil critique, celui de la capacité maximale en l'état des neurones, la fonction d’onde s’effondre d’elle-même, sous l’effet de sa propre gravité.

Ce seuil est un " facteur objectif ", représenté par le mécanisme de la gravité quantique de Planck. Déterminant l’effondrement de toute cette superposition, il a pour but de préserver la cohérence du cerveau lui-même, dans la mesure où une superposition d’états trop nombreux finirait par déchirer la conscience entre plusieurs espace-temps, ce qui ferait basculer la conscience dans la sursaturation et le pétage de plomb. Cela évite ainsi à l'Univers de se scinder en de multiples univers différents, et de rester compact, comme une seule entité, celle de chaque conscience individuelle. Selon le physicien et mathématicien Roger Penrose, il s’agit de la seule possibilité physique de permettre l’existence de la conscience.

C’est aussi la seule façon, pour l’instant, d’expliquer scientifiquement l’accélération du temps., tout particulièrement quand, dans certains états de conscience non ordinaires, la fonction d’onde régissant la superposition d’états dans les neurones peut s’effondrer au-delà de quarante fois par seconde (quatre-vingts fois voire cent fois par seconde). Ainsi les moines chevronnés en méditation ou des athlètes en performance. Quand cela se produit, le monde extérieur peut sembler tourner au ralenti en comparaison. Ce n’est pourtant pas le monde extérieur qui ralentit, puisque les individus qui le composent restent presque tous à une moyenne de quarante moments conscients par seconde. En revanche, celui qui a soixante ou quatre-vingt moments conscients par seconde reçoit tellement plus d’informations que son propre temps vécu, lui, accélère. Avec un tel rythme de flashes conscients, la perception du monde extérieur est beaucoup plus élevée, fine et rapide, celui-ci semblant ralentir à mesure qu’on le perçoit plus vivement et plus intensément.

Autrement dit, plus notre conscience est rapide, plus le monde extérieur semble lent, plus notre expérience du temps s’accélère.

La théorie de Max Planck, ou le rayonnement thermique du corps noir

Cette théorie publiée en 1901 fut le premier pas vers la quantification de la lumière, qui sera confirmée par Einstein en 1905, celui-ci ayant introduit explicitement la notion de photon pour expliquer l’effet photoélectrique. Elle est basée sur l’existence de niveaux d’énergie dans les atomes et les molécules, considérés à l’instant où l'univers avait un âge de 10-43 seconde, avant lequel toutes les lois actuelles de la physique classique et quantique et des connaissances modernes ne sont plus valables. Ce niveau défini pour le temps, complété par la longueur de 10-33 centimètre pour l'espace, établit une barrière, appelée le " mur de Planck ". Elle est la limite actuelle de notre savoir, la frontière entre le monde physique et les aberrations mathématiques.

C’est pour la physique quantique l’unité de temps incompressible, la plus petite unité d’espace, la plus petite distance possible entre deux points dans l’univers ... une distance indivisible. A titre de comparaison, un seul atome d’hydrogène, qui est l’atome le plus répandu dans l’univers, est 10 millions de milliards de fois plus grand que cette distance de Planck... !

Le temps de Planck est la période dite de " Grande Unification " des quatre forces qui règnent dans notre monde : la force nucléaire forte (qui assemble les noyaux des atomes), la force nucléaire faible (qui régit la radioactivité), la force électromagnétique (qui agit entre les particules chargées électriquement) et la force de gravitation. A cet instant précis dit de Planck, la gravitation se sépare des trois autres forces et quitte le monde quantique. A partir de ce moment, elle cesse son action à l’échelle des particules. Il existe alors deux groupes distincts de forces, la gravitation et la force électronucléaire (forte, faible et électromagnétique).

Comme d’un côté l’ensemble de la population mondiale reçoit une quantité d’informations sans cesse croissante, qui accélère son rythme de temps vécu, et que d’un autre côté ce rythme dépend en fait surtout du nombre de flashes de conscience que nous avons chaque seconde, il en résulte dans les deux cas que la sensation d’accélération du temps dépend de l’information. Que ce soit à quarante ou à cent moments conscients par seconde, c’est bien la quantité d’information que nous intégrons à chaque instant qui module notre expérience de temps vécu.

 

Dynamique de l'éternel Présent

Si le champ dit de Planck, autrement dit le champ du point zéro, peut apparaitre comme le premier degré de l’Existence universelle, il n'en constitue cependant qu'un aspect limité sur lequel agit la conscience. De son dépassement dépend notre extraction aux limites du champ physique, et notre ascension de conscience * pour créer un nouveau monde.

* Cf. Le chemin de l'Ascension.

 

Le gisement de la conscience

Selon la loi physique établie, la " gravité quantique " qui provoque nos flashes de conscience par seconde ne peut se produire qu’au niveau défini par le temps et la longueur de Planck, soit le champ dit du point zéro. Il caractérise l'endroit où les bits quantiques se superposent dans les microtubules de nos neurones avant de se manifester en bits classiques.

Ces valeurs infinitésimales définissent l’état de l’Univers - son espace-temps - directement après le Big Bang établi par les scientifiques, constituant par là-même leur limite conceptuelle. Pour autant, ce mur de Planck n’est ni un espace, ni un temps, seulement des valeurs attribuées. L'étendue et la durée de l'Univers ne sont pas finies. Comme ce qui définit le temps et l’espace c’est précisément leur caractère fini et limité, dont découle leur mesurabilité, le caractère infinitésimal du champ de Planck correspondant, en sens inverse, à la grandeur incommensurable de l’Univers actuel, qui est, comme on le sait, en expansion croissante et tout aussi indéfinie.

L’étendue et la durée de l’Univers, qu’on les prenne au niveau du champ de Planck soi-disant originel ou au niveau de leur expansion actuelle, ne sont pas mesurables, pas nombrables, et donc sont indéfinissables en termes d’espace et de temps. Que ce soit dans l’ordre de la petitesse ou de la grandeur, en termes d’étendue et de durée, l’Univers est indéfini et incommensurable. C'est pourquoi certains considèrent que ce champ du point zéro *, qui échappe à toute tentative d’appréhension rationnelle, constitue le divin en tant que tel, le domaine " informel " ou " spirituel " de la manifestation universelle. Ce monde informel/spirituel est l’origine et le producteur du monde formel, lequel contient le monde subtil - psychique ou animique - et le monde corporel (physique), qui sont les deux autres degrés fondamentaux de l’Existence universelle. Dans ce domaine informel, toutes les formes sont à l’état potentiel et indifférencié, non encore existantes, dans une homogénéité parfaite.

