La formulation de ces clés n'engagent que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Qu'est-ce que la Vérité ?

La vie est une passion. Seule la passion promeut l'action. La recherche de la Vérité, avec les risques dangereux qu'elle comporte, est une passion, la plus exigeante, la plus dévorante des passions. Il n'y a pas de maître s'il n'est passionné. Sa recherche est chose difficile tant nous avons été conditionné à la travestir, à la mettre au service de notre petit moi, le mode " Service de soi ".

En effet, la première loi d'un monde chaotique, animé par le mouvement cyclique propre à la dualité des apparentes oppositions, différenciations, est que la vérité est différente pour chacun. La vérité est multiple. Elle maintient que chacun est séparé et possède un ensemble de pensées spécifiques qui le distingue des autres. Elle établit ainsi la croyance qu'il y a une hiérarchie d'illusions, certaines semblant à un instant avoir plus de valeur et apparaissant de cette manière vraies. Jusqu'à leur remise en cause et leur substitution par d'autres. Il n'y a cependant qu'une seule interprétation possible, celle embrassant la totalité, le Tout unifié !

 

" J’exige la connaissance de la Vérité ; n’en connaissant pas le chemin, j’accepte toutes les tribulations qui devront être affrontées sur la route. "

Docteur Thérèse Brosse (1902/1991)

 

Des croyances

Une croyance est le fait de croire, d'adhérer à quelque chose ou à quelqu'un. Selon le philosophe Alain, toute croyance " est une certitude sans preuve ". Croire c'est tenir pour vrai, estimer que cette chose ou cette personne est véritable ; c'est être convaincu, persuadé de sa réalité, de sa vérité, de son existence. C'est, par conséquent, accepter entièrement, c'est avoir la foi, c’est-à-dire avoir une adhésion ferme de l'esprit à une vérité révélée. C'est un ensemble de principes auxquels on adhère, vus sous l’angle de valeurs morales. Toute intrusion d’autres croyances est perçue comme une menace. La vérité représente pour chacun la qualité de ce qui est conforme à la réalité, la conformité de l'idée à son objet. Et, dans l'esprit des êtres, la réalité est le caractère de ce qui a une existence réelle, de ce qui existe. Ainsi la croyance dans la réalité du temps linéaire et de sa décomposition entre passé, présent et futur ; ou encore dans l’existence du bien et de son corollaire, le mal. Ce sont des croyances dites racines, et elles déterminent toutes nos attitudes, à l’égard de la maladie et de la santé, de la richesse et de la pauvreté, des relations entre les races, des conflits religieux, de notre réalité psychologique intime…

Pour autant, l'homme sage sait que sur cette Terre, nul ne peut atteindre la réalité universelle de la vie et des choses, parce que la conscience des hommes est trop rétrécie, trop fermée, par-delà son orgueil et ses certitudes. Si l'homme essaye d'atteindre la vérité, il doit savoir qu'il ne pourra qu'en approcher certains aspects, et ce par une approche personnelle, plus ou moins intellectuelle, plus ou moins émotionnelle, plus ou moins expérimentale.

Dans ce vaste ensemble des croyances se trouvent les mythologies, les philosophies et les religions, les croyances dites tribales, l'ésotérisme, les croyances scientifiques, politiques, sociales, et celles touchant à tous les aspects de la vie pratique (médecine, méthodes thérapeutiques, méthodes d'alimentation, organisations de vie sociale, etc.). Il n’est qu’à voir combien de gens affirment telle chose dans tel domaine, par projection et sentiment, sans même chercher à obtenir des informations pour étayer leur dire.

Pourquoi la science est une croyance ? Parce que, déjà, croire ou ne pas croire en la science est une croyance. Mais surtout parce que, parmi les scientifiques, différentes croyances existent à travers les interprétations des analyses, mesures, calculs, surtout dans la science fondamentale, où de véritables débats d'école existent. Le scientifique base sa croyance sur le mental, le raisonnement, l'analyse, la synthèse, le rationalisme, la démonstration, l'expérimentation concrète pour trouver des lois synthétiques explicatives de l’univers, et former ainsi une vision d’un univers mécanique, autrement dit un dogme déterministe. Il ne peut en être autrement, sinon ce serait donner crédit à une vision pour partie métaphysique de l’univers. Force est de constater que, malgré ces précautions, la science, qu'elle soit fondamentale ou expérimentale, remet en question régulièrement, dans son évolution, ses théories, ses conclusions, ses résultats.

Le philosophe se base quant à lui sur des concepts, des raisonnements purement analytiques, pour ramener les réalités humaines à des principes. Ils ne sont pas démontrables comme ceux du scientifique. Le philosophe recherche plutôt des solutions pour améliorer le sort de l'homme sur la Terre, lui donner des règles de comportement pratiques ou sages, lui proposer une éthique de vie. Il peut également aborder les grands mystères de la création, et proposer des idées, des solutions. Sa démarche reste mentale, ne pouvant aller plus loin.

Le religieux base sa croyance sur la foi pour exprimer sa théologie, qui généralement ne peut être remise en question par lui-même. Il l’exprime aussi sur l'émotionnel, l’envolée mystique. L'ésotériste quant à lui propose une méthode, un support, des formules et des explications. Il base sa croyance sur le mysticisme, la révélation, l'expérience personnelle, notions qu'il ne peut faire partager à autrui. Il dépasse la conception mentale pour atteindre la conception intuitive et expérimentale abstraite. Il peut aussi réagir à travers l'émotionnel, l'émotion, l'intuition, le besoin, et rejoindre ainsi le religieux. S’il donne une règle, un procédé, un moyen, le travail reste cependant à faire chez l'autre.

Et d’autres mouvements divers * ont basé ou basent leurs croyances sur leurs spécificités, sans parler des sectes *², ces mouvements marginaux et dirigistes où les adeptes sont amenés à croire les dires d’un ou plusieurs êtres ayant sur eux une emprise psychique importante, les privant plus ou moins de leur faculté de penser et d’agir librement.

* Mouvements d'origine ancienne, tels que le Zoroastrisme, le Manichéisme, le Gnosticisme. Divers mouvements et écoles ésotériques tels que l'Orphisme, l'Hermétisme gréco-égyptien, le Néo-pythagorisme, le Néo-platonisme, le Celtisme. Dans le christianisme nous y trouvons le Compagnonnage, le Panthéisme, le Martinisme. Dans l'ésotérisme, certains mouvements connus tels que la Rose-Croix, la Franc-Maçonnerie (dans son esprit d'origine), le Néo-occultisme, la Golden Down.

En Orient le mot " secte " est aussi neutre que le mot " assemblée " chez nous. De même le mot " gourou " ou " guru " qui y est associé est aussi neutre que " maître à penser " ou " guide " dans notre société. Les sectes couvrent quatre catégories : apocalyptiques, guérisseuses, néo-religieuses, diverses. Quelques sectes particulièrement connues : la Science chrétienne, la Scientologie, le mouvement Moon, le mouvement Raëlien, le Mouvement du Temple solaire.

Cf. en complément La nouvelle religion universelle.

