Les publications en ligne font l'objet de constantes mises à jour et nouveaux enrichissements. Il va de soi qu'elles n'engagent que leur auteur dans le choix des sources et le fruit de ses imagination et réflexion.

 

 

Le processus création décodé

" On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré. "

 Albert Einstein

 

Si nous pouvons résumer de manière simple et incontestable la raison d’être de l’Homme dans la vie, sauf à le considérer comme une créature biologique soumise aux lois implacables du déterminisme imposées soit par Dieu soit par la mécanique du hasard, c’est la création. La création permanente de sa vie, certes au sein d’un cadre sociétal collectif d’appartenance, mais surtout à partir de son libre arbitre, de ses pensées et de l'état de sa conscience. C’est pourquoi opposer comme trop souvent les créatifs sous-entendu artistes et saltimbanques d’un côté, et les géomètres, sous-entendu gestionnaires et ingénieurs de l’autre, relève de la stupidité anthropologique primaire, ou de la manipulation grossière aux fins de diviser.

L’homme est ce qu’il est parce qu’il pense, et son pouvoir de penser est infini. Son pouvoir de création est illimité, ce que nous rappelle sans cesse la conscience visionnaire des dirigeants puissants comme des artistes et scientifiques de génie. Il découle de la formation d’une image mentale dans le champ énergétique atomique subtil dit éthérique avant que de se matérialiser sous forme dense. Cette structure d’image est appelée " forme-pensée ", et ce de quoi que ce soit (personne, idée, chose), à l’instar de l'auteur ou du tragédien qui se forme une idée des caractères des personnages qu'il veut représenter, ou bien du peintre ou du sculpteur qui se forme une image mentale de l'idéal qu'il veut exprimer à l'aide de son art. Cette création permanente concerne tous les domaines de sa vie : santé, amour, vie professionnelle, argent … Reste simplement à en définir la finalité : le mode "Service de Soi " ou le mode " Service d'Autrui " *.

Les sciences classiques relatives au fonctionnement de l’humain (neuroscience, psychologie, sciences cognitives…) tentent d’en définir les conditions de succès, à partir de deux grandes lignes explicatives découlant du cartésianisme et du dualisme, soit un univers figé et prévisible *² :

- Les conditions de caractère et de comportement ;

- Les conditions mécaniques propres à la loi de cause à effet dans la capacité à agir efficacement.

Et bien entendu elles attribuent à la chance comme au hasard tout ou partie du résultat.

* Cf. Le cheminement de l’Âme.

Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

Les sciences métaphysiques présentent quant à elles la création des conditions de sa vie le plus souvent associée à ce qu’elles nomment Loi de l’Attraction combinée à la Pensée " positive ", à savoir la prédominance de la pensée claire et puissante sur la matière. Si l’attraction est bien un mécanisme physique propre au fonctionnement de l’univers et de tous ses éléments, il s’agit d’un principe relié à la Loi de Cause à Effet. Son mécanisme est cependant rarement présenté dans ses fondamentaux techniques, ce qui laisse beaucoup de personnes frustrées et lestées parfois de leur argent quand elles ont cru, émerveillées, à la promesse alléchante des marchands de rêve du New Age d’obtenir tout ce que l’on veut. En effet, de nos jours, avec la vulgarisation de la physique quantique et l'arrivée de la crise, ces concepts recyclés et assaisonnés de prétendue spiritualité se sont répandus sous différentes formes, dans divers médias, traitant aussi bien de philosophie, psychologie, développement personnel, New Age, physique quantique, loi d'attraction. Si les promesses de bonheur, réussite, fortune, assurent incontestablement le succès populaire de ce genre d'ouvrages, il faut reconnaitre que la mise en pratique de manière durable de ces belles formules est rarement à la hauteur des espérances, ne débouchant pas sur des résultats concrets et mesurables. Une fois la lecture terminée, et malgré nos bonnes résolutions, nos périodes positives et joyeuses sont de courte durée alors que nos bas continuent de s’éterniser... Aucune quête de nature exclusivement matérialiste ne peut en effet combler la soif de lumière et d'amour de l'âme humaine, qui travaille inlassablement à sa rédemption d'humanité.

De l'enseignement du " New Age "

Le New Age * est un courant spirituel occidental, dit amour et lumière, né aux États-Unis d'Amérique à la fin du XIX° siècle, et qui connaît une accélération à partir des années libertaires des années soixante du XX° siècle. Il se veut dans ses fondements caractéristique d'un nouvel âge dans la relation harmonieuse de l'homme à la nature et à l'univers, basée sur la quête intérieure individuelle et l'éclectisme, et dégagée du carcan religieux. Mais parce que tel était l'objectif de ses initiateurs manipulateurs, il a évolué progressivement vers une sorte d'idéologie en bien-être, bric à brac consumériste de pratiques et de croyances, privilégiant les apparences et les bonnes intentions, souvent au détriment de l'exigeante transformation intérieure. Le fameux livre " Le Secret " de l'auteure australienne Rhonda Byrne paru en 2006 qui, dans sa foulée a généré une flopée de parutions sur la Loi d'Attraction et autres techniques présumées magiques en réussite, illustre cette approche métaphysique simpliste et inconsistante, destinée à illusionner l'être humain dans ses croyances mystiques. Elle prolifère aujourd'hui autour des spiritualités chrétiennes, soufis, bouddhistes, hindouistes et chamaniques, de la psychologie comportementale et trans-personnelle, des techniques thérapeutiques énergétiques, des pédagogies humanistes, des écoles ésotériques et du végétarisme. Dans ce patchwork qui mélange le bon comme l'indigeste sinon l'indigne, qui a ses fanatiques et ses idéologues acritiques, il est indispensable de faire preuve de discernement pour séparer le bon grain de l’ivraie. Le courant New Age est une création délibérée aux fins de manipulation de la psyché humaine, dont les enseignements reposent pour grande partie sur une dénaturation du caractère sacré du vivant *². Le pouvoir de la pensée décrit par certains gourous New Age n'appartient pas à notre monde de 3ème densité. Il ne passe pas par le " pouvoir intellectuel ", celui qui découle de notre cerveau reptilien, générateur du vouloir, du désir, de la convoitise, de l'avidité, de la cupidité…. Ce pouvoir de la pensée sert simplement de demi-vérité aux gourous New Age pour manipuler la conscience de l'humain, afin qu'elle soit déviée au service de son petit " soi " égotique. La véritable capacité générant le changement est d'une toute autre nature, émanant de la sphère du Soi supérieur, située dans une toute autre dimension, et qui nécessite l'éradication des croyances manipulées et conditionnements délétères profondément ancrés dans la psyché humaine que peu d'êtres humains parviennent à entreprendre et, surtout, mener à terme compte-tenu de ce qui en découle dans leur vie.

* Ses fondements puisent dans les œuvres théosophiques de Héléna Petrovna Blavatsky et d'Alice Bailey, mêlés aux yogas, philosophies hindoues, zen japonais, Tao chinois, chamanisme amérindien et enseignements du guru indien Rajneesh Chandra Mohan Jain dit Osho et de l'auteur indien Jiddu Krishnamurti.

Cf. Contrôle mental & La nouvelle religion universelle.

Cf. en complément Prédation manipulatoire & Prédation spirituelle et voie de sortie.

Cette puissante énergie créatrice s'acquiert par l'évolution personnelle et la maturité émotionnelle, donc par la Connaissance des Lois universelles et un véritable travail intérieur qui accorde notre fréquence vibratoire à celle de notre " Êtreté trans-dimensionnelle. "

Cf. Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'univers ; Évolution de civilisation (3) Mythe de la modernité, risques et lois d'évolution universelle ; L'état de cohérence, voie de sa liberté ; Le chemin vibratoire ; Le chemin de l'Ascension.

 

L’enseignement de la création vu par les sciences de gestion et de management.

Le langage courant emploie généralement plus volontiers le terme de créativité pour caractériser l'aptitude humaine à faire surgir le nouveau, la création caractérisant de façon globale l'activité d'initiation de quelque chose en opposition à sa gestion ou à son administration. Pour autant, parler de processus " création " plus que de processus créatif exprime toute la puissance conférée à l'être humain, pour peu que celui-ci en comprenne les principes.

Dans le monde professionnel, la création, soit la pensée originale de quelque chose qui n’existe pas encore en l’état, est une qualité que peu de managers pensent posséder, bon nombre d’entre eux y voyant d’ailleurs une compétence très éloignée des comportements requis pour l’exercice de leurs responsabilités centrées sur l’alignement et le contrôle des processus et des équipes confiés. Aussi la notion de pensée créatrice est conçue comme proche de celle de pensée productive, pour travailler sur des projets liés à des enjeux exigeant rigueur et organisation. Il peut y avoir souvent confusion entre pensée créatrice et pensée reproductive, cette dernière étant une façon de réfléchir adaptée à des situations familières et sans complexité, et s’appuyant sur la mobilisation de schémas connus et éprouvés, voire routiniers. Si ce mode de pensée permet d’économiser temps et capacité attentionnelle, il s’avère très limitant pour anticiper et/ou résoudre des problèmes nouveaux ou complexes, qui exigent de penser de façon innovante en comprenant les subtilités de fonctionnement du cerveau *.

Pour adopter une pensée plus créative, les différentes approches théoriques sont arrivées à la conclusion qu’un changement et une réorganisation de la perception du problème ou de la situation de départ est un préalable, voire l’enjeu majeur. En d’autres termes, des reformulations successives du problème, et des données qui le constituent, évitent de rester fixé sur une interprétation inappropriée, limitée ou biaisée d’un problème. Une telle habitude mentale a d’ailleurs été retrouvée chez des génies comme Léonard de Vinci et Albert Einstein. Les principales pistes proposées pour mettre en œuvre cette reformulation sont :

. L’examen du problème sous des aspects variés, sans se limiter à sa propre perspective limitée ou erronée : que pourraient en dire des experts, nos collaborateurs, nos clients, etc. Quels seraient leur grille d’interprétation, leur éclairage ? Comment peut-on combiner ces différents points de vue ? Il s’agit de favoriser la pensée dite divergente, source de flexibilité et d’originalité des idées.

. L’utilisation d’un mode de représentation plus visuel que le texte - des diagrammes, des dessins, qui vont solliciter d’autres modalités de pensée – ainsi que les combinaisons permettant de relier un concept à des mots, images, sons…

. L’utilisation de la combinaison d’éléments divers, sans forcément en lien avec la nature de la réflexion en cours.

. L’adoption d’une attitude appropriée lors de cette phase de réorganisation de notre perception du problème, comme la curiosité, l’acceptation de l’ambiguïté, ou encore définir un sujet complexe d’emblée de façon univoque.

. La résistance à la tentation de gagner du temps, ou de se rassurer, en allant trop vite vers des solutions qui indiquent nos habitudes.

. L’" insight ", approche qui permet de se donner une vision plus large avant de faire des hypothèses ou de prendre des décisions (ainsi un travail de reformulation d’un problème crée les conditions pour qu’un insight permette de trouver une solution innovante).

Ainsi la pensée créative naîtrait de cet entraînement permanent à raisonner autrement, de cette envie de regarder autour de soi et de vouloir dépasser les simples apparences. 

* Cf. Esprit global.

 

L’approche habituelle du processus création

En prenant pour exemple la vie des affaires, la conduite d’une activité business se traduit par la réalisation de projets, supposant un point de départ et un point d’arrivée espéré.

Aussi le processus création du projet est divisé en trois grandes étapes.

La vision, qui à ce stade appartient au domaine du symbolique. C’est l’imaginaire, le conceptuel, la recherche, le rêve…, période d’incubation préalable à l’" illumination " de l’intention. Elle est accompagnée d’une analyse de faisabilité, soit totalement intuitive, soit étayée par la collecte de diverses données.

Une fois le cadrage de l’intention assuré, la seconde étape est la mise en œuvre, qui fait intervenir des ingrédients tangibles, comme la modélisation du projet et le relationnel, soit les interactions collectives nécessaires à sa réalisation.

La réalisation, qui est la confrontation au "réel ", soit la traduction quantifiée et qualifiée du processus dans son développement et sa finalisation.

Le pilote, soit le responsable du projet, s’attache à accompagner les interfaces relationnelles avec des outils destinés tout particulièrement à la vérification de son ancrage, comme le contrôle du temps, facteur de coût et balise de coordination.


La méthode d'analyse préalable SWOT

Le modèle préalable usité à la prise de décision est l'utilisation d'un outil d'analyse stratégique, combinant l'étude des forces et des faiblesses de l'intention émise avec celle des opportunités et des menaces de son environnement. Le plus connu a pour nom " analyse SWOT ", acronyme anglo-saxon qui contribue à l'étude de la pertinence et de la cohérence d'une action future.

Le premier diagnostic est externe, visant à identifier les opportunités (Opportunities) et les menaces (Threats) présentes dans l'environnement. Celles-ci peuvent être déterminées à l'aide d'une série de modèles d'analyse stratégique, tels que l'analyse PESTEL, le modèle des " 5 forces de la concurrence " proposé par Michael Porter*, ou encore une analyse de scénarios (irruption de nouveaux concurrents, apparition d'une nouvelle technologie, émergence d'une nouvelle réglementation, ouverture de nouveaux marchés, etc).

Le second diagnostic est interne, qui identifie les forces (Strenghts) et les faiblesses (Weaknesses) du domaine d'activité stratégique. Celles-ci peuvent être déterminées à l'aide d'une série de modèles d'analyse stratégique, tels que la chaîne de valeur, l'étalonnage (benchmarking) ou l'analyse du tissu culturel. Il peut s'agir par exemple du portefeuille technologique, du niveau de notoriété, de la présence géographique, du réseau de partenaires, de la structure de gouvernement d'entreprise, etc.

La confrontation entre les deux résultats établis grâce au modèle SWOT (résultats du diagnostic externe et du diagnostic interne) va permettre d'alimenter l'étape suivante de formulation des options stratégiques.

* Professeur et consultant en management d'entreprise états-unien.

La méthode de réalisation SMART

Le professeur et consultant en management d'entreprise états-unien Peter Ferdinand Drucker (1909/2005) est l'auteur et le théoricien d'une méthode de réalisation d'objectifs qualifiée de " SMART ", acronyme de critères en permettant la réussite : Simple/Spécifique, Mesurable, Ambitieux/Accessible/Accepté, Réaliste, Temporel.

Simple/Spécifique

 

L'énoncé d'un objectif doit être simple, pour être compréhensible par tous rapidement. Il doit être formulé de manière positive et spécifique, c'est-à-dire sans ambigüité et avec précision.  Il s'agit d'éviter les fausses routes et de rester concentré sur l'essentiel.

Mesurable

 

Les actes produits doivent être mesurables, basés sur des faits concrets qui donnent une indication de la distance qui reste à parcourir jusqu'à l'objectif (métriques logicielles, but atteint ou pas, testabilité).

Ambitieux/Accessible/Accepté

Un objectif se doit d'être si possible ambitieux afin d'obtenir une dynamique de groupe et de bénéficier des synergies. Le but fixé doit sortir de l'ordinaire.

Pour autant, tous les projets n'ayant pas forcément d'objectifs ambitieux, ils doivent être au moins raisonnables.

Réaliste

 

Savoir qu'un objectif est atteignable permet de pouvoir se donner les moyens de réussir. Tout objectif dit réaliste doit intégrer des données internes (analyses chiffrées) et externes (contexte économique, financier...).

Temporel

 

Tout objectif doit répondre à des critères limites sur le plan des délais, de la date ou de la quantité. Ces limites permettent de ne pas dépenser plus d'énergie que nécessaire, et d'imposer une pression qui, en temps normal, est censée augmenter la productivité.


Ces schémas en " jalons ", en processus, constituent des chemins de moindre action, purs produits d’une conception rationnelle occidentale de type lobe gauche du cerveau, dont les consultants d'entreprise issus des grandes écoles ou universités sont souvent les prototypes représentatifs (c'est pourquoi ils séduisent tant leurs coreligionnaires aux commandes). Ils forment un cadre perceptuel, un modèle artificiel, à partir duquel sont élaborées les règles du jeu, les lignes directrices propres à l’approche industrielle et mécaniste de la vie d'entreprise et de la gestion de ses projets. Ce modèle se résume à C'est ainsi que les choses fonctionnent. Cette approche est basée sur l'effort cadencé, la somme d'actions qui le caractérisent au sens individuel comme collectif, et l'imitation à la perfection de la méthode enseignée. Elle confine sur le plan neurologique à l'apprentissage et à l'intégration de comportements systématiques dans le subconscient, faisant le bonheur des fanatiques de l'alignement standardisé. Elle s'applique parfaitement au mental conscient, qui ne peut prêter attention qu'à une seule chose à la fois, et qui, face à un problème, incite le sujet à agir par la mise en œuvre d'une réponse habituelle issue de son inconscient. Autrement dit il s'agit d'une méthode de conditionnement de la pensée.

Elle présente d’indéniables avantages, mais sa simplification dénuée du sens profond du processus créateur conduit à des traductions imparfaites comme à des échecs patents, tout particulièrement pour les personnes qui se trouvent en décalage avec les règles de la nature *, soit leur propre biorythme, leur propre harmonie (éthique, liberté...), leur propre capacité de résistance à la tension extérieure imposée, et bien sûr les états disparates de cohérence de conscience. Elle serait parfaite si elle s'adressait à des robots biologiques...  Or, peut-on dire que la Création de l’univers est depuis son origine en mode échec ? Peut-on raisonnablement envisager que les milliards d'interactions complexes se produisant en permanence dans le corps humain n'aient aucun rôle dans l'ingénierie créative en dehors de la pensée cadrée et de l'intention consciente exprimée ?