C’est là que se trouve l’information à l’état pur, dans une superposition absolue d’états quantiques virtuels, en multitude indéfinie, régie par une seule et unique fonction d’onde recouvrant tous les mondes possibles et imaginables — ou pas encore imaginés —, toutes les formes de vie psychiques ou corporelles dans l’Univers… C’est vis-à-vis de cette source ultime et absolue que notre conscience sert de transducteur, d’interface, puisant une masse invraisemblable d’informations, qui bouillonnent dans nos neurones en attendant le point de rupture, la " valeur de seuil " au-delà de laquelle nos neurones seraient court-circuités par l’excès de données. C’est cet état de conscience qui, ensuite, enclenche automatiquement tous les processus électrochimiques de nature classique qui actionnent nos neurones, lesquels projettent finalement dans notre cerveau l’hologramme à trois dimensions que nous appelons " réalité ".

* Les anciens l'appelaient l'éther. Aujourd'hui il y a pléthore de noms pour désigner la même chose : énergie noire ou sombre, énergie nucléaire faible, énergie du vide, énergie libre, champ unitaire ultime, matrice divine. Les bouddhistes l’appellent la " grande toile d’Indra " qui maintient l’univers. 

 

L'abolition du Temps

Si l'Univers est un champ en constante évolution à travers sa respiration - expansion/rétractation -, il exclut derechef toute fin, la linéarité supposée du temps étant une illusion - une " absurdité logique " - d'une conscience encore limitée. D'autant plus par sa nature d'intemporalité.

Selon l'axiome hermétique que " tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ", cet instant créateur de conscience qu'est l’effondrement de la fonction d’onde dans nos neurones peut être transposé à l’échelle macrocosmique. Ainsi l’accélération croissante à la fin d'un cycle aboutit à un " point d’arrêt ", une valeur limite. Au-delà de cette limite, l’humanité repart pour un nouveau cycle. En fait, c'est plus justement une nouvelle humanité, passée à un niveau supérieur de conscience, qui commence son cycle. S'il ne s'agit aucunement de la fin des temps, c'est la fin d'un temps, en l’occurrence la fin du temps Chronos, mécanique, artificiel, rigide et figé, pour le temps Kairos, organique, naturel, souple et mouvant.

C'est alors la sortie du temps physique, spatial, et l'entrée dans le temps biologique, conscient et vécu. En d'autres termes l’avènement de l’" éternel présent ", le pouvoir du moment présent, bien décrit par l'auteur spirituel Eckhart Tolle (photo 1) *, dans le droit fil des enseignements de l'auteur indien Jiddu Krishnamurti (1895/1986 - photo 2). Le passé et l’avenir cessent simplement d’exister à la conscience humaine qui s'est éveillée et a changé de dimension. En nous libérant du tiraillement incessant, stérile et aliénant entre la mémoire — qui, seule, fait vivre le passé — et la projection — qui, seule, fait exister le futur —, nous sommes devenu pleinement conscient du présent, immergé dans l’instant présent. Dans cet état, on n’a plus besoin ni envie de faire revivre le passé en se remémorant des souvenirs, ni de faire surgir le futur en projetant des situations hypothétiques. Délivré de la tension épuisante entre l’avant et l’après, il ne reste que le pendant, l’instant présent, là où tout se passe. On est là, entièrement disponible pour le présent, sans réaction, toujours prêt à l’action. On n’est plus dans la réaction par rapport à une mémoire ou une anticipation, mais dans l’action, en phase, en sympathie, en parfaite syntonie (ces trois termes au fond sont synonymes) avec le présent.

C’est cet état que Krishnamurti  a décrit tout au long de sa vie, en parlant de " cette dimension en laquelle il n’y a pas de conflits et pas de temps ". C’est aussi le sens de son célèbre dialogue avec le physicien états-unien David Bohm (1917/1992 - photo 3), justement intitulé Le Temps aboli (1989), rejoignant ce que l'auteur états-unien Gregg Braden (photo 4) appelait, dès 1994, "l’éveil au point zéro ".

* Cf. Eckart Tolle, écrivain et conférencier allemand, " Le pouvoir du moment présent " (1997).

 

La transition en cours

La période de transition actuelle * que nous ressentons est celle de la fin de la précession des équinoxes, soit le grand cycle cosmique de 25.920 ans (deux " Grandes Années platoniciennes " de 12.960 ans). Il est corrélé au fonctionnement de la conscience comme à la biologie de l'être humain qui, sur la base d’une moyenne de 18 respirations par minute, respire 25.920 fois par jour.

Dans cette période, qui correspond à la fois à la fin d’un Âge (ou d'une ère) et au début d’un autre, la Terre et l’humanité sont alignées sur un phénomène galactique dont nous connaissons mal les tenants et les aboutissants. Pour mieux l'appréhender, il est nécessaire d’admettre que notre galaxie d'appartenance, la Voie lactée, est elle aussi un être vivant, doté d'une conscience, au même titre que toute planète et toute étoile constitutives du treillis cosmique.

Si les humains sont connectés au " point zéro " par la conscience à travers les atomes et cellules, la Voie lactée se connecte de la même façon au point zéro par le noyau dans l’atome. Ce point de connexion est le cœur de tous les éléments et créatures de l'Univers : le centriole dans la cellule, le chakra du cœur chez l'humain, le cristal central dans la Terre, le Soleil dans le système solaire et le trou noir central dans la Voie lactée, nommé Sagittarius A*, un trou noir supermassif identifié en 2002.

* Cf. Prophétie du changement.

Sagittarius A*
Sagittarius A*

Le trou noir, agent de liaison

Par-delà sa définition physique, un trou noir est un formidable phénomène métabolique d’acquisition et de restitution d’informations, un colossal mouvement d’aspir et d’expir cosmique, de condensation et de dissipation, de contraction et de dilatation à l’échelle galactique. Il s’apparente ainsi à un phénomène de conscience, qui comme par les microtubules des neurones, permet l'intégration d’informations, la superposition d’états, l'effondrement de la fonction d’onde et la manifestation d’informations à travers un jaillissement de conscience. Seule la dimension du corps change, deux ou trois millions de fois plus massif que le Soleil.

Tout comme la conscience, une étoile supermassive s’effondre lorsqu’elle atteint un seuil critique. La masse d’informations sous forme de gaz et d’énergie qu’elle contient se cristallise alors en un trou noir, qui va ensuite expulser cette formidable quantité d’informations sous la forme d’un phénoménal jet de gaz et d’énergie qu’on appelle " fontaine blanche ", lequel va entraîner la création de corps physiques - des étoiles et des systèmes stellaires entiers - loin dans l’Univers. La formation d’un trou noir au centre de la galaxie marque ainsi le terme inévitable de l’effondrement gravitationnel de tous les astres massifs, pour donner naissance à d’autres mondes et à d’autres formes de vie dans l’Univers à des millions d’années-lumière.