De l'ésotérisme

L'ésotérisme, exprimé sous forme d’axiomes, de sentences, de principes, de symboles ou d’aphorismes, regroupe un grand nombre de disciplines : l'alchimie (pratique spirituelle) ; l'astrologie (influencielle, symbolique, philosophique) ; la divination (médiate, directe ou voyance) ; l'hiérurgie (artisanale telle que le compagnonnage, royale telle que les arts martiaux) ; la magie (naturelle ou physique, rituelle, inférieure, supérieure) ; la médecine occulte (alchimique, astrologique, chamanique, chinoise, hermétique, magique et magnétique, naturelle telle que par les plantes, spirituelle telle que par les prières) ; la talismanie (technique permettant à partir d'un support matériel, papier, parchemin, cuir, bois ou métal, de créer un appui symbolique en liaison avec des préliminaires astrologiques très précis, afin de modifier, contrebalancer ou provoquer les évènements souhaités par le demandeur) ; l'herméneutique (interprétation des signes de la nature, exégèse des textes et œuvres sacrées) ; l'initiatique (tribale, mystique telle que les sociétés secrètes, spirituelle telle que les états supérieurs de conscience) ; la métaphysique (cosmogonie, cosmosophie, eschatologie cosmique, théogonie, théosophie, anthropogonie, anthroposophie, eschatologie individuelle) ; la science des cycles (les âges du monde, les âges de l'humanité, le calendrier) ; la science des lettres et des noms (stéganographie ou cryptographie occulte, kabbale phonétique ou science des sons, étymologie occulte, science des formules et calligraphie) ; la science des mouvements (astrosophie, harmonique ou musique, kymatique ou cinématique) ; la science des nombres (arithmologie, arithmosophie) ; la science des prodiges (para doxographie ou science des faits merveilleux, science des présages) ; la symbolique.

Son signe est le geste de main avec l’index et le majeur levés, signe de paix (Cf. image). C’est celui que l’on retrouve avec le Christ-Jésus et le Bouddha, celui d’une Parole au deuxième niveau, celle d’un sens caché qui ne s’acquiert que par l’initiation à la profondeur de la Connaissance (le premier étant l’enseignement exotérique).

À part la science, les croyances ne sont pas liées à un raisonnement exclusivement logique ou analytique, mais à des émotions intenses au-delà de l’approche analytique. Elles traduisent la façon dont nous percevons personnellement la vie, l'évolution, le cosmos, l'univers, dans notre conscience, en fonction de nos possibilités de conceptualisation, de nos besoins, de notre émotionnel ou de notre état mental du moment. C’est une émission personnelle de ce que nous pensons de ce qui est, de ce qui existe. Et c'est parce que cela correspond à un schéma purement personnel que les hommes sont si prolifiques dans leurs croyances.

Autant les énergies subtiles que nous recevons sont immuables car faisant partie de la Nature de l'Univers, autant les croyances se modifient dans le temps, dans la géographie et en intensités, en fonction du développement psychique, mental et émotionnel de l'homme. C'est pourquoi les croyances peuvent être négatives et entraîner les individus vers des comportements outranciers, sectaires, violents, etc. Ou elles peuvent être positives dans la mesure où elles agissent en tant que béquilles nécessaires au développement des êtres, ces béquilles pouvant être différentes suivant le développement de l'individu et suivant le moment. Les croyances peuvent être également positives lorsqu'elles permettent à ces individus d'agir dans le sens du développement des valeurs, des qualités, de la morale, de l’éthique *, à travers leurs rituels, leurs contraintes même.

* La morale est constituée par les règles, consignes et idéaux conçus par un groupe humain (nation, société, religion…), qui en évalue, juge et sanctionne l’application. À titre individuel, elle est l’expression de vertus intégrées à la conscience, consistant à préserver en toutes circonstances l’unité et la fraternité. L’éthique est cette capacité à concevoir au plus profond de soi le choix à faire, qui est alors évalué, jugé et sanctionné par sa propre conscience. Elle varie de ce fait d’un individu à un autre. Comme l’indique Kant, il s’agit " d’agir toujours de façon que le fond subjectif de nos actes soit la loi universelle ".

Quoi qu'il en soit, les croyances influencent quotidiennement notre comportement, tant par rapport à nous-même, dans notre relation à nous-même, que par rapport à autrui, dans notre monde familial, professionnel et social. Il faut avoir le courage d'admettre que nos croyances ne représentent pas une vérité, mais qu’elles sont des moyens, des élans du cœur, dont nous nous dotons nous-même pour approcher une certaine vérité de ce qui existe, d'une manière cependant bien relative. L'être croit souvent par influence (famille, groupe, société, pays), par conviction personnelle, par peur d'être mis à l'écart, par intérêt. Mais l'être a besoin de croire. Il ressent inconsciemment ou confusément l'appel de l'Univers qui est en lui, dans lequel il baigne. Il cherche à comprendre ce qu'il est dans cet Univers, ce qu'il y fait, et pourquoi.

Aussi la croyance dite spirituelle, laïque comme religieuse, est une des notions les plus importantes pour que l’Homme se sente protégé. Toute croyance est établie à une époque donnée, en fonction du développement spirituel qui lui est propre, et des caractéristiques propres de la situation géographique et culturelle où elle est née. Aussi loin que notre histoire peut nous faire remonter le temps, l'homme a éprouvé le besoin de croire en quelque chose de supérieur, et de le manifester, sous la forme d'habitudes, de rituels, de pratiques, d'actions. Dans notre partie occidentale du monde, les premières croyances sont appelées mythologies, puis sont apparues les philosophies, qui continuent à se développer, puis les grandes religions monothéistes.

Mais alors comment garder sa croyance intacte et la défendre devant cette incroyable liste de croyances différentes ? Où se situe la vérité ?

La vérité est dans la qualité de la conscience, respectueuse de la vie dans toutes ses formes, dans l’aspiration au sens, dans l'ouverture d'esprit et l’absence de certitudes comme de dogmes, dans l'élévation constante du comportement, dans l'intelligence d’un cœur authentiquement respectueux et aimant, dans une voie de liberté intime et personnelle. Le reste n'est que béquilles provisoires. La vérité ne peut s'approcher que dans les plans subtils de l’Univers, en abandonnant les rives de la science, de la religion et de la philosophie pour naviguer à la seule boussole de ses étoiles. S’il y a uniformité, elle doit être dans la qualité pérenne de notre conscience et de notre comportement. L'homme est en constant apprentissage à travers des possibilités diverses qui correspondent à des sensibilités diverses et à des cheminements divers dans son évolution. L'homme est appelé à ne plus dire " Je crois " mais " Je sais ". Il sera enfin passé de la croyance à la Connaissance, la " Co naissance ", cette opération de vie et cette manière de naître, voie royale car digne de mener à la Vérité. Celle qui lui permet de conjuguer de manière harmonieuse, par la contemplation et l’admiration, sa singularité existentielle avec l’unité de l’Univers et Son Créateur.

