La formulation de ces clés n'engage que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Le chemin alchimique

 

Comment l’or qu'est l’esprit de l’homme relié au grand champ de l'univers peut être transformé en or dans son cœur et dans ses mains ? C'est toute la raison d'être de la quête alchimique, vue par ses praticiens comme une philosophie, une science initiatique de la compréhension de la Création, autrement dit de Ce Qui Est. C'est pourquoi l’âme d’un " rustre " *, sans le levain que représente la nécessité de s’élever et de sortir de sa gangue, ne peut prétendre à l’enseignement de ce Magistère. Cette recherche de Connaissance - la " Connaissance d’Or " (aurea apprehensio) - est extrêmement codifiée, présentant l’avantage d’une approche ésotérique de l’homme au sein de l’univers menée de façon expérimentale tant sur le plan mental (maîtrise de soi et par là-même de ses énergies) que sur le plan matériel. Car l’alchimiste opératif travaille concrètement des éléments de la matière, les métaux, en corrélation avec les caractéristiques et composantes de la nature humaine, persuadé qu’il existe un même moyen, une même substance, de les perfectionner et de les guérir de leurs aspects viciés respectifs. Il a pour objectif de sublimer les éléments les moins raffinés de la nature et de les rendre plus subtils, au point de les rendre invisibles tout en continuant à exister, permettant à nouveau de leur fournir leur substance matérielle.

Autrement dit, la quête de l'alchimiste constitue l'art de renaître à soi éternellement *².

* L'homme des sens physiques juge du monde métaphysique comme l'aveugle juge des couleurs et le sourd juge des sons.

Cf. Qu'est-ce que l'Homme ? Chapitre " L'immortalité ".

 

Nature de la quête alchimique

Dans cette démarche se voulant sacrée en essence comme en substance, la recherche est plus importante que la récompense, puisque la connaissance, autrement dit la conscience de Soi, est la condition préalable à la liberté, qui est le but ultime de la quête alchimique.

Si la chimie est incontestablement la science de l'étude des corps naturels et des faits, s’appuyant sur l’expérience - science dite " positive " -, l'alchimie, elle, est la science des causes, tentant de pénétrer le mystérieux dynamisme qui préside à leurs élaboration et transformation dans la Nature, la Materia Prima. Elle est la chimie " spiritualiste ", à l'instar du stoïcisme. C'est pourquoi elle enseigne que tout ce qui est observable est symbolique, l'Homme pouvant voir le Logos à travers la matière. Remontant du concret à l'abstrait, du positivisme matériel au spiritualisme le plus pur, l'alchimie élargit le champ des connaissances humaines et réalise l'union intime du Principe Créateur et de la Nature, de Ce Qui Est et de Ce Qui y Préside, de la Science et du Divin.

Dans cette voie du tisserand amené à reconstituer patiemment l'étoffe de l’Œuvre originelle, les jeux de mots, les analogies et autres figures de style du langage de l'Esprit ne sont nullement des spéculations intellectuelles *. Ils sont constitutifs de l'argot hermétique, la manifestation de l’intuition du cœur, qui permet de voir la vraie richesse cachée derrière une simplicité telle que les chercheurs trop savants, trop orgueilleux de leur savoir académique, la trouvent impropre à leur étude. C’est ce qu'indique le céphalophore (du grec képhalê " tête " et phorein " porter "), ce personnage décapité courant de l'hagiographie chrétienne qui se relève et prend sa tête entre les mains avant de se mettre en marche *². Il tient sa tête au niveau du cœur ...

* Les rares auteurs qui ont parlé de la " langue des oiseaux " - l'alphabet des énergies, la cabale phonétique (bien différente de la Kabbale hébraïque) - lui attribuent la première place à l'origine des langues, cet idiome étant l'instinct ou la voix même de la Nature, la " matière animée " par les vibrations (sons) émises.

Image : Saint Denis de Paris, Portail de la Vierge, Notre-Dame de Paris.

 

La Materia prima

La Materia prima * sur laquelle travaillent les alchimistes n’est pas une matière chimiquement constatable, ni même un processus pensable en termes de chimie moderne. Il s’agit essentiellement d’un phénomène psychique, figuré par un dragon pour signifier son état brut, épais, impur, corrompu (c'est l'arcane XV - Le Diable - dans le Tarot initiatique). En effet, l’organe essentiel de l’opération alchimique, celui par lequel elle " se révèle à soi-même son phénomène " par l'extraction du meilleur à partir du pire, était désigné par les alchimistes latins comme Imaginatio, nullement au sens vulgaire que le mot imagination a en français (fictif, irréel), mais précisément imaginatio vera et non phantastica. Cette Imagination au sens vrai est la capacité de produire un monde au sens même où toute la Création, Ce Qui Est, est une Imagination divine. Elle réalise les choses quae extra naturam sunt (qui sont en dehors de la nature), qui ne sont pas données dans notre monde empirique, dont il n’y a pas d’expérience sensible, ce pour quoi le psychanalyste Carl Gustav Jung lui reconnaît une nature d’archétype a priori.

* Elle est symbolisée par la figure du " Baphomet " des Templiers (Cf. Contrôle mental), ainsi que par la " stryge cornue et velue " de l'alchimiste Fulcanelli (Cf. caisson du stryge au château de Dampierre-sur-Boutonne dans le département de la Charente-Maritime).

 

Connue en Occident depuis le XIII° siècle (Cf. en Angleterre avec l'illustre moine Roger Bacon – 1214/1292), son nom vient du latin médiéval alchemia, emprunté à l’arabe el-kimyâ ou al-kimyâ (la chimie de Dieu), qui dériverait du grec hcmia (proche de huma, " fusion "). Ses fondements sont toutefois incertains : Inde ? Chine ? Égypte (Khem ou kêm en égyptien ancien fait référence à la terre noire qui y correspond) ? Ce pays aurait été le berceau des arts chimiques et alchimiques, symbolisant la noirceur caractéristique de la décomposition de certains métaux.

 

De la paternité d'Hermès

L’Encyclopédie de l’Islam rappelle que le mot al-kimyâ est synonyme d’al-iksir, qui a donné le mot français " élixir ". Kimyâ peut être rapproché de kama, " tenir secret ". D’aucuns prêtent comme fondateur éponyme de l'alchimie le mythique Chymès (ou Chémès ou Chimès), qui aurait été un prophète juif. Mais selon un procédé fréquent dans la littérature hermétique, " on " voile une précieuse indication philosophique par un fait pseudo-historique. En hébreu Chemesch est le nom du Soleil, celui par lequel " tout s'accomplit ". Cet enseignement fondamental est confirmé par les derniers mots de la Tabula Smaragdina, la Table d'émeraude, célèbre " codex " alchimique (cahier formé de pages manuscrites reliées ensemble en forme de livre) attribué à Hermès Trismégiste (le " Trois fois grand"), à qui revient la paternité de l’alchimie *. Ce personnage mythique de l'Antiquité gréco-égyptienne, auquel ont été attribués un ensemble de textes appelés Hermetica (les plus connus sont le Corpus Hermeticum et la Tabula Smaragdina, soit la Table d’Émeraude), a trois personnages, selon une légende accréditée par l'astrologue arabe Albumasar vers 850 dans son Introductorium Majus (" Grande introduction à l'astrologie "). Le premier Hermès est petit-fils d'Adam, Thot. Il a vécu dans l’Égypte Ancienne avant le déluge, et c'est l'inventeur de l'écriture, de l'astronomie, de la lyre, de la culture de l'olivier (arbre consacré à Apollon dont émane une énergie idéale et salutaire, son huile via les olives étant particulièrement bénéfique). Le deuxième Hermès a vécu après le déluge de Babylone. Il connaissait la philosophie, la médecine et l'arithmétique, et fut le maître de Pythagore. Le troisième Hermès a vécu également en Égypte. Il pratiquait la philosophie naturelle et la médecine, et a inventé l'alchimie. Celui-ci enseigna aux Égyptiens la navigation, les grues pour élever des pierres, les armes, les pompes à eau, les machines de guerre, la philosophie. C’est la raison qui amena Roger Bacon, traducteur et commentateur du Secretum Secretorum (" le Secret des Secrets ", qui comprend la Table d'Émeraude), à dire qu’Hermès est triple, " parce qu'il a fait la philosophie triple, à savoir naturelle, morale et métaphysique ; et l'alchimie rentre sous la philosophie naturelle ". Aussi peut-elle se traduire par "TOUT ".

* Il est symbolisé par l'arcane VIIII du Tarot initiatique, L'Hermite, le porteur de lumière, intérieure il va sans dire ...

 

Cette science dite du " Grand Œuvre ", qualifiée d’Art royal (Ars regia) et nommée la chrysopée (chrysopoeia en latin), porte sur la transmutation du plomb en Or : le plomb, métal lourd, représente la matière, le corps humain ; tandis que l’Or est associé au subtil, au spirituel, l’Esprit *. Autrement dit, il s’agit pour l’homme de chercher à s’unir étroitement à la source permanente de toutes choses au sein de l’univers, en transformant (l’alchimie parle de transmutation) par la voie intérieure son corps matériel en un corps spirituel, réunissant par la voie du cœur en un seul " tout " corps, âme et esprit *². " Un est dans tout et tout est dans un ". L’esprit, comme les métaux et éléments, peut passer d’un état à un état différent, d’un degré à un autre, d’un pôle à un autre pôle, d’une vibration à une autre vibration. Si la rose comme la ronce cherchent dans la lumière ce qui leur convient comme nourriture, il en est de même pour l’âme et l’esprit, sur un registre plus élevé et subtil. Aussi, pour recevoir les énergies de l’Âme du Monde, le disciple apprend à reconnaître les " semences " de la matière, ce qui requiert une connaissance intime du " sujet minéral ", cette pratique qualifiée de " sympathie " devant permettre la " magnésie ", soit la venue de l'Esprit initial.

Cette quête du point commun reliant toute chose est le plus sûr guide pour nous sortir de la complexité apparente de cette science symbolique pour éviter de livrer au gredin son essence sacrée. Il est le fil d’Ariane, qui permet d’entrer et de sortir sans se perdre dans le labyrinthe tortueux et opaque du mental égotique nourri par l'inconscient, afin d’y percer le secret voilé sous la forme terrifiante et dévorante du prédateur s'y trouvant : Minotaure, dragon, hydre, serpent ... Alors seulement pourra se révéler au grand jour les mystères de la Sagesse dans toute sa splendeur, le Coq pouvant chanter et célébrer le Phénix qu'il est redevenu ...

* L'initié comprendra ainsi tous les bénéfices/bienfaits de l'or colloïdal, que cherche tant à discréditer le lobbying de l'industrie pharmacologique européenne et tout particulièrement française (au même titre que l'argent), allant jusqu'à en interdire l'application interne au prétexte que ses vertus de guérison ne sont pas démontrées en l'état. La guérison des troubles psychiques n'étant absolument pas la volonté du système prédateur asservisseur, tout professionnel de la santé ou pseudo-thérapeute naturopathe allant en ce sens signe par là-même la nature de la partition qu'il joue dans le Jeu de la Vie ...

Cf. Qu'est-ce que l'Homme ?

Illustration du travail alchimique (1) : le Fer

Le fer est un composant de l'hémoglobine, une protéine présente dans les globules rouges du sang. Cette protéine permet de transporter l'oxygène des poumons vers tous les autres organes. Sans fer, le corps humain ne peut plus former d'hémoglobine et n'est donc plus capable d'assurer cette fonction de transport vitale. Cependant, le sang est également l'agent contributeur à l'expression des émotions * (hémo, du grec ancien haîma, le sang qui coule en nous), notamment en assurant la circulation des hormones (du grec ὁρμάω, " mettre en mouvement ") qui agissent à distance sur des récepteurs spécifiques d'une cellule cible (elles jouent un rôle de messager dans l'organisme). C'est bel et bien l'état émotionnel qui configure notre bulle de perception, autrement dit notre environnement.

Mal assimilé, soit par carence, soit par excès non maîtrisé, le fer participe de notre déséquilibre, pouvant conduire en extrême à faire couler le sang par nos batailles extérieures lorsque l'égo-mental, manipulé et leurré par la prédation, préside *². En effet, le pouvoir des Archontes est basé sur les propriétés spécifiques du sang qui se charge d'adrénaline lors d'un stress menaçant ou éprouvant. Ainsi l'adrénaline secrétée par la peur modifie la structure vibratoire des corps subtils, en inhibant les propriétés mutagènes de l'ADN. Et ces entités ont besoin de cette vibration à basse fréquence générée par la peur pour pouvoir subsister, d'où le détournement de ce liquide sacré à des fins de rituels sataniques.

C'est pourquoi nous sommes dans cette 3ème dimension de réalité à l'Age de Fer, l'Age d'Or se situant dans une autre dimension de réalité uniquement accessible par un autre état de conscience. En comprenant le rôle de ce métal, au propre comme au figuré (plans matériel et spirituel), l'alchimiste de sa vie va pouvoir en assurer la nécessaire transmutation purificatrice *³ ...

* Cf. L'expérience émotionnelle.

Cf. Décryptage de l'égo.

*³ Cf. Libération émotionnelle.

 

Illustration du travail alchimique (2) : le Sable

Le sable est dans la couleur héraldique (l’art du blason) l’image même de la couleur noire. Composé d'une multitude de grains de silice, il est constitutif de l'argile, matière qui selon les textes sacrés a permis de façonner l'Adam, l'être humain *. Il possède aussi de fortes qualités abrasives, à l'image de la meule, qui, par sa composition majeure de silice, possède des qualités abrasives lui permettant d’aiguiser les lames métalliques - l’Âme - des couteaux, épées ou faux, conférant ainsi aux métaux des propriétés tranchantes et pénétrantes propres au feu secret (l'art de " percevoir "), dit feu Philosophique.

Le sable comme la meule sont les symboles majeurs du dissolvant, grâce à la qualité abrasive de la silice que les alchimistes rapprochent du feu réducteur. En effet, le dissolvant doit permettre de résoudre les métaux pour en extraire le soufre métallique, le seul agent qui pourra pénétrer le sujet minéral pour en faire jaillir le pur mercure. Ce feu ou soufre métallique est souvent symbolisé par l’épée du chevalier, la pointe d’acier de la lance de Saint-Michel terrassant le dragon, ou encore par le glaive du gladiateur pourfendant une roche tel le Roi Arthur. L’épée, la lance comme le glaive ne doivent leurs qualités incisives, pénétrantes et tranchantes qu’à la meule qui les a préalablement aiguisés. Nous pouvons ainsi comprendre le vrai sens de gladiateur, " celui qui combat seul ", à savoir lui-même. Il est comme le chevalier combattant le dragon, rien d’autre que l’alchimiste opérant sur sa première pierre avec les métaux (l’épée) et les minéraux (sujet dissolvant). Là réside le secret du miroir, reflet de notre art à devenir transparent à nous-même *², et à renvoyer au prédateur qui nous asservit son venin mortel une fois sa surface polie. L’alchimiste qui ne fait que polir son miroir pour devenir transparent à lui-même applique ainsi la maxime du temple de Delphes " Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers ".

* Cf. Fonctionnement du corps biologique.

Cf. Symbolique du miroir dans le conte alchimique de Blanche-Neige et les 7 nains, qui voit la Reine toute de noir vêtue (le dragon ou le basilic au venin mortel) attachée à son paraître et s'autocontempler (Cf. L'idée de sa propre importance). Si les anciens miroirs étaient du métal poncé ou poli par le sable, les miroirs actuels sont du verre obtenu par le sable fondu, recouverts d’une feuille ou peinture métallique. C’est pourquoi le travail opératif alchimique est tantôt considéré comme minéral, tantôt comme métallique, la matière qualifiée de miroir - le corps - étant un intermédiaire entre le minéral et le métal.

 

Illustration du travail alchimique (3) : l'Eau

Comme la vie s’est construite sur l’eau, avec les différentes propriétés physico-chimiques dont les propriétés diélectriques * de l’eau, la polarité permet le mouvement (attraction-répulsion) entre les pôles opposés. Nous pouvons ainsi comprendre aisément que la vie dépend de ces échanges, de cette communication. C'est pourquoi l’eau vivante est considérée depuis l'Antiquité comme sacrée en tant que solvant universel, transportant les substances chimiques présentes dans le corps humain et éliminant les produits toxiques grâce à sa formule H2O, les 2 atomes d'hydrogène. Et c'est tout autant pourquoi elle a depuis été détournée par le système prédateur de son cours naturel pour servir des intérêts industriels et polluée aux fins d'en limiter les vertus thérapeutiques, au moyen de :

- l'injonction de fluor entre autres ;

- les autres toxicités chimiques telles que pesticides, fongicides, nitrates, molécules médicamenteuses ... qui se retrouvent dans les nappes phréatiques et pour lesquelles les stations d'épuration ne sont pas adaptées ;

- les pollutions électromagnétiques.