Il procède de la même manière que l’effondrement de la fonction d’onde neuronale entraînant le jaillissement de la réalité physique à l’échelle individuelle. Et comme l’échelle spatiotemporelle est tout autre que la nôtre, le flash de conscience produit par Sagittarius A* durera nécessairement plus longtemps qu’un quarantième de seconde… Ceci étant, nous ignorons en l'état quand précisément le trou noir a commencé à émettre son flux informationnel, et quand il prendra fin...

 

Le bond de conscience en cours

L’alignement de la Terre avec le trou noir central de la Voie lactée est désormais sur rails. La Terre se trouvant dans le " flux de conscience " créé par le rayonnement du trou noir central, il en découle un flot d’informations inédites, projetées dans une immense expiration par ce cœur cosmique qu’est le trou noir de notre galaxie. Pour les recevoir et les comprendre, il est indispensable de leur faire de la place au sein de notre propre champ de conscience, de leur ouvrir une disponibilité au sein de notre esprit comme de notre cœur, d'autant qu'elles sont porteuses de potentialités nouvelles pour l’humanité.

Nous sommes entre la fin d’un Âge et le début d’un autre, et ce changement de cycle concerne la Voie lactée toute entière. Si la Terre se trouve exactement placée dans le champ de ce flash d’intelligence divine alors que nous achevons un cycle de 25.920 ans, ce n’est pas pour rien : l’Univers met ainsi à notre disposition les informations inédites nécessaires à l’entrée de l’humanité dans un nouvel Âge, ou l’avènement d’un nouveau stade d’humanité. Celle-ci a l’occasion d’accomplir le plus grand bond évolutionnaire de son histoire dans l’Univers, d’élever plus haut que jamais son niveau de conscience. C'est pourquoi nous avons à purifier et élever notre propre conscience individuelle, et par-là même notre conscience collective, pour changer de niveau de conscience comme de niveau de réalité actuellement prédominants.

Les perspectives ouvertes par ce phénomène grandiose, du fin fond de nos atomes au cœur de la galaxie, sont faramineuses. Ce n’est rien moins qu’une nouvelle humanité qui est sur le point d’émerger. Une humanité qui, en dépassant les limites de l'égo-mental en mode " Service de Soi ", peut développer une conscience non plus dualiste et séparative, mais holiste et intégrative. Une conscience en mode " Service d'Autrui ". Plus qu’une nouvelle ère, c’est donc bien d’une nouvelle humanité qu’il s’agit. Une humanité intégrale, où les polarités du masculin et du féminin seraient équilibrées, où nos deux hémisphères cérébraux seraient en phase, et où chaque individu aurait pleinement conscience d’être uni à l’ensemble de l’Univers. C'est tout l’enjeu de la transition actuelle.

 

Cyclicité " hystéroïdale "

La violence des peuples conduisant à la " dissolution révolutionnaire " semble bel et bien correspondre à des cycles prévisibles, dont la raison d'être est un rôle positif et régénérateur sur les plans individuel, sociétal, et cosmique, tout étant intriqué. Ce cycle, de nature " hystéroïde " (hystérique traduisant une pathologie humaine), est celui qui se manifeste, dont nous pouvons observer actuellement les effets, et qui nécessite un changement profond de conscience pour ne pas en subir et vivre les affres ravageuses.

 

Dissolution révolutionnaire

Le psychiatre polonais Andrew Lobaczewski (1921/2008 - photo 1) a décrit dans son ouvrage Ponérologie politique le concept de " cycle hystéroïde " qui affecte l'humanité pour cause d’un déséquilibre fondamental dans son rapport à la nature. Ce déséquilibre contre-existentiel conduit l'être humain à recourir à la force sur les autres, compte-tenu de son impossibilité à accomplir sa vision hédoniste du bonheur, voyant l'alternance chaotique de temps heureux et de temps malheureux. C'est ce que d'une autre manière le poète, théologien et philosophe allemand Johann Gottfried Herder (1744/1803 - image 2) avait théorisé pour les nations, entre phases de jeunesse, de maturité et de déclin. Selon lui, il y aurait deux histoires de l’humanité, l’une qui commence avec la civilisation égyptienne et décline avec la décadence de l’empire romain, l’autre qui commence avec les invasions barbares et décline avec l’excessive intellectualité des " Lumières ". Il prédisait même de nouveaux barbares, ou semi-barbares venus d’Asie, qui balaieraient la civilisation exténuée des Lumières et succéderaient aux Européens actuels.

Les facteurs de ces déclins historiques sont livrés par le psychologue social Gustave Le Bon (1841/1931 - photo 3) dans son travail sur la psychologie des foules. Selon lui, les masses agissent instinctivement de manière organisée, en prenant la forme d’un être vivant provisoire, qui peut être guidé par des influences d’ordre totalitaires. Cet être vivant semble dirigé non pas par son cerveau mais par la moelle épinière. Les foules, subissant aisément toutes les suggestions, sont excessivement crédules, les conduisant à établir facilement des mythes éphémères, et se retrouvant toujours dans un état de servitude. Leur force brutale, passagère, mais immense, est fatalement mise au service d’une autorité forte. Aussi leur violence se prêterait particulièrement bien à l’autoritarisme et à l’intolérance. Toutefois, leur anarchie est seulement passagère, puisque " les foules se dirigent d’instinct vers la servitude "...

Quant à la journaliste, essayiste et réalisatrice canadienne Naomi Klein (photo 5), elle met en avant une méthode dans son essai de 2007 The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism qu'elle nomme " stratégie du choc ", actuellement à l’œuvre dans le gouvernement des foules. Celles-ci sont traumatisées, pour qu’une fois éclatées dans un chaos psychologique, leurs soubresauts de violence s’engouffrent dans les voies tracées d’avance par l’élite autoritariste et esclavagiste aux commandes. Se dissimile ainsi derrière ces opérations de destruction des cultures une volonté de diviser pour régner en puisant dans les réflexes de survie populaires souvent irrationnels. Selon Naomi Klein, " les partisans de la stratégie du choc croient fermement que seule une fracture sociale – une inondation, une guerre, un attentat terroriste – peut produire le genre de vastes pages blanches dont ils rêvent. C’est pendant les moments de grande malléabilité – ceux où nous sommes psychologiquement sans amarres et physiquement déplacés – que ces artistes du réel retroussent leurs manches et entreprennent de refaire le monde ". L'exemple de la manière dont a été appliquée la stratégie du choc dans les pays d’Amérique latine, avec l’aide généreuse de la CIA, est à ses yeux explicite.