De l’opinion commune et de la paresse intellectuelle

" Ce que l'on appelle l'opinion commune est, à y bien regarder, l'opinion de deux ou trois personnes ; et nous pourrions nous en convaincre si seulement nous observions comment naît une telle opinion. Nous verrions alors que ce sont deux ou trois personnes qui l'ont admise ou avancée ou affirmée, et qu'on a eu la bienveillance de croire qu'elles l'avaient examinée à fond ; préjugeant de la compétence suffisante de celles-ci, quelques autres se sont mises également à adopter cette opinion ; à leur tour, un grand nombre de personnes se sont fiées à ces dernières, leur paresse les incitant à croire d'emblée les choses plutôt que de se donner le mal de les examiner. Ainsi s'est accru de jour en jour le nombre de ces adeptes paresseux et crédules ; car une fois que l'opinion eut pour elle un bon nombre de voix, les suivants ont pensé qu'elle n'avait pu les obtenir que grâce à la justesse de ses fondements. Les autres sont alors contraints de reconnaître ce qui était communément admis pour ne pas être considérés comme des esprits inquiets s'insurgeant contre des opinions universellement admises ou comme des impertinents se croyant plus malins que tout le monde. Adhérer devint alors un devoir. Désormais, le petit nombre de ceux qui sont capables de juger est obligé de se taire ; et ceux qui ont le droit de parler sont ceux qui sont absolument incapables de se forger une opinion et un jugement à eux, et qui ne sont donc que l'écho de l'opinion d'autrui. Ils en sont cependant des défenseurs d'autant plus ardents et plus intolérants. Car ce qu'ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n'est pas tant l'opinion différente qu'il prône que l'outrecuidance qu'il y a à vouloir juger par soi-même — ce qu'ils ne font bien sûr jamais eux-mêmes, et dont ils ont conscience dans leur for intérieur. Bref, très peu de gens savent réfléchir, mais tous veulent avoir des opinions… "

Arthur Schopenhauer - Philosophe allemand (1788/1860), L’Art d’avoir toujours raison.

Le piège illusoire

Nous vivons par symboles, c'est-à-dire les noms, appellations, que nous attribuons aux choses et créatures que nous voyons ou imaginons. Chacune est ainsi une entité séparée, identifiée par son propre nom. De ce fait, elle se trouve retranchée de l'unité. Par les attributs que nous lui attribuons, positifs comme négatifs, nous accentuons l'espace qui l'entoure. C'est cet espace qui traduit notre perception du monde. En réalité, cet espace est vide, il n'y a rien. Nous pensons avoir donné la vie dans la séparation. Par cette division, nous pensons être établi comme unité fonctionnant avec une volonté indépendante. En fait, en ayant nommé quelque chose dotée de signifiant, nous avons établi une cause d'effet véritable, avec des conséquences qui lui sont inhérentes. Nous avons établi une réalité faite de vision partielle, délibérément dressée contre la vérité donnée. Son ennemie ne peut alors être que l'entièreté, menace à sa spécificité. Telle est la somme de l'héritage que le monde attribue, pour le résultat que l'on connaît. Ce n'est qu'une phase transitoire pour le chercheur de vérité. Une fois l'imposture démasquée et comprise, il continue à utiliser les noms et symboles décrivant le monde des ténèbres, mais ne les accepte plus comme sa réalité. Il sait désormais que la création a un seul Nom, une seule signification, une Source indivisée qui unifie toutes choses en Elle-même.

Qu'aurions-nous pensé des vérités suivantes au moment où elles furent proposées, à rebours de la croyance établie d'alors ?

Galilée

(1564/1642)

La Terre est ronde

Philippe Semmelweis

(1818/1865)

Prophylaxie

Jules Verne

(1828/1905)

Voyage vers la Lune

Léonard de Vinci

(1452/1519)

Croquis futuriste


En résumé, l'orthodoxie religieuse, le matérialisme scientifique, la foi aveugle, le scepticisme et l'ignorance sont les poisons empêchant la manifestation de la Vérité !

Tradition et tradition

Si la Tradition (avec un grand T) caractérise l'initiation à l'enseignement de la Vérité dissimulée à la connaissance vulgaire, accessible au chercheur de vérité suite à son dépouillement tant intérieur qu'extérieur telle que l'enseigne la quête alchimique *, les traditions (avec un petit t) caractérisent les comportements mécaniques qui désignent la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, soit trans " à travers " et dare " donner ", " faire passer à un autre, remettre "). Cet héritage immatériel constitue généralement le vecteur d'identité d'une communauté humaine, notamment décliné sous forme de valeurs, us et coutumes. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective - le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l'enrichir -, socle de l'action institutionnelle tant politique que religieuse. 

Il en découle que les traditions qui se traduisent par des habitudes, mœurs, obligations …, perpétuent le passé dans le futur, contribuant ainsi à maintenir en place la matrice de 3ème densité basée sur le temps linéaire, limité *². Tant que l'être humain ne s'attache pas à déconstruire tous ses programmes qui le lient à cette matrice, il ne peut par l'élévation de sa conscience résonner d'une nouvelle fréquence vibratoire lui offrant les clés d'extraction de sa prison. Elles sont logées tant dans son inconscient que dans son ADN. 

* Cf. Le chemin alchimique.

Cf. La falsification de la réalité en 3-D.

 

Les leçons de l'histoire

Toutes les découvertes, qu'elles soient philosophique, scientifique ou autre, ne peuvent être considérées que comme un stade, une étape dans l'histoire de l'humanité, et non comme une découverte de la vérité. Elles peuvent certes être ponctuellement justes, servant d'étalons pour attirer l'attention sur de nouveaux concepts. Cependant, parce qu'elles sont influencées et porteuses des caractéristiques culturelles de la société dont elles sont le produit tout en les façonnant, elles ne peuvent se substituer aux symboles de la nature et de l'univers, qui forment une chaîne ininterrompue jusqu'aux Temps dits anciens.

L'Occident n'a pas fait l'histoire du monde ni de l'Homme, pas plus l'Orient. Une grande religion n'établit jamais ses fondements sur du sable, mais résulte d'une autre plus ancienne ou même de plusieurs autres, qui elles-mêmes sont l'expression de pratiques rituéliques incluant purification et prières, et qualifiées de " païennes " *. L'approche scientifique empirique se concentre sur l'exploration des aspects quantitativement mesurables de l'environnement physique en ignorant les enjeux de l'esprit et de l'âme, soit le libre arbitre de l'être humain dans ses choix et la mise en œuvre d'engagements issus de valeurs qu'il considère comme fondamentales. De ce fait, tout système de connaissances, quels que soient la société et les " grands hommes" qui l'ont engendré, est par nature limité. La vérité comporte toujours deux pôles, deux aspects complètement opposés qui existent dans le même espace. C'est pourquoi il convient de ne pas partir du principe que ce qui nous oppose n'est pas bon pour nous. C'est peut-être juste l'inverse. Plutôt que d'opposer ces aspects antagoniques, il serait judicieux de les considérer comme complémentaires.

* Cf. Sorciers, mages, médiums, chamans, druides..., " prêtres " expert(e)s en différents arts occultes comme l'astrologie, la magie talismanique, les exorcismes, la voyance, la nécromancie... On y côtoyait (comme aujourd'hui) le meilleur comme le pire, les prodiges ayant toujours fasciné les hommes illettrés et superstitieux.

Cf. Le modèle européen décodé (1) Un ADN impérial païen.

