La formulation de ces clés n'engage que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Prédation manipulatoire

En psychologie, la manipulation mentale est une méthode qui mène au contrôle des actions d'un ou plusieurs individus, sinon de foules entières, sans leur accord, via un rapport de pouvoir ou d'influence. Les méthodes utilisées ont pour objectif de fausser ou d'orienter la perception de la réalité de l'interlocuteur en usant d'un rapport de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie.

Utilisée depuis des millénaires, elle reste cependant mal connue, sous-estimée voire déniée par un grand nombre d'individus, sinon balayée d'un revers de manche au nom de l'accommodant fourre-tout du complotisme, et ce malgré les nombreuses expériences réalisées et concepts développés quant à sa mise en œuvre (influence sociale, ingénierie sociale, soumission librement consentie, domination, séduction, propagande, harcèlement moral, etc.). En tant que concept scientifique, elle est principalement étudiée en psychologie sociale et en philosophie.

Histoire

Si l'art manipulatoire a toujours fait partie de la panoplie des gouvernants, qualifié de ruse (la mètis grecque) ou d'habileté rhétorique (le jeu des ambassades), la dimension psychologique de la manipulation est apparue au XVIII° siècle avec l'émergence des sciences cognitives. Ses ancêtres au Moyen Âge sont qualifiés de " manigance " et d'" imposture ", avant que la sémantique ne donne leur sens figuré aux termes de " manœuvre " et de " manipulation " en faisant référence aux fins et non plus aux moyens utilisés dans l'obtention du consentement de l'autre.

La Révolution des Lumières va ainsi porter sur le devant de la scène de nouvelles exigences, obligeant progressivement l’État à la prise en compte de la transparence et de l'éthique, nouvelle exigence citoyenne en démocratie, d'autant plus avec le développement de la presse écrite qui, paradoxe, n'échappe pas à son application quant à ses intérêts économiques et d'audience.

Puis la manipulation va se déporter opportunément sur le terrain économique par l'émergence du libéralisme. En rendant ainsi le sujet politique autonome, cela permet d'autant plus la manipulation, la démocratie libérale du XIX° siècle se parant de l'honnêteté par l’État de droit et de la tartufferie de fait. La révolution industrielle entraîne derechef la soumission de tous les acteurs à l'appareil de production, certains - le plus grand nombre - plus que d'autres. C'est pourquoi l'historien allemand Karl Marx (1818/1883) rejette le capitalisme comme une aliénation dans laquelle le prolétaire reste un esclave moderne en vendant sa force de travail, et le philosophe hongrois Georg Lukács (1885/1971) parle de réification, l'ouvrier échangeant sa liberté contre sa nourriture. Il en est de même pour toutes les autres strates de l'échelle sociale, seul le degré d'illusion variant suivant la nature des prébendes octroyées (rémunération, avantages divers, titre ...).

Le terme de manipulation va désormais consister à décrier les méthodes de conditionnement psychique de plus en plus sophistiquées apparues au XIX° siècle, avant que d'exprimer l'échec du droit à apprivoiser les comportements humains au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le transfert du savoir-faire nazi au sein de l'empire démocratique états-unien le démontrant * sans ambages. Il en découle que les théories de lavage de cerveau et de manipulation mentale - mind control - sont issues des recherches sur les programmes de pays totalitaires et de leurs méthodes d'endoctrinement, les démocraties se les accaparant tout en les dénonçant, avant que de positionner le curseur à partir des années 1970 sur les sectes, certaines jugées moins fréquentables que d'autres ... *²

Lorsque les chantres bêlant de l'idéal démocratique proclament la fin de la manipulation avec l'avènement de la " société de communication ", la chute du mur de Berlin ou encore la médiatisation des sectes, d'autres soutiennent leur continuité sinon renforcement. Ils sont alors en règle générale tancés de complotisme aigu ... Autrement dit, ce qui est avancé par ceux qui ne veulent pas que l'on réfléchisse à ce qui se passe vraiment.

* Cf. Contrôle mental.

Cf. La nouvelle religion universelle.

Même si à l'évidence le diagnostic est difficile, conduisant certains telle l’American Psychological Association à considérer la théorie de la manipulation mentale comme manquant de rigueur scientifique et d’approche critique, celle-ci fait bel et bien partie de l'ADN des civilisations comme l'Occident moderne où systèmes de pouvoir, conflits d'intérêt et rapports de force sont omniprésents. Elle se développe à partir de l'état de conscience de soi-même - en l'occurrence celui relatif à l'égo -, du langage et de la hiérarchisation de la société, qui produisent un grand nombre d'interactions et dont beaucoup veulent tirer parti à leur profit. Il s'agit d'une compétence apprise, d'un savoir-faire qui part de la culture ambiante, et que chacun connaît et utilise dans sa vie personnelle ou professionnelle, de façon consciente ou inconsciente. Dans une telle civilisation, toute communication peut de ce fait être une forme d'influence ou de manipulation.

Il existe ainsi toute une palette de méthodes allant de la ruse, une action qui peut être légitime, aux formes les plus dégradantes de manipulations psychiques, en passant par toutes les sortes de mensonge. Quel qu'en soit le mode, la manipulation mentale induit un rapport de pouvoir aboutissant au contrôle psychique d'une ou de plusieurs personnes par la modification de leur état mental dans le dessein de leur faire faire quelque chose. Autrement dit la fabrication d'un consentement par le conditionnement psychologique.

* Cf. Décryptage de l'égo.

Le conditionnement

Dans le domaine de la psychologie sociale, on parle de " conditionnement ", outil de la manipulation. Il représente les conditions mentales ou psychiques nécessaires à l'exécution d'un comportement. L'historien des médias Fabrice d'Almeida, spécialiste notamment de la propagande par l'image et de la manipulation, classe les différents types de conditionnements sociaux en rapport au libre arbitre.

Réification

Elle nie l'individu, sa soumission étant obtenue sans son consentement. Elle correspond aux camps de concentration où l'homme-objet n'a aucun libre arbitre et meurt s'il n'obéit pas.

Aliénation

L'individu accepte sa condition et se conforme lui-même à la communauté, sa liberté se limitant aux domaines définis par celle-ci.

Instrumentalisation

Elle décrit le cas où l'individu renonce volontairement à son libre arbitre. Par exemple quand il s'engage dans l'armée professionnelle.

Manipulation

Il n'y a pas d'accord de fond, uniquement un consentement.


Il est nécessaire de distinguer la manipulation de l'influence. Même si elles utilisent les mêmes outils et ressorts psychologiques, elles sont tout aussi difficiles à déceler. En effet, l'influence implique une motivation transparente - pratique des lobbys par exemple qui agissent pour le compte de leurs mandants clairement identifiés (même s'ils peuvent également manipuler en dissimulant tel ou tel élément) -, alors que la manipulation inclut l'idée de tromperie sans aucun avantage pour la personne manipulée. En psychologie, l'influence se définit comme une action secrète sur une personne ou un groupe de personnes. Tout l'art de la manipulation consiste à priver le manipulé de sa liberté sans qu'il s'en rende compte, et qu'il soit persuadé d'être libre. Tel est le cas dans les domaines suivants :

- la propagande ou la publicité, qui cherchent à mobiliser le comportement des masses à court terme en utilisant parfois des moyens irrationnels ;

- la désinformation, considérée selon son utilisation comme une arme de guerre. La désinformation est probablement une des manipulations les plus difficiles à déceler et à identifier, constituant un des principaux points faibles de la société de l'information ;

- le conditionnement de long terme, formant des habitudes et jouant sur l'affectif, autrement appelé endoctrinement. Celui-ci peut s'adresser aux croyances et à l'intelligence.

La manipulation est par essence une violence morale, parce qu'elle a pour unique but de rompre l'autonomie de la personne par une contrainte, tout en restant masquée. Elle consiste à entrer par effraction dans l'esprit de quelqu'un pour y déposer une opinion ou provoquer un comportement, et ce sans que ce quelqu'un sache qu'il y a eu effraction ...

 

Ses relais et officiants

Dans la Matrice involutive de la 3ème dimension de réalité, la manipulation est la marque de fabrique du système, puisque découlant de la prédation psycho-émotionnelle établie à l'encontre de l'espèce humaine par le corpus involutif logé dans la 4ème dimension de réalité *, sur une échelle de fréquence non perceptible pour les sens physiques de l'être humain. Autant dire qu'elle en constitue une " seconde nature ", profondément ancrée dans le subconscient par les mémoires qui y sont logées, ses manifestations variant d'intensité suivant l'éveil de conscience réalisé. S'en extraire est un long travail à réaliser sur soi-même par la réinterrogation de toutes ses mémoires cellulaires et des différents états caractéristiques du " petit moi " - bourreau, victime, sauveur -, afin de cesser le vol d'énergie à autrui et prétendre à évoluer sur une nouvelle dimension de conscience *.

* Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante & Les acteurs de la Matrice falsifiée.

Cf. Processus de transformation de conscience (1).

La notion de manipulation s'applique de ce fait à tous dans le vécu relationnel, et bien sûr à toutes les institutions et à leurs activités. Elle commence au plus haut par l'État, qui impose une discipline normative aux citoyens à travers la bureaucratie, conditionnement social nécessaire à son fonctionnement *. Dans ses activités spécifiques comme les prisons, les internats, l'armée ou les asiles d'aliénés qui régissent par la contrainte le temps et le comportement de celles et ceux concernés, le conditionnement tente de mettre par des pratiques coercitives les individus en conformité avec les besoins de la communauté.

L'État est inévitablement dans une situation schizophrénique, qui met l'individu dans une situation contradictoire en voulant lui garantir son autonomie par le biais d'une politique de contrôle menant ainsi à une dépendance. Par ailleurs, sa stratégie d'influence extérieure sur le terrain géopolitique va le conduire à influer sur ses propres départements (sécurité intérieure, défense nationale) pour favoriser ses objectifs, engendrant par là-même d'inévitables carences dans la conduite de sa stratégie intérieure comme extérieure.

De même, les partis politiques, les entreprises, les associations tels les clubs de sport, l'école et l'université, l'armée ... sont des structures de nature pyramidale qui, pour leur fonctionnement organisationnel, demandent une forme particulière de conditionnement afin de maintenir leur cohésion. Elles nécessitent sinon exigent des signes d'identification et les insufflent à travers leurs pratiques rituéliques *². Nul(le) ne s'étonnera alors d'y trouver, tout particulièrement à leurs postes de commande, des individus à propension psychopathe plus ou moins prononcée ... *³

* Cf. Le contrôle du robot biologique.

Cf. Le modèle pyramidal décodé.

*³ Cf. Les psychopathes qui nous gouvernent.