* C'est par exemple le cas de la variable temps, qui est censée coûter de l'argent (beaucoup trop généralement pour l'aspect économique du projet). Aussi la pression mise pour la respecter " coûte que coûte " à sa date d'échéance, quitte à tout " sacrifier " sur l'autel de l'objectif, va paradoxalement induire nombre d'effets pervers dénaturant au fil de l'eau le bénéfice initialement escompté, tout particulièrement sur le plan humain (tensions, stress, conflits...). Le " prix à payer" fait-il vraiment sens ?

 

Fonctionnement du cerveau dans la visualisation créative

Le cerveau est développé de bas en haut et de l'intérieur vers l'extérieur, le long d'un axe dit neural. Il est présenté schématiquement par trois grandes parties qui ont accompagné son développement au fil du temps : reptilien, limbique, cortex.

A la base se trouve le tronc cérébral qui alimente le cerveau par ses neurotransmetteurs (synapses) de noradrénaline et de dopamine, soit l'énergie nécessaire à son bon fonctionnement dans ses différentes parties :

- Le diencéphale, avec le thalamus pour les informations de nature sensorielle, et l'hypothalamus pour la gestion du système nerveux autonome, le lien avec le système endocrinien (glandulaire), la régulation des besoins (eau, nourriture, sexualité...) et les émotions primaires (terreur, colère...). On le qualifie de cerveau reptilien.

- Le système limbique, la gare centrale des émotions, incluant l'amygdale et l'hippocampe.

- Le cortex, qui gère le raisonnement abstrait, les concepts, les valeurs, les fonctions d'organisation, de planification, d'auto surveillance et de contrôle des impulsions, ainsi que les aires sensorielles (sensation et mouvement), la perception, le langage et la mémoire et la vision.

Le travail de modification des réseaux neuronaux pour favoriser la maîtrise et la réflexion dans son fonctionnement découle de la neuroplasticité de la partie supérieure du cerveau, éloignée du tronc cérébral, alors que la réactivité, l'intensité et l'automaticité de son mode de fonctionnement en est proche. Tous les niveaux de l'axe neural sont mobilisés pour la réalisation des intentions de l'individu (objectifs, stratégies).

La manifestation du désir de l'intention met en œuvre d'une part le cortex dit cingulaire antérieur, d'autre part l'amygdale du système limbique. Ils permettent le mariage de l'information et de l'émotion associée, c'est-à-dire une cohérence neuronale. Le cortex assure ainsi une motivation descendante délibérée, centralisée et raisonnée. Il l'a structurée. Le système limbique de son côté permet la motivation ascendante réactive, distribuée et passionnée.

Renforcement de la performance cervicale

La neuroscience démontre depuis le XIX° siècle la capacité grâce à la plasticité du cerveau d'en renforcer la performance, c'est-à-dire de parvenir à des informations mémorisées logées dans l'inconscient. Elles représentent un gain potentiel de 25 % sur les 95 % constitués par le subconscient *, ce qui est gigantesque. Le cerveau, " usine à apprendre ", apprend par suggestion, qui correspond à son mode de fonctionnement complexe. La clé de renforcement réside donc dans l'auto-suggestion qui passe par les neurones-miroir, qui correspondent à l'imitation. Tel se passe par exemple l'apprentissage de la conduite, qui permet au cerveau de construire un programme automatique à partir de l'observation par l'apprenti de ce que lui montre l'instructeur. Nous transformons notre cerveau parce que nous le décidons en acceptant la suggestion d'apprentissage faite. Tant que nous sommes dans cette dynamique de suggestion permanente, par l'apprentissage de choses nouvelles, nous en retardons le vieillissement par l'évitement du resserrage de ses ventricules.

* Cf. Esprit global.

Dualité du cerveau

Elle constitue une de ses caractéristiques fondamentales, entre partie consciente (la cognition) et la partie du subconscient (l'imagination). Elle permet de résoudre problèmes et difficultés, qui ne sont pas traitées dans les mêmes zones. Ainsi la tendance est de traiter un problème, et de laisser de côté la difficulté. En effet, ce sont les ressources intuitives qui permettent de traiter la difficulté, le traitement d'un problème passant par les facultés cognitives.

Le récepteur de pensées est la glande dite Pituitaire (1), ou corps pituitaire, nommée en anatomie hypophyse. C'est le point de contact à l’intérieur du cerveau, qui active tant la capacité de recevoir des formes-pensées d’autrui, quelle que soit la distance, que de construire des formes dans l’éther (le champ de Conscience universel). Il représente l'aspect négatif et concret de la Mère, soit notre féminin intérieur, l'intuition. Il est relayé par les cellules du nerf optique (2) spécialement conçues pour former par le cerveau des images mentales de nature tridimensionnelle à partir des photons, la composition de ces images étant comparable aux pixels, ces unités de base composant la mesure des images numériques matricielles nécessaires au flux vidéo (en télévision par exemple) qui nous les adresse. Dans cette glande réside l’Ego réalisé ou le Soi de l’individu parvenu à transcender l'ego-mental, qui interprète les images mentales créées comme des messages complets incluant les sons, couleurs, et autres stimuli sensoriels.

Le transmetteur de pensées, notre " Système de TV intégré ", est la glande Pinéale (3), la " lanterne d'Osiris " ou " œil de Shiva ", nommée en anatomie épiphyse. Cette glande petite et grise, (re)découverte en 1866* par l'anatomie moderne, se situe à l'endroit où la moelle épinière vient se rattacher à l'encéphale, partie du système nerveux contenue dans la boîte crânienne, comprenant le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral. Elle n'est pas protégée par la barrière hémato-encéphalique, dont le rôle est d'isoler le cerveau des substances indésirables qui peuvent se trouver dans la circulation sanguine. C’est le point positif de contact, l'organe de perception spirituelle du dessein de l'âme, l'aspect abstrait du Père, le masculin intérieur, dont la glande Pituitaire est la borne ou point négatif de contact. Elle est essentielle au rythme du sommeil et du réveil, et à la préservation du système immunitaire.

* Publication des travaux sous forme de monographie par les anatomistes H. W. de Graaf et E. Walter Baldwin Spencer.

Ce couple récepteur-émetteur constituerait le conduit énergétique entre le corps physique et l'Univers, autrement le " corps astral ", l'âme, comparable à un câble de fibre optique. Dans le cortex encéphalique, la glande Pinéale * est le relais de l'âme, transmettant la lumière telle le Soleil, et la glande Pituitaire, expression de la personnalité humaine, peut en modifier ou réfléchir les visions, telle la Lune. Ceci signifie que pour que la réflexion humaine soit possible, elles ont toutes deux nécessité d'être au bon endroit, en bon alignement, donc en parfait état harmonieux de marche...

* Une gigantesque pomme de pin en bronze se trouve au Vatican dans la Cour dite de la Pigne (Cortile de la Pigna). La pomme de pin symbolise la glande Pinéale, ou épiphyse (la petite glande du cerveau), soit la glande endocrine associée dans le corps humain aux centres énergétiques du crâne (le septième Chakra des hindouistes, dit coronal ou couronne, qui relie par l’énergie vitale l’être humain à la compréhension du cosmos, et le sixième chakra, dit du " troisième œil ", situé au bas du front au-dessus de l’arête du nez entre les arcades sourcilières, source de perception extrasensorielle). Elle représente ainsi, dans son étroite relation avec la glande Pituitaire et par son champ de vision pouvant s’étaler jusqu’à un angle de 90 degrés, la capacité particulièrement remarquable de capter des informations provenant d’autres dimensions à partir de capacités extrasensorielles. Nous avons en effet deux yeux : le terrestre et le spirituel. La Tradition spirituelle recommande qu’ils deviennent un seul œil. Aspect inné de la conscience, elle participe du processus de création qui, sans elle, n’aurait pu être.

Le pin était dans l'Antiquité romaine l’arbre sacré placé sous le double signe de Jupiter (Lumière) et de Saturne (Ténèbres), présentant des caractéristiques énergétiques idéales, sa cime étant présumée fortement connectée au canal céleste comme son fruit, la pomme de pin, et sa résine reliées à la terre, au canal tellurique. On extrait d’ailleurs des huiles essentielles du pin sylvestre comme du pin mugo.

 

La Licorne

Avec sa corne à la place du troisième œil, l'animal mythique licorne symbolise l'intelligence élevée qui permet de voir avec sagesse dans les mondes spirituels.

Ces deux glandes, Pituitaire et Pinéale, démontrent toute l'importance du bon fonctionnement du système endocrinien pour l'être humain, bien qu'elles soient le plus souvent endormies faute d'un travail approprié pour leur éveil *, leur connexion avec le système nerveux cérébrospinal, et l'établissement d'une relation avec le monde intérieur dit subtil. C'est pourquoi la stimulation des centres énergétiques, nommés chakras par les orientaux (Cf. L'état de cohérence), portera en priorité sur les trois chakras majeurs de la tête : le chakra couronne (Épiphyse) pour la glande Pinéale, le chakra frontal ou du 3° Œil pour la glande Pituitaire (Hypophyse), et le chakra laryngé (Thyroïde) pour agir efficacement sur le chakra mineur dit alta-major (moelle épinière), synthèse de l'énergie nerveuse.

* Cf. Conscience nutritionnelle.

Symbolisme de la rose

L'éminent expert anglais de langues orientales Harold Walter Bayley (1899/1996) * associe la rose à l'éveil qui prend sa source dans le front, à la position pinéale (le 3° œil mystique). Son ouverture en pétales signifie le mouvement d'ouverture vers l'amour universel, énergie de la création, imagé par son bouton au centre qui ne se révèle qu'au moment où elle va mourir, sous-entendant que c'est au moment où nous " mourrons " à notre ancien état que le 3° œil s'ouvre. Sa couleur blanche est associée à la Lune, la rouge au Soleil. La rose, fleur du secret caché, sublimée par la rosée (ros en latin) de l'aube naissante, est devenue naturellement à travers le temps le symbole de l'amour, même s'il peut parfois faire mourir *² pour lui.

Les Grecs anciens associaient la rose à leurs déesses Aphrodite et Vénus (la Sémiramis babylonienne). Elle est couramment associée également à la Vierge Marie, elle-même dérivant de Sémiramis. L'expression sub rosa (sous la rose) désigne un secret à garder, dont la levée à conduit à l'expression " découvrir le pot aux roses". Elle caractérise un ordre ancien initiatique  mystique, l'Ordre de la Rose-Croix, connu dans le monde sous le sigle A.M.O.R.C.

* Cf. The Lost Language of Symbolism, 1912.

Cf. Guerre civile en Angleterre entre 1455 et 1485 dite des " Deux-Roses ", entre la maison royale de Lancastre (rose rouge) et la maison royale d'York (rose blanche).

Le cervelet (4) est quant à lui l’organe principal de l’esprit subconscient. Structure isolée, située sous les hémisphères cérébraux et derrière le tronc cérébral, il alimente tout le système de pensées pour déboucher sur l’esprit conscient, nourri de la qualité (ou non) du contenu lui parvenant. Plus le cervelet, organe du cerveau subconscient, est stimulé (5), plus il devient facile pour quelqu’un de transmettre des images-pensées à travers l’espace, d’où un indispensable perfectionnement pour un mode de communication créative facilité.

L'enseignement de la mythologie

Ulysse aveuglant le géant cyclope Polyphème et David touchant Goliath avec une pierre au milieu du front indiquent la disparition de l'ancienne façon de penser à partir du Troisième Œil (la Pinéale) au profit d'une nouvelle, qui voit l'être humain s'autonomiser peu à peu par l'esprit de raison.


Ce sont les pensées, liées à nos ressentis et émotions, qui déclenchent nos actions et automatismes dans notre corps, expliquant ce que nous sommes aujourd'hui. Aussi, si nous faisons ce que nous avons toujours fait et toujours pensé, nous recevons ce que nous avons toujours obtenu. Pour que quelque chose puisse changer dans notre vie, nous devons changer notre manière de penser en agissant de manière physiologique sur la nature même des circuits et des liens neuronaux du cerveau. Si nous réussissons à nettoyer en profondeur la matière fragmentaire qui se dresse entre le monde de l'esprit universel auquel nous sommes relié et nous-même, alors nos facultés de perception s'améliorent Dans cette psycho chimie, peu importe notre patrimoine génétique, nous pouvons tout changer avec notre esprit et nos sentiments : notre identité, notre caractère, nos relations... En agissant différemment, de manière délibérée, par le contrôle de nos pensées et émotions dans notre comportement au sein de notre environnement *, nous pouvons reprogrammer par de nouvelles pensées répétitives et précises ainsi que par le sentiment éprouvé tout ce que nous pensions qu’il était impossible jusqu'alors de changer. Nous reprogrammons notre ADN neuronal afin de supprimer la nocivité des gènes jusqu'alors limitants. Cette nouvelle façon de penser et les nouveaux automatismes du corps qui en découlent vont permettre d'attirer l'objet de nos intentions de création. La source vitale de notre vie mentale est aussi la source du monde physique.

* Matthieu Ricard, moine bouddhiste, parle de mind-training, comparable au body-building.

 

L’indispensable prédisposition mentale

Pour avoir les bonnes réponses à la formulation de nos intentions, il faut se poser avant tout les bonnes questions et opérer une profonde transmutation de nos états mentaux, afin de s'équilibrer, de se synchroniser et de s'unifier en alignant notre mental sur notre âme (Cf. Qu'est-ce que l'Homme ?). Nous sommes alors un créateur conscient, la forme-pensée émise étant en concordance avec le dessein de la Divinité, notre nature profonde.

Il ne faut plus s'attarder sur les effets que nous supportons tous les jours, mais rechercher et comprendre les principes de causalité afin de s'élever au-dessus des effets et de leurs emprises. Il convient de sortir de notre structure linéaire de pensée pour acquérir un nouveau mode de perception de la réalité. Nous ne pouvons pas accomplir une même chose de la même manière et en attendre un résultat différent. La clé réside dans la maîtrise du septénaire Esprit-corps-pensée-intention-attention-comportement-action, pour permettre le dérangement des sens et l'exercice de la perception innocente ouvrant la porte à l'inconnu, et aimer nos rêves afin de les incarner. C'est également le sens de la parole de Jésus rapportée par l'apôtre Mathieu (7 :7, Bible de Jérusalem) : "Demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira ", autant d'équations laissées à notre conscience supérieure  pour ouvrir la perception du Tout ce qui est.

 

L'état d'esprit

Pour comprendre le mécanisme création propre à toute chose caractérisant l’univers, il importe que l’être humain soit dans une prédisposition d’esprit d’unité, c'est-à-dire qu'il puisse se " fondre " à l'univers et à sa source créatrice pour en épouser la courbe d'expression. Qui il soit, il maîtrise en fait à la base ce processus en sa qualité de puissant créateur, même s’il n’en est pas conscient. On le lui a rarement appris en fait, pour ne pas dire jamais, de peur qu'il ne s'émancipe de ses tutelles asservissantes... Aussi, la plupart du temps, il expérimente les fruits espérés de sa création au petit bonhomme la chance, c’est-à-dire dans l’espoir de conjurer le sort qui ne favoriserait pas l’atteinte de l’objectif fixé par son ego-mental, et ce même s’il applique et respecte scrupuleusement la technique suggérée ou apprise. Pourtant, il lui suffirait d’écouter ce que disent les grands créateurs dans quelque domaine que ce soit, à savoir que leurs inspiration et intuition prenaient le pas de manière fluide à partir d’une émotion intense les habitant tout au long du processus. C’est le focus émotionnel faisant écho dans le grand champ de conscience universel, le " Eurêka" d'Archimède* sans lequel aucune création puissante ne se réalise, quitte à passer, et c'est souvent le cas, pour un ... " illuminé ".

* Eurêka ! (En grec ancien heúrêka " j’ai trouvé ") est le cri que, selon la légende, le savant grec Archimède aurait lancé au moment où il comprit les lois qui régissent les objets par leurs densités révélées par la poussée qu'ils subissent en les plongeant dans l'eau ou tout autre liquide, dite la poussée d'Archimède.

Afin de faciliter cette conscience de l’unité, nous allons utiliser le parallèle avec le monde du cinéma. Dans cette industrie, cinq grands rôles se distinguent : scénariste/auteur - producteur - réalisateur - acteur - spectateur.

Dans la vie, quel que soit notre domaine d’application, nous sommes tour à tour chacun de ces rôles. Nous maîtrisons toute la chaîne, revêtant chaque habit pour en connaître les émotions attachées. Le film est notre vie. Nous avons en nous les clés de son succès comme de son insuccès. À nous de jouer et d’obtenir l’Oscar ou le César de récompense. Fiat Lux, que la lumière soit !

 

L'imagination

Plus qu'un corps nous sommes conscience, soit par nos pensées de l'énergie, de la vibration, de l'électricité. Nous sommes une source d’énergie de création, à l'image des états de notre cœur ne cessant de changer sous l'effet d'influences subtiles. En utilisant l’énergie qui crée et active les mondes, qui existe partout dans cet univers en perpétuelle évolution et en éternel devenir, nous exprimons notre potentiel créateur au sein de notre cadre de référence, la réalité spatio-temporelle, dans le but d’amener la pensée au-delà de ce qu’elle a pu être auparavant, en permettant à la conscience de filtrer des informations d'un nouveau genre. Nous créons ainsi des états neurochimiques uniques capables de bouleverser nos expériences conscientes et d'induire de nouvelles possibilités dans notre vie.

