Le modèle pyramidal décodé

 

Les publications en ligne font l'objet de constantes mises à jour et nouveaux enrichissements. Il va de soi qu'elles n'engagent que leur auteur dans le choix des sources et le fruit de ses imagination et réflexion.

 

Une pyramide parmi d'autres de la Matrice asservissante - Cliquer pour agrandir
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L’organisation structurelle de nos institutions et entreprises est principalement basée sur l’architecture pyramidale de nature patriarcale, même si l’avènement de la technologie en réseau pour tous conduit à en revisiter depuis quelques années la pertinence, du moins en apparence tant ses gènes constitutifs sont profondément ancrés dans les mentalités.

Ce modèle civilisationnel correspond depuis plusieurs millénaires à un détournement de son sens sacré originel, qui a façonné dans l’esprit collectif une conception dénaturée de la relation de l’être humain à la vie, explicative de son fonctionnement à contre-sens. Elle se décline dans un fonctionnement bipolaire * du monde, à travers la " bande des quatre ", les systèmes politico-religieux, financier, militaire et médiatique, désormais sur un terrain géopolitique mondialisé *². Elle a débouché sur trois symptômes délétères dont nous payons chèrement le tribut, qui se nomment patriarcat, misogynie, élitisme. Leurs coûts pour le bon fonctionnement de nos structures d'appartenance commencent à devenir conséquents tant ils conservent l'humanité dans un état de peur permanent, de désolation, d'émotions et de colère. Toute autre vérité civilisationnelle *³ étant totalement déconsidérée et écartée, le modèle ne peut que conduire au cycle entropique de la " fin des temps " * ...

* Cf. La dualité décodée.

Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.

*³ Cf. Vérité civilisationnelle.

* Cf. Prophétie du changement & Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?

 

L'établissement de la domination du patriarcat

Les cultures de l’âge de Bronze - période dite de la protohistoire caractérisée par un usage important de la métallurgie du bronze - se sont trouvées à la croisée de deux influences, conformément à la loi des polarités. Elles découlaient des survivants de la catastrophe climatique - le déluge - survenue dans la nouvelle ère civilisationnelle démarrée entre 10.000 et 12.000 av. J.-C., qui, issus d'une civilisation précédente nommée atlante (le peuple " bleu ") hautement évoluée spirituellement mais qui avait fini par choir de sa corruption matérialiste, s'étaient divisés pour initier deux pratiques civilisationnelles : les " peuples du cercle", soit la polarité féminine (constructeurs de mégalithes, religion chamanique de la Déesse Mère), majoritairement dans l'hémisphère Nord, et les " peuples du triangle ", soit la polarité masculine (constructeurs de pyramides, hiérarchiques, développant l’agriculture et faisant des sacrifices), majoritairement dans l'hémisphère Sud *. C'est la seconde qui va progressivement s'imposer - la " père version " -, par la force du bronze puis du fer - le métal -, et marquer au fer rouge sang l'histoire des grandes civilisations post-égyptiennes qui s'établissent alors (Sumer, Babylone, Assyrie).

Selon l'état des recherches réalisé *², les sociétés matricarcales dites " gynocentrique " ou " gylanique " constitutives de la "Civilisation de la Déesse Mère " étaient pacifiques et favorisaient la mise en commun des biens. Elles caractérisent les cultures préhistoriques européenne du paléolithique et plus tard du néolithique (la " vieille Europe ", de 7.000 à 3.500 av J-C). Celles-ci connaissaient une société dont la structure était totalement différente de celle apparue à partir des invasions indo-aryennes depuis 4.300 av. J.-C. Elles étaient basées sur la coopération et le don, symbolisés par la figure de la Déesse. Cette société ancienne était aussi la civilisation des mégalithes, très présente en Irlande, à Malte, en Sardaigne, en Grande-Bretagne, en Scandinavie, en France, en Espagne, en Italie… A la fin du Néolithique, on retrouve ces influences positives autour de la Méditerranée, avec les civilisations minoenne (civilisation crétoise) et mycénienne (civilisation égéenne), même si d'aucuns les considèrent comme purement fantasmagoriques, destinées à leurrer les chercheurs de vérité. Mais peu à peu, avec l’agriculture et la métallurgie martiale, des influences " sombres " commencèrent à s’étendre et à former des " empires " de tailles différentes, comme Sumer, Akkad, l’Égypte pré-dynastique, la civilisation de l’Indus, et les tribus hébraïques (les " douze tribus " bibliques).

C'est pourquoi cette civilisation matriarcale correspond à l’idée d’un " Âge d’Or ", celui d’une époque préhistorique où la Déesse était révérée, et où les qualités comme le service des autres, la compassion et la non-violence étaient extrêmement importantes. Cette société préhistorique formait un modèle de société basé sur le partenariat qui s’opposait directement au modèle " dominateur ", basé sur la hiérarchie (hieros, " sacré ", et –archie, " pouvoir "). Le premier modèle est représenté par le symbole féminin du " calice " (la matrice utérine, de polarité magnétique), tandis que le second se caractérise par le symbole masculin de " l’épée " (le phallus engendreur, de polarité électrique).

De nombreux indices suggèrent en effet que la société préhistorique n’était pas violente. Il y a une absence de représentations de violence, cruauté ou armes dans l’art néolithique. On ne trouve pas d’images d’un Dieu vengeur, avec la foudre, l’épée, ou la lance, mais il y a au contraire des représentations de la nature, et de riches formes géométriques. On retrouve la trace de cet art dans la civilisation minoenne. Il n’y avait pas de séparation entre le profane et le sacré. Comme les historiens des religions l’indiquent, dans la préhistoire et, dans une large mesure, dans les temps historiques, la religion hors dogme (création patriarcale) était la vie, et la vie était la religion, celle d'une relation sacrée à l'univers, à la nature.

* Cf. Symbolisme des figures.

Cf. Riane Eisler, " The Chalice and the Blade – Our History, Our Future " (1987) ; Marija Gumbatas, " Dieux et déesses de l’Europe préhistorique " (The Goddesses and Gods of Old Europe, 1974), " Le langage de la déesse " (1989), " La Civilisation de la déesse " (The Civilisation of the Goddess, 1991).

Cf. en complément Le féminin séquestré.

Le renversement destructeur s’établit à partir de 3.500 av. J.-C, qui voit des changements importants dans les types d’habitations, la structure sociale, économique, et religieuse. Les influences patristes commencent à infiltrer la civilisation européenne de la Déesse, en se servant des structures locales pour établir un système hiérarchique. Elles découlent des sociétés agraires du Néolithique, avec pour caractéristique un assujettissement de la population au sein d’un territoire donné, à la fois par un pôle " souverain " d’un dieu lieur et d'un pôle " législatif " organisant la vie collective au sein de ce système clos, figé, un système fondamentalement contre la fluidité et l'imprévisibilité de la vie. C'est le remplacement progressif du nomadisme par le sédentarisme, la pensée étant moins affectée par l’espace. Et lorsque l’espace est fermé, il emprisonne à la fois le corps, au sein de frontières, et l’être, au sein d’un durcissement de sa pensée, une perte des facultés créatrices.

Ce système patriarcal prend de l’ampleur dans le sud de la Mésopotamie, qui voit se développer les arts, les techniques, l’écriture (premiers hiéroglyphes et écriture cunéiforme). En 3.000 av. J.-C., de nouvelles invasions accélèrent la transition vers le patrisme. Ces envahisseurs furent les Aryens en Inde (Brahmanes), les Hittites et les Mittani dans le croissant fertile, les Louvites en Anatolie, les Kourganes en Europe orientale, les Achéens puis Doriens en Grèce. Ce seraient aussi les Hébreux qui auraient eu une influence en Égypte lors du règne d’Akhenaton *. La rupture historique définitive semble bel et bien être intervenue avec le messianisme du judéo-christianisme, qui en soi reprend les aspects théologiques d’empires précédents comme l’Égypte, Sumer, Babylone *².

Ainsi pouvons-nous supposer l’existence en cohabitation de deux " types de société ", chacune correspondant à un " type d’orientation " psychologique : un type de société valorisant l’échange et dévalorisant les structures de pouvoir répressives, et un type de société valorisant la hiérarchie et l’exploitation, une exploitation dont la forme aigüe pourrait être le capitalisme, plus exactement le libéralisme marchand. Il en aurait tout naturellement découlé les cultes féminins (chamaniques) liés à la nature qui perdurent dans les sociétés aborigènes notamment, et les cultes masculins toujours liés à la guerre qui prédominent toujours dans le prétendu monde des " Lumières " ...

* Cf. Le Judaïsme décodé.

Cf. Le modèle européen décodé (2) Un ADN impérial païen.

Saharasie
Saharasie

La violence institutionnelle de l'impératif par la géographie

La violence institutionnelle est en quelque sorte le socle de ce nouveau paradigme qui semble né au Néolithique, qui est en fait et en dépit des apparences et discours l’expression d’une orientation des masses vers l’individualité plutôt que le collectif. Ce développement du narcissisme est intimement lié à la subjectivation et à son ensemble de mécanismes psychologiques tels que le déni (de Qui Je Suis vraiment, soit l'Unité) et la projection comme le transfert à autrui de ce déni (tel qu'étudié par Jung).

Enfermant l'être humain dans le piège du temps linéaire, du travail asservissant d'exploitation de la matière et d'un divin inaccessible en l'état justifiant la codification de la morale par ses soi-disant représentants terrestres (les élites politico-religieuses), les êtres humains ne peuvent vivre en harmonie avec la nature, avec Ce Qui Est.

C'est ce que démontre le biophysicien états-unien James DeMeo, parlant de " patrisme " pour ces sociétés qui sont régies par des codes moraux et des impératifs comportementaux. Il les relie historiquement à un climat de sécheresse, extrêmement rude, où les ressources alimentaires sont venues à manquer. C'est ainsi que par une analyse systématique des données anthropologiques sur 1.170 cultures de niveaux de subsistance, les modèles géographiques globaux des institutions sociales de comportements patristes établis démontrent leurs effets cuirassés, violents, traumatisants, douloureux et répressifs, qui empêchent les liens harmonieux mère-enfant et homme-femme. C'est tout particulièrement le cas dans la ceinture désertique hyperaride entourant l’Afrique du Nord, le Proche-Orient et l’Asie Centrale, appelée " Saharasie " (image). Elle possède la plus grande étendue territoriale des institutions sociales et des comportements patristes les plus extrêmes sur Terre. A l'inverse, les régions les plus éloignées de Saharasie, en Océanie et dans le Nouveau-Monde, possèdent les comportements les plus matristes, non cuirassés et doux qui soutiennent et protègent les liens mère-enfant et homme femme. Nous pouvons d'autant mieux comprendre les conséquences des mouvements migratoires en cours, qui quoi que s'en défendent les institutions politiques, visent à mettre sous nasse le monde occidental. Quant aux organisations militantes des droits humains, leur inculture conjuguée à leur idéalisme exacerbé car manipulé en font les relais attitrés du système prédateur manipulateur *.

* Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante & Survivre à la Matrice asservissante.

 

La Grande Pyramide de Gizeh

La civilisation égyptienne antique était obsédée par la mort, le paysage urbain évoquant une immense nécropole qui aurait été créée selon le mythe (réel ?) de toutes pièces par la reine Isis pour faire revenir l’âme de son époux Osiris et enfanter Horus, sa réincarnation, en secret *.

* Cf. Le féminin séquestré.

Construite sous le règne d'un souverain du nom de Zurad pendant une durée de cent ans, de - 10.490 à - 10.390 avant J.-C. d'après le mystique états-unien Edgar Cayce, pour d'autres aux alentours de - 3.500 ans à une époque où les cercles de pierres et autres monuments " cyclopéens " étaient les seules constructions existantes (peu vraisemblable), appelée par les Anciens Al Ahram, soit " la Lumière", ou Akhouït, " la Lumineuse ", ou encore Bit-Râ-Hem, soit " Hathor, lumière du roi Horus ", elle représente encore une énigme pour le monde scientifique . Diverses théories s'affrontent sur sa datation, les méthodes de construction employées, son utilisation et ses constructeurs *.

Nous sommes actuellement dans l’impossibilité totale de reproduire cette œuvre, dont la masse totale est d'environ 6,3 millions de tonnes et le volume total de 2.592.000 m3. La marge d’erreur constatée de cet ouvrage, soit 6,3 mm sur ses 5,26 ha, n’est même pas atteinte avec notre technologie actuelle la plus pointue en termes de marge d’erreur, soit la lentille télescopique. Elle a été édifiée à partir de la coudée sacrée, unité de mesure d’alors, se composant de 25 pouces. L’addition des diagonales de la base de la construction s’établit à 25.826,4 pouces, soit à peu près le nombre d’années correspondant à la " Grande Année ", durée de la lente oscillation de l’axe de la Terre pour effectuer un tour complet. Sa pente donne la valeur du nombre dit d’or " Pi " (π soit 3,141…), rapport entre la longueur de la circonférence et la longueur du diamètre d’un cercle. Elle est par ses proportions et son alignement au centre exact de la masse terrestre, son axe est/ouest étant placé sur le plus long parallèle continental, alors que le plus long méridien continental passe également par elle. Simple hasard, les chances de trouver cet emplacement étant d'une sur ... trois milliards. Aucun des couloirs d’accès aux différentes pièces de son intérieur n’est horizontal, aucun point de construction des salles n’est similaire, les galeries ont des tailles et des formes les plus diverses, contrairement à la construction extérieure parfaitement symétrique.

Comme les mayas, les chinois, les japonais, les incas, toutes les cultures ayant ce type de constructions ont indiqué à chaque fois qu’elles avaient été construites non par elles, mais par les " Dieux du Soleil ", sous-entendu des races extra-dimensionnelles à la réalité tridimensionnelle terrestre. Leur forme était utilisée au cours du développement de ces civilisations comme temples religieux et initiatiques, points de relais avec le supposé ou prétendu " Royaume céleste ", mais aussi comme centrales d'énergies, captant notamment les énergies du soleil, à travers, entre autres, les panneaux miroirs qui les recouvraient. Elles sont les témoins du grand dessein cosmique unificateur.

Élucubrations mystiques de peuples anciens, qui n’avaient pas été atteint par la salvatrice ère de la raison dite moderne ? Il n’est qu’à se rappeler la fameuse expression de Jean-François Champollion (1790/1832), ce fameux égyptologue français qui fut le premier à déchiffrer les hiéroglyphes, disant que plus on remontait dans l’histoire antique de l’Égypte, plus on avait à faire à une civilisation supérieurement développée, au contraire d’une humanité présente qui, à l’inverse des idées habituellement admises, ne cesse de décliner par l'état de sa corruption endémique.

* Dans une déclaration choc, le chef du Département Archéologique de l’Université du Caire, le Dr Ala Shaheen n'a pas hésité à dire à un auditoire qu’il pourrait y avoir une théorie selon laquelle les extraterrestres ont aidé les anciens Égyptiens à construire les plus anciennes pyramides d’Égypte, comme celle de Gizeh. Interrogé par un délégué de la Pologne lui ayant posé la question sur la possibilité que la pyramide puisse contenir de la technologie extraterrestre ou même un OVNI, le Dr Shaheen est resté vague et a répondu " Je ne peux pas confirmer ou nier, mais il y a quelque chose à l’intérieur de la pyramide qui n’est pas de ce monde ".

Nombres d'or, expression de la divine proportion

ll existe quatre nombres dits d'or pour leur caractère sacré, celui d'une divine proportion exprimant une convenance du tout et des parties entre elles dans les ouvrages de goût. C'est sur sa base que nombre de "  temples " destinés à être le corps de Dieu ont été érigés, comme les cathédrales chrétiennes d'Europe.

Le premier est Phi (Φ) vaut 1,618... ou pour les puristes (1+√5) / 2. On le désigne par la lettre grecque j (phi) en l’honneur du sculpteur grec Phidias (490/430 avant J. C.) qui décora le Parthénon d’Athènes. Il exprime une harmonie que beaucoup estiment parfaite, qualifiée aussi de divine proportion pour reprendre l’expression utilisée par le moine franciscain et mathématicien Fra Luca Pacioli (1445/1517) dans son livre De Divina Proportione.

Le second est Pi (π), connu comme symbole de l’alphabet grec, est la valeur numérique du rapport entre la longueur de la circonférence et la longueur du diamètre d’un cercle. Également nombre irrationnel, il est présent en mathématiques, géométrie, physique, chimie, statistique. Sa valeur est 3,141... Sa résonance est de nature spatio-temporelle, établissant un canal entre une entité énergétique (personne, objet, événement) avec elle-même ou avec une autre. Autrement dit il permet l’hyper conduction, soit un transfert d’informations entre les différents champs de conscience caractéristiques de l’univers.

Le troisième est Gamma (Γ). Il est le nombre d’or de la gravité, utilisé notamment pour le calcul des courbes des ponts en structure métallique. Il est également de nature irrationnelle. On le doit à l’architecte florentin Filippo BruneIleschi (1377/1446) après son observation de la coupole du Panthéon. Il vaut 1,199...

Le quatrième est e du mathématicien suisse Leonhard Euler (1707/1783) ou du physicien écossais John Napier (1550/1617) - en français Neper. Il est un des plus grandes constantes des mathématiques. C’est une base du logarithme, cette fonction inverse de la fonction exponentielle, dont la valeur approximative est 2,718... Il est utilisé tout particulièrement pour l’étude de nombreux phénomènes naturels, comme la loi de la multiplication ou de la relation entre un et beaucoup. On le trouve en physique (représentation des courants présents dans les circuits électroniques, description des ondes électromagnétiques, de la décadence radioactive), en biologie (étude de la croissance des populations), en chimie, en informatique, en géologie et en sismologie, en astronomie et astrophysique, en mathématiques, en statistique.

Toutes les grandes traditions initiatiques - l'école grecque des Mystères d’Éleusis et de Samothrace, l'école des mystères de l’Égypte antique du temple de Dendérah près de Thèbes, les académies chaldéenne et juive, les collèges de brahmanes hindous, les Mages de Perse, les Gymnosophistes d’Éthiopie, les Mystères druidiques... - enseignaient la résistance de l'être humain au sommeil, celui de son esprit... Ils concernaient les trois états de conscience de l’être humain sur terre. D’abord la conscience de la mort (" l'âme hors "), du " trépas ", soit le troisième pas après la naissance et la vie dans le corps de chair. Puis l’accès à la conscience de sa résurrection. Enfin l'accès à celle de son ascension, de son évolution, soit l'acceptation du divin en soi, sans séparation, en comprenant et en ressentant qu'il n'y a pas de Dieu au-dehors, que tous et tout ne font qu'un. L'incompris devient ainsi l'" Un compris".

Les sept sacrements de l’Église chrétienne sont tous basés sur les rites d'initiation de l'école égyptienne *, pourtant interdits par l’Église chrétienne et le pape de Rome depuis le Concile de Nicée de l'an 320...

* Ainsi le repas sacré de l'Eucharistie, la Cène, où le vin symbolisait l'esprit venu du Créateur, le pain le corps de l'incarnation physique, et l'eau ajoutée au vin l'âme, qui enregistrait les expériences d'incarnation de l'individu.

Quant à la Croix, elle symbolisait non la souffrance d'une mort terrible mais l'harmonisation du vertical et de l'horizontal, l'instant où nous parvenons à équilibrer le spirituel et le matériel en nous-mêmes. Clé de la manière dont l'Univers fonctionne, elle est devenue le symbole des additions et des multiplications, soit l'évolution de la vie, non la mort.

Ces états de conscience étaient symbolisés par des figures tout particulièrement animales, l’une vivant sous terre pour le microcosme, l’autre volant à travers les airs pour le macrocosme, la troisième étant le niveau moyen entre les deux. En Égypte, ce sont le cobra, le vautour, l’œil droit d’Horus. Au Pérou, il s’agit du serpent à sonnette, du condor et du puma. Chez les Amérindiens, ce sont le serpent, l’aigle, le cochon sauvage.