Quant aux institutions qui refusent de se séparer des individus, elles sont appelées " organismes conditionnant ". Ce sont les groupements à caractère religieux, liés aux grandes religions institutionnelles ou non. Si nombre d'entre eux permettent une expérience personnelle libre en dehors de l'institution de référence, d'autres peuvent inclure dans leur conditionnement des pratiquants des entraves psychiques. Ils sont alors qualifiés de sectes.

Dérive sectaire

La théorisation de la manipulation mentale, appelée mind control (contrôle mental) ou thought reform (réforme de la pensée) dans les pays anglophones est très liée à la question des sectes dans l'acception contemporaine de ce vocable associé à la manipulation mentale présentant un caractère dangereux. Cette association de l'expression " manipulation mentale " avec le terme " secte " a eu pour effet de transformer le champ du vécu social, de modifier le droit et la législation, d'induire un nouveau professionnalisme du psychisme, et bien sûr de rejaillir sur l'existence de communautés humaines.

Quand bien même la qualification de secte au sens contemporain découle de sa nocivité appréhendée par la manipulation mentale avérée, la destruction sociale de l'individu et l'escroquerie aussi bien morale, intellectuelle que financière, elle occulte les causes amont de son existence, à savoir un fonctionnement sociétal réglé par le droit commercial universel (libéralisme économique) et son substrat technologique, contribuant " à ouvrir des plaies que la secte viendra exploiter, en opposition complice avec sa grande sœur globale " * ... Ne pas reconnaitre que la société fonctionne dans son ensemble sur la base de la manipulation relève de la tartufferie, quand bien même les dérives sectaires à caractère mystique constituent une dangerosité autrement plus nocive pour les individus, les sectes faisant plus appel à l'émotion qu'à la raison *².

Ainsi, dans un monde manquant singulièrement d'humanité, les sectes revêtent suffisamment de masques pour couvrir l'ensemble des rêves de l'humain moderne à la recherche de son " êtreté ". Aussi est-il aisé d'exploiter ses interrogations, fragilités, détresse, en lui proposant de pseudo réponses enrobées d'amour et de bienveillance qui vont le rassurer et qu'il va s'approprier. Une fois embarqué, les techniques de manipulation vont progressivement l'empêcher de développer son sens critique et lui vider l'esprit (par exemple par la récitation en continu de mantras). L'isolement et la déshumanisation vont annihiler ses convictions et, parfois, le mener à accomplir des actes répréhensibles ou tabous qu'il n'aurait pas commis en temps normal. La secte montre de ce fait une nature totalitaire en voulant représenter la vérité absolue contre tous ceux qui sont à l'extérieur de son giron " protecteur ". Pour assurer sa survie, elle doit éliminer tout espace de liberté, faire le vide, faire régresser. Les rapports sexuels sont soit interdits soit forcés, les liens affectifs n'ayant pas de place car entièrement voués à ses ordonnateurs, en règle générale qualifiés de gourous. Bien entendu, l'adepte est maintenu dans la dualité " mortifère " : il subit comme victime la manipulation mentale, et comme bourreau l'impose à son tour aux autres. Ainsi fonctionne en permanence le vol d'énergie dans la Matrice involutive, autrement dit le " rapt des âmes " selon les termes du psychologue Tobie Nathan.

* Cf. Travaux du sociologue Denis Duclos.

Cf. Prédation spirituelle et voie de sortie.

Dans ce monde dominé par la prédation extra-dimensionnelle quoique ignorée par la plupart des individus, personne n'est de ce fait à l'abri de la manipulation mentale ou " sujétion psychologique " à partir des attachements qui la mettent en œuvre *. Certes tout le monde n'est pas manipulable par une secte à caractère délibérément nocif, loin s'en faut. Mais l'enfer étant pavé de bonnes intentions, certaines structures à vernis extérieur très honorable peuvent tout autant caractériser l'emprise sur un individu par de la manipulation mentale. C'est la raison pour laquelle celle-ci demeure si difficile à établir comme délit pénal, sauf lorsque " l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse " existant (article 313-4, livre III du code pénal) est parfaitement caractérisé à travers des activités ayant pour but ou pour effet de créer ou d'exploiter la dépendance psychologique ou psychique des personnes qui participent à ces activités, d'exercer sur l'une d'entre elles des pressions graves et réitérées, ou d'utiliser des techniques propres à altérer son jugement afin de la conduire, contre son gré ou non, à un acte ou une abstention qui lui est gravement préjudiciable.

Qui plus est, d'éminents experts réfutent la thèse de la manipulation, qui notamment postule que l'individu choisissant d'entrer dans une " secte " n'exercerait en fait aucune volonté autonome. Celle-ci, apparentée au libre arbitre conscientisé, serait-elle plus vertueuse si elle ne fait que traduire la soumission d'un sujet au conformisme reconnu et autorisé par l’État ? Dans les deux cas, la prédation manipulatrice s'exerce, seuls les formes et le contenu changeant ...

C'est bel et bien la question de la responsabilité individuelle qui est posée. Celle-ci est fortement mise en valeur dans notre société, permettant habilement de disculper le système quant à sa responsabilité sur l'absence de conscientisation profonde de son essence première. Imaginer que l'éducatif parental puis institutionnel sont à même de donner à l'individu les clés du discernement relève, ô paradoxe, d'un profond manque de discernement... Et c'est pourquoi le sujet est extrêmement difficile à règlementer, tant la cause ne se situe pas à l'échelon individuel, mais collectif ... C'est la marque de fabrique du monde de la 3ème dimension de réalité.

* Cf. Comprendre et apprivoiser la prédation & Libération émotionnelle.

 

Stratégies manipulatoires

Le philosophe et linguiste états-unien Noam Chomsky est devenu célèbre pour avoir travaillé sur la manipulation de(s) masse(s) à travers sa violente critique de " la fabrication du consentement " (Cf. livre Manufacturing Consent: The Political Economy of the Mass Media, Pantheon Books, 1988), par la mise en œuvre de grandes stratégies de manipulation qu'illustrent régulièrement les exemples fournis par l'actualité. Ses recherches ont joué un rôle crucial dans ce que l'on appelle la " révolution cognitive ". S'il est un militant activiste, tout particulièrement contre la guerre, et sympathisant du mouvement anarcho-syndicaliste, lui valant nombre de vives critiques et de contestation, il est considéré comme une figure intellectuelle majeure du monde contemporain, celle qui appelle à la " responsabilité des intellectuels " (The Responsibility of Intellectuals) contre toute forme d'autorité illégitime, celles et ceux qui gardent le silence à propos de ce qu'ils savent pour obtenir les prébendes du système - postes gouvernementaux, chroniques dans les médias ... - étant encore plus coupables quand la société dans laquelle ils vivent est libre et ouverte. Bien entendu, chacun jugera la pertinence ou non de ces stratégies en son âme et conscience ...

 

La Diversion

Cette stratégie, élément primordial du contrôle social, est inspirée directement par les connaissances scientifiques d'après la seconde guerre mondiale, qui relèvent du champ de l’électronique, de la cybernétique, de la systémique, de la psychologie, de la sociologie, de l’économie et de l’informatique. Elle a deux objectifs.

Le premier est d'attirer l'attention des foules par un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes, futiles, banales, sans importance, liées au quotidien de l'individu (météo, transport ...) et à son divertissement (sport, émissions de TV, potins des célébrités, sexualité ...), orchestrée par les élites politique et économique qui contrôlent l'appareil médiatique public et privé.

Le second est d'éloigner ou de désintéresser les citoyens des enjeux politiques, économiques, scientifiques et spirituels, en les maintenant loin des choses essentielles et en les empêchant de penser et de réfléchir, tout en les abreuvant de violence (crimes, attentats, conflits armés ...) pour les mettre en situation d'insécurité et de demande de protection, la mémorisation psychique étant facilitée lorsque des éléments à haute teneur émotionnelle, constitutifs de pics de stress ou d'anxiété, se présentent aux fonctions neuronales.

Invisible aux yeux du grand public et de nature indirecte dans ses influences, cette " arme " silencieuse permet de mener une "guerre " tranquille, au sens propre comme au sens figuré. Cette guerre est double, géopolitique et économique, l'une n'allant pas sans l'autre pour les gardiens du système. La seconde, plus " soft ", permet de garder l'attention du public distraite de ses enjeux et conséquences.

Élément primordial du contrôle social du " bétail humain ", la stratégie de la diversion est d’inspiration romaine et antique, panem et circenses (du pain et des jeux), maxime tirée de la Satire X du poète latin Juvénal. Comme toute science, elle est essentiellement un moyen, celui de la connaissance, vers un but, le contrôle. Le bénéficiaire est l'oligarchie financière supranationale *, soit les 1% de l'hyperclasse aux commandes du grand capital financier mondialisé, autrement dit les fermiers exploitants qui s'attachent à tondre et traire les animaux de leur ferme *². Elle applique scrupuleusement le principe de base du pouvoir, de l'influence et du contrôle sur les gens tel qu'il est appliqué à travers l'économie : " Lorsque vous prenez l'apparence du pouvoir, les gens vous le donnent bientôt. " Autrement dit la confiance aveugle que les créditeurs aux artifices proclamés - liberté, égalité, fraternité ... - attribuent naturellement à leurs déclamateurs ...

* Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.

Cf. " La Ferme des Animaux ", roman de George Orwell (1945).

La stratégie de la guerre cognitive

Qu'est-ce qu'au fond un système prédateur si ce n'est un concept de ferme d'élevage, dont l'exploitation consiste à traire le bétail au bénéfice des fermiers. Il a pour raison d'être le formatage à caractère involutif des sociétés et des masses qui les constituent, en l'adaptant à chaque fois aux cycles d'évolution de la conscience humaine. Celle-ci amorçant depuis quelques temps un nouveau cycle, décisif sur le plan de l'émancipation de l'être humain *, de nouvelles pratiques tel l'engineering social ont émergé pour en empêcher la réalisation. Elles consistent en l'étude des comportements sociaux à l'aide d’ordinateurs puissants, sans cesse perfectionnés et dotés d’un système ultra-rapide de traitement de l’information. Pour incorporer ces données naturelles dans cette perspective analytique des systèmes d'information, l’humain doit être chosifié, réifié, réduit à devenir une simple machine, réduit au bon vouloir des expérimentateurs. C'est la raison d'être du transhumanisme, qui voit le software (la pensée) soumis au hardware (le corps) *². Ces expérimentateurs de la pensée se servent systématiquement de chocs, de décharges électromagnétiques, pour observer les différentes réactions de leurs sujets de laboratoire.

L’humain moderne est ainsi comparé à une " boîte noire ", à une machine électronique avec des entrées (Inputs) et des sorties (Outputs) qu’on manipule par l'envoi de " shock-tests " au niveau de ses stimulus entrants pour mieux observer les changements provoqués dans son comportement psychosocial. Les résultats de ces observations obtenus grâce aux instruments de mesures psychométriques de plus en plus complexes permettent ainsi d’extrapoler par l’inférence in fine des modèles algorithmiques de nos comportements sociaux avec une prédictibilité de plus en plus affinée.