Le mundus imaginalis *, monde imaginal, est un lieu qui n'a " pas de lieu ". Il représente le plus haut pouvoir créateur de l'homme, expression de notre monde intérieur qui agit dans sa sphère propre. Il est une force mentale puissante, une faculté active qui a le pouvoir par sa concentration sur les idées (en grec eidâ) de créer la matière et de la déplacer en exerçant une pression sur le tissu de l'espace-temps. Ce pouvoir provient du cœur, là où réside notre force lumineuse intérieure, l'esprit sain ou plus correctement l'Esprit-Saint, au-delà du seuil de notre conscience, entre le monde physique et le monde des " êtres spirituels supérieurs ", c'est-à-dire nous-même dans notre version la plus élevée.

* Cf. Henry Corbin, philosophe français (1903/1978).

Le recours aux archétypes

L'inconscient, nourri de nos présupposés, croyances, conditionnements et expériences, constitue l'essence principale de notre force créative. Tous nos concepts reposant largement sur la vision duale des choses et la linéarité de nos choix en découlant, ils peuvent constituer des obstacles et des conflits au sein de notre psyché. Aussi le recours à de super-modèles, autrement dit des archétypes, nous aide à utiliser l'énergie brute des forces qu'ils représentent pour la réalisation de nos intentions. Ils peuvent prendre différentes formes laissées à notre préférence (symboles, objets, anges, archanges, dieux, super-héros...).

Le pouvoir de l’œil à changer ce qu'il regarde avec suffisamment de détails et de conviction est une des démonstrations de la science des quantas, l'observation d'une chose la modifiant. Nous créons alors une bulle de distorsion dans le champ énergétique quantique, une conscience relative particulière qui l'encode dans notre subconscient. Nous avons tous ce pouvoir d'influer, en le faisant par notre imagination, très souvent à notre insu. C'est pourquoi l'état de conscience permet de le faire de façon plus ciblée et efficace. Reste à savoir ce qui nourrit notre intention...

 L'intuition

Ce " miracle " de la création s'accomplit lorsque le but d'un individu est d'" être ". Ceci signifie exister, participer d'un projet très grand, vaste, l'individu n'étant que le terminal d'un cosmos infini en mouvement permanent. Ce cosmos, ce Tout éternel, peut ainsi prendre connaissance de Lui-même (Soi) par l'intermédiaire d'un de ses terminaux (Je/Nous). Lorsque nous restons dans l'" avoir ", nous ne faisons que nourrir notre ego de virtuose rationaliste, et nous nous coupons du substrat universel. Nous sommes alors asservi aux différents pouvoirs socio-économiques qui corsètent l'exercice de la libre pensée, et empêchons l'exploration de territoires inconnus sources de créativité.

 

L'entraînement à l'imagination

Les facultés de l'esprit nécessitent un entraînement * spécifique et volontaire, le développement de l'intelligence et de l'imagination permettant à chacune d'agir sur l'autre par les émotions qu'elles procurent et le sentiment de créateur naturel qui en découle. Cet entraînement induit la domination temporaire de l'hémisphère droit du cerveau sur le gauche, contraignant ainsi l'attention mentale à relâcher sa vigilance de premier plan de la réalité. Les cinq sens ne laissent en effet entrevoir que la surface des choses. L'imagination est la grande force créatrice de et dans l'univers. Elle permet à l'homme d'interpréter la Création et d'agir pour la façonner, la modeler, en créant le seuil virtuel d'entrée dans cette dimension. La créativité qui en découle résulte de sa capacité à en canaliser les puissances. Elle renseigne sur son désir, sa force vitale, et en transforme en profondeur sa nature matérielle. C'est alors l'alliage du corps, du cœur et de l'esprit.

L'entraînement de l'imagination doit être rigoureux, pour se prémunir de la fantaisie, du fantasme, de l'hallucination, du leurre de soi-même (en grec l'eidola). C'est pourquoi il est important de le " sacraliser ", par un état de conscience respectueux de sa juste finalité. Notre esprit n'est rien d'autre que l'excroissance du grand champ de conscience universel dans le monde matériel. En puisant dans sa mémoire, l'homme a accès à un puits de création illimitée à partir des forces archétypales qui s'y trouvent. En ouvrant notre mental à l'idée que notre intention est possible, nous suscitons au plan subconscient un état d'esprit qui est une porte ouverte à des manifestations apparemment miraculeuses. L'un des meilleurs moyens pour y parvenir est de modéliser l'état et les capacités de quelqu'un, nous comme autrui, déjà capable de réaliser notre intention et au final en maîtriser la réussite.

Il existe d'autres moyens de développement de l'imaginaire. Ainsi les " rêves lucides ", que permet le contrôle de la pensée pendant la phase de rêve. Ou encore la concentration de toute son énergie spirituelle et imaginative dans une direction précise. De même les symboles permettent une résonance particulière dans la psyché dont les vibrations influent sur la matière physique.

Le moyen le plus naturel de capter la puissance d'une idée nouvelle consiste à nous éloigner de notre zone de confort habituel pour une réalité modifiée, non consensuelle. Pour créer une nouvelle réalité il s'agit d'apprendre à voir les événements de manière différente. Ainsi par exemple en se posant tous les jours la question A quoi suis-je en train de ne pas penser, que suis-je en train de ne pas comprendre qui serait de nature à changer ma perspective des choses si j'y pensais, si je comprenais, pour le plus grand bénéfice des intéressés ? Cette conversion de réalité est source d'élargissement des perspectives. C'est notre modèle culturel accepté qui façonne l'énergie de notre conscience. En conséquence, nous n'obtenons que ce qui est conforme aux dictats de nos croyances et présupposés logés dans notre subconscient. Autrement dit, nous obtenons conformément à notre foi dans la puissance de l'esprit.

* Il faut vingt-et-un jours continus (3 cycles de 7 jours) pour qu'un quelconque exercice ait un effet significatif et durable sur la physiologie humaine.

Don Quichotte (Miguel de Cervantès)

Don Quichotte, vieux chevalier qui se bat contre des moulins à vent qu'il prend pour des géants, enseigne que l'imagination est plus vraie que la réalité. Il n'est pas seulement un fou, mais quelqu'un dont le plus grand désir est de trouver réponse à ses questions les plus intimes. Il se voit montrer que la réalité matérielle n'est qu'un des nombreux niveaux d'illusion (les moulins à vent), et que c'est notre imaginaire profond qui les forme. En parvenant à localiser la source de notre imagination, nous pouvons contrôler le flux de la nature. Si nous décidons de croire à la bonté essentielle du monde, en dépit des coups du sort, nous aidons à sa transformation, et souvent d'une manière "surnaturelle "...

 

 

L'imagination devient réalité

 Le maître de marionnette (Gepetto) donne vie à sa création (Pinocchio)

 

 


 

" Dès qu'on met une pensée en mots, elle cesse d'être vraie. "

Arthur Schopenhauer - Philosophe allemand (1788/1860)

 

Le mécanisme universel de la création

Toutes les cosmogonies, systèmes descriptifs de la formation de l'univers, sont basées sur des nombres et sur des figures géométriques qui donnent des valeurs numériques basées sur les valeurs intégrales du Cercle, la figure par excellence de la Création divine.

La Tétraktys pythagoricienne

Pour le mathématicien grec Pythagore, les nombres traduisent les proportions à la base de l'univers. La Tétraktys est le produit de l'addition des quatre premiers nombres, soit 1 + 2 + 3 + 4 = 10. En allant de la fission de l'unité (le cercle) au quadruple (le carré) en passant par le ternaire (triangle), nous obtenons par ces quatre semences divines le dix, la source et la racine de toute chose. Les proportions sont 2:1, 3:2, 4:3. Ainsi la dualité des polarités permettent la procréation d'un tiers synthèse, qui trouve sa place dans l'espace et se parfait dans les quatre éléments.

Le Tétragramme hébraïque

Composé de quatre lettres - J H V H -, soit le nom imprononçable de Dieu (Jéhovah), il signifie que l'acte de création se déroule en quatre étapes (ou semences) à partir de l'énergie primitive et de sa puissance fécondante exubérante. Les dix* noms secondaires ou virtualités de Dieu, associés aux dix nombres originaires, surgissent de ce nom principal, et le renforcent par l'aspect du divin qu'ils portent : 1- La Couronne 2- La Sagesse 3- L'Intelligence 4- La Grâce 5- La Puissance 6- La Beauté 7- Le Triomphe 8- L'Honneur (la Gloire) 9- Le Salut 10- Le Royaume. C'est le cœur de la Cabale (Kabbale) juive, représenté par l'arbre séphirotique, soit le corps du cosmos, les visages de la divinité, qui repose sur les trois colonnes de la Grâce (à droite), de la Force (à gauche), et de l'équilibre axial.

* Une autre approche de la mystique consiste à allier une série de neufs qualités ou noms de Dieu à des lettres de B à K, la première étant absente puisque figurant l'aspect caché de Dieu, le " En Soph ".

L'Arbre séphirotique *

Il décrit le système de manifestation de la création de Son Créateur Suprême du haut vers le bas. Chaque hiérarchie ou séphirah représente un nombre, un archétype géométrique, un groupe de formes-pensées illuminées, et différents attributs fondés sur la puissance du son et de la couleur (Cf. Évolution de civilisation 1 & L'état de cohérence). Ce système est identique à celui décrit par la gnose (pensée philosophique et religieuse) chrétienne ou celui des dix Prajâpati hindou.

Kether : la diadème royal ou couronne, la Volonté créatrice initiale inspiration de l'Univers, la synthèse de tout devenir. Associée aux êtres célestes Chérubins. Polarité neutre (androgyne).

Chokmah ou Hocmah : la Sagesse (en grec Sophia, en latin Sapientia), source de l'Énergie cosmique,semence de toutes choses. Associée aux êtres célestes Auphanim. Polarité masculine.

Binah : l'Intelligence supérieure, la matrice de la Forme (pôle féminin de l'Univers). Associée aux êtres célestes Trône.

Daath : Séphira cachée qui renferme toutes les mémoires de l'Univers. Polarité féminine.

Chesed ou Hesed : la Miséricorde, la Grâce, l'Amour, la Bonté, centre de l'organisation et de la concrétisation, de l'Abondance, du Pouvoir et de l'Autonomie. Associée aux êtres célestes Dominations. Polarité masculine.

Geburah : la Force, la Rigueur (pôle masculin de l'Univers). Associée aux êtres célestes Sépharins. Polarité féminine.

Tiphéreth : la Beauté, lien entre les mondes de l'Esprit et les réalités matérielles, implantation en l'Homme de la Conscience. Associée aux êtres célestes Vertus. Polarité neutre.

Netzach : la Persévérance, la Victoire, la matérialisation de l'Amour. Associée aux êtres célestes Principautés. Polarité positive.

Hod : la Splendeur, la Grandeur, la Majesté, stade final de l'élaboration du Plan de Vie. Associée aux êtres célestes Archanges. Polarité négative.

Yesod : la Fondation, fondement qui produit la réalité matérielle à partir des informations en provenance de la Conscience supérieure Tiphéreth. Associée aux êtres célestes Puissants. Polarité neutre.

Malkhuth : le Royaume, la Réalité physique associée à la planète Terre. Associée aux êtres célestes Âmes du feu (Ashim). Polarité négative.

Le caractère holistique de l'arbre comprend toutes les possibilités et combinaisons du monde des éléments, constituant l'harmonieuse union du microcosme et du macrocosme : omnia ab uno - tout vient de l'Un -, omnia ad unum - tout va à l'Un-. Il fait apparaitre un système quaternaire des mondes, où le tout se retrouve et se reflète dans les plus petites particules à l'infini : le monde supérieur de lumière divin (1 2 3), séparé du Trône (4 5 6) et des Anges (7 8 9), la séphira inférieure étant l'archétype du monde matériel (10). Ce septénaire hors trinité supérieure correspond aux sept Archanges devant le trône de Dieu. La lumière spirituelle y est très diffuse, seules les bonnes actions de chacun pouvant la reconduire au noyau intérieur de l'organisme divin, le En Soph, soit le fond insondable de l’Être (le Non-Être).

* L'arbre séphirotique est en fait un arbre généalogique avec les figures de l’Égypte selon les périodes et les empires. On y trouve les dieux créateurs et leurs enfants, mais aussi les manipulations du ciel antique par les adeptes du nouveau culte et la création de leur Homme nouveau, celui de l'âge des Poissons qui commence il y a un peu plus de 2000 ans avec l'arrivée du point vernal sur l'écliptique (Cf. Le modèle européen décodé (1) & La nouvelle religion universelle).


État d’être

Pour dérouler le film de la création de notre intention, nous allons rester au départ dans l’univers du cinéma, en faisant référence à l’écran noir préalable à l’arrivée de la lumière, la projection du film. En fermant les yeux, en faisant le vide mental par la suppression du flot de pensées parasites, nous nous concentrons sur le noir, les ténèbres, comme si nous étions avant le " Big-bang originel ", dans le rien absolu d’un univers latent, non encore exprimé par quoi que ce soit. Cette acuité sensorielle est renforcée par le juste cadencement respiratoire, qui assure la bonne circulation énergétique et la quiétude intérieure débarrassée des affects émotionnels. La pleine conscience de ses sens physiques (visuel, auditif…) comme subtils (intuition, clair audience…), centrée sur l’instant présent, permet l’ouverture d’esprit nécessaire à l’acte créatif. Enfin, la capacité à visualiser en " 3-D " dans l’espace permet de passer d’une simple figure de base (cercle, carré, triangle) bidimensionnelle à sa pleine densité énergétique (sphère, cube, prisme triangulaire…).

La visualisation est le produit vivant du monde intérieur, la conscience, différente de la vision, simple phénomène physique lié au monde objectif, celui propre au sens visuel.

 

" Sors de ton sommeil. Nous sommes la matière dont sont faits les rêves. "

William Shakespeare - La Tempête

Projection visuelle

Sur cet écran noir, la voûte céleste, nous allons projeter par l’imagination en le visualisant (l'agent de direction est le chakra frontal dit du 3° Œil) un point lumineux, premier faisceau éclairant, quelle que soit la distance (proche ou éloignée), peu importe sa taille, en prenant le soin de nous imaginer à l’intérieur de ce point. Il ne peut y avoir de séparation. Nous sommes le créateur, l’architecte et le constructeur, nous sommes le tout.

Ce point est un cercle, soit la matrice créative. Il est de nature féminine, comme toute matrice réceptacle (l’utérus). Il représente la concentration du temps éternel dans l'instant, le fruit dans le grain appelé à germer.

Ensuite, nous procédons à son agrandissement. Cette dynamique se fait en traçant par la pensée à partir du point central les six directions qu’il peut prendre dans l’espace (nord, sud, est, ouest, dessus, dessous), en repartant à chaque fois pour chacune d’entre elles du centre avec la même force d’intensité. Ainsi nous structurons le temps comme l’espace, en utilisant les mêmes parcours que les axes x, y et z en géométrie dans l’espace.

N.B. En reliant chaque extrémité nous obtenons un octogone. En géométrie sacrée, l’octogone contient la croix de la Vérité qui symbolise l’Esprit de Dieu, soit le Saint-Esprit, et la croix de Saint-André, qui symbolise l’activité de l’Esprit humain.

 

Il s’agit ensuite de visualiser le tracé d’un carré sur un plan bidimensionnel (surface plane) en reliant les quatre * extrémités directionnelles cardinales précédemment dessinées mentalement, hors celles du dessus (Haut) et du dessous (Bas), afin de " cadrer " l’intention de notre création dans l’espace horizontal et vertical, de manière générale ou précise, dans le domaine correspondant (professionnel, santé, amour, abondance…). Notre pensée a ainsi créé une forme, dite " forme-pensée ". Le carré est l’acte fécondant notre intention, notre forme-pensée, l’incubateur de nature masculine, dont nous sommes le centre. Comme le diagramme est à un certain angle, le carré ressemble à un rectangle, tout en étant un carré parfait.

* Le nombre 4 exprime une notion, un principe, une qualité.  Il est une force qui structure l’univers, répandant son énergie et ses vibrations dans le cosmos pour la création, le développement et l’entretien de ce que nous appelons la Nature. Les quatre évangélistes du Nouveau Testament chrétien sont les quatre éléments nécessaires au fonctionnement de l'univers, associés à un archétype et une planète : Luc, le taureau, est le feu (Mars) ; Matthieu, l'ange, est l'eau (Vénus) ; Jean, l'aigle, est la terre (Saturne) ; Marc, le lion, est l'air (Jupiter). Cf. Symbolisme mathématique.

Puis, nous traçons à partir de chacune des extrémités du carré leur extension et convergence d’abord avec l’extrémité du Haut, ensuite avec l’extrémité du Bas. En l’observant dans l’espace, c’est-à-dire en 3-D, le carré a donné naissance à deux pyramides à quatre faces unies par leur base, soit un octaèdre*.

* Les huit faces triangulaires sont la représentation de l'élément vital oxygène, huitième élément dans la classification des éléments chimiques. La structure de son atome comporte un noyau entouré d’une enveloppe constituée de 8 électrons, le noyau comportant 8 neutrons et 8 protons (c'est le cas de l'oxygène 16 que nous respirons). Ainsi le souffle de notre esprit donnant à notre intention sa pleine dimension spatiale est lié au nombre 8, nombre relié en géométrie sacrée au baptême, c'est-à-dire au sacrement par lequel l’esprit humain reçoit le Saint-Esprit. Par le baptême, l’esprit humain promet de se conformer à la Volonté du Saint-Esprit.

Entrecroisées et non plus jointes par leur base, les pyramides en 3-D constituent également deux tétraèdres, un de nature féminine et l’autre de nature masculine, l’octaèdre disparaissant au cœur de la construction, restant cependant présent au gré des intersections. Sur le plan unidimensionnel, les deux triangles dessinent un hexagramme, dit également " Sceau de Salomon " ou " Étoile de David ", soit la figure d’une étoile. Chacune de leurs faces est également un octaèdre.