De la vérité historique

L'Histoire ne correspond pas toujours à l'idée que nous en avons, à la chronologie des faits enseignés qui fait logique à notre raison. Tout récit historique court en effet le risque d'être idéologiquement marqué par la prégnance culturelle inconsciente de son auteur, aussi épris de vérité objective soit-il. Aussi la question se pose de savoir s'il peut exister une vérité historique moralement neutre et " scientifique ". La vaste histoire de l’Histoire, de ses berceaux égyptiens et mésopotamiens attestés à nos jours en tout cas pour notre monde occidental, repose sur des mythologies nationales qui pèsent lourdement sur la mémoire collective. Quel serait notre regard sur l’histoire par un autre prisme que le nôtre, selon le point de vue russe, chinois ou musulman par exemple ? Aussi, pour se libérer du risque d’un passé fabriqué, falsifié et réducteur, il est nécessaire de se tourner résolument vers l’avenir par sa conscience éclairée du moment présent, désintoxiquée des affres des conditionnements imposés ou suggérés. C'est pourquoi une attitude ouverte aux voix multiples venant retranscrire le passé permet d'agréger en soi l'incontournable puzzle nécessaire à la compréhension la plus ouverte qui soit, avant que la raison du cœur - son ressenti profond - plus que de l'esprit n'en valide la pertinence.

Tout au long des siècles, dans toutes les civilisations, l’Histoire a eu pour tâche de fournir des modèles explicatifs pour les élites politiques, à savoir des légendes littéraires toujours écrites du côté de la force régnante, et non destinés à l'ouverture de la conscience des masses non instruites. Avec la Révolution des Lumières et la naissance des États-nations au XIX° siècle, la pédagogie éducative dans les écoles et universités a pris le relai, parallèle nécessaire à l'enseignement scientifique constitutif du formatage cervical nécessaire à l'émergence d'une société dédiée au dieu technologique. L’histoire nationale est ainsi nécessaire au " bon esprit " de la nation incarnée par des citoyens réunis et soudés autour d'une langue commune, d'un ennemi commun et d'une mémoire collective. L’Histoire est de ce fait mise à contribution dans la coloration et la texture de l'identité collective recherchée.

C'est pourquoi de nos jours, dans un monde où l'information circule (encore) plus librement, se pose la question de sa nature. Doit-on enseigner plutôt l’histoire civilisationnelle culturelle que politique ? Le désamour constaté par les plus jeunes pour cette matière tient certes pour partie à des supports technologiques les incitant plus au zapping émotionnel et au divertissement qu'à une approche fastidieuse d'un lointain passé jugé archaïque. Mais il est aussi lié au fait que l'histoire enseignée ne correspond plus au nouvel ADN d'une conscience humaine s'étant considérablement ouverte et, pour partie, émancipée de la chape de plomb nourrie de mensonges décidée par des élites guère enclines à la remise en cause de leurs privilèges. Si elle était constitutive d'un métier majeur indispensable à la création des nations, ce n’est plus le cas à l'heure du rejet profond et viscéral par de plus en plus de monde de toutes les idéologies impérialistes : communisme, socialisme, capitalisme, libéralisme, consumérisme, nationalisme, mondialisme, transhumanisme ... Aussi seul un enseignement critique et transparent sur ses limites peut redonner à cette discipline le souffle qu'elle ne cesse de perdre.

Cf. Sébastien Denis, " Les artefacts impossibles de l'Histoire " ; Nas Boutammina, " La falsification de l’histoire des sciences " ; le Récentisme de Fomenko, des matriciens, ou selon Pierre Dortiguier.

" Une population qui a vécu dans l’avilissement et la servitude ne peut créer une influence. En voici la raison : avilissement et servitude détruisent l’énergie d’une population et son instinct de groupe. Cet état d’abaissement est le signe que même chez elle cet instinct n’existe plus. Ne pouvant émerger de cet état de dégradation, elle n’a plus le courage de se défendre ; à plus forte raison elle est incapable de résister à ses adversaires ou d’élever contre eux des revendications ".

 A.R. Ibn-Khaldun (1332/1406) - Les Prolégomènes

Vérité et patte humaine

Le débat est vif entre les partisans de l'histoire officielle, retranché derrière leurs ors et palmes académique octroyés par le système institutionnel érigé, et les agitateurs alternatifs qui tancent l'imposture et l'omerta empêchant la réécriture de l'histoire. Les uns se retranchent derrière leur légitimité d'experts, quand les autres mettent en avant leur liberté de recherche et de penser comme justification de leurs travaux.

S'il est un fait acquis, c'est que les traces écrites concernant les grands érudits du passé de notre " modèle " occidental - Platon, Socrate, Aristote, Ptolémée et autres penseurs, philosophes et astronomes de l’Antiquité - émergent presque toutes avec Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg, dit Gutenberg (vers 1400/1468 - image 1), imprimeur allemand dont l'invention des caractères métalliques mobiles en Europe a été déterminante dans la diffusion des textes et du savoir. L'histoire du livre, et plus généralement de l'imprimerie, est une construction " récente " à l'aune de l'histoire des civilisations, datant de cette époque dite de la " Renaissance et des Lumières ", comme si jusqu'alors l'histoire de l'humanité avait fini par mourir de ses ténèbres. Il se pourrait pourtant bien que cette période célébrée avec tant de foi et d'ardeur par ses chantres, au lieu d'éclairer avec objectivité sur l'Histoire, ait été réécrite à des fins proprement idéologiques libérales et marchandes *. Avant elle, les Croisades, les autres conquêtes et la mise en place d’ambassadeurs entre Royaumes et Nations avaient tout autant permis le foisonnement intellectuel, culturel, militaire et scientifique des diverses civilisations au cours des siècles, en témoigne l'épopée du marchand vénitien Marco Polo (1254/1324 - image 2), l’un des premiers grands navigateurs connus, sauf à ce que son histoire ait été également brodée. Les civilisations n'ont jamais été cloisonnées, s’imprégnant plus ou moins les unes des autres. Cela s’est fait notamment bien sûr via l’échange marchand, le vol et le pillage, le rançonnage de prisonniers et d'esclaves, mais aussi par la traduction de " livres "(tablettes, parchemins...) contenant le savoir comme l'initiation dans les Écoles dédiées à cet effet à l'enseignement sacré.

Dans le monde de l'illusion qu'est la réalité terrestre ordonnée par les maîtres-artificiers officiants - les magiciens babyloniens -, beaucoup n’ont pas hésité en Occident à s’approprier et reprendre pour leur propre compte ces œuvres venant d’Asie ou d’Orient, en les détournant de leur sens premier, contribuant à l'établissement des diverses fraudes en littérature, en art ou en histoire qui n'ont eu de cesse de dénaturer le savoir en accroissant les comptes en banque. De même, comment donner blanc-seing à la probité scrupuleuse des ordres de moines copistes détenant le savoir global de leur époque, sous la férule doctrinaire de la toute puissante Église romaine ? Comment écarter tout risque de perversion, de dénaturation ou d’effacement ? Sans oublier l'éternelle question de la traduction et de l’interprétation, tout particulièrement pour les différents textes religieux ? En témoigne la création de l’alphabet Cyrillique vers le IX° siècle par Cyrille ou Constantin le Philosophe et son frère évêque Méthode, " les Apôtres des Slaves ", aux fins d'évangélisation. Le premier ouvrage publié par Gutenberg n'a-t-il pas été la Bible, dont l'aspect romancé et bricolé ne fait plus de doute *². Les imprimeurs, en majorité politiquement et religieusement orientés, tout comme de nos jours les éditeurs, se sont chargés de ce travail de formatage à plus grande échelle par la suite, qui ne peut aucunement prétendre au label de Connaissance.