La mythologie christique est basée à travers la passion de Jésus Christ sur la même règle, différant par le fait que le sublime joyau de la renaissance n’est accordé que par la soumission du fidèle et sous condition de jugement dernier de l’être humain à sa croyance en la trinité Père/Fils et Saint Esprit.

La Pyramide est considérée comme le symbole de la réunion des forces terrestres et spirituelles, les nombres 3, 4 et 7 jouant un rôle très important dans la construction de ce bâtiment. Sa base carrée est en référence au nombre 4, le Quaternaire, nombre de l’équilibre des forces opposées deux à deux, celles de la stabilité terrestre. Ainsi les quatre éléments (terre, eau, air,feu), correspondant aux quatre évangélistes du référentiel chrétien.

Elle pointe vers le ciel en triangle, symbolisant le Ternaire spirituel du nombre 3, soit le mouvement circulaire du monde de l’esprit (unité, division, réunion).

Le résultat fait donc 7 en son tout, référence à un nombre qui était pour les Égyptiens la communion entre la Terre et le Divin, celui de la transcendance et du sens, le Quaternaire matériel reposant sur le Ternaire spirituel. Ce nombre 7 se tient ainsi à l’horizon de l’éternité, dévoilant tout ce qui est lié à la Création, plus exactement à Ce Qui Est.

Le sommet inachevé de la pyramide lui confère avec sa base six faces : le nombre 6 symbolise l’imperfection chez les Égyptiens, celle de notre Terre aujourd’hui. Le rajout d’un sommet débouchera sur 5 faces, chiffre qui symbolise l’initiation divine, celle de l'Amour, lorsque les imperfections humaines auront été éliminées…

Pythagore affirmait que la loi de l'Univers était celle du nombre. En appréhendant ce qui se passe dans le Ciel par les codes et les signes comme les mathématiques et les nombres, l’être humain appréhende sa propre condition...

Cf. Symbolisme mathématique.


La célèbre pyramide conçue par le psychologue nommé Maslow éclaire sur le parcours de conscience que l’être humain a à réaliser *, et dont les étapes correspondent à différents centres énergétiques qui sont en lui, associés à des organes spécifiques du corps biologique se trouvant en correspondance avec l’architecture physique de l’univers.

Les niveaux de conscience sont variables suivant les concepteurs de pyramides et leur appartenance civilisationnelle (Égypte, Incas, Mayas), allant de 7 à 13. Les sept premiers niveaux correspondent au système glandulaire, à savoir les glandes endocrines et exocrines du corps physique, dont les plus élevées sont au niveau de la tête et considérées comme encore embryonnaires dans leur potentialité (glande pinéale et glande pituitaire). Ils correspondent également aux sept mondes au sein desquels évoluent tous les êtres de l'Univers, tels qu’enseignés dans le Bouddhisme et dans la Kabbale (Mondes des Bouddhas, des devas ou dieux, des asuras ou demi-dieux, des humains, des démons, des êtres malheureux, et le Monde infernal ou Enfer).

Les six niveaux suivants correspondent à des centres énergétiques puissants du corps humain, comme le cœur, l’appareil génital, la gorge… Les hindouistes les nomment chakras *². Ils sont associés à une fonctionnalité (par exemple la voix pour la gorge) déterminante pour la réalisation dans toute sa puissance de l’être humain. Aussi leurs connaissance et développement s’avère déterminante.

Tout en haut de la pyramide, ce que Maslow nomme le besoin d’épanouissement, réside le centre de rattachement de l’être humain à l’univers, son appartenance universelle. Il est symbolisé par le Troisième Œil, cette pastille rouge portée dans la culture hindouiste, et que nombre de traditions ésotériques utilisent dans leur symbolique.

* Cf. Processus de transformation de conscience.

Cf. Fonctionnement du corps biologique.

Le sarcophage ouvert dans la Chambre du Roi de la Grande Pyramide, dite de la Lumière blanche, n’est pas le symbole d’un tombeau. Il n’a pas en effet de couvercle, à la différence de ceux trouvés dans la vallée des rois, qui abritent les hypogées de nombreux pharaons du Nouvel Empire et de leur famille. Le champ magnétique terrestre y est à zéro, aucune onde de radiation électromagnétique ne pouvant franchir ses murs à l'instar d'une cage de Faraday, et les proportions de cette chambre, bloc unique de granite de quartz rose, sont syntonisées sur le corps humain sur la base de fréquences électriques élevées.

Cette élévation de la fréquence corporelle par le détachement du magnétisme terrestre signifie une époque à venir, où la mort n’existe plus. Soit l’Immortalité, non pas celle propre à la vie terrestre qui n’est qu’un passage, mais celle qui représente la " vraie " Vie, lumineuse à jamais une fois l’ouverture de conscience réalisée. La Grande Pyramide est un tremplin vers la réincarnation.

Ce passage dans cette chambre, aboutissement d’un long périple initiatique commencé dans les entrailles de la Pyramide (dans une fosse à serpents) pour apprendre à s'affranchir progressivement de toutes les peurs constitutives de l'ego-mental, servait aux initiés d’alors d’endroit de projection de leur conscience une fois débarrassés des affres de la dualité. Elle permettait également les soins de régénération de leur organisme, nécessaires après avoir surmonté leurs peurs cachées ou inconscientes dans la Chambre inférieure, dite de la Lumière noire ou " le puits ", et d'être ensuite passés par la Chambre de la Reine, dite d’équilibre de tous les aspects de la personnalité, psychologiques, émotionnels et physiques *. Le corps pouvait alors se libérer de la Terre et d’Osiris par l’intervention de l’âme solaire de Râ, et redevenir universel.

* L'expérience était censée effacer les voies neurales négatives du cerveau.


Le voyage funéraire des pharaons

Dans la Grande Pyramide s’effectuait le rite de l’élévation de l’âme des premiers pharaons. Ce rituel nommé le KRST  (mise en terre) avait initialement pour objectif de transcender l’âme du roi défunt afin qu’elle puisse refaire le voyage stellaire d’Horus - Heru - (Cf. image ci-dessous) en tant que Neb-Heru et Neb-Benu. Autrement dit son principal objectif consistait à transcender l'âme d'Osiris, de façon à ce qu'elle se retrouve dans le corps de son fils posthume Horus. Le roi défunt devait à la fois retrouver le corps d’Osiris dans le ciel en passant par les stades de transformation en soleil nocturne et en soleil diurne. Au fil du temps, le fonctionnement initial de la " grande Mer " (pyramide) fut délaissé et elle fut utilisée comme plate-forme initiatique pour transcender des initiés triés au préalable. C'est bien au cœur de la Grande pyramide qu'Isis donna naissance à Horus, personnification de l’Étoile du Matin.

Le voyage du roi défunt au pays des morts (le Duat) * suivait une route précise, extrêmement coordonnée. Il s'effectuait obligatoirement par la traversée du Nil du sud vers le nord. Dans l'antiquité, le parcours démarrait par l'antique nécropole des rois qui était Khentamentiu, l'ancienne Abydos, localité étroitement liée à Osiris. La traversée du fleuve sacré s'effectuait souvent à la rame à l'aller, en suivant le courant, du côté occidental du Nil. L'occident figurait la mort car c'est dans cette direction que se trouvait l'A'amenpteh détruite (l'Atlantide). Le sarcophage était accompagné de prêtres et de prêtresses ainsi que des pleureuses dont la mission était de reproduire les lamentations d’Isis *² et Nephtys. Le point culminant de la procession se situait entre Memphis et Gizeh. La moitié du voyage du roi défunt s’effectuait sur l’Urenes, le Nil souterrain. Les prêtres initiés connaissaient très bien son accès. Après une lente traversée le long du Nil secret, le corps était convoyé jusqu’aux tunnels de Restau (ou Ro-setau), sous le plateau de Gizeh. Le corps du pharaon était ensuite déposé dans la Grande pyramide, dans le sarcophage de " la chambre du roi " afin de subir un rituel de résurrection semblable à celui qu'Osiris avait reçu initialement au même endroit.

Le chemin à suivre pour retrouver le corps d’Osiris dans le ciel était manifestement en relation avec les quatre conduits de la Grande Pyramide reliés à la chambre dite " du roi " (chambre d’Osiris) et celle de " la reine " (chambre où Isis donna naissance à Heru). Ces conduits semblent pointer vers certaines étoiles, tel que l'indique la traduction d'un texte sacré dit des Sarcophages : " Qu'il puisse traverser le firmament ! Qu'il puisse parcourir les Cieux ! Qu'il puisse voyager en paix sur les bonnes routes sur lesquelles voyagent les Bienheureux ! […] Dispose Sah (Orion) et Meshtiu (la Grande Ourse) en tant qu'étoiles du pays ! Eloigne-les du grand côté droit vers l'escalier du bassin du papyrus à l'endroit de naviguer vers le Sud, dans le lac des récompenses et dans le fleuve des offrandes, à l'endroit où se trouve Osiris ! […] C'est ledit Osiris N, efficace et justifié, qui a abordé avec lui à l'endroit où se trouve Osiris […]  ".

* Il est évoqué dans " Scoop ", film américain réalisé par Woody Allen sorti en 2006 (Cf. photo).

Également Hathor ou Hut-Heru, soit la " demeure " à entendre comme matrice ou utérus d'Horus.

Le voyage funéraire - Cliquer pour agrandir
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Technologie de résurrection

Elle était basée sur un pilier nommé " Djed " (Cf. image), positionné à un endroit adéquat dans la cage de Faraday qu'est la pyramide. Celui-ci était en effet un condensateur électromagnétique d'énergie libre * lorsqu'il était placé sur une ligne tellurique spécifique, comme par exemple le site de Gizeh. Le Djed avait pour fonction d'assurer la " résurrection dans la stabilité et la durée ". Autrement dit, il avait comme fonction de condenser, canaliser, inverser les polarités de cette énergie électromagnétique pour produire des ouvertures entre les dimensions de l'univers, les fameuses portes du temps. En quelque sorte, il assurait une vie de longue durée, d'où son nom " djed " qui précisément signifie stabilité et durée. Son édification a été utilisée dans des rituels très anciens, et renouvelle l'acte d'Horus signalé dans les textes de Thot à Edfu.

* Cette énergie fine, subtile et infinie, est produite par la rotation du globe terrestre, et non par la grille magnétique terrestre en forme de fleur de vie qui n'est que la résultante d'une manipulation technologique de cette énergie libre. Elle a eu pour effet de la concentrer en un maillage-prison électromagnétique, qui piège les Âmes humaines dans des cycles de réincarnation au service du corpus de 4ème densité (Cf. La nouvelle religion universelle & Compréhension structurelle de la Matrice asservissante).Explication complète du fonctionnement dans Fonctionnement de l'architecture du Vivant - Les ondes scalaires.

La pyramide de Khéops par le soleil s'y reflétant est un générateur électrique utilisée pour ouvrir les portes de l'espace-temps comme, à l'instar d'une centrale psychotronique, pour influencer le cortex d’un individu par de simples ondes. Les autres pyramides dans le monde servaient de relais aux ondes émises à partir du plateau de Gizeh. Si toute l’humanité s’apprêtait à rentrer dans une phase d’influx célestes négatifs, les prêtres égyptiens pouvaient ainsi émettre une onde pour en atténuer les effets. Ainsi les pyramides et d’autres édifices furent des méta machines, véritables outils de réajustement et de protection de l’humanité dans sa globalité, au service de ses mandants *.

La civilisation égyptienne a représenté un nouvel élan de l'évolution humaine. A la différence de la civilisation orientale qui enseignait que la matière n'était que mâyâ, illusion, elle a initié le travail de la matière, la façon de la couper, la sculpter et l'imprégner d'intentions sacrées, jusqu'à rendre chaque particule de l'univers spirituelle. Elle ouvre de ce fait toute l'approche initiatique d'une société bâtisseuse, prémices des millénaires qui vont suivre. Cette conception de l’œuvre - le bâti - issue de la matière, comme la construction des églises et cathédrales du Moyen-Age et l'art de la Renaissance en Occident chrétien, va engendrer l'approche alchimique et le soufisme ainsi que le développement de confréries initiatiques de maîtres-bâtisseurs à l'initiative des Templiers, les Francs-Métiers, qui par la suite déboucheront sur la Franc-maçonnerie spéculative. Malheureusement, pas pour le meilleur de l'évolution de la conscience humaine *² ...

* Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

La nouvelle religion universelle.

Le sens de l'évolution humaine par les Rois Mages

Ces trois Rois venus d'Orient, un blanc, un jaune, un noir *, suivent une étoile les guidant à l'endroit d'un enfant naissant, le Christos (cristal). Un cristal pur laisse passer la lumière sans résistance. Il fait le lien entre le monde invisible, subtil, celui de l'esprit, et le monde de la matière. Il représente la matière alignée, immobile, qui reçoit la lumière de l'étoile céleste. Il enseigne le lien entre la vie et la mort.

* Les trois Rois Mages sont typiquement issus d'une symbolique patriarcale basée sur le ternaire et non le quaternaire représentatif de la nature (Cf. Symbolisme des neuf premiers nombres). Est exclue la quatrième couleur, celle du peuple Rouge associé à l'élément terre, qui se retrouve représenté par Balthazar, alors que le peuple Noir est associé à l'élément eau. On retrouve en fait la couleur rouge manquante dans le processus de transmutation alchimique : quand le vin blanc, élément masculin, est versé dans une coupe, soit un calice d’or (jaune), élément féminin, il prend la couleur rouge (Cf. Le chemin alchimique).

Melchior

Il est le représentant du feu du haut, du souffle de la lumière. Il apporte l'or, signifiant en hébreu - aour - Lumière.

Gaspard

Il relie le souffle du haut (soit l'élément air), l'esprit, avec le corps mortel du bas, par l'encens (" en sens ").

Balthazar

Il possède l'énergie de la terre, celle des forces d'en bas. Il apporte la myrrhe, encens servant à embaumer les morts.

 


Le détournement profane du sens de la Pyramide

Si le principe d'enseignement reposait sur des fondements justes, il a cependant été détourné par la prêtrise " païenne " au profit exclusif de l'élite royale régnante, se trouvant sous l'emprise psychique d'une nature extraterrestre involutive *. Il s'agissait pour elle de s'assurer d'une réincarnation dans la matière, cette dimension limitée en 3-D *² autorisant jouissance matérialiste et jouissance du pouvoir éternelles. Il ne s'agissait pas de permettre à l'âme de s'en extraire afin de continuer son ascension dans d'autres dimensions supérieures, intermédiaires avec La Source, le Tout, l'UN, mais tout au contraire de la conduire à rester par le cycle de la réincarnation au sein de la matrice d'appartenance corrompue. La manipulation des esprits a ainsi créé l'illusion de la recherche de l'immortalité - l'" éther-nité " - par l'élévation de la conscience à travers le rituel initiatique sous contrôle de la prêtrise, celle-ci n'ayant pour objectif que de recycler l'âme dans la dimension terrestre ... Ainsi le divin du haut n'était ni plus ni moins que la dimension en 4-D, soit le bas astral rempli de ses fausses icônes divines (dieux, déesses, saints, anges, archanges...), priées depuis avec ferveur à travers le monde et leurs fausses religions par des milliards de croyants et fidèles illusionnés, et de ce fait constitutives d'égrégores involutifs puissants. C'est ce que nous retrouvons par ailleurs aux XX° et XXI° siècle avec tous les gogos gurus du mouvement New Age (voyants, médiums, " channels ", mages ...), qui, eux-mêmes manipulés et illusionnés *⁴, croient aider souvent de manière sincère les êtres humains dans leur relation au divin céleste, alors qu'ils ne font que les maintenir dans une nasse morbide. La seule voie d'échappatoire réside dans la construction de son temple intérieur, le Soi supérieur, nécessitant pour ce faire le changement profond de ses croyances et conditionnements afin d'ouvrir les portes des dimensions supérieures, au-delà du plafond de verre de la matrice asservissante.

* La nouvelle religion universelle.

La falsification de la réalité en 3-D.

L'état de cohérence, voie de sa liberté.

*⁴ Contrôle mental.

De chef spirituel à chef temporel

Dans l'histoire traficotée enseignée par la Bible *, Abraham et Moïse mandatés par Dieu sont les chefs spirituels comme politiques de leur peuple. Une fois celui-ci installé en Terre promise, le roi devient par essence politique, la transition ayant eu lieu. Il fait des compromis, et par définition il est compromis. En se présentant à la cour du souverain d'Israël Achab alors régnant, et qui persécute ceux qui sont restés fidèles au Dieu de Moïse sous l'influence de Jézabel son épouse *², le prophète Élie exprime sévèrement sa colère contre les dirigeants éloignés des idéaux spirituels. Ce n'est que le début, ou plutôt la continuité d'une longue liste...

* Cf. Le Judaïsme décodé.

Jézabel vénérait Baal, le grand esprit de Saturne associé à Satan.

La seule raison d’être du pouvoir au sens profane, c’est le contrôle de quelque chose d’important pour d’autres personnes et pour la structure, appelée judicieusement et hypocritement " personne morale ", première étape du conditionnement des esprits … Cette personne morale, la Nation, l’institution, l’entreprise… rassemble et fédère. Pour ce faire, et quoi qu’ils soient –homme ou femme d’État, dirigeant d’entreprise, homme d’affaires, financier, acteur, orateur, prédicateur philosophe ou religieux … -, les hommes et les femmes vraiment puissants utilisent invariablement le principe masculin de la volonté mentale, le pouvoir du " Je ". C'est à cette capacité de suggestion hypnotique source de fascination pour les autres qu'ils doivent matériellement leur force. Au lieu de vivre sur les impressions créées dans leur esprit par celui des autres, ils dominent leur propre esprit par leur volonté inébranlable, déterminée, ce qui leur permet d'obtenir la représentation mentale de ce qu'ils désirent. Leur égo ne fait que dire " Je suis différent de toi ", " Je suis meilleur, plus méritant, plus fort, plus combatif, plus imaginatif que toi et les autres " et, d’une manière ou d’un autre, grâce à mon jugement, " Je saurai si je suis inférieur ou supérieur à l’autre ".

De la même façon, poussés la plupart du temps par leur ambition personnelle, leur soif insatiable de conquêtes * et leur besoin d'imposer, ils dominent l'esprit des autres individus, implantant leurs pensées dans l'esprit des foules et obligeant celles-ci à entretenir des idées conformes à leurs désirs et à leurs volontés, parlant plus volontiers d’éduquer (ainsi l’Éducation Nationale) que d’instruire. C'est pour cette raison que les foules se laissent mener comme des troupeaux, ne manifestant jamais une pensée originale et ne se servant même pas de leur propre pouvoir d'activité mentale, faute d’en avoir conscience.

* Cette dynamique de croissance du moi individuel au moi collectif a donné naissance à des tribus, puis des villages, des villes, des royaumes (nations) et des empires.

Au-delà des qualités caractérielles magnétiques de la personne qui se voit dotée de cet attribut nommé pouvoir, total ou partiel, son efficacité est liée à deux choses.

D’abord à la durée de vie de la structure qu’elle représente, infiniment plus longue en principe que celle des individus qui la composent, ce qui relativise hors apparences entretenues les relations affectives tissées. La structure n’existe donc que par celles et ceux qui y adhèrent, volontairement ou par nécessité, leur assurant par ce rôle protecteur survie et subsistance.

Ensuite aux ressources organisationnelles que le dirigeant met en œuvre et dont il dispose, ainsi qu’à sa bonne compréhension de la nature humaine, afin d’orienter par tout artifice ou astuce tous les " chacun pour soi " vers la réalisation de l’objectif défini, quantifié et qualifié. En effet, le pouvoir est d’essence relationnelle, tout le reste n’étant qu’artifices (titre, diplôme, position…) destinés soit à flatter l’égo de leur détenteur, soit à susciter la crainte pour obtenir ce que l’on attend ou espère. L’inévitable réciprocité que sous-tend toute relation humaine, aussi déséquilibrée puisse-t-elle paraître, enlève de ce seul fait tout caractère absolu au pouvoir. Il n’est que relatif, lié à une inévitable négociation et à l’obtention d’un compromis, explicite comme implicite, entre les parties concernées aux intérêts multiples et par là-même contradictoires pour obtenir l’énergie, le travail et la production attendus pour le besoin de survie de la structure. C’est bien sûr l’intelligence relationnelle comme situationnelle, propre au contexte donné, qui fait la différence.