Ces armes cognitives de destruction massive peuvent également servir à mener des guerres de propagande médiatico-politique pour le compte de certains réseaux d'influences exerçant le pouvoir de manière invisible.

* Cf. Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?

Cf. Conscience du XXI° siècle.

 La nouvelle crise qui se profile

Le prochain épisode paroxystique de difficultés économiques que nous allons connaître est en cours, la récente baisse importante des cours des indices américains l'indiquant. Lorsqu'elle se produira, une fois encore les soi-disant experts du système diront qu’elle était imprévisible, que le " propre " des bulles est d’exploser sans qu’on les voie, que l’on ne pouvait pas prévoir… Pourtant tout est prévisible, seul le moment ne l’étant pas ...

Cette nouvelle crise n’est pas du tout nouvelle. Elle a commencé en 2000, il y a 18 ans déjà, avec l’explosion de la bulle Internet puis les attentats du 11 septembre qui ont poussé les autorités monétaires à réduire considérablement les taux pour relancer l’économie. Cette baisse a créé les conditions d’une immense bulle boursière dont le sommet était 2007, et d’une toute aussi grande bulle immobilière saupoudrée de quelques avancées financières appelées " titrisations " *.

Pour calmer la spéculation à cette époque, les banques centrales ont remonté les taux directeurs. À 5-6 % pour ces taux, tous ceux endettés à taux variable se sont retrouvés insolvables. C’était la crise des subprimes. En fait, une crise d’endettement liée à une augmentation des taux.

Puis la crise déclenchée par ceux-là même qui décidèrent de monter les taux à ce moment-là fut combattue en abaissant les taux jusqu’à 0 puis même en territoire négatif, une grande première.

Ces taux négatifs créèrent des bulles encore plus gigantesques que celles de l’épisode de crise de 2007 ou de 2000-2001. Or, pour officiellement calmer un peu tout cela, les banques centrales montent à nouveau les taux, dont le seuil sensible est situé très précisément entre 2,8 et 3 %. En cas d'explosion des différentes bulles, la plus grave serait la bulle obligataire. Et c'est ce qui fait que cette nouvelle crise peut être bien pire que les précédentes, d'autant plus si le raisonnement tordu des banquiers centraux consistait à piloter une augmentation des taux directeurs tout en faisant baisser les taux de marché afin de créer un krach boursier pour rediriger l’épargne et les flux vers ledit marché obligataire ...

Nous en sommes en fait depuis 2008 toujours au même point, les indices étant toujours basés sur de la volatilité (même faible), ayant simplement repoussé le moment du paiement de l’addition par la stratégie de diversion menée ...

* Transformation des créances, y compris douteuses, détenues par une banque en titres négociables. Ainsi les fameux fonds dit " subprimes ", qui avaient été revendus sous forme de produits financiers partout dans le monde avec de beaux rendements. L’appât du gain étant l’un des péchés capitaux les plus partagés au monde, tous les investisseurs et autres épargnants s'y étaient jetés dessus comme " la petite vérole sur le bas clergé ", alors qu'ils étaient insolvables …

 

Le cycle " infernal "

Crise immobilière. Crise bancaire. Crise boursière et financière. Crise économique. Plans de relance payés par les États avec de la dette et du déficit. Injection de liquidités des banques centrales et taux 0 puis négatifs. Explosion des marchés boursiers, obligataires et immobiliers à la hausse. Bulles multiples majeures et jamais égalées. Remontées des taux. Explosions de toutes ces bulles simultanées cette fois dont la plus grave… la bulle obligataire.

Le conseil de bon sens

Dans son dernier livre Jouer sa peau : Asymétries cachées dans la vie quotidienne, l'essayiste et ancien trader d'options Nassim Taleb explique que nous ne devrions pas accepter de conseils de la part de gens qui n'ont pas d'enjeu aux résultats.


Créer des problèmes puis offrir des solutions

Également appelée " problème-réaction-solution ", cette stratégie consiste à créer une problématique sociale dont un ensemble de circonstances découleront, et à même de susciter une réaction populaire demandeuse de mesures, celles que l’on souhaite précisément faire accepter ... Ainsi le fait de laisser se développer une migration plus ou moins clandestine ou une violence urbaine, afin de mieux instaurer des lois sécuritaires au détriment de la liberté individuelle, comme celles autorisant les fouilles corporelles . Il en est de même dans l'organisation d'attentats sanglants par l'entremise d'officines spécialisées *, ou l'orchestration d'une crise économique sévère pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux, l'acceptation de " petits boulots " et de bas salaires, le démantèlement des services publics et les privatisations. Dans le domaine de la santé, " on " laisse se répandre des épidémies comme la grippe H1N1, afin de faire accepter aussi au monde entier la nécessité de prendre des vaccins, ou de recevoir une puce sous la peau contre le virus ...

Les médias relais se chargent de la mise en sauce " émotionnelle ", jouant sur les pulsions basiques de citoyens peu à même de réfléchir sur " à qui profite le crime " réellement. Comme l'a dit Benjamin Franklin : " Si un peuple est assez stupide pour échanger ses droits et libertés pour une soit-disant sécurité… il ne mérite ni l’un, ni l’autre… et c’est exactement ce qu’il obtiendra "...

* Roland Dumas, ancien Ministre des Affaires Étrangères, confirma officiellement en septembre 2013 avoir été approché à Londres courant 2010 par les services secrets britanniques et américains dans le cadre de la mise en œuvre en Syrie d'un groupe d'action composé d'opposants pour renverser par insurrection populaire le président Bachar El Assad. Afghanistan, Serbie, Libye, Irak ... autant d'autres cas d'espèce qui, par-delà les discours officiels et la couverture médiatique inféodée, montrent de quelle façon le système prédateur fonctionne, le soi-disant droit des peuples à disposer d'eux-mêmes étant totalement dénié.

Quelques précédents historiques

Il y a les exemples avérés, comme ceux du temps de Rome voyant Néron mettre la ville à feu pour faire accuser les chrétiens, ou encore Hitler ordonner à ses troupes en 1933 de mettre le feu à leur parlement, le Reichstag, afin de faire croire que cet incendie a été causé par les Juifs. D'autres, quoique toujours controversés, interpellent, comme la découverte en 1989 d'un charnier à Timisoara en Roumanie qui entraînera la chute et la mort " spectacle " du président Ceausescu abattu, les cadavres étant en fait ceux de pauvres gens sortis de leur tombes et maquillés pour donner l'impression qu'ils avaient été torturés *. Ou encore le massacre de Račak, soit le supposé massacre de 45 albanais du Kosovo qui a eu lieu le 15 janvier 1999, pendant la guerre du Kosovo. Il aurait été commis par la police serbe - version bien entendu niée par la République fédérale de Yougoslavie d'alors -, justifiant les frappes de l'OTAN sur les forces serbes ...

* Cf. Les médias occidentaux, et en particulier français, annoncent d'abord des centaines de morts, puis jusqu'à 70 000 quelques jours plus tard.

 


Le Dégradé

Dans la continuité de la stratégie précédente, la stratégie de la dégradation permet de faire accepter l’inacceptable par l'application de mesures progressives, en " dégradé " et sur plusieurs années, en s'attachant bien évidemment à rendre les individus " amnésiques " par la stratégie de diversion. Ainsi dans le domaine économique le chômage massif, la précarité, la flexibilité, les délocalisations, les bas salaires, la baisse des retraites et l'allongement de la durée du travail … autant de changements à l’avantage du " néolibéralisme " et de la mondialisation *, qui auraient provoqué une forte mobilisation résistante - sinon une révolution - s’ils avaient été appliqués brutalement. Sur un plan gouvernance, elle accompagne la mutation du " modèle démocratique ", très imparfait, en un " nouvel ordre mondial ", dernière étape du calendrier cyclique civilisationnel *² ...

* Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste & Le fonctionnement de la société contemporaine (2) Le libéralisme.

Cf. Prophétie du changement.

 

Le Différé

Cette stratégie consiste à présenter une décision impopulaire comme une difficulté nécessaire, afin d'obtenir l’accord du public dans le présent pour une application future. En effet, celui-ci accepte généralement l'idée d'un sacrifice douloureux pour plus tard que tout de suite, persuadé naïvement que les choses d'ici là se seront améliorées ... Il en résulte que cela laisse du temps pour s’habituer à l’idée du changement, conduisant à l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

La construction du mécano mondialiste

Deux exemples illustrent la stratégie du différé. Ainsi le passage à l'Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique, qui ont été acceptés par les pays européens en 1994-95 pour une application en 2001. Ou encore les accords multilatéraux du FTAA, zone de libre-échange des Amériques (Nord et Sud) que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005. Ils ont été finalement abandonnés par l'administration Obama, compte-tenu de l'hostilité manifestée par un grand nombre de ces pays.
Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste

 


L'Infantilisation du public.

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, un scénario, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, comme si le citoyen était un enfant en bas-âge ou un déficient mental. Elles constituent un appel du pied au public à considérer normal cet état de " sous-citoyen ", pas très évolué et à même de réfléchir et de comprendre les problèmes complexes gérés par leurs représentants qui, naturellement, se situent en haut de l'échelle ...

Cette stratégie correspond à l'axiome qui postule qu'au regard du mécanisme de la suggestibilité (de l'induction), une telle communication nivelée vers le bas entraîne avec une certaine probabilité une réaction aussi dénuée de sens critique qu'une personne de douze ans. Et la programmation télévisuelle apparaît sans égale en la matière, s'attachant à vendre du temps de cerveau disponible par ses programmateurs cyniques et dévoyés sous leurs aspects respectables * ...

* Il n'est qu'à regarder la composition de nombre d'émissions de débat proposées sur des chaînes de radio ou de télévision privées, où l'on retrouve d'anciens dirigeants/hauts cadres de l'audiovisuel ou de la presse écrite " éminents " (dont beaucoup d'ex patrons de rédaction) venant commenter l'actualité et " s'indigner " sur tel et tel sujet. Ils s'indignent en fait sur le résultat de leur propre indigence, continuant à leurrer le quidam comme eux-mêmes ...

Le passage à l'euro pour les " zéros "

Exemple typique, cette campagne TV française pour le passage à l'Euro, sujet éminemment sérieux, baptisée " les jours euro ", montre clairement que plus on cherche à tromper le citoyen, plus on adopte un ton infantilisant. Il n'est qu'à voir le résultat, notamment une hausse des prix de 40 % !


Vivons-nous et pensons-nous comme des porcs ?

