Comment anticiper le futur ?

L’observation attentive de l’être humain, et qui plus est du dirigeant, fait apparaitre une préoccupation principale, celle de vivre par avance l’avenir, tout au moins d’en percer le mystère et d’essayer de le forger au plus près de ses espérances. Il peut en découler un déséquilibre non négligeable, par un décentrage de sa relation au présent, et surtout une inquiétude latente peu propice à la sérénité et au calme intérieur.

Aujourd’hui, l’attitude rationnelle d’inspiration mécaniste est fondée sur la causalité. Elle consiste à croire que pour assurer l’avenir il faut faire des calculs et le planifier afin qu’il se réalise selon un cheminement logique et anticipatif dans lequel il est laissé le moins de place possible au hasard. Face aux aléas de la vie qui s’opposent inévitablement à nos plans, et plus fondamentalement, face à l’augmentation considérée comme inéluctable de l’entropie ou désordre de l’univers, le travail, l’effort, la résistance, la compétition et le jeu sont avancés comme des moyens permettant d’atteindre des objectifs. La maîtrise de son propre avenir par l’homme se justifie ainsi par une philosophie mécaniste de lutte ou de concurrence perpétuelle, largement confortée par la théorie prêtée à Darwin de l’évolution : lutter pour gagner ou se protéger, lutter contre la dégradation ou pour concourir afin de se hisser à un niveau d’intérêt personnel ou collectif restreint, censé apporter un état de mieux-être. Cette attitude est fondée sur une éducation dominée par le paradigme déterministe selon lequel notre futur est uniquement la conséquence de notre passé qui contiendrait également les causes de tous nos actes. Faute de mieux, cette attitude continue de s’imposer, et ce bien que le déterminisme matérialiste et le darwinisme soient totalement battus en brèche de nos jours. Inertie, suffisance et frilosité de la pensée obligent.

En l’état de la conscience humaine, limitée à un terrain d’expérimentation étroit et entravée par des illusions égocentrées, il semble difficile pour la plupart des êtres humains d’échapper à ce besoin. Aussi s’est développé tout un outillage d’aide à l’anticipation, et par là-même d’aide à la décision, laissant à penser que la maîtrise de la loi de cause à effet ouvrira favorablement les perspectives attendues.

L'effondrement du marché boursier, ou le présage d’Hindenburg

Lorsque cet indicateur clignote rouge, toute la planète finance commence à trembler, de peur que le krach (chute incontrôlable des valeurs) arrive rapidement. Nommé Hindenburg Omen en anglais, Omen signifiant augure, présage, il est un indicateur technique créé par le mathématicien américain devenu professeur de physique James R. Miekka, décédé en 2014. Cet indicateur fonctionne à partir d’une divergence. Dans un contexte " normal ", les règles de la moyenne s’appliquent, voyant normalement lors d’un mouvement de hausse tous les titres monter plus ou moins rapidement de manière concomitante. Lorsqu’il y a divergence, les titres marquant des plus hauts sont contre-balancés au même moment par une quantité significative de titres marquant des plus bas. C'est un gros problème.

Cet indicateur a été ainsi baptisé en référence à l’accident du dirigeable allemand du même nom, en mai 1937. Ceci explique que le déclenchement de cet indicateur statistiquement très éprouvé, peu avant toutes les dernières grandes crises, lui confère un caractère prédictif relativement sombre. Appliqué au contexte économique actuel, celui de taux d'intérêt très bas, les actions se comportent comme des quasi-obligations, s’appréciant d’autant plus qu’elles versent de gros dividendes et qu’elles sont " trop grosses pour faire faillite ", voire qu’elles ont un " princing power ", autrement dit une capacité à faire le prix sur leur marché. C'est le cas des sociétés Apple, Amazon, Air Liquide..., entreprises solides, mondialisées, résilientes et robustes, ne cessant d'augmenter en marquant chaque jour de nouveaux plus hauts. Elles sont contrebalancées par des actions d'entreprises qui, parce que fragiles, sont délaissées à juste titre par les investisseurs. Il en résulte une divergence naturelle qui se créée dans les performances des différents groupes d’actions. Aussi, tant que les taux sont bas, que les banques centrales interviennent et que le pétrole est sous contrôle, il n'y a pas de raison d'affronter un accident majeur (faillite retentissante d’une banque, problème géopolitique majeur type guerre dans le Golfe). Mais dès qu'un de ces paramètres changera, alors l'explosion se produira !

Par extension au fonctionnement de la civilisation humaine actuelle, cet indicateur indique que l'écart sans cesse croissant des richesses entre les plus nantis et les autres, conduit à l'inévitable collapse civilisationnel, celui de la corruption d'esprits gouvernés par le système prédateur *².

* Sur le plan mondial, 26 personnes possèdent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 3,8 milliards de personnes (ils étaient 43 en 2017), la fortune des milliardaires ayant augmenté de 900 milliards de dollars en 2018 (équivalent de 2,5 milliards par jour). En France, les Français les 10 % les plus aisés touchent en moyenne 6,7 fois plus que les 10 % les plus pauvres (Insee, 2 016), le 1 % le plus fortuné de notre pays possédant 17 % de l’ensemble du patrimoine des ménages les 10 % les plus riches. L’accumulation engendre une reproduction des inégalités de génération en génération. En bas de l’échelle, cinq millions de personnes pauvres vivent avec moins de 855 euros pour une personne seule (Insee, 2016).

Cf. Prophétie du changement & Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?