Entre l’idéal inaccessible frustrant et la schizophrénie, ceci permet au détenteur du pouvoir de préserver son équilibre personnel, et de ne pas s’épuiser sur la vaine recherche d’un soi-disant intérêt général qui n’est que la projection, la plupart du temps de très bonne foi, de ce que chaque groupe et chacun considèrent devoir être. Rêver d’un idéal d’intentionnalité bien conscientisé par chacun des acteurs au service de l’intérêt commun conduit à une impasse anthropologique, qui plus est culpabilisante pour les personnes qui ne pourraient que se mettre alors en posture défensive. L’exercice du pouvoir n’est ainsi rien d’autre que la régulation des intérêts de chacun, avec toute la panoplie des moyens que chacun se donnera, pour le meilleur comme pour le pire.

Cependant, pour lui donner toute la parure de légitimité revêtue, un substrat " surnaturel " s’avère indispensable.


De la langue de bois

Cette pratique est fondée sur le vide du sens, à partir d'" expressions toutes faites " juxtaposées, souvent dites avec sincérité par leurs auteurs... Le manque de discernement et de réflexion quant à la pertinence de leur contenu par les récepteurs auxquels elles s'adressent expliquent leur succès. Les moyens de détection de la langue de bois sont la non compréhension des phrases assénées, l'emploi de mots peu courants ou d'expressions à la mode, la sophistication des tournures, et l'ambiguïté du discours.

Tout pouvoir sur autrui, qu'il soit de nature laïque ou sacerdotale, est de ce fait religieux, c'est-à-dire sacralisé pour avoir substance. Le mot Religion, du latin religio, exprime trois choses : la piété (au sens respect des règles qui sont les piliers d'une religion), l'attention à (religens opposé à negligens, soit négliger), et le fait de relier ensemble, par exemple des idées. C'est un corpus de doctrines, un ensemble de croyances cohérentes et consistantes, avec les préceptes et les interdits qui en découlent. Il peut s'appliquer à l'administration du pouvoir temporel, politique, comme à un pouvoir sacerdotal (une religion au sens traditionnel), comme à la science dans ses différents domaines. Si les personnes religieuses au sens sacerdotal attribuent aux phénomènes la volonté de quelque Être posé comme principe (Dieu), et agissent par la vertu des sacrifices, de la dévotion ou de l’invocation, d'autres comme les personnes scientifiques croient aux Lois de la Nature et à la relation de cause à effet sans aucune interférence arbitraire. Sortie de son appartenance et de sa dépendance à l'une ou l'autre, une troisième voie se présente, celle des " philosophes rois ", consistant en la connaissance et l'emploi des forces naturelles comme avantage technique contre un autre ensemble. Autrement dit, elle se veut la science et l’art de provoquer du changement en conformité avec sa propre volonté. Elle permet de se réapproprier son véritable pouvoir au sein de la Nature et de l'Univers. Reste à savoir ce que nous désirons en faire et de quelle façon nous l'utilisons...

La sacralisation du rêve

En démocratie, les idéaux proclamés par tout gouvernant à " ses " sujets reposent sur le concept abstrait de Liberté, citoyenne comme de marché. Cette assise de programme collectif a pourtant pour objectif la domination. En effet, plus la liberté est censée garantie par les idéalités dont on la pare, plus l’emprise prend appui sur ce concept vaporeux de liberté. C’est ainsi que l’idée abstraite de liberté se change en levier de la rédemption pseudo démocratique des individus. Et, la plupart du temps, il n'y a nulle hypocrisie consciente d’elle-même qui exprime ce culte d'idéalité, l’homme aimant sincèrement s’en auto-glorifier. Il ne remarque nullement qu'il se vassalise en retour à la force déployée pour la permettre, la défendre, la maintenir. C'est la notion de servitude volontaire explicitée par l'écrivain et poète Étienne de La Boétie (1530/1563).

L’homme croit aisément ce qu’il désire. Il s’agit d’une clé universelle de l'art de la politique, permettant de mettre sous hypnose les êtres humains à l’écoute des songes et rêves racontés. Tel Napoléon s'écriant à des troupes "Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent " , les foules ignorantes ne sont que les instruments du rêve de gloire et de son éternité dans la mémoire collective du conquérant. Les grandes théologies du Livre sacré l'ont parfaitement compris pour entretenir le mythe d'une terre promise tout en affichant pourtant des incompatibilités radicales entre elles, sans que cette absurdité dérange leurs fidèles croyants.

 

Élaboration d'une croyance collective

Coincé entre les guerres saintes et les guerres politiques, l'homme s’est fait balader à fond jusqu’à ce qu’il tombe dans la der des ders, la guerre économique. Notre vécu d'humanité depuis des millénaires * de culture d'oppression n’est que séparation, guerre, affrontement, et tout ça sous couvert de l’étendard de la vérité, de la foi, de la croyance en des dieux ou un être "surnaturel " qui allaient forcément intervenir en notre faveur. Sous la férule de discours bienfaisants, l'homme a abandonné son pouvoir dans les mains de celui ou ceux qui disaient savoir… la vérité, aussi insignifiante et éphémère soit-elle. Il s'est emprisonné dans le système dévoyé car manipulé des forces de la " séparativité ".

* La Tradition enseigne que l'apparition de la tyrannie, de l'esclavage, de l'exploitation et des massacres a démarré lorsque les forces du matérialisme émergentes conduirent à l'assassinat des grands maîtres de sagesse qu'étaient Zarathoustra et Krishna. Les dieux inférieurs se substituaient aux dieux célestes qui disparaissaient de la conscience humaine émergente. C'est ainsi que le Dieu d'Abraham devint également un dieu de la guerre (Cf. Le Judaïsme décodé).

Si nous sommes parvenus à ce stade de fonctionnement pyramidal, c’est que les " anciens puissants ", y compris cachés sous les oripeaux de la démocratie*, n’avaient aucun intérêt à transférer au plus grand nombre la compréhension du pouvoir d’harmonie entre jouissance terrestre et jouissance céleste. Pour garder la maîtrise du pouvoir à leur seule exclusive, ils détournèrent le sens premier de la structure pyramidale – la reliance éclairée de la Terre au Ciel - au profit de la structuration du fonctionnement collectif selon leurs dogmes, lois et règles. En fait, la construction de la lumière d’une minorité tout en haut sur les ténèbres d’une majorité, fondées sur la peur, le châtiment, l'asservissement, le pouvoir, la domination et le contrôle.

* Déjà sous la démocratie athénienne une loi avait été prise pour interdire à Socrate l’utilisation de ses méthodes de questionnement et de raisonnement pour influencer la jeunesse de la ville. Déclaré coupable, il fut condamné à mort. Mort pour avoir défendu la vie intérieure...


C’est ainsi qu’ils conçurent, par l’alliance du pouvoir temporel et des trois grandes religions du Livre manipulées, une société humaine de type paternaliste, élitiste et misogyne, dont nous vivons encore les délétères stigmates *. Il n’est qu’à voir la mise en scène actuelle des barbus de tout … poil sur l’échiquier international. Ce système propre aux drogués du pouvoir absolu, de la haine et de la brutalité, la plupart du temps dissimulés derrière de beaux oripeaux, valorise la moralité, les règles et les dogmes, propres à l’univers masculin, au détriment de l'expérience personnelle du monde de l'esprit, de nature féminine. Sachant que l'être humain a pour habitude de rechercher la morale à l’extérieur de lui-même et de se référer à de nombreuses instances affirmant détenir LA vérité, la morale basée sur les règles édictées par le dogme proféré est devenue un puissant outil de contrôle permettant de manipuler une foule déresponsabilisée depuis son plus jeune âge. Ainsi déresponsabilisé, l’homme a choisi pour faire respecter cette même morale d'obéir à des lois, qui lui donnent un cadre bien défini en la compartimentant de manière simpliste et réductrice. Et l’application de ces mêmes lois a abouti bien sûr aux pires aberrations et aux pires crimes.  La loi est la justice de la tête, celle d’un mental jugeant et contrôlant, au détriment de la justice du cœur. Dès sa naissance, tout concourt pour que l'être humain soit modelé, conditionné et formaté par la force brutale de coercition, ce qui le conduit à être un être perturbé, qui déambule, en recherche désespérée d’un moyen de satisfaire ses pulsions primaires. Il se perd dans l'éternel chassé-croisé entre les principes masculin et féminin opposés, tantôt réprimés par la culpabilité moralisée de la relation à la sexualité, tantôt exacerbés par l'hédonisme des sens. Il en découle un monde confus et décadent, une société complètement avilie et corrompue, où la pulsion primaire primordiale de l’humanité – la procréation – a été dévalorisée, fétichisée, pervertie et exploitée au point qu’elle en a perdu toute sa beauté. Or comment peut-on être complet si nous ne sommes pas en paix avec notre opposé ? 

* D'après la World Christian Encyclopedia, ouvrage de référence publié par Oxford University, il existe aujourd'hui plus de 10.000 religions dans le monde, dont 150 ayant au moins 1 million de fidèles, et environ 50.000 églises et confessions se faisant concurrence (38.830 dans le christianisme uniquement). L'histoire est jonchée de cadavres de celles et ceux qui ont ou osent exprimer leur désaccord avec les autorités religieuses et la scolastique de leur système doctrinal, comme dans le catholicisme (Cf. Cathares, Vaudois ...), y compris en son sein (Cf. ordre des Franciscains). Le père Giordano Bruno fut notamment emprisonné en 1592 et torturé pendant sept ans par l'Inquisition romaine, avant d'être brûlé vif. Son crime fut d'affirmer dans son traité qu'il existe d’innombrables soleils, d’innombrables terres tournant autour de ces soleils, d'une façon similaire à celle dont sept planètes tournent autour de notre soleil, hors la Terre ... Au prétexte de " lutter contre le diable " dans sa guerre sacrée pour Dieu contre les hérétiques, l'Inquisition ne manqua de régler leur sort par la terreur à tous les détenteurs d'un savoir jugé contraire à son dogme castrateur et à ses croyances artificielles. Il en est de même pour la folie islamique au nom d'Allah.

Cf. L’Église romaine décodée.

La Trinité misogyne

La symbolique chrétienne a récupéré la trinité babylonienne et celle de l’Égypte qui servaient de culte au dieu Soleil alors pratiqué *. La figure du Père était Baal/Nimrod à Babylone (l'antique Sumer en Mésopotamie), Osiris en Égypte. La déesse Mère, son pendant féminin, était respectivement Sémiramis/Ishtar et Isis. Le fils (Jésus) voyait la renaissance du dieu Soleil dans sa manifestation terrestre, respectivement avec Tammuz et Horus, avant que de mourir pour sauver l'humanité et lui donner la vie éternelle. Cependant, lors de l'établissement de son dogme, elle substitue à la figure féminine celle du Saint-Esprit, figurée par une colombe.

* Cf. Photo du symbole solaire de Nemrod/Sémiramis/Tammuz au-dessus du trône de Saint-Pierre au Vatican.

  Cf. Le modèle européen décodé(1).

De son côté, la voie initiatrice individuelle s'oppose au système religieux fondé sur des dogmes se voulant intangibles, quoi qu’évolutifs au fil du temps de ses intérêts *, et à un pouvoir temporel oppressant. Elle permet de regarder les choses objectivement, en écartant les préjugés, et de se demander le pourquoi de ces gouvernements, autorités et chefs qui asservissent plus que libèrent, le pourquoi de ces hiérarchies politiques et religieuses et de leurs traditions fondées avant tout pour garantir leurs privilèges. Elle nourrit le cheminement spirituel de l'être humain dont l'expérience se réalise autrement qu'à travers une religion qui va défendre sa vérité, l'imposant comme supérieure, et devenant ainsi un système de pouvoir gérant un savoir, ce qui ne peut que susciter contestation, fanatisme, troubles sociaux et guerres. Elle veut que ce qui est juste dans le cœur ne peut être que moral. Le cœur est ce qui relie tous les êtres humains. La morale n’a pas à être défendue, mais juste à être vécue. Elle est en nous, en chacun de nous et non dans les livres ou les institutions. Lorsque plusieurs personnes sont authentiquement dans le cœur, aucun conflit ne peut survenir entre elles. Ceci est une règle absolue, universelle et incontournable. C'est toute la raison d'être du processus " alchimique " *² de transformation de son Moi égoïste et superficiel, une fois le niveau de saturation des plaisirs, des désirs et des illusions atteint, en Soi réalisé. Le noyau du Moi peut alors apparaitre, le Soi, soit l'âme unifiée accueillant l'Esprit.

* A la mort de Charlemagne en 814, l'Église chrétienne étendit son pouvoir et sa fortune, voulant être la seule à détenir les clés du royaume. Elle prétendit alors qu'un individu n'avait qu'une seule vie, et supprima les enseignements initiaux sur la réincarnation. Elle privilégia un seul dieu en effaçant les connaissances sur les racines astronomiques de la conscience humaine. En 869, au huitième concile œcuménique de Constantinople, elle ferma définitivement la porte du monde des esprits en abolissant l'ancienne distinction entre l'aspect végétal de l'âme et la dimension animale de l'esprit, les déclarant identiques. Le monde des esprits, qu'on approchait autrefois au moment de la messe, devint une abstraction vide de sens, et l'être humain résumé à l'aspect binaire corps/esprit contraire au ternaire divin. Ainsi l'expérience personnelle du monde des esprits fut remplacée par le dogme, qui devait être approuvé par les autorités compétentes.

Cf. Le chemin alchimique.

De façon perverse le fonctionnement pyramidal place dans l’inconscient collectif l’archétype masculin Père – temporel comme divin - tout en haut, inatteignable car sacralisé hors de l’individu. L’archétype féminin Mère quant à lui se voit relégué en bas, soit l’infériorité *. C’est la base du conflit, de la scission, avec la croyance induite que la Terre, d’essence féminine, et le Ciel, d’essence masculine, se combattent et ne peuvent fusionner en cette vie.

Il y a un monde terrestre de nature matérielle, par définition sale et grossier comparativement au monde du haut, lumineux mais réservé à l’après-vie sous réserve de faire partie des élus. En bas c’est la mort, en haut la promesse du Paradis. C’est " Maman est en bas et Papa est en haut " tant dans l’échelle sociale que dans la valorisation du genre sexué. Cela aboutit à un insidieux formatage de la pensée, qui exclut toute possibilité d’union de la Terre et du Ciel, du féminin et du masculin, de la matière et du spirituel. Seule certitude, l’humain appartenant au bas est intrinsèquement mauvais, et il le doit à la nature féminine terrestre. Aucune confiance ne pouvant alors prévaloir dans l’humain et l’humanité, il y a nécessité d’une coercition par les dogmes et les lois afin de préserver le fonctionnement du collectif, et seuls quelques hommes se proclamant adoubés par le céleste peuvent y prétendre. Le compromis pouvoir temporel et institutionnel religieux peut s’établir, et le vilain détour de sens est acté.

* Monothéismes comme polythéismes n'ont jamais accepté que la femme occupe un rang égal au mâle dans leurs sociétés. L'accuser des perversions masculines est un meilleur rempart contre l'aspiration à ses droits légitimes. Les démocraties ont été bien lentes elles aussi à reconnaître l'importance qui leur était due, et il y a encore du travail.

Cf. Le modèle européen décodé (1).


Comment s'étonner lorsque nous regardons le comportement instinctif de nombre d'êtres humains et des animaux du triste parallèle entre des mâles observant en priorité les femelles possédant les bons attributs de mères porteuses et des femelles recherchant un soutien de famille fort ? Des réminiscences de ce comportement existent toujours aujourd’hui avec les hommes qui ont tendance à exposer richesse et pouvoir pour attirer les femmes, alors que les femmes mettent en valeur leur beauté pour attirer les hommes.

 

Mise sous tutelle

La politique n'est rien d'autre qu'un " jeu " entre trois pouvoirs : la classe possédante, les hiérarchies sacerdotales, le pouvoir passif des masses, celui-ci étant une force d’inertie considérable. Les deux castes dirigeantes, titans de la matière, disposent du pouvoir temporel sur chaque secteur clé de la vie et du pouvoir spirituel. Par eux, elles contrôlent les masses entretenues dans l'ignorance, qui leur sert de réservoir énergétique en alimentant les égrégores sacerdotaux et en fournissant la richesse matérielle des classes possédantes. Ces deux mondes forment symboliquement un arc-en-ciel qui, avec ses lumières factices de promesse de félicité éternelle, voit errer les masses essayant de joindre les deux bouts (au sens propre comme figuré), tandis que là où se termine l’illusion l’élite se rassemble dans des structures hiérarchiques cloisonnées pour accomplir ses " rituels " qui ne doivent jamais être révélés au monde extérieur. Elle fonctionne dans son propre espace, possède ses propres règles et dépend de l’ignorance des masses. En effet, dans la culture populaire et l’inconscient collectif, il en est comme le nuage de Tchernobyl : " Il s’arrête à la frontière ", donc il ne peut exister chez nous ... Le contraste entre les deux mondes est tel qu'il donne par le plafond de verre institué un sentiment de division presque insurmontable entre eux. La subtilité réside dans l'inversion de ce qui est déclaré et affiché. Et le renversement d’objets sacrés ou sacralisés est typique de la " magie noire " et des rituels dits " sataniques " * ...

* Si le russe Grigori Raspoutine (1869?/1916) est souvent évoqué en la matière, la référence du genre est l'écrivain occultiste anglais Edward Alexander Crowley (1875/1947), à la vie sulfureuse, et connu pour ses écrits sur l'occultisme (" The Book of the Law ", " Thelema "). Il fut un membre influent de plusieurs organisations occultes. Citons également l'occultiste Eliphas Lévi (Alphonse Constant), qui dans son " Doctrine et Rituel " paru en 1861, évoque " Le Bouc de Mendes ", autrement connu sous le vocable de Baphomet qui serait l’abréviation de " Templi omnium hominum pacis abbas " (lu à l’envers).

Depuis quelques siècles, ce schéma traditionnel jusqu'alors en vigueur a fortement évolué. Si l’Église romaine * a tenté coûte que coûte de contrôler et de limiter l'expérience spirituelle, et de maintenir sa prégnance par la force - guerres de religion, sainte Inquisition - et la conquête du monde par le biais de la Compagnie de Jésus (l'Ordre des Jésuites), son déclin s'est accéléré avec la laïcité des Lumières et la traduction au milieu du XIX° siècle en langues européennes des textes sacrés des religions orientales. Elle est ainsi apparue comme de moins en moins à même de répondre aux besoins spirituels des personnes.

* Cf. L’Église romaine décodée.

Le Grand Inquisiteur - Récit contenu dans le roman Les Frères Karamazov de l’écrivain russe Fiodor Dostoïevski (1821-1881)

Dans son dialogue avec Jésus, l'inquisiteur fonde sa position autour de ce qu'il considère comme les trois questions majeures de l'humanité, que Satan a posées à Jésus lors de la Tentation du Christ dans le désert et qui sont décrites dans l'Évangile. "Il y a trois forces, les seules qui puissent subjuguer à jamais la conscience de ces faibles révoltés, ce sont : le miracle, le mystère, l'autorité ! Tu les as repoussées toutes trois..."

Selon lui, Jésus, en repoussant ces tentations au nom de la liberté, refuse certes une solution de facilité, mais dans le même temps montre qu'il surestime les capacités de la nature humaine. Or à ses yeux, la vérité décevante mais réaliste est que la grande majorité de l’humanité est tout à fait incapable de vivre ces principes de liberté et d'amour. Il y a une réelle incompatibilité entre la nature et la condition humaine. Aussi ne craint-il pas d'affirmer que Jésus, en les poussant vers une impasse pratique, a condamné la très grande majorité des hommes à se retrouver en situation de souffrance sinon de folie, soit loin de la rédemption promise.