Cet hexagone étoilé représente l’alliance entre le divin (le triangle dont la pointe est en haut) et l’humanité terrestre (le triangle dont la pointe est en bas). Le triangle divin s’élargit en descendant, signifiant que la force divine s’épanche de la pointe supérieure pour illuminer l’univers et l’humanité terrestre, l’autre triangle signifiant que l’humanité terrestre cherche la voie " vers le haut ".

Nous avons ainsi conçu une étoile, ce corps céleste qui rayonne sa propre lumière et participe du bon fonctionnement de la vie. Elle symbolise notre intention appelée à devenir lumineuse dans notre réalité. Cette intention étant encore au stade latent, il convient de lui donner vie par l'intensité de notre désir, et ce de deux façons. D'abord par l’initiation d’un mouvement giratoire constitutif d’un souffle, d’une puissance de vie dans l’espace par l’énergie kinesthésique (le nombre 6 symbolise le mouvement giratoire). Pour ce faire, nous imaginons l’octaèdre se démultiplier en 3-D à partir du tournoiement que nous lui faisons faire sur chacun de ses trois axes : d’avant en arrière, de gauche à droite, de bas en haut. La vitesse de tournoiement que nous lui donnons par la pensée aboutit à donner à l’octaèdre à peu de choses près le volume d’une sphère * dans l’espace, soit une forme parfaite, les polarités masculine (lignes droites de l’octaèdre) et féminine (lignes courbes de la sphère) étant parfaitement imbriquées. Ensuite, en nourrissant la forme-pensée des énergies propres aux quatre éléments constitutifs de la matière - le feu, l'air, la terre, l'eau -, constitutives de leur force respective. Pour nous y aider, nous pouvons imaginer les archétypes nommés élémentals qui leur sont propres (Cf. La dualité décodée).

Ainsi furent façonnées " Adam et Ève ", et tous autres éléments de l’Univers, la réalité étant faite de " rien " …

* Un nom de Dieu dans la Bible hébraïque est Adonaï, soit la sphère supérieure, celle qui procède de sa propre auto-procréation.

A partir de là, l’unique action à répéter est d’accompagner le mouvement créé par l’entrecroisement successif de sphères appelées à se démultiplier, en se positionnant à chaque fois au point du cercle entrecroisé le plus à l’intérieur, afin de bénéficier de la force du mouvement lancé. Six mouvements rotatifs de sphères nouvelles (figurant les six jours de la Genèse) permettent de faire de manière isotopique le tour à 360° degrés de la sphère initiale, aboutissant visuellement à un miracle géométrique, soit une fleur en six pétales, la Graine de Vie, composante de base de la Fleur de Vie * qui est le principe structurant et la carte vivante de tout élément dans l’univers, tout comme sa matrice asservissante lorsqu'elle est détournée de son sens sacré originel *. La dynamique de croissance fractale créée dans l'espace et dans le temps, succession de Vesica Piscis (les représentations géométriques des entrecroisements), permet d’ancrer l’intention dans notre réalité par ce déroulé duplicatif successif et continuel qui se déploie jusqu’à nous.

* Cf. La falsification de la réalité en 3-D, Les acteurs de la Matrice falsifiée, Comprendre et apprivoiser la prédation.

Le mouvement rotatif conduisant à la création d'un deuxième jeu de sphères est quant à lui nommé l'Œuf de vie, forme unique de la structure morphogénétique du corps humain. La série hexagonale correspond à l’extension en ampleur de la structure, soit 37 cercles reliés centre-à-centre.

* Elle correspond au tracé de la Rosace Sacrée employée au Moyen-âge par les bâtisseurs de cathédrales. Elle contient tous les solides de Platon (icosaèdre, octaèdre, tétraèdre étoilé, hexaèdre, dodécaèdre).

 

 

Passage à la réalisation

Le passage à la réalisation tangible de notre intention, soit dans notre réalité terrestre, consiste à initier une dynamique du mouvement, en projetant par la pensée une seconde sphère exactement comparable à celle initialement créée, et que nous imbriquons l’une dans l’autre. Comparables au départ, leur imbrication conduit à augmenter automatiquement le niveau d’information dans le creuset constitué par l’intersection des deux sphères, nommé Vesica piscis.  Peu importe à quel endroit de la surface de la première sphère nous nous positionnons pour tracer la seconde, il importe simplement que ce mouvement de dédoublement part de la substance, soit la première sphère. 

Nous pouvons ainsi dire que ramené à la conception de l’être humain, nous commençons déjà par l’application de ce processus à former notre première cellule * qui sera le germe fécondant de notre corps. Ensuite cette cellule se divise en deux, puis continue à se diviser dans toutes les directions, pour obtenir un tétraèdre de quatre cellules puis un cube de huit cellules, et ainsi de suite. L'embryon continue à se développer pour arriver au stade de la Morula, nom dérivé du fruit la mûre, soit seize à soixante-quatre cellules environ, puis au stade du Blastocyte avec une centaine de cellules. Il va devenir un fœtus, et forme les viscères, les organes et tous les systèmes du corps.

* Chaque cellule a en elle un double ruban large de dix molécules, dite structure à double hélice, qui fait presque deux mètres de long et qui contient toute l'information génétique nécessaire à la fabrication d'un être humain, soit l'équivalent de trois milliards de caractères (Cf. travaux des scientifiques Francis Crick et James Watson).

Le Vesica Piscis

Les textes anciens le nomment Vesica Piscis, la vessie du poisson, autrement dite mandorle, soit l'intersection de deux cercles de même diamètre dont le centre de chacun fait partie de la circonférence de l'autre. Les deux cercles entrelacés créent le symbole du Créateur Père / Mère unifié, avec au centre la vessie/l’utérus de la Création, soit l’Âme du monde. La forme du Vesica Piscis est la figure fondamentale desquelles toutes les autres figures, structures, constructions, formes de vies, sons et lumières sont issues. Elle est la géométrie de base du champ électro magnétique par lequel la lumière a été créée, tout comme de nos yeux. C’est l'un des premiers symboles du Christ, qui évoque la graine, l'œil, la manifestation du potentiel au manifesté.

La troisième projection, troisième rotation de six cercles additifs autour de la sphère centrale, est déterminante pour la création de la réalité, conformément au principe sacré du Ternaire. La Fleur de Vie se compose ainsi  maintenant de dix-neuf cercles, de nature féminine. En joignant les centres de chaque sphère par des lignes droites, de nature masculine, apparaît une figure nommée " cube de Métatron " *, système d'information capital dans l'univers pour expliquer le processus de la création et qui recèle en son sein les fameux corps platoniciens, soit des polyèdres réguliers (cube, tétraèdre, octaèdre, icosaèdre, dodécaèdre pentagonal). La base même de toutes les structures existantes dans l'Univers.

Le masculin, notre intention, a fécondé le féminin qu'est le réceptacle nommé Fleur de vie. La dynamique géométrique est désormais relayée par la dynamique mathématique, soit la progressivité propre à toute série adossée à une loi spécifique.

* Métatron est le nom d'une puissance énergétique majeure du monde divin, un Archange, tout particulièrement selon la tradition juive.

 

Traduction physique

Cf. présentation complète du processus physique de l'attraction universelle dans Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'univers. L'atome est le point de compréhension majeur, conçu comme un univers composé de systèmes. De ce fait, l'énergie intra-atomique (gravité, électromagnétisme, force nucléaire) est une modalité de l'attraction universelle.

Le démarrage de la manifestation se traduit par l'arrivée sous forme de rotations répétées de la lumière, soit la forme-pensée, dans l'espace de création, son mouvement exerçant une pression constitutive de la matière. Ainsi la manifestation physique de l'événement lié à l'intention d'une forme-pensée dans notre réalité en 3-D couple deux niveaux distincts :

- Le niveau physique des atomes et des molécules électriques, plus lent que la lumière ;

- Le niveau d'ondes magnétiques, plus rapide que la lumière.

Ce sont nos émotions, puissantes en intensité et en densité, qui déclenchent la libération des unités de conscience avec lesquelles nous pouvons interagir. Et c'est la Conscience de l'Esprit, soit la supra-conscience, qui influence l'onde de gravitation. Celle-ci modèle l'objet ou l'événement qui, dès lors, devient perceptible par la conscience de l'esprit incarné, l'individu. De même, la gravitation va à nouveau influencer la Conscience, mais cette fois-ci sur une fréquence vibratoire inférieure, qui correspond à celle de la matière et qui va matérialiser l'objet ou générer l'événement en question. C'est de cette manière que la magie - l'Âme agit - opère. Elle s'exprime ainsi naturellement dans la vie de ceux qui se sont affranchis de leur partie égotique, dominée par la peur et du contrôle de leur ego-mental.

Cf. Esprit global & Libération émotionnelle.

Entre matière et antimatière, le 6° sens

La science conventionnelle affirme que l'antimatière (ou la non matière) n'existe qu'en quantités infimes dans un monde de 3ème dimension, soit dans le rayonnement cosmique, soit produite en laboratoire ou lors d'une explosion nucléaire. Les réalités de ces mondes et anti-mondes sont pourtant toutes deux équilibrées, tangibles et intiment intriquées. Elles dépendent tout bonnement de la dimension de conscience dans laquelle se trouve l'observateur de ces mondes d'antimatière, au moment où il les perçoit ou les voit. Sous entendu, à l'instant précis où il prend conscience de leur existence. Ces mondes d'antimatière se manifestent uniquement lorsque la bulle de perception d'un individu se déchire.

Pour l'observateur, la matière représente le Monde, c'est à dire l'environnement qu'il habite à ce moment-là, l'endroit où se situe son centre de pensée dans l'espace-temps. L'antimatière représente alors la matière telle qu'elle était dans le passé ou telle qu'elle sera dans le futur. Elle est donc simplement le souvenir d'un environnement passé ou futur, une représentation matérielle gravée dans la conscience ou dans l'inconscient. Un souvenir de quelque chose est donc constitué d'antimatière, à l'exemple de l'image d'un objet inscrit dans notre mémoire. Dès que nous fermons les paupières, notre environnement devient de l'antimatière. Lorsque nous les ouvrons, l'antimatière nous renvoie des photons et redevient matière, un composé d'atomes.

L'humain possédant cinq sens (l'ouïe, l'odorat, le toucher, le goût et la vue), il est possible de leur superposer les principes de la matérialisation /dématérialisation. Ainsi l'exemple des deux états principaux de conscience : la veille et le sommeil. Lorsque nous sommes éveillé, nos cinq sens sont en activité. Nous percevons alors la matière, c'est à dire notre environnement (mur, table, chaise...) à l'intérieur de " notre bulle de perception ". À ce moment-là, nous sommes présent, autrement dit en la matière. En résumé, nous sommes toujours incarné à un tiers de notre essence, les deux tiers restants représentant notre passé (l'antimatière dense/physique) et notre futur (l'antimatière éthérique). Cela signifie alors que lorsque nos cinq sens sont en activité, nous ne percevons plus qu'à travers nos cinq sens qui, dès lors, établissent notre bulle de perception constituant notre réalité.

Mais nous possédons un sixième sens, le 3ème œil, le complexe pinéale/pituitaire, le sens de l'intuition. Lorsqu'il est fonctionnel, ce sixième sens nous relie aux Mondes de l'invisible, du non-manifesté, de l'antimatière (passé-futur), à notre supra-conscience, et à l'information qui est vérité pour nous. Ce sixième sens est celui qui nous relie à nos Mondes d'antimatière qui représentent notre passé (de " la matière ou quelque chose qui a déjà existé "), ou notre futur (de la matière qui n'existe pas encore, non-encore densifiée).

Notre Soi supérieur n'est pas autre chose que notre conscience trans-dimensionnelle qui nous relie à la fois aux mondes de matière et d'antimatière. Il représente l'ensemble des leçons du " passé-présent-futur " qui sont collectées à travers l'Âme et répercutées dans la supra-conscience qui elle, occupe toutes les densités physiques et non-physiques de sa création.

Cf. en complément Fin de cycle : la guidance éclairée de sa vie.

Si l'esprit ne peut commander ou créer directement la matière, il s'appuie sur la dimension minérale du cosmos (l'élément Terre), elle-même développée initialement à partir d'une dimension végétale * (l'élément Eau), soit par sa dimension de reproduction appelée parthénogenèse sur un plan scientifique. Ainsi est expliquée dans la Tradition la formation d'Eve qui se détache de la côte d'Adam, et qui forme le principe vital qui se prolonge en nous au moyen du corps. Il est de ce fait possible que le pouvoir de l'esprit sur la matière s'exerce par ce canal végétal intermédiaire, que le physicien Isaac Newton appelait salpêtre * et qu'il utilisa pour aider à comprendre les effets de la gravité. Ce mot "salpêtre " est très souvent assimilé au sel de nitre (KAzO3). Toutefois, sa phonétique en deux mots laisse entendre " Sal-Petroe " qui signifie "sel de la Pierre ", un des éléments utilisés par les alchimistes (ce qu'était Newton) avec le soufre et le mercure. Ainsi l'esprit, dans sa dimension animale pour intégrer la matière, ne peut pas créer la matière directement de par sa volatilité (élément Air), seulement par le biais de la dimension végétale et l'eau qui y est contenue. Par la rosée ou la pluie déposée sur la Terre (le " mercure " des philosophes), celle-ci réagit par condensation sous forme de salpêtre aux petits résidus de sel alcalin qui ont une affinité avec un corps céleste, avant que le feu sulfurique du Soleil (élément Feu) ne lui donne forme suivant un réglage approprié. La vie est alors bien un processus de combustion. Ainsi le Verbe divin, l'intention, se fait matière par l'union d'un agent céleste lié au feu solaire, le yang de polarité positive, et d'un agent terrestre passif lié à l'eau lunaire, humide, le yin de polarité négative. Nous y retrouvons la traditionnelle graduation entre l'animal, le végétal et le minéral qui permet au Ciel par la combinaison des quatre éléments de féconder la Nature.

Comme un individu produit en moyenne 60.000 pensées par jour, que 95% de ces pensées sont identiques à celles de la veille et 80% sont négatives, il y a nécessité d'instaurer en son for intérieur un état de paix silencieuse, une quiétude de l'esprit. Cet état d'esprit ne peut s'obtenir qu'après avoir préalablement purifié d'une part le corps des intoxications alimentaires, substances médicamenteuses et autres addictions (alcool, tabagie...), d'autre part l'âme des émotions toxiques et pensées fossiles.

* Le fameux chiffre 33 (qui correspond entre autres à l'âge du Christ lorsqu’il fut crucifié) correspond au rythme de la dimension végétative du cosmos, dimension qui contrôle les interactions subtiles entre le monde de l'Esprit et le monde matériel. Le poète latin Ovide y fait d'ailleurs référence dans son ouvrage " les Métamorphoses ", quand l'esprit de César assassiné est décrit sortant par ses 33 blessures. Il indique ainsi le nombre de portails que l'esprit emprunte pour passer du monde matériel au monde de l'Esprit universel (c'est par exemple cette maîtrise d'accès à ces portails que permettait le travail initiatique mené dans la Grande Pyramide de Gizeh à l'époque de la civilisation égyptienne antique).

L'exemple biblique : l'eau changée en vin aux noces de Cana *

Les six jarres d'eau sont le symbole du corps : le nombre 6 représente la matière, et l'eau des jarres représente le désir (celui des noceurs). L'âme est alors absente.

Lorsque l'âme est présente (venue de Jésus le Christ à la noce), l'eau est transmutée en sang (christique), indiquant le début d'une période de rédemption du désir jusqu'alors sous domination de l'ego-mental animal. L'émotion est devenue aspiration profonde, et permet le "miracle ", la matérialisation de l'intention.

* Évangile selon Jean (2:11).

Cet entraînement à la pensée création par la technique dite des archétypes (ou symboles) géométriques, soit la visualisation virtuelle localisée et le ressenti énergétique * qui en découle, est une discipline de maîtrise intérieure et d’intensité émotionnelle. Elle a pour objectif de se dégager de nos habitudes de perception conditionnées par nos sens. Elle sollicite l'hémisphère droit créatif de notre cerveau, qui s'articule sur des symboles et des images. Ceci explique pourquoi la géométrie est considérée comme la discipline reine de tout enseignement, même si nos temps profanes ne la présentent plus comme telle. C’est ainsi que la conscience créatrice fonctionne, en se mouvant dans le vide et en utilisant la géométrie spatiale pour manifester la réalité désirée, celle-ci se nourrissant des formes mâles et femelles allant les unes aux autres, conformément à la dynamique des polarités propre au fonctionnement du monde vivant.

* Le ressenti ou sensation d'une projection d'intention de création dans l'espace virtuel est comparable au champ d'attraction instauré entre deux aimants de pôles opposés qui se rapprochent. Quand nous sommes capables d'en ressentir la vibration intérieure procurée, alors nous donnons force et âme à notre intention de création.

Nos pensées se matérialisent * de la même manière que l’idée originelle de l’Univers s’est matérialisée sous une forme concrète. Aussi l’exercice maîtrisé par l’être humain de sa pensée créative, créatrice, combine l’acuité sensorielle du focus de son intention à l’utilisation des figures géométriques dites de base, nourrie de l’objet de son désir, de son intention. La création englobe les domaines de la science et de l'art. L'art pour le langage de l'imagination, la science pour sa traduction en lois pratiques. L'homme est bien l’architecte de sa création.

* Certains maîtres spirituels tibétains ont la capacité de former des pensées appelées " tupas " par une concentration extrême et par la visualisation. Une fois nées, ces tupas acquièrent une vie propre et obéissent à leur créateur.