Si la violence est présentée comme purifiante, cette pseudo-catharsis est lamentablement impuissante, type même de la fausse solution. La violence pseudo-révolutionnaire représente l’expression la plus choisie de l'ordre " bourgeois " qu’elle se donne l’air de saborder, 1789 ou Mai 1968 étant emblématiques pour la France. Après l’orage momentané qui fait exploser soudain les cadres sociaux, balaie dans la brusque tempête les hiérarchies et les convenances, bouscule conventions et cloisonnements, les Veto et les Impératifs tout puissants se reconstituent. C'est tout le mécanisme d'instauration du Nouvel Ordre Mondial en ce cycle hystoréïdal *.

* Cf. Prophétie du changement.

Dévoiement révolutionnaire

Le philosophe russe Nicolas Berdiaev ou Berdjaev ou Berdiaeff (1874/1948 - photo 1) a théorisé dans ses ouvrages sur la nature révolutionnaire.

Si d'un côté les révolutions poursuivent de grands buts - l’affranchissement de l’homme de l’oppression et de l’esclavage -, et que ceux qui préparent la révolution sont des hommes héroïques, capables de sacrifier leur vie à une idée, les révolutions une fois qu’elles ont triomphé détruisent la liberté, sans en laisser la moindre trace, s’en méfiant plus qu’on ne s’en méfiait avant la révolution, et ses auteurs, une fois installés au pouvoir, devenant féroces, cruels et se déshonorant en versant le sang humain.

C'est ainsi que le révolutionnaire d’avant la révolution et le révolutionnaire tel qu’il se montre en pleine révolution apparaissent comme deux hommes différents, au point que le visage lui-même semble avoir changé. Les horreurs qui accompagnent les révolutions ne font pas partie des buts qu’elles poursuivent. Ces buts se réduisent à l’instauration du règne de la justice, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et d’autres grandes valeurs. Les horreurs ne sont inhérentes qu’aux moyens. Une révolution veut triompher à tout prix. Or, le triomphe ne s’obtient que par la force, et la force se transforme facilement en violence. C’est dans leur attitude envers le temps que les révolutionnaires commettent une erreur fatale qui consiste à ne voir dans le présent qu’un moyen en vue de l’avenir considéré comme fin. Aussi se croit-on autorisé à user à l’égard du présent de violence et d’asservissement, de cruautés et de massacres, en réservant la liberté et l’humanité pour l’avenir, en transformant le présent en une vie de cauchemar, et en préparant pour l’avenir une vie édénique.

Mais le grand secret consiste justement en ceci que le moyen est plus important que la fin. Ce sont justement les moyens qu’on emploie, le chemin qu’on suit qui révèlent l’esprit dont les hommes sont animés. C’est selon la pureté plus ou moins grande des moyens et du chemin qu’on peut juger de la nature ou, plutôt, de la pureté de l’esprit. Cet avenir qui doit soi-disant voir la réalisation de buts si élevés ne viendra jamais, il ne sera jamais débarrassé des moyens dont on a usé pour l’édifier. La violence n’aboutit jamais à la liberté, la haine n’engendre jamais la fraternité, et la négation de la dignité humaine chez ceux à qui nous sommes hostiles n’aboutira jamais à l’affirmation générale de la dignité humaine. Il se produit toujours, entre les moyens et les fins, une rupture qui ne peut se produire dans l’expérience authentique. La fatalité d’une révolution consiste en ce qu’elle aboutit inévitablement, nécessairement à la terreur, qui équivaut à la perte de la liberté de tous et de chacun.

Une révolution débute en pureté, elle proclame la liberté. Mais au fur et à mesure de son développement intrinsèque, et sous l’action de la fatale dialectique qui lui est immanente, la liberté disparaît, pour faire place au règne de la terreur. La peur d’une contre-révolution s’empare d’elle, et cette peur lui fait, pour ainsi dire, perdre la tête. Cette peur augmente à mesure que la révolution remporte des victoires, et elle atteint son maximum lorsque le triomphe de la révolution est définitif. C’est là le paradoxe de la révolution, mais aussi, et peut-être dans une mesure plus grande, le paradoxe de la victoire en général. Le vainqueur, au lieu de se montrer généreux et humain, devient cruel et impitoyable, assoiffé de destruction. La victoire est une des choses les plus terribles dans ce monde. Malheur aux vainqueurs, et non pas aux vaincus. On pense également que les vaincus deviennent des esclaves, sans faire attention à un phénomène plus profond, celui des vainqueurs devenant esclaves. Le vainqueur est l’homme du monde le moins libre, il est un homme asservi, sa conscience est obscurcie. La terreur est une des manifestations les plus basses de la vie humaine, conséquence de la chute de l’homme qui a perdu jusqu’à l’apparence humaine. Celui qui pratique la terreur cesse d’être une personne et tombe au pouvoir des forces démoniaques. La terreur est un produit de la peur, le triomphe des instincts d’esclave. Et elle comporte un monstrueux mensonge, elle ne saurait se maintenir sans le recours à des symboles mensongers. La terreur révolutionnaire et la terreur contre-révolutionnaire sont les deux faces d’un seul et même phénomène, et l’on peut dire que cette dernière est d’une qualité encore plus basse et moins justifiée. La fatalité d’une révolution consiste en ce qu’elle porte toujours en elle le germe du césarisme, qui n’est pas autre chose que la tyrannie des masses. Toutes les révolutions ont fini par le césarisme, car la peur ne peut donner lieu à rien de bon. Le César, le dictateur, le tyran sont des enfants de la terreur et de la peur. Telles sont toutes les révolutions qui ne sont pas d’ordre spirituel, qui s’appuient sur le monde objectivé, c’est-à-dire sur le monde ayant perdu la liberté.

La thérapie carnavalesque

L'auteur René Guédon (1886/1951 - photo) explique la vertu thérapeutique du carnaval dans l'évacuation des tensions, des dynamismes, des forces brutes qui se cristallisent selon des voies, des modèles, et des structures, et ce au sortir de l’hiver où elles ont été emmagasinées, contenues. Il y a invariablement dans les fêtes de ce genre un élément " sinistre ", " satanique ", qui précisément plaît au vulgaire et excite sa gaieté. Il consiste à donner satisfaction aux tendances de l’" homme déchu ", ces tendances le poussant à développer surtout les possibilités les plus inférieures à son être. C'est en cela que réside la véritable raison d’être des fêtes en question, à savoir " canaliser " en quelque sorte ces tendances afin de les rendre aussi inoffensives qu’il se peut par l’occasion donnée de se manifester, mais seulement pendant des périodes très brèves et dans des circonstances bien déterminées, et en assignant ainsi à cette manifestation des limites étroites qu’il ne lui est pas permis de dépasser.