* Cf. Le modèle européen décodé (2) L'idéologie mondialiste.

Cf. Mythe, dogme & autres mystifications religieuses, Le Judaïsme décodé & L’Église romaine décodée.

 

Des démarches de compréhension de la vérité

L'héritage civilisationnel

Chaque civilisation constitutive de l'histoire de l'humanité a toujours utilisé des Écritures à caractère sacré *, des archives issues du meilleur des anciennes civilisations, des mythes et des traditions initiatiques *² de transmission des connaissances divines pour enseigner le mystère du Vivant, s'inscrivant dans une continuité selon une ligne parfaite d'une époque à l'autre. Leur compréhension repose sur trois approches.

* La Bible, le Zohar des hébreux, le Véda (Upanishads, tantras...) ou le Mahâbhârata de l'Inde, le Coran des musulmans ...

Ce n'est pas par goût du secret que l'enseignement était voilé sous forme de symboles ou protégé à quelques initiés dûment sélectionnés, mais parce qu'il y a eu de tout temps de " saintes inquisitions " et des individus égoïstes et ambitieux, avides de pouvoir à leur seule exclusive (Cf. Le modèle pyramidal décodé).

La première est de prendre le texte dans son sens littéral, au premier degré, sans aller plus loin. C'est l'approche du " simple " croyant, ou inversement, pour en rejeter toute l'absurdité ou l'impossibilité, celle de l'incroyant, de l'athée, de l'agnostique.

La seconde est celle du symbole, du diabole, de la parabole, de l'allégorie *. La recherche est celle de la réalité cachée sous les images qui se dégagent du texte. Ce niveau de lecture s'adresse aux chercheurs, académiques comme quidams, aux exégètes ou philologues, aux gnostiques et aux théologiens. Les interprétations varient, pouvant donner lieu à des querelles et divergences, le mental raisonné voulant imposer la justesse de son interprétation.

* Le symbole va dans le sens de l'unité. A l'opposé, il y a le diabole, le sens inverse, celui qui fractionne et divise. Au centre, entre le symbole et le diabole, se trouve la parabole, celle qui rapproche les opposés en un juste milieu, l'équilibre parfait en toutes choses.

La troisième approche est de nature ésotérique, mystique *, soit la recherche du sens à partir d'un état de conscience modifié permettant de sortir de l'hypnose collective, du sommeil de l'inutile, de la représentation illusoire de la réalité. La difficulté de lire et décoder un texte présenté comme sacré réside en effet dans le fait que certains passages doivent être lus plutôt à un niveau qu'à un autre, d'autant plus que le caractère sacré découle d'un choix humain, aussi respectable soit-il, l'instaurant comme tel. La vérité ne se dévoile qu'à celui qui se donne la peine de la chercher, en se dépouillant de ses certitudes, a priori, conditionnements, références et croyances. Le Christ n'a-t-il pas enseigné que l'homme parviendrait au royaume des cieux que s'il devenait semblable à un enfant, c'est-à-dire débarrassé au fond de son cœur de toutes les vanités, de tous les égoïsmes le maintenant dans un état inférieur ...

La recherche du détachement émotionnel réduit l'agitation et, par l'harmonisation des plans physique, émotionnel, mental, et spirituel, ouvre la voie du milieu, la voie royale vers la sortie du labyrinthe des contradictions qui nous étreignent. Elle passe par l'intuition, le rêve, la synchronicité. Derrière l'univers du temps et de l'espace propre à notre système solaire en 4-D se cache toujours la réalité substantielle, la vérité fondamentale. Notre univers intime définit la façon dont nous ressentons et percevons les choses, le monde et nous-mêmes, la direction que nous donnons à notre vie. Il suppose de s'oublier et de s'unir au grand Tout, au grand champ de Conscience universel, à " l'Esprit-Saint " représentant non une religion mais l'Unité de la Création, pour recevoir l'information sans le filtre sceptique, interrogateur et jugeant de l'ego-mental.

* Le mot " mystique " vient du latin mystae, soit " initié aux mystères ". Il permet la compréhension de la réalité par-delà les illusions d'apparence, à savoir que c'est le dedans qui est la cause, le dehors n'en étant que l'effet.

 

Le faux nez de l'idéalisme

Sous couvert de vérité idéale, l’idéal de chacun s’exprime toujours d’une façon plus ou moins violente, plus ou moins chaotique. Il s'adresse à une foule, à un collectif d'individus censés partager la même croyance de ce qui convient à la satisfaction de leurs intérêts. Pourtant, seul un état de plénitude intérieure peut les soustraire à leurs peurs immédiates. Cet idéal prend des tournures diverses et variées selon la fréquence de chacun, puisant dans le mythe d'un " Âge d’Or " passé - l’Éden -, d’une fraternité à toute épreuve, qui serait à retrouver. Mais pourquoi et comment notre humanité est devenue ce qu’elle est aujourd’hui ? Point besoin d’aller loin pour découvrir combien de charniers ont été remplis pour cause de liberté, d’égalité et de fraternité. En fait, les idéalistes ne sont pas vraiment harmonieux. Même s'ils ont les meilleures intentions du monde - la paix, la fraternité, l’égalité, la justice, la compassion, la santé parfaite…-, le fait d'exprimer une divergence suffisante voit un mur d’intolérance apparaitre subitement. Sous le couvert du bien-être du collectif, un idéaliste peut accepter que l’on fasse quelques entraves particulières si cela bénéficie à un plus grand nombre, les religions condamnant par exemple tout déviant au nom du maintien du groupe. L’idéaliste a une humanité modulable selon la taille de l’idéal concerné, et c'est pourquoi il est appelé fanatique. Il y a ainsi le " bon " fanatisme et le " mauvais " fanatisme, tout dépendant dans quel camp on se situe. L'idéalisme appartient tout bonnement à la dualité dans sa version la plus simple et sophistiquée à la fois. Pour en sortir, il suffit de prendre conscience que vouloir ceci entraine forcément une réaction inverse. Aussi ne faire aucune projection ne favorise aucun idéalisme, fruit de l'ego-mental. Il n’est pas besoin de penser, de se borner à des idéaux racoleurs, mais de vivre en individu quelque chose qui apporte au collectif. Ainsi, ce n'est pas penser " amour " mais être " amour ", ne pas penser " liberté " mais être " libre ", ne pas penser " respect " mais être le respect ...  En exprimant ce que nous sommes, nous exprimons l’unicité qui nous habite. Et pour cela, il y a un impératif incontournable : être à l’écoute de soi. Pourquoi alors aller s’embourber dans des idéaux factices et illusoires ?

Apprendre à décoder par la langue des oiseaux

Les initiés utilisent pour communiquer entre eux la langue des oiseaux. Pour eux, les mots ne sont que des traces d’encres sur du papier, ou des 0 et des 1 sur un ordinateur. Or si nous y voyons des mots, ils sont interprétés différemment par chacun. C'est pourquoi se libérer du langage est une étape naturelle pour celui qui reprend le pouvoir sur lui-même et sur le monde.