C'est pourquoi, contrairement à la croyance populaire entretenue par nombre de désinformateurs patentés, l'eau du robinet ne participe pas du fonctionnement harmonieux du corps biologique, loin s'en faut, sauf à être purifiée, notamment grâce aux propriétés de l'argent colloïdal.

L’eau tout au long de son voyage va entrer en contact avec certains terrains, certaines roches, minéraux, fossiles, oxydes, métaux, certaines radioactivités naturelles (très ténues), courants électromagnétiques, et autres éléments naturellement filtrant qui vont l’enrichir et la traiter naturellement, la chargeant, par échanges moléculaires mais aussi et surtout de fréquences vibratoires de ces différents terrains … Il en va de même pour les caractéristiques négatives (naturelles ou liées à l’activité humaine) : radioactivité forte, pollution, champs électromagnétiques négatifs etc. Certains contextes peuvent aller jusqu’à inverser la polarité de l’eau. C’est pourquoi aucune eau n’a les mêmes particularités, les mêmes capacités. Si le parcours de l’eau change, ses propriétés changent aussi. Nombre d’eaux excellentes perdent beaucoup ou la totalité de leur efficacité dès la sortie de leur domaine de résurgence. L’eau, ni minérale, ni organique, tout en étant leur élément majeur, est l’interface active et informative entre ces deux mondes. L’eau est médiatrice, extrêmement sensible aux ondes quelles qu’elles soient. Cet effet est visible même à l’œil nu : une goutte d’eau soumise à l’influence d’ondes vibratoires sonores ou lumineuses prend des formes et structures très différentes selon la variété d’ondes qu’elle reçoit *². Une même onde produit toujours la même forme. La moindre variation modifie l’arrangement moléculaire des particules d’eau entre elles au sein même d’une goutte (soit environ 1700 milliards de milliards de molécules).

Les matières organiques étant constituées à plus de 90% de molécules d’eau (en nombre de molécules), rien d’étonnant donc que les multiples ondes qui nous entourent aient une influence sur les êtres vivants. Une musique qui nous touche, n’est ni plus ni moins qu’un ensemble d’ondes qui entrent en résonance avec l’eau de notre corps. Il en va de même avec les plantes. C'est la raison pour laquelle les plantes réagissent au son d’une musique adéquate, au son d’une voix, et que cette même plante, ce fruit, ce légume… sont capables de restituer à leur tour cette fréquence, cette énergie emmagasinée. L’eau, à l’état naturel, crée ses propres mouvements et sonorités (volutes dans une rivière, bruits d’écoulement, de cascades). Elle crée ses propres ondes …

Nous pouvons ainsi comprendre beaucoup mieux pourquoi et comment l’eau a cette capacité exceptionnelle d’auto-purification, d’auto-régénération (pour peu qu’elle ait cette liberté, contrairement à ces mouvements rectilignes imposés par nos réseau urbains et autres canaux...). Les vortex énergétiques, par exemple, sont formés par la nature de façon permanente. Il a été démontré que les mouvements d’un vortex permettent à l’eau de s’énergiser de manière intense. Il va sans dire que l'eau de source pure - rare dans le commerce - est une denrée en "or " *³ !

* Ce sont ces propriétés diélectriques qui donnent à la molécule d’eau la faculté (comme d’autres molécules) d’absorber et de ré-émettre un certain nombre de fréquences électromagnétiques. Ce sont des valeurs discrètes, précises, de l’ordre de la physique quantique. Tout comme le sel est un absorbeur d’humidité, l’eau est l’élément le plus capable de se charger ou de se " teinter " de tout ce qui l’entoure. Ces propriétés sont valables tant sur le plan chimique (solvant universel), qu’au niveau énergétique : l’eau peut recevoir une augmentation de sa fréquence vibratoire jusqu’à 150.000 fois supérieure à la vibration qu’elle possède à l’origine dans sa situation inerte.

Voir les travaux des chercheurs et photographes allemands Alexander Lauterwasser, qui porte bien son nom (" L'eau forte ") et Bernd Bruns.

*³ Le médecin grec Hippocrate (IV° siècle av. J.-C.) guérissait avec de l'eau de Kos, son île natale, dite solaire. Il en est de même avec l'eau de Lourdes, qui possède les mêmes qualités oscillatoires.

Cf. Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

 

Alchimie thérapeutique occidentale et orientale

L'alchimie occidentale est la pratique médicinale de guérison de la maladie universelle, soit la corruption du Monde de par la lumière amoindrie ou l'absence de lumière, et qui entraîne la peur de la Mort, le conflit universel, " la maladie des maladies " illustrée par l'arcane Le Diable (XV) du Tarot initiatique. Elle part du principe que toute maladie peut être guérie par ce(lui) qui en est la cause, soit l'archonte prédateur, le dragon en soi, par les conflits subtils qu'il génère (haine, violence, peur ...). " C'est là vraiment un miracle sans fraude que le dragon venimeux contienne la médecine ". Aussi la guérison passe par la mort des illusions, le venin porté à notre conscience par l'hypnose prédatrice (ne pas oublier que les laboratoires pharmaceutiques élaborent leur sérum à partir du venin des serpents, à l'image des serpents d'airain que Moïse érigea en porte-étendard protecteur pendant la traversée du désert par les Hébreux lors de la sortie d’Égypte).

Son pendant opératif oriental se retrouve dans les pratiques thérapeutiques de maniement de l'énergie, comme l’acupuncture * traditionnelle chinoise (différente de l’acupuncture symptomatique de la Médecine traditionnelle chinoise). Trois fois millénaire, elle est holistique, son but étant de rééquilibrer le flux d’énergie déréglé qui traverse le corps, et que décrit avec précision le système des méridiens. La recherche des origines des maux permet de comprendre les signaux envoyés par le corps traduisant un dérèglement dû aux deux forces pouvant léser l'organisme et dérégler l'énergie : les phénomènes externes dont le climat et la nourriture, les phénomènes internes que sont les émotions (celles-ci sont en cause pour leurs effets en particulier en Occident, dont le peuple est très tourné sur l’intellect, le mental, au détriment de son pendant spirituel). La régulation de l'énergie se fait soit par les aiguilles sur les points d’acupuncture - les méridiens -, soit par du moxa, une poudre d’armoise séchée broyée qu’on consume sur le point d’acupuncture (ou alors avec un bâton pour chauffer une zone ou un point).

Sur le corps, il y a douze principaux méridiens, correspondant aux douze organes, complétés par des " entrailles curieuses " comme par exemple le cerveau, qui est rattaché avec le système neurologique des intestins (c'est pourquoi l’intestin est notre second cerveau).

Avec le Yin/Yang, les deux polarités énergétiques complémentaires constitutives du Vivant, la loi des " cinq éléments " (ou cinq mouvements) est le concept fondamental de traitement de l'énergie. Ces cinq éléments fondamentaux sont le bois, le feu, la terre, le métal, l’eau. C’est un cercle nourricier sans fin :

Le Bois engendre le Feu (en se consumant) : il correspond au foie et à la vésicule biliaire ;

Le Feu engendre la Terre (en produisant des cendres) : il correspond au cœur et à l'intestin grêle ;

La Terre engendre le Métal (qui est dans son sein) : il correspond à la rate, à l'estomac, au pancréas ;

Le Métal engendre l’Eau (en se liquéfiant dans la fonte) : il correspond aux poumons et au gros intestin ;

L’Eau engendre le Bois (en le nourrissant) : il correspond à la vessie et aux reins.

Tout peut être classé selon les cinq éléments : les saisons, les couleurs, les métiers, les émotions, les saveurs, les odeurs, etc. C'est dire si c'est un formidable outil pour comprendre les personnes et solutionner leurs maux (insomnies : problèmes d’endormissement et de réveils nocturnes ; tendinites, douleurs musculaires ; problèmes de transit : constipation, diarrhées ; accompagnement de personnes en traitement de chimiothérapie). Dans ce dernier cas, il s’agit d’un soutien lié aux effets secondaires de la chimiothérapie, notamment en permettant la régénération du sang *².

S'il est certain que l’acupuncture traditionnelle ne répond pas à l’urgence et à la chirurgie, elle permet d'agir sur les maladies de fond qui traînent, comme les maladies de Crohn et de Lyme.

* L’acupuncture est un terme français inventé par les jésuites au XVI° siècle. Les Chinois disent " Zhen Jui " (technique des aiguilles et de la moxibution).

Pour refaire des plaquettes, des globules blancs, l’acupuncture traditionnelle est très efficace, de nombreux hôpitaux s’en servant. Les méridiens n'étant que la prolongation d’un organe, on part du principe qu’un certain type d’organes fabrique du sang (le sang est fabriqué au plus profond des moelles mais aussi par la rate et stocké par le foie). Le foie stockant le sang, le corps qui en a besoin vient puiser dans cette réserve. C'est pourquoi le traitement du sang passe par un travail sur les méridiens qui vont au plus profond des moelles : les reins, la vésicule biliaire, le foie et la rate.

 

Alchimie organique

Depuis des centaines d'années, est pratiquée par des millions de personnes dans le monde * la thérapie nommée urinothérapie, également appelée Amaroli (nom indien), qui a montré sans conteste pour ses pratiquants son efficacité et ce sans danger, même si le système institutionnel de la santé lié aux intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique joue sur son aspect repoussoir pour en contester les bienfaits *². Et pourtant, nombre des recherches scientifiques menées prouvent que ce liquide " jaune et plein d'écume ", totalement gratuit, recèle de nombreux trésors en son sein, de la guérison des maladies au développement de l’immunité. Composée d'eau à 85%, de minéraux, d'enzymes et de produits biochimiques importants, l’urine fraîche contribue à la détoxication, à la détoxination, à la détoxification comme à la régénération, qu’on la boive, l’utilise en rinçage de la bouche, en massage, comme parfum ou sous forme homéopathique (isopathie). C’est pourquoi elle est nommée " élixir de santé ", si bien sûr elle est combinée à une parfaite hygiène de vie (composition nutritionnelle des repas, qualité du sommeil, activité physique adaptée, détente mentale …).

En fait, Amaroli est une alchimie qui transforme le plomb en or par la confiance conférée à la sagesse de notre propre corps. Ses effets thérapeutiques exceptionnels s’expliquent par le processus de transmutation biologique des substances vivantes que l’urine contient (enzymes, hormones, neurotransmetteurs, vitamines, anticorps, antibiotiques et autres médicaments naturels) qui, combinées aux effets nettoyants et régénérateurs des sels minéraux urinaires, participent de la qualité de l’énergie vitale qu’elle recèle. Contrairement à ce que croient beaucoup de gens, l’urine n’est pas un déchet toxique, mais du sang filtré. C’est pourquoi elle constitue le médicament le plus extraordinaire qui soit, les substances dont le corps n’a pas besoin restant quant à elles dans le tube digestif et éliminées par les selles.

En comprenant que le corps est intelligent et que l’absorption par les cellules intestinales est un processus subtil, l’alchimiste de sa vie permet à son or organique de lui procurer l’élixir de vie.

* Médecines ancestrales de la Chine, du Tibet, de l’Inde, de l’Amérique du Nord et du Sud, de l’Europe (tradition celte), de la Polynésie, de la Sibérie, des pays du bassin amazonien.

Soulagement de brûlure et aide à la cicatrisation sans traces ; action sur les problématiques de peau (eczéma, psoriasis …) et piqûres d'insectes ou autres ; nettes améliorations dans de nombreuses pathologies si elle est pratiquée de façon adéquate ; élimination des effets indésirables des remèdes allopathiques

Cf. " Testez l’urinothérapie " du docteur suisse Christian Tal Schaller et Johanne Razanamahay, et " L’Élixir de Vie " de l’auteur néerlandais Coen Van der Kroone.

L'art du forgeron de sa vie

Pour forger son épée enchantée, le forgeron de sa vie va prendre le métal, la lame - " l'âme " - et la rendre droite en tapant avec son marteau non sur elle mais sur l'enclume. C'est en effet la vibration de l'enclume - le corps associé à l'esprit -, sa résonance, qui va aligner la lame.

Ainsi parfaitement aligné dans son axe, il pourra user de sa lame acérée et puissante pour percer et soulever le voile de l'oubli de la Connaissance (photo 3*) afin de voir, - " percevoir " -. C'est cet alignement (la rectitude intérieure) que symbolisent le Vesica piscis (image 4) et les lames Un d'épée et Le Monde dans le jeu du Tarot (images 5 et 6).

C'est de cette manière que Arthur, roi juste parfaitement aligné *², parvint par la Force octroyée (la guidance du Soi supérieur) à retirer l'épée Excalibur, l'épée enchantée, de son rocher. Lorsque cette Force se met au service de la Création, elle révèle toute la puissance de l'énergie Christique, le tranchant de la lame de l'épée permettant de discerner le mensonge de la vérité ...

* Cette statue de la cathédrale de Nantes figure l'épée soulevant le voile qui reposait jusqu'alors sur la couronne solaire.

Le lien est établi avec le Christ, dont l'acronyme KRST signifie couronne (baptême en vieux slave). Ainsi la couronne du Roi juste est la couronne du Christ Roi ...


De la persévérance, ou le secret du mythe de Persée

Si l'étymologie latine première de persévérer - perseverare - entend l'effort (per = par et severus = sévère), la langue des oiseaux permet d'en livrer le sens profond, " percer " - Persée - auquel s'ajoute verare en latin signifiant " dire la vérité ". Ainsi Persée est ce(lui) qui exprime la vérité * pour l'avoir percée ...

Le mythe de Persée est un conte alchimique, celui du petit-fils du roi d'Argos Acrisios, né dans le secret car censé tuer son grand-père suite à un oracle fait à ce dernier. Ignorant son destin, il se voit confier par le roi Polydecte de l'île où il vit la mission de chercher le repaire des trois Gorgones, divinités primordiales, et de ramener la tête de Méduse (image 2), la seule mortelle et la plus dangereuse, car pétrifiant du regard celui qui la regarde (l'hypnose du prédateur archontique). Aidé par les outils offerts par Hermès (la Connaissance) et Athéna (le Féminin sacré) - le casque, le bouclier, les sandales ailées, la besace pour y contenir la tête -, il parvient à couper la tête de Méduse (le dragon vert), son sang (le dragon rouge) donnant naissance à Pégase le cheval ailé (voie de sortie de la Matrice entropique). Sur le chemin du retour, il sauve la Princesse Andromède offerte en sacrifice à un serpent de mer dont il tranche la tête (fusion des polarités masculine et féminine). Participant à un concours d'athlétisme, le disque qu'il lance tue accidentellement conformément à l'oracle son grand-père Acrisios se trouvant dans la foule (mort symbolique de la " père-version ", le masculin entropique oppresseur par l'égo-mental tyrannique).

Le message livré par le mythe est que le chercheur de vérité - Persée - est poussé à sa libération par l'appel de sa supraconscience (l'Esprit) qui le protège, et par la force de vie qui réside en lui, source de courage pour qui veut transcender la peur qu'entretient en nous le prédateur asservisseur. Tous deux lui confèrent la force de percer le voile des illusions (l'hypnose de Méduse) et de le trancher par la lame acérée de l'épée (l’Âme unifiée), afin de restituer la Vérité, soit la vision claire de sa bulle de perception par la protection de son 3ème œil (le casque), l'effet miroir (le bouclier), la capacité d'élever son point de vue à l'objectivité (les sandales ailées), la capacité de contraindre et de contenir les limitations involutives (la besace contenant la tête de Méduse). En élargissant sans cesse la trouée, en forant avec persévérance le tunnel, il peut alors emprunter le passage du vortex temporel (image 8), le trou de ver qui mène de l'autre côté vers la Nouvelle Terre *².

Le mythe de Persée, que l'on retrouve dans la chrétienté avec Perceval - " percer vers " - (le conte du Graal) et dans le roman tragique Roméo et Juliette du poète britannique William Robert Shakespeare (1564/1616) narrant l'histoire de deux jeunes amants dont la mort réconcilie leurs familles ennemies, les Montaigu et les Capulet, constitue bel et bien la quête " chamanique " des forces involutives du "Service de Soi ", cachées en soi, et leur transmutation en forces de lumière évolutives, le mode "Service d'Autrui ".

* Cf. Qu'est-ce que la Vérité ?

 *² Cf. Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.