Le carnaval * a bel et bien un aspect profanatoire, celui de rendre indiscernable les seuils de partage entre le sacré et le profane, le lointain et le connu, le sale et le propre, etc. Comme le désordre est présent dans tout le cours de l’existence, nous vivons dans un carnaval perpétuel. Aussi le carnaval se caractérise par un renversement de la hiérarchie sociale lorsque le " cerveau " de la société - la classe dirigeante - ne remplit plus son rôle polarisateur et spirituel. Commence alors un inévitable processus de décomposition.

* Le carnaval serait une réminiscence d’anciennes pratiques liées à la figure du Cerf mythique, le dieu Cernunnos (image 3). L’homme, héritant des pouvoirs du dieu Père, assurait le retour du printemps. Le cerf livrait d’ailleurs un féroce combat contre un serpent dans le Gargantua de Rabelais.

 

Le poisson pourrit toujours par la tête

Les princes gouvernants, sans considérer la stupidité ou l’intelligence, la sagesse ou l’incompétence de leurs conseillers, cherchent uniquement des sujets loyaux afin qu’ils agissent pour eux et promeuvent seulement des prétendus sages afin qu’ils les assistent. Ainsi se sont succédé inlassablement depuis des millénaires des destructions de royaumes et des ruines de familles, sans qu’on ne voie jamais des princes sagaces ni des États bien gouvernés pour et par le bien commun, soit l'intelligence du cœur alliée à celle de l'esprit. En somme, comme le veut le proverbe chinois, " le poisson pourrit toujours par la tête ". Les stoïciens pensaient également que le corps social, comme un être vivant, avait une cohérence interne susceptible d’être dégradée. Les sociétés ont de ce fait leur structure osseuse, leurs organes, et différentes parties qui nécessitent pour leur bon fonctionnement une communication fiable. Lorsqu'elles ne prennent pas soin de toutes ces parties, elles sont comparables à un être humain qui ne vit pas de façon optimale. Pire encore, quand une société s’en prend à certaines parties d’elle-même, elle se comporte de manière irrationnelle du point de vue de la rationalité cosmique. Ce type de comportement mène ultimement à la perte du corps. C'est ce qui fait que d’un point de vue historique l’humanité semble n’avoir jamais arrêté de s’auto-mutiler, et d’être la proie des infections et des parasites.

Pour de nombreux philosophes grecs tout comme pour le philosophe arménien Georges Gurdjieff (1866/1949 - photo 1), cette tendance à l’autodestruction a pour conséquence de provoquer une réaction naturelle de la part de l’univers, processus d’équilibrage à l’échelle planétaire sous la forme de catastrophes naturelles. Cette idée traditionnelle d’une résonance entre la société et l’univers semble appartenir à une tradition ayant eu une connaissance profonde de ces forces primales et subconscientes présentes à la fois dans la nature et l’être humain. Et les indices sur la décadence de notre civilisation et la déchéance des sociétés humaines qui la composent sont nombreux : incrédulité religieuse et crédulité mystique ; effets néfastes de l’enseignement officiel ; abus des plaisirs par la crainte de l’avenir ; fétichisme ; matérialisme notamment technologique exacerbé ; incertitude du lendemain ; méfiance et défiance généralisées ; la mode et ses caprices révélateurs ; les initiés inconnus gouvernent seuls ; le mystère pèse sur les consciences.

C'est également le constat découlant de la théorie de l’univers électrique, qui établit la relation entre les tempêtes solaires, les conflits, guerres et meurtres, confirmant la découverte du scientifique russe Alexander Chizhevsky (1897/1964 - photo 2) en 1915. Selon lui, à la fin de chaque cycle solaire de 11 ans, il y a plus de soulèvements, de rébellions, de révolutions et de guerres. L’explication tiendrait au fait que la force magnétique " initie une hystérie collective généralisée et un degré de psychose incontrôlable ", car ce champ magnétique provoquerait des changements dans la chimie du cerveau. Ces observations ont été confirmées par les docteurs Becker * et Freedman qui pensaient que " l’intensité de l’activité solaire conduisait à des bouffées délirantes massives et psychotiques ".

* Le Dr Robert Becker (photo 3) fut un pionnier de la recherche et un expert de premier plan dans le domaine de l'électricité biologique. Deux fois nominé pour le Prix Nobel, Becker a également été professeur titulaire à l'Université d'État de New York.

Le tourbillon de la mort

Le lien établi par le célèbre savant russe Alexander Chizhevsky entre l'état psycho-émotionnel de l'humanité et les tempêtes solaires qui déclenchent des conflits, les guerres et la mort a été depuis maintes fois confirmé par nombre de scientifiques. C'est ainsi que le professeur Raymond Wheeler de l'Université du Kansas a appliqué un système numérique de classement pondéré durant les années 1930 à des guerres et des batailles distinctes sur une durée de 2.500 ans corrélées avec un cycle solaire de 11 ans. Il démontre sans conteste que lorsque ce dernier a atteint un sommet, il en découle agitation, révoltes, rébellions, révolutions et guerres entre les nations. Par exemple en 1990, la hauteur maximum solaire s'est traduite avec l'envahissement du Koweït par l'Irak suivi de l'entrée en guerre des États-Unis. Puis, 11 ans plus tard, les attaques du 9 septembre contre New York et Washington DC ont été suivies par deux guerres en succession rapide : l'Afghanistan et l'Irak nouveau. A la fin de   2010, les perturbations du champ magnétique de la terre se sont traduites par les troubles en Tunisie, en Égypte, au Yémen, à Bahreïn et en Arabie saoudite, avant que de s'étendre à la Syrie, la Libye, l'Iran et la Chine. L'Europe n'a pas été épargnée, avec un malaise général constaté dans le Royaume-Uni et la France, la Grèce, l'Espagne. Même les États-Unis ont vu des foules en colère se lever dans l'État du Wisconsin.

Beaucoup de recherches au cours des années 70 ont montré que l'interaction du champ magnétique avec le cerveau électrochimique de l'homme affecte profondément les mécanismes psychologiques, et faisant apparaitre d'anormales oscillations hormonales. Le monstre magnétique déclenche une hystérie de masse en général et un degré de psychose incontrôlable.

Le cycle solaire de 24 ans s'avère quant à lui le pire possible. La NASA et d'autres agences spatiales à travers le monde ont d'ailleurs mis en garde à ce sujet. Prévu pour être violent, imprévisible, il a été calculé pour atteindre une intensité maximale à partir de 2011, couplé avec des catastrophes naturelles liées au déplacement du pôle magnétique *.