Dans un essai-pamphlet acide et corrosif, le mathématicien et philosophe Gilles Châtelet (1944/1999) dépeint avec férocité l'ordre cyber-mercantile, la société néolibérale et l'absence de pensée qui en découle. Dans la mesure où les êtres humains ne cessent de passer avec l'époque des compromis honteux, il n'a pas d'autre moyen que de faire l'animal (grogner, fouir, ricaner, se convulser) pour échapper à l'ignoble. Aussi la pensée même est parfois plus proche d'un animal qui meurt que d'un homme vivant, même démocrate (tirade des philosophes Gilles Deleuze et Félix Guattari figurant en exergue de l'essai).

On y rencontre des économistes, sociologues et autres intellectuels mondains, qui fabriquent l'époque à coups de concepts : société tertiaire de services, ère postindustrielle, démocratie-marché, monde communicationnel, fluidité des échanges, autorégulation. Nombre d'individus se croient heureux, libres dans leur tête, alors qu'ils ne sont que des anonymes et précaires comme des gouttes d'eau ou des bulles de savon. Quant à leur bonne conscience humaniste, elle met plus souvent la main sur le cœur qu'au porte-monnaie pour rendre hommage aux charniers en tout genre. L'ordre cyber-mercantile a réussi à plonger ce monde dans la " fluidité ", soit la circulation des biens et des personnes - les " nomades " de Jacques Attali - avec une réduction maximale de tous frottements. " C'est l'image photonique du monde rêvé par le financier spéculateur d'un monde où tout bouge absolument sans que rien ne bouge. " La manipulation du mercantilisme tout-puissant sur les individus, et ce qui en découle pour la pensée, conduit à un dangereux décervelage, l'ère postindustrielle et postmoderne étant aussi " post-métaphysique ". Les prétendues règles de l'économie mondiale sont aux commandes d'un " mécanisme invisible qui est le véritable pouvoir dirigeant de notre monde ".

L'émergence de la société transhumaniste est en cours par une science ayant par la théorie générale des réseaux et systèmes (la cybernétique) favorisé la fabrication de comportements garantissant une étanchéité totale à l'intelligence politique. Il en découle des " unités organiques " plus ou moins complexes, affublées de droits de l'homme et capables de rétroagir à l'environnement. Le rapport instrumental est établi à travers la création d'un vaste soupçon de parasitisme concernant toute activité qui ne manifesterait pas immédiatement une certaine " visibilité opérationnelle ", permettant à l'empiriste mercantile de beugler : " Il est temps de réquisitionner la science et la religion et de mettre à contribution tous ces savants qui ne fichent rien et tous ces prêtres qui font la guérilla ! "

L'auteur conclut sur le fait que " nous serons bientôt sept milliards à être victimes de cette malédiction qui, voici presque deux siècles, scandalisait l'homme politique irlandais Edmund Burke : " Plus on produit de richesses, plus il y a de paupérisme ! " Le travail est désormais écartelé entre le travail-corvée de la survie et le travail-performance de la " Surclasse ", négligeant le travail-patience, seul à même d'engager une amplification inouïe de la liberté ...

Cf. " Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés ", Exils, 1998 (essai, réédition, Gallimard, Folio).

 


Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

L'appel à l'émotionnel, de polarité féminine (magnétique), est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et par-là même annihiler le sens critique des individus. Il favorise le sens binaire, de type " j'aime/je n'aime pas ", qui occulte l'appréhension globale du problème ou de la situation. Qui plus est, il permet d'ouvrir la porte d'accès à l'inconscient - le subconscient plus précisément - pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements ... C'est pourquoi les événements exceptionnels - type World Trade Center, Charlie, Bataclan ... ou sportifs - constituent des occasions idéales de manipulation des foules emportées par l'irrationnel émotionnel pour être conduites là où leurs bergers l'ont décidé ...

Cf. L'expérience émotionnelle, Comprendre et apprivoiser la prédation & Libération émotionnelle.

 

Le maintien du public dans l’ignorance et la médiocrité.

Cette stratégie, complémentaire aux deux précédentes, est de faire en sorte que les êtres humains - les moutons, abeilles et autruches de la ferme - soient dans l'incapacité de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour leur contrôle et leur esclavage, ceux qui s'éveillant étant méprisés, tancés, marginalisés, discrédités, jusqu'à parfois leur disparition accidentelle ...

Elle s'appuie sur la " qualité " de l'éducation dispensée aux classes inférieures - celles du tout-venant -, qui doit être la plus sommaire, confinée aux savoirs basiques. Cette crétinisation de l'esprit, abreuvée en parallèle par toutes les inepties que déversent les supports dédiés (presse écrite, radio, TV, réseaux sociaux, mobiles ...), maintient sinon creuse le fossé de l'ignorance qui isole les classes moyennes et inférieures des classes supérieures qui possèdent les codes et bien sûr l'argent pour accéder au savoir réellement utile *, celui qui permet l'exercice de la domination.  

* 80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyennes ou supérieures, et rien n’est réellement fait pour qu’il en soit autrement.

L'influence hautement toxique de la télévision

Malgré les cris d'orfraie et les dénégations de ses zélateurs et suppôts patentés, tous les travaux scientifiques réalisés démontrent de manière cohérente comme convergente, de ce fait indiscutable, le caractère nocif de la télévision sur trois plans :

. Les capacités cognitives (difficultés en matière de résultats scolaires, d'apprentissage *, d'attention, de langage et de sommeil) ; 

. La santé (ainsi la propension à l'obésité, la réduction de l'espérance de vie, ou l'addiction à la tabagie et autres drogues type cannabis pour les adolescents de par les représentations positives et idéalisées du tabagisme dans les films) ;

. La sociabilité (ainsi la sexualité - " tout le monde couche avec tout le monde " - et le rôle dévoyé de la femme) et la violence (il y a zéro probabilité que les images de violence reçues par le cerveau dans toutes ses aires ne participent de notre agressivité ; or 70 % des émissions contiennent de la violence, y compris dans des programmes jugés sans danger comme les dessins animés ou les retransmissions sportives). Aussi il ne peut qu'en découler de la peur et de l'anxiété (stress), soit des traumatismes à différents stades d'intensité, tout particulièrement lors de la diffusion d'événements planétaires type World Trade Center. Il est alors facile de renforcer l’État sécuritaire pour y répondre ...

La télévision base sa puissance sur le caractère passif du cerveau, qui enregistre les données entrantes sans les remettre en question. Autrement dit, hors conscience et éveil à cette manipulation technologique, point de salut pour éviter la manipulation et ses répercussions, notamment sur les psychopathes, souvent aux postes de commande ...

Pour autant, l’État hypocrite se gardera comme dans d'autres domaines (tabagie, alcool ...) d'intervenir de manière adéquate - intérêt des entreprises oblige - si ce n'est par les campagnes de prévention ou d'interdiction qui font illusion et ne résolvent le problème qu'à la marge, préférant prélever les taxes y afférent et, surtout, participer à la crétinisation généralisée des esprits, hormis la petite caste élitaire qui, tout en la promouvant, se garde bien de la consommer, et surtout d'élever ses enfants à son contact *². C'est comme la vaccination : elle est recommandée sinon obligatoire pour le tout-venant, mais pas pour soi et sa progéniture, ou alors par le biais de vaccins spécifiques, débarrassés de leurs poisons mortifères (aluminides, mercure ...).

* Avant l'âge d'1 an, la consommation de 2 heures par jour pour l'enfant multiplie le risque de retard de langage par 3 (sans compter les conséquences sur son système immunitaire, par exemple cardio-vasculaire). La consommation moyenne étant estimée à plus de 4 heures/jr, nous pouvons mesurer l'ampleur du gouffre qui n'a cessé de se creuser depuis quarante ans (libéralisation des ondes hertziennes et avènement des groupes marchands au sein du paysage audiovisuel) !

Il en est de même avec les réseaux sociaux type Facebook. Il est intéressant de noter le retournement actuel de nombre de ses anciens dirigeants, qui une fois fortune faîte, en dénoncent le caractère dangereux une fois sortis de l'hydre ... Jusqu'à la prochaine hypocrisie, comme de devenir des consultants, conférenciers et/ou enseignants " haut de gamme ", soit pour dénoncer, soit pour continuer à entretenir les pratiques dévoyées ...

Dévoiement adolescent

" Cœur Océan " est une série télévisée française en 148 épisodes de 26 minutes créée par eux femmes, Cécile Berger et Séverine Bosschem, diffusée entre 2006 et 2011 sur France 2, puis sur MCM, France 4, France Ô, Téva, ainsi qu'au Québec, dans les DOM-TOM français, en Belgique et Netflix. On y suit les aventures d'une bande d'adolescents tous " beaux " de corps et de look, sur une île paradisiaque, d'une bêtise incommensurable, et dont la seule préoccupation est " Qui couche avec qui ce soir ". Les idées propagées sont inévitablement désastreuses pour le public cible, dans leur relation au corps comme à l'esprit ...


Alchimie télévisuelle entropique dans la langue des oiseaux

Comme souvent, la phonétique des mots nous enseigne sur ce qui est dissimulé à la compréhension de l'être humain non éveillé. La télévision, soit la " vision de la Télé ", a pour support la télécommande, indiquant que la " Télé Commande " à son utilisateur, en l'occurrence à son cerveau. Pour que l'image, anagramme de magie, agisse sur notre âme par son magnétisme hypnotique, c'est par l'attention (" la tension " électrique) que nous lui accordons. Elle procure de l'émotion, soit de l'" E-Motion ", autrement dit le vol de notre énergie (E) vitale. En s'attachant à en décupler la puissance de manière collective, elle aboutit à l'équation E=MC², en l'occurrence la masse populaire au carré ! Celle-ci, par son caractère universel (" Uni Vers SEL "), assure la transmutation alchimique * recherchée par ses maîtres artificiers dévoyés (S = Solide , E = Énergie, L = Liquide), nous menant non à notre libération mais à notre involution ...

* Cf. Le chemin alchimique.

Elle promeut pour ce faire des " icônes " incarnant la bêtise, la stupidité et la vulgarité, érigées comme modèles de ce qu'il convient de faire et d'être pour gagner beaucoup d'argent et être célèbre, soit les " valeurs " promues par toute société corrompue. Par-delà ces individus à l'égo enflammé (quête de notoriété et d'argent), les programmateurs (patrons de chaînes, patrons de rédaction, responsables de la grille ...) de cet abêtissement sont tous issus du top du système éducatif - grandes universités et grandes écoles -, faisant partie des classes dites dirigeantes ayant vendu leur âme à " Mammon " (pour l'argent) sinon à " Satan " (pour la destruction des âmes et de l'êtreté divine). Il n'est qu'à voir l'information racoleuse, dramatisée à outrance et clivante par ses chantres vulgaires, méprisants, cyniques et donneurs de leçons. La bête prédatrice a bien pour objectif par ses relais officiant * l'avilissement des esprits, afin d'empêcher tout réveil à la conscience de Qui Nous Sommes vraiment ...

* Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée.

 

Un résultat édifiant qui se passe de tout commentaire ...


Ce qu'il n'est pas dit sur la réalité économique

La turbulence sur les marchés financiers de début février 2018 a vu l'indice phare le Dow subir son plus gros plongeon de l'histoire en termes de points, son plongeon de 15 minutes présentant certains éléments d'un " flash krach ". A un moment, il a chuté de 1.000 points avant de reprendre 600 points puis d'en reperdre 400, le tout en moins de 30 minutes. Il est tout simplement impossible que ce soit autre chose que les robots de trading, les êtres humains ne réagissant pas aussi vite.

Si ce n'est pas encore le début de la grande apocalypse financière, l'histoire récente démontre que quelques-unes de ces mini-corrections vont se produire avant que la vraie n'arrive, car la réalité dans ce système dévoyé à sa source est qu'aucune solution remède n'existe, toutes celles proposées étant entièrement inapplicables et proposées par pure plaisanterie si ce n'est au passage l'obtention d'un prix Nobel par l'entre-soi. Dans ce monde involutif caractérisé par la dualité - soit on gagne... soit on perd -, l'être humain est conduit naturellement à concentrer son énergie émotionnelle et intellectuelle sur le fait de gagner. C'est comme partir en guerre. Des voix réservées et intelligentes peuvent expliquer pourquoi le combat n'en vaut pas la peine ... pourquoi des choses plus importantes sont en jeu... et pourquoi une guerre va ruiner la nation, détruire le gouvernement et tuer ses jeunes gens. Mais une fois que les canons commencent à tonner, les voix pleines de sagesse se taisent ... et l'on ne pense plus qu'à la victoire. Ou à la survie.

Les marchés financiers se sont construits sur la dette, estimée à un niveau record de 233 trillions (233 000 milliards) de dollars au troisième trimestre de 2017, soit plus de 16 trillions de dollars de plus qu’à la fin de 2016, selon une analyse de l’Institut de la finance internationale. Plus ils grossissent, plus la capitalisation gonfle, plus ils deviennent instables et plus le krach menace. Ainsi la partie classique dans ce monde économique dédié au dieu Mammon, c'est la chute des actions. Elle ne peut que se produire, rien ne pouvant grimper éternellement aux cimes et s'y maintenir. Tout le monde professionnel acoquiné le sachant, chacun se tient prêt pour, lorsque les actions commenceront à chuter, acheter pendant les creux et profiter ensuite du rebond, s'enrichissant encore plus sur le dos des petits épargnants, mal conseillés à dessein et éternels dindons de la farce de la Matrice pervertie jusqu'à l'os. Cependant, cette fois-ci, les choses risquent d'être tout autrement. Le départ récent de Mme Janet Yellen de son poste à la tête de la Federal Reserve, outil majeur du dévoiement *, a été salué comme il se doit par toute la presse mainstream, tout particulièrement pour ses résultats sur le marché du travail américain, le taux de chômage étant passé sous son mandat de 6,7% à 4,1%, son plus bas niveau en 17 ans. La réalité est que, à l'instar de ses prédécesseurs Alan Greenspan et Ben Bernanke, elle laisse une dette astronomique, son programme ayant fait plus de chômeurs adultes que jamais, réduit les investissements fixes nets par employé, entravé la production et étouffé sans doute la croissance des salaires réels. A eux trois, ils ont fait grimper la dette américaine à des niveaux qu'on n'avait plus vus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale *². Les niveaux de dette des entreprises et des ménages ont quant à eux suivi des expansions similaires, ne bénéficiant pas pour autant de la capacité à s'en exonérer en faisant payer autrui tout en étant (grassement) rémunérés par les mêmes gogos. Au cumul ces 30 dernières années, la dette s'est développée deux fois plus rapidement que l'économie qui la soutient !

Et c'est naturellement ce qui rend la correction qui arrive bien plus dangereuse qu'un recul de routine sur les marchés, entre 30.000 et 35.000 Mds$ de valeur d'actifs – actions, obligations, objets de collection, entreprises privées et immobilier – étant ainsi " en suspens " au-dessus de l'économie, comme des bulles, au lieu d'être soutenus par la production réelle ... A l'échelle mondiale, ce chiffre atteint probablement les 100.000 Mds$ ! Le résultat est qu'aujourd'hui des centaines de millions de personnes dépendent de l'économie d'argent facile créée par le gang de la Fed, autrement dit de " l'investissement passif ". Leurs emplois, leurs revenus, leurs investissements, leurs retraites ... tout cela dépend de la survie du fantasme sur lequel nos chers " médias " préfèrent commenter le destin homérique du PSG ou l'émergence des (tristes) nouvelles figures des républicains ou du feu parti socialiste. Et quand le dénouement de ce drame de " l'économie casino " se produira, ils diront tous en chœur qu'ils ne savaient pas, s'en remettant comme d'habitude au soi-disant homme providentiel qui, comme en 2008, bombera le torse en promettant pis et pan aux acteurs financiers, en nous parlant de " régulation ", de mise en place de " protections ", de " murailles de Chine ", de " compliance ", d’EBA (European Banking Authority), d’autorité de contrôle ou même carrément prudentielle. Au final pour ne rien faire ! Sauf que cette fois-ci ... ce sera une toute autre histoire.

* Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste. & Travaux de Carroll Quigley (1910-1977), professeur d’histoire à Georgetown, Princeton et Harvard, "The Anglo-American Establishment" et "Tragedy and Hope, A History of the World in Our Time ("La classe dirigeante anglo-US", et "Tragédie et espoir, une histoire du monde à notre époque").

Lorsque Greenspan a pris le relais à la Fed, le gouvernement américain devait environ 3 000 Mds$ de dette brute... soit 40% du PIB à peu près. Aujourd'hui, la dette frôle les 21 000 Mds$, soit plus de 100% du PIB.

Le " gang  de la Fed "

Les gouverneurs successifs de la Federal Reserve (FED) ont un programme comprenant trois objectifs, qui découlent de leurs mandants :

. L'objectif n°1 est de protéger et augmenter la richesse de leurs maîtres, les grandes banques privées qui possèdent la Fed.

. L'objectif n°2 est de convaincre le peuple américain qu'ils ont à cœur de protéger ses intérêts, et qu'ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour maintenir le plein emploi tout en contenant l'inflation au sein d'un environnement très difficile.

. L'objectif n°3 et de dissimuler l'objectif n°1 aux yeux du public.

Alan Greenspan - Ben Bernanke - Janet Yellen, figures récentes de la manipulation orchestrée par l'oligarchie financière anglo-saxonne


Dormez tranquilles, braves gens, " nous " veillons à votre bonheur. La mer en été, le ski en hiver, les J.O. et le football, la météo, la vaccination ... Si nos autorités sont bien promptes à nous réguler - notre vitesse, notre pollution, notre isolation, la façon dont nous mangeons, les taux de promotion auxquels nous avons droit, comment nous devons nous faire vacciner, soigner, embaucher, les produits financiers que nous pouvons acheter ou pas ... -, il ne leur viendrait pas pour autant à l’idée de réguler le système prédateur, l'ennemi sans visage de notre dévoiement ... Depuis 10 ans, nous n’avons rien appris, rien fait, les deux pompiers pyromanes ayant même voulu reprendre du service avant que d'en être empêchés par un plus malin. Tout n’a été qu’artifice de communication et impression monétaire pour pallier, sous forme d’expédient, cette crise dramatique qui conduit inéluctablement, tôt ou tard, à l’effondrement économique et au chaos social *, les mêmes causes produisant les mêmes effets. A un moment, il faut bien passer à la caisse. Et tous les ingrédients sont là pour faire un plat que tous les peuples risquent de trouver fort indigeste ... Ils le savaient. Ils n’ont rien fait. Mais tout va bien, dans le meilleur des mondes *² ...

* Cf. Prophétie du changement.

Cf. " Le Meilleur des mondes ", roman d'anticipation dystopique, écrit en 1931 par Aldous Huxley.

Réalité sanitaire

La FDA - la " Food and Drug Administration ", administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments ayant, entre autres, le mandat d'autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis - n'a pas contesté et pour cause les statistiques édifiantes publiées par le très officiel Journal of the American Association (vol. 284, no. 4, 28 juillet 2002) recensant le nombre de victimes directement attribuables au système médical pour les seuls USA, et limitées aux seuls hôpitaux, dérivant des substances dangereuses et de médecine orthodoxe :

- Opérations inutiles : 12 000 morts.

- Erreurs de prescriptions (dans les hôpitaux) : 7 000 morts (personnes auxquelles on a donné les mauvais médicaments !).

- Effets adverses des médicaments : 106 000 morts (personnes ayant reçu les " bons " médicaments).

- Infections en milieu hospitalier : 80 000 morts.

- Autres erreurs (dans les hôpitaux) : 20 000 morts.

Au total 225 000 morts. Combien depuis ? Le système de " santé " est donc responsable au minimum de 225 000 morts dans l'année, ce qui fait de lui la troisième cause de décès aux USA ! Les médicaments homologués par la FDA tuent plus de 100 000 personnes dans les seuls hôpitaux américains. Combien meurent ainsi dans le monde entier, et notamment en France ? Et où sont les statistiques dénombrant les morts attribuées aux suppléments alimentaires, aux plantes médicinales et autres traitements " parallèles " ? Quant aux scandales sanitaires découlant des mensonges proférés par les diverses autorités concernées *, ils ne cessent d'ébranler la confiance des patients.

* Ainsi en mars 2017 le laboratoire Merck a décidé d’arrêter de fabriquer l’ancienne formule du Levothyrox, utilisé contre les troubles de la thyroïde, 3 millions de Français se retrouvant pris au piège, obligés de prendre une nouvelle formule qui leur inflige de très nombreux effets secondaires. En juin, les géants de l’industrie chimique et des pesticides ont obtenu une dérogation pour commercialiser des produits hautement toxiques, comportant de nombreux perturbateurs endocriniens, véritable cauchemar pour des millions de consommateurs. En août 2017, les Pays Bas ont annoncé qu'une substance toxique (le Fipronil) avait été détectée dans des centaines de milliers d'œufs vendus à la consommation. La crise s'est propagée en Allemagne, en Suisse et en Suède, où des millions d'œufs ont été rappelés. Quant à la France, c'est près de 250 000 œufs contaminés au Fipronil qui y étaient arrivés…

 

Remplacer la révolte par la culpabilité

C'est de manière insidieuse le leitmotiv de la " philosophie " libérale occidentale, fortement nourrie du référentiel religieux judéo-chrétien, que de faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur et de son infortune (chômage, précarité, exclusion ...). Au lieu de remettre en question le système en le comprenant pour ce qu'il est, le peuple se culpabilise, s'auto-afflige, et s’en prend à lui-même, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de sa force intérieure créatrice de solutions nouvelles, et faisant au passage le bonheur de la pharmacopée et des praticiens scientistes dévolus.