 


Mode opératoire

Les étapes

Le mode opératoire alchimique du " Grand Œuvre " - le Secretum Secretorum (" le Secret des Secrets ") - distingue généralement sept étapes (autrement nommées le Septénaire, les Sept Bains du Roi, les Sept Laveurs) réparties en trois Œuvres associées à une couleur : distillation, calcination, putréfaction, dissolution, ces quatre étapes formant l’Œuvre au Noir ou Nigredo * ; puis coagulation, vivification qui forment l’Œuvre au Blanc ou Albedo ; puis multiplication ou projection, ultime étape dite Œuvre au Rouge ou Rubedo.

Ces sept étapes, ou opérations, ont un ordre totalement aléatoire, non chronologique et non linéaire, à l'image de l'arcane Maison-Dieu du Tarot (XVI), symbolisant l'effondrement de la Tour de Babel archontique pour dissimuler la Connaissance (la Sagesse ou Science initiatique) aux quatre coins du monde, celle-ci étant réservée aux êtres humains qui se seront mis en quête de retrouver la " Parole perdue " en en rassemblant le puzzle et en le rendant cohérent en eux-mêmes. Elles doivent être réitérées dans les trois Œuvres, portant ainsi leur total à vingt-et-un, élément de liaison avec le Tarot symbolique, le vingt-deuxième arcane - le Mat (dont Mercure, équivalent romain d'Hermès, est le patron) - étant l'être humain appelé à jouer au Jeu du Vivant s'il est éveillé, au Jeu de la Mort s'il reste endormi à l'hypnose archontique. Le Mat (ou le Fou/Fol) est bel et bien la matière secrète sur laquelle les vingt-et-une opérations doivent porter, raison d'être principale du Grand Œuvre dont il est le pèlerin volatil car toujours en mouvement !

Toutefois se rajoute à ces trois œuvres une quatrième *², dite Œuvre au Jaune ou Citrinitas, portant sur la prise de connaissance des archétypes constitutifs de l'inconscient collectif. Elle est l'apport du psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875/1961).

* Elle est aussi connue sous d'autres vocables comme l'initiation dans la grotte, la métanoïa (Grèce antique), la transformation dans la chrysalide, le passage par le chas de l'aiguille …

Le ternaire est un procédé symbolique propre au mode de fonctionnement patriarcal de la Matrice asservissante. Aussi est-il plus juste et plus dans l'ordre naturel que de caler l’œuvre alchimique de transformation intérieure sur le quaternaire propre au féminin sacré (Cf. Symbolisme des nombres (1) Les neuf premiers nombres), les quatre couleurs correspondant ainsi aux quatre grands peuples de la Terre.

 

Il va sans dire que la réalisation d’une semblable union dans son intimité dépend du degré de pureté constaté. Le corps spirituel étant le corps causal du corps physique, il faut par épurations successives permettre au corps physique de se dissoudre de plus en plus dans le corps spirituel. Pour ce faire, c’est en regardant au plus profond de soi que l’on reconnaît la Lumière, l’Énergie de vie et la Conscience - le champ de Conscience universelle - qui caractérisent cette dimension spirituelle siégeant en chacun de nous. Sa manifestation est nommée la " Pierre philosophale " ou Fontaine de vie, ce qui signifie l’Énergie universelle, celle qui crée, préserve et transforme toute chose. Elle est toute puissante, omniprésente (en tout temps), omnipénétrante (en tous lieux). Elle ne connaît aucun obstacle. Sa toute-puissance peut transformer un corps physique lourd et limité en un corps spirituel, subtil et puissant. Il s’agit pour l’alchimiste (soit chaque être humain en quête de vérité) de trouver au plus profond de lui-même ce qui est capable de l’animer de l’intérieur, ce qui le relie à lui-même, prenant à ce titre un aspect sacré, religieux (relier vient du latin religare, constitutif comme relegere, " relire ", de l’étymologie du mot religion). Alors, peut-être, parviendra-t-il à l'initiation suprême, la transmutation du feu " nucléaire " *, lui permettant son extraction de la Matrice entropique *² ...

* L'homme n'a pas à fracturer l'atome, élément parfait comportant l'intelligence du Vivant, mais à le commander en en changeant le taux vibratoire ! C'est cette incompréhension de l'homme scientifique mécaniste rationnel, dominé par son égo-mental, qui conduit inéluctablement notre actuelle civilisation à l'apocalypse nucléaire ...

Cf. Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.

De la Pierre Philosophale

Les alchimistes médiévaux (masculins) voyaient dans le liquide biologique qu'est le sperme le " VITRIOL ". Dans son acception courante, vitriol est le nom populaire donné à l'acide sulfurique (H2SO4), agent corrosif puissant, dérivé du soufre *. Pour les alchimistes, ce mot se décompose de la façon suivante : Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem soit " Visite l’intérieur de la terre et par des rectifications tu trouveras la pierre cachée (soit la véritable médecine) ". Ils se référaient à la pierre philosophale qu’il nous faut fabriquer à partir de la matière première (semen) dont la nature nous a dotés, c'est-à-dire par la maîtrise éclairée de notre propre énergie sexuelle, maîtrise qui permet de forcer la matière comme la pensée à la dissolution. C'est " l'émeraude des Sages ", l'" Esméralda de la semence du pendu Quasimodo " du roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris (publié en 1831), véritable " vitryol philosophique " car " l'or y vit " (VIT-RY-OL).

Le temps, ce liquide qu'on ne peut tenir en nos mains, permet de Visiter l'Intérieur de notre Terre (la base), en Rectifiant nos attitudes, afin de Trouver la certitude (aussi solide qu'une Pierre) qui s'y cache. C'est un travail sur l’opposition entre deux lois, deux principes de philosophie antinomiques, ce qui est caché et ce qui est montré. Grâce à l’antimoine - " anti…moine " (le religieux dévoyé) -, métal utilisé par le chercheur alchimiste, ce qui en découle s’appelle sublimation : le corps est spiritualisé, l’esprit corporifié, et le Ciel (L'Esprit de Ce Qui Est) peut alors descendre en Terre, à l’intérieur d’un soi devenu brillant et radieux, ce qui nous mène à la joie, de tous comme de nous-même, autrement nommée " Service d'Autrui ". Aussi cette force créatrice qu'est le sperme ne doit être gaspillée ni en excès, ni refoulée en mortifications ou ascèse, car elle est porteuse d’une énergie-or aux extraordinaires capacités de guérison *².

* Le terme latin vitriol, qualifié en alchimie de " terre de Rome ", vient de " vitriolum " et de " vitrum ", soit la vitre. Elle est du verre, donc du sable transformé. Il doit fournir une fois purifié un second vitriol, dit vert ou lion vert, qualifié de cristal ou vase de cristal. Le cristal de roche n’est que de la silice à l’état pur. Comme le sable est un amas de grains de silice, il en découle que le sable est au cristal ce que le vitriol romain est au vitriol vert. Suivant la qualité du travail alchimique réalisé, il deviendra lion rouge (le lion est le signe zodiacal du Christ), qui marque la maturité de la matière vitriolique devenue l’or philosophique. Autrement dit, si chimiquement parlant le vitriol est un acide (sulfurique), en géologie ce sont les roches siliceuses qui sont qualifiées d’acide. Cette analogie entre le vitriol et le sable, bien qu’obscure, reste importante dans la recherche du dissolvant. Elle fait que le corps entier du vitriol doit être considéré comme un miroir, amené à ne plus projeter de reflet une fois la transmutation alchimique réalisée. L'être humain est devenu transparent à lui-même, ce qui lui permet de changer de dimension de réalité (le passage du chas de l'aiguille des saintes Écritures ou du trou de ver de l'astrophysique), autrement dit la " technologie " du passage trans-dimensionnel qui, par inversion du champ magnétique gravitationnel, crée des minis accidents temporels localisés ...

Cf. Conscience et dépassement de la Matrice sexuelle.

De l'antimoine

L'antimoine, élément connu depuis le IV° millénaire avant J.-C., est un métal blanc argenté cassant très toxique. Il possède des caractéristiques qui le placent entre les métaux et les non-métaux. C'est un mauvais conducteur de chaleur et d'électricité et il ne se ternit pas en présence d'air. Allié au plomb, on retrouve souvent ses oxydes ou ses sulfures dans des minéraux. Le sulfure d'antimoine, ou stibine, a été utilisé comme cosmétique dans l'Antiquité, possédant également des propriétés émétiques (vomitives) et purgatives. De par sa toxicité, cet élément a également connu d'autres applications notamment en tant que poison, la stibine, de formule SbH3, étant connue pour détruire les globules rouges. De manière générale, les composés trivalents de l'antimoine bloquent l'activité de certaines biomolécules.

Si l'antimoine associé à des particules d'or est constitutif dans le creuset de la Pierre Philosophale selon les vertus effectives de l'alchimiste (sa réelle droiture intérieure) et de sa dextérité à conduire le feu, c'est qu'il contient les mémoires originelles de notre présente civilisation. Autrement dit, là où il se recueille - sur la plage de Finisterre au cap Fistera, à entendre comme " là où se finit la terre ... ", commune côtière de la province de La Corogne en Galice Espagne * -, se tiennent les restes de la précédente civilisation atlante. Si ses survivants avaient jadis entrepris la marche (conquête d'une nouvelle terre) vers l'Ouest à travers ses déclinaisons en ères successives (paléolithique, néolithique ...), il nous appartient en cette fin de cycle de retourner à l'Est (là où le soleil se lève), c'est-à-dire de retrouver nos mémoires originelles, tout particulièrement à travers notre changement alimentaire et l'application du régime cétogène (du latin ăcētum " vinaigre " et du grec génos " génération "), processus métabolique permettant la formation de corps cétoniques à très basse teneur en glucides, soit le type d'alimentation qui prévalait avant l'émergence de l'agriculture au néolithique et ses effets sur l'affaiblissement du corps organique comme psychologique *² ...

* L'initié établira le lien avec l'histoire biblique fabriquée avec les figures de Jésus et Joseph d'Arimathie les Galiléens ...

Cf. Conscience nutritionnelle.

Franc-Maçonnerie et Alchimie

Il est peu dire que le symbolisme de la Franc-Maçonnerie a puisé considérablement dans le référentiel alchimique, avec pour ses adeptes les deux voies initiatiques, conformément à la loi de la dualité prévalant en 3ème dimension *.

La première, de nature évolutive (polarité +), est présentée à l'entrée de l'impétrant, servant de caution humaniste tout au long de son parcours en loge. Elle met en avant la quête de la Pierre Philosophale, élément indispensable de transformation de soi, au service de sa relation éclairée aux autres, à la société, à la planète (la Nature) comme au cosmos. Elle est le vernis luciférien, la " fausse lumière ", susceptible de conduire à la Vraie par l'exercice du discernement épuré de toute naïveté mystique, qualité rare chez la plupart des êtres humains manipulés par leur subconscient.

La seconde, de nature entropique (polarité -), est réservée aux marmitons de la tambouille " politico-humano-symbolico-spiritualo-ésotérico ", celles (loges féminines) et ceux - les cuistots révolutionnaires - sélectionnés pour leurs aptitudes aux " hauts grades ", afin de servir le corpus prédateur dans la réalisation de son agenda occulte. Elle est de ce fait étroitement liée aux secrets et mystères de la pyramide (image 1) et du " mythe " Osiris/Isis/Horus. C'est cette voie qui livre la maîtrise du compas et de l'équerre nécessaires à l'exercice de la domination terrestre asservissante, LA *² Pierre Philosophale constituant le vortex énergétique établi entre la conduite des affaires terrestres et la force de prédation extra-dimensionnelle de 4ème densité qui la nourrit *³. Cette voie est l'autre face du démon terrestre, en l'occurrence Satan selon notre référentiel latin, expliquant que les humains s'y trouvant piégés et dans l'incapacité d'y renoncer sont lourdement chargés sur un plan karmique * ...

* Cf. La dualité décodée.

L pour l'équerre, A pour le compas (image 2). Tous deux sont nécessaires à l'établissement de la quadrature du cercle de la Grande Pyramide (base carrée), ses proportions liées au nombre d'or assurant toute sa puissance pour recevoir l'énergie " céleste " (Cf. Le modèle pyramidal décodé).

*³ Cf. Mécanisme explicatif dans Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

*⁴ Cf. Le cheminement de l’Âme.

Pour de nombreuses raisons *, la France joue un rôle d'importance dans l'agenda occulte du Gouvernement de l'Ombre. Amorcée par l'instauration de la Révolution maçonnique des Lumières au XVIII° siècle, la construction de la pyramide du Louvre, lieu de consécration du dernier monarque républicain élu en 2017, et de l'arche de la Défense par François Mitterrand, livre une clé de compréhension du scénario en cours *² pour celui/celle décidé à se réveiller, en l'occurrence le parasitage par la création d'une ligne de défense tellurique de la nature de son sol, permettant de s'extraire de la Matrice entropique pour qui sait retrouver ses mémoires ... Nul ne s'étonnera ainsi que le jour de son inhumation (11 janvier 1996), figurait sur la plaque d'immatriculation du 2e " Espace Renault " corbillard l'immatriculation " 6661 ST 87 ".

* Cf. Le féminin séquestré.

Cf. Prophétie du changement.


Regarder différemment le Monde

En alchimie, on ne cherche pas l’endroit mais l’envers du Monde apparent, celui des formes, le " démon " (l'arcane XV du Tarot, Le Diable). Le Monde illusoire, dans le tarot symbolique, c’est l'arcane 21 (XXI) *. Et ce qui est " en vert " est la connaissance des choses cachées. Ainsi le lion vert (ou l’ion vert) de l’alchimie ne désigne pas que l’acide sulfurique, mais aussi le dissolvant universel, le VITRIOL.

21 à l’envers donne 12, la position des jambes de la danseuse du Monde donnant Le Pendu à l’envers. Le Pendu, c’est le Monde illusoire à l’envers, soit le Monde à l'endroit. Ce qui est " en vers " est aussi un corps en décomposition, dévoré et digéré par les vers, soit un corps qui meurt à l'égo, son prédateur. Ce qui est " en vers ", c’est aussi la poésie, qui permet d'enchanter sa vie.

Si quelque chose se cache dans le tarot, c’est Le Pendu qui dira où. Parce qu’on dit que le Monde, le 21, est le symbole de la totalité, mais la totalité sans son envers n’est pas complète. Alors la somme théologique du Pendu, soit 12, c’est : 1+2+3+4+5+6+7+8+9+10+11+12 = 78. Comme il y a 78 arcanes dans le tarot, Le Pendu est donc la totalité cachée du tarot *². Et la réduction théologique de 12 est 1+2=3, qui rappelle la trinité du corps/âme/esprit, du sel/mercure/soufre, du minéral/végétal/animal, du père/fils/saint-esprit, de la mère/fille/sainte-âme. 78 divisé par 3 est égal à 26, chiffre de Dieu dans la Kabbale. Aussi le tarot est l’expression des trois grands monothéismes - judaïsme, christianisme et islam - qui, par-delà leurs dogmes spécifiques manipulés car propres à l'illusion de la matière, cachent les clés universelles du Vivant pour qui sait regarder à l'envers ... C'est ainsi que la pratique continue du Vade retro satanas (" Arrière ou retire-toi Satan ") enseignée par la prêtrise romaine dévoyée (à l'insu de la plupart de ses officiants) conduit le fidèle dans une impasse existentielle, les clés de son salut reposant tout au contraire dans la rencontre avec la force prédatrice qui l'asservit !

* Le chiffre 21 correspond à l'addition des six faces d'un dé (6+5+4+3+2+1), le dé de la " Vie " apparente, en réalité le jeu de la Mort pour celui/celle qui ne perçoit pas sa face cachée ... Cf. Travaux du philosophe alchimiste Nicolas Flamel (1340/1418), " Livre des figures Hiéroglyphiques " & " Livre d'Abraham le juif " (aucun original médiéval n'existe), fait de 21 feuillets.

Cf. Le sens caché du Tarot initiatique.

Le talon vulnérable

Le Pendu suspendu par une corde qui le tient à l'envers pour lui permettre de regarder la réalité du Monde tel qu'Il Est rappelle que l'être humain demeure vulnérable à la force prédatrice qui l'asservit dans la 3ème densité de réalité. Il est mortel, au sens propre comme figuré, par un talon d'Achille * qui exprime sa faiblesse fatale en dépit d'une grande force générale, pouvant le mener à sa perte. C'est ce que rappelle le serpent rampant - l'énergie luciférienne -, qui à défaut d'être fermement contenu par le féminin sacré (ainsi le pied de Marie chez les chrétiens - image 2), peut à tout moment par la fausse lumière (les tentations de ce bas monde) le mordre " mortellement " pour le maintenir dans la cyclicité entropique des temps.

* Dans l'Achilléide du poète latin Stace (40/96), la mère d'Achille, la nymphe Thétis, avait plongé Achille enfant dans le fleuve Styx, le tenant par le talon (image 1). Il devint ainsi invulnérable partout où l'eau avait été en contact avec sa peau, c’est-à-dire partout sauf au talon qui devint son point faible. C'est là que toucha la flèche de Pâris qui tua Achille, dans une des versions du récit de cette mort.