* Cf. Vérité climatique.

 

L'annonce des temps " malheureux "

De toute évidence, la société occidentale est dans une phase descendante, déjà perçue par le philosophe allemand Oswald Spengler (1880/1936 - photo) dans son Déclin de l’Occident (The Decline of the West) paru en 1922, et que l'industrie cinématographique ne cessera de relayer dans sa programmation *.  Elle s’approche d’un " état hystérique " généralisé, passant en premier lieu par le rejet de ses racines, dont les valeurs chrétiennes - même dénaturées *² de leur sens profond -, constituaient jusqu'alors la base. Essayant à l'image de l'Oncle Sam d’exporter agressivement leur modèle prédateur à travers le monde, elle n'a cessé d'ouvrir un chemin direct à la dégradation et au primitivisme, aboutissant à une profonde crise démographique et morale. La période de " temps heureux " d'après Seconde Guerre mondiale n'a été qu'un leurre, conduisant béatement la génération actuelle à ne pas connaître la guerre, à s'engouffrer à corps perdu dans le consumérisme, à baigner dans le progrès technologique, et à cultiver l'insouciance.

Ce cycle de temps paisibles a favorisé un rétrécissement de la vision du monde et une augmentation de l’égotisme, qui ont conduit les sociétés à devenir progressivement sujettes à l’hystérie, pour aboutir au stade final décrit par les anciens comme certains historiens, qui finit par produire les temps d’affliction et de confusion qui ont duré des millénaires et qui n’ont pas encore pris fin.

* Cf. Le cinéma de la Matrice (2) La science réalité.

Cf. L’Église romaine décodée & Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen.

Tous ces signes avant-coureurs ne sont pas sans rappeler l’Atlantide de Platon où l’on retrouve la même orgueilleuse insouciance. Dans le Critias, Platon décrit d’abord que la présence du " principe divin " et de la vertu chez les rois atlantes permit le développement de leur civilisation, avant que d'entrer dans une phase d’involution, associée à la perte de ce " principe divin ". Incapables désormais de supporter leur prospérité présente, ils tombèrent dans l’indécence.

Le cycle hystéroïde est donc lié à des symptômes précis prédictifs des temps malheureux. Parmi eux se trouvent :

- L’affaiblissement des capacités intellectuelles : rejet des efforts mentaux, moins bonne compréhension des lois complexes de la vie. Ceux qui réfléchissent et émettent des doutes sont qualifiés de trouble-fête au mieux, sinon de complotistes et conspirationnistes. Ce déclin de l'intelligence de l'humanité ne cesse désormais d'être attestée, et ce ne sont pas les gesticulations d'une République soit-disant en marche qui en arrêteront la chute compte-tenu du conformisme académique et du verrou médiatique.

- Le délitement des relations intersubjectives : désintérêt envers son prochain, désintérêt pour l’étude de la nature humaine et de la personnalité, appauvrissement psychologique, qui témoignent d’un renforcement de l’égo et du narcissisme.

- L’appauvrissement de la vie intérieure : perte de la nécessité de la réflexion profonde, de l’introspection, associée à des déviances psychologiques et à une hyperactivité sociale, ce qui conduit par voie de conséquence à une dégradation de la vie morale (dégradation progressive des valeurs morales, intellectuelles et personnelles).

Ces signes font indéniablement penser à l’état de conscience des foules tel que décrit en trois points par Gustave Le Bon : irresponsabilité, contagion des passions, suggestibilité. Ce qui semble fondamental au-delà de ces symptômes, c’est que la pensée elle-même se voit affectée. Quand l'écrivain anglais George Orwell (1903/1950) déclare qu’en " des temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire ", Andrew Lobaczewski rajoute que " la vérité devient immorale ". Il en découle que l’imagination et la créativité sont bridées, et le progrès dans tous les domaines de la vie, de la culture aux technologies, en passant par l’économie, sans oublier la politique, est étouffé. De ce fait, le frein à l’évolution des structures politiques et des institutions sociales accroît l’inertie administrative et le mécontentement de ceux qui en sont victimes. Il y a donc une réaction en cascade, prédictive de la chute.

L'effondrement des sociétés complexes

L'anthropologue et historien américain Joseph Tainter a étudié dans son livre The Collapse of Complex Societies (L’effondrement des sociétés complexes) l’effondrement des civilisations Maya et Chaco et de l’Empire romain, en termes de théorie des réseaux, d’économie de l’énergie et de théorie de la complexité. Selon lui, le processus d’effondrement est souvent bénéfique pour les populations, puisqu’il permet de réduire la complexité des systèmes. L’effondrement est donc recherché comme une tentative révolutionnaire de revitalisation sociale, laquelle advient à la fin d’un processus en plusieurs étapes :

1. Les sociétés humaines sont des organisations faites pour résoudre les problèmes.

2. Les systèmes sociopolitiques ont besoin d’énergie pour se maintenir.

3. La complexité accrue porte en elle des coûts accrus par habitants.

4. L’investissement dans la complexité sociopolitique, en tant que réponse à la résolution des problèmes, atteint souvent un point de rendements marginaux décroissants.

5. À mesure que le rendement marginal de l’investissement dans la complexité décline, la société investit toujours plus lourdement dans une stratégie proportionnellement moins rentable. Il faut alors faire face aux poussées de tensions en dehors du budget de fonctionnement courant.

6. Les rendements marginaux décroissants font de la complexité une stratégie d’ensemble de moins en moins séduisante, si bien que des parties d’une société perçoivent un avantage croissant à une politique de séparation ou de désintégration. Logiquement, divers segments de la population accroissent leur résistance active ou passive, ou tentent ouvertement de faire sécession.

 

L'indispensable transmutation intérieure

Depuis cinq ou six décennies, selon les mesures effectuées, la magnétosphère terrestre se réduit. Ce phénomène n’est pas inconnu, bien qu’il ne soit pas fréquent. Il précède en effet l’inversion des polarités magnétiques de la Terre, inversion qui se serait déjà produite plusieurs fois lors des 4,4 derniers millions d’années.

Le champ magnétique terrestre est en quelque sorte un champ morphique que l’on retrouve chez toutes les formes de vie, y compris dans nos cellules. Ceci entend que le champ magnétique de toutes nos cellules est en train de descendre à un très bas niveau. Or ce champ magnétique cellulaire est le champ qui contient notre mémoire individuelle, hologramme de notre mémoire entière. En effet, comme notre conscience est loin d’être localisée dans le cerveau, et qu'elle est distribuée de manière fractale dans toutes les cellules du corps, nous retrouvons dans celles-ci nos mémoires, tout particulièrement les mémoires traumatiques qui nous limitent même si nous n'en avons pas conscience.