 

"La géométrie est l’alphabet dont Dieu Lui-même se sert pour écrire l’Univers "

Galilée - Mathématicien, physicien, astronome italien (1564/1642)

 

Dynamique de réalisation d’une intention de création

Sept étapes à caractère énergétique permettent le passage d’une intention de création, d'une forme-pensée, à sa manifestation tangible dans notre réalité. Bien que de nature différente, elles ont toutes la même importance. La difficulté pour leur auteur est que lui-même, dans sa constitution physique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle, en possède les attributs à des stades plus ou moins développés, expliquant sa vocation dans la vie comme les services qu’il peut y rendre.

Ces énergies manifestent en tant que telles le fonctionnement de l’Univers à partir de sa création. Comme ce qui est " en haut " est à l’image de ce qui est " en bas " et réciproquement, elles constituent les aspects incontournables de la manifestation de la réalité des formes.

 

Première dynamique : la Volonté

La volonté, l'intention de réalisation d’un désir contribue à la mise en œuvre d’une dynamique d’information nommée " forme-pensée " (la pensée crée la forme), à entendre comme une accélération. Ainsi se constitue sa structure énergétique qui, partant de l’esprit nourri de l’imaginaire de la personne et de l'intensité de son regard, se transmet par l'attention portée dans le champ spatial. Sa densité, sa force, est basée d’abord sur sa répétition dans la durée, idéalement couplée lors de l’entrée en sommeil pour prendre racine pendant le repos, favorisant ainsi son incubation. Ensuite, elle se nourrit du champ d’informations qui s’y trouve, plus d’information signifiant sa plus haute valeur.

Enfin, elle suppose une direction, un objectif clair et précis, un résultat, un terme.

Chaque forme-pensée constitue en sa qualité de transporteur d’informations un événement en puissance, germe énergétique d’un futur événement probable, assez improbable ou bien impossible. Plus son contenu est grand, plus il est facile qu’elle tende à se réaliser.

De par la nature électrique des cellules composantes des neurones, à base de sodium et de potassium et via le liquide extracellulaire, la forme-pensée entre en relation par résonance avec le champ énergétique universel, ce qui entend que dans un univers inter relié, elle peut également être adressée à toutes ses composantes de manière spécifique. La loi de la gravité fait le reste, attirant en retour cette force vers la Terre compte-tenu de la prédominance de sa masse.

La composition de la forme-pensée étant énergétique, elle doit comme une batterie ou un ordinateur être rechargée, d’où l’importance de la qualité et de l’intensité de teneur psychique que nous lui consacrons. Autrement dit, c'est l'émotion que nous ressentons pour cette forme-pensée qui va la nourrir. L'émotion est le moteur de toute création, la réalité physique étant le reflet de la réalité émotionnelle.

La formule de la volonté est : dynamique x information. De l’intention à l’événement, c’est l’intention qui génère l’événement. Son corolaire est la destruction, à ne pas entendre forcément au sens négatif. Si la réalisation d’une intention consiste à détruire l’existant, c’est pour faire quelque chose de nouveau, pour faire de la place à du nouveau.

Au niveau de l’être humain, la volonté se traduit par la force de persuasion, de volonté, de pouvoir politique, de détermination et de la richesse.

 

Deuxième dynamique : l’Entrée en mouvement

L’énergie nécessaire à l’émission de la forme-pensée agit lors de son émission par une projection dans l’énergie de la matrice environnementale, comparable dans sa fonctionnalité au pôle positif d’une pile électrique ou au pôle nord d’un aimant. C’est l’énergie de la parole, de la manifestation d’une idée, du désir de répandre une volonté, de communiquer une émotion. C’est l’inspiration, de l’imagination comme du mouvement du souffle. C’est la dynamique de manifestation de l’amour, énergie sortante.

 

Troisième dynamique : l’Ascension

À la montagne, la montée en altitude voit l’air se faire de plus en plus fin, l’énergie devenant plus légère, plus subtile. Tout comme les remèdes homéopathiques à hautes dilutions présentent des énergies plus fines que celles émises par les remèdes à plus basses dilutions. C’est pourquoi elles sont utilisées pour des problèmes de la sphère psychique.

Le corps humain ne se limite pas à cette dimension physique. Il dispose d'un corps de nature psychique, à l’énergie plus subtile, qui agit et met en route des causes dans d’autres dimensions que la dimension de la physique ordinaire. Elles se nomment l’émotionnel inférieur (sensations, désirs), l’émotionnel supérieur, le rationnel inférieur (raisonnement concret), le rationnel supérieur, l’inspirationnel inférieur et l’inspirationnel supérieur. Si le corps énergétique humain est rempli d’un puissant flux d’énergies élevées, il va connaître une forte activation des corps subtils supérieurs et un abaissement parallèle du corps physique.

Le mouvement d’ascension de l’énergie de la forme-pensée correspond à une courbe physique nommée la lemniscate, ayant servi à l’astronome et ingénieur italien Giovanni Domenico Cassini pour décrire la trajectoire de la Terre autour du Soleil. Cette courbe se compose de deux " bras " qui semblent s’opposer. Ainsi en suivant le bras de droite dans le sens horaire (spirale dite lévogyre) nous parcourons l’autre dans un sens antihoraire (spirale dite dextrogyre). Cette double rotation génère un mouvement d’énergie qui s’éloigne comme se rapproche de l’émetteur de la forme pensée, l’énergie subtile tournant toujours dans le sens des aiguilles d’une montre*.

* Le mouvement circulaire de la lemniscate se retrouve dans le travail de conscience de la fluidité du corps humain, depuis les plantes de pieds qui puisent la force du sol, jusqu'au bassin où vibre la force de la vie, jusqu'aux omoplates qui s'ouvrent comme des ailes. Ce travail nécessite la transcendance de la loi des polarités antagoniques mais complémentaires. Cf. La dualité décodée.

Au niveau de l’être humain, l’énergie d’ascension se retrouve dans le caractère de personnes dont on dit qu’elles ont toujours la tête dans les nuages : théoriciens, poètes… Ce sont des scientifiques, créateurs, inventeurs, mathématiciens, musiciens et artistes, philosophes… qui manifestent l’intelligence active, abstraite.

 

Quatrième dynamique : l’Accordement actif

Tel l’accordement d’un instrument de musique à cordes, la pensée forme doit être accordée dans le champ de conscience universel. Cet accordement est de nature acoustique, pour que leurs fréquences respectives vibrent et résonnent à l’unisson, produisant une intonation parfaite.

L’intonation parfaite est gage d’harmonie, d’équilibre, ayant réussi à dépasser les conflits découlant de la rencontre de deux champs de fréquences différents. La clé réside dans la qualité énergétique de l’émetteur de la forme-pensée qui entre en syntonie avec son auditoire et obtient un effet de résonance. Cet effet est de nature physique, caractérisant la tendance d’un certain système à osciller à une certaine fréquence, dite " fréquence de résonance ", par le biais d’oscillateurs respectifs (par exemple les cordes d’un violon ou d’une guitare).

Les particules élémentaires comme les atomes sont des oscillateurs, ce que la science des quanta a démontré par le phénomène dit d’entanglement (en anglais) ou d’intrication. Si la vitesse de la lumière est indépassable par les objets qui ont une masse, elle ne l’est pas pour de l’information qui est totalement privée de masse.

Ces oscillateurs vont pouvoir se manifester grâce au condensateur que constitue la résonance planétaire *, de nature électromagnétique, qui en sa qualité d'attracteur permet comme un aimant à deux surfaces conductrices car électrostatiques d’entrer en vibration magnétique, c'est-à-dire d’émettre une fréquence de résonance. Le rapprochement ou l’éloignement de deux plaques conductrices agit sur la fréquence de résonance du condensateur, qui dépend ainsi de leur distance. L’une vient de la surface terrestre, la forme-pensée émise, l’autre se situe dans l’ionosphère, soit la partie supérieure de l’atmosphère. L’atmosphère constitue quant à elle l’isolant.

* Sa fréquence a été déterminée par le physicien allemand Winfried Otto Schumann.

La fréquence de résonance planétaire est jusqu’à présent de 7,83 Hz, soit identique à la fréquence cérébrale de l’être humain, mesurée par les électroencéphalographes. Quand nous passons à un stade de vigilance intensifiée et au renforcement de l’acuité visuelle, nous produisons des ondes bêta, dont la gamme est égale ou supérieure à13 Hz. En état de relaxation, nous passons en état dit alpha, soit des ondes entre 8 et 12 Hz. En dessous (4 à 8 Hz), soit le stade de méditation profonde, nous sommes en état dit thêta, soit le stade maximum de notre créativité et de notre intuition.

Reste alors à établir le bon niveau de communication propre à la syntonie et à la qualité de la résonance de ce magnétisme psychique, afin d’assurer l’hyper conduction * de la forme-pensée et à la réussite des vases communicants. Elle se heurte à nos préjugés, aux conditionnements sociaux, aux opinions du champ collectif, et à nos peurs cachées, véritables saboteurs de nos intentions.

* Abolition de la distance entre la station émettrice de la forme pensée, son auteur, et la radio réceptrice, le champ universel.

 

Cinquième dynamique : la Descente

Elle est le pendant naturel de la troisième dynamique, fonctionnant de pair avec elle suivant les mêmes principes précédemment décrits.

 

Sixième dynamique : la Sortie du mouvement

L’énergie nécessaire à la réalisation de la forme-pensée agit de manière absorbante, comparable dans sa fonctionnalité au pôle négatif d’une pile électrique ou au pôle sud d’un aimant. C’est l’énergie de l’écoute, de l’alimentation d’une idée. C’est l’expiration, comme celle du mouvement du souffle. C’est la dynamique de manifestation de la dévotion, énergie entrante d’un idéal à nos yeux.

 

Septième dynamique : la Structuration

Le pendant nécessaire à la dynamique de l’intention par la volonté est sa stabilisation par le dépôt de sa mémoire, son immobilité, sa fixité à sa juste place. Elle permet ainsi à la forme-pensée émise de se poser, d’autant plus que la forme-pensée a été émise en toute conscience, de manière précise et réfléchie.

La nature de la structuration est le rythme, la règle, la répétition. Cette répétition finit par conférer à le forme-pensée un pouvoir de réalisation certain. Elle prend idéalement place dans un rituel, constitutif de son ciment par la répétition sacrale.

Au niveau de l’être humain, l’énergie de structuration se retrouve chez les individus qui vivent dans le concret, comme des comptables, juristes, avocats, ingénieurs, médecins, organisateurs…

 

La connexion de l’intention de création émise dans le temps

Nous avons une machine à voyager dans le temps, notre cerveau.

 

Un pont vers le passé et le futur

Il existe en physique quantique une idée globale de l’espace et du temps, dégagée de sa conception linéaire passé-présent-futur en vigueur dans notre système en 3-D caractérisée par l'énergie électromagnétique qui se disperse le long d'un volume mesuré d'espace *. Il rejoint la conception des Anciens, celle d’un temps circulaire, cyclique, soit l’éternel retour des choses cependant régénérées et ayant évolué à un degré de conscience supérieur.

Le cône de cet espace-temps circulaire est constitué des quatre directions spatiales (nord, sud, est, ouest) et de deux temporelles (passé-futur). En prenant en compte celle de l’observateur, soit nous-même dans le temps présent, nous avons les sept directions spatio-temporelles possibles. Ainsi la distance entre deux évènements distants dans le temps apparaît nulle, comme si elle n’existait pas. Le passé et le futur ne sont que des résultantes possibles, susceptibles, dans une certaine mesure, d'être modifiés.

Les photons à travers leur onde porteuse peuvent avancer ou reculer dans le temps, les ondes en conjugaison de phase par l'observation faite créant le moment présent. Le passé est ainsi relié au présent, certes de manière subtile, mais de telle façon que l’action au présent peut de manière rétro causale (ou a causale) modifier la teneur du passé. En ouvrant au possible par l'inversion de polarité une résultante autre, meilleure, nous avons le moyen de remplacer un champ traumatique en un instant, agir sur l'effet du vieillissement ou l'accroissement de la longévité. C’est ce qui se passe en thérapie *² avec la reprogrammation (ré-encodage) mémorielle, qui permet d’effacer des souvenirs sources de peurs ou de traumatismes douloureux, en les transformant dans leurs sens et signification. Le travail effectué consiste à stabiliser ce pont énergétique avec le passé, en le dégageant de l’émotionnel perturbateur, puis à mener un travail énergétique de dissolution du lien ou des liens mémoriels concernés. Les photons virtuels sont ainsi structurés dans un modèle d'action créé artificiellement par la pensée.

* La falsification de la réalité en 3-D.

Ces " technologies " énergétiques par l'action de la pensée consciente existent depuis fort longtemps. Elles possèdent de ce fait un champ morphique conséquent, au sein duquel nous pouvons puiser.

Concernant le futur, il peut également conditionner le présent même s’il n’est pas entièrement entre nos mains, découlant de tout ce que nous avons jusqu'alors émis contre intentions et pensées (principe de rétro-causalité). Notre liberté de création est relative, dans la mesure où nous ne sommes pas seuls, et que nous pouvons rencontrer des circonstances (accident, crise économique, perturbation géophysique…) indépendante de notre volonté même la plus déterminée. Il y a des réalités suprahumaines dont nous sommes en majorité inconscients, et qui nous poussent dans une direction plutôt qu’une autre.

Se relier au futur fait également appel comme pour le passé à un pont, qui crée une résonance d’hyper conduction avec des événements qui arriveront dans le futur. Tout dépend de l’intensité d’énergie que nous y mettons.

 

L'omniprésence du futur : la théorie de la double ou rétro-causalité

L'Univers et par là-même sa manifestation tangible sont déjà réalisés ainsi que notre avenir, selon des versions multiples et un destin variable. Ce postulat surprenant ne fait pourtant que se référer à la notion d’univers parallèles ou multidimensionnel infinis, soit un ou des futurs non figés et modelables, car à potentiel latent. Ils contiennent les informations nécessaires à la mise en place des nouveaux scenarii de vie propres à l’exercice du libre arbitre des individus. Ceci veut dire que si nos co-créations nous sont apparentes dans le présent, elles ne sont qu’apparence observée, car la véritable co-création se fait dans le futur. C'est en effet en direction du passé que l'univers crée automatiquement une réalité unique, sans avoir besoin de nous et selon un déterminisme inversé.

Ces deux postulats conduisent à faire émerger le rôle très important de l'intention émise dans la réalisation d'un destin individuel, car elle va puiser dans un autre champ de conscience latent les conditions de sa manifestation. Cette apparente coïncidence n’en serait donc pas une, le champ de l’univers concourant à créer notre destinée personnelle en fonction des intentions émises et de leur teneur en force et confiance, pour ne pas dire foi (à ne pas entendre dans son acception religieuse). C’est pourquoi nous ne pouvons prédire l’avenir que lorsque nous décidons de le créer nous-même.

Le premier postulat, le pouvoir de l'intention, réside dans la capacité d'un être humain à relever instantanément les probabilités d'un destin choisi, voulu, au dépend d'un autre destin jusqu’alors plus ou moins mécanique, devenant alors moins probable. Tous ses futurs potentiels évoluent simultanément en fonction de leurs probabilités à l'intérieur d'un " Arbre de Vie " personnel.

Le second postulat est celui d’une causalité inverse de la causalité habituelle, celle partant du présent pour se traduire dans le futur. Appelée rétro causale ou acausale, elle explique comment certaines causes peuvent parfois dériver de leurs effets, alors que les effets sont censés habituellement dériver des causes. Il s'agit d'une influence du futur sur le présent, qui n'est possible que dans un univers déjà réalisé, où un déterminisme inversé, reposant sur le libre arbitre de la personne, est à l'œuvre. Nos intentions causent des effets dans le futur, qui deviennent les futures causes d’effets dans notre présent !

Il s'ensuit que les probabilités de certains effets, une fois nourries et grandies par l'intention et des vertus qui en maintiennent les effets dans le futur (attention, conviction, confiance, lâcher-prise, détachement, foi, ressenti, joie), peuvent remonter le temps pour augmenter dans notre futur immédiat les probabilités d'émergence d'opportunités qui semblent en être les causes. Cela se traduit par des coïncidences ou par la manifestation d'un hasard synchrone chargé de sens, et d'autant plus surprenant qu'il laisse penser avec force à l'influence d'un certain " état d'esprit ".

La Théorie de la double causalité confirmerait ainsi la justesse de l’intuition d'un lien acausal entre esprit et évènement dans les synchronicités, lien initialement introduit par le physicien autrichien Wolfgang Pauli (1900-1958, Prix Nobel de Physique) et le médecin psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1975-1961) *. Elle conduit également à la notion d’espace intérieur, où l’être humain au sein du grand Tout est maître de sa destinée plutôt que de la subir résigné. C’est une théorie expérimentalement vérifiée par son auteur *², à partir de plusieurs avalanches de coïncidences, dont certaines peuvent être considérées comme des preuves de la seconde causalité. Elle peut en conséquence tout à fait se prêter à des expériences reproductibles. Bien au-delà du défi qu’elle représente pour les scientifiques, cette théorie est liée aux questions fondamentales du destin et du libre arbitre, touchant à la fois le destin personnel et celui de toute l’humanité. Inutile alors de faire croire aux peuples que des élites s’occupent de l’avenir de l’homme, qu’un nouvel ordre est en train de créer la technologie dont ils ont besoin, de créer le savoir qui leur apprendra à bien penser, à mieux comprendre le monde qui les entoure. Car l’individu quelconque d’un peuple, y compris l’esclave, le " robot biologique " (sauf peut-être le moderne), a de tout temps possédé cette intuition fondamentale reliée à un Ordre invisible qui le rend apte à se déterminer par lui-même, à comprendre le sens de sa propre vie, sans avoir besoin de connaissances académiques. Cette intuition est liée à la compréhension des synchronicités, meilleur point d’orgue d’une évolution de la pensée susceptible de nous permettre de nous débarrasser de ces conceptions mécanistes et matérialistes invalidantes, qui empêchent l’homme d’emprunter le chemin de sa vie en lui donnant le maximum de sens.   