Crise pétrolière, alibi de la lente destruction du travail

La crise pétrolière de 1973 a constitué un virage majeur dans la lente et irréversible destruction sociétale. Afin de permettre aux entreprises de préserver leur compétitivité compte-tenu de la hausse de leurs coûts de production et de fonctionnement, un plan drastique étalonné sur le moyen-long terme a permis de mettre le curseur sur la performance financière au détriment de l'humain - gel des salaires, restriction des avantages sociaux, refonte des systèmes de retraite... -, le coût du travail étant jugé handicapant. Il en découle depuis une précarisation croissante pour de plus en plus d'êtres humains (jeunes, seniors, ...), les fausses promesses de récompense pour les efforts fournis lancées par leurs chefs d'orchestre mécaniciens successifs aux fausses rondeurs rassurantes - libéraux, pro-européens et pro-business - n'ayant bien sûr jamais été au rendez-vous ...


La dynamique du capitalisme est-elle bien celle qu’avait prévue Karl Marx ?

La succession d’évolutions que Karl Marx avait prévues semble bien au rendez-vous dans les pays membres de l'OCDE. En effet, la baisse de l’efficacité des entreprises par le ralentissement de la Productivité Globale des Facteurs impliquant une baisse du rendement de leur capital, a entraîné depuis une quarantaine d'années la recherche de diminution des coûts, dont bien sûr ceux du travail et notamment des salaires. Il en résulte par le moins disant social la déformation du partage des revenus en faveur des profits. Cette stratégie a une limite, atteinte quand les bas salaires deviennent trop faibles (égaux au salaire de subsistance), les " capitalistes " se lançant alors dans des activités spéculatives ... celles qui font par leurs bulles apparaître des crises financières !

En fait, le capitalisme est génétiquement déflationniste, puisqu’il vise à faire chaque fois un peu mieux avec un peu moins. Aussi la productivité augmente tendanciellement, le capitalisme ayant tendance à faire beaucoup mieux avec beaucoup moins. C’est dans sa nature, seule manière d’aller vers une augmentation des profits. Mais si cette recherche permanente du mieux avec moins pour avoir plus est comparable dans l'esprit avec le processus d’évolution de l'humain, le hic est qu'elle se fait au détriment de notre environnement comme des plus faibles. Elle met inéluctablement en place un système non-soutenable à terme. Les facteurs déflationnistes de la mondialisation sont bel et bien à la base de la crise d’endettement actuelle, tous s'attachant à rembourser les intérêts de la dette, non la dette elle-même ...

Désormais, la productivité des entreprises va considérablement augmenter avec la robotique et la convergence des nouvelles technologies. Au bout du compte, " nous " serons capables de produire sans aucun recours ou presque aux masses laborieuses. La véritable question sera alors de savoir comment répartir la valeur ajoutée créée, et si nous souhaiterons même la répartir. La question incontournable qui se posera est comment répartir la richesse si cette répartition ne passe plus par les salaires, c’est-à-dire par le travail ? Et à ce jour, personne n’a de réponse, même pas Karl Marx ...

 


Connaître les individus mieux qu’ils se connaissent eux-mêmes

Les progrès fulgurants de la science et de la technologie ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du grand public et celles des élites. Grâce aux découvertes en biologie et en neurosciences (neurobiologie, psychologie …), les gardiens du "système " sont parvenus à une connaissance avancée de l’être humain, leur permettant d'accentuer le contrôle sur les individus de manière directe (traçage électronique) ou indirecte (stratégies de manipulation). Ils ont ainsi réussi à identifier les failles, les trous du cerveau, afin d'y glisser leur programmation insidieuse comme le neuro-marketing. Ils y sont notamment aidés par des chercheurs scientifiques travaillant sur des fonds publics, et qui créent en parallèle par leur voracité prédatrice des activités privées à caractère lucratif tout en dispensant leurs savoirs sur les bancs d'écoles et d'universités prestigieuses. Célébrés par le système académique, d'aucuns pourraient les taxer de " sacrés enfoirés " ...

Le système éducatif se gardant de les dispenser, hormis à une petite élite dûment sélectionnée pour l'accès aux cycles d'enseignement supérieur, les êtres humains sont de plus en plus assimilables à des robots biologiques *, décérébralisés de la connaissance qui libère et non asservit, se contentant des miettes de connaissance distribuées de manière parcellaire et tronquée. Épuisés par le travail sous pression, anesthésiés et égarés par les artifices illusoires *² et chimiques, ils se dirigent désormais vers le puçage généralisé au prétexte de leur sécurité, ultime anneau d'asservissement à la Matrice involutive ...

* Cf. Le contrôle du robot biologique.

Cf. Symbolisme et artifices de la Matrice.

Neuro-piratage

Le spécialiste en langage et épistémologie Lucien Cerise (photo 1) établit dans le recueil de textes " Neuro-pirates : Comment pirater un cerveau ? " le piratage des cerveaux par l’ingénierie sociale et d’autres procédés. Ce neuro-piratage peut consister à agir sur le hardware, c’est-à-dire sur le substrat biologique et génétique du cerveau, mais il peut également consister à agir sur le software, c’est-à-dire sur le code de communication que l’on apprend de la société. Ce code d’origine épigénétique – ce langage, ou logiciel – nous vient du bain socioculturel dans lequel nous sommes plongés depuis l’enfance, imprimant au cerveau son architecture neuronale. L’étude des groupes sociaux, de leur mode de construction, des liens qui les structurent, a permis à ceux qui veulent maîtriser les foules d’agir sur ses membres, de modifier leurs comportements, voire de les détruire en tant qu’individus et groupes, les uns dépendant des autres. Car l’individu déconnecté de tout groupe, de toute hiérarchie, de toute représentation, de tout " stéréotype ", de toute transcendance intérieure, ne peut survivre qu’en développant des symptômes psychotiques. En attaquant les liens naturels, liens œdipiens de la différenciation masculin/féminin, mais aussi de la hiérarchie parents/enfants, en abolissant la notion de limites, dont le dépassement en psychologie s’appelle perversion *, c’est toute la société qui est attaquée. Déstructurée, rendue malléable – on parle de société " liquide " –, elle sera alors le jouet d’une petite oligarchie qui n’aura plus rien à craindre des peuples dont elle s’est approprié les âmes tant par des pratiques ésotériques occultes *² (sciences molles) que par la cybernétique (sciences dures) *³, autrement dit la gouvernance par le chaos, l'entropie.

* Cf. Fonctionnement du corps biologique.

Cf. La nouvelle religion universelle.

*³ Cf. Travaux du mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées Norbert Wiener (1894/1964 - photo 3), dans son essai " Cybernetics : Or Control and Communication in the Animal and the Machine " (1948).

 

Le mépris bestial du peuple

L’historien des idées et de la littérature Thierry Galibert a utilisé le prisme de l’œuvre de l’écrivain et poète français Antonin Artaud (1896/1948 - photo 2) pour étudier le thème de la bestialité * dans la société occidentale moderne, dont les lignes de force sont l’aliénation, les idéologies totalitaires, les enjeux du travail intellectuel. Ainsi se matérialise la bestialité dans tout ce qui fait office aujourd’hui de " culture ", se traduisant tant par les idéologies que par toutes les analyses critiques du monde d’aujourd’hui qui ne débouchent sur aucune solution concrète, telles que produites par les romans, les œuvres d’art et les pièces de théâtre qui n’ont en fait de vocation que de divertir. Avec elles la bestialité se trouve confortée, puisqu’il s’agit de proposer comme dans le surréalisme l’issue du rêve, et non ce qui manque le plus pour combattre le fléau.

Dans son autre essai, Le mépris du peuple (2012), il creuse ce sillon en revisitant un considérable appareil référentiel de la notion de " peuple " (Spinoza, les philosophes des Lumières, Hegel, Marx ...), classe sociale fourre-tout, soumise à tous les réductionnismes, à toutes les exclusions et à tous les mépris. La remarque vaut autant pour les bourgeois, toisant les paysans bouseux et jugés non civilisés car ne connaissant pas les usages de l’urbanité, que pour les clercs auto-proclamés porte-voix des faibles, des pauvres, des humbles – ou du moins de ceux qu’il est préférable de faire passer pour tels…

* La Bestialité, Sulliver (2008).

 

Utopie démocratique

Sa conviction est que " Si l’état d’éclairé n’a jamais joué un rôle libérateur pour l’immense majorité de la population, il en a en revanche souvent joué un dans la consolidation du système dominant. " Autrement dit, l’attention des classes possédantes comme des clercs envers " le peuple " ne serait qu’un moyen de désamorcer le danger potentiel, réellement révolutionnaire, que ce dernier représenterait. Ainsi la République des Droits de l’homme n’aurait en la matière qu’habilement pris, sous de nouveaux oripeaux et avec d’autres mythes opératifs, le relai de la monarchie absolue, afin d’assurer à ses oligarques le moteur même de leur existence, l'exercice du Pouvoir ! Le mépris du peuple est en quelque sorte le sous-bassement de la bestialité ... et ce depuis l'Antiquité.

Remise en perspective des " Lumières "

Se révèle dans les absurdes amalgames des manuels de tous types la volonté d’intoxiquer le " peuple " en prétendant, par exemple, que les Lumières constituent un ensemble monolithique ayant permis l'avènement de la raison sur l'obscurantisme jusqu'alors régnant. C’est un peu comme si l’on démontrait que les intellectuels avaient tous été soumis à une pensée unique, ce qui arrange les idéologies contemporaines, du libéralisme au socialisme et jusqu’aux libertaires hédonistes. Seuls des penseurs solitaires ont refusé ce progressisme illusoire, destiné à consolider un mouvement linéaire de l’histoire au moyen de ce soi-disant " progrès social " * avec lequel le peuple, au mieux, survit. Ainsi qu’il en a toujours été, ce qui passe pour de la contre-culture n’est que ce qui sert le mieux la culture dominante, mais avec la posture de la révolte, de l’indignation, soit la division source de rapport de force tant prisé par le système prédateur *².

* Cf. Évolution de civilisation (3) Mythe de la modernité, Risques et Lois d'évolution universelle.

Cf. La dualité décodée.