Quelques exemples de ce langage pour l’initié : " Assurance maladie " veut dire " assurance d’être malade ", " SOS racisme " veut dire " Appel à davantage de racisme... ", " Sécurité sociale " veut dire " Les moutons sont bien gardés ", " Commissaire aux comptes " veut dire " commissaire aux contes auxquels nous donnons de l'importance " ... Pourquoi la moutarde de Dijon s’appelle Amora ? Parce que " J’aime le dieu soleil (Râ) ". L’exemple le plus flagrant est " gouverne-MENT ". Pourquoi gouvernement plutôt que gouvernail ? Le " ment " dit uniquement " ment ", il est là pour ça.

De même, n’importe quel terme ou expression commune peut être entendue dans la langue des oiseaux : réfléchir voudra dire " re-fléchir ", congelé voudra dire " con-gelé ", convaincu voudra dire " con-vaincu ", concentré voudra dire " con-centré ", consacré voudra dire " con-sacré ", les conjoints seront les " cons-joints "... Les initiés écrivent " Avec toute mon estime ", jamais avec toute ma " con-sidération ", réservée aux courriers qui s’adressent aux " con-citoyens ". Un politicien retiré depuis déclara dans un discours : " J’ai entendu dire que je fais une politique pour quelques UNS et pas pour tous. Si les français croient ça, et ils ONT RAISON DE LE CROIRE, je dois en tirer les CON-séquences immédiates..." Rares sont ceux qui ont compris ce qu’il a vraiment voulu exprimer dans cette phrase. 

La langue des oiseaux * est un jeu. Se défaire du langage est naturel lorsque l’esprit se libère, lorsqu’il pense au lieu de croire : Croiis Croiiww Croaaah ! fait le corbeau. Tous ces mots sont là pour jouer de nous ou avec nous, selon notre éveil. Comme " Shake(s)-Spear ", Shake (remue) et Spear (la lance), c'est-à-dire la lance qui porte la torche, le feu, la flamme, la lumière, l’intellect, l'esprit. Maintenant, nous avons " Lady GaGa ", qui, comme les petits enfants ou les personnes âgées, fait " gagagagaga "...

* Elle a pour origine le " chant d'Ison ", système de notation constituant le seul accompagnement de la musique byzantine (orient méditerranéen), qui emploie une riche palette de gammes pour la mise en valeur de textes bibliques et hymnographiques. Nommé psaltique, il découle du système d’accentuation grecque (oxeia, apostrophos…) qui a évolué au fil des siècles en neumes (signes descriptifs). Situés au-dessus du texte, ils accentuent musicalement les syllabes, c’est-à-dire leur confèrent l’intonation et l’expression qui leur conviennent. Les neumes, à la différence des notes occidentales fixées sur une portée, indiquent de simples variations de hauteur. Les " notes byzantines " n’ont de sens que les unes par rapport aux autres, s'agrégeant en mouvements mélodiques qui varient selon les modes et les genres de musique. D’autres traditions musicales monophoniques comme la musique celte utilisent le chant d'Ison.

L’eschatologie explicative

L’eschatologie, du grec eschatos, " dernier ", et logos, " parole ", " étude ", est une discipline consistant en l’étude de la finalité de la vie, des temps, délivrée par les textes sacrés bibliques. Cette finalité est autrement appelée " messianisme ", soit la venue d'un Messie sauveur et rédempteur. Dans les trois grandes religions monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l'islam, il y a cette croyance que l'univers que nous connaissons a été créé par Dieu, et qu’il doit se terminer. Ainsi les cataclysmes, les guerres et toute sorte d’événements terrifiants qui doivent avoir lieu se retrouvent dans chacune de ces grandes traditions. Du combat final contre les forces du mal à la fin des temps naîtra un monde régénéré, d’où seront bannis les incroyants et les hérétiques.

L’histoire a de ce fait un sens, celui que lui donnent les hommes, les fidèles. La ligne de fracture ne se situe pas tant entre les adeptes d’une vision linéaire, progressive, et les adeptes d’une vision cyclique de l’histoire, qu’entre ceux qui croient à une victoire des forces terrestres et qui s’activent en ce sens, d’un côté, et ceux qui vivent entre la nostalgie d’un Âge d’or passé et l'espérance d’un paradis éternel dans l’au-delà.

Dans la mesure où 80% des habitants de la planète croient à partir d'un dogme religieux *, tout particulièrement lié à la Bible, l’eschatologie permet de comprendre pourquoi les tensions entre communautés religieuses, pourquoi aux États-Unis des millions de chrétiens évangéliques sont les plus fervents partisans de l’État d’Israël, pourquoi les musulmans sont aujourd’hui leurs ennemis les plus acharnés, pourquoi le triomphe de l’idéologie mondialiste matérialiste, pourquoi le long déclin de l’Église catholique et la crise morale que traverse l’Occident.

L'artificiel parti-pris dogmatique conçu à ses origines par leurs roués initiateurs crée depuis une irréconciliable paix civilisationnelle : les chrétiens adorent Jésus comme s’il était Dieu par le concept de la Trinité ; les musulmans reconnaissent Jésus comme un prophète, le " Mahdi " guidé par Dieu ; les juifs, dans le Talmud, ne reconnaissent pas le Christ Jésus et considèrent qu’il est le fils d’une prostituée et d’un soldat romain. Chaque interprétation de la fin des temps est conçue sur cette base, et explique l'orchestration des forces pour le salut du monde. Ainsi, contrairement aux chrétiens et aux musulmans, les juifs ne font pas de prosélytisme, n’essayant pas de convertir le reste de l’humanité et gardant leur système de valeurs pour eux seuls. L'état actuel de notre monde repose sur des croyances telles qu'il ne peut que se traduire par de profondes déchirures. Tant que leur nettoyage intérieur n'est pas réalisé, les êtres humains ne pourront trouver la paix.

* Actuellement, il est estimé qu’environ 81% des êtres sont croyants, si nous y incluons les philosophies orientales. La répartition des croyants est à peu près celle-ci : Chrétiens 34%, Juifs 0,2%, Musulmans 20%, Hindouistes 14%, Bouddhistes 6%, Philosophie chinoise 3%, Shintoïstes 3%, Divers 1%. Parmi ceux qui croient, les hommes ont pris l'habitude de distinguer ceux qui croient en une seule divinité (le monothéisme), de ceux qui adhèrent à la vision de divinités multiples (le polythéisme). Dans le monothéisme, il y a des variantes, telles que le panthéisme, l'agnosticisme, le déisme, etc.

Cf. " La guerre eschatologique ; la fin du monde dans les grandes religions " , Hervé Ryssen, Baskerville, 2013.

 

 " Le Seigneur nous a permis de communiquer les mystères divins à ceux capables de les recevoir, les choses secrètes se confient oralement, et non par écrit et Dieu fait de même, les symboles sont divulgués sous une forme mystique mais cette transmission sera faite moins par les mots que par leur sens caché. "

 Saint Clément de Rome

 

La démarche scientifique

La certitude scientifique à laquelle nous pouvons parvenir est acquise par trois modes de la réalité :

. La réalité matérielle qui tombe sous les sens et qui nous paraît vraie. Elle correspond à toutes les propriétés physiques de la matière.