 


Les éléments

Le travail alchimique, opératif comme spirituel, est basé sur les quatre éléments constitutifs de notre dimension de réalité - feu, air, eau, terre - qui découlent du champ éthérique de l'univers, autrement dit la quintessence de Ce Qui Est. Ils se retrouvent dans la " monade ", soit le concept corps-âme-esprit constitutif de l'être humain, ces trois états correspondant à l'univers physique et sa nature d’espace tridimensionnel (longueur, largeur, hauteur), quadridimensionnelle avec le temps * :

1. Le corps est la matière dure, solide, celle du contenant. Il est assimilé à l’espace, qui retient. Sa nature est masculine.

2. L'âme est la matière molle, liquide, celle du contenu. Elle est assimilée au temps, qui s’écoule. Sa nature est féminine, par la vibration qu’elle émet.

3. L’esprit est la matière subtile, gazeuse, éthérique. Il est assimilé à l'éther, la vapeur, la quintessence, qui s’apprécie. Sa nature est double, masculine et féminine.

La trinité Corps–Âme–Esprit est ainsi une matrice espace-temps qui permet à l’Esprit de pouvoir prendre conscience de sa quintessence.

* Cf. Univers en partage.

 

Le travail alchimique opératif au moyen du soufflet (le souffle de l'Esprit, le spiritus), dans le creuset (crucibulum signifiant au croisement) du laboratoire (labor pour le travail, oratoire pour le caractère sacré de l'atelier), autrement dit athanor et relié au kamin (conduit de cheminée en slovène ou allemand), utilise des éléments physiques aux propriétés adéquates de la monade constitutive de l'être humain. Ce sont le Mercure, le Soufre et le Sel. Ils sont les trois principes produits par la dualité initiale - matière/esprit, agrégat/substance, sensorium extérieur/sensorium intérieur, immanence/transcendance -, dont l'union est à même d'attirer l'Esprit vital, la substance de Ce Qui Est. C'est pourquoi l'alchimiste dirige tous ses efforts vers la captation de l'Esprit universel dont il fait, dans sa création microcosmique en union avec les corps astraux * et par l'entremise de son âme semi-physique, la source de vie et le facteur de perfection, les changements semi-physiques ayant des répercussions sur le monde physique *². Il applique ainsi les maximes des Sages : " Trois et trois font un ", " Dans un, il y en a trois ", " L'esprit, l'âme et le corps sont un, et tous sont venus d'un ". Par ce travail de manipulation des énergies en lui visant à réparer sa structure intérieure, l'alchimiste est placé devant les symboles et les processus oniriques de son monde intérieur, cette réalité archétypale du rêve mêlant l'inconscient au conscient. En procédant de cette manière, il opère en 4ème densité de réalité, là où les lois physiques propres à la 3-D ne s'appliquent plus. C'est la clé d'ouverture des portes de l'espace-temps aux fins de sortie de la Matrice entropique, l'ouverture du troisième œil - celui du cœur - permettant de percevoir la nature intrinsèquement lumineuse de l'univers, " le Feu artisan ". Ici se tient le secret alchimique, l'Imaginatio, la vision imaginale (et non la fantaisie), car l'Homme étant ce et cela qu'il pense, pense-t-il au feu qu'il est ce feu, tel un a(i)mant ...

* Le terme astra ne fait pas tant référence aux étoiles et leurs influences sur les objets sublunaires, qu'aux vertus essentielles, aux fonctions des objets individuels et leurs correspondances sur tous les plans de la nature, y compris les étoiles.

Cf. Univers en partage, Esprit global & Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

 

Du Mercure

En tant que métal lourd, le mercure est très présent tant dans notre environnement que dans notre corps. On le retrouve ainsi dans les amalgames dentaires (dangereux à la différence des composites car rejetant dans l'organisme sa toxicité), les vaccins, le mercurochrome, les ampoules à basse consommation, la nourriture, l’eau, l’air, … Tout comme l'aluminium, omniprésent également, il est porteur d'un haut niveau de toxicité, car très réceptif aux ondes électromagnétiques émises. De par sa nature instable, volatile, le mercure tel l'être humain qu'il caractérise (le Mat ou Fou du Tarot, appelé le " caméléon de l'Œuvre " par l'alchimiste Fulcanelli) s’agite de différentes manières selon la fréquence sonore à laquelle il est soumis (plus la fréquence est haute, et plus sa forme se complexifie), étant le seul métal que la nature n'a pas réussi à fixer. Comme il s’agit d’un métal neurotoxique, il participe de notre affaiblissement sans épuration adéquate. C'est pourquoi le système prédateur l'utilise dans ses programmes autodestructeurs (programmation MK-Ultra, réseau HAARP, réseau mobile G4/G5...) *. Relayés par la connectivité accrue de notre société technologique (optique, son, numérique, hertzien), ils diffusent des informations à haute teneur émotionnelle sources d’angoisse et de terreur par le biais d’ondes imperceptibles - le champ magnétique artificiel -, et ce grâce à la présence en abondance de ces métaux lourds dans les organismes qui contribuent à atrophier la cognition de l'humain en détériorant ses cinq sens et surtout en court-circuitant les capacités intellectuelles et intuitives du cerveau. Sans conscientisation et autoprotection *² (la dissolution de ce qui plombe le mercure pour fixer en soi son contenu bénéfique), l'être humain ne peut s'extraire du piège mortifère qui lui est tendu.

* Cf. Contrôle mental.

Cf. Les travaux et écrits du docteur Françoise Cambayrac (ainsi " Maladies émergentes - Comment s'en sortir " & " Vérité sur les maladies émergentes ") établissent pourquoi et comment dans les facultés de médecine et la presse médicale est dissimulée aux professionnels de la santé la vérité sur certaines pratiques médicales. Voir également les travaux du Docteur Jean-Jacques Melet, fondateur de l'association NAMD (Non au mercure dentaire) et de Estelle Vereeck, docteur en chirurgie-dentaire holistique, auteur de " Langage des dents " et membre de l'IAOMT (International Academy of Oral Medicine and Toxicology).

Selon le Dr états-unien David Brownstein, auteur du livre " Iodine : Why You Need It, Why You Can’t Live Without It " (Iode : Pourquoi vous en avez besoin, pourquoi vous ne pouvez pas vivre sans), l’iode, élément chimique appartenant à la famille des halogènes dont il est le plus dense (de symbole I et de numéro atomique 53), élimine le mercure, le plomb, le cadmium ... toutes les sortes de métaux présents dans l’organisme. Il les évacue même des systèmes endocriniens, systèmes où ils se logent de préférence, tel le fluorure de la glande pinéale, le canal organique de l'âme (Cf. Le cheminement de l’Âme). Cet élément est indispensable à la vie humaine comme remède à tous les maux, maladies, carences, unique antidote réellement efficace contre les ondes électromagnétiques, nucléaires et radios ...

L'Esprit / Le Mercure

Il correspond à l’élément EAU, représenté symboliquement par la LUNE.

Il est l’élément volatil, la substance de nature humide, fluide, subtile, l'aspect féminin et lunaire. Il se présente sous forme aqueuse ou vaporeuse, d'une couleur qualifiée de blanche. Il est passif dans la génération et par rapport au Soufre, mais il est actif par sa mobilité, allant de l'extérieur vers l'intérieur, ceci entendant qu'il possède son propre soufre, le rendant ainsi complet. Le Mercure, de nature instable *, confère la volatilité. Il est sujet à la sublimation. Il assure la liaison Soufre-Sel. On le rapproche de l’âme (psyché), que l’esprit peut informer. Tous les fluides présents dans l’univers (pluie, rosée), y compris les fluides vitaux de l’organisme humain, en sont une expression.

* Nous pouvons d'autant mieux comprendre son haut niveau de toxicité dans les vaccins lorsque l'esprit qui y préside (celui de big pharma) ne vise pas le bien-être de l'humain, par-delà les allégations proférées ...

L’Âme / Le Soufre

Il correspond à l’élément FEU, représenté symboliquement par le SOLEIL.

Il est l'élément feu, qui ensemence, l'aspect masculin, solaire et sanguin. Il se présente d'une couleur qualifiée de jaune *. Il est actif dans la génération, allant de l'intérieur vers l'extérieur. Il réside dans le Sel, le corps, qui le retient et l’épaissit plus ou moins. La graine spirituelle du Soufre est une information qui pénètre les formes solides. C’est un feu qui imprègne même les minéraux les plus durs. Il est le rayon créateur, l’information en action. On le rapproche de l’esprit (pneuma), la matrice structurante. C’est une chaleur fixée et latente qui ne consume pas, mais échauffe doucement. C’est l’agent dynamique de la fermentation, substance oléagineuse et grasse qui s’enflamme facilement, de nature combustible.

* C'est pourquoi son alliance avec le Mercure est représentée par l’œuf, la Pierre philosophale qui donne la vie.

Le Corps / Le Sel

Il est une conséquence de l’union du Soufre et du Mercure qui se neutralisent, soit un matériau solide qui soutient, qui donne la fixité au volatil. C’est le principe dans lequel la sécheresse et l’aridité dominent. Il se présente en corps sec et friable qu’il est aisé de mettre en poudre, ce qui témoigne de sa sécheresse extérieure. Mais il est doué d’une humidité, d’une fluidité intérieure, comme cela se prouve par sa fonte. Il épaissit le Mercure qui le dissout et il fixe le Soufre. On le rapproche du corps (soma), ce composé physico-chimique dont les tissus organiques s’élaborent à partir des sels inorganiques. Il est fixe et incombustible, c’est-à-dire qu’il résiste au feu dans lequel il se purifie. Il ne souffre point de putréfaction et peut être conservé sans être altéré. Il est principe de conservation et s’oppose à la corruption. C'est pourquoi il peut prétendre à l'Amour "uni vers SEL " !


Le sel, produit de l’union du Mercure et du Soufre, a ainsi deux " natures ". La première, humide car extraite du mercure, correspond au sel de mer, " fruit " de la vapeur. La seconde, sèche car extraite du soufre, correspond au sel terrestre, " fruit " de la fumée. Le travail alchimique (Cf. paragraphe plus en avant sur le " solve & coagula ") consiste tant à extraire la sécheresse du soufre et la remplacer par l'humidité du mercure (volatiliser le fixe) qu’à extraire l’humidité du mercure et la remplacer par la sécheresse du soufre (fixer le volatil). Autrement dit, en comprenant que l'intérieur du soufre est l'extérieur du mercure et vice-versa, la finalité vise par le mariage subtil de ces deux énergies différentes l’obtention d’un " feu froid " et d’une " neige chaude ", soit le feu des Philosophes, clé de maîtrise " magique " de l’énergie primordiale *. Ramené sur le plan physique, il s’agit de réussir la fusion de la matière (électrons négatifs autours du noyau positif) et de l'antimatière (électrons positifs autours du noyau négatif), soit le " secret " de Ce Qui Est !

Seul l'alchimiste a ce pouvoir de constituer ce générateur permanent - la Pierre Philosophale - d'une nouvelle énergie, composé d'une cathode (le soufre) et d'une anode (le mercure), autrement dit d'une énergie mentale qui donne une fumée (le corbeau noir) et d'une énergie spirituelle qui donne une vapeur (la colombe blanche). Voici pourquoi les alchimistes ont toujours travaillé dans le secret, pourchassés par le système prédateur politico-religieux, l'obtention du feu secret - l'énergie libre - s'avérant une menace à leur domination entropique des affaires terrestres ...

* Sur le plan symbolique, le résultat de ce travail est deux Mercure contrastes, un " corbeau noir " et une " colombe blanche ". Le premier correspond à l'élément chimique connu (numéro atomique 80, de symbole Hg, autrefois appelé vif-argent), qui s'étire à la chaleur et se rétrécit au froid. Le second échappe à la compréhension scientifique classique, car il s'étire au froid et se rétrécit à la chaleur. Quand ils se rencontrent, ils ne se séparent jamais : quand l'un s'étire, l'autre se rétrécit, chacun d'entre eux complétant ainsi l'autre. C'est pourquoi ils sont renommés le mâle et la femelle. Ce sont aussi les deux dragons, chacun absorbant l'humidité de l'autre (la tête chaude du Dragon - crachant le feu - absorbe à cause de sa sécheresse la queue froide et humide de l'autre se tenant dans l'eau).

 

Pourquoi le feu des Philosophes ne peut être trouvé par " l'homme " vulgaire

Il y a trois grands types d'" êtres humains vulgaires ", avec tout un nuancier propre à chacun d'entre eux :

- L'homme (il ou elle) des sens exclusivement physiques (je ne crois que ce que je vois, pense ou sais), totalement dominé par son égo-mental (l'archonte prédateur) dans sa relation à la matière, à autrui comme à lui-même. La quête alchimique est totalement exclue en cet état.

- L'homme avancé spirituellement par le suivi de la " voie humide ou longue " représentée par des livres ouverts, voie des riches, et qui, ayant acquis un haut niveau de connaissances tant théoriques qu'opératives, commercialise sous différentes formes (conférences, consultations, coaching et formation, vente de livres) son savoir, profitant de sa notoriété qui lui confère une valeur " bankable ". Il est sur un chemin " Service de Soi ", marque de la Matrice entropique qu'il sert tout en prodiguant un discours " Service d'Autrui " *.

- L'expert scientifique, qui apporte son haut niveau de savoir à un fonctionnement dénaturé du Vivant, notamment par l'exploitation monétisée des énergies nucléaire et fossiles et le culte voué à la toute puissance technologique. Est-il utile de rappeler qu'un homme savant n’est pas systématiquement un homme bon ...

Si le véritable alchimiste est un Philosophe (avec un P majuscule), c'est qu'il honore par son humilité et sa discrétion la science de la Sagesse par excellence - la Sophia grecque -, soit le mariage de la Connaissance la plus élevée (Thot l’Égyptien ou Hermès le Grec) et du Féminin sacré (La Maât égyptienne ou Athéna grecque), la science du cœur. Autrement dit, l'union du savoir universel (le masculin) et de la connaissance universelle (l'intuition du féminin), soit la conscience de 7ème densité. Ce n'est qu'ainsi, dépouillé de tout artifice matérialiste (l'avoir et le paraître) et par le suivi de la " voie sèche ou brève " - la voie secrète par excellence, jamais révélée car très risquée et dangereuse, représentée systématiquement par des livres fermés -, voie des pauvres et des humbles guidés par " Seule l’Étoile " (la Providence divine) parce qu'ils ne reconnaissent aucun pouvoir autre que l'UN, qu'il peut recevoir le Feu de l'Esprit à même de lui prodiguer la Pierre Philosophale *², " le Vase de l'Art ". Autant dire une poignée d'initié(e)s, inconnu(e)s des salons et des tribunes médiatiques vers lesquels se pressent les adeptes illusionnés ...

* Il est indispensable d'avoir à l'esprit que la prédation trans-dimensionnelle qui agit dans notre monde utilise mille et une ruses pour endormir notre vigilance et notre discernement. C'est ainsi qu'elle agit subrepticement par le biais de relais dispensant d'incontestables vérités (notamment moult auteur(e)s et praticien(ne)s en spiritualité et développement personnel), sans pour autant livrer la réalité prédatrice dissimulée ... Cf. Prédation spirituelle et voie de sortie. Ces " bonnes âmes " bien intentionnées en apparence oublient tout simplement de se demander quelle partie d'elles-mêmes pense, croit, ressent, se persuade de la justesse de leurs dires et actions. Leur Soi supérieur, ou leur prédateur attitré qui les manipule à travers l'égo-mental électrisé par le paraître (notoriété) et l'avoir (commercialisation business de leurs savoir et pratiques) ? 

L'intuition, soit la guidance de " l'Ange " (la supraconscience), ne peut généralement être démontrée par des preuves. C'est pourquoi elle n'a jamais aucun réel fondement pour une " intelligence humaine " limitée à son monde de 3ème densité de réalité.

 

Par ailleurs, les alchimistes distinguent sept métaux, en relation chacun avec un astre : le Plomb (Saturne), l'Étain (Jupiter), le Fer (Mars), le Mercure (Mercure), le Cuivre (Vénus), l'Argent (Lune) et l'Or (Soleil). Dans la nature, ces métaux évoluent sur des millénaires vers l'or, qui représente la perfection. De même qu'il cherche à atteindre la totale maturité des métaux, l'alchimiste cherche à atteindre sa propre maturité, sa propre perfection, en se rapprochant de l'Unité, et passant pour ce faire par sept étapes de maîtrise : de la peur ; de l’écoute ; de la relation aux autres ; de la perception, de la reliance et de l’unité ; de la force (rejet de la colère et de la violence) ; de la puissance (sans succomber au pouvoir et à la vengeance) ; de rassembler ce qui est divisé (pour éviter le chaos).