Ce qui lui semble déterminant, c'est plutôt la volonté d'entreprendre quelque chose de pratique et de positif pour l’humanité afin de ne pas la voir souffrir. Lui et ses semblables ne craignent pas de céder aux tentations évoquées ci-dessus, et grâce à elles de prendre le pouvoir, car la promesse de liberté représente une trop lourde charge pour les fragiles épaules de cette créature faible qu'est l'homme. Il faut donc que quelques-uns se sacrifient, et acceptent de porter le fardeau et de gérer l'humanité en utilisant les leviers pratiques et éternels de la manipulation. Ainsi l'usage du mystère, du miracle et de l'autorité est la caractéristique de cette société de l'efficacité qu'est l’Église..., bien mieux que la science avec son "merveilleux" technique vidé de toute substance. L'inquisiteur va même jusqu'à reconnaître que l’Église est avec le démon depuis longtemps déjà, son action consistant à manipuler et à berner les humains.

L’inquisiteur assure Jésus de ses bonnes intentions, lui disant qu'on pourra le considérer comme un véritable martyr, qui se sera sacrifié en passant sa vie à œuvrer et à choisir au nom de l’humanité. Le genre humain quant à lui vit et meurt dans l’ignorance, inconscient certes mais en étant heureux et non coupable puisque la faute incombe à la minorité de bergers manipulateurs. Il lui dit être réaliste : "Ils ne sauront jamais répartir [le pain] entre eux ! ". La majorité des hommes préfèrent le bonheur même si c'est au prix de l'aliénation à ceux qui les nourrissent. L'image du pain symbolise le dualisme de la liberté et de la responsabilité. Choisir entre bien et mal, prendre des décisions et assumer les conséquences de l'action sont trop difficiles et douloureux !

De leur côté, les élites aristocratiques qui maintenaient le peuple dans un enracinement traditionnel ont également changé, les assauts révolutionnaires au nom des " Lumières ", subtil concept marketing précurseur, ayant constitué progressivement une nouvelle aristocratie planétaire, de nature marchande. Le nouveau pouvoir est devenu la " finance acoquinée ", avec des institutions internationales * tendant à imposer leur loi tant à la religion (Cf. scandale de la Banque du Vatican) qu'aux élites politiques et dirigeantes. Le mécanisme utilisé a consisté à créer de l'argent à partir de rien, aucune loi dictant que l’argent pouvait être créé à partir de rien, et plus aucune obligation n'imposant une contrepartie d'émission de monnaie en réserve sonnante et trébuchante comme le métal or ou argent *². Puis il s'est agi de le faire circuler en le prêtant. Ce prêt étant une dette, plus on fait d’emprunts, plus il y a dettes, plus l’argent circule, moins cet argent a de la valeur et plus la vie coûte cher. Tout cela a fait apparaître l’inflation, renchérissant le coût de la vie et affaiblissant les masses. Qui plus est, les intérêts demandés par la banque font qu'il n’existe pas assez d’argent permettant de couvrir tous ces intérêts qui excèdent toujours l’argent mis en circulation. Comme ce n’est pas obligatoirement de l’argent qui appartient à une banque qui est mis en circulation lorsqu’un emprunt est demandé, le système s’effondrerait directement si tout le monde reprenait l’argent des banques. De plus, elles s’octroient le droit de saisir les biens lorsque les intérêts ne peuvent être remboursés, alors même qu'ils proviennent d’un argent qu'elles n'ont elles-même jamais eu en leur possession... Cela s'appelle " l’esclavagisme moderne ".

* Une étude publiée en 2011, menée par des chercheurs de l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich en Suisse, portant sur les relations entre les 37 millions d’entreprises et investisseurs du monde entier, a montré que 147 méga-corporations étroitement liées contrôlent 40 pour cent de l’ensemble de l’économie mondiale. La plupart sont des institutions financières, le top 20 incluant Barclays Bank, JP Morgan Chase & Cie et le groupe Goldman Sachs. Si nous rajoutons les organisations non élues qui n’ont pas de compte à rendre et qui contrôlent les finances de presque tous les pays de la planète (Banque mondiale, FMI, banques centrales comme la Réserve fédérale des USA, Banque des règlements internationaux - BRI -), soit le contrôle de la création et de la circulation de l’argent dans le monde entier, nous constatons l'étroitesse du noyau financier coercitif.

*² Cette technique n'est ni plus ni moins qu'une pratique de " magie noire ", soit l’art occulte de créer de l’argent à partir de rien grâce aux pouvoirs des taux usuraires et des intérêts cumulés. Elle fut entre autres initiée dans l’échange de certificats de crédit-papier contre des dépôts en or et en argent, ce qui permettait aux voyageurs d’emporter leur argent sous une forme facilement remplaçable s’ils perdaient les certificats ou s’ils leur étaient dérobés.

Le pouvoir est ainsi devenu l’otage de la finance, les États-nations perdant de leur force souveraine, les gouvernements étant asservis à la dette, et les politiciens accros aux énormes contributions financières nécessaires à leurs campagnes. L’argent est tout naturellement devenu l’enjeu de la politique pour le maintien sous tutelle des consciences, orchestré en sous-main par de très grands groupes de pression comme le Council on Foreign Relations ou CFR (think tank américain fondé en 1921, composé d'environ 5.000 membres issus du milieu des affaires, de l'économie et de la politique, ayant pour but d'analyser la politique étrangère des États-Unis et la situation politique mondiale), la Commission Trilatérale (organisation privée créée en 1973, regroupant 300 à 400 personnalités parmi les plus remarquées et influentes – hommes d’affaires, hommes politiques, décideurs, intellectuels – de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l'Asie du Pacifique, dont le but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre ces trois zones clés du monde), le Club de Rome (groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 52 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu'en développement), et le groupe ou Club de Bilderberg (assemblement annuel et informel inauguré en 1954 d'environ 130 membres, essentiellement américains et européens, dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias).

Ces groupes ont pour caractéristiques de se présenter comme des think tanks, instances de réflexion, de rencontres et d'échanges autour des questions internationales où se retrouvent les personnalités majeures de la politique, des affaires, de la banque, de la défense, des médias et de l'aristocratie. Ils sont en lien avec les organismes à caractère mondial comme les Nations Unies, l'Union européenne, le Fonds monétaire international, l'Organisation du commerce international. Ils constituent un réseau, dit de La Table Ronde, comme les chevaliers légendaires du Roi Arthur recherchant le Graal, fondé par l'homme d'affaires colonialiste et politique britannique Cecil John Rhodes (1853/1902) dans l'esprit alors d'une " domination mondiale à la britannique ", et qui les essaima tout au long du XX° siècle ...  

Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.

De l'oligarchie

Du grec ancien oligarkhía, dérivé de olígos, " peu nombreux ", et d'árkhô, " commander ", l'oligarchie est une forme de gouvernement institutionnel ou de fait, où le pouvoir est réservé à un petit groupe de personnes qui forment une classe dominante.  Elle est constituée de l'élite intellectuelle (soit l'aristocratie au sens étymologique), des plus riches (ploutocratie), des scientifiques et techniciens de pointe (technocratie), des Anciens (gérontocratie), de ceux qui bénéficient de la force ou de tout autre pouvoir de fait. Il s'agit en fait de l'accaparement d'un pouvoir ou d'une autorité par une minorité, au service d'un intérêt qui est loin d'être collectif comme vertueux.

Le " modèle " le plus commenté d'oligarchie de fait dans un pays démocratique est celui des États-Unis, qui voit l'endogamie suivante à la manœuvre :

. Wall Street, les méga-banques et leur agent protecteur de la Réserve fédérale, organisme fédéral ;

. Le complexe militaro-industriel, dépensant des milliards de l’argent des contribuables pour des guerres fondées sur des mensonges ;

. Le lobby des armes, s'attachant à préserver une culture de la mort sous couvert d'un droit constitutionnel à l'auto-protection ;

. Les " néo-conservateurs ", porteurs d'une idéologie d’hégémonie mondiale nationaliste et de conflit militaire avec la Russie et la Chine ;

. Les entreprises ou corporations de taille mondiale, adeptes de la délocalisation et de l'optimisation fiscale ;

. L’agro-business et ses conséquences mortifères pour le sol, l’eau, les océans, la nourriture (OGM, herbicides, pesticides, engrais chimiques), et les abeilles qui pollinisent les cultures ;

. Les industries extractives autour des énergies fossiles, utilisant les mines, la fracturation hydraulique et la déforestation en détruisant l’environnement et l’approvisionnement en eau ;

. Les médias (presse écrite, audiovisuel) sous dépendance d'intérêts industriels, et l'industrie cinématographique (Hollywood), vaste usine de programmation mentale consumériste.

... Toute ressemblance avec d'autres démocraties, notamment européennes, serait bien sûr purement fortuite.

Les puissances du capitalisme financier ont ainsi réussi une opération de grande envergure, la création d'un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son ensemble. Ce système est contrôlé de manière " féodale" par les banques centrales du monde qui agissent de concert, dans le cadre d'accords non démocratiques obtenus dans de fréquentes réunions privées et des conférences. Le sommet du système est la Banque des Règlements Internationaux (BRI) à Bâle, en Suisse, banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés privées. Il en découle que ce système mis en place gère la dette à laquelle chacun d’entre nous comme citoyen et les gouvernements nationaux sont contraints et redevables, donc asservis. Ce système transfère systématiquement les richesses du monde de nos mains entre ses mains sans que quiconque au plus haut niveau n'y trouve à redire, les relations nocives ayant progressivement corrompu la politique *, les autorités de régulation, le monde universitaire et les médias dans l'ensemble sous contrôle... Mais bien sûr, tout ceci n'est que mensonge, affabulation et délire complotiste, soit la ligne de défense préférée de ses zélateurs !

* Déjà impliqué dans neuf autres pays, le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis est en février 2018 à l’origine d’un scandale qui pourrait éclabousser une bonne partie de l’opposition actuelle grecque, le parquet anticorruption grec qui enquête depuis 2016 soupçonnant une dizaine de dirigeants politiques grecs d’avoir accepté des pots-de-vin pour aider le laboratoire à commercialiser des médicaments aux vertus curatives discutables, et à gonfler ses prix. La branche grecque de Novartis a dit lundi " continuer à coopérer " avec les autorités, sans davantage de commentaires. En novembre 2016, le département de la justice américain a condamné le groupe Suisse à une amende de 390 millions de dollars (environ 314 millions de francs) pour avoir incité des chaînes de pharmacies à recommander ses médicaments plutôt que d’autres.

Naissance d'un empire

Figure des plus controversées de l'histoire des îles britanniques, le très puritain aux mœurs rigides Oliver Cromwell 1599/1658) devient chef de guerre à la faveur du conflit religieux entre le roi Charles 1er et ses sujets. Les guerres civiles font rage pendant près d’une décennie (1642/1651), se terminant par un régicide de la famille royale et de centaines de membres de l’ancienne noblesse anglaise. Il se révèle un dictateur patenté, quoiqu'à l'origine de la première et unique expérience républicaine en Angleterre, sous l'habile masque de " lord protecteur ". Si certains voient en lui un héros de la liberté, d'autres en font un tyran régicide et dictateur quasi génocidaire par ses mesures prises contre les catholiques irlandais. Par sa politique maritime, il assure la domination de l'Angleterre sur les mers et en fait un havre sûr pour le système bancaire. C’est ainsi que fut créée la City de Londres* en tant que capitale bancaire de l’Europe et que furent posés les fondements de l’Empire britannique.

* Notons que c’est vers le milieu du XVII° siècle que l’emblème de la City, un écu soutenu par deux lions, fut remplacé par un écu soutenu par deux … dragons.

Enfin, la non libération spirituelle des masses entretenue volontairement depuis des millénaires les maintient dans les peurs et la survie. En cristallisant leur regard sur  les problèmes et les crises de toute nature voire en les organisant, les " sauveurs institutionnels " continuent à  apporter leurs solutions sécuritaires qui ne font qu'entretenir le servage, la culture éducationnelle étant au passage vidée de toute substance libératrice au contraire d'un commerce des armes toujours plus florissant.

Ainsi, petit à petit, se dessine les contours d'une gouvernance mondiale qui pourrait imposer sa volonté à chaque État-nation, à partir d'une banque universelle pour le contrôle de la finance, d'une devise globale sous forme unique électronique, d'une armée planétaire pour imposer sa volonté, et, cerise sur l'indigeste gâteau, d'un micro puçage des populations de type Big Brother. Sans oublier l'instauration d'une religion universelle à dominante scientiste, le transhumanisme *, prochaine étape vers l'uniformisation des consciences. En fait, aucune solution ne peut être trouvée en l'état, les personnes désespérées et impuissantes se résignant à accepter les illusionnistes et leurs promesses de protection et de sécurité. L’humanité se trouve bel et bien à un point crucial, devant regarder avec lucidité ce mode de fonctionnement attentatoire à sa dignité. Vaincre ou se laisser définitivement asservir, tel est le choix que chacun est appelé à faire en son cœur et en sa conscience.

* Cf. La nouvelle religion universelle & Prophétie du changement.

De la manipulation des croyances et des peurs

Il n'existe aucune limite à l'habileté d'un(e) hypnotiseur désireux d'implanter en nous quelque chose qui sert ses intérêts dès lors que nous ignorons comment fonctionnent les choses quand d'autres le savent. Il nous est alors donné que ce que le(s) manipulateur(s) veut nous laisser voir. La manipulation des croyances et des peurs gît au cœur de tout système de domination pour emprisonner les personnes dans une coquille énergétique limitée à la seule perception des cinq sens physiques, qui constituent les degrés électriques et vibratoires du processus de filtration où l'information est reconstruite par le cerveau pour correspondre à la croyance. Aussi la recherche du contrôle du mental * qui les alimente est l'objectif par le biais des croyances instillées, peu importe leur nature - politique, religieuse, philosophique, économique... -. Adhérer à une croyance empêche d'embrasser la totalité de la scène. Il ne reste alors qu'à favoriser le jeu croyance contre croyance pour diviser et régner - l'autre qui ne pense comme soi est forcément une menace -, et éviter par tous moyens l'éveil de conscience des individus sujets.

* La connaissance de la chimie neuronale permet de comprendre la rigidité de la perception et des pensées basée sur le contenu d'information des neurones et de la toile qu'ils tissent par les synapses (Cf. Travaux du psychiatre états-unien David Shainberg). Cette toile débouche sur des séquences figées et répétitives, traduisant des opinions fermées, un sens rigide de la réalité, et des vues immuables sur les choses. A l'inverse, ces opinions et croyances ancrées densifient les réseaux de neurones figés, bloquant quasiment de façon irrémédiable une connexion à un champ de perception ouvert. Du petit lait pour l'abrutissement des masses...

 

Constitution d'un égrégore

On appelle égrégore l’ensemble des énergies cumulées de plusieurs individus vers un but ou une croyance défini par eux, soit les formes-pensées ou familles de pensées collectives. La construction d’un égrégore découle d'une activité combinant aussi bien des objets matériels que des objets subtils, tout aussi réels dans la mesure où toute personne sensible peut les capter et ressentir. Par la répétition d’un désir, d’un sentiment et/ou d’une pensée partagés par un groupe de personnes à l'unisson, une entité de nature énergétique, artificielle, finit par avoir une vie autonome et auto-conservatrice. Ainsi, pour qu’un égrégore se crée, le groupe de personnes doit avoir une volonté unifiée, un objectif commun, un même but, qui peut aller du plus futile au plus élevé. Par exemple, une famille, un club sportif, une entreprise, une association humanitaire ou un parti politique sont associés à des égrégores particuliers, dynamisés et vivifiés par des rites, voire des sacrifices dans le cadre de dérives sectaires afin d'acquérir une puissance d’action qualifiée d'occulte. L'égrégore vit sur le plan physique par l’intermédiaire de l’être humain et sur le plan astral par la projection de ceux qui y adhèrent lorsque leur Moi n'est pas suffisamment développé, constituant une résonance vibratoire émise par la psyché d’un groupe de personnes. Sa vitalité dépend du nombre de personnes y participant, de l’énergie apportée par chacun ainsi que du temps passé à l’activer.

La notion d’égrégore se rapproche de celle d’inconscient collectif, de conscience collective, de champ morphogénétique ou de champs de conscience opérant entre eux.

Cf. Pierre Mabille, médecin français, compagnon de route du surréalisme, dans son ouvrage " Égrégores ou la vie des civilisations " (1938) ; Alain Brêthes, " Les Égrégores forces psychiques des groupes humains ".

Le premier niveau d'un égrégore est de nature instinctive, basée sur l’instinct de conservation, de protection, voire de reproduction. C'est le cas des égrégores familiaux. Le deuxième niveau est de nature émotionnelle, comme les égrégores d'entreprise, humanitaires et religieux. Leur survie repose sur le détournement de l’énergie dévotionnelle de leurs membres, conduisant à " rabaisser " l'individu et à le rendre passif. Sa puissance dépendant de la somme d’énergie des membres qui l’ont produit, il est naturel qu'un égrégore religieux dispose d’une puissance d’action occulte considérable (l’Église Catholique focalise la ferveur d’un milliard deux cents millions de fidèles ; l’Islam réunit un milliard six cents millions de musulmans), procurant aux fidèles un intense sentiment de sécurité, de fusion avec la communauté des croyants, et de puissance, pouvant vivre ainsi plusieurs millénaires. Le troisième niveau est de nature psychique ou intellectuel, principalement de type idéologique et magique. C'est par exemple le cas de confréries religieuses, telles l'Ordre des Jésuites ou l'Opus Dei au sein de l’Église catholique romaine, ou de groupes fermés à rite initiatique comme les Chevaliers de Malte et les Francs-Maçons. Ces égrégores situés sur le plan psychique sont d’une très haute fréquence, capables de produire des effets puissants. Sur un plan institutionnel (politique, médiatique, économique, culturel), ils sont établis au moyen de programmes et de techniques de conditionnement social basé sur les normes, les coutumes ou encore l’idéologie d’une société, et établi d‘après ses structures sociales : le nationalisme, l'éducation, l'emploi, le divertissement, la culture populaire, la religion, la spiritualité et la famille.

La puissance d'une entité produite par la dévotion, le fanatisme, l’enthousiasme, conduit aux grandes idéologies politiques comme religieuses et sectaires. Si le parallèle entre l'hystérie procurée par les dieux des stades en short et celle découlant des discours de tribuns politiques galvanisés est osé, il pointe la fragilité de l'être humain dominé par ses affects et peurs à la recherche d'une illusoire sécurité extérieure, le conduisant à entretenir des pensées de haine, de colère, de désirs, de séparativité, de jalousie. Moins une âme est développée, et plus elle se trouve assujettie aux lois du groupe. Plus une âme est individualisée, consciente d'elle-même, et plus elle se détache des égrégores humains.

De l'emprise mentale

Souvent confinée aux sectes, elle est en fait l'apanage de toute organisation et mouvement d'opinion, liée à l'adhésion intellectuelle comme sentimentale des protagonistes qui s'y rattachent. Il en est ainsi de toute institution et association philosophique, politique, religieuse, économique, scientifique, sociale, sportive, jusqu'à l'artiste culturel (musique, cinéma, littérature...). Elle se traduit par un dialogue de sourds et des œillères, les éléments pouvant remettre en question l'adhésion " corps et âme " étant filtrés pour s'établir en croyances, sinon en monopole cognitif lorsque la croyance est puissante. Elle débouche alors sur un paradigme, ensemble de croyances, valeurs et techniques partagées par les membres d'une communauté qui donnent cohérence à un système de pensée, quelle qu'en soit la justesse. En effet, la définition même des limites de ce qui est considéré comme la réalité conduit inévitablement à l'erreur, compte-tenu de son impossibilité à maîtriser toutes les subtilités et tous les paradoxes du champ d'application qu'elle couvre. La communauté de croyance constitue un facteur de socialisation et par-là même d'isolement au monde extérieur de ses membres. S'établit de cette façon le concept de " foule psychologique ", qui manipule chacun de ses membres tout en étant manipulable par ceux qui tirent les ficelles. Comble du paradoxe, certains groupes basés sur l'enseignement des voies de la liberté à leurs membres les rendent plus dépendants à l'emprise du maitre enseignant qu'ils ne les libèrent...