. La réalité expérimentale dont nous sommes convaincu par l'usage de moyens scientifiques employés en toute sincérité, sans mensonge. Elle correspond aux propriétés chimiques de la matière.

. La réalité hypothétique que nous inférons des deux précédentes, et qui nous semble véritable comme conséquence logique. C'est l'exposé précis de toute méthode scientifique rationnelle.

La science censurée, ou l’effort de désinformation

Lorsqu’apparaissent des faits qui mettent en question les théories officielles, il est d’usage que l’establishment scientifique les rejette, s’abstienne de les publier et les discrédite en même temps qu’ils le font pour les inventeurs eux-mêmes. Dans le monde scientifique contemporain, les cartes sont tout simplement distribuées de manière très agressive à l’égard de ceux qui font des vraies percées scientifiques originales. Trop de carrières sont en jeu, trop d’intérêts sont impliqués pour que des avancées révolutionnaires puissent encore se produire. Les nombreuses anomalies évidentes qui dérangent la science établie, quel que soit le domaine, sont généralement écartées par un refus de publication ou si elles sont publiées, elles sont ignorées comme si rien ne s’était passé.

Si certains scientifiques parviennent cependant à attirer l’attention du public, à défendre leur thèse auprès d’une audience plus large, peu intéressée par la validation des théories officielles, ils s'exposent si des intérêts financiers ou professionnels sont en jeu à des présentations trompeuses et déformées des faits, à la falsification des preuves, jusqu’au dénigrement des personnes quand ce n’est pas plus encore ... C'est tout particulièrement le cas en matière d'énergies libres, que nous pourrions avoir bon marché, propres et inépuisables si elles étaient basées sur la fusion atomique froide. Il s’agit bel et bien là du plus grand scandale scientifique de l’histoire, qui constitue une tragédie humaine tant les guerres et les révolutions font rage à cause du pétrole, les récentes tragédies irakiennes et libyennes l'attestant. 

La désinformation consiste ainsi à expliquer officiellement une vérité en la déformant dans le but de faire croire en son contraire. La plus emblématique porte sur les origines de l’humanité, dont l’histoire apparaît trouble et quasi inconnue. D'une part parce tous les textes anciens évoquent des interventions non humaines et extra-terrestres. D'autre part parce que le fait que nous soyons la seule planète habitée de l’univers est impossible statistiquement, alors qu’il en existe des milliers avec une atmosphère habitable appelées exoplanètes. Cela ne peut que légitimer le doute sur l’honnêteté de notre culture moderne en général, même si elle se drape dans une dignité savante et honorable.

 

L'initiation

" Il semble que, comme nous l'enseignent les grands maîtres, le moment de l'initiation véritable est tout sauf un moment d'illumination. L'initiation, ce n'est pas quelqu'un qui vient nous montrer la réalité. Ce n'est pas voir l'univers comme Un. L'initiation c'est voir le soi comme un menteur qui se nourrit des autres. C'est mesurer le soi à l'aune de la vérité. C'est voir que le Prédateur (l'ego-mental) se nourrit du soi, et que le soi se nourrit des autres et propage l'infection à tous ceux qu'il prétend aimer et qui veut aider. L'initiation n'est pas un glorieux déversement de vie, d'amour et de larmes face à la beauté et l'unicité du monde.

C'est la terreur à l'état pur. C'est la descente aux Enfers, la descente chamanique dans le monde souterrain, pour lutter contre les démons. C'est le démembrement du corps, le décollement de la chair, le dépouillement jusqu'à l'os, suivis de la reconstruction du soi sur une autre fondation – une fondation de vérité spirituelle.

Si je pouvais vous faire comprendre cet Enfer, cette sensation, ce test solitaire au cours duquel l'âme est pesée, par le soi, finalement et complètement, et vue par ce qu'elle a vraiment fait, vous verriez à quel point la vérité nous fait défaut, en raison de toutes les croyances inculquées et promulguées par la Matrice, et soigneusement entretenues par nos émotions et par les tromperies du prédateur interne qui nous convainc que nous sommes " bons " et " purs ", que tout est " Un ".

Effectivement, on voit qu'il y a bien une " unité ", mais on voit aussi que l'aspect de Dieu qui est vécu à ce niveau de réalité est la gueule noire et béante du Service De Soi qui aspire et dévore tout. On voit que le véritable Amour n'est guère manifesté – ou si peu – à ce niveau d'être. On voit que toutes nos illusions sur la bonté, la vérité et la beauté sont des mensonges. Ce sont des masques dissimulant la prédation. Et cette initiation est si horrifiante que peu y survivent. "

 Laura Knight Jadczyk - Auteure états-unienne - L'Onde Tome 5 - page 353

La pensée unique a une fonction sociale stabilisatrice, expliquant qu'elle est partagée par une immense majorité d'individus. Face à l’angoisse de l’inconnu, accepté comme une fatalité, il est comme logique de se créer collectivement une fausse vérité rassurante estampillée du label scientifique et idéologique officiel. Toucher à ce statu quo est faire prendre le risque du déséquilibre à toute une population dormant sur un plancher provisoire, et dont l’histoire nous montre la précarité. Ainsi pour les autorités le remède possible serait pire que le mal ainsi institutionnalisé comme bien.

Ce chantage n’est rien d'autre que la justification du pervers manipulateur, justifiant ainsi le bon côté d’avoir à céder à sa proposition forcée jugée préférable pour la quiétude de l'ensemble. C’est la triste logique habituelle du " On n’a pas le choix ", avec son corolaire du " laisser faire ". 

L'initiation à la Vérité au sein de la Matrice falsifiée, corrompue par ses Maîtres-artificiers, est un art, celui consistant à devenir Soi par l'acceptation de Ce Qui Est, soit Sa version la plus élevée. Aussi, quelle que soit la voie empruntée, elle requiert une discipline, celle de l'écoute de sa voix intérieure. Cette dernière délivrera toujours l'information juste, nécessaire à l'évolution de la conscience en l'état.

C'est pourquoi nul(le) n'a raison. Il est porteur d'une part de vérité, qui s'additionnant, complète progressivement la mosaïque constitutive de l'Unité. Nous pouvons ainsi convenir et nous satisfaire de ce qui nous a été et nous est enseigné. Acceptons alors simplement qu'une autre lecture, différente, est tout aussi juste. Nous pouvons rechercher inlassablement ce qui est dissimulé. Acceptons alors que nous puissions être manipulé par la Matrice par ses faux indices distillés. La clé est bien l'acceptation de la prédation qui nous asservit et nous domine, non parce qu'elle est juste, mais parce qu'elle est initiatique à notre libération intérieure.

A force de ténacité et de persévérance, la réalité que nous découvrons peut dépasser largement la fiction la plus inventive, et mettre tellement en danger la stabilité publique que nous comprenons enfin pourquoi les autorités investissent autant pour masquer la vérité. Notre monde terrestre est en effet comme un gigantesque " Luna-park " artificiel dans lequel est vaporisée volontairement l’illusion d’une réalité dite à tort naturelle. Pour que ça fonctionne, les accès à sa direction comme à ses coulisses sont non seulement strictement interdits au public, mais entrainent la mort immédiate, au propre comme au figuré. Tous ceux qui en témoignent doivent aussitôt être neutralisés dès qu'ils atteignent un certain auditoire ...