A partir du moment où le champ magnétique terrestre comme cellulaire baisse, elles sont relâchées et émergent à la surface de la conscience. A condition d’être accueillies et acceptées, elles peuvent être libérées et retourner dans le champ du point zéro. C'est pourquoi la chute du magnétisme représente l’occasion de se défaire des charges karmiques, des conditionnements (émotionnels et mentaux) qui pèsent dans notre subconscient et qui obstruent l’accès de notre conscience au centre originel de l’être.

L'enseignement alchimique

Le lien entre violence (celle de l'actuel cycle) et purification intérieure se retrouve en alchimie *. En laboratoire (alchimie opérative) les opérations de purification sur la matière première, comparée à un dragon écailleux, se font dans la violence de l’action ignée qui voit les portions adustibles (qui peuvent être brûlées) du corps se détruire, seules les parties pures, inaltérables, résistant. Car dans ce combat le dragon qui nous oppresse doit être réduit au silence si l’on veut s’emparer des richesses qu’il protège. On fait ainsi de la matière première, poison violent, une grande médecine.

Il en est de même à un niveau social, où un état organique, métastable, permet, grâce aux tensions déployées, l’apparition d’un nouvel agencement, plus harmonieux et plus efficace. Ainsi la violence devient force, qui est une des quatre vertus cardinales de la philosophie antique.

Simplement cette possibilité d’un certain futur, pour ne pas reproduire le changement d'apparence, de surface, doit être lié à un changement radical de conscience, seul à même de permettre la création d'une nouvelle dimension de réalité différente de la cyclicité entropique de la Matrice involutive de 3ème dimension terrestre.

* Cf. Le chemin alchimique.

Ce cycle extérieur inévitablement douloureux constitue une opportunité incomparable de révéler la créativité qui gît au fond de soi, indissociable d’une ré-émergence de la pensée, de l’empathie, et des valeurs. Le rôle positif des crises a été exploré par

le psychologue polonais Kazimierz Dąbrowski (1902/1980) dans ses ouvrages sur la " désintégration positive " *. Il avait remarqué l’importance des émotions négatives dans le processus de croissance individuelle, tels que l’angoisse, la peur, la solitude, la tristesse, l’insatisfaction, la frustration, et la souffrance. L’expérience de la mort, en particulier, est considérée comme un facteur d’individuation essentiel, et même un seuil ouvrant l’accès aux niveaux supérieurs. Par l’intégration de ces émotions négatives, l’individu accède à une conscience de soi accrue, une accumulation de données sur son environnement intérieur et extérieur, et un comportement moins automatique. Les crises favorisent donc ces désintégrations puis réintégrations révélant le vaste potentiel latent de l’homme.

Ainsi, quand surviennent les temps malheureux et que les gens sont accablés par un excès de mal, il leur faut rassembler toutes leurs forces physiques et mentales pour lutter pour leur existence et protéger la raison humaine. La recherche de moyens pour sortir des difficultés et périls ressuscite certains pouvoirs discrétionnaires depuis longtemps oubliés, favorisant ainsi la croissance de l’individualité qui trouve là les conditions de sa ré-organisation. Autrement dit, les temps de crise promeuvent une alchimie " individuante ", qui demande à l’individu ou aux sociétés de briser leurs habitudes pour inventer de nouveaux modes d’existence.

Quant à la question se pose de savoir s'il arrivera un temps où cet éternel cycle d’affaiblissement des nations se brisera, le réalisme conduit à en écarter l'hypothèse, le consortium prédateur qui dirige l'humanité de la 4ème dimension d'appartenance n'ayant pas vocation à disparaitre. Aussi seule la construction d'une nouvelle réalité, basée sur un niveau de conscience supérieur, est à même de guider l'être humain hors de la Matrice entropique *².

Quoi que nous en pensions, notre époque est exceptionnelle, les souffrances actuelles donnant lieu à une compréhension bien meilleure qu’autrefois. Cette compréhension et ce savoir conviennent mieux au tableau d’ensemble, car ils sont fondés sur des données objectives. Cette façon de voir devient réaliste, et les gens et les problèmes arrivent à maturité dans l’action. Cette action ne doit pas se limiter à des contemplations théoriques, mais doit aboutir à la mise en forme nécessaire au saut de conscience libérateur ...

La PsychoNavigation, technique pour voyager au-delà du temps

L'auteur John Perkins (Cf. photo), connu pour ses livres Confessions of an Economic Hitman (Confessions d’un assassin financier) publié en 2005 suivi de The Secret History of the American Empire (L’histoire secrète de l’empire américain : Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l’échelle mondiale) paru en 2007, a aussi écrit d'autres ouvrages, notamment The Stress-Free Habit (1989), The World Is As You Dream It (1994) traduit en français sous le titre Enseignements chamaniques (Editions du Rocher, 1997), et Shapeshifting (1997). Il dévoilait dans PsychoNavigation (1990) le " secret " des différentes cultures qui utilisent le voyage chamanique pour obtenir des renseignements concrets dans le grand champ de conscience universel. Son périple l'avait conduit pour le découvrir en Amazonie, à Cuenca, ville de montagne d’Équateur, avant que de partir en pleine nature dans un territoire occupé par les indiens Shuars qui allaient l'initier.

Il découvre ainsi leur vénération pour le dieu-jaguar, les chamans pensant qu’ils peuvent réunir pendant la transe leur âme à celle du jaguar et ainsi recevoir des enseignements ou informations : " Comme l’aigle, le dieu-jaguar survole les forêts ". Puis il rejoint toujours en Équateur les descendants des conquistadors, les buena gente, indiens Quechas qui lui parlent des dieux créateurs de leur peuple, leur royaume ne devant jamais détruire la nature et les gens ne devant prendre que ce dont ils ont besoin, rien de plus. Il n’y avait pas d’argent chez les Incas. "Maintenant" que ce n’est plus le cas, tout est déséquilibré par le viol de la recommandation sacrée ...

Les Quechas, même s’ils sont très différents des Shuars, ont en commun la " psycho-navigation " par une cérémonie des " hommes-oiseaux " permettant d'interroger leurs ancêtres. Elle commence par le son des tambours et la musique des flûtes. Les danseurs portent des masques velus et un costume avec de grandes ailes. La cérémonie dure deux heures, semblant hypnotiser John Perkins qui ne voit pas le temps passer. Les danseurs ont une énergie apparemment inépuisable. Ensuite, ils reviennent (toujours) avec des messages, car ils ont pu se rendre à grande distance pour observer ce qu’il se passait, ou guider les hommes dans une direction donnée. Ils peuvent rendre aussi visite aux ancêtres.