 

Constitution d'un rituel

C’est à travers les rituels et ses invocations que l’énergie des membres est transférée vers l’égrégore pour le nourrir et lui donner puissance. Leur caractère " magique " répond à deux finalités, soit positive - on parle alors de magie blanche -, soit négative - on parle alors de magie noire -. Sur le plan instinctif, les égrégores sont nourris par des rituels peu structurés, comme les cérémonies familiales (cadeaux, repas et libations...). Sur le plan émotionnel, le rituel le plus efficace est celui de la messe (on parle de " grand-messe " dans les entreprises et de meeting dans les partis politiques). Il s’agit pour les dirigeants instigateurs d’augmenter le pouvoir de l’égrégore par le recours à des formules, prières, invocations, visualisation d’images, chaînes d’union…, dans le cadre d'un rituel très structuré, peu exigeant pour les participants qui fournissent l’énergie par leurs ventre et cœur, mais très exigeant pour les officiants qui la canalisent avant de la transmettre.

Le rite de sang a toujours été considéré comme la solution la plus efficace pour accroître l’intensité du rituel et le transfert énergétique humain recherché. En effet, le sang est le liquide physiologique qui concentre l’énergie de la tête, puissance psychique, l’énergie du cœur, et la force du bassin par l'énergie sexuelle et l'énergie du ventre (des tripes). Siège des passions et des désirs, signe distinctif de la conscience animale, les soldats guerriers ont de tout temps été galvanisés lorsqu'il coule sur le champ de bataille. Le sang rouge est polarisé par le fer de Mars, et c'est sous l'impulsion du dieu nordique du tonnerre et de la guerre Thor, au chariot tiré par deux boucs* et tenant un marteau menaçant, que le fer dans notre sang vient nous marteler les tempes !

* En grec, bouc se dit tragos. Il symbolise une cérémonie qui mêle exaltation frénétique et répulsion, qui mélange sacré et barbare, afin d'affirmer par la dimension tragique la force vitale par-delà la mort.

Le char

Dans le monde profané, ceux qui montent sur le " char " sont les triomphateurs qui, par les moyens brutaux de la guerre ou sournois de la politique, ont su réduire à néant leurs adversaires. C'est seulement dans la mesure où la force matérielle reste à leur disposition qu'ils se maintiennent en cette situation, disposés à écraser sans pitié les imprudents, les jaloux, les envieux. Mais que la force les abandonne ou se relâche pour un plus grand libéralisme, c'est la chute. Ils sont précipités de manière violente ou l'on place devant leur pas ce qui les fera glisser dans la boue. 

L'actualité fourmille d'exemples, comme la tragédie du World Trade Center à New-York du 11 septembre 2001, où l'on retrouve tous les éléments propres au rituel : sacrifice de personnes (2.000 morts), participation émotionnelle et dévotionnelle au niveau planétaire, symboles puissants tels le Pentagone et les deux tours. Qui plus est, ce sacrifice rituel joué à grande échelle constitue une diversion de l'attention, masquant son objectif qui ne sera compris que plus tard. Les rites de sang sont pratiqués ouvertement et régulièrement par le judaïsme et l’islam, comme l’abattage rituel casher ou hallal et l’aïd (" fête " du mouton) en sont des exemples connus, les masses non- familiarisées n’y voyant qu’une banale tradition…

La Transsubstantiation

La conciliation du spirituel et de l'intellectuel se retrouve dans l'eucharistie chrétienne, où les substances que sont le pain et le vin sont transformées par les officiants* en leur essence propre, y compris eux-mêmes. C'est la spiritualisation de la matière par l'esprit au moyen de la force cosmique. Cet artifice à caractère hautement sacré crée chez les fidèles un effet d'hypnose tenace, tant le transfert à la passion christique et les souffrances endurées pour sauver l'humanité de ses péchés est puissant, et culpabilisant...

* La question se pose de la compatibilité de ce pouvoir octroyé à des prêtres n'ayant pas atteint l'état de pureté adéquat. Les différents scandales émaillant l’Église catholique ne cessent de rappeler le dévoiement de ce pouvoir.

Sur le plan psychique, le rituel est particulier, très structuré, parfaitement codifié, intégrant de puissants symboles et la combinaison des champs d'énergie vibratoires que sont les couleurs et les sons. Tous les participants sont suivant sa nature sélectionnés, formés, initiés et placés sous une emprise de nature " occulte ", pouvant déboucher lorsque le but poursuivi est impur sur un grand voyage " magique " caractérisé par un aller-retour entre des forces opposées : la vie et la mort, le désir et la souffrance, le masculin et le féminin, la lumière et les ténèbres ... La manifestation orgasmique qui en découle, mentale et/ou physique (sexuelle), doit en principe conduire à l’illumination recherchée.

Toutefois, malgré l’utilisation de rituels adaptés, les égrégores ont du mal à s’octroyer toute l’énergie dont ils ont besoin pour survivre, les individus autonomes devenant de plus en plus voraces. Lorsque la structure (église, entreprise, association, confrérie, club, cercle, secte) n'est plus en extension, l'énergie non canalisée et non nourrie finit par se retourner à son détriment, accentuant son déclin sinon sa mort.

" La façon la plus digne d'honorer Dieu est de n'offrir aucun sacrifice à ce Dieu que nous proclamons le premier de tous, de n'allumer pour lui aucun feu sur l'autel et de ne lui appliquer le nom d'aucune chose sensible. Un par lui-même et séparé de tout, il n'a besoin de rien, ni de personne. Pour s'adresser à lui, il ne faut employer que le pur langage qui ne s'exprime point par les lèvres ; et, pour obtenir de participer aux biens que peut nous départir celui qui est ce qu'il y a de plus beau, allons à lui par l'entremise de ce que nous avons de plus beau : par l'intelligence qui n'a besoin d'aucun organe pour se manifester. "

 Apollonius de Tyane - Philosophe néo pythagoricien, prédicateur et thaumaturge du Iᵉʳ siècle de l'ère chrétienne (15/100 ap. J.-C.)

La force de cohésion des égrégores à partir de leurs rituels fait appel au cerveau reptilien de ses membres, reposant d'une part sur la discipline, l'union et la stricte observance des rituels par les membres constitutifs, d'autre part sur la peur inconsciente des représailles qu’ils suscitent. La plupart des individus y sont liés, directement ou indirectement, participant inconsciemment à toutes sortes de rituels : médiatiques (JT), politiques (élections), économiques (travail, consommation), sociaux, familiaux, scolaires, administratifs... Si l’égrégore donne sa coloration, son esprit, son ambiance à toute assemblée humaine, et procure une énergie certaine à l'individu fonction de la qualité de son intégration, toute médaille a son revers. Ce qui relie est aussi ce qui enchaîne *. Autrement dit, ce qui peut être une aide indéniable dans un chemin de vie spécifique en collectivité est également une entrave pour tous ceux qui veulent s’en écarter aux fins de s'autoréaliser.

* Cf. Bernard de Clairvaux (1090-1153), grand prédicateur de la 2ème croisade (1147-1149) : " le baptême ou la mort ", "conversion ou extermination".

Puissance d'un symbole

Nombre de symboles à forte puissance rituélique ont été puisés dans les civilisations de l'Antiquité, tout particulièrement de Babylone et de son culte du soleil (Baal/Nimrod) et de la déesse (Sémiramis/Ishtar) comme de l’Égypte (Osiris et Isis). C'est le cas de l'obélisque, qui représente et signifie littéralement le phallus du dieu solaire. Les sociétés secrètes initiatiques comme la franc-maçonnerie et ses représentants édiles les ont multipliés dans les grandes cités (Rome, Londres, Paris, New York, Washington), et l’Église catholique romaine n'a pas rechigné pas à le positionner au centre de la place Saint-Pierre comme d'autres (piazza del Popolo, Navona ...).

Le Symbole de la Main cornue

La main à gauche est un signe qui représente le dieu de la Nature cornu Pan (ou Cernunnos chez les celtes). Le pouce est positionné sous les deux autres doigts. Ce signe est dit la Mano Carnuto, censé protéger les personnes du mauvais œœil. Très répandu dans l'univers musical (rock, pop, rap), il est nommé signe du Rock.

La main à droite est un signe d'’approbation de personnes faisant parties d’'un groupe occulte type sataniste. Quand cette main est pointée sur quelqu’'un, elle est censée lui envoyer une malédiction. Ce signe dit " cornu " représente le côté obscur de la force, à ne pas confondre avec l'’image de gauche. Il peut être interprété comme le signe “I love You“, mais dans ce cas le pouce ne touche pas les autres doigts. C’est le symbole que les muets utilisent, et le symbole satanique est souvent confondu avec lui.


Le signe sataniste

Ce signe ou signal est l'un des gestes des mains les plus courants ou utilisés, se réalisant en connectant l'index et le pouce de la main, formant un cercle et en laissant les trois autres doigts détendus en l'air, peu importe si c'est la main gauche ou droite. Pour le plus grand nombre ce signe veut dire '' OK '', même si sa signification diffère selon les pays et cultures. Dans sa nature occulte, ce signe veut dire " 666 ", un nombre présenté dans la Bible comme maléfique, celui de la " Bête ", comme il peut signifier l'extase physique dans la culture hindouiste tantrique. Repris à grande échelle par les people et artistes du divertissement, il permet d'infuser sa vibration négative dans les esprits ('' Mind Control ").


Exemple de rituel " sataniste " (magie noire)

Les attentats dits " sous fausse bannière " *, comme les attentats en France de Charlie Hebdo ou du 11 septembre aux États-Unis, peuvent constituer de gigantesques rituels sataniques à caractère national comme international selon le biais de lecture cognitive choisi (je me contente de la version officielle donnée ou j'exerce mon discernement pour voir de l'autre côté du voile). Dans ce cas de figure, ils ont deux objectifs : extraire l’énergie émotionnelle des participants (victimes, témoins, téléspectateurs ...), et ouvrir certaines portes inter dimensionnelles (franchissement de la barrière de l'espace-temps limité de la 3ème dimension) dans le but de faire rentrer dans notre continuum d’espace-temps certaines entités sans âmes *².

Ces rituels utilisent un mélange de technologies - énergie libre, système électromagnétique ... - dont la maîtrise est déterminante par les maîtres-artificiers l'utilisant, qu'ils combinent avec des rituels de magie noire qui vont les accentuer. Ceux-ci ont été mis au point par l'occultiste britannique Edward Alexander Crowley, dit Aleister Crowley (1875/1947) dans son ouvrage " la Loi de Théléma ". 

Ainsi, concernant le 11 septembre 2001, le premier avion à percuter la tour jumelle est selon la version officielle le Vol AA 11 qui, en magie noire selon Crowley, est le chiffre (11) utilisé pour démarrer un rituel. Le second vol à percuter les tours jumelles est le vol UA175, qui lui signifie l’invocation. Au moment où l’avion percute les tours jumelles, Georges Bush le président états-unien était dans une école en train de lire " Ma Biquette ", un livre pour enfant avec une chèvre sur la couverture. Celle-ci représente le Diable, le démiurge (Lucifer dans sa polarité +, Satan dans sa polarité -). La chèvre représente donc symboliquement l’invocation du diable. De même, les enfants dans l’école étaient en train de lire des mots tels hit, plane, must, steel ... annonciateurs d'une guerre de conquête et de génocide avec à la clef plusieurs millions de morts (Afghanistan, Irak, Syrie...), puisque l'avion (plane) doit (must) frapper (hit) le métal (steel) ... En d’autres termes, dans cette école de Floride, les enfants étaient en train de prononcer les phrases d’un rituel de consentement. Le monde entier était tout simplement en train de se faire programmer à la version officielle du 11/9.

Qui plus est, l’école était située à quelques kilomètres du lieu où Mohammed Atta, le soi-disant " pirate de l’air ", était en train de prendre des cours de pilotage (selon la version officielle) dans une école de pilotage tenue par…. la CIA. Quasiment au même moment, le Pentagone à Washington (le pentagramme est avec sa forme en tête de chèvre le symbole du démiurge) était percuté par le vol AA77, le chiffre 77 étant le chiffre de la ... chèvre. Il correspond également au nombre de dieux de l’enfer dans la bible satanique. Quant au vol UA 93 il porte le numéro 93, numéro sacré dans la magie de Crowley car il permet de conclure un rituel satanique. A un autre niveau, la tour 7 (la 3ème tour qui s’est effondrée à New York), était appelée la tour des frères Salomon. Or le temple de Salomon joue un rôle important dans la Franc-Maçonnerie.

En résumé, la connaissance de la magie occulte permet à l'initié de comprendre que le jour du 11 septembre - tout comme Charlie Hebdo en France *³  - correspondent à un rituel satanique de très grande ampleur, qui visait à ouvrir les barrières de l'espace-temps symbolisées par les deux tours jumelles de New-York - les Twin - pour accueillir des entités à caractère entropique destinées à faire baisser la vibration de la planète Terre en agissant sur le subconscient des individus (peurs, colères, tristesses) par les symboles glissés. Elles permettent ainsi l'extraction de l’énergie nécessaire au système prédateur de la 4ème dimension, tout en empêchant aux êtres humains de s'éveiller en conscience par sa reconnexion à leur âme et au champ de l'Esprit supérieur divin. Ceux-ci demeurent alors prisonniers de la Matrice asservissante. Nous pouvons comprendre comment cet effet produit sur des milliards d’individus contribue à faire baisser la vibration de la planète … C'est toute la raison d'être des rituels à grande échelle (cérémonie d’ouverture des JO et autres évènements sportifs planétaires), qui même s'ils n'ont pas le même caractère dramatique, célèbrent la mort, non le Vivant.

Bien évidemment, aucun média officiel n'est habilité à en parler, sauf à traiter de complotiste ou conspirationniste celle ou celui s'attachant à proposer une autre approche de la Vérité ...

* Cf. Prédation manipulatoire.

Cf. Les acteurs de la Matrice falsifiée.

Les évènements ont commencé le 7 janvier, considéré comme une fête satanique associée au sacrifice humain (jour dit de " Winebald "). La fusillade a eu le lieu dans le 11ème arrondissement de Paris (chiffre 11 correspondant au début d’un rituel). Le numéro de Charlie Hebdo visée est le numéro 1177, soit la combinaison début de rituel et invocation de la chèvre. De même, le dessin en première page du numéro de Charlie Hebdo est signée Luz (photo 3), qui signifie la lumière, le porteur de lumière étant Lucifer (Satan - le démiurge, la chèvre - dans sa polarité négative) ...

Ainsi, dans ce monde de survie où la Terre est un enfer, la " magie noire " du sang, dénaturé de son sens originel, est utilisée en le faisant couler par les barbares sacrifices humains et animaux *. Ceci participe de la vibration émotionnelle nécessaire à la puissance des lieux de culte dédiés à la célébration de la violence (ainsi les stades ou arènes) comme de la rédemption (temples, églises). Avec la diabolisation des cultes animistes, l’énergie de l’unité est volontairement omise, réservée à l’au-delà. La dualité entretenue entre esprit et matière conduit insidieusement à la victimisation d’un côté, à la valorisation de l’agressivité et de l’élimination de l’autre. Quant à la notion de pardon prêchée dans un tel cadre, elle n’a pu engendrer que culpabilité et agressivité, car non comprise dans son sens profond d’unité.

La sacralisation de l’intimité du corps combinée à la dissimulation de son naturel besoin de jouissance aboutissent de leur côté à un puritanisme malsain car castrateur, incitation perverse à rechercher par divers moyens la façon de combler ses besoins obscurs et secrets non transcendés (prostitution, pornographie, tourisme et esclavage sexuel...). Cet asservissement par des constructions sociales destructrices aux aspects sordides bien que tentants du désir, entretient le côté sombre, exploiteur et destructeur de l'être humain. S'il n’y a rien de plus basique et instinctif que l’attraction charnelle, notre monde moderne a rendu ces relations complexes, les emprisonnant dans des règles et en en faisant une exploitation qui les dénaturent et les rabaissent en une obsession malsaine. La pulsion primaire primordiale de l’humanité – la procréation – a été ainsi dévalorisée, fétichisée, pervertie et exploitée au point qu’elle en a perdu toute sa beauté.

Cacher l’humain et ses spécificités revient qui plus est à gommer artificiellement les différences entre les personnes au nom d’un égalitarisme de façade, conduisant aux affres du politiquement correct. Enfin pour la science, alliée précieuse de cette dualité entretenue, " Dieu " n’existe pas comme dogme de départ, ce qui nettoie du champ de conscience la réalité d'unité dans cette vie, et permet la robotisation de l’être humain tant dans l’inconscient médical - le transhumanisme - que dans l’administration économique - le néolibéralisme -.

* Cf. en complément le chapitre " Dérive sanglante " de la publication Les psychopathes qui nous gouvernent.

De la pensée puritaine

Le qualificatif " puritain " concerne aujourd'hui en Occident un mode de pensée d'individus qui envisagent une société où tous les hommes sont égaux... mais pas équivalents. Ils sont plutôt majoritairement d'extraction anglo-saxonne, descendants en pensée de Lord Oliver Cromwell (1599/1658), homme politique britannique qui, jadis, voulait une République pour les Anglais, mais seulement après avoir massacré les papistes irlandais. Ils sont possédant par vocation, conservateur par réflexe, hiérarchique par nécessité, et paradoxalement libéral, répugnant à toute idolâtrie de quelque créature que ce soit. Nous retrouvons en l'espèce le clivage des luttes religieuses entre d'une part les Catholiques, Orthodoxes et Luthériens, d'autre part les Calvinistes. Actuellement, aux États-Unis ou en Afrique du Sud, tous les citoyens sont égaux devant la loi, mais très souvent, au nom des mêmes textes, les tribunaux condamnent systématiquement des noirs tandis alors qu’ils trouvent des circonstances atténuantes aux blancs ayant commis des crimes ou délits équivalents. Le paradigme de cette pensée, en politique étrangère, est une solution " à deux États ", comme en Palestine, égaux mais surtout pas équivalents. De même, elle conduit à soutenir des fondamentalismes religieux comme le wahhabisme, pourtant en contradiction avec les idéaux affichés constitutionnellement par leur propre pays. Nous retrouvons dans sa genèse la dichotomie du choix entre le " Nouvel Israël " de l'enseignement dispensé par Jésus Christ et la " Loi de Moïse ". Ce sont les Tables de la Loi d'essence masculine qui ont prévalu sur les Évangiles. Le féminin sacré, celui de la réconciliation, était ainsi écarté pour longtemps.

La sacralisation des lieux comme des objets et des corps est un artifice manipulatoire. Aucun lieu, aucun objet, aucun corps n'est intrinsèquement sacré, si ce n'est la croyance que nous leur donnons par peur du blasphème et de ses conséquences qui ont été logés dans notre inconscient. Ce ne sont que des symboles, qu'il nous appartient de respecter pour les croyances que d'autres y portent sans être dupe. En les divinisant, nous jugeons le " reste " comme indigne ou impur, et nous retombons dans la division artificielle et illusoire. Comment l'unité de la création pourrait-t-elle avec perversité transformer l'énergie d'amour en colère, menace, excommunication, apostasie... ? Seul l'esprit humain dénaturé a conçu ce détournement du sacré originel en instrument de domination et de soumission. Le sacré réside en nous, si nous savons nous tourner vers l'Esprit-Saint. Seul Lui nous ramène à l'unité première, sans la culpabilité d'être impie ou souillure indigne. Tout lieu, tout objet est sacré. Il suffit que nous le décidions, en notre âme et conscience premières.