Pour autant, nous ne connaîtrons jamais en notre état limité la Vérité. Mais si nous savons simplement demander à notre Soi supérieur par notre Âme unifiée sa guidance bienveillante, elle ne peut que nous conduire à la paix intérieure, préalable à notre changement de dimension de réalité *.

* Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.

De la persévérance, ou le mythe de Persée

Si l'étymologie latine première de persévérer - perseverare - entend l'effort (per = par et severus = sévère), la langue des oiseaux permet d'en livrer le sens profond, " percer " - Persée - auquel s'ajoute verare en latin signifiant " dire la vérité ". Persée est ce(lui) qui exprime la vérité pour l'avoir percée ...

Le mythe de Persée est un conte alchimique *, celui du petit-fils du roi d'Argos, né dans le secret car censé tuer son grand-père suite à un oracle fait à ce dernier. Ignorant son destin, il se voit confier par le roi Polydecte de l'île où il vit la mission de chercher le repaire des trois Gorgones, divinités primordiales, et de ramener la tête de Méduse (image 2), la seule mortelle et la plus dangereuse, car pétrifiant du regard celui qui la regarde (l'hypnose du prédateur archontique). Aidé par les outils offerts par Hermès (la Connaissance) et Athéna (le Féminin sacré) - le casque, le bouclier, les sandales ailées, la besace pour y contenir la tête -, il parvient à couper la tête de Méduse (le dragon vert), son sang (le dragon rouge) donnant naissance à Pégase le cheval ailé (voie de sortie de la Matrice entropique). Sur le chemin du retour, il sauve la Princesse Andromède offerte en sacrifice à un serpent de mer dont il tranche la tête (fusion des polarités masculine et féminine). Participant à un concours d'athlétisme, le disque qu'il lance tue accidentellement son grand-père Acrisios se trouvant dans la foule (mort symbolique de la " père-version ", le masculin entropique oppresseur).

Le message livré par le mythe est que le chercheur de vérité - Persée - est poussé à sa libération par l'appel de sa supraconscience (l'Esprit) qui le protège, et par la force de vie qui réside en lui, source de courage pour qui sait transcender la peur. Tous deux lui confèrent la force de percer le voile des illusions (l'hypnose de Méduse) et de le trancher par la lame acérée de l'épée (l’Âme unifiée), afin de restituer la Vérité, soit la vision claire de sa bulle de perception par la protection de son 3ème œil (le casque), l'effet miroir (le bouclier), la capacité d'élever son point de vue à l'objectivité (les sandales ailées), la capacité de contraindre les limitations involutives (la besace contenant la tête de Méduse). En élargissant sans cesse la trouée, en forant avec persévérance le tunnel, il peut alors emprunter le passage du vortex temporel (image 8), le trou de ver qui mène de l'autre côté vers la Nouvelle Terre *².

Le mythe de Persée, que l'on retrouve dans la chrétienté avec Perceval (le conte du Graal), constitue bel et bien la quête " chamanique " des forces involutives du " Service de Soi ", cachées en soi, et leur transmutation en forces de lumière évolutives, le mode " Service d'Autrui ". 

* Cf. Le chemin alchimique.

Cf. Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.

 


L'alignement sur la Vérité

Nous pouvons en déduire que la Réalité est basée sur une structure de nature ternaire, déterminée par l'action de trois principes : la source de ce qui est encore non-connaissance, la révélation de la connaissance par la puissance de la lumière qui apparaît, et son extra-génération sous l'effet de la puissance de la lumière. Si le contraire d’une déclaration correcte est une déclaration fausse, le contraire d’une vérité profonde peut très bien être une autre vérité profonde. Les Lois des Contraires mènent parfois à une Divine Dichotomie. C'est bien le champ du subjectif, du transcendantal, du spirituel, qui constitue le socle fondamental des valeurs fondamentales de sa relation à la vie et de son sens ultime. Il nous conduit à remettre toujours en question notre vérité que nous croyons la plus élevée pour exprimer ce qu'il y a de meilleur en nous. Tout ce que nous sommes capable d'imaginer peut être vrai. En étant le serviteur de l'intime vérité de notre cœur, nettoyé du formatage imposé par les manipulations qui nous limitent, la vie s'incline devant nous.

C'est notre existence dans le monde onirique, semi-physique, qui nous permet d'explorer le champ des possibles et d'informer en retour notre existence sur le plan physique. Les intuitions comme les rêves sont des intrusions dans notre conscience habituelle, qui témoignent de l'énergie créatrice. Plus encore, elles modifient notre constitution physique elle-même, c'est-à-dire les cellules qui la constituent par un champ électrique considérablement dense. Si l'esprit est une onde, une information, il est alors possible que les rêves soient une manière de ré-informer la conscience pour éviter la poursuite de sa fragmentation découlant de la prédation psycho-émotionnelle réalisée. C'est pourquoi la fonction des rêves intervient dans le processus de guérison comme dans l'évolution biologique elle-même.

Aussi la dimension médiatrice de l'âme par le biais de l'énergie d'observation et de la réalité des futurs probables est déterminante, la fonction d'imagination qui lui est liée produisant ou non l'harmonie et l'ordre de son vécu par l'équilibre biologique, psychique et sociologique. C'est bel et bien l'équilibre entre l'inspir et l'expir de l'être qui est le gage de sa créativité, inextricablement associée à un dynamisme évolutif entre deux polarités *, celui-ci devant s'inscrire dans un contexte moniste où les innombrables interactions remplacent la causalité à sens unique, typique des hiérarchies abstraites ...

* Cf. La dualité décodée.

Au-delà du jour et de la nuit

En toute chose il y a ces deux pôles. Ils expriment les deux aspects de la création : activité et repos, pensée et rêve, vie extérieure brillante et vie intérieure émotive. Toute puissance, toute civilisation voulant ignorer l'une ou l'autre est vouée à l'échec. Il ne suffit pas à un être pour être complet d'avoir le brillant du soleil, de rayonner sa puissance, d'extérioriser sa pensée. Il faut avant que cette pensée soit vécue de manière intérieure, qu'elle trouve son expression dans le calme et la solitude de la vie intérieure. Toute pensée qui n'est pas passée par une matrice lui ayant donné forme ne peut que rester imparfaite, floue, imprécise. Elle peut briller, mais sans atteindre une profondeur vraie. Rien ne peut se construire si le masculin et le féminin ne s'associent. C'est la loi d'équilibre.

"Une vérité superficielle est un énoncé dont l'opposé est faux ; une vérité profonde est un énoncé dont l'opposé est aussi une vérité profonde. "

 Niels Bohr - Physicien danois, prix Nobel 1992

 

"Dans le chaos des superstitions populaires, il y eut toujours une institution qui empêcha l'homme de tomber dans un entier abrutissement ; ce fut celle des Mystères. "

Voltaire - Philosophe et écrivain français (1694/1778)

 

 "Il n'y a pas de religion (ou de Loi) plus élevée que la Vérité. "

Devise des Mahârâjahs de Bénarès

 

 

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