On parlera alors plutôt de comportement dynamique et créateur d’énergie pour un avenir ouvert et pluriel (élaboration de scenarii et de leurs conséquences et effets potentiels), à défaut d’un futur qui par définition serait par essence unique et fermé, ne se révélant qu’au moment où il sera constaté, c’est-à-dire à l’échéance prévue de l’horizon fixé.

L’anticipation met en œuvre des processus cognitifs – le raisonnement nourri de notre intelligence, de notre expérience et de notre imagination – comme émotionnels (excitation, inquiétude...). Elle fait ainsi appel aussi bien à la raison qu’à l’intuition, à la logique issue de nos expériences et modèles qu’à l’imagination, à l’apparent conscient qu’à l’inconscient.

La difficulté principale vient de l’arbitrage à faire entre l’observation des expériences et situations connues, liées à notre passé et à notre présent vécu et sources de conformisme, et la projection faite qui suppose inévitablement la prise en compte et l’acceptation d’éléments et facteurs nouveaux liés à l’évolution permanente des choses, par définition non maîtrisés. Ce judicieux discernement suppose un subtil équilibre, qui ne peut que faire appel à une sagesse comme une confiance intérieures dégagées de l’agitation d’un mental se nourrissant de peurs comme d’illusions fantasmées ou chimériques issues de nos pulsions, nos complexes, nos blessures... Seule une profonde connaissance de soi pour écarter les sources polluantes car fortement prégnante peut y conduire, afin de concilier si tant est possible sérénité et efficacité.

Au-delà de cette maîtrise personnelle relevant de la psyché humaine et de ses outils & thérapies associés, l’art de l’anticipation s’appuie sur des outils d’optimisation relevant des sciences de gestion managériale, visant à collecter, organiser et mettre en perspective les éléments de l’avenir envisagé pour les personnes, les collectifs, les situations et les systèmes d’organisation concernés. Ils visent à brosser de façon exhaustive le panorama du plausible espéré quant à l’objet de l’anticipation, du plus certain au plus incertain, du plus déterminé au plus ouvert, afin de clarifier par le biais d’un questionnement d’exploration puis de validation les ressources personnelles comme contextuelles susceptibles d’être mobilisées, ainsi que de rassurer sur la prise en main des possibilités offertes. Ceci privilégie l’observation du présent, dont la probabilité qu’il perdure dans le futur projeté s’avère comme particulièrement significative, en l’état de nos certitudes. Si c’est effectivement une probabilité non négligeable, cela reste toutefois une probabilité.

Une échelle à six niveaux * en découle, d’un futur dit socle (intégrant les dimensions actuelles appelées à demeurer) à un futur libre, celui le plus susceptible de sourire au choix de l’audace dans tout son libre arbitre.

Reste que la liaison du présent au futur la plus simple à réaliser est que nos attitudes du moment présent permettent la réalisation de nos formes-pensées par la projection d’énergie que nous y mettons, tout comme nous donnions par le même procédé l’intensité à un résultat futur dans notre présent. Ce procédé d’hyper conduction énergétique à double sens, validé sur le plan scientifique (Cf. le célèbre attracteur du météorologue Edward Lorenz), permet aux évènements que nous vivons dans le présent et que nous vivrons dans le futur une sorte de magnétisme qui les attire vers une certaine destination finale *².

* Cf. Philippe Gabilliet, auteur de " Savoir anticiper ", ESF Éditeur.

Le processus création décodé.

La différence fondamentale entre une conscience de 3-D et une conscience de 4-D

Les individus de 3ème densité terrestre sont conditionnés pour être motivés à agir pour quelque chose. C'est pourquoi ils se projettent, cherchent à anticiper ou à imaginer un quelconque futur pour essayer d'en avoir le contrôle (par exemple pour construire un projet). Ils agissent    ainsi par la volonté de l'égo-mental, afin que l'idée ou le désir qui s'exprime au travers de la pensée se matérialise, se densifie, en réponse à leur pensée... Ce comportement humain traditionnel inhérent à la programmation de 3ème densité terrestre induit la projection de schémas, programmes et croyances du passé dans le futur. De ce fait, il met en jeu une notion du temps linéaire qui, " mathématiquement ", réduit tous les " futurs potentiels " en un seul futur.

Lorsque la disparition du désir, de l'attachement matériel, du besoin de posséder, du besoin de faire " pour " ou " à cause de " est réalisée grâce à la dissolution de la volonté égotique, il en découle de nouvelles fréquences, celles de 4ème densité (ou 4-D), qui n'autorisent plus aucune anticipation, ni projet. Pour autant, la création/créativité s'exprime toujours, mais d'une façon nouvelle, qui pour l'instant encore reste très difficile à appréhender pour l'esprit humain de 3ème densité. C'est ainsi qu'en 4ème densité de conscience, lorsque germe dans la psyché une idée, ces nouvelles fréquences nous demandent d'agir tout de suite, dans l'instant, " maintenant ", dans le moment présent, sans réfléchir aux conséquences. Cette idée, ou intention, se transforme alors immédiatement en mouvement d'énergie matérialisant instantanément l'objet de l'intention, déterminant votre potentiel de création/créativité.

Pour devenir créateur en 4ème densité, il s'agit donc d'agir, de se mettre en action dès qu'une idée germe dans notre esprit, puis de laisser faire l'énergie sans anticiper ou imaginer comment notre idée se réalisera dans le futur. Pour ce faire, il est nécessaire d'être complètement libéré des schémas de pensée, habitudes, croyances, conditionnements et réflexes appartenant à notre vécu de 3ème densité.

 

 

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