 

Constitution d'un réseau

La manipulation des individus et des événements passe par l'élaboration d'un réseau conçu en poupées russes, soit des pyramides à l'intérieur de pyramides, les plus petites cachées dans de plus grandes, elles-mêmes enfouies dans des pyramides de taille supérieure. Ces structures sont hiérarchisées en niveaux ou degrés, chacun supérieur en sachant plus que le précédent. L'accès au niveau supérieur est possible lorsque l'impétrant(e) est choisi à cette fin, et non par l'affichage écran de fumée proclamé des mérites et qualités. Le savoir est strictement compartimenté et divisé, se traduisant par des informations au compte-gouttes rendant très difficile la compréhension de l'objectif réel ultime. C'est au plus haut niveau que s'orchestre la véritable action et la compréhension de sa finalité. Il est alors très facile d'induire les niveaux inférieurs en erreur, leur laissant l'illusion de la présumée puissance de participation au projet commun. La foule des " adeptes " assure le fonctionnement de la structure pyramidale concernée depuis leur compartiment isolé sans jamais se rendre compte un seul instant qu'ils contribuent à leur propre privation de liberté, pour eux et leurs familles. Tant qu'ils et elles obéissent, ils recevront du soutien, jusqu'au moment où leur " sacrifice " rendu nécessaire pour différentes raisons, politiques ou économiques, les écartera d'une façon ou d'une autre.

 

De la domestication des consciences

Don Miguel Ruiz, auteur spirituel mexicain, explique dans ses ouvrages le processus de domestication de l'être humain et du miroir de fumée fabriqué à son encontre par l'égrégore société, quelle que soit sa nature.

 

Processus

Les humains rêvent en permanence. Rêver est en effet la fonction principale de notre esprit, qui fait cela vingt-quatre heures par jour. L'esprit rêve lorsque le cerveau est éveillé tout comme lorsque ce dernier dort. La différence est que, durant l'état de veille, le cadre de référence matériel nous fait percevoir les choses de façon linéaire. Lorsque nous nous endormons, nous n'avons plus ce cadre de référence, faisant que le rêve a tendance à vagabonder, à changer constamment.

Avant notre naissance, les humains qui nous ont précédé ont créé un grand rêve extérieur, que nous appelons réalité. Ce n'est pourtant qu'un rêve, celui de la société, celui de la planète, en l'état de la nature du rêve. Il traduit le rêve collectif qui résulte des milliards de rêves personnels plus petits et qui, ensemble, forment le rêve global. Il se décline à différents niveaux : famille, communauté, ville, pays, humanité. Le rêve de la planète comprend toutes les règles de la société, ses croyances, ses lois, ses religions, ses différentes cultures et modes de vie, ses gouvernements, ses écoles, ses événements sociaux, ses jours fériés...

Nous naissons chacun avec la capacité d'apprendre naturellement comment rêver. Mais les humains qui nous entourent nous apprennent à le faire, à la manière dont rêve à ce moment la société, à la manière dont ils rêvent. Les premières années de l'existence sont ainsi purement et simplement subies, le petit " Moi " n'ayant aucune puissance à opposer à l'environnement. Notre attention est captée, pour que soit introduites les règles du " jeu " en vigueur dans notre esprit, dans notre mental. C'est le rôle dévolu à la sphère parentale, puis éducative, et, si possible, religieuse. Le travail porte principalement sinon exclusivement sur notre capacité d'attention, celle consistant à être sélectif et à se concentrer exclusivement sur ce que l'on veut ou doit percevoir. Nous sommes en fait capables de percevoir des millions de choses simultanément, mais en utilisant de façon ciblée notre attention, nous pouvons maintenir ce que nous voulons au premier plan de notre conscience. Ainsi notre attention porte sur des informations injectées de manière répétitive et cadrée dans nos esprits. C'est ainsi que nous apprenons tout ce que nous savons. Il s'agit d'un processus dit éducatif. Est-il pour autant instructif de notre relation la plus large avec l'univers ?

Dans cette instruction, tout ce qui est subi est à double tranchant. Si l'enfant souffre d'un manque d'amour et de respect, cela laissera vraisemblablement dans sa psychologie des codes profonds de comportements. S'il est au contraire trop choyé, admiré par principe, considéré trop tôt comme possédant sa propre autonomie et donc sa propre autorité, il pourra tout autant adopter des codes de comportement pervers. Cette période est décisive, " combat " entre la dépendance et l'autonomie, entre l'intégrité du moi se cherchant lui-même et les pressions multiples du non-moi auxquelles l'enfant, puis l'adolescent, puis l'adulte doit s'identifier. Les pressions sont parfois gratifiantes, comme le sentiment amoureux, ou plus contraignantes, comme la place à trouver parmi les autres, à travers une autonomie pécuniaire, à s'identifier par rapport au milieu socioprofessionnel.

Nous programmons ainsi notre subconscient, vaste récepteur de l'information que nous y déversons, et qui se transforme en mémoire dans les cellules neuronales afférentes. Nous avons assimilé toute une réalité, tout un rêve : comment se comporter en société, que croire et ne pas croire, ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qui est beau et ce qui est laid, ce qui est juste et ce qui est faux. Cette réalité assimilée correspond à ce qui prévaut dans le fonctionnement global du monde au moment où nous l'enregistrons, avec bien sûr les spécificités propres aux différents éducateurs qui se succèdent.

Nous apprenons également à capter l'attention des autres : parents, professeurs, camarade, ce besoin d'attention devenant au fil du temps de plus en plus fort et se perpétuant à l'âge adulte. Il fait partie intégrante de nous-même. Le rêve de la planète a ainsi capté notre attention et nous a enseigné ce que nous devions croire, à commencer par la langue que nous parlons, code de compréhension et de communication entre les êtres humains dont chaque mot, chaque lettre, représente un point sur lequel " on " s'est mis d'accord. Ainsi s'opère le transfert d'énergie d'un système à une personne, et d'une personne à une autre. Nous n'avons en fait jamais eu le choix, ni pour la langue, ni pour la religion, ni pour les valeurs morales, ni pour la vision de l'homme. Elles étaient toutes déjà là et, faisant partie du décor culturel, elles s'appliquent, automatiquement. La vérité est que nous n'avons jamais eu l'occasion de choisir ce que nous croyons ou non. Nous n'avons pas choisi la plus infime des choses à laquelle nous avons donné notre accord. C'est normal nous dit-on, puisque nous étions des enfants, que nous ne savions pas ...

Aussi nous avons donné notre accord tacite à l'information qui nous a été transmise sur le rêve en cours de la planète et de ceux qui le transmettent. La croyance s'est installée, et du moment où nous sommes en accord avec elle, nous avons la foi. Nous croyons sans conditions. Bien programmée dans notre subconscient, notre foi est si forte que le système de croyance contrôle tout le rêve de notre vie. N'ayant pas choisi ces croyances, nous ne pouvons même pas les remettre en cause, tellement nous sommes hypnotisés par leur ancrage au plus profond de nous-même. Nous y sommes soumis, avec notre plein accord.

Par cette domestication mentale nous avons appris comment vivre et comment rêver. Jour après jour nous avons appris le nom des choses, leur raison d'être, puis comment vivre de manière acceptable. Nous avons appris à distinguer ce qu'est la femme de ce qu'est l'homme. Nous avons appris à juger, nous-même comme les autres. A l'image d'un animal dit domestique, un chien ou un chat, nous avons été domestiqué par le jeu des punitions et des récompenses.

Chaque fois que nous avions enfreint les règles, nous avons été puni, comme mauvais élève. Chaque fois que nous les avions respectées, nous avons été récompensé, comme bon élève. Nous avons tout naturellement commencé à avoir peur d'être puni, de ne pas recevoir de récompense. Celle-ci consistait à obtenir l'attention satisfaite de nos parents ou d'autres personnes (fratrie, professeurs, camarades). Nous avons donc eu besoin de capter l'attention des autres pour obtenir cette récompense. Comme elle nous faisait du bien, nous avons continué de faire ce que les autres attendaient de nous pour l'obtenir. Ayant peur d'être puni et peur de ne pas être récompensé, nous nous sommes mis à prétendre être qui nous n'étions pas, juste pour faire plaisir aux autres, juste pour paraître assez bien à leurs yeux. En nous efforçant de faire plaisir à autrui, nous avons commencé à jouer des rôles, en prétendant être autre que nous n'étions, par peur d'être rejeté. Cette peur est ensuite devenue celle de ne pas être comme il faut, assez bon. Au bout du compte nous sommes devenu quelqu'un d'autre que nous-même, pâle copie des croyances de maman, de papa, de la société, de la religion.

Et de manière analogue, notre tour venu, nous formons nos enfants ou nos collaborateurs par le même système. C'est normal, puisque nous pensons qu'il est le seul digne de foi. Puisqu'" on " nous l'a dit...

Ce système de croyances n'est rien d'autre qu'un Livre de la Loi qui dirige notre esprit. Tout ce qui se trouve dans ce Livre de la Loi est notre vérité, sans l'ombre d'un doute, d'une contestation. Tous nos jugements se fondent sur lui, même s'ils vont à l'encontre de notre propre nature intérieure, de l'appel de notre âme. Même des lois morales telles que les Dix Commandements sont inscrites dans notre psychisme au cours du processus de domestication. Un par un, tous les accords que nous concluons s'ajoutent au Livre de la Loi, puis dirigent notre vie.

Une part de notre esprit juge toute chose et chacun. Ce Juge intérieur utilise ce qu'il y a dans ce Livre de la Loi intégré à notre inconscient pour juger tout ce que nous faisons et ne faisons pas, tout ce que nous ressentons et ne ressentons pas. Tout est soumis à la tyrannie de ce Juge. Chaque fois que nous faisons quelque chose de contraire au Livre de la Loi, le Juge nous déclare coupable. Nous devons alors être puni et avoir honte. Cela se produit plusieurs fois par jour, jour après jour, durant toutes les années de notre vie.

Une autre part de nous-même reçoit ces jugements. Elle s'appelle la Victime. La Victime subit la réprimande, la culpabilité et la honte. C'est cette partie de nous qui dit "Pauvre de moi, je ne suis pas assez bon, je ne suis pas assez intelligent, je ne suis pas assez beau, je ne mérite pas d'amour, pauvre de moi ". Le Juge est d'accord et dit qu'en effet nous ne le sommes pas. Tout cela découle d'un système de croyances auquel nous n'avons jamais choisi de croire. Ces croyances sont d'ailleurs si fortes que même des années plus tard, lorsqu'on découvre de nouveaux concepts et qu'on essaye de prendre ses propres décisions, on réalise qu'elles contrôlent toujours notre vie.

♪ Another Brick In The Wall ♪*

We don't need no education

 We don't need no thought control

No dark sarcasm in the classroom

Teacher, leave them kids alone

Hey, teacher, leave the kids alone

All in all it's just

another brick in the wall

All in all you're just

another brick in the wall

We don't need no education

We don't need no thought control

 No dark sarcasm in the classroom

Teachers, leave them kids alone

Hey, teacher, leave us kids alone

All in all you're just

another brick in the wall

All in all you're just

another brick in the wall

* Pink Floyd, album " The Wall " (1979).

 

♪ Une autre brique dans le mur

Nous n'avons besoin d'aucune instruction

Nous n'avons besoin d'aucun contrôle de la pensée

Pas de sombres sarcasmes dans la classe

Professeur laissez les enfants tranquilles

Hey professeur, laissez ces enfants tranquilles

Tout compte fait c'est simplement une autre brique dans le

mur

Tout compte fait tu es simplement une autre brique dans le

mur

Nous n'avons besoin d'aucune instruction

Nous n'avons besoin d'aucun contrôle de la pensée

Pas de sombres sarcasmes dans la classe

Professeur laissez ces enfants tranquilles

Hey professeur, laissez ces enfants tranquilles
Tout compte fait c'est simplement une autre brique dans le
mur
Tout compte fait tu es simplement une autre brique dans le
mur


Résultat

Contrevenir aux règles du Livre de la Loi rouvre nos plaies, et nous conduit à produire du poison émotionnel par le sentiment de honte, de culpabilité. Puisque tout ce qu'il y a dans le Livre de la Loi doit être vrai, tout ce qui remet en question nos croyances provoque un sentiment d'insécurité. Même si le Livre de la Loi est faux, il nous donne un sentiment de sécurité.

Il faut beaucoup de courage pour remettre en question ses propres croyances, car même si on ne les pas choisies, nous leur avons données un accord. Tout comme les hiérarchies institutionnelles et religieuses possèdent un livre de lois qui contrôle le rêve de la société, notre système de croyances est le Livre de Lois qui dirige notre rêve personnel. Toutes ces lois existent dans notre tête, nous les croyons, et notre Juge intérieur fonde tout ce qu'il dit sur elles. Le Juge décrète et la Victime subit la culpabilité et la punition.

Pourtant la vraie justice consiste à ne payer qu'une seule fois pour chaque erreur. La vraie injustice consiste à payer plus d'une fois pour chacune. Combien de fois paie-t-on pour une seule erreur ? En fait, des milliers, toute une vie. La raison est la puissante mémoire logée dans notre subconscient. Combien de fois fait-on payer la même erreur à son conjoint, à ses enfants ou à ses parents ? Chaque fois qu'on s'en souvient, on les juge à nouveau, on leur transmet tout le poison émotionnel que nous fait ressentir cette injustice, puis on les fait à nouveau payer pour leur erreur.

Le Juge intérieur a tort parce que le système de croyances, le Livre de la Loi, est faux. Le rêve tout entier se fonde sur une loi fausse. Quatre-vingt-quinze pour cent des croyances que nous avons gravées dans notre mémoire ne sont que des mensonges, et nous souffrons de croire ces mensonges. Mais dans le rêve de la planète, il semble normal que les humains souffrent, qu'ils vivent dans la peur et provoquent des drames émotionnels. Ce rêve n'est pas agréable ; c'est un rêve de violence, de peur, de guerre, un rêve d'injustice. Quant aux rêves personnels des humains, même s'ils présentent quelques variations, de manière générale ce sont des cauchemars. Aux quatre coins de la planète on voit de la souffrance humaine, de la colère, un esprit de revanche, des toxicomanies, de la violence dans la rue, une incroyable injustice. Présente à des niveaux différents dans chaque pays, la peur contrôle tout le rêve de la planète.

Dans tout conflit, l’ego qui a besoin de justifier ses actes se substitue habilement à la raison du cœur, et bâtit une morale factice qui couvre ses agissements et réduit à l’immoralité ceux des autres. La personne s’identifiant alors à son ego est capable de tout, convaincue de défendre LA cause juste, LA vérité universelle. Aucune nation ne s’engage jamais dans une guerre sans être convaincue qu’elle détient LA vérité. Lorsque nous sommes engagé dans un conflit, nous ne faisons que nourrir ce que nous combattons. La meilleure solution est de prendre du recul, de nous retirer de toute implication pulsionnelle, et de changer notre point de vue. Très souvent, les conflits nous amènent à nous enliser dans une situation, à y enfoncer tellement le nez, que nous perdons toute objectivité en nous y identifiant.

Si l'on compare le rêve de la société humaine avec la description de l'enfer que les religions du monde entier ont promulguée, on constate que les deux sont identiques. Les religions disent que l'enfer est un lieu de punition, de peur, de douleur et de souffrance, un lieu où le feu nous brûle. Le feu résulte des émotions nées de la peur. Chaque fois que l'on ressent de la colère, de la jalousie, de l'envie, ou de la haine, on sent un feu qui brûle en soi. On vit dans un rêve d'enfer.

Si nous considérons l'enfer comme un état d'esprit, alors il est présent partout autour de nous. Certains disent que si nous ne faisons pas ce qu'ils nous commandent, nous irons en enfer. Pas de chance : nous y sommes déjà, et ces personnes aussi ! Aucun être humain ne peut condamner un autre à l'enfer, parce que nous y sommes tous déjà. Les autres peuvent nous plonger dans un enfer plus profond, c'est vrai. Mais seulement si nous y consentons. Chaque être humain a son propre rêve personnel et, comme celui de la société, il est généralement régi par la peur. On apprend à rêver l'enfer dans sa propre existence, dans son rêve personnel. Si les mêmes peurs se manifestent de façon différente chez chacun, nous ressentons tous de la colère, de la jalousie, de la haine, de l'envie, et d'autres émotions négatives. Notre rêve personnel peut aussi devenir un cauchemar perpétuel dans lequel nous souffrons et vivons dans un état de peur permanent.

Il n'est cependant pas indispensable de faire des cauchemars. Il est possible d'avoir de beaux rêves. Toute l'humanité est à la recherche de la vérité, de la justice et de la beauté. Nous sommes constamment en quête de vérité parce que nous ne croyons qu'aux mensonges gravés dans notre esprit. Nous recherchons la justice parce qu'il n'y en a pas dans notre système de croyance. Nous recherchons la beauté parce que, peu importe le degré de beauté d'une personne, nous ne croyons pas qu'elle soit belle. Nous ne cessons de chercher et chercher, alors que tout est déjà en nous. Il n'y a aucune vérité à trouver. Où que nous nous regardions, tout ce que nous voyons est la vérité, mais les accords que nous en avons conclus et les croyances que nous entretenons nous privent des yeux pour la voir.

Nous ne croyons pas la vérité parce que nous sommes aveugles, en raison des fausses croyances encombrant notre esprit. Nous avons besoin d'avoir raison et de donner tort aux autres. Nous avons confiance en nos croyances et celles-ci nous condamnent à souffrir. Nous vivons tout simplement au beau milieu d'un brouillard qui n'est pas réel, qui n'est qu'un rêve, un rêve de vie personnel de ce que nous croyons, de tous les concepts concernant qui nous sommes, tous les accords que nous avons passés avec autrui, avec nous-même, et même avec Celui que nous nommons Dieu. Nous ne pouvons voir qui nous sommes vraiment, ni même que nous ne sommes pas libre.

C'est pour cela que les humains résistent à la vie. Être vivant est leur plus grande peur. Ce n'est pas la mort, mais le risque d'être vivant et d'exprimer qui l'on est vraiment qui suscite la peur la plus importante. Être simplement soi-même, voilà ce que l'on redoute le plus. Nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d'autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres, de peur de ne pas être accepté et de ne pas être assez bien à leurs yeux. N'étant pas parfait, nous nous rejetons. Le degré de rejet de soi dépend de l'efficacité avec laquelle les adultes ont réussi à détruire notre intégrité. En effet, une fois le processus de domestication achevé, il ne s'agit plus d'être comme il faut aux yeux des autres ; désormais, nous ne sommes pas comme il faut pour nous-même, faute de correspondre à notre propre idée de la perfection. Nous sommes incapable de nous pardonner de ne pas être tel que nous le souhaitons, ou plutôt tel que nous croyons devoir être. Nous ne nous pardonnons pas de n'être pas parfait.

Nous savons que nous ne sommes pas comme nous croyons devoir être, aussi nous sentons-nous faux, frustré, malhonnête. Nous essayons de nous dissimuler, en prétendant être qui nous ne sommes pas. Résultat : nous manquons d'authenticité et nous portons des masques sociaux pour éviter que les autres le remarquent. Nous avons une telle peur qu'on découvre que nous ne sommes pas qui nous prétendons être. Naturellement, nous jugeons aussi les autres d'après notre idée de la perfection, et bien entendu ceux-ci déçoivent toujours nos attentes. Nous allons jusqu'à nous déshonorer, simplement pour plaire à autrui. Parfois certains abîment même leur corps pour être acceptés par les autres. On voit des adolescents prendre de la drogue pour ne pas être rejetés par leurs camarades. Ils ne sont pas conscients que leur vrai problème est de ne pas s'accepter. Ils se rejettent eux-mêmes faute d'être ce qu'ils prétendent être. Ils souhaiteraient être comme ceci ou comme cela mais, puisque ce n'est pas le cas, ils se culpabilisent et ont honte.