 

L'histoire alchimique civilisationnelle

La structuration et le fonctionnement du Vivant, l'Univers, sont basés sur le principe des polarités opposées complémentaires, régies par la loi de la dualité. Il y a environ 12.000 ans, la précédente civilisation humaine, l'Atlante, alors située sur une dimension de réalité supérieure - la 4-D - chuta en 3-D de par la corruption technologique qui l'avait gangrénée, et ce à l'issue d'un processus en trois phases, soit trois guerres (qui ne sont pas sans nous rappeler celles que notre civilisation connaît depuis le XX° siècle) qui ont ravagé sa civilisation avant qu'elle ne disparaisse définitivement par de gigantesques cataclysmes naturels, tel le déluge biblique. C'est ainsi que les Atlantes, sur une autre ligne temporelle, jouaient fidèlement le rôle qu'endossent les États-Unis d'aujourd'hui, loi de cyclicité oblige. Elle entama alors par ses survivants un nouveau cycle, son peuple bleu (couleur de peau du peuple atlante telle que le film hollywoodien Avatar de James Cameron l'expose) s'étant divisé conformément à la loi de dualité régissant le Vivant par les deux génomes constitutifs des forces universelles : le génome aryen/arihmanien (polarité +, électrique, mode Service de Soi) des forces involutives, majoritaire, et le génome sémite (polarité -, magnétique, mode Service d'Autrui) des forces évolutives, minoritaire, présent dans le génome mitochondrial féminin. Il va de soi que nous les retrouvons tous deux dans la nouvelle histoire qui s'écrit alors par les rescapés qui vont migrer à l'Est (le chemin dit de Saint Jacques de Compostelle) et à l'Ouest, d'autres - les " Celtes aryens " - s'étant dispersés à l’est ainsi qu’à l’ouest depuis les régions nordiques.

Le peuple Noir * est alors principalement porteur du génome sémite " rédempteur ". C'est à lui que revient de redémarrer le cycle civilisationnel purgatif (l'Œuvre au noir alchimique) des erreurs passées, et tout naturellement les dirigeants qui en sont issus vont s'attacher à édifier les fondements civilisationnels par l'appel à leurs mémoires sources d'inspiration. C'est tout particulièrement le règne des pharaons noirs représentant le peuple kémite ou kamite (le Ka traduit le champ éthérique) *². En parallèle, le génome aryen/arihmanien va se retrouver principalement dans les peuples à couleur claire, Jaune et Blanc. Tour à tour, ils vont édifier à l'Orient puis à l'Occident les grandes civilisations terrestres appelées à succéder à celle pionnière du peuple Noir. Quant au peuple Rouge (amérindiens, aborigènes ...), il est tout comme le peuple Noir gardien des vertus du génome sémite, se consacrant tant à bâtir de grandes civilisations (Aztèques, Mayas, Olmèques ...) qu'à préserver la tradition de sagesse sur un mode de vie pleinement respectueux de la Terre-Mère. C'est la raison pour laquelle en cette fin de cycle civilisationnel ses " légendes " (Cheyennes, Cherokees, Navajos, Hopis ...) trouvent autant d'écho auprès des êtres humains qui s'éveillent sous l'effet de l'Onde de changement en cours.

Ainsi, du Noir au Rouge, le chemin alchimique des peuples civilisationnels est une invitation à la fusion des génomes par le " kiristos ", la conscience christique (la loi de l'unité par l'Amour de Ce Qui Est), afin d'ouvrir les barrières de l'espace-temps et, par notre ascension, de sortir de la cyclicité entropique de la matrice terrestre en 3-D et d'évoluer dans une nouvelle dimension de réalité à caractère évolutif. Autrement dit la Nouvelle Terre. Pour ceux et celles qui n'y seront parvenus, la prochaine Onde de changement conduisant à l'ouverture des portes inter-dimensionnelles et à offrir une nouvelle chance de transition aura lieu dans environ 12.000 ans ...

* L'observation avertie de la peau noire permet parfois de percevoir chez certain(e)s un reflet bleu, qui traduit la liaison avec le peuple bleu atlante.

Cf. Le message de Michael Jackson dans Comment changer son regard ?, paragraphe " Comprendre l'enseignement des super-héros ".

Cf. en complément Le féminin séquestré.

 

De l'alchimie civilisationnelle entropique

La philosophie Parsi, autrement dit le zoroastrisme - la religion monothéiste de l'Iran ancien -, caractérise le fonctionnement de la Matrice terrestre par l'opposition entre les forces du bien du dieu d’Ahura Mazda (Ohrmazd) et celles du mal du dieu Ahriman. Nous la retrouvons dans le panthéon Aztèque avec les quatre dieux créateurs et la lutte entre le " Miroir Fumant " et le " Serpent à Plumes ". C'est ainsi que le cruel Tezcatlipoca porte un masque avec ses yeux-miroirs en obsidienne. De couleur Noir, il a trois frères : Xipe Totec (le Tezcatlipoca rouge), Quetzalcoatl (le Tezcatlipoca blanc) et Huitzilopochtli (le Tezcatlipoca bleu). Dans son temple, sa statue était cachée, seuls quelques prêtres pouvant la contempler. Une fois par année, on lui réservait toujours le plus beau des captifs pour sacrifice et quatre jeunes filles pour lui servir symboliquement d’épouses.

Tant que l'être humain reste soumis au feu de Mars qui coule en lui (le génome électrique aryen/arihmanien), il ne permet pas au processus alchimique d'opérer par la fusion avec le génome magnétique sémite, et de transformer son sang par le rouge de l'Esprit, la venue du Kiristos. Le piège le plus emblématique qui lui est tendu est le conflit israélo-palestinien. En prenant position pour un camp contre l'autre, quel que soit l'angle d'entrée (politique ou religieux), il est irrémédiablement piégé, s'interdisant la sortie de la dualité mortifère. La seule sortie possible est sa compréhension de la raison d'être des forces involutives qui, créant le " mal " et le perpétuant à partir des dimensions de densité supérieures à la dimension terrestre, le font pour de bonnes raisons. Elles contribuent en effet de cette manière à l'équilibre de l'Univers *, à sa bonne marche, et au recyclage des consciences inadaptées à l'Évolution, pendant incontournable de l'Involution. Si elles sont en apparence beaucoup plus intelligentes que l'humain de par leur champ de fréquences supérieur, elles ne possèdent cependant pas d'émotionnel (canal de manifestation de l'âme) à cause de leur ADN bridé, ne pouvant pas devenir créatrices de leur propre monde. En effet, l'émotionnel provenant de la conscience individuelle ou collective est la seule énergie capable d'influencer et d'engendrer le mouvement d'une Onde modifiant la configuration des choses, parfois même jusqu'aux confins de l'Univers *². Dans la mesure où notre environnement est constitué d'antimatière/matière noire sous forme d'ondes en mouvement, il se transforme en matière densifiée dès qu'elle est figée, agglomérée par la gravitation. Celle-ci, provenant d'un égrégore de croyances/conscience, devient alors une force gravitationnelle matérialisant notre réalité par l'assemblage des atomes. Elle est ainsi réalisée soit par des croyances collectives, soit par notre propre conscience, selon qu'elle est orientée en mode " Service de Soi " ou " Service d'Autrui ".

En s'éveillant à cette prédation logée insidieusement en lui et qui le manipule, l'être humain peut par son libre arbitre se désengager de l'emprise archontique, non en la repoussant (par exemple la dénonciation systématique des " élites " terrestres asservissantes *³), mais en en nettoyant profondément les miasmes (l'Œuvre au Noir). Ainsi peut-il faire entrer en lui la lumière de l'Esprit - la supraconscience divine - (l'Œuvre au Rouge) dans sa Caverne et desserrer l'étreinte de l'Ouroboros (l'Archonte prédateur). Il offre de ce fait la possibilité à ce dernier de sortir également de son impasse entropique. La boucle infernale cesse alors, puisque l'être humain, ayant compris son origine dénaturée par le prédateur archontique comme son futur entropique, devient enseignant de son prédateur, lui offrant par la conscience christique (la loi de l'Unité) qui désormais le gouverne sa rédemption. De cette compréhension résulte la clé de réussite du voyage du Héros du jeu de la Vie !

* Cf. Évolution de civilisation (1) Le mécanisme de l'Univers.

Cf. Le processus création décodé & La pensée création.

*³ Dans la mesure où les forces évolutives (mode " Service d'Autrui ") provenant des mondes de conscience supérieurs (5 et 6ème densités de réalité) ne peuvent se manifester ouvertement et se permettre d'influencer le psychisme d'un individu sans son consentement, l'engagement et le combat " contre " celles et ceux incarnant la prédation terrestre, à l'instar des mouvements pacifiste, écologiste, féministe, LGBT, insoumis ..., maintient le protagoniste militant dans un mode " Service de Soi ", incompatible avec sa libération intérieure. Il est leurré par sa naïveté et son idéalisme, celui d'une mentalité en mode sauveur qui imagine pouvoir changer le monde. Plutôt que de combattre par effet miroir son prédateur - celles et ceux qu'il tient pour responsable de l'état de la société -, il doit le reconnaître et apprendre par son truchement sur lui-même (sa colère, sa frustration, sa haine ...). Alors seulement il peut passer en en transmutant le contenu vicié en mode " Service d'Autrui ", l'autre qu'il dénonce et combat n'étant que le reflet de lui-même en son état de conscience ... Voici de quoi interroger sur la nature véritable de la plupart des écrivains et philosophes donneurs de leçons humanistes et encensés comme tels par le système, appelant tel Stéphane Hessel (1917/2013) à s'indigner et à se révolter !

 

De l’équilibre humain et civilisationnel à travers les quatre éléments

Le principe des polarités constitutif du Vivant permet de subtiles combinaisons nécessaires à l'harmonie générale de l'univers et de toutes ses composantes. Ainsi ses quatre éléments fondamentaux constitutifs, correspondant aux quatre peuples de la Terre (blanc, jaune, noir, rouge), sont mêlés du plus (+) et du moins (-), possédant de ce fait plusieurs qualités et oppositions se traduisant dans leur capacité de convertissement physique entre eux.

Chaque élément a deux qualités spécifiques dont la première lui est propre et inséparable. La seconde, moyenne entre deux, convient avec la suivante : le feu est chaud et sec, la terre est sèche et froide, l'eau est froide et humide, l'air est humide et chaud. C'est par deux qualités opposées que les éléments sont contraires entre eux, comme le feu à l'eau et la terre à l'air.

Ils possèdent une autre forme d'opposition entre eux : quelques-uns sont pesants comme la terre et l'eau, d'autres sont légers comme l'air et le feu. Les premiers sont appelés les éléments passifs - polarité féminine -, les autres actifs - polarité masculine -.

Les diverses opérations possibles de leurs qualités naturelles permettent l'accomplissement de leurs vertus, comme chauffer, refroidir, rendre humide, sécher...

Nous avons tous un élément interne dominant, chacun correspondant à une direction cardinale ainsi qu’à un type de peuple sur Terre. En effet, les lois d'évolution sont personnelles à chaque peuple attaché à un continent dont il suit les phases de vie et de sommeil. Nous en retrouvons tout naturellement les correspondances dans les quatre éléments du travail alchimique, soit les quatre plans de conscience de l'humanité qui sont à unifier.

Le Feu exprime l’esprit, la puissance de vie, le feu vital, la détermination, la passion, la transformation active, l’intensité, l’intuition et l’éclair créatif. Il correspond au Nord, soit symboliquement le haut de la planète telle que l’indique l’aiguille de la boussole. Il est associé au plasma, matière constitutive unique du Soleil, que l’on retrouve également pour partie dans Jupiter et Saturne (trois planètes vénérées par les Anciens).

Il est lié au peuple de peau blanche, dont le défi constitue à faire face à l’électricité de tension qui le caractérise (caractère belliqueux, réactif, passionné…).

Les animaux qui lui sont rattachés sont les reptiles.

L'Air signifie l’intelligence, le respire des êtres, l’expansion, la légèreté, l’ascension, la sublimation, la prise de conscience, la prise de recul. Il permet d’occuper notre espace, de donner du champ à nos intuitions et à nos rêves. Il correspond à l’Est, soit le Soleil levant de notre conscience. Il est associé à l’état gazeux.

Il est lié au peuple de peau jaune, dont le défi constitue à être moins dans le mental et plus dans l’ancrage à la terre.

Les animaux qui lui sont rattachés sont les volatiles.

L'Eau signifie l’émotion, l’adaptation, la fluidité, la création de solutions permettant de contourner les obstacles et de les transformer en tremplins. Elle calme et purifie. Elle correspond au Sud, et donc est opposée au Nord, ce qui explique le clivage entre ces deux éléments, et pas seulement d’ordre géopolitique… Elle est associée à l’état liquide.

Cet élément est lié au peuple de peau noire, dont le défi constitue à faire face à son manque.

Les animaux qui lui sont rattachés sont les animaux marins.

La Terre, essentiellement de nature cristalline (l’un de ses composants de base est le silicate sous forme de quartz) exprime le concret des choses, l’enracinement, la stabilité, le réalisme, notre ancrage au monde et au rythme de notre environnement. Elle est la nourriture de ce que nous ensemençons, le terrain fertile ou non du quotidien, traduisant la capacité de nous mettre en action, d'être acteur et créateur de notre vie. Elle correspond à l’Ouest, là où l’astre solaire se couche pour laisser place à son pendant lunaire (si le lunaire bien intégré est marqué par beaucoup de réceptivité, la Lune mal intégrée donne instabilité et états capricieux, ce qui là encore ouvre réflexion quant à la situation géopolitique actuelle). Elle est associée à l’état solide.

Elle est liée au peuple de peau rouge, dont le défi constitue à faire face aux tentatives par autrui de s’en emparer.

Les animaux qui lui sont rattachés sont les mammifères.

 


La dynamique du processus

La formule alchimique solve & coagula * contient d’une certaine façon tout le secret du "Grand Œuvre " ou " Grand Art " (Ars Magna), soit le processus de la manifestation universelle à partir de deux phases inverses que l’on peut résumer à expansion (l’expir) et contraction (l’aspir), tel le double mouvement du cœur. Pour ce qui concerne le champ d’application propre à notre dimension d’appartenance - la galaxie solaire de La Voie lactée -, ce processus met en œuvre ce qui est dénommé le Ciel (l’invisible) et son pendant matérialisé, densifié, la Terre. C’est pourquoi le terme solve est parfois représenté par un signe qui montre le Ciel, et le terme coagula par un signe qui montre la Terre. Ils s’assimilent ainsi aux actions du courant ascendant et du courant descendant de l’énergie cosmique, en d’autres termes aux actions respectives du Yang - force d’expansion à caractère masculin orientée Ouest -, et du Yin - force de contraction à caractère féminin orientée Est -. Dans la Kabbale juive, ce sont les " Klepoth " qui représentent les Intelligences interdimensionnelles des Ténèbres (le corpus prédateur), et qui sont placés en miroir de l’Arbre de Vie dont les intelligences inspiratrices (les forces de Lumière) sont les " Sepheroth ". Le lutte entre ces forces antagoniques est la lutte archétypale de toutes les traditions chamaniques. L’Arbre de Vie pouvant être tourné ou inversé, c’est le portail - le " D’aath " de la Kabbale - qui permet le contact avec les pouvoirs négatifs ou positifs que notre perception ne permet pas de voir.

Il en découle que les " condensations " (ou cristallisations) de l’énergie, qui donnent naissance aux composés individuels (choses et créatures), procèdent des influences terrestres, et les " dissipations ", qui ramènent les éléments de ces composés à leurs principes originels, procèdent des influences célestes. L’ordre des deux termes dépend du point de vue comme de départ auquel on se place, les deux phases complémentaires auxquelles ils correspondent étant à la fois alternantes et simultanées.

Toutefois, le passage de l’état de non-manifestation au manifesté voit la matrice réceptive (la Terre), de source magnétique, être engendrée par le principe fécondant du feu solaire, de nature électrique. La " condensation " ou " coagulation " se présente naturellement en premier lieu. Le Yin, de couleur noire, évoquant la gestation dans les ténèbres, précède le Yang, de couleur blanche, son éclosion à la vie, soit la " dissipation " ou " solution ". Autrement dit, la coagulation porte sur la substance du cosmos, l’énergie primordiale (la matière noire en astrophysique), qui retourne par dissipation à l’essence du cosmos, enrichie de l’expérience. C’est de cette façon que Ce Qui Est, La Source, " joue " à se connaître, faisant semblant d’oublier - le " voile de l’oubli " des êtres humains pendant leur incarnation terrestre - Ce qu’Elle EST.