Ainsi, la conscience d’être habité par plus grand que soi rend possible l’improbable.

Carl Jung formalisa la synchronicité en 1920 en la définissant comme une coïncidence chargée de sens, entre l’état psychique de l’observateur et un événement. Cet événement est soit extérieur, objectif et simultané, soit hors de son champ de perception, soit dans un futur plus ou moins éloigné. Il y a ainsi une occurrence simultanée d’au moins deux événements sans rapport de causalité entre eux, tout en ayant le même sens (ex. rêve prémonitoire). Au-delà de la psychologie jungienne, la synchronicité fait partie des enseignements de la psychologie transpersonnelle et de la psychologie humaniste. À son sujet, le romancier britannique (1905-1983) est un romancier, journaliste et essayiste hongrois, naturalisé britannique Arthur Koestler préfère parler d’" événement confluent " dans son ouvrage de 1972 " Les Racines du hasard ".

Cf. Travaux de Philippe Guillemant, physicien français au CNRS, auteur de " La Route du Temps " (2010), des physiciens français Olivier Costa de Beauregard (1911-2007), Alain Aspect, Etienne Klein, Thibault Damour et François Martin (Théorie de la Psyché Quantique), et des physiciens suisse Antoine Suarez & Nicolas Gisin avec la Théorie de la Double Causalité. Concernant l’influence du futur sur le présent, sa possibilité a fait l'objet de plusieurs publications scientifiques sérieuses : il s'agit de la théorie de la rétro causalité quantique, proposée pour expliquer la panne récente du plus grand accélérateur de particules jamais construit dans le monde, le LHC près de Genève. Une contrainte future inconnue agirait comme une condition finale (ou condition initiale inverse) qui empêcherait le bon fonctionnement du LHC, pour des raisons qui paraissent encore obscures. Les auteurs de cette théorie, Holger Bech Nielsen du Niels Bohr Institute de Copenhague, et Masao Ninomiya du Yukawa Institute for Theoretical Physics de Kyoto, ont proposé dans leur publication un test à partir d'un générateur d'évènements quantiques aléatoires, visant à vérifier l'existence d'un facteur défiant les lois des probabilités et statistiques dans les résultats observés.

Rappelons que cette révolution de notre vision du monde a commencé avec Einstein, à l’origine de la remise en question de notre conception du temps à travers la négation de l’existence du présent et l’affirmation de la simultanéité du passé et du futur. Également avec le physicien Pauli (prix Nobel 1945), à l’origine de la remise en question du principe de causalité, à travers l’affirmation d’un principe de non-causalité (ou acausalité) à l’œuvre à l’échelle des particules élémentaires. De même Prigogine (prix Nobel 1977), à l’origine de la remise en question du déterminisme macroscopique (conséquence de la causalité), à travers l’affirmation de l’indéterminisme fondamental de la nature, qui stipule l’existence de multiples possibilités d’évolution de l’univers, et l’absence de cause précise pour déterminer celui qui s’imposera à nous parmi tous les autres possibles. Lequel vivrons-nous donc ? Voilà la question primordiale à laquelle la science ne sait toujours pas répondre, autrement que par le hasard. Le coup le plus fatal à la causalité a été porté par la physique en 1982 par l’expérience fameuse d’Alain Aspect, qui a démontré que l’indéterminisme prévalait à l’échelle microscopique des particules. Il est depuis lors avéré qu’aucune cause ne permet de déterminer certains évènements observés à cette échelle, c'est-à-dire qu’aucune variable cachée (issue du passé) ne permet d’en expliquer les résultats.

Interloqués par l’étrangeté de l’évolution de la physique moderne, les mathématiciens états-uniens John H. Conway et Simon B. Kochen ont publié en 2006 un article (Cf. " The Free Will Theorem " in Foundations of Physics) qui démontre que si l’on admet deux de ses conclusions les plus indiscutables, et si l’on interdit à un événement futur d’influer sur un événement passé pour préserver la causalité – et avec elle le hasard –, alors on est obligé d’accepter le " théorème du libre arbitre" qui énonce que si le libre arbitre existe pour l’homme, alors il doit obligatoirement exister pour toutes les particules élémentaires. Démonstration d’autant plus imparable que mathématique, et de quoi faire réfléchir les partisans du hasard – roi dans l’interprétation de l’indéterminisme causal – car nous touchons là un point sensible de l’être humain : son libre arbitre.

Le moyen le plus simple est de donner de l’énergie à un événement du futur à partir du présent. Inversement, nous pouvons donner de l’énergie du futur au présent, selon la formule mathématique de l’ " Attracteur " du scientifique états-unien Edward Lorenz (1917/2008). Cela traduit la capacité magnétique du futur à tirer vers lui les évènements que nous vivons dans le présent, vers la destination finale qui leur est réservée. Cet attracteur était nommé fatum par les anciens Latins, soit " ce qui est dit " par une volonté divine que nous ignorons.

Là aussi nous pouvons comme en direction du passé faire passer des énergies capables d’améliorer le futur et de dissoudre les liens toxiques qui s’y trouveraient.

Un autre moyen consiste à utiliser le concept des univers ou mondes parallèles, en imaginant une nouvelle issue où n'aura jamais existé tel événement ou traumatisme dans le réagencement de nos souvenirs. Dans l'absolu, rien ne nous empêche de régresser dans le temps jusqu'au néant en revendiquant le parti pris de la logique scientifique, à savoir qu'il est impossible de localiser le temps *, qui plus est dans un univers physique où il existe de multiples variantes de chaque instant venant défier l'aspect figé de la construction mentale de notre mémoire.

* Cf. Évolution de civilisation (2).

Exemple de processus thérapeutique quantique de reprogrammation mémorielle dans le passé

 

Étapes

Partir du problème constaté (blocage, contracture, raideur...)

Identification ressentie d'une temporalité de sa source

(s'extraire du mental)

 

Concentration sur son intention pour enclencher le changement transformationnel


Le Mythe de Pygmalion, ou la prophétie auto réalisatrice

Pygmalion fait partie des grands mythes fondateurs ayant servi à l’humanité à se construire. Profondément misogyne, Pygmalion refuse de se marier car les seules femmes passablement épousables sont des prostituées. Il se réfugie alors dans la création d’une statue parfaite à ses yeux, représentant de manière très claire son idéal féminin. Faite de cire, il la considère comme une vraie femme et agit comme tel en la parant d’élégante façon, lui offrant des cadeaux et l’embrassant. Vénus, dans sa grande mansuétude, transforme cette statue en femme vivante. La voyant devenir un être de chair et de sang, Pygmalion en tombe amoureux et épouse Galathée.

Issu des métamorphoses d’Ovide, ce mythe évoque l’acte de création. Sous couvert d’apparent narcissisme, il voit l’être humain recréer une part de lui-même, de sa grandeur. Galathée est un objet de désir qui ne parle pas et n’a même pas de nom. Elle est la beauté, au sens accompli, réalisé du terme. C’est l’accomplissement de sa vie, cette expression du Soi comme œuvre d’art, avec toute la subjectivité propre à son auteur, montrant la complexité des rapports entre le créateur et la créature, lui-même, entre celui qui crée et celui qui apprend et reçoit.

Pygmalion est un sculpteur, art dans la Grèce antique le plus proche de la réalité puisque recréant en trois dimensions une idée ou une personne. C’est l’art qui touche à la perfection. Extrêmement habile, artisan orfèvre, Pygmalion (nous-même) est à l’image du Créateur suprême, créant une forme qui devient vivante. Inspiré par ce qui crée en lui un intense désir, il reproduit avec exactitude l’objet de son désir, de ce qu’il voit. Il en sculpte la perfection, et le divin (Vénus) lui donne réalité. Il réussit ce que tous les artistes créateurs désirent, rendre vivante leur œuvre.

Ce mythe de création a inspiré les artistes créateurs de tous temps *, posant les questions quant à leur nature profonde. A quoi servent-ils ? A quoi servons-nous ? Qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Est-ce reproduire le réel ou transcender le réel ?

* Cf. œuvres d’art des sculpteurs français Jean-Léon Gérôme (1824/1904) et Auguste Rodin (1840/1917), et du belge Victor Rousseau (1865/1954).

Le mythe de Pygmalion est celui de l’apprentissage, de ce que nous sommes profondément, dans notre version la plus élevée. Il ne peut y avoir d’apprentissage sans subjectivité. Galathée a ainsi été créée d’une certaine manière, à l’image de la femme parfaite pour Pygmalion. Il en est de même pour nos propres créations, fonction de notre état de conscience prévalant au moment de l’acte de création, pour le meilleur ou une version dégradée, amoindrie. Pygmalion n’est pas qu’un artiste, c’est quelqu’un qui donne de lui, qui imprime dans sa créature le souffle de sa propre vision de la perfection.

Ce mythe est plus que jamais d’actualité dans un monde matérialiste, basé sur la productivité, l’efficacité, la standardisation et la robotisation. Ce déni de la perfection de l’Homme créateur de sa vie comme de l’encouragement à son auto réalisation le conduit souvent à entretenir un rapport avec un " mentor ", un " coach de vie ", un thérapeute, qui l’aide à se connaître pour mieux se réaliser dans toute sa singularité, en toute authenticité. Cela s’appelle l’effet Pygmalion. Cet effet est l’attention positive que l’on porte à quelqu’un (conjoint, enfant, ami, collègue...), et qui pousse ce quelqu’un à donner le meilleur de lui-même. Si l’on s’occupe mieux d’un élève, celui-ci va donner de meilleurs résultats. Le professeur est ainsi un " mentor ", cet effet se mesurant également dans ce que le professeur va apprendre de l’élève. Comme notre comportement à l'égard d'une personne est déterminé par l’image que nous en avons, que décidons-nous de regarder en elle pour lui permettre de devenir Galathée ?

 

La science de la manifestation

Rappel du mécanisme de la pensée (Cf. Esprit global).

Programme mental

Les programmes insérés dans le mental au sein du subconscient donnent sa forme à la pensée. Ils l'influencent.

État émotionnel

Il en découle un état émotionnel variable en intensité.

Décision

L'état émotionnel suggère une décision à prendre.

Action

La décision porte au développement d'une action, y compris celle de ne rien faire.

Résultat

Il est la conséquence naturelle de l'action, et vient se rajouter à la mémoire du subconscient.


Aucun être humain ne se ressemblant, la réalisation d'une intention a de ce fait un caractère spécifique, qui prend en compte les caractéristiques individuelles de chacun : ses connaissances et savoirs acquis, son milieu social, ses conditionnements, ses croyances... y compris les autres objectifs importants même s'ils ne sont pas en l'état déclarés. Aussi la réponse de l'esprit ne peut qu'être adaptée à la personne quant aux actions utiles à mettre en œuvre, le cerveau par le biais du subconscient s'en montrant le parfait exécuteur. L'objectif doit toujours être cohérent avec l'identité de l'émetteur. Seul l'état de conscience de celui-ci permet le résultat. S'il n'est pas aligné avec le Soi supérieur - la supra-conscience -, autrement dit avec l’Âme, il restera dépendant du moi égotique et du programme de prédation corrupteur correspondant. Autant dire que le dépouillement initial à entreprendre est conséquent *, et peu d'êtres humains parviennent à le réaliser tant il s'agit d'aller à rebours de toute la manipulation sociétale constituée *². Ils restent alors prisonniers de leurs illusions, nourries d'espoir, et sont les victimes toutes désignées des gourous du New Age (écrivains et conférenciers spirituels, " channels ", thérapeutes énergéticiens, mages, chamanes ...), qui eux garnissent leurs bourses en dépouillant les leurs...

* Cf. Processus de transformation de conscience.

Cf. Le modèle pyramidal décodé, Contrôle mental, La nouvelle religion universelle, Comprendre et apprivoiser la prédation.

 

La volonté par la force de la pensée couplée à l’émotion ressentie

A l'échelle subatomique fondamentale, qui voit la décomposition de l'atome initial en particules constitutives plus petites (électron, proton, neutron, muon, gluon, photon...), l'être humain est constitué de photons de haute énergie. Notre organisme est ainsi composé de lumière et d'informations portées par des trains d'ondes d'interférences, l'électron (pôle négatif) et le noyau (pôle positif) de l'atome constituant le point d'impulsion constitutif de la matière. Dans un système physique quantique, champ de probabilités et d'espaces temporels (passé, présent, futur) où tous les éléments le constituant sont connexes et " intriqués " entre eux, toute modification d'un élément influe sur les autres de par leur nature électromagnétique et le signal qui est envoyé (sonore ou optique). Aussi décider d'observer et la manière d'observer par la conscience figent par notre état sensitif le comportement ou le mouvement prédéterminé de l'objet observé au sein de l'univers phénoménal. Nous créons par ce schéma d'énergie électrique personnalisé une boucle fermée, potentiel quantique qui par la courbure ou torsion de l'espace-temps constituée (Cf. image) va renvoyer la réponse à notre requête. C'est notre imagination par le biais de l'intuition qui crée le lien, " l'effet de l'observateur ", ce que nous imaginons à l'échelle du photon ayant le pouvoir de modifier ces champs de lumière et d'informations par la réduction du paquet de particules en découlant et qui aboutit à une particule localisée.

Pour provoquer ce collapsus d'onde dit collapse psy (Cf. Univers en partage), créateur de la réalité que nous souhaitons, une indispensable attitude juste de l’auteur, de l'observateur que nous sommes, est nécessaire dans sa concentration. La réalité issue du champ quantique ne répond que lorsque cette attitude est alignée, cohérente, nourrie de foi, avec le contenu de ce que nous voulons obtenir ou devenir. Autrement dit lorsque notre attitude exprime la conscience de ce que nous sommes de manière naturelle et spontanée, notre identité profonde, et non ce que nous voulons pour préserver les apparences extérieures et flatter notre ego-mental, ou pour contrôler les événements. Elle s'appelle " l'art de ne rien faire ", c'est-à-dire l'état d'être nous-même, sans effort ni attente surjouée, guidé simplement par une force supérieure, notre supra-conscience. Là réside la clé du lâcher-prise, hors pression et formatage de l'environnement extérieur, si bien sûr la conscience de ce formatage existe et nous amène à entreprendre préalablement l'indispensable cure de désintoxication. Ceci explique pour grande partie l'échec des tentatives issues de la littérature New Age et autres promesses de bonheur perlimpinpin, oubliant d'indiquer les préalables difficiles sinon douloureux de retour à la ... réalité de ce que nous sommes *.

* Nous pouvons par exemple émettre une intention sincère de réussite (matérielle, professionnelle). Toutefois, si résident au fond de notre subconscient des programmes mentaux à caractère saboteur allant à l'encontre de cette intention, alimentés par nos pensées de non-avoir plutôt que d'avoir, la force du subconscient nettement supérieure à celle de notre conscient émettant l'intention ne lui donnera ni vigueur, ni intensité, ni authenticité suffisantes pour sa manifestation tangible dans notre vie. Le nettoyage préalable de l'inconscient de cette programmation délétère s'avère être indispensable, en sachant qu'il ouvre une " boîte de pandore " certes salutaire à terme mais inconfortable dans un premier temps. Le système établi de nos croyances et certitudes est en effet amené à être profondément remis en question. C'est ce que symbolise dans les Douze travaux d'Hercule le nettoyage des écuries d'Augias...

Illustration de l'effondrement de l'onde quantique (collapsus d'onde)

Les nombres conjugués complexes, lorsqu'ils sont multipliés par eux-mêmes, produisent toujours un nombre entier. Ainsi le complexe conjugué (3+i) (7-i) = 21.

Le chiffre imaginaire i représente en l'occurrence l'état infini de toutes les possibilités existant au-delà du temps et de l'espace avant tout acte d'observation. Lorsque ce dernier se produit, une action spécifique se produit. C'est ce résultat que nous remarquons dans notre domaine conscient.

L'expérience de notre réalité personnelle est bien un système totalement ouvert, le fait d'adopter un nouvel angle de vue transformant l'objet de notre observation et pouvant se traduire en résultats sur-le-champ. La réalité ne semble pas changer, car nous l'avons établie de manière à ce qu'elle se conforme à ce que nous pensons qu'elle devrait être. Ce sont nos structures de perception qui créent le modèle à partir duquel dérive notre expérience quotidienne.

D’abord son acte d’intention (du latin intentus et intendere, tendre vers) doit être formulé de façon claire par l’esprit, imaginé dans son contenu, répété en toute conscience comme en parole de façon soutenue, déterminée, persévérante, convaincue et concentrée, pour ouvrir tout le champ en permettant toute la potentialité de manifestation. Il doit agir avec l'efficacité d'un rayon laser. Il est indispensable que la clarté de l'intention ne soit pas bloquée ou altérée par des pensées liées à des programmes mentaux du subconscient contraires, et qui peuvent même agir dans la direction opposée. Aussi elle nécessite un alignement cohérent * sur la même fréquence des différents niveaux de conscience :

- Le conscient, soit notre capacité à agir en " toute connaissance de cause " par rapport à notre représentation du monde, à nous projeter dans le futur comme à nous souvenir du passé (5 % des pensées qui nous traversent). Il couvre les fonctions de la perception d'informations, de leur association avec d'autres, d'évaluation de leur intérêt, et de décision (action on inaction).