Puis son voyage le conduit à Célèbes (maintenant appelé Sulawesi), une île d’Indonésie située à 300 kilomètres à l’est de Bornéo puis à  Makassar, dans le sud de l’île de Sulawesi où se trouvent les Torajas, une ethnie qui affirme venir d’une autre galaxie par des " vaisseaux des étoiles ". Il comprend par l'initiation dispensée que nous avons un double, le soi spirituel se trouvant dans une réalité supérieure afin d'orienter les individus dans le monde physique. Le soi physique choisit alors, ou non, de suivre les conseils de ce double. Cela constitue l’approche des " deux soi " : l’esprit quitte le corps, reçoit une vision correcte (s’il est respectueux envers les " dieux "), et en revenant peut guider le corps. Deux qualités sont nécessaires : croire au pouvoir de la nature et avoir une attitude positive. C’est-à-dire que la nature est parfaite, source de toute énergie, et nous ne devons pas la maltraiter. Aussi faut-il croire en l’approche des " deux soi " pour que cela fonctionne.

Pour mener à bien cette psycho-navigation il est indispensable d'atteindre un état de calme, puis de concentration à l’aide de techniques respiratoires destinées à fusionner avec la mer, plus précisément " le Seigneur des Vagues ", et l'appeler. C’est par lui qu’il est possible de contacter l’Être suprême. Les informations reçues permettent alors de s’orienter, notamment avec les étoiles.

Toujours en Indonésie, il rencontre les dalang (ou dhalang), des marionnettistes traditionnels qui jouent d’un instrument, le gamalong, ressemblant au xylophone. En même temps, ils manipulent les marionnettes. A chaque fois, le dalang s’identifie à la marionnette et parle dans une langue différente. Dans cet état, ils font souvent des prédictions (John relate une prédiction sur la mort d’un politicien local qui s’est réalisée). Leur pouvoir de concentration est phénoménal, ils semblent tirer leur énergie d’une source extérieure.

Quelques années plus tard, John Perkins choisit d’arrêter son travail et d’aller dans le Yucatán. Se retrouvant en pleine tempête, il est terriblement malade. Il se souvient alors d'un enseignement reçu au sujet de délires dus au mal de mer. Il décide d’appliquer la technique du " Pilote Intérieur ", et l'appelant, il se révèle à lui sous l’apparence d’une femme blonde qui semble tout droit sortie de la Grèce antique. Cette femme l’emmène faire le tour du bateau. Il fait alors " corps avec le bateau ", devenu comme un être vivant, et son mal de mer disparait ...

Depuis ce moment, John Perkins a compris comment contacter son " Pilote Intérieur " pour être mieux guidé dans la vie. A désormais 34 ans et cherchant son " âme-sœur ", il appelle à nouveau ce " Pilote Intérieur ". La même femme apparait, rayonnante comme toujours. Elle lui dit de s’endormir, et il a une vision d’une collègue de travail. Il se voit aussi lui demander de prendre une glace avec lui à Boston. Le lendemain, il voit cette nouvelle collègue de la même manière que dans le rêve, et lui demande la même chose. Deux ans après ils sont mariés et ont fondé une famille en Floride. Leur fille Jessica nait le 17 mai 1982.

La psycho-navigation peut avoir des bénéfices très concrets, notamment pour se soigner. John Perkins cite deux nouvelles sciences, la cyber-biologie et la cyber-physiologie. " Cyber " vient du grec kybernam, qui signifie " naviguer ". Dans certaines méthodes, les patients visualisent des forces alliées qui attaquent la maladie.

John Perkins explique qu’il a eu très souvent recours, par la suite, à la psycho-navigation. Il trouvait ainsi les réponses à ses questions dans son inconscient. Il avait désormais 44 ans, et réfléchissait : il avait eu une vie idéale à tous points de vue, était riche, avait conseillé des Chefs d’États, etc. Mais pendant ce temps, l’état du monde empirait de plus en plus. Il ne pouvait plus se contenter de critiquer les autres, alors que lui-même faisait partie de ce système. Il s’engage alors pour l’environnement.

Dans le chapitre du livre nommé Alpha, soit les ondes alpha du cerveau, il explique que les enfants passent beaucoup plus de temps en mode alpha, car ils sont en " période formatrice ". Le mode alpha montre que le cerveau est ouvert et réceptif à de nouvelles informations. Il y détaille les techniques de relaxation et de méditation qui permettent de favoriser les ondes alpha. Allant plus loin, il explique aussi comment contacter son "Pilote Intérieur ", citant entre autres la technique de Jung (imaginer s’enfoncer dans un cratère ou un abysse), et dit qu’on peut aussi s’imaginer s’élever. 

Il évoque quatre " règles " qui aident à intégrer le corps, l’âme et l’esprit, et de ce fait, à mieux " psycho-naviguer ". Il les appelle " posiguides " :  donner de l’importance aux aspects positifs des situations, ne pas se focaliser sur des visualisations négatives, être proche de la nature (il n’y a pas de concept d’échec dans la nature), devenir responsable (utiliser son libre-arbitre).

Le dernier chapitre relate une expérience de psycho-navigation avec un indien " Pilote " Quecha. Celui-ci évoque l’énergie liée aux montagnes, qui peut nous aider, ainsi que la lune et de son influence sur les rythmes intérieurs. Il compare la lune à l’âme chez les hommes, qui exerce toujours une influence invisible sur le corps. L’âme trouve les informations dans son propre monde, mais c’est nous qui choisissons ou non de les suivre dans la vie quotidienne.

Ce phénomène de nettoyage cellulaire et de lâcher-prise émotionnel est lié à l’accélération du temps Kronos et l’intensification du temps Kairos. La fréquence élevée de l'onde du changement qui nous traverse semble bel et bien conçue pour que nous lâchions prise. Elle initie le processus * qui conduit à la naissance d’un nouveau monde, dans l’amour et l’unité du " Service d'Autrui " où aucune âme n’en contrôle une autre. Comme il n’apparaîtra pas du jour au lendemain, ni surtout sans remise en cause profonde forcément douloureuse, c’est à chacun-e de contribuer à son émergence, par un travail sur soi, la recherche de la cohérence intérieure, la rectification et l’alignement, l’exigence et la fidélité à soi-même, la mise en cohérence entre pensées, paroles et actes, etc.

Ce monde de réalité nouveau est un cadeau, ajusté au mieux pour nous aider à dépasser nos conditionnements et transmuter notre ombre en lumière. Vivement alors la fin du temps !

* Cf. Processus de transformation de conscience.

 

 

La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa propre guidance supérieure qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.

 

 

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