La transmutation alchimique (le Voyage du Héros des mythes) qui est " demandée " à l’être humain consiste, en toute conscience, à " dissoudre " ce qui est " coagulé " (la prédation astrale de 4ème dimension logée en lui qui l'illusionne, le corrompt et l'asservit) et, simultanément, à " coaguler " ce qui est " dissous " (La Lumière, soit la Pureté originelle cosmique). Ces deux opérations apparemment inverses ne sont en réalité que les deux aspects complémentaires d’une seule et même opération, destinée à lui permettre d'acquérir une véritable puissance magnétique capable d'attirer et de solidifier d'invisibles éléments astraux porteurs de lumière or – les ondes et particules – dans ses " quatre corps " : le corps physique, le corps génétique, le corps spirituel/éthérique, le corps de la Conscience. Chacun d'entre eux compose la manifestation humaine en 3ème et 4ème densités. C’est la clé majeure du Jeu de la Vie, le véritable alchimiste étant celui qui a compris que les polarités forment une synergie, un Tout. Quand il réalise cette intégration au niveau cellulaire, il reconstitue son épigénétique originelle, et peut alors par son libre arbitre souverain s'extraire du niveau de conscience prévalant dans la 3ème densité terrestre - elle est nommée " Service de Soi " - où les polarités sont en lutte perpétuelle, et expérimenter une nouvelle réalité de 3ème densité - nommée " Service d'Autrui " -, cette autre version de nous-même infiniment plus consciente des réalités trans-dimensionnelles et des lois qui la structurent et la soutiennent. En associant ses propres facultés aux facultés d'autres expérimentateurs comme lui *², se crée alors une bulle évolutive au sein même de la matrice d'appartenance qui amplifie de manière exponentielle la fréquence évolutive générée par l'association de ces consciences. Elle prend de l'ampleur, jusqu'à s'extraire de la fréquence duelle de la matrice " Service de Soi " *³.

* En spagyrie, science médicale consistant à réunir le potentiel de toutes les thérapies en un système thérapeutique cohérent en lui-même et fondé avant tout sur la recherche de la cause profonde des maladies, ce processus se nomme Spao & Ageiro. Il est à l'initiative du médecin suisse Paracelse (né Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim - 1493/1541), et a permis l'établissement de l'homéopathie, tant décriée par la médecine conventionnelle ...

La Tradition les nomme le " Quorum ", groupe d'êtres humains possédant des connaissances et des pouvoirs supérieurs. Ils sont à distinguer des membres de la Fraternité du Serpent (Cf. La nouvelle religion universelle), dont les objectifs sont la manipulation, la domination et le contrôle d'autrui et non l'intention de préserver le libre arbitre pour tous. Tous deux sont nécessaires à l'expérimentation de Ce Qui Est, leur fusion par le travail alchimique permettant la libération de l'Esprit. Il est bel et bien nécessaire d'avoir les ténèbres pour accéder à la Lumière !

*³ Cf. Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.

 

Fusion chamanique

La transmutation alchimique que permet le mouvement du Solve & Coagula consiste à devenir un véritable chaman de soi-même, ce qui passe d'abord par triompher de son propre processus d'initiation lorsqu'il apparaît dans sa vie. Il s'agit par l'esprit guerrier du preux et vaillant chevalier de réaliser l'union intime, intelligente et incorruptible, entre l'énergie du masculin et celle du féminin, autrement dit entre l'intellect (le savoir) et l'émotionnel, afin de développer son intuition (la Connaissance) pour lire la symbolique des signes que propose l'Univers, l'Esprit universel. C'est ce don de clairvoyance remarquable qui rend capable de percevoir son monde, et de se " projeter " dans plusieurs dimensions à la fois *.

À un autre niveau, le processus consiste à réaliser une " fusion froide " par le triptyque acceptation-combinaison-absorption, entre l'état du Service de Soi " négatif " (qui sous forme de reliquat reste codé dans le génome de la plupart des humains), et celui du Service de Soi " positif ". Ce n'est qu'après avoir réalisé cette alchimie intime, en son Êtreté profonde par la recomposition génétique effectuée, que l'homme chaman de lui-même peut s'engager résolument sur le mode Service d'Autrui par l'aspiration à la paix et à la tolérance entre les peuples, la reconnaissance de ses parties prédatrices ayant été établie puis épurée.

Il va sans dire que le VRAI chaman alchimiste ne pratique aucun rituel, ne se sert d'aucun objet, cristal, pierre, ni baguette magique. Il ne brille pas pendant les week-ends lors de rencontres, stages, séminaires et retraites. Ces rites ne servent en effet qu'à nourrir les prédateurs de 4ème densité appartenant à l'Ombre, à ses ténèbres, mensonges, tromperies et perversions. Le chaman alchimiste n'est pas une sorte d'érudit qui détient une science, seulement un être de lumière qui sait toujours ce qu'il a besoin de savoir à un instant précis, l'expérience proposée par le Soi supérieur lui procurant un savoir qui intègre la Connaissance.

* Le mouvement spirituel du New Age (ainsi parmi d'autres le site web Elishean ou l'auteur au nom d'emprunt Drunvalo Melchizedek) parle pour évoquer le voyage dans l'espace et dans le temps de Merkabah/Merkaba, terme hébreu signifiant " char " (de la racine R-K-B signifiant chevaucher). C'est un des plus anciens thèmes du mysticisme juif. Ce terme a ainsi été repris pour désigner la propriété secrète de l'être humain à s'affranchir de la matérialité afin de voyager dans l'espace et le temps, ce qui évidemment ne peut qu'entraîner la moquerie des sceptiques rationalistes.

 

Savoir et Connaissance, l’indispensable compréhension

Le savoir est le fruit du mental, de l’intellect. Sa nature est électrique (+), solaire, de ce fait masculine. Il fait appel à la curiosité, consistant à chercher à l’extérieur de soi les réponses à ses questions existentielles au détriment de la recherche intérieure. C’est pourquoi il est mis en exergue par le système éducatif institutionnel, notamment par la sélection élitaire et les récompenses extrinsèques diplômantes en découlant. Le résultat est que celles et ceux qui dirigent à différents degrés et domaines l’intérêt général sont par inconscience, quasiment sans exception, dans l’illusion totale de leur véritable valeur, soit la transparence de leur identité divine. Dominé(e)s par leur égo-mental enflammé source d'émotions, ils et elles sont en mode " Service de Soi ", celui qui découle des lois idéologiques de la conscience sociale, même s’ils ne cessent dans leurs déclamations souvent sincères de professer le " Service d’Autrui ". Cette contradiction ontologique, " le mal ou calvaire de l'Intelligence ", les conduit aux conflits et par là-même au chaos, le leur comme celui de leur gouvernance terrestre.

La connaissance est le fruit de l’intuition, du cœur. Sa nature est magnétique (-), lunaire, de ce fait féminine. Elle fait appel à la guidance du Soi supérieur, celui de l’Esprit universel lorsque son cœur est pur, l’âme ayant été débarrassée des parasitages mémoriels de l’expérience émotionnelle astrale. Les individus qui en sont porteurs ont quitté le chemin du plus grand nombre, le chemin astral du pouvoir, de l’avoir et du paraître, pour le chemin cosmique, celui de l’Être. Ces marginaux généralement moqués ou peu considérés pour leurs hauts idéaux dégagés des mirages de la matière viciée sont en fait guidés par " Seule l’Étoile ", la Providence divine qui découle de leur unité à Ce Qui Est (les " noces chymiques " entre le Soleil et la Lune), leur véritable identité, et se préparent au changement de densité par leur nouvelle conscience. Ils sont les "élu(e)s ", appelé(e)s à passer au niveau supérieur en laissant dans le bac à sable les illusionné(e)s du savoir et de ses artifices. C’est, en d’autres termes, la leçon existentielle profonde de la fable du Lièvre et de la Tortue, qui voit cette dernière gagner au final le Jeu du Vivant en franchissant par sa persévérance, loin des feux de la rampe, les barrières de l'espace-temps * ...

* Fable du poète Jean de la Fontaine (1621/1695).

 

Les Œuvres

Dans sa conception spirituelle " Aide à la transformation personnelle ", la quête alchimique autrement dite Allégorie du Grand Art Mental se caractérise par la réalisation successive et progressive de quatre œuvres, associées à une couleur.

 

Œuvre au noir : Conscientisation.

Elle s’établit à partir de trois matériaux associés aux trois qualités et dimensions de l’être humain : le Sel pour le corps (cristallisation bonne ou mauvaise de l’énergie dans la matière) ; le Soufre pour l’âme, énergie expansive qui n’est ni différenciée ni orientée (le mouvement du corps dans la matière est source de souffrance, physique comme psychique) ; le Mercure pour l’esprit, source d’information qui va orienter, ordonner et structurer (volatilité du corps par la pensée, une sensation ou un défaut). L’alliance Sel/Soufre donne la matière animée, mais qui est totalement chaotique. C’est le Mercure qui apporte l’ordonnancement de la matière, appelé dans sa forme primaire le mercure commun (les " premières eaux"), soit nos énergies sources de pulsions vitales, biologiques, et symbolisé par un serpent rampant (dépourvu de pattes, il n'est pas dissocié de la matière, le sol). Indissociablement liés, aucun de ces trois principes ne peut s’exprimer seul.

À travers ces matériaux, deux énergies vitales caractéristiques du tempérament humain sont travaillées - ce sont les grandes Laveurs selon l'alchimiste Nicolas Flamel - pour être dissoutes et sublimées, associées chacune à un élément de la matière : la Pierre (le dragon archontique), synonyme de dureté, est longue à transformer car résistante, mais c’est sur elle que nous sommes appelés à bâtir notre " Église ", la supraconscience ; le Feu *, synonyme d’intensité, est plus rapide dans sa transformation, même s’il peut à tout instant repartir violemment.

* Aux origines de l’humanité, pendant la nuit polaire, le feu servait aussi bien à réchauffer, à donner de la lumière, et à être un élément de purification utilisé pour l’alimentation comme pour la crémation des défunts et les sacrifices aux dieux. C’est ainsi qu’on lui attribua une valeur sacrée, présente dans toutes les langues : en sanscrit, Agni signifie Feu sacré ; les Latins, leurs descendants indo-aryens, l’ont appelé Ignis, et Agnus est l’agneau du sacrifice. Certains peuples brûlent leurs morts pour emporter vers le haut l’âme des défunts ; d’autres les inhument, pour emporter dans la Terre Mère leurs restes mortels.

 

Le travail thérapeutique consiste à prendre conscience de sa propre confusion intérieure en confrontant le Moi à ce qu’il a rejeté dans l’inconscient personnel, son ombre. Celle-ci réside dans l’inconscient personnel, projetée par le persona (le paraître) qui nous permet de " briller " en société. Elle contient les désirs et pulsions qui n’ont pas pu s’adapter au monde. Cette contrepartie du moi conscient a une tendance naturelle à se projeter sur les autres. Le Moi ne supporte en général pas cette image que les autres nous renvoient de nous-même. Il refuse de voir que cette ombre est son alter-ego.

Il convient d’abord de comprendre ces éléments fondamentaux séparés mais complémentaires, leur combinaison pouvant soit favoriser l’alchimie libératrice, " l’élixir de longue vie ", c’est-à-dire la réunion avec la Source d’origine, soit perpétuer le mal-être, la douleur, la souffrance (le " soufre rance "). Puis il consiste à " dissoudre " ce qui était " coagulé " ou fixe dans le soufre vulgaire, l’Ego, et, simultanément, à " coaguler " ou fixer ce qui était " dissous ", c’est-à-dire ce qu’il y a de volatile dans le mercure ordinaire, soit notre essence Âme-Esprit. Ces deux opérations apparemment inverses ne sont en réalité que les deux aspects complémentaires d’une seule et même opération, jusqu’à obtention d’un mercure double dont le soufre, une fois purifié, constitue le principe vivant. La nécessaire dissolution du corps pour lui donner la teinture cachée en lui permet la fixation de l’esprit et inversement, esprit et corps n’étant en somme pas autre chose que l’aspect " essentiel " et l’aspect " substantiel " de l’être humain. C’est la " mort " à un état et la " naissance " à un autre état *, considérées comme les deux faces opposées et inséparables d’une même modification de l’être. Elles sont nommées les " noces chymiques ", celles du Roi, le Soleil, et de la Reine, la Lune, appelés à une glorieuse apothéose sous la forme d’un " corps " double et imputrescible (Rebis).

* Dans le Tarot initiatique, la mort - le dissolvant universel - est symbolisée par le treizième arcane (XIII) dit " sans nom ". Il illustre la mort de l'égo-mental, ses indispensable et radicale décapitation par la faux (appelée en alchimie " décapitation du corbeau ") pour sa renaissance à l'Esprit, le Soi supérieur immortel (la vraie Lumière). Le dragon noir devient alors progressivement par la dissolution de l'égo un dragon vert, assagi, couleur d'espérance d'une nouvelle génération végétale après sa putréfaction minérale à même de permettre la venue du rouge de l'Esprit par son Feu dispensé à l'état de blancheur constaté. Pour accéder à la vraie vie, il est indispensable de passer par la mort, initiatique s'entend, ceci expliquant pourquoi le système prédateur fait tout pour entretenir la peur de mourir, érigeant la société sécuritaire - notre prison - comme modèle sociétal ...

Grand'place de Bruxelles
Grand'place de Bruxelles

Ce travail, cette longue et patiente cuisson du Rebis (le soufre et le mercure) dans l’Athanor (le fourneau ou creuset), est un chemin inconfortable, difficile, laborieux, source de doute et non délimité dans le temps, à l’image de ce que vit traditionnellement le pèlerin guidé par l'étoile Sirius, parti de la Grand ’place de Bruxelles en direction de Chartres, en passant par le Mont Saint-Michel jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle - " le chemin du compost (compositum tellus) vers Stella " - en suivant le tracé d'un ancien chemin néolithique, sinon à l’inaccessible Jérusalem céleste en référence à la traversée du désert du Christ et à l'immortalité de l'âme (le véritable sens initiatique est en fait inverse : une fois l'antimoine recueilli sur les plages de Galice au Cabo Fisterra - cap Finisterre en galicien -, il s'agit de marcher vers l'Est, le soleil levant ...). Ainsi le passage sur le mont Jaizkibel (en espagnol Monte Jaizquíbel), la montagne la plus occidentale des Pyrénées située dans la province basque-espagnole du Guipuscoa juste au sud de la frontière franco-espagnole et qui surplombe la mer Cantabrique (golfe de Gascogne), dont la racine zki signifie " pont ", le suffixe bel étant une référence solaire et divine qui se réfère à Vénus (Isis), déesse de la beauté, et le radical jai qui signifie les levers (du soleil) et les naissances. Ce n'est qu'associé à zki qu'il prend le sens de pierre et que le mot complet prend le sens de pont de pierre. Le chemin fait référence à l'enseignement des Cathares, des Cagots des Pyrénées, des Chrestians occitans, des Templiers ... de tous les initiés dont l'enseignement avait été enlevé de force et de ruse par les papes de l’Église romaine *.

Parce que la lumière fait constamment pression sur la matière, l'homme est appelé à se transformer en descendant au plus profond de sa propre nature obscure, non encore éclairée, pour y affronter comme Michael son Dragon ou Thésée son Minotaure, soit son instinct encore animal sous contrôle du système prédateur de 4ème dimension, et le maîtriser *². C’est alors la mort symbolique de l’égo, sa putréfaction (appelée le nigredo, soit " plus noir que le noir " !), préalable à sa résurrection christique : In Necis Renascor Integer ! (INRI : " Dans la mort, renaître intact et pur "). Cette maîtrise des émotions, au nombre de sept, est appelée la " Voie royale ", la seule à même de transformer le plomb en or, au propre comme au figuré !

Toutefois, pour vider sa coupe de tout ce qui n’en favorise la bonne digestion (peurs, blessures émotionnelles et psychiques, conditionnements, fausses croyances et illusions), nous pouvons choisir plutôt que le combat de retrouver notre âme d’enfant et de faire ce voyage comme un jeu (le " Je dans fend " l’armure), débarrassé des agitations intérieures et des illusions du temps.

* Cf. L’Église romaine décodée.

Cf. Décryptage de l'égo & Comprendre et apprivoiser la prédation.

Voir en complément Le parcours initiatique dans Le Jeu de la Vie.

 

Les 7 émotions primaires *

La joie La colère La tristesse Le dégoût La surprise Le mépris La peur

* Nous les retrouvons sous d'autres formes dans l'allégorie chrétienne des sept " péchés capitaux ".