Les utopies idéalistes tant vantées par les philosophes acoquinés au système élitaire - il leur assure considération et protection matérielle - conduisent à la rébellion, à l’anarchisme, qui ne peuvent que servir les desseins d’un " libertarisme conservateur ", celui qui au final soutient des politiques étatistes soi-disant favorables au bon peuple. Mais si en démocratie comme l'ont théorisée Rousseau, Marx, Leroux, Proudhon et tant d'autres, la participation du peuple est essentielle, aboutissement d’un processus historique qui permet à l’individu de devenir progressivement maître de sa destinée - le socialisme a ainsi été originellement conçu comme la concrétisation politique de l’humanisme -, ce processus a été en réalité définitivement brisé en 1789. Aussi fut inventé le concept manipulateur de socialisme d’État pour que, avec le soutien d’historiens et de philosophes inféodés, soit anéanti le fait même que la participation citoyenne ait existé. Pourtant consubstantielle à l’être humain, elle explique les révoltes paysannes contre les féodaux, raison pour laquelle il s’agit, depuis Rousseau, non de " donner ", mais de "rendre " le pouvoir au peuple. C’est sur cette base même qu’il combat Diderot et Voltaire, les tenants les plus manifestes du conservatisme politique des Lumières ...

Le cynisme du socialisme monarchique

Relayés par les incontournables intellectuels et artistes de cour germanopratine ou autres quartiers cossus, bêlant la rose en boutonnière ou à la main leur amour du populaire, les princes manipulateurs ont échafaudé la captation du pouvoir à leurs ambition et rapacité personnelles, les promesses de libération du capitalisme vorace vite reléguées aux oubliettes une fois installés sous les ors républicaines.


Toutes ces figures intellectuelles incontestées sont identifiées à des émancipateurs, alors qu'elles furent, à l’instar du baron de Montesquieu * (photo 1), d’exemplaires " officiers " de l’État… Elles se sont contentées pour la plupart de théoriser ce que le peuple réel pratiquait déjà. Contrairement aux manuels expliquant qu’ils ont inventé la liberté, lesdits intellectuels " illuminés " sont allés plus loin encore. Dans la mesure où la structure étatiste est leur seul référent et donc leur seul horizon, ils n’acceptent pas que le peuple se rebelle. C'est pourquoi ils le conceptualisent, comme pour mieux l’enfermer, avec pour résultat que le " peuple " devient une fiction politique sur laquelle nous vivons toujours, tout particulièrement au travers de la Constitution de 1958. C'est ce que le pape occidental du libéralisme, Locke *² (photo 2), n'a pas hésité à affirmer, la démocratie ne pouvant pour lui être confondue avec l’oligarchie qui en tient lieu. Il s’agit donc de " faire passer des vessies pour des lanternes ", les intellectuels patentés des XVIII°, XIX° et XX° siècles servant de caution à la rhétorique politicienne fallacieuse. Ou comment parler du peuple réel avec les outils conceptuels du peuple fictif ...

Charles Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689/1755), penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières.

John Locke (1632/1704), philosophe anglais.

Comment alors s'étonner que la démocratie occidentale, avec une telle généalogie politique, où " polis " (la cité-État dans la Grèce ancienne, soit une communauté de citoyens libres et autonomes) et " police " résonnent à l'unisson, apparaisse en fait comme une " théocratie laïque de la classe moyenne ", " le moins pire des régimes " selon le mot de l'aristocrate Winston Leonard Spencer-Churchill ... Ce n’est là que la conséquence logique d’un système purement oligarchique hérité de la féodalité, la police feutrée destinée à garantir la sécurité de tous étant déjà caractéristique de la politique des monarques du Moyen Age. "Bonnes gens dormez " clamait la police des cités médiévales, l’État veille. Il veille en ce sens qu’il neutralise toute réaction en polissant les mœurs, en les conformant à un modèle urbain, de ce fait bourgeois. Aussi, considérer que la démocratie représentative est " le moins pire des régimes " se situe dans le droit fil de l’oligarchie comme seul référent.

C'est la raison pour laquelle la posture du socialisme d’aujourd’hui se plaignant du capitalisme, constatant les méfaits de l’individualisme libéral - l’atomisation de la société -, alors qu'il recourt aux mêmes méthodes que le libéralisme, à la même structure politique, n'est que la mise en lumière de la pathétique farce politicienne source d'illusions pour tous les nigauds s'y laissant prendre. Qu’est-ce donc que le socialisme sans lien social, au sens de " la vie dans la cité ", sinon le libéralisme lui-même?

Pour les théoriciens de l’État et les hommes politiques, du Moyen Age à nos jours, le peuple réel n’est qu’une " multitude ", un conglomérat d’individus privés de raison. Il n’est en aucune façon, quoi qu'ils et elles en disent, le " peuple " qui peut servir de modèle à la Constitution, et c’était également l’opinion des encyclopédistes. Tant que le peuple reste multitude, l’oligarchie politico- intellectuelle et ses tribuns d'opérette ne craignent rien. Ils ont même intérêt à l’entretenir, en lui offrant la sécurité sous toutes ses formes, la " police " sous la forme du gendarme et de l’éducateur.

En fait, pour rompre avec la logique de domination, il faudrait que la " multitude " revendique d’être peuple car, à défaut, les populistes de tous bords continueront à l’inviter à prendre le pouvoir ... par leur intermédiaire et pour leur unique profit. Et le risque est clairement que, face à la faillite d’un système fondé sur des démagogies électoralistes de moins en moins finançables, les électeurs en appellent à l’homme providentiel, supposé de son épée magique guérir les écrouelles ... Pour le coup, la domination serait alors totale, et elle résulterait, pour une bonne part, de cette " liberté des modernes " théorisée par le libéral Benjamin Constant. D'ailleurs, le coup d'entourloupe ne s'est-il pas joué en mai 2017 ? ...

 

Réalité monarchique

" Peuple ", " Bonheur ", " République ", " Civilisation ", et tant d’autres mots à majuscule… L’un des traits définitoires de la modernité est de baser son pouvoir sur de grands mots, érigés en valeurs et employés dans une espèce de liturgie qui est finalement plus religieuse que politique. L’étude du XIX° siècle montre que les intellectuels de ce temps sentaient que leur mission était avant tout de démystifier cet appareil symbolique d’État destiné à asseoir son autorité. Il en a découlé les concepts et la sémantique appropriée, les grand-messes républicaines, les parades militaires, la cérémonie au drapeau ... utilisés tant par les libéraux que les socialistes gouvernants. Si en ce temps du " gouvernement de l’Église " être matérialiste avait un sens révolutionnaire, les intellectuels n’étaient pas pour autant dupes de l’origine monarchique du slogan " faire le bonheur du peuple ", soit tenter de faire croire à la réalisation du Paradis sur terre.

Et c'est précisément la cause aujourd’hui de la faillite du politique. Lorsque le " peuple " et le " bonheur " ne sont plus que des concepts, quand en situation de crise le politique est en rupture complète avec la réalité quotidienne des individus, il est confronté à ce qu’évitait le catholicisme en promettant le bonheur exclusivement dans l’au-delà. Déduction faite de ce dernier, reste en effet la misère sur terre, lorsque les moyens de l’État ne suffisent plus à satisfaire les promesses électorales ou lorsqu’ils sont utilisés pour servir la tentation louis-quatorzienne des élus, type " grands travaux " culturels ...

La réalité n'a pas changé depuis la Grande Babylone, seules les formes empruntées créant l'illusion. Le citoyen contemporain est toujours le " sujet " d’un monarque, condamné à rester éternellement assujetti à l’État au travers de la transmission héréditaire du pouvoir. Le monarque disparu, il reste son administration. Il n'est qu'à voir la façon dont ce prétendu modèle que nous n'hésitons pas à exporter le lyrisme philosophique à la gorge se passe, l’exemple du Printemps arabe et de ses États organisés sur un principe religieux l'attestant. Or la démocratie réelle a existé partout où des hommes ont eu besoin de se regrouper pour être plus forts, mais autrement que selon le modèle grec tant vanté, ce qui était le cas des paysans européens du Moyen Age qui en ignoraient l’existence. N'est-il pas d’ailleurs emblématique qu'un des pays européens le plus en crise, la Grèce, a comme seule issue, pour ceux qui y souffrent, quand ils le peuvent, de reconstituer, hors État, une solidarité fondée sur l’agriculture ?

 

Décodage de la manipulation mondiale en cours

Le mécanisme est désormais opérant à l’échelle internationale. Il est basé sur l'octroi de prêts bancaires, de façon magnanime. Il ne s'agit en fait nullement d'aider les États, et par là-même les entreprises ou particuliers à réduire leur dette nationale, mais de permettre par le paiement des intérêts à ce que les détenteurs des capitaux bancaires amassent d’énormes profits et les tiennent en otage. C'est ainsi que la nation américaine, alors qu'elle est trop endettée pour prêter quoi que ce soit à quiconque, voit ses banquiers continuer de prêter aux pays notamment pauvres. Mais alors, où les banquiers récoltent-ils l’argent qu’ils prêtent, si les États-Unis sont à ce point en banqueroute ? Et de quelle complicité étatique bénéficient-ils pour avoir agi aussi longtemps en toute impunité, celle consistant à prendre des pays en otage, y compris le leur ?

Si les banquiers affirment prêter de l’argent à ces pays dans un effort louable destiné à les faire passer à la " modernité ", pour les relever économiquement, c'est que dans la plupart de ces pays les individus aspirent à la démocratie. Ils veulent vivre comme les occidentaux. Partant, ils sont mûrs pour la révolution, et devenir insidieusement leurs complices ...

C’est ainsi que les " insurgés " entrent en scène, en l'occurrence de pseudo-résistances, des coups d’État, de l'extrémisme, du pseudo-terrorisme (ex. le Hamas, Al Quaida, Farc, Mercenaires en Irak…), financés et instrumentalisés par des lobbys militaro-industriels (ex. société Academi, ex Blackwater *), la CIA etc… Les banquiers concoctent aussitôt un gouvernement militaire, et les polarités nécessaires à l'affrontement sont réunies. Dès lors, le motif est tout trouvé pour développer ces pays : appuyer les gens qui réclament la démocratie. Bien sûr, le gouvernement militaire n’est là que temporairement. Sa raison d’être est d’alimenter et même d’intensifier le désir de liberté. Le procédé permet aux vendeurs d’armes et acteurs de la sécurité de faire beaucoup d’argent. Quant aux munitions, elles arrivent de divers pays chrétiens, comme la France. Elles ont été envoyées de partout dans le monde, même des États-Unis. Bien entendu, tout cela est fait pour appuyer les combattants de la démocratie !

* Academi est une société militaire privée américaine dont le siège se trouve en Caroline du Nord. Elle a notamment travaillé en Irak et en Afghanistan. Elle était précédemment connue sous le nom de Blackwater Worldwide, à l'origine sous celui de Blackwater USA. Présente dans plusieurs pays, notamment en Afrique du Nord, plus précisément au Maroc, la société effectue de la protection d'installations sensibles tels les sites de radars militaires au Japon, de l'entraînement de membres de service de renseignement de Taïwan ou le sauvetage de civils au Kenya. En 2009, le New York Times a rapporté que Blackwater a réalisé des contrats, octroyés secrètement, pour le compte de la CIA dans le cadre d'une mission destinée à pourchasser des terroristes d'Al-Qaïda.