Les humains se punissent indéfiniment, à défaut d'être ce qu'ils croient devoir être. Ils se maltraitent constamment, et se servent aussi des autres pour se faire du mal. Mais personne ne nous maltraite plus que nous-même, car ce sont le Juge, la Victime et le système de croyances qui nous poussent à agir ainsi. Bien sûr, des gens diront que leur mari ou leur femme, leur père ou leur mère, leur ont infligé des mauvais traitements. Ils ne font que s'auto-maltraiter encore plus. La manière dont on se juge est la plus sévère qui soit. Lorsqu'on commet une erreur en présence d'autrui, on essaye de la cacher ou de la nier. Mais dès qu'on se retrouve seul, le Juge devient si puissant, la culpabilité si forte, que l'on se sent stupide, mauvais ou dénué de valeur.

Au cours de toute notre existence, personne ne nous a jamais davantage maltraité que nous-même. Les limites que nous mettons à nos propres mauvais traitements envers nous-même sont exactement celles que nous tolérons de la part d'autrui. Si quelqu'un nous maltraite un peu plus que nous-même, nous le fuirions. Mais s'il le fait un peu moins que nous-même, nous continuerions probablement cette relation et tolérerions cette situation indéfiniment.

Si nous nous maltraitons terriblement, nous pouvons même supporter quelqu'un qui nous bat, qui nous humilie et nous traite comme moins que rien. Pourquoi ? Parce que, dans notre système de croyance, nous nous disons : "Je le mérite. Cette personne me fait une faveur d'être avec moi. Je ne suis pas digne d'amour et de respect. Je ne suis pas assez bon(ne). "

On a besoin d'être accepté et aimé par autrui, mais on est incapable de s'accepter et de s'aimer soi-même. Plus on a d'amour-propre, moins on se maltraite. Se maltraiter provient d'un rejet de soi, celui-ci résultant d'une image de la perfection à laquelle il est impossible de se conformer. L'idée qu'on se fait de la perfection est la raison du rejet de soi-même ; c'est à cause d'elle qu'on ne s'accepte pas tel qu'on est, ni les autres tels qu'ils sont.

Si nous sommes capables de voir que tous nos accords dirigent notre existence, et si nous n'aimons pas le rêve de notre vie, alors il nous faut changer ces accords pour se dégager de la dépendance et du dénigrement de soi, et de substituer à l’ego manipulé la réponse du cœur. Nous prenons du recul en plaçant notre regard à l’extérieur, en s’élevant pour survoler et contempler la situation vue de la hauteur. Elle s’intègre alors au mouvement global de la vie et devient une situation parmi tant d’autres. En devenant le spectateur, nous reconnaissons que nous ne sommes ni l’acteur, ni la situation, et que toute réaction de notre part ne fait qu’alimenter le conflit. Sans renier, refouler ou sous-estimer nos haines, colères et autres émotions, nous pouvons changer notre point de vue, pour que tout bascule et s’éclaire sous un angle différent. Le conflit aux apparences injustes et immorales n’est alors plus une bataille personnelle que l’on entretient, mais une situation extérieure que l’on observe et que l’on peut transcender.

 

De la manipulation des consciences

Processus

Le but de tout être humain est l’évolution. Le but de toutes les " élites " est qu'il demeure au niveau le plus bas pour qu’elles puissent garder leur pouvoir de domination, tout particulièrement sur les esclaves modernes du système marchand, et de rendre visibles les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Aussi tout système de manipulation s'articule sur la maîtrise du langage et fonctionne grâce à un système pyramidal cloisonné, où seul celui qui est au sommet de la pyramide connaît tout de l’organisation de celle-ci et du but poursuivi dont il est l’instigateur ou le relais d'un autre système qui le contrôle en arrière-plan. C’est ainsi que l’adage " diviser pour régner " prend tout son sens, dans le but d'exploiter les ressources énergétiques des individus par l'application subtile d'une manipulation psychologique perverse : "Nul n'est plus esclave que celui qui croit à tort être libre. " La démocratie libérale n'est qu'un mythe, l’organisation dominante n’ayant rien de démocratique ni même de libérale.

Pour qu’une poignée d’individus puisse diriger et contrôler les masses, quelques structures et modes de fonctionnement associés doivent être en place. Ces structures sont les mêmes, qu’il s’agisse de manipuler un particulier, une famille, une tribu, une ville, un pays, un continent ou une planète.

En premier lieu, cette structure se réfère à des normes établies : définition du Bien et du Mal, du possible et de l’impossible, du sage et du fou, de la mère et de la prostituée... La plupart des gens respectent les normes sans sourciller en raison de l’esprit grégaire qui prévaut depuis des milliers d’années.

En deuxième lieu, la vie est rendue impossible à ceux qui transgressent les normes imposées, en les rendant hors la loi. C'est tout particulièrement vrai pour tous ceux qui veulent être différent, en exprimant par exemple un point de vue divergent. Le troupeau étant conditionné à considérer les normes comme la réalité, l'arrogance et l'ignorance qui en découlent permettront de ridiculiser, ostraciser ou condamner. L’opinion collective exercée se traduit par une pression incitant le transgresseur désigné à rentrer dans le rang, tout en servant de mise en garde aux brebis qui songeraient à leur tour à s’égarer. La crainte de l’opinion forge une situation idéale pour que les masses se disciplinent d’elles-mêmes et marchent droit. Chacun des moutons devient ainsi le chien berger du troupeau, comme si les compagnons de cellule d’un prisonnier qui tente de s’évader cherchaient à le retenir.

Si ces prisonniers inconscients apparaissent insensés, ils ne font que refléter la façon dont la plupart des humains agissent les uns envers les autres, en exigeant de tous qu’ils se conforment aux normes auxquelles chacun obéit aveuglément. "Je n’agis que dans l’intérêt de mes enfants ", les entend-on souvent affirmer. Ils ne font en fait que ce pourquoi on les a programmés, à croire comme tel, de même qu’à croire qu’eux seuls ont raison…

L'enfermement se fait de différentes manières, rien n'étant projeté dans nos cerveaux par hasard, mais pour nous garder à un niveau où le contrôle est total.

On y retrouve par exemple toute l’information scolaire de base fournie par l’éducation nationale, fournie pour un formatage mental et pour contrôler la limite de notre apprentissage en autonomie de pensée. Ce conformisme social fait subrepticement glisser la quête de l'éveil de la conscience vers un état statique d’autosatisfaction des sens régis par la société de consommation et son abrutissement technologique dédié au culte de la distraction.

Ce système éducatif est discriminatoire, imposant à une multitude d’esprits et de sensibilités une seule pensée, une seule vérité, un modèle dominant de forme athée. Il aboutit entre autres à ce que nombre d'individus ayant suivi des études de sciences humaines et sociales (sociologues, historiens, psychologues...), destinées à améliorer la vie de nos concitoyens, mettent sans vergogne leur savoir au service d'institutions ou d'intérêts destinés à les manipuler ou les ruiner...

Il en est de même pour la quasi-totalité des médias dits grand public, quels que soient leurs supports, pour relayer dans leur "ligne" éditoriale même apparemment divergente le message tel que décidé par la nature de leur actionnariat, et répondre aux objectifs commerciaux de leurs annonceurs publicitaires.

Dans le domaine marchand, les grandes entreprises commerciales capitalisant sur les " marques " de leurs produits et services suivent de très près la science du cerveau, utilisant l’IRM ou l’électroencéphalogramme pour tester les réactions de consommateurs à de nouveaux produits, ou comprendre comment ils prennent une décision d’achat. Cela s’appelle le neuromarketing.

Nous pouvons également penser à l'instar du philosophe Michel Foucault (1926/1984) que les institutions disciplinaires et coercitives comme la prison, l'hôpital, l'armée, l'école et l'usine, participent de la volonté, plus ou moins consciente, d'induire des comportements normés, servant d'appui aux études sur le comportement (éthologie), comme notamment le fameux chien d'Ivan Pavlov. L'expérience nommée MK-Ultra* (ou MKUltra1), dévoilée en 1975, a de son côté établi l'existence d'une activité para-légale de la CIA aux États-Unis menée de 1950 aux années 1970, consistant à développer des techniques de manipulation mentale reposant sur des mécanismes de dissociation psychologique des sujets, que celle-ci soit induite volontairement ou déjà présente. Il est à souligner que plus de trente universités et institutions y ont participé, liées par le secret défense explicite comme suffisamment implicite, que l'on peut résumer en la phrase "Tout ce dont vous avez été témoin ici ne peut être révélé à quiconque ".

* Ce projet est également connu par d'autres appellations de sous-projets et/ou de projets parallèles liés : Artichoke, Bluebird, MK-Monarch, MK-Naomi, Mk-Search, MK-Often et MK-Chickwit. Une de ses applications de manipulation mentale dite "expérience de Milgram" a été portée à l'écran dans le film du réalisateur français Henri Verneuil " I comme Icare " (1979).

Cf. Contrôle mental.

Ensuite, les 3 religions monothéistes contribuent par le dogme professé et la dévotion naïve des masses à nous éloigner de la Connaissance, celle de notre réelle identité physique et spirituelle. Ainsi le Christ, qui n’est ni un "maître" ni un personnage à notre image, mais une puissance cosmique relayée dans l'enseignement terrestre par des avatars comme Jésus, Bouddha, Krishna...

Enfin, la politique et son cadre nommé " démocratie " constitue une soupape de sécurité, contribuant à alimenter un faux espoir pour les masses aux fins de leur faire croire qu’elles ont un quelconque contrôle sur leur devenir dans la diversité de l'offre proposée.

Le processus d'enfermement consiste à créer des réalités dans l'inconscient collectif, sans que les personnes puissent s'en rendre compte, et   à rendre factuelles et probables des potentialités que pourtant aucun esprit éclairé ne souhaiterait voir se matérialiser. Ce processus est basé sur la constante répétition pour aboutir à un apparent paradoxe "Le plus vous approchez et regardez, le moins vous voyez ", "Le plus vous essayez de comprendre et essayez d’expliquer l’action, le moins vous voyez l’image globale ", utilisé classiquement par les illusionnistes et prestidigitateurs qui font toujours quelque chose pour distraire le public alors que la vraie magie a lieu ailleurs. La force de la maîtrise de l’audience des médias de masse et de l'industrie du divertissement est de pouvoir duper à grande échelle les masses par les maitres illusionnistes en les attirant au plus près pour capter leur attention émotionnelle sur un fait prétexte mis en scène. En donnant leur attention, les masses offrent l'énergie qui donne toute puissance au médium qui par ailleurs les étreint, les spectateurs hypnotisés par le spectacle proposé oubliant la véritable magie, soit la transformation de la société via les médias de masse pour qu’elle reflète les besoins décidés. Ce processus malveillant de manipulation mentale s'apparente à un acte de " magie noire "*. Voici pourquoi les intérêts marchands, industriels et financiers, se sont emparés du contrôle de la plupart de ces activités par le biais d'un noyau très serré d'individus répartis entre des institutions financières et des méga sociétés*².  

* C'est par exemple l'entretien du " culte de l'Apocalypse ", qui conduit nombre de personnes à vivre dans l'attente d'un événement apocalyptique. La prophétie devient ainsi auto réalisatrice, tirant sa substance même des pensées de ceux qui croient, naïvement et inconsciemment, que cela est un possible capable de se produire. La confusion avec la Fin des Temps est totale et constante, entretenant les peurs, les logiques agressives et sécuritaires, et l'attente du retour de sauveurs comme Jésus pour les chrétiens, du mahdi pour les musulmans ou du mashia'h pour les Juifs.

*² Six sociétés de médias géants contrôlent plus de 90 pour cent des nouvelles et des divertissements diffusés en TV aux États-Unis.

Le pouvoir prospère sur l’irresponsabilité. Dans tout système pyramidal cloisonné il existe une multitude de hiérarchies supérieures les unes aux autres, avec comme dessein que le cloisonnement procure l’irresponsabilité en bas et la garantie du secret en haut. Les structures officielles ne sont que les vitrines de structures en retrait, le vrai pouvoir restant toujours à l'abri de la lumière, le décorum de la société n’étant qu’un trompe-l’œil. Ainsi, au niveau le plus bas, se trouvent les " simples " exécutants, qui doivent obéir aux instructions de leur responsable hiérarchique et réaliser certains objectifs sans pour autant être informés de l’intention véritable et de son éthique du représentant au plus haut niveau. Suivant la taille de la structure, un certain nombre de relais intermédiaires sont institués, avec un cloisonnement quant à une partie de l'information relevant des objectifs définis au plus haut niveau. C'est l'entité gouvernante, interne ou externe, qui délègue aux strates hiérarchiques inférieurs le soin d’accomplir les multiples tâches, afin que tout fonctionne pour concrétiser le véritable but poursuivi. Chaque niveau hiérarchique n’est donc au courant que d’une partie du puzzle. C’est ainsi que l’employé qui travaille au plus bas de l'échelle pyramidale, qui s’efforce de bien faire son travail en étant persuadé que celui-ci apporte un bienfait au tout, peut sans le savoir participer à un programme contraire aux buts affichés. Ceci constitue une manipulation constitutive d'un plan d'illusion.

Ainsi le rapport entre les individus ne peut qu'être un rapport de soumission/domination, binaire, dominant ou soumis. La logique organisatrice est de ce fait rudimentaire. Appliquée à une société néo-libérale comme la nôtre, cela génère des phénomènes de distorsion très conséquents. Il n'y a en fait qu'un petit groupe, les quelques dominants tout en haut, et un très gros groupe, les complètement dominés tout en bas. A chaque niveau intermédiaire, les individus sont à la fois dominants et dominés, ce qui génère une belle schizophrénie et débouche sur les nombreuses pathologies de l'identité constatées. Pourtant il existe une autre forme d'organisation des rapports inter individuels dans un groupe ou réseau social, construite en fonction des rapports de complémentarité. Elle implique une structure et un fonctionnement de nature systémique. C'est un univers à des années-lumière de l'organisation des groupes de chimpanzés que nos élites se donnent un mal fou à imiter. Il nécessite une logique élaborée, beaucoup plus complexe que le binaire 0 ou 1, et surtout, une vision d'ensemble constante, comme une toile de fond à chaque point du système.

Aucune profession n’échappe au processus, même celle qui consiste à révéler la manipulation. En voici quelques exemples :

. L’employé de banque est persuadé qu’il aide ceux et celles à qui il consent des prêts.

. L’infirmière, le médecin et le laborantin sont intimement convaincus qu’ils apportent un bienfait à ceux qu’ils soignent.

. Le prêtre, le curé et la bonne sœur sont dignes de foi et font tout leur possible pour transmettre leur foi par le biais de divers rituels, pratiques et services rendus, tout particulièrement aux pauvres et indigents.

. Le ou la journaliste en charge du Journal Télévisé transmet ce qu’on lui permet de partager.

. L’ouvrier qui travaille dans une usine de décolletage ne sait pas à qui les pièces qu’il fabrique sont destinées.

. Le marchand de légumes ou le boulanger vend les produits qu’il pense être sains. 

. Le gendarme accomplit sa tâche de surveillance collective.

Dès que nous agissons avec fougue et conviction, qui est souvent l'apanage de la jeunesse, nous tendons vers la manipulation, servant d'autant mieux le système qui s'y adonne. Nous essayons en effet par différents moyens de convaincre et d’imposer nos " vérités ", la plupart du temps de bonne foi. Nous devenons alors manipulateur en étayant nos vérités par des arguments ou preuves que l’on considère justement comme véridiques, nos pensées modifiant naturellement l’agencement des choses en relation avec notre point de vue comme le veut le principe de l'observation en physique quantique. Notre vérité fondamentale partagée avec d'autres peut alors devenir une " croyance " pour ceux et celles qui, la recevant, l’acceptent et alignent leur comportement en fonction des révélations faites. Mais si nous devenons manipulateur de conscience, nous sommes nous-même manipulé par nous-même puisque obnubilé par cette idée de manipulation. Nous ne voyons tout ce qui se passe que par ce " filtre ", obsédé par cette vision étroite (le fameux Judas ou trou de porte...).

On ne peut en fait jamais transmettre une vérité, qui provient d’un ressenti intérieur et intime résultant d’une expérience personnelle. Nous ne pouvons transmettre que des croyances. Dès qu’une vérité est partagée, elle devient croyance. Nous ne pouvons donc que proposer des informations, même si nous les savons être des vérités, sans vouloir les imposer par une multitude d’arguments.

Chacun expérimente le monde qu’il a cocréé par sa vision intérieure : le monde devient ce qu’on croit qu’il est. C'est ainsi que celui qui est totalement convaincu de la manipulation finit par en voir les traces un peu partout. Il ne voit plus que cela, et pour lui tout est corrompu, manipulé. Il passe sa vie à inciter les autres à entrer en guerre contre ceci, cela, faisant le succès des thèses conspirationnistes en tous genres.  C’est ainsi qu’il s’auto-manipule et, pensant faire le bien, manipule aussi les autres. C’est ce principe qui est utilisé dans tous les mouvements sectaires dirigés par un faux gourou qui se positionne en Maitre à penser, et qui ainsi manipule les consciences.

Cf. Comportement de l'Inquisition au Moyen Age lorsque les inquisiteurs voyaient le " Diable " partout et utilisaient tous les arguments convaincants pour déloger celui-ci de tout individu. Ils étaient persuadés qu’il était logé en chacun sauf en eux naturellement, et pour cela utilisaient des moyens violents, révélant ainsi que le seul Diable qui existait était celui qui, les habitant, les amenait à torturer les gens de bien. Ils permettaient ainsi au Diable qu’ils disaient combattre de s’exprimer par leur comportement.

Les 10 stratégies de manipulation des masses

Le philosophe et linguiste états-unien Noam Chomsky est devenu célèbre pour avoir travaillé sur la manipulation de(s) masse(s) à travers sa violente critique de La fabrication du consentement. Dix grandes stratégies de la manipulation moderne ont depuis été théorisées, qu'illustrent régulièrement les exemples fournis par l'actualité.

1. La stratégie de la distraction.

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion est d’inspiration romaine et antique : panem et circenses, du pain et des jeux.

Elle consiste à détourner l’attention du peuple des problèmes importants et des mutations décidées par l’élite politique et économique, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes : le football, le sport en général, les Jeux olympiques, certaines émissions de télévision…

2. Créer des problèmes, puis offrir des solutions.

Cette méthode également appelée " problème-réaction-solution " consiste à créer une problématique sociale d’où naitra un ensemble de circonstances qui suscitera une réaction populaire demandeuse de mesures qu’on souhaite faire accepter. Ainsi le fait de laisser se développer une violence urbaine afin de mieux instaurer des lois sécuritaires au détriment de la liberté individuelle.

3. La stratégie de la dégradation.

En relation avec le point précédent, la stratégie de la dégradation permet de faire accepter l’inacceptable par l'application de mesures progressives, en " dégradé " et sur plusieurs années. Ainsi le chômage massif, la précarité, la flexibilité, les délocalisations, les bas salaires, la baisse des retraites et l'allongement de la durée du travail… autant de changements à l’avantage du néolibéralisme et de la mondialisation, qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4. La stratégie du différé.

Présenter une décision impopulaire comme une difficulté nécessaire permet d'obtenir l’accord du public dans le présent pour une application future.  Il est, en effet, toujours plus facile d’accepter un sacrifice s’il n’est pas immédiat.  Cela laisse du temps pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5. L'infantilisation du public.   

C'est l'approche privilégiée par la plupart des publicités destinées au grand public, qui utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, comme si le spectateur était un enfant à convaincre.

6. Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

L'appel à l’émotionnel est une technique habituelle visant à court-circuiter l’analyse rationnelle et le sens critique des individus.  L’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir un accès à l’inconscient afin d’y implanter certains désirs, idées, peurs, pulsions ou comportements.

7. Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise.

Le rôle est dévolu à l’Éducation Nationale, qui éduque plutôt qu'instruit, en évitant que le public concerné ne soit capable de comprendre les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. De même, 80 % des élèves des universités ou des grandes écoles sont issus des classes moyennes ou supérieures, et rien n’est réellement fait pour qu’il en soit autrement.