 

Le recyclage des déchets

L'Œuvre au Noir consiste en une opération de recyclage de nos déchets, ceux que l'être humain a traditionnellement pour habitude d'en laisser la charge à la terre, à l’eau, à l’air, au feu et à autrui. Il préfère en effet, comme désigné dans la Bible, trouver des boucs émissaires, les charger de ses péchés et turpitudes, avant que d'en sacrifier un en expiation à Yahvé et d'envoyer l'autre dans le désert afin que celui-ci s’en occupe à sa place (Cf. Lévitique, 16, 8, 10, 22). C’est ainsi, les gens n’aimant pas s’occuper de leurs déchets à l’extérieur comme à l’intérieur. Ceci explique que le bouc est selon la superstition populaire le diable, Satan, sur qui on rejette la responsabilité de nos péchés, nos faiblesses et nos défauts plutôt que de les assumer.

A leur image, la nature fait intervenir des ouvriers peu avenants en ce qui concerne la transformation des déchets. Ils se nomment charognards, vautours, fourmis, mouches, asticots, vers, larves, bactéries… Elle met en œuvre également des principes de recyclage repoussants, comme la pourriture, la rouille, la fermentation, la décomposition ... Ainsi, sur terre comme dans les soubassements de l’âme, nos transformateurs de déchets ne sont guère réjouissants, voire systématiquement repoussants. Pourtant, à y regarder de près, la nature détient un secret que tout véritable initié cherche à découvrir, la transformation des déchets en engrais puis des engrais en végétaux. Elle parvient à transmuter les choses immondes en choses magnifiques comme les fleurs, les choses toxiques en choses exquises comme les fruits. Elle permet même la guérison par des plantes mortelles, telle la belladone (plante herbacée vivace de la famille des Solanacées), appelée tant belle dame que cerise du diable, cette herbe empoisonnée pouvant offrir le renouveau pour qui sait en transmuter le poison à travers le subtil dosage ...

C’est ce passage mystérieux entre la fin d’une chose vieille, usée, et sa renaissance en une autre jeune, pure, belle, pleine de vie qui est la clef du secret alchimique, réservé à une poignée d'initiés. Car très peu de personnes parmi les spiritualistes en quête d'éveil, qui se disent engagés dans la voie interne, s’intéressent à la transformation de leurs propres déchets. Leurrés et hypnotisés par la prédation extra-dimensionnelle, ils préfèrent laisser ça au " mal ", qu'ils refusent de rencontrer par déni et illusion que seuls l'amour et la lumière du Très-Haut leur ouvrent les portes de l'éternité céleste *. C’est plus pratique, moins astreignant. Que les humains qui ne veulent pas s’occuper en eux-mêmes de ces basses besognes de recyclage ne s’étonnent pas alors du pouvoir énorme qu’ont les démons et de tous les malheurs qui en découlent. Les déchets ainsi négligés s’accumulent, et nous en subissons les affres de la dissolution pour être réduits comme des engrais appelés à devoir ensemencer une terre aride, sèche, à jamais stérile. Le salut est de reprendre ce savoir et ce pouvoir aux mains de l’enfer, au prix d’une âpre lutte, et d’assumer soi-même ce travail de transmutation de son vieil égo à Ce Que Nous Sommes vraiment. Voilà pourquoi il est appelé le Voyage du Héros *², la capacité à le réaliser étant réservée à quelques preux chevaliers bien différents de celles et ceux célébrés en grandes pompes dans leurs disciplines respectives par les séides du système dévoyé ...

* Cf. Prédation spirituelle et voie de sortie.

Cf. Le Jeu de la Vie.

Cf. Pascal Bouchet, " Les Forgerons de l'Aura - Traité d'alchimie spirituelle " (2005, JMG Éditions) & " Alchimie et voie intérieure " (2003, Éditions Michel d'Orion).

 

Œuvre au blanc : Libération.

Après le chaos de la fragmentation de sa caverne enfermante, l'égo-mental, le rassemblement complémentaire (" complet en terre ") des trois matériaux - mercure, soufre et sel - réaligne le corps pour tendre vers sa pureté (passage de son poids de nature à son poids de sublimation), en favorisant la fluidité de circulation de l’énergie de vie. C’est la transformation de l'instinct maîtrisé en intelligence, celle qui donne accès aux lois de la Nature. Cette libération, qui voit la lumière être séparée des ténèbres par le principe de la " double quintessence " de l'énergie - l'une s'élève car elle dissout, l'autre s'abaisse car coagule (elles correspondent aux deux plateaux de la balance de l'arcane VIII du Tarot initiatique La Justice) * -, se fait dans son propre laboratoire intérieur (au sens propre comme figuré), et surgit à un moment donné, par la prise de conscience, le lâcher-prise de ses résistances mentales ancrées, le non vouloir d’un chemin à tout prix. Il s’agit de ne plus faire résistance, pour la laisser passer. C'est alors l'obtention du Mercure philosophique - le " Vase de l'Art " ou Feu secret des Sages -, épuré de son contenu vicié initial dans le " vase de nature " (le corps de chair). Là où va le cœur se trouve la vraie voie, ce que nous dit l'arcane XIV du Tarot initiatique, La Tempérance, grâce au transvasement réalisé ayant permis en prenant son mal en patience de mettre de l'eau (mercurielle) dans son vin pour empêcher qu'il ne devienne vinaigre ... Elle est notre point de destination sur le chemin de retour à l'UN, ce que nous indique l'arcane XVII L’Étoile porteuse des deux vases remplis des forces énergétiques, l'une allant à l'eau en s'évaporant, l'autre à la terre en s'y répandant pour la nourrir.

Ainsi la rencontre assumée avec l’ombre du prédateur qui nous manipule et domine doit nous conduire à l’assimiler, sans la juger, en libérant les mémoires enfouies liées à des traumas psycho-émotionnels. Nous intégrons ce qui paraît comme négatif en soi, mais qui l’est en réalité tant qu’il n’a pas pu prendre place et sens dans notre champ de conscience. Intégrer l’ombre requiert une grande force morale et l’abandon de ses préjugés.

La première phase est donc indissociable de la deuxième, dont la couleur blanche est complémentaire, pour atteindre le premier but de l’œuvre alchimique, le " Petit Œuvre ", symbolisé par un métal moins corruptible, l’argent. C’est la phase où l’on fait un travail de différenciation et de purification. Cela correspond à la formation du caractère qui a pour but de canaliser les pulsions instinctives et de sortir des opinions toutes faites.

À la fin de cette étape, l'individu a beaucoup changé : il ne juge plus autrui *², il devient plus compréhensif, plus fraternel. Il s'approfondit s'il était superficiel et devient plus impartial s'il était partisan. Son Moi s'est déplacé vers une position où le bien et le mal sont relativisés, et où le grave défaut de l'autre est vécu comme un défaut personnel. En clair, la personne a dépassé le dogmatisme moral ou antimoral, ce qui la rend moins corruptible.

L’âme - le Soi inférieur - commence à jouer son rôle de conduite du corps. De nouvelles priorités se font jour. Le sens de l’existence n’est plus conditionné par les exigences de la société du paraître et l’âme commence à graviter autour d’un nouveau centre qui reste encore à ce stade extérieur à la personne. Le Soi supérieur ou Esprit s’exprime à travers des archétypes qui sont encore projetés sur des personnes physiques et qui servent de référence.

La référence chrétienne pour cette étape est l'Ascension, celle de la Tradition juive est la traversée du désert pour la sortie d’Égypte du peuple hébreu.

* L'obtention de la couleur blanche (pureté) à partir du noir initial nécessite l'extraction préalable une à une des sept couleurs alchimiques, qui correspondent à celles des sept centres d'énergie (ou chakras). C'est pourquoi cette opération alchimique est nommée Le Septénaire.

Ainsi se garde-t-il de réagir spontanément au cours d'un échange ou à la lecture d'un écrit ayant bousculé ses opinions et croyances ancrées (il n'est qu'à lire les forums de lecteurs de sites en ligne, quelle qu'en soit la ligne éditoriale, pour comprendre l'état du désordre intérieur régnant au sein de chacun ...). Sans doute serait-il judicieux pour chacun(e) de se souvenir de la règle édictée par Saint Benoît à l'usage de la vie monacale, consistant pour chaque moine désireux d'échanger avec un autre de déposer par écrit l'objet de sa missive, et pour le récipiendaire d'attendre 3 jours avant que de lui répondre. C'est au prix de l'effort sur soi-même que le feu de Mars peut être maîtrisé (Mars est la planète d'origine des dieux guerriers dénués d'émotions ...).

 

Œuvre au jaune : Unification

La troisième phase se nomme Citrinitas, l'Oeuvre au Jaune. Elle permet de prendre conscience des archétypes qui sont encore dans l’inconscient collectif afin de restituer leur sens profond au conscient. En effet, les messagers du Soi sont toujours représentés par la polarité complémentaire au genre sexué de la personne. Ils exercent une fascination dont il faut prendre conscience pour élever progressivement l’amour, qui est le moteur fondamental de la quête, du plan biologique au plan spirituel.

Dans l’inconscient de l’homme et de la femme réside une image collective de la polarité opposée : l’animus pour l’homme et l’anima pour la femme. Ces deux figures désignent ce qui manque au Moi pour se vivre comme partie consciente d’une totalité englobante qui est le Soi. C'est l'état d'être androgyne. Le sexe perd alors son pouvoir de fascination * au profit d’aspirations artistiques, intellectuelles ou spirituelles. C’est la même énergie qui se transforme.

* Cf. Conscience et dépassement de la Matrice sexuelle.

Figures féminines de l'anima (l'homme)

. La femme primitive : l'image, fortement sexualisée, représente les relations purement instinctives et biologiques.

. La femme romantique : l'érotisme s'étend à toute l'image féminine ; l'image est chargée esthétiquement ; caresses et contemplation sont préférées aux enlacements orgasmiques.

. La femme vénérée : la sexualité est exclue, l'érotisme est sublimé jusqu'à la dévotion.

. Sapientia, la sagesse de l'éternel féminin (Déesse de la sagesse, Athéna).

Figures masculines de l'animus (la femme)

. L'homme sauvage : l'image est fortement sexualisée ; personnification du pouvoir physique.

. L'homme romantique, l'aventurier : la sexualité diminue et laisse la place à l'admiration devant la sensibilité ou la prouesse.

. Celui qui a la parole : la lumière éclairante de l'existence, le professeur, le leader politique ou religieux.

. Logos, le savoir masculin : l'anima est symbolisé par le sens ultime de l'existence et du cosmos, par un dépassement de ses propres limites ; les grands philosophes ou les gurus enseignant les sentiers secrets.

 


Œuvre au rouge : Guérison

La quatrième phase se nomme Rubedo, l'Œuvre au Rouge. Lorsque le Moi s’est confronté à l'archétype sexuel, surgit alors un autre archétype, ni masculin, ni féminin. C'est l'archétype " lumière ", archétype du surnaturel, de l'au-delà. Ses symboles sont la luminosité et la force. Il révèle des forces ou pouvoirs qui ont une provenance différente des mondes spatio-temporels imaginables. Il est le tremblement et la fascination propre à l’irruption du Sacré. Les images apportent des signes de l'incommensurable : aigles géants, cétacés, volcans, soleils irradiants, apocalypses... toute image suggérant une omnipotence et une omniprésence. A ce stade, l'individu doit affronter le pouvoir en Soi. La première tentation est que le Moi tombe dans le piège de s'identifier à ce pouvoir transcendant. Il y a alors une alternative : le recul ou l'affrontement.

. Le recul voit le sujet, devant les présages menaçant de ces symboles, abandonner le processus d'individuation et libérer l'individualité de la psyché collective par un rétablissement de la persona, en se " cramponnant " au monde du dehors. Une nécessité externe va remplacer la nécessité interne.

. L'affrontement voit la personne céder à la tentation de s'identifier à l’archétype lumière. Elle se sentira détentrice du pouvoir. L’homme joue alors au prophète, au fondateur de secte ou de réseau (version contemporaine plus con-sensuelle), et la femme devient une mère toute puissante et indispensable qui contient et organise tout (" la thérapeute gourou ", des siens comme de ses patients ...). Plus grave, la personne peut aussi tomber dans la psychose en se prenant pour Dieu ou son prophète.

Ce sont des états d'" inflation psychique ", indiquant une extension de la personnalité au-delà des limites individuelles. La seule solution consiste à faire acte d'humilité, à avoir un travail utile qui l'accrochera à la terre (humilité provient du latin humus signifiant terre). Si cette humilité est acquise, et si ces archétypes sont intégrés comme de simples instances au service de la psyché, un mystérieux archétype latent s’active : le Soi.

Aussi il s’agit dans cette Œuvre d’assurer le " refroidissement " du corps, c’est-à-dire l’immobiliser pour qu’il ne soit plus agité par l’émotionnel et le mental. Ainsi la lumière pourra le pénétrer et l’illuminer au Verbe Divin Inné désormais sans résistance, au sens divin (" dit vin ", comme sa robe rouge, soit sa véritable teinture) comme cristallin (" Christ à l’Un ", soit le retour à l’unité). C’est l’obtention de la Pierre philosophale, la " Toison d’Or ", l’" Élixir rouge ", représentée par le phénix et le pélican, et évoquant la résurrection du Christ. C’est le résultat d’une grâce, une grâce de l’Esprit, tel l’a enseigné Jésus le Christ " Il faut naître d’En-Haut ", car c’est de là que vient la Vie, ou Saint Paul dans la première de ses Épîtres adressées aux Corinthiens " Et quand j'aurai connu la prophétie et que j'aurai étudié tous les mystères et toute science et quand j'aurai eu toute la foi de manière à ce que je transporte les montagnes, mais que je n'aurai pas eu la Charis, je ne suis rien ".

Le plomb de l’égo a été transformé non en or, mais en lumière, source de transparence (Ignis et Azot tibi sufficiunt * disent les alchimistes). Pour densifier son âme et survivre spirituellement, l’homme doit être fécondé par le Ciel, tel l'enfant nourri naturellement au ventre de la mère par son sang menstruel. Aussi doit-il pour croître en quantité et qualités plus fortes être nourri de sa propre nature et substance (les Philosophes alchimistes l’appellent l’eau mercuriale ou l’eau divine). C’est ce qui accorde le don de soi au profit de l’humanité et permet la posture de la sagesse, insensible qu’il est désormais aux agitations extérieures et à la course au temps. C’est ce qui lui permet de regarder attentivement le coucher du soleil, soit la lumière pénétrant la matière, de continuer son chemin en acceptant ce qui s’y présente de façon apaisée et ouverte, et d’éclairer tous ceux qu’il y croise, sans vanité aucune, en toute humilité, la plus haute des vertus (" Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé " Matthieu XXIII – 1,12).

La référence chrétienne *² pour cette étape est la Pentecôte, celle de l’Ancien Testament la traversée de la Mer Rouge pour arriver en Terre promise et y trouver le Graal, l'Amour, soit " l’Âme hors de l'égo ", la mort de l'égo ...

* " Le corps est déjà en votre possession. Tout ce qu’il vous faut, c’est le Feu et l’Air ".

De la semaine sainte à la descente de l’Esprit saint sur les apôtres, nous avons un condensé de ces trois étapes (hors Œuvre au jaune cachée dans le secret de Maria Magdalena), qui voit la mort du Christ, sa descente aux Enfers, sa résurrection, son ascension avant que de faire redescendre la Lumière comme grâce. Elle s’ouvre par la fête des Rameaux, prolongation du rameau d’Or qu’Énée, conduit par la Sybille, prophétesse nomade, cueille dans la forêt, comme du rameau porté par les invités du sanctuaire d’Éleusis.

 

Le Feu Vivant

La " formule secrète " constitutive de l'énergie libre, le " Feu vivant ", a été nommée sous le nom de code initiatique de " Vril " (nom probablement dérivé du latin virile) par le romancier et philosophe anglais Lord Edward Bulwer-Lytton (1803/1873) * dans son roman The Coming Race (" La Race à venir ") paru en 1871. Connue également sous d'autres vocables comme le Chi (Chine) ou Ki (Japon), et dans le sillage des magiciens et alchimistes qui ont de tous temps tenté d'en découvrir le mystère, c'est elle qui a été pour partie redécouverte à l'ère contemporaine, notamment par l'inventeur d'origine serbe Nikola Tesla (1856/1943). Elle est qualifiée de fiction par la communauté des doctes rationalistes et sceptiques, qui plus est de nature à soutenir la fièvre mystique alimentant les théories conspirationnistes (Maîtres cachés, reptiliens humanoïdes, inventions secrètes nazies ...).