Dès que le changement est amorcé, le pauvre fermier qui jadis vivait tranquillement sur sa terre, qui n’avait pas à payer d’impôt, qui arrivait à nourrir sa famille, aimait son " Dieu et son Église ", doit maintenant travailler frénétiquement. Puis il se retrouve en train de manifester dans les rues étranges de villes qu’il connaît mal, réclamant de la démocratie, sans trop savoir pourquoi il fait cela. Il a été englobé dans une conscience sociale créée intentionnellement, dans le but d’appuyer le pouvoir mondial.

Comme nous savons que la " démocratie " à la sauce étoilée finit toujours par triompher et voit les " méchants " repoussés, ce jeune pays " libéré " qui fait désormais ses premiers pas a besoin de prêts substantiels pour se développer, devenir une nation, à l’image du " modèle " états-unien. Alors s'amènent les banquiers pour distribuer les milliards, dont ils savent pertinemment que les " merveilleux " dirigeants incompétents sinon corrompus catapultés à la tête de ce nouveau gouvernement démocratique les dilapideront. Ils savent que ce petit pays sera incapable de rembourser sa dette.

Fort logiquement, les banques demandent le remboursement du prêt. Le leader responsable du pays plaide alors sa cause : "Mais nous n’avons tout simplement plus suffisamment d’argent pour vous rembourser. " Le représentant de la banque sourit, faussement compatissant, et lui répond : " Monsieur, ne vous en faites pas. Vous savez, je suis certain que nous pourrons arriver à nous entendre. Nous allons échanger votre dette substantielle contre les droits miniers de votre pays ainsi que le pétrole trouvé sur votre littoral côtier et à l’intérieur de votre pays. Nous prendrons cela en échange. " Le dirigeant du pays est alors si content qu’il s’exclame : " Quelle aubaine ! " Aussitôt dit, aussitôt fait. Et le petit pays a cessé d’être un pays, au sens tradition, langue, valeur. Bien sûr, on s’efforcera d’en faire une démocratie d'apparence, mais déjà ce n’est plus un pays. Il a été absorbé par une organisation sans frontière, qui grandit sans cesse dans le monde d’aujourd’hui, la responsabilité pour ne pas dire la souveraineté appartenant désormais principalement à ses institutions internationales (OMC, FMI, Banque Mondiale…) et aux accords commerciaux (traité de Lisbonne…). Au final, sur cette " planète-multinationale ", les pays prolétarisés sont progressivement en train de se transformer en un nouvel esclavage féodal, généralisé aux masses laborieuses consentantes et prostituées d’une minorité élitaire prédatrice.

Les " affaires " sont rapidement prises en mains par ses relais acoquinés. L’industrie et les services divers s’y installent. Des éléments extérieurs que les gens du pays ne contrôlent pas prennent le dessus, parce qu’ils se sont installés avec l'aval des autorités. Les fiers indigènes du pays sont évincés de leurs terres et parqués comme un troupeau dans les villes. Ça n’a pas d’importance si les fermiers ne cultivent plus dorénavant. Ça n’a pas d’importance si la forêt vierge est transformée en copeaux. Ça n’a aucune importance. Car les promoteurs arrivent et rasent les forêts, financés par les grandes banques. S'en suivent les processus de privatisation, licenciement, délocalisation, réforme ... tout cela au nom de ce qui est appelé le progrès.

Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.

La plupart des gens croient que ce marché monopolistique néo-libéral cannibale est le capitalisme. Erreur ! C'est le marxisme. Comment Lénine matérialisa-t-il à partir de rien les ressources pour implanter sa société idéale, le bolchevisme ? Comment fut-il en mesure de renverser le dernier Tsar, par le biais d’une révolution, assassinant sans pitié toute la famille du Tsar et éliminant de la Russie tout aristocrate dans le but de donner corps à sa théorie marxiste ? La révolution fut financée par les mêmes banquiers afin de créer le stigmate du communisme, stigmate qui permettrait de créer opportunément bien des illusions dans le futur. C'est ainsi que la Russie possède la plus grande réserve d’or du monde ...

Ce Nouvel Ordre Mondial néo-libéral a été emprunté ni plus ni moins aux écrits de Marx, un élitiste. Il avait lui-même emprunté son idée de Socrate. Le marxisme est ainsi une philosophie de gouvernement idéal, simplement parce qu’elle a la vision d’un monde contrôlé par une élite restreinte. En d’autres termes, les gens responsables, riches et puissants, contrôlent le monde et les attitudes " animales " de la population. Marx a dit que les gens du peuple n’ont aucune intelligence. Et le plus grand danger pour le communisme, et en vérité pour cette théorie marxiste, est qu’elle ne peut tolérer une " médiocratie ", une classe moyenne ou médiane. C'est pourquoi le peuple doit être encadré, contrôlé, ses études dirigées, toute chose devant l’être. Et cette société a été instiguée, créée et financée pour plusieurs raisons, la principale étant la version finale que cette société aura adoptée dans quelques années : le Nouvel Ordre Mondial * ...

Cf. La nouvelle religion universelle & Prophétie du changement.

C'est ce modèle du communisme qui est dupliqué, caché derrière la façade honorable de la démocratie, plus exactement la démocrature. Tout part de la révolution, venue on ne sait d’où, en réalité d'une " planification scénarisée " sortie d'Instituts (ex. Le Tavistock Institute) et autres " Think Tank ", ces groupes de réflexion d’experts (ex. le Groupe Bilderberg, le Siècle…) ne laissant aucune place à l’imprévu … la voie de l’Humanité étant déjà toute tracée par leurs " bons soins " *. La première règle est qu'il doit y avoir une polarisation pour pousser le peuple à solliciter un nouveau gouvernement, un changement. Il doit y avoir une menace. N’eut été la menace mondiale du communisme et de ses variantes théocratiques, qu’est-ce que les marchands d’armes auraient vendu ces dernières années ? S’il n’y avait pas eu le communisme athée comme religieux, qui aurait été l’ennemi des États-Unis ? C'est ainsi qu'à cause de la présence totalement fabriquée par leurs propres banquiers du communisme, les Américains ont toujours senti leur liberté menacée. Et à cause de cette société communiste, le peuple américain a fourré son nez dans les affaires de tout le monde, parce qu’on leur a dit de le faire, parce que le communisme est une menace pour leur liberté et le modèle démocratique dont ils s'imaginent être le porte-étendard. En vérité, tout cela est de la manipulation, un jeu profondément pervers.

Penser ainsi que les Russes sont des gens impitoyables et durs, dépourvus d’âme, est une erreur. Ils sont exactement comme les occidentaux. Les peurs ressenties de part et d'autre découlent de la même source, le contrôle des médias, qui disent précisément ce à quoi, capitalistes impérialistes comme communistes impérialistes, doivent ressembler. Les barrières sont intentionnellement maintenues entre les deux camps. Et tant que nous ne le comprenons pas, cette attitude d’indifférence permet à cette tyrannie de prospérer dans le monde. Cette paisible léthargie de l'occidental engourdi, anesthésié, est à l’origine de l’attitude caractéristique qui fait que le monde est mené par des tyrans psychopathes. Parce que les gens ne veulent pas qu’on les dérange dans leur paresse intellectuelle, préférant s'inquiéter de la météo, dégoiser sur leur équipe sportive favorite, préparer leurs prochaines vacances et regarder des jeux télévisés plutôt que de s’informer. En d’autres mots, les " amants éperdus de la liberté " sont, pour la plupart, des créatures d'un passé idéalisé et d'un présent désacralisé. Et cette attitude endormie des peuples du monde construit chaque jour un peu plus les murs de leur prison mentale comme physique, permettant à leurs geôliers de réaliser leur rêve ...

* Cf. Le Néo-Totalitarisme Orwellien Biométrique, du type " 1984 " de George Orwell, une " Brève histoire de l’avenir " de Jacques Atalli, " Le Meilleur des Mondes " de Aldous Huxley.

De nos jours, beaucoup de stratégies sont là pour nous endormir, nous conditionner et nous éloigner de la réalité telle qu'elle est, non telle qu'on nous la raconte : l’accumulation de problèmes par le flux incessant de l'information ; les perturbations climatiques ; la pédophilie et autres scandales sexuels ; l’ennemi imaginaire et fantasmatique (ex. l’Islam, le résistant-terroriste aujourd’hui, hier le Juif, le communiste, l’indigène etc…) ; une " Novlangue " inquisitrice de pseudo-intellectuel, qui stigmatise, diabolise (ex antisémite, négationniste, révisionniste…) et disqualifie, par ses trolls et inféodés de plateaux audiovisuels ou d'éditoriaux écrits, tout esprit critique et de synthèse ; la stimulation de nos plus bas instincts (sexuel, agressif et compétitif, besoin artificiel et éphémère… ) ; une programmation des esprits par la suggestion hypnotique répétitive des médias ; des crises planifiées purgeant le système de lui-même tel un phénix qui renait toujours de ses cendres ; une violence structurelle et des attentats (ex. le 11 septembre 2001, Charlie Hebdo, le Bataclan ...) instrumentalisés en vue de légitimer des réponses sécuritaires collées aux symptômes ; la disparition de Traditions et de Droits ; la légitimisation des guerres (ex Irak, Afghanistan, Libye, Syrie …) ; des arrestations préventives musclées ; une détention sans procès et sans limitation de durée d’étrangers susceptibles de représenter un danger pour le pays ...

Dorénavant l’Esprit Traditionnel de l’Orient comme de l’Occident est menacé dans ses fondements par un " Esprit Moderne ", qui à l'inverse de l'esprit traditionnel exprimant une riche diversité, consiste à formater et à stabiliser par la répétition l’être humain à tous niveaux : social, économique, intellectuel, sexuel, psychologique… Il découle de la " Raison Mathématique ", celle qui a foi et voue un culte à un progrès infini *, qui veut nous " diviniser ", nous décorporer, nous désincarner, vers une mort certaine, ou peut-être, vers une immortalité biotechnologique (génétique, nanotechnologie…), autrement dit vers une super-humanité mutante *².

De nos jours, le pseudo-Homme ne connait plus le sens du mot Responsabilité, envers les siens, envers lui-même, envers la planète … Mais est-elle seulement la sienne ? L’Esprit Moderne fait tout pour dissimuler notre vérité profonde et commune, pour que nous oubliions notre vrai nature divine et ondulatoire, pour que nous renoncions à l’immortalité d’une autre dimension, évolutive par notre changement de conscience. Aussi la question du choix à faire est alchimiquement ouverte, si nous parvenons enfin à penser librement par nous-même …

* Cf. Évolution de civilisation (3) Mythe de la modernité, risques et lois d'évolution naturelle.

Cf. Conscience du XXI° siècle.

 

 

La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa propre guidance supérieure qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.

 

 

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