- Le subconscient, soit 95 % de ce qui nourrit nos pensées, héritage de tous nos comportements, automatismes et habitudes à partir des conditionnements et croyances reçus depuis notre naissance et les structures éducatives qui se sont succédé (parents, éducatif, amis...). Il constitue un gigantesque entrepôt mémoriel (il y a approximativement dix milliards de cellules dans la mémoire de l’esprit humain, chacune capable d’emmagasiner 100.000 différentes parcelles d’information), source par les programmes mentaux qui en découlent de nos habitudes et réactions, et constitutif de notre image de soi.

Bien nourri et contrôlé avec attention par le conscient, le subconscient est un centre créateur qui, à partir d'une infinie variété de combinaisons qui engendrent un nombre infini d’idées, a pour missions de  maintenir la santé, de trouver des solutions créatives aux problèmes (les idées et pensées originales viennent du subconscient), de motiver l’individu vers l’atteinte de ses buts, de contribuer à développer de nouveaux moyens pour lui permettre d'atteindre ses buts. Lorsqu’il n’est pas utilisé d’une manière directive et adéquate, le centre créateur fonctionne automatiquement, pour le meilleur, parfois, comme le pire, souvent. L'une des manières les plus simples d'exprimer ce que nous désirons est de se débarrasser des éléments de pensée et langage qui attirent ce que nous ne souhaitons pas en passant dans l'état " d'avoir ", ayant compris que la vie a ses hauts et ses bas parce que cela représente un état de flux équilibré.

* Cf. L'état de cohérence, voie de sa liberté.

Deux autres notions d'inconscient entrent en ligne de compte, dont la compréhension et la prise en compte sont nécessaires à l'esprit conscient.

- L'inconscient collectif, qui alimente à notre insu par ses conditionnements et croyances notre relation à l'environnement. Il est constitué par différents strates qui se combinent (Nation, ville, famille, religion, parti politique, entreprise, club sportif, société secrète ...), débouchant sur des concentrations d'énergies individuelles constitutives dans la durée d'une croyance collective appelée égrégore.

- Le supra-conscient, soit l'espace de résolution et de compréhension absolue du Tout et de toute Vie, se manifestant par la quiétude et l'état de joie dégagé de la dépendance à l'égo-mental.

Tout ceci explique la difficulté de maîtrise * du mécanisme du processus de création, au-delà des promesses des auteurs populaires prolixes en matière de loi d'attraction et autres promesses " New Age " fantasmées.

* Un suivi attentif des pensées et des sentiments, un vrai choix d'en transformer les blocages présents liés à des croyances et à des conditionnements, et une modification de comportement sont requis. La ténacité, la persévérance et la constance dans ce travail, centimètre après centimètre conquis, tout particulièrement par les affirmations déclamées et ressenties par le corps, permettent d'agir sur les synapses du cerveau et de faire suivre aux neurones les chemins appropriés.

1

Concentration cohérente de l'attention sur l'objet/intention de notre choix et ressenti de l'attraction magnétique au sein de la matrice/champ énergétique.

Ensuite l'intention de création, cette volonté supérieure, doit être dynamisée par un désir intense authentique soutenu du cœur, soit l’amour, pour transcender nos limites et avoir une résonance " morphique ", soit une répercussion moléculaire dans l’espace *. Nous attirons ce que nous vibrons. Il y a en effet un modèle vibratoire au cœur de chaque circonstance, et une petite torsion assez mineure de ce conditionnement vibratoire dans le champ sphérique électromagnétique du cœur peut en affecter considérablement la périphérie dans la mesure où les champs de torsion interagissent à la base avec les " spins ", moments angulaires de rotation, des particules. Les champs de torsion créent une géométrie hyper dimensionnelle, permettant d'avoir accès aux réalités extra dimensionnelles.

Conformément à l’électromagnétisme du champ physique universel (Cf. Univers en partage), plus le flux d’énergie électrique de la pensée via le réseau inter neuronal (les synapses) du cerveau est fort, plus il entraîne par les programmes mentaux constitués une force de résonance magnétique avec d’autres formes-pensées au stade latent ayant la même " signature énergétique ". Cet état modifié de conscience ouvre ainsi une ligne temporelle dans le futur en y plaçant de l’information, équivalent à Je choisis que cela change !, celle-ci s’écoulant de manière rétro-causale comme dans un entonnoir pour déboucher dans notre présent. Plus il est alimenté par les émotions du cœur, plus ce flux d’énergie se densifie pour devenir un sentiment totalement conscientisé, et a alors une forte probabilité de permettre à l’intention émise de se vérifier dans notre réalité. La force de vibration émotionnelle réunit les électrons en atomes, qui à leur tour s’assemblent pour former des molécules, qui agissent de façon chimique sur les cellules du cerveau pour produire les objets désirés dans notre réalité ou celles de l’organisme pour lui assurer vitalité et santé. Elle contribue au collapsus d'onde défini par la physique des quantas, soit l'effondrement de l'onde en réalité matérielle. C'est bien la conscience, dont nos croyances établissent le filtre, qui crée notre expérience.

* Ainsi l'utilisation de son identité personnelle dans la formulation de l'intention, " Je suis Prénom + Nom, je choisis...", permet de ressentir et de renforcer la vibration émotionnelle par cette personnification.

Processus quantique de création

Étapes

 

 

 Comportement du créateur

 

 

 

 

 Caractéristique/conséquence physique

 

1

 

 

Concentration cohérente de l'attention sur l'objet/intention de notre choix et ressenti de l'attraction magnétique au sein de la matrice/champ énergétique.

 

Réorganisation des champs ondulatoires de la matrice énergétique en un champ nouveau.

 

Réorganisation des champs ondulatoires de la matrice énergétique en un champ nouveau.

2

 

 

Détente (état de relaxation en fréquences dites alpha) pour calibrage de la conscience sur le nouvel état attendu.

 

 

Création des ondulations propres à l'action d'observation pour intrication (fusion entre celui qui observe et ce qui est observé) et effondrement de l'onde (" collapse psy ").


Enfin l'acte d'intention nourri du désir, de la motivation à son accomplissement, doit être accompagné par et dans l'action pour en tirer le profit escompté. C'est l'attitude juste dans l'accomplissement d'échanges ou de tâches ressentis comme adéquats avec l'intention émise.

Nous attirons dans notre monde extérieur les expériences qui reflètent notre monde intérieur, comme un parfait miroir. Lorsque nous savons vraiment ce que nous voulons et que nous cessons de croire que nous le méritons, nous l'obtenons. Nous sommes en mesure de faire ce que nous faisons parce que nous savons que cela va arriver. Nous ne sommes pas convaincu, nous savons ! Servir la lumière revient à servir l'infini. Telle est la loi scientifique irrésistible de la création par la pensée spirituelle, qui ne connait nulle exception. Seul l’instrument de transmission peut être imparfait...

 

"Lorsque vous ferez que les deux soient un, vous deviendrez fils de l'Homme. Et si vous dites : " Montagne, déplace-toi ! ", elle se déplacera."

Évangile gnostique selon Thomas

 

Décryptage

Le sentiment, pouvoir suprême de l’émotion humaine, est assimilable en la matière à la force de la prière, dont la force ne vient pas de la demande, de l’attente et de l’espérance, mais de la certitude confiante de sa manifestation déjà réalisée. Cette certitude vient du cœur, non du mental, ce qui s’appelle la compassion dans sa conception la plus absolue. C’est ce que nous dit le verset 106 de l’Évangile apocryphe selon Thomas : " Lorsque la pensée et l’émotion n’en font plus qu’un, vous commanderez à la montagne de se déplacer et la montagne se déplacera. " , ainsi que le verset 48 : " Si les deux (pensée et émotion) font la paix (entre elles) dans cette maison (nous-même) … elles commanderont à la montagne ". Et dans la Bible du roi Jacques, plus précise dans sa version initiale que celle modifiée au IV° s. au même titre que la traduction restrictive de l’Évangile de Saint Marc citée précédemment, l’Évangile selon Jean (ch. 16 verset 23/24) donne la clé : " Tout ce que vous demanderez franchement et directement en invoquant mon nom vous sera donné ;  jusqu’ici vous n’avez pas fait cela. Demandez sans motif caché (sans juger de ce qui est vrai et de ce qui ne l’est pas)) et soyez entouré par votre réponse. Soyez enveloppé (ressentez) par ce que vous désirez et votre joie sera parfaite. " C’est en ressentant à partir du résultat, en ressentant que notre demande s’est déjà produite, que notre intention est réalisée.

 

L’attitude confiante

Si nos intentions conditionnent notre futur, un futur potentiel, il reste cependant à le manifester concrètement dans notre présent, ce qui suppose d’une part d’emprunter avec volonté, assiduité, cohérence et persévérance le bon chemin, d’autre part de faire preuve de foi, de confiance et de gratitude. Car si la volonté est actionnée simplement par l’ego-mental, comme la fuite d’une situation présente qui ne nous convient pas, d’un manque qui nous frustre ou désespère, elle se traduira sur le plan émotionnel par le doute, un manque de fermeté ou de l’entêtement, ce qui ne pourra pas influencer profondément la matière tout en générant des contreparties négatives *, le sentiment de lutte générant la lutte. C’est comme lorsque nous plantons une graine dans le sol. Soit elle ressemble à n'importe quelle autre graine, apparemment sans force de vie en elle. Soit nous la mettons dans le sol avec confiance et certitude, et, au bon moment, elle commence à pousser. Nous savons en toute quiétude ce qu'elle va donner. La nature est malléable. Elle se plie toujours à l’idéal considéré comme un fait accompli. Quant au facteur temps, ce dernier est une illusion introduite par le logiciel temporel du cerveau, que nous avons nourri sinon gavé à satiété. Dans le monde physique quantique, les contraintes propres à notre réalité en 3-D ne comptent pas. C'est même tout l'inverse : moins nous agissons, plus nous recevons. Nous pouvons raisonnablement envisager la possibilité que tout survient instantanément dans la réalité quantique, voire qu'un événement futur se lie à un événement du présent ou du passé par régression temporelle. Aussi les événements que nous observons se conforment à nos attentes et croyances personnelles sur ce que sont " réellement " les choses. Ce n'est que notre mental, avec son biais perceptuel du codage temporel, qui voit les événements se dérouler graduellement.

* La réalité tangible d'une situation présente (maladie, solitude, difficultés financières...) est certes objective, mais elle n'est pas représentative de notre identité profonde. En changeant le contenu du programme mental qui s'y rattache et qui nous conditionne lourdement sur le plan émotionnel (jugement, culpabilité, peur), nous reprenons la maîtrise de notre force (potentiel) intérieure et de création de la vie que nous désirons.

L'inspiration vient du fait de retourner vers ce grand champ de Conscience – le champ de l'Esprit - et d’assurer, par l’imprégnation et l’ajustement, le mécanisme de connexion avec le pouvoir de notre intention qui y est relié. Alors ce qui semblait être un risque, car hors des conventions et sentiers battus, devient le chemin que nous nous sentons " obligé " de prendre, comme une nécessité vitale. C’est pourquoi lorsque nous plantons des idées, des intentions et des pensées justes dans notre mental déconditionné, il nous appartient de le faire en totale confiance, sachant que seule la perfection en surgira. À mesure que notre confiance devient forte et inébranlable, ces pensées, intentions et idées constructives commencent à grandir et à se développer. De cette manière, nous pouvons les accomplir. C'est ce pouvoir intérieur en chacun qui fait le travail. Comme la métaphore de l’" effet papillon* ", qui voit un simple battement d’ailes pouvoir déclencher une tornade à l’autre bout du monde. Le papillon, c’est chacun de nous à travers nos choix, nos pensées, nos actions. Comment savoir alors si l’énergie que l’on met en mouvement va dans le " bon " sens, car après tout nul n’a envie de déclencher des tornades ? Tout simplement en se posant la question suivante : " Quelle est mon intention ? ".

* Le concept découle d’une conférence faite en 1972 par le météorologue états-unien Edward Norton Lorenz (1917-2008) à l'American Association for the Advancement of Science, dans laquelle il expliquait qu'une modification infime des conditions initiales, par exemple le battement de l'aile d'un papillon, pouvait modifier radicalement l'évolution météorologique voire créer un ouragan. C’est le modèle chaotique, dit Théorie du chaos, démontrant la limite de prévisibilité des états finaux (en météorologie notamment), qui peuvent être connus sans qu’on sache par quel chemin on y arrivera. S'il n'est pas scientifique de prétendre qu'une petite modification de cette nature peut créer un ouragan, l'énergie dégagée par le papillon étant dissipée avant d'avoir pu produire un effet de grande amplitude, la volonté tenace et la foi mises par l’être humain dans ses intentions peut en revanche soulever des montagnes, telle la parabole du Christ l’enseigne (Matthieu, 17,19).

Notre centre créateur intérieur possède toute la sagesse et l’expérience du monde, car nous sommes inter relié au grand champ de conscience universel, la matrice énergétique, qui est au-delà de notre matrice limitante car falsifiée *, celle de la 3-D. Il nous appartient, une fois la demande formulée et devenue cohérente par sa répétition comme programme mental compte-tenu de la neuroplasticité du cerveau, de nous retirer, de lâcher prise, de se relaxer, sans plus penser à notre problème, et d’attendre tout simplement la réponse qui viendra en temps, au bon moment, et lieu. Le doute est humain, et le meilleur moyen pour le surmonter est d'avoir confiance et d'avoir foi, certitude dans le fait que nous sommes en de " bonnes mains ", de savoir que nous en sommes en sécurité. C'est le sentiment d'unité avec l'Univers qui le procure, la  paix du cœur, ce qui suppose un travail constant pour passer du doute *² à la confiance. Le doute finit par passer, comme toutes les choses passent. La bonne question à se poser lorsqu'il se présente n'est pas sur le fait que quelque chose ne semble pas fonctionner, mais sur le pourquoi de ce doute. Ne sommes-nous pas tout simplement en train par nos programmes mentaux de créer cette réalité contraire à notre intention pourtant exprimée ?

A partir de là, il nous appartient de faire attention à ce que notre esprit nous suggère de faire, à suivre notre " petite voix intérieure ". C'est sans aucun doute le chemin le plus court à emprunter pour obtenir ce que nous désirons, même si cela peut apparaitre irrationnel.

* Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

Le doute est propre à l'ego-mental, indispensable à l'homme dans sa conduite quotidienne. Aussi douter n'est pas en tant que tel absurde, bien au contraire. Il s'agit simplement de contrôler les effets délétères du doute que sont la peur, le découragement, l'irritation, la colère... par la maîtrise émotionnelle en la nourrissant de confiance en notre Soi supérieur.

Créateur de sa vie, le " secret "

Compte-tenu du fonctionnement dual de la vie basé sur les apparents contraires et opposés (Cf. La dualité décodée), dès que nous décidons qui nous sommes, ce que nous sommes, ce que nous choisissons d'être, tout ce qui s'en écarte vient occuper notre espace. Ceci peut apparaitre paradoxal et contradictoire dans la compréhension du mécanisme de l'acte de création, qui veut que l'homme attire à lui par la pensée émise et l'émotion ressentie la manifestation de son/ses intention(s). Cependant, l'acte de création reflète ce que l'homme est, dans sa cohérence intérieure, et non ce qu'il fait pour le réaliser. C'est ce reflet, découlant de son choix intérieur profond, de son aspiration authentique, qui en permet la manifestation tangible sous différentes formes qui, très souvent, échappent à ce qu'il aurait pu imaginer. Le corps et le mental ne font que traduire automatiquement le choix intérieur fait, son alignement avec son auteur, et son maintien dans la durée, quelles que soient les circonstances extérieures qui se manifestent ou se présentent, quoi que ce soit qui arrive.

C'est ainsi que fonctionne l'être humain dans son unité âme (émotion) - esprit (mental) - corps, clé du moteur de la création. Libéré des automaticités (instincts, réflexes, discernement basé sur l'intellect) à son désavantage, il " s'abandonne " à la guidance fluide, intuitive, de la vie. Aussi il ne craint pas, il n'est pas déstabilisé par les circonstances et évènements contraires qui viennent se présenter à lui pour le faire douter du bienfondé de la réalisation de son/ses intention(s). Comme par exemple l'écoulement d'un temps " anormalement " long, ou un état/une situation déjà guère " reluisante " et qui empire. Même s'ils ont l'apparence de la réalité dans son vécu quotidien, ils sont pourtant illusoires sur le plan de l'Absolu. Ils n'existent en fait que par rapport au champ relatif de son espace d'expression limité au champ terrestre, où une chose ne peut être que par rapport à une autre qui n'est pas (la dualité des apparences). C'est ce qui peut nous troubler, nous faire douter, si nous y accordons notre attention.

Cette règle du " jeu de la vie " dans la matière ne peut être maîtrisée que par la conscience de notre puissance créatrice en relation avec le champ universel *, autrement dit la foi, la confiance en notre potentiel créateur " divin ". En fait, l'inverse de ce que nous voulons être, soit les oppositions rencontrées, apparait automatiquement dans notre champ relatif d'expression pour le bien de l'évolution de notre âme, la conscientisation de la force universelle qui coule à chaque instant en nous, et que nous avons pour la plupart oubliée. Aussi leurs apparence et effet ne sont que temporaires si nous maintenons de façon déterminée notre esprit à ce que nous voulons être, et si nous cessons d'abandonner notre pouvoir créateur à nos peurs inconscientes.

Si ce à quoi nous résistons, la peur de notre grandeur, persiste, ce que nous regardons en face, cette même peur, disparait, et cesse alors de produire ses effets.

* Cf. Univers en partage

1

Conception de ce que nous choisissons d'être.

 

2

S'engager dans cet état d'être, le ressentir.

3

Maintenir cet état sans tenir compte des conditions ou circonstances extérieures rencontrées.