Cette énergie est liée à ce que la Tradition nomme le Fohat, l'essence de l'électricité cosmique primordiale, la Lumière. Elle est la force vitale motrice universelle - le Verbe fait chair -, au pouvoir incessant tant destructeur que formateur, et qui existe dans la structure septénaire de l'être humain, soit ses 7 grands centres énergétiques (ou chakras en sanskrit) *². Lorsqu'elle est canalisée par un individu à travers le système nerveux, elle devient un pouvoir infini par les capacités impressionnantes conférées selon l'utilisation qu'il en fait. C'est pourquoi sa divulgation ne peut être obtenue qu'après une totale épuration du venin archontique en soi, seuls les vrais Philosophes totalement émancipés de la Materia prima corrompue pouvant s'en prévaloir et parvenir à l'activer, notamment pour inverser les polarités de l'énergie électromagnétique prévalant dans la dimension astrale afin de créer des ouvertures entre les dimensions, les fameuses " portes du temps " (Stargates en anglais). Dans notre dimension terrestre, son influence se fait sentir par la force magnétique active, telle a pu l'employer l'architecte et sculpteur américain d'origine lettone Edward Leedskalnin (1887/1951) par une technique inconnue en l'état du monde scientifique pour déplacer des pierres allant jusqu'à 30 tonnes afin de réaliser des sculptures et arrangements comme son " Château de Corail " (Coral castle) situé en Floride au nord de la ville d'Homestead, et qu'il évoque dans son livre traitant du magnétisme avec la particule associée le magneton, publié sous le titre Magnetic current (" Courant magnétique ").

C'est pourquoi elle relève du Féminin sacré, les Déesses-mères, soit du cœur et non de l'intellect, attribut du Masculin sacré. Les marins peuvent en voir de temps à autre la manifestation par les feux de Saint-Elme, qui se manifestent par un feu crépitant au sommet des mats de leurs bateaux. D'autres symboles des mythes de l'humanité l'illustrent, tels dans la Bible la lampe allumée d'Abraham, le buisson ardent de Moïse, la colonne de feu de l'Exode s'élevant devant l'armée de Pharaon, et dans le Nouveau Testament les langues de feu de la Pentecôte descendant sur les Apôtres pour manifester le feu de la Conscience universelle.

* Il était membre de la Societas Rosicruciana in Anglia (S.R.A), ordre secret à vocation théurgique, le nom de cette Force universelle n'étant accessible qu'à des initiés de " haut rang ", triés sur le volet et prédisposant de ce fait aux dérives fascistes et racistes. C'est pourquoi dans son sillage, les Nazis pendant les années vingt du XX° siècle ont tenté d'en percer le mystère, en créant par le théoricien en géopolitique Karl Haushofer l'Ordre des Frères de la Lumière rebaptisé Vril Gesellschaft (" Société du Vril " ou Loge lumineuse du Soleil Noir), antichambre de l'Ordre de Thulé et utilisant le symbole de la swastika (l'existence de cette société n'a pu être clairement établie).

Persuadés que les Aryens et Indo-européens étaient les ancêtres biologiques du Soleil Noir, leur but était d'asservir l'humanité en éradiquant le génome sémite qu'ils attribuèrent par méprise au peuple juif et leurs ancêtres Hébreux. Ils furent aidés pour ce faire par un groupe de lamas tibétains leur divulguant des enseignements sacrés dits de la Main gauche (la Main gauche représente l'autorité mystique, magique, propre au Féminin sacré, le lignage maternel qui a la capacité de préserver ou libérer des ennuis), les ténèbres trouvant toujours domicile près de la Lumière, notamment près du Grand Centre de l'Himalaya, vortex énergétique majeur avec la sphère astrale et ses entités entropiques gouvernantes. Il va sans dire que le mouvement théosophique d'Héléna Blavatsky s'en empara pour alimenter abondamment les hallucinés du New Age et leurs théories d'illumination spirituelle, alors qu'il ne s'agit que de la poursuite du culte païen antique d'adoration du Moloch, le Baal (le Taureau de la constellation Aldebaran) mésopotamien d'origine égyptienne ...

Cf. Fonctionnement du corps biologique & Le moteur biologique de la co-création.

 

Le franchissement des portes de l'espace-temps

Ces fameuses portes stellaires (Stargates) qui fascinent tant l'être humain ne sont absolument pas des fictions. Elles sont primordiales pour tous les êtres maîtrisant les techniques de déplacement dans l’espace ! Nommées Diranna par les Sumériens, elles sont nombreuses pour chaque planète au sein de sa galaxie solaire, qualifiées à l’échelle de la géométrie spatiale de vortex intemporels. À l’échelle anatomique, on pourrait grossièrement les comparer aux différents vaisseaux sanguins servant à irriguer les organes d’un corps vivant. Elles se relient entre elles sous forme de porosité ou perméabilité énergétique, dans la mesure où chaque système stellaire est en liaison avec ses voisins.

Elles se traduisent par des vortex énergétiques, au sein desquels la notion de temps n’existe pas. Il s’est en effet littéralement effondré sur lui-même par l’action concentrée de particules de lumière, les tachyons, dont les champs d'énergie subtile inhibent le temps grâce à leur vitesse, la supra-lumière. C'est elle qui génère la gravitation répulsive ou a-gravitation, c'est-à-dire une énergie dite négative. Et c'est la densité de ces particules qui établit la stabilité des vortex et leur possible utilisation par des êtres vivants afin de voyager d’un point à un autre plus vite que la lumière. Tunnels invisibles pour l’œil humain, ils sont comme des ponts jetés entre les mondes et les galaxies, vibrant sur des longueurs d’onde extrêmement courtes qui n’ont rien à voir avec celles que nous connaissons dans notre monde tridimensionnel, si ce n’est les longueurs d’onde que nous pouvons observer dans l’infiniment petit. Même si ceci n'est pas validé par nos scientifiques académiques, les vortex intemporels correspondent sans doute aux trous de ver (wormhole) ou " ponts d’Einstein-Rosen " *.

Les portes dimensionnelles répondent simplement à la fréquence de résonance qui émane de celui/celle qui fait l'effort de sa transformation alchimique intérieure. Percevoir les erreurs du passé pour ne plus les reproduire dans un nouveau futur est l'unique clé pour que s'ouvrent les portes du Temps, assurant le pontage entre les dimensions établi au travers des microscopiques trous noirs qui relient les noyaux des cellules présents dans le corps de matière aux antiparticules correspondantes d'un corps éthéré peuplant l'antimatière. En d'autres termes, c'est la réalisation de la fusion nucléaire froide, qui voit l'ADN communiquer en changeant d'état avec une autre partie de lui-même située sur un autre plan de densité ou plan dimensionnel, l'eau cellulaire assurant le transport en passant d'un état liquide à un état gazeux. Autrement dit, la quintessence alchimique se manifeste à travers l'épigénétique qui, reconstituant les brins d'ADN manquants de l'être humain, lui permet de franchir les barrières de l'espace-temps limité à l'horloge (le temps linéaire), le trésor (" treize ors ") se trouvant toujours là où " l'Or loge " ...

* Du nom des scientifiques Albert Einstein et Nathan Rosen, son collaborateur, qui dans leur quête de l'unification des forces et de la matière avec la géométrie de l'espace-temps, ont considéré que le caractère atomique de la matière pouvait être interprété comme l'existence d'un pont entre deux feuillets d'espace-temps. C'est à la même époque que le physicien John Wheeler (1911/2008) utilisa ce concept de pont d'Einstein-Rosen pour décrire comme eux les particules chargées et leurs masses. C'est à lui qu'on doit la dénomination trou de ver (wormhole), sans oublier le mot trou noir (black hole).

 

 

" Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. "

Parabole du jeune homme riche (Matthieu 19,16-30)

La quête alchimique, autrement dit la quête de l'Or, traduit parfaitement le choix qui se présente à l'être humain sur son chemin de réalisation. S'il demeure corruptible par le besoin de paraître (renommée) ou de posséder le précieux métal (enrichissement), il est sur un chemin " Service de Soi ", incompatible à son évolution dans le Vivant. Il est appelé à demeurer dans la folie du royaume des morts-vivants *. S'il parvient à trouver l'équilibre en son for intérieur lui permettant de se détacher de tout ce qui le lie à la matière, alors peut-il s'engager sur un chemin " Service d'Autrui ", le retour au " Père ", voie de libération de la Conscience fragmentée. Ce passage du noir au blanc, devenant rouge par le Feu de l'Esprit, le mène à la Lumière, le véritable or universel, la couleur des étoiles. Il peut alors recevoir " les lauriers ", symbole du triomphe héroïque et de force éclatante, et signifiant que " l'or y est ", métal noble et solaire rayonnant de lumière. Mais s'il y a beaucoup d'appelés, seul(e)s quelques élu(e)s décidé(e)s à marcher à rebours du chemin emprunté par le plus grand nombre parviennent à franchir le chas de l'aiguille ...

* Cette quête confinant à la folie est parfaitement narrée dans le film du cinéaste allemand Werner Herzog " Aguirre, la colère de Dieu " (1992).

 

Cf. en complément " Le Mystère des cathédrales " (1926) et " Les Demeures philosophales " (1930) du mystérieux Fulcanelli par l'intermédiaire d'Eugène Léon Canseliet (1899/1982), auteur et alchimiste français, son prétendu disciple.

 

Symbolisme alchimique

La puissance du symbole est la caractéristique du processus alchimique. Il permet tout naturellement de coder l'enseignement, réservé aux chercheurs " purs " de vérité qui, par un long travail de recherche tant extérieure qu'intérieure, peuvent pénétrer le cœur de l'enseignement et se l'approprier. En voici quelques éléments, parmi une multitude infinie...

Le Splendor Solis

Composé de sept traités et de vingt-deux splendides miniatures, ce traité alchimique manuscrit du XVI° siècle en allemand, célèbre par sa série d'illustrations en couleur, est considéré comme le plus beau traité d'alchimie jamais créé, constituant son point culminant. Réalisé en 1582, il divulgue la philosophie de l’alchimie, exposant les clefs de la kabbale, de l’astrologie et du symbolisme alchimique constitutives d'une conception du monde selon laquelle l’homme alchimiste vit et agit en harmonie avec la nature, respectant la manifestation divine et interférant avec ses processus de son expansion. C'est pourquoi le Splendor Solis est la quintessence des florilèges antérieurs, qui furent eux-mêmes la distillation d’œuvres antérieures.

Les vingt-deux peintures grand format (Cf. la quatrième ci-jointe nommée Particularia) sont encadrées de motifs représentant des fleurs ou des animaux, appartenant, stylistiquement, à la tradition renaissante nord-européenne. Elles sont, ainsi que l’exigent le contexte et le contenu de l’œuvre, d’une interprétation ardue et hermétique, que seul un patient et profond travail intérieur permettra d'en percer les secrets ...

 

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Les planètes

Le Soleil représente le principe masculin, la polarité électrique. Il est appelé le Roi, et figuré par Apollon chez les Grecs et les Romains *, Horus chez les Égyptiens, Jésus-Christ chez les chrétiens, Huitzilopochtli chez les Aztèques.

* ou Phébus.

Leur fusion est appelée les " noces chymiques ", soit l’union de l’anima et de l’animus qui se représente par un rebis (de res-bina, qui signifie chose double), corps à deux têtes se partageant les attributs de l’homme autant que ceux de la femme. Cet être symbolise également l’union du Soufre et du Mercure, le mariage philosophique dans l’œuf cosmique voyant le roi rouge et la reine blanche mourir pour renaitre et s’unir l’un à l’autre. Les eaux mercurielles peuvent ainsi descendre dans les eaux salines ...

La Lune représente le principe féminin, la polarité magnétique. Elle est appelée la Reine, figurée par Artémis, Hécate ou Séléné chez les Grecs, Luna ou Diane chez les Romains, Isis chez les Égyptiens, la Vierge Marie chez les chrétiens, Coyolxauhqui chez les Aztèques.


L’anode et la cathode sont deux électrodes où se produisent des réactions électrochimiques: l’anode donne lieu à une émission d’électrons (oxydation) tandis que la cathode donne lieu à une absorption d’électrons (réduction). Pour retrouver la polarité de la cathode ou de l’anode dans un dispositif qui consomme de l’électricité, il suffit de mémoriser ce moyen mnémotechnique trivial: Anode => Anus => Plus Cathode => Catin => Moins Ou… MOKA => Moins / Cathode. En revanche, dans le cas d’un dispositif qui génère de l’électricité, comme les générateurs ou les piles, c’est pile l’inverse: la cathode est l’électrode positive et l’anode est l’électrode négative.

En savoir plus sur: https://jeretiens.net/polarite-de-lanode-et-de-la-cathode/

Le Soleil et la Lune sont en chimie l'anode et la cathode, les deux électrodes (polarités) où se produisent des réactions électrochimiques : l'anode donne lieu à une émission d'électrons appelée phénomène d'oxydation (polarité +), et la cathode à une absorption d'électrons appelée phénomène de réduction (polarité -).

C'est le contraire en processus de production d'électricité (générateurs ou piles), la cathode étant l'électrode positive et l'anode l'électrode négative.

Nous pouvons ainsi mieux comprendre leur lien indissociable dans le fonctionnement de l'architecture du Vivant *, ce qui bien entendu questionne quant à la notion scientifique d'héliocentrisme de notre galaxie et les croyances associées *², qui apparait comme la signature explicite du système prédateur patriarcal visant à dissimuler le double du Soleil, le féminin sacré lunaire, en le maintenant dans l'obscurité de la conscience ... La femme étant calée pour ses menstrues sur le cycle lunaire de 28 jours, ceci a entraîné la suppression d'un treizième mois dans le cycle annuel - le cycle du dieu sumérien An -, autrement dit le trésor (" treize ors ") que représente la parabole de Jésus-Christ et de ses douze apôtres (il y a 13 pleines lunes dans une année, soit 13x28 = 364 jours). Sans la réintégration du féminin dissimulé à notre conscience, nulle possibilité de s'extirper de la Matrice involutive et de son calendrier du temps manipulé !

* Cf. La dualité décodée & Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

Ainsi la croyance que le phénomène des marées est lié à la gravité de l'activité lunaire, alors que le diamagnétisme du soleil, de la lune comme de l'eau contenue dans l'atmosphère (l'air) et dans la mer agissent concomitamment sur la production des 4 marées toutes les 6 heures sur les deux parties du globe terrestre (2 de 12 heures par hémisphère), celle qui est éclairée et celle qui ne l'est pas.

L'indispensable sortie de l'illusion

Dans le monde de la dualité de la 3ème dimension nourricier du système archontique prédateur, la quête alchimique est la voie de l'indispensable transformation intérieure pour quitter les illusions destinées à voiler la Connaissance de Ce Qui Est *. C'est pourquoi l'alchimiste de sa vie doit questionner la " réalité " des archétypes qui façonnent sa vision du cosmos : pourquoi la déesse lunaire Isis est-elle voilée ? Pourquoi Lilith la pécheresse impure dans le judaïsme biblique est-elle associée à la Lune ? Pourquoi la diabolisation des cultes lunaires par les grandes religions monothéistes (sabbat des sorcières, loups-garous, vampires, agitations psychiques nocturnes ...) ? Pourquoi le programme de conquête de la Lune par la NASA a été nommé Apollo du nom du dieu solaire ? A quelle finalité répondent ces messages logés dans l'inconscient collectif  *² ? Peut-être alors comprendra-t-il que la Lune est une construction purement artificielle *³, comme d'autres planètes de notre référent astral, destinée à conditionner l'être humain par le dualisme des archétypes et symboles liés ... Et que, même s'il s'est cru sage pour avoir regardé la lune et non le doigt comme l'idiot, il est resté tout autant que ce dernier leurré et piégé dans la matrice de l'illusion asservissante !

* Cf. Fabrication de l'illusion et voie de sortie.

Cf. Le féminin séquestré.*³ Les Sumériens considéraient Itud (la Lune) comme un astre artificiel totalement creux, conçu comme une planète et avec son propre Abzu (monde souterrain).

En complément le livre " Who Built the Moon ? " de Christopher Knight & Alan Butler (2007).


A l'image d'une bobine Tesla *, la Terre par son pôle Nord est bel et bien " énergétisée " tel un tore ou torus (image) par les deux astres sources de réflexion de lumière, contribuant à la manifestation matérialisée de l'éther (le Verbe/logos se fait chair).

Or, en regardant la forme du tore, nous pouvons y voir aussi celle de l'Ouroboros, le dragon/serpent du corpus prédateur archontique qui s'est enroulé autour d'elle pour asservir l'humanité à ses fins (faims) de survie *². Sans transformation de conscience et transcendance par l'accès au champ de l'Esprit divin, l'être humain demeure prisonnier de sa cyclicité entropique ...

* La bobine Tesla ou transformateur de Tesla est une machine électrique fonctionnant sous courant alternatif à haute fréquence et permettant d'atteindre de très hautes tensions.

Cf