8. Encourager le public à se complaire dans la médiocrité.

C'est tout particulièrement le rôle dévolu à nombre de médias télévisuels ou de presse écrite, qui encourage le public à la bêtise, la vulgarité et l’inculture. Les plateformes de nombre de réseaux sociaux comme l'addiction aux supports mobiles participent de cette ligature de la pensée.

9. Remplacer la révolte par la culpabilité.

C'est de manière insidieuse le leitmotiv de la " philosophie " libérale que de faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur et de son infortune.  Au lieu de remettre en question le système, le peuple se culpabilise et s’en prend à lui-même, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action, faisant au passage le bonheur de la pharmacopée.

10. Connaître les individus mieux qu’ils se connaissent eux-mêmes.

Les progrès fulgurants de la science et de la technologie ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles des élites.  Grâce à la biologie, la neurobiologie, la psychologie… le " système " est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, accentuant ainsi le contrôle sur les individus.

 

Confusion spiritualiste

L’envers du monde que l’on appelle " l’au-delà " est souvent pris à tort pour un royaume spirituel. Or il est faux de penser que le monde astral et les dimensions dites éthériques (mentales, causales...) seraient des domaines divins comme les spiritualistes et religieux occidentaux le croient naïvement, où vivraient Dieu et les anges. Cette erreur basée sur le découpage dual, binaire, du monde provient de deux sources. D'une part d'une culture religieuse assez rudimentaire sur les dimensions spirituelles, indiquant de façon grossière l’idée que la partie invisible du monde serait le but de la vie, avec une partie inférieure – purgatoire et enfer – et une partie céleste où vivraient les âmes bienheureuses. Ceci va totalement à l'encontre du principe ternaire - la sainte Trinité - dont elles se prévalent pourtant. D'autre part des enseignements sirupeux et idéalisés du " New Age " qui ne servent qu’à nous bercer et à nous endormir. Médiums, " channels ", mystiques et clairvoyants, qui opèrent un contact avec l’aspect de l’au-delà le plus accessible à leur état de conscience, rapportent souvent de bonne foi des visions et messages qui ne concernent cependant que l’envers accessible du plan terrestre formel. Les enseignements métaphysiques et ésotériques authentiques ont été manipulés depuis des âges pour servir les intérêts des autorités en place, les inquisitions religieuses et laïques veillant à ce qu’aucune information interdite ne filtre, la divulgation de la vérité risquant de perturber l’ordre social. L’ordre établi se protège.

Les dimensions invisibles sont immensément plus étendues et variées que tout ce que nous pouvons imaginer, correspondant à la gamme des trois intervalles/subdivisions de l'échelle de la création cosmique : élémentaire, céleste (lui-même divisé en deux dans l'arbre des séphiroth de la Cabale juive), supra céleste. Il existe des frontières infranchissables en l'état actuel de notre conscience, y compris pour la plupart de ceux ayant opéré un éveil de conscience. Les récits des visionnaires et clairvoyants ne parlent que des aspects de l’au-delà de notre monde, et en aucune façon de la vie divine supérieure. Il s’agit certes d’une vie subtile, mais qui demeure naturelle, en tout cas qui n’a pas de caractère supérieur à la nôtre. Comme nous sommes tous dotés de ces aspects subtils, certains d’entre nous ayant hérité ou développé ces dons ont la faculté de ressentir l’éthérique, l’astral, le plan mental, intuitif ou causal. Il n’y a rien de divin dans cette expérience. C’est une expérience de clairvoyance supérieure, assez rare au demeurant, limitée à l'état constaté de pureté de l'esprit.

Aussi une saine prudence à l’égard de ce qui vient de l’invisible est particulièrement nécessaire, la force des égrégores constitués fondée sur un besoin commun d’autoconservation pouvant subjuguer et manipuler à bon compte les humains sensibles aux impressions de nature subtile. C'est ce que la Tradition a toujours enseigné dans son explication du combat entre les forces de la Lumière et celles du démiurge, ce pur esprit désincarné qui rêva, créa et organisa le monde en mêlant l'étincelle divine à la matière préexistante. 

L'Univers étant un hologramme, l’au-delà n’est en fait qu’un miroir, les " puissances éternelles ", champs électromagnétiques de très haute vibration, se trouvant sur d’autres dimensions, inviolables et pures, gardiennes de la Création, de l'Absolu. Ce monde divin est hors de portée des hiérarchies inférieures, aussi éthérées soient-elles. Cela signifie que ce monde que nous appelons de l’au-delà est le miroir de notre monde visible. "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ", pour le meilleur et pour le pire. Il est rempli à son image de merveilles et d’horreurs, de bon et de moins bon. Il s'y trouve les mêmes prédateurs, sous forme d'égrégores malsains à puissante intensité énergétique, c'est-à-dire des agrégats psychiques et électromagnétiques qui concentrent la quintessence de ce que l’humanité a et produit en pensées, en désirs et en actions depuis des millions d’années. Leur " existence " ne dépend que du maintien dans le temps de cette même production vibratoire, ce qui explique leur besoin constant et obstiné de se nourrir de cette même énergie de basse intensité. Parce qu'elles leur sont indissociablement liées, les dynasties, castes et lignées génétiques qui régentent en clans, bandes et meutes le monde terrestre ne peuvent accepter de perdre leurs privilèges, pouvoirs, trônes, sceptres, tiares et or, et nourrissent ces égrégores en entretenant le servage des esprits et en maintenant l’humanité sur la vieille fréquence de leur système. Compte-tenu que la majorité des êtres humains errent dans le brouillard de l’ignorance et se fabriquent toutes sortes d’illusions en se cognant aux murs de l’espace-temps par l'émission de leurs désirs et pensées de toutes sortes qui s’assemblent par affinités, seuls ceux réellement " épurés " peuvent se protéger de leurs artifices et pollutions, sans les entretenir par leur naïve dévotion*.

* Ainsi le fidèle croyant, quelle que soit sa religion, qui pense gagner la faveur des " cieux " par la pratique régulière de son dogme tout en continuant à entretenir des croyances partisanes, binaires (j'aime/j'aime pas, je suis engagé sur un plan politique dans les idées d'un programme partisan, je me nourris de la nourriture médiatique servie, je consomme de manière addictive...).

 

Antidote

Lorsque nous observons notre monde, les apparences nous abusent et nous trompent car nous manquons de recul. Ce monde n'est rien d'autre que la projection de nous-même. Notre implication émotionnelle et sentimentale nous empêche de le voir tel qu’il est, nos yeux regardant sans voir, nos oreilles écoutant sans entendre. Nous refusons de voir ce qui n’est pas agréable et ce qui ne cadre pas avec nos idéaux, nos croyances, nos fantasmes. Incapables de nous organiser face à nos prédateurs visibles comme invisibles, nous adressons dans notre candeur suppliques et prières sans comprendre que nous nourrissons nos geôliers de notre impuissance et de notre naïveté. Nous les acclamons ou croyons les destituer sans nous rendre compte de la duperie orchestrée. En les plaçant sur un trône, nous leur confions notre destin, notre santé, notre psyché, notre vie. S'il y a une hiérarchie de responsabilité dans les causes du chaos, tout le monde dans le fond y participe sans même le savoir, et à ce titre est aussi responsable… Le manipulé est-il moins responsable que le manipulateur ? Il existe une multitude de formes et de comportements individuels et collectifs, qui sur le long terme et en s’accumulant, comme les dettes et les rancœurs non dites, mènent au pire. La recherche de pouvoir pour son intérêt personnel et clanique est ce qui est le plus destructeur sur notre monde ; le pouvoir de l'homme sur l'homme est réellement ce qui le détruit.

Pour nous en sortir, seuls le discernement, la prise de recul afin d’anticiper les tenants et aboutissants de la proposition qui nous est assénée, et le choix en toute liberté selon notre intime conviction, permettent de ne plus être manipulé. En étant notre propre maître, nous devenons et sommes conscient. Lorsque nous devenons conscient d’avoir été ou d'être manipulé, il s’agit simplement d’agir pour ne plus l’être et de demeurer vigilant, en étant conscient à chaque instant de ce que nous achetons, lisons, écoutons, faisons, disons, transmettons. Parce que la liberté vécue dans un état intérieur égoïste est par définition grandement limitée, elle nous conduit à rester toujours des esclaves de cet égoïsme. Nous ne pouvons nous défausser continuellement de la responsabilité de notre héritage - matériel, social, psychologique -, de l’environnement dans lequel nous avons grandi, de la qualité de l’éducation reçue ou des traumatismes rencontrés.

Pour accéder à ce niveau de conscience, il s’agit ni plus ni moins d’accepter le fait que nous ne savons rien, que le monde dans lequel nous vivons est basé sur un mensonge, et que nous devons tout réapprendre depuis le début en étudiant ce qui nous a été caché ou présenté de manière édulcorée : physique quantique, énergies gratuites, génétique, anciennes civilisations, source de toutes les religions (Babyloniens et Sumériens), symbolique utilisée par les religions et classes dominantes, champs d’énergies qui nous entourent, OVNI et vie extraterrestre ... Il est en fait assez simple de distinguer à quoi nous devons nous intéresser, cela étant en général décrédibilisé et tourné en ridicule par les " experts " représentatifs du système en place.

Cette assimilation de la connaissance conduit à la prise de conscience spirituelle, nous détachant de la croyance. La programmation mentale initialement instillée va se fissurer puis se dissoudre suivant l'intensité du travail mené. Nous pouvons alors accéder à la vraie information universelle, celle gravée dans les pierres de tous les monuments sacrés du monde, celle que depuis les millénaires les élites dominantes ont tenté de cacher ou de faire disparaître, comme ces informations brûlées dans la bibliothèque d’Alexandrie ou supprimées par les religions des versions officielles de leurs livres de référence. Nous pouvons alors comprendre le monde dans lequel nous vivons, qui nous sommes, pourquoi nous sommes sur cette terre, quel est notre rôle, notre but, le pourquoi de nos souffrances, comment, depuis quand, par qui, et pourquoi nous avons été manipulé. Nous comprenons à ce stade que le vrai changement, le seul qui importe, est le changement intérieur. Nous ressentons une présence en nous, une énergie immense, un pouvoir sans limite, un lien à tout ce qui nous entoure, notre connexion au monde et à l’infini, à notre Source première. Et tellement plus encore…

Confronté à une manipulation faisant partie intégrante de notre expérience, comme travailler pour le compte d'une structure ou institution à des fins non éthiques, il s’agit dans un premier temps de prendre un temps de réflexion et de recul afin de pouvoir remonter en quelque sorte au sommet de la pyramide.  Nous pouvons essayer d’en savoir un peu plus sur ses buts réels, en allant voir en amont quels intérêts elle sert vraiment. Certes cette découverte peut nous causer un sacré cas de conscience : continuer à travailler pour cette structure en se sentant coupable de participer à son programme, ou la quitter, ce qui libère certes notre conscience mais nous préoccupe quant à notre avenir matériel.  Il est évident qu’il n'est pas toujours aisé de trouver une entreprise dont l’éthique est irréprochable, mais cela est toujours possible. Et si nous décidons de rester, il est judicieux d'éviter de " fermer les yeux " et de continuer à faire comme si de rien n'était. En étant conscient, nous préservons notre intégrité psychique et permettons d'attirer dans notre vie des circonstances plus favorables à notre épanouissement.

La sagesse vient en effet du lâcher prise. Il ne sert à rien de lutter contre les manipulateurs puisqu'eux-mêmes sont manipulés, d'abord par eux-mêmes. Tant que notre attention est portée sur la lutte, le ou les conflits ne peuvent cesser. Cela est valable dans tous les domaines. Notre résistance pacifique par notre discernement permet d'éviter l'emprise psychique de l'institution sur nous-même. Nous ne sommes pas dupe, sans pour autant entrer dans une résistance mentale, émotionnelle et physique condamnée d'avance. En ne donnant plus foi à certaines inepties économiques, scientifiques, médicales, religieuses, monétaires ... nous nous désengageons d'une caution à un système castrateur et destructeur, et récupérons cette énergie pour notre propre force intérieure. Et à l'extérieur, notre comportement de citoyen-consommateur éclairé permet de nous désengager des manipulations attentatoires à notre bien-être (alimentation par exemple). En ne donnant plus prise à la chaîne d'intérêts mercantiles constituée, nous contribuons à une écologie de la conscience qui, petit à petit, diminue la pression constituée. A un certain niveau atteint de la conscience collective, la chaîne finit par se rompre. C'est une loi physique imparable.

Afin de sortir de cette structure pyramidale cloisonnée il s’agit non pas de détruire la Pyramide mais de rétablir l’unité entre toutes les hiérarchies la constituant. C'est le principe de Synargie *, qui voit un des participants du premier niveau (employé, citoyen) faire aussi partie du groupe de second niveau dont un représentant va lui-même participer aux réunions de troisième niveau (direction par exemple), et ainsi de suite jusqu’au sommet.  Chaque niveau connait ainsi tout ce qui se passe au-dessus et en dessous de lui.

* Cf. Travaux de Joseph Alexandre Saint Yves d’Alveydre, érudit, poète et écrivain français (1842/1909).

Ce modèle, usité dans les temps anciens, a permis la structuration d’entreprises familiales solides pendant de nombreuses générations. Celui qui se trouvait à la place dirigeante était celui qui, de nombreuses années auparavant, avait été lui-même créateur du projet en tant qu’ouvrier ou artisan. Petit à petit, il avait réussi à développer son entreprise jusqu’à en devenir Directeur. Ainsi il connaissait tous les avantages et inconvénients de chaque niveau hiérarchique et les problèmes en relevant.

Si certaines exceptions demeurent de nos jours, les hauts postes de direction dans les entreprises ou administrations sont occupés par des individus qui ont rarement travaillé à la base, en tout cas suffisamment. Il en est de même dans la représentation politique. La connaissance théorique du métier devient ainsi un véritable handicap tout comme un facteur de suspicion et de clivage. C'est alors la perpétuation d'un système de nature féodale, qui bénéficie seulement à quelques seigneurs exploitants.

 

Comment s’étonner alors que le conflit Terre-Ciel soit autant porteur de psychoses collectives puisque le féminin sacré, soit l’intériorité fécondante, le ressenti émotionnel créateur, est totalement nié ou non considéré par la toute-puissance du masculin sacré, soit la raison structurante par la pyramide institutionnalisée comme principe de gouvernance. Nous pouvons d'autant mieux comprendre pourquoi la religion a retiré de son enseignement la 13ème constellation, celle dite du dragon ou serpentaire (constellation de l'hémisphère nord traversée par le Soleil du 29 novembre au 18 décembre), qui correspond aux 13 pleines lunes (principe féminin) par année ou 13 mois lunaires. Le but est de déconnecter l'être humain du monde naturel, de l’harmonie cosmologique universelle, et de l'emprisonner dans un vaste mensonge *. Depuis le déluge, les sauveurs religieux nommés Noé, Moïse, Abraham et consorts se sont employés en l’état de la conscience d’alors pour que l’écosystème soit préservé de la barbarie animalière destructrice. Ils ont formaté par la puissance du verbe proclamé au nom du Créateur tout puissant le champ dit de " conscience collective ". Compte-tenu de cette inconscience du plus grand nombre de la toute-puissance de l'être humain uni dans ses polarités masculine et féminine constitutives, toute leur descendance ne peut que porter depuis sur les épaules les stigmates de la mystification et supercherie originelles, celle du péché lié à la séparation due à la soi-disant inconséquence féminine, celle d’une Ève tentatrice ayant entraîné son Adam dans sa turpitude. À partir de là les enfants ne font que perpétuer cet état de crasse, comparable à l’état de leurs couches culottes. Ce système quoi qu’il dise ne peut croire en l’avenir, les enfants ramassant tout le temps la fange de leurs aînés et s’attachant à traiter sans y parvenir leurs problématiques non résolues. Nous sommes en fait tous encore ces nourrissons à ce stade fécal, derrière nos illusions d’êtres prétendument évolués et civilisés. Heureusement sur le point de le quitter, pour certain(e)s ... *²

* L'analyse sérieuse d'une planète dans son signe (astrologie dite tropicale) permet de comprendre comment elle agit sur un plan énergétique. C'est ce qui permet d'établir une corrélation avec l'être humain dans son fonctionnement psychologique et médical, ce que font nombre d'astrologues, médecins et psychologues sérieux. Cependant, si la base de départ est fausse, il est difficile d'aider de façon adéquate l'individu, qui doit se contenter de conseils à caractère plutôt ludique tels que présentés dans les rubriques divertissement des médias utilisateurs.

Cf. Prophétie du changement.

Dérive psychique

La grande majorité de nos dirigeants politiques et institutionnels est seule responsable du chaos dans lequel notre société est en train de sombrer. Ces femmes et ces hommes qui la composent usent du pouvoir pour régler leur propre déficit affectif, se traduisant par un besoin accru de reconnaissance. Quelque chose leur empêche de se comporter comme des représentants éclairés de l'intérêt collectif, préférant être des caciques qui ne pensent qu’à protéger leurs seuls intérêts et la haute considération qu’ils ont d’eux-mêmes. Ce qui les empêche d’y parvenir c’est la perversion *. Cette dernière puise ses fondations dans la relation parents/enfant et les cinq blessures de l’âme qui président à la structuration d’une telle psyché : trahison, abandon, rejet, humiliation et injustice. Parvenus au stade adulte et en situation de pouvoir, ils n’ont de cesse de mettre en scène ces cinq blessures qu’ils font subir aux autres, seul moyen de pleine jouissance…. Le prix à payer pour les citoyens est lourd de conséquences : faillites économique, sociale, morale, éthique et psychique. Changer de mode de gouvernance qui se dotera de tous " les garde-fous " nécessaires s’impose comme seule solution vitale à la survie et la renaissance de notre société… C'est le seul moyen d’éviter la prédiction funeste faite par Carl Gustav Jung, qui en 1940 déclarait : " Notre civilisation attend son déluge, mais ce ne sera pas un déluge physique qui l’atteindra, mais un déluge psychique. "

* Cf. Fonctionnement du corps biologique.

La connaissance est le pouvoir, l’ignorance est l’esclavage. Les Grecs anciens ne disaient-ils pas déjà que L'Homme est le bétail de Dieu ? *  L’homme moderne semble avoir reçu comme un implant d’indifférence, d'apathie et de soumission, quoiqu’il endure. Il ne cherche ni l’origine ni la finalité de sa propre existence, tout à ses ambitions, sa rapacité, son orgueil qui l'éloignent de la voie de son destin, de sa réalisation intérieure, de son bonheur. A moins de bêler de joie en se faisant tondre par les bergers de ce monde, ceux qui désirent une libération n’ont qu’une chose à faire, tourner le dos radicalement au système dans les croyances distillées, en rejetant toute identification avec l'état de sous conscience du troupeau humain. Ceci vaut pour les nombreux idéalistes et utopistes engagés qui, de ce fait, se sont identifiés à la masse sans voir qu’ils se livrent ainsi inconsciemment à la perpétuation du jeu en place. Cela vaut tout autant pour les " apprentis spiritualistes ", à la recherche d'une voie mystique idéalisée tout en continuant à se disperser dans des activités et des distractions sans lendemain. Tous ne font que servir de pile énergétique aux hiérarchies dominantes par leurs émotions et leurs pensées non dépouillées des illusions manipulatoires. Il y a nécessité de se réveiller du rêve de l’existence (existare en latin signifie être dehors) et sortir de l’hypnose culturelle établie. Prendre parti, c’est abdiquer. La seule alternative est la sortie du jeu. En se voyant retirée par la pleine conscience l'énergie consacrée à la survie du système, les égrégores en place finiront par se dissoudre. La culture humaine avec sa philosophie, sa religion et sa science, constitue un système de lavage de cerveau, empêchant que les êtres humains découvrent que la porte de leur cage est grande ouverte sur l'éternel universel. Cette porte, c’est celle du cœur. C’est le désir de liberté absolue. Celui qui la cherche sincèrement la trouve nécessairement.

* Cf. Alain Danielou, " Le Bétail des Dieux et Autres Contes Gangétiques " (Éditions du Rocher, Paris 1994).

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