4

Permettre à la forme choisie de se manifester d'elle-même, à sa manière et en son temps.


La loi de gravitation énonce que tout point matériel dans l'univers attire un autre point matériel avec une force directement proportionnelle au produit de leurs masses et inversement proportionnelle au carré de leur distance. Ceci veut dire que d'autres forces entrent en jeu dans le fonctionnement de l'univers, pouvant expliquer le retard à la manifestation de la réalité attendue dans la mesure où notre résistance interne à l'état de flux du bien-être et de la confiance placée en lui entraîne une onde inverse d'énergie appelée la peur ou la lutte. Lorsque nous soutenons consciemment un désir ou une volonté, la réalité opposée, soit ce que nous ne souhaitons pas, se manifeste également. D'où l'importance du lâcher-prise et de la confiance. Mais qui dit retard ou phase d'ajustement ne dit pas pour autant absence. Nous créons bien par nos pensées la réalité à chaque instant de notre vie. C'est une loi universelle, qui fonctionne toujours, dans 100 % des cas, et dont nous pouvons nous rendre compte par l'observation aiguisée et la sensation de ce qui se produit dans notre vie, jour après jour : nouvelle suggestion de comportement, changement de notre mode relationnel, regard différent sur soi et les autres, attention plus sélective à ce qui survient (coïncidences favorables, rencontres inattendues, informations parvenant au bon moment) ...

Les phases d'ajustement

Le passage d'une situation à une autre, impulsé par la force d'une intention émise, peut se faire moyennant des étapes dites d'ajustement, d'autant plus lorsque nous sommes très éloigné de l'identité souhaitée. Elles peuvent prendre l'aspect d'événements à première vue inconfortables, " négatifs ". Pour autant, ils ont pour vertu l'enseignement de quelque chose qui se révèlera dans un second temps bénéfique et positif. Ils participent des conditions nécessaires à l'installation de notre nouvelle identité. Leur acceptation repose non seulement sur la bonne direction du cap établi, mais également sur la suspension de tout jugement et la suppression de toute attente générateurs de doute, de fébrilité, d'inquiétude et d'angoisse. Seuls la maîtrise du mental - pensée claire et soutenue - et le contrôle de l'émotionnel les permettent, et nous conduisent alors à considérer que ces phases d'ajustement constituent simplement le chemin le plus court pour arriver à l'endroit où nous voulons aller.

La véritable capacité générant le changement est une fréquence vibratoire qui émane de la sphère du Soi supérieur, soit la 5ème dimension de conscience. La plupart du temps, illusionnés par les artifices de notre matrice d'appartenance en 3-D, nous ne restons que des plagiaires de mondes déjà existants, donc d'un futur déjà réalisé. Aussi avons-nous à nous dépouiller de toutes nos croyances limitantes, de tous nos programmes qui nous rattachent à cette 3ème dimension afin de parvenir en 5ème dimension de conscience où nous serons aptes à imaginer notre réalité qui, alors, prendra forme. Car l’ancêtre de toute action est une pensée, issue d'une croyance à laquelle nous adhérons et que nous tenons pour vraie, alimentée par un sentiment lui-même issu de l’émotion cohérente procurée par cette pensée. Elle a de ce fait un caractère réflexif, pour déboucher sur une décision, consciente ou non. Nous sommes de puissants créateurs qui traduisons nos attentes en une forme physique, cette apparence extérieure étant la réplique de notre désir ardent intérieur. C'est le carburant de la création. Dans quoi puise la pensée ? Rien, ou ce vaste champ de conscience constitué d’informations qui constitue l’Univers ? En conséquence, toutes choses viennent à nous en vertu de l'attention que nous leur portons. Un modeste scribe peut renverser un empire par la force de son verbe créateur...

 

L'état de flux : les synchronicités

Pour nous ouvrir à d'autres réalités, il est indispensable de " cesser d'alimenter " notre esprit rationnel et cartésien, personnifié par l'ego-mental. Celui-ci doit pouvoir considérer des coïncidences foncièrement improbables, non pas comme des hasards, mais comme des messages provenant de notre subconscient que nous devons décoder, même si ceux-ci se révèlent lors de rêves. C'est pourquoi une succession de signes ou de messages symboliques deviennent des synchronicités, soit des événements qui à priori ne présentent pas de lien de causalité entre eux, mais dont l'association prend un sens pour celui qui les perçoit.

En considérant ces synchronicités comme porteuses d'un message provenant de notre subconscient, c'est-à-dire la partie individualisée de la Conscience supérieure, notre esprit rationnel devient capable par la symbolique d'associer des signes et des coïncidences à une problématique qui nous affecte au moyen de l'intuition, l'imagination, les métaphores, le langage des oiseaux, la symbolique des maladie, de la mythologie, des couleurs, etc. Nous finissons généralement de cette manière par découvrir dans nos mémoires-programmes la source de la problématique qui nous affecte.

Ainsi quelque chose de non-visible, telles les pensées et les émotions, peuvent engendrer des événements physiques, visibles ou palpables sous la forme d'une problématique matérielle, relationnelle ou de santé. À l'image de l'électricité qui fait tourner un moteur.

Si nous parvenons de cette manière à prendre conscience des pensées ou des émotions qui ont amené une problématique, en changeant notre façon de penser ou en laissant émerger nos émotions enfouies, nous finissons par la résoudre. Autrement dit, c'est lorsque nous parvenons à remplacer notre manière de penser cartésienne par notre esprit créatif, intuitif et imaginatif, en établissant une relation symbolique entre un événement, une personne, un objet... et une situation insoluble ou une expérience irrésolue, qu'il devient possible de débusquer le programme sous-jacent dans nos champs d'énergie qui génère la problématique.    Dès que nous acceptons de la voir comme une émanation de nos propres champs d'énergie, à cet instant précis nos champs entrent en résonance avec nos pensées que nous associons aux symboles. De ce fait, se crée une sorte de pont énergétique entre le sens que nous attribuons à ces symboles et la manifestation " physique " qui s'exprime dans une situation (par exemple : une chanson qui nous ramène à un événement du passé qui a généré une émotion). Lorsque l'ego accepte que la symbolique puisse supplanter l'esprit cartésien et rationnel, notre champ d'énergie se réajuste de lui-même et la problématique disparaît comme par enchantement.

Exemple de symbolique des signes (1) : la voiture.

Il est possible d'interpréter les fonctionnalités de la voiture dans notre monde réel, comme on interprète les symboles dans le monde onirique. Si nous acceptons que la voiture puisse symboliquement représenter notre chemin de vie, il est possible de décoder ce qui bloque dans notre quotidien.

Quelques exemples pour faire l'analogie entre la voiture et le chemin de vie :

- Les phares avants représentent les yeux, la vue, la façon de percevoir la vie et les situations.

- Les phares arrières, notre réaction à la façon dont les autres nous perçoivent.

 - Les portes, la façon dont nous accueillons et acceptons les événements ou la manière dont nous nous ouvrons aux autres.

 - Les rétroviseurs, la manière dont nous nous protégeons des autres, la méfiance d'autrui.

- Le carburant, notre énergie vitale, mentale, qui nous propulse dans notre vie.

- Les roues, notre chemin, notre avancement.

- Les freins, la facilité ou les difficultés à avancer.

- Le coté droit représente le masculin, l'ego, le contrôle, le père...

- Le coté gauche, le féminin, l'intuition, l'acceptation, la mère...

- L'arrière du véhicule symbolise le passé, et l'avant le futur.

Si par exemple nous avons l'habitude d'oublier de reboucher le réservoir après avoir fait le plein de carburant et de repartir, c'est que nous avons en nous une mémoire qui bloque l'énergie créatrice dans notre vie symbolisée par le bouchon. Plutôt que de pester contre notre étourderie " maladive ", nous remercions notre Âme de porter à notre conscient cette mémoire autobloquante. Elle est de ce fait libérée, et nous nous n'oublierons plus à l'avenir de refermer le bouchon, l'énergie créatrice coulant désormais dans notre vie. Autant dire que nous mettons ce faisant notre égo-mental en position de résistance, mais notre libération est à ce prix...

Exemple de symbolique des signes (2) : la bronchite.

La bronchite (ite = colère) se caractérise par l'inflammation de la muqueuse des bronches, conduits menant l'air de la trachée jusqu'aux poumons. Les bronches représentent la Vie, son espace vital, ses délimitations, le territoire plus particulièrement lié à son couple, à sa famille, à son milieu de travail. La peur peut se manifester lorsqu'il y a des altercations ou des disputes qui sont annonciatrices de conflits. Il y a un danger imminent, autrement dit, il y a de la prédation dans l'air.

La signification est que nous subissons certains événements sans broncher, comme engourdi, envouté, incapable de réajuster la situation. Nous pouvons avoir l'impression de manquer d'air, que les autres nous étouffent. 

Cette inflammation provoquant l'hypersécrétion bronchique – épaississant ainsi les glaires ou la " colle à air " –, nous montre que nous vivons de la colère, une frustration par rapport à des émotions refoulées, des paroles que nous avons besoin d'exprimer et de laisser sortir. Il existe un trouble intérieur, une perturbation qui nous empêche de manifester notre être véritable, notre souffle (partager les informations)... Il s'agit souvent de l'ambiance familiale, qui est chargée de tension, de silences, de mensonges (les non-dits). Or le souffle est une force qui véhicule l'information. Elle est l'énergie " noire ", cette force faible qui, lorsqu'elle est entravée ou réprimée, peut causer l'inflammation, le " mal à dire ".

En parvenant à trouver une réponse à notre questionnement, et en acceptant cette réponse comme notre vérité, la déprogrammation dans notre ADN se réalise quasi-instantanément, ce qui génère automatiquement une modification de nos champs d'énergie. Ces champs d'énergie, du fait de leur mutation, expriment dès lors une nouvelle réalité (toujours à notre avantage) où cette problématique s'est résolue, sans que nous ayons à intervenir de quelconque façon dans " la matière ", sans que nous essayons par notre ego-mental de trouver une solution pour résoudre le problème. La problématique n'est rien d'autre que l'expression de la résistance de l'ego.

Grâce à l'imagination, capacité innée de l'Esprit, du Soi supérieur, nous avons chacun le don en tant qu'individu de générer de nouvelles circonstances de vie qui nous deviennent propres. Ce sont les champs de possibilités multiples décrites par la physique quantique. Ils se démarquent et se séparent des croyances dualistes et erronées de l'égrégore humain, dès lors que le contrôle de l'ego est complètement neutralisé. Se produit à ce moment-là la déprogrammation des anciens programmes-mémoires dualistes * inscrits dans l'ADN et un nouveau champ de possibilité s'exprime alors, à travers l'ADN reprogrammé. Il devient bénéfique pour celui qui a appris à lâcher le contrôle du mental.

* La peur, la colère, la vengeance, la méchanceté, le rejet, l'ignorance, le déni, la jalousie, l'arrogance, l'orgueil, la culpabilité… mais aussi le dévouement, l'admiration, la vénération, la dévotion, la charité, le sacrifice, le mérite, l'attachement, etc.

L'ADN reprogrammé engendre ainsi un nouveau chemin de vie et déroule celui de notre futur. Nos nouveaux champs d'énergie structurent et combinent les flux moléculaires pour obtenir la création de nouvelles circonstances de vie. Par cette alchimie, notre univers quotidien généré par ces nouveaux champs énergétiques est constamment enveloppé et pénétré par des mouvements fluides d'énergie rayonnante, qui provoquent un constant changement dans la matière solide, à l'image du flux et reflux de l'océan modulant et modifiant en permanence l'apparence d'une plage de sable.

Il est évident que ce n'est plus l'égo, le mental, le vouloir, qui décide du déroulement des choses, mais il s'agit bien de notre Conscience supérieure - le Soi supérieur accessible par l’Âme (ré)unifiée - qui, lorsque notre égo le lui permet, convertit à travers nos champs d'énergie la réalité que nous percevons. Le rôle de l'égo intègre un nouveau paramètre qui remplace le " je veux – je ne veux pas " par l'acceptation totale du flux de la vie. Aussi, pour arriver dans cette nouvelle dimension de conscience, " Est-ce que je lutte ou est-ce que j'accepte " reste la seule alternative au libre arbitre que l'égo peut encore s'offrir pour aboutir à ce nouveau palier de conscience et finaliser sa transformation. Nous apprenons ainsi à façonner notre nouvel univers, en laissant simplement l'Âme agir (" la magie ").

La synchrodestinée

L'enseignant spirituel indien Deepak Chopra pense que l'homme peut, à partir d'un corps sain alimentant un psychisme puissant et dynamique, vivre plus harmonieusement dans le flux du temps. Il peut ainsi saisir les phénomènes de synchronicités *, comprendre le sens profond qu'ils révèlent, et apprendre à se connecter avec un champ de possibilités infinies, son " Soi ". Il en découle par sa création, assise sur son intuition, la réalisation de ses désirs. Pour ce faire, il doit apprendre à intégrer la structure de l'univers au sein duquel il interagit, et les trois éléments fondamentaux sur lesquels il se base :

- La réalité matérielle, domaine de l'existence physique, des objets et des événements ;

- La réalité quantique, règne de l'esprit où la matière et l'énergie interagissent ;

- La réalité virtuelle, règne de l'esprit qui se trouve au-delà de l'espace et du temps, véritable origine de l'univers.

* Cf. L'état de cohérence.

 

 

Dans notre univers de 3ème dimension, champ dual et de ce fait terrain d'expérience de prise de pouvoir et de ce fait d'énergie, nous avons appris à croire au pouvoir du " JE ", le mode " Service de Soi ", à même de générer et de gérer matériellement nos besoins de survie, de sécurité et de possession. C'est ce qu'enseignent la majeure partie des auteurs sur la Loi universelle d'Attraction. Cependant, la réalité est que notre représentation de l'univers s'anime et fonctionne à travers nos mémoires-programmes d'incarnation logés dans notre ADN et dans notre subconscient, les jeux de rôle de chacun propres au Moi immature (bourreau, victime, sauveur) permettant ainsi de réaliser le grand jeu collectif de l'involution propre à cette dimension de réalité limitée et sous contrôle *.

En effet, utiliser la Loi d'Attraction afin de créer l'abondance à son propre profit implique forcément de " subtiliser de l'énergie dans les basses fréquences " au détriment de quelque chose ou de quelqu'un. C'est ce que nous nommons " prendre le pouvoir ", à ne pas confondre avec " reprendre son propre pouvoir ". C'est ainsi que l'argent et la sexualité détournés de leur vraie nature sont utilisés comme vecteurs de prise de pouvoir, empêchant l'évolution naturelle de l'humanité par les jeux de domination en découlant : assujettissement, prédation, séduction. Leurs caractéristiques - corruption, chantage, mensonge, humiliation ... - font en effet partie des outils de prise (vol) d’énergie pour déclencher la peur, la colère et frustrations de toutes sortes " chez l'autre ou les autres ". Dans la sphère émotionnelle, ces basses fréquences développent des réactions inconscientes de soumission, d'acceptation, de résignation, permettant à l’ego d'accepter une illusion générée par un déséquilibre énergétique comme étant une " réalité légitime ". Ce déséquilibre énergétique crée chez l'individu " volé de son énergie " une panoplie de frustrations telles que l'attachement, la culpabilité, l'impuissance, l'insatisfaction... Elles engendrent de ce fait forcément un manque, un besoin.

Au travers des convictions-croyances erronées de la psyché de l'humain dominé par l'égo, ce déséquilibre est constamment confondu avec le manque d'Amour, qui est une énergie d'équilibre présente dans la Création  afin de permettre l’Évolution. L'amour de soi est ainsi confondu en besoin de tendresse, de reconnaissance, de valorisation aux yeux de l'autre, l'individu essayant de se persuader de son bonheur " en gonflant son égo " à travers la compétition à l'argent, l'appropriation et l'accumulation de bien matériel ... L'homme à ce stade se situe simplement au premier palier de son évolution. 

Si beaucoup d'individus en font encore l'expérience à travers les différents aspects de la matérialité, n'ayant toujours pas réussi à se dés-identifier et se détacher de la vibration dense de la matière, le changement en cours d'état de conscience permet à d'autres de passer au mode " Service d'Autrui " - en tout cas de s'engager de manière résolue sur cette voie -, et ce par la guidance du Soi supérieur, l'Esprit universel, une fois leur âme réunifiée de tous les " alter " découlant de ses multiples expérimentations de la densité terrestre sous domination de la force involutive archontique *. Ils peuvent ainsi devenir serviteurs du Grand Plan de l'Évolution, et sortir du cycle involutif. Notre égo a alors pour vertu principale de doser et densifier le flux d'énergie afin de " construire une personnalité " adaptée à l'univers dans lequel nous sommes appelé à évoluer. Seule la Voie Christique, celle de l'Ascension *², est la véritable voie de l'abondance.

* Cf. Compréhension structurelle de la Matrice asservissante.

Cf. Le chemin de l'Ascension.

*³ Cf. Comprendre et apprivoiser la prédation.

 

" Devenez à l'image de l'intention et vous pourrez créer tout ce que vous contemplez. Lorsque vous ne faites plus qu'un avec l'intention, vous transcendez votre égo pour devenir un esprit universel créateur de toute chose. "

 Wayne W. Dyer - Auteur états-unien (1940/2015), Le Pouvoir de l'Intention

 

" Rien au monde ne peut remplacer la persistance. Ni le talent : rien n'est plus commun que les personnes talentueuses sans succès. Ni le génie : le génie non reconnu est presque un proverbe. Ni l'éducation : le monde est rempli d'épaves éduquées. Seules la persistance et la détermination sont omnipotentes."

 Calvin Coolidge - Homme d’État états-unien (1872/1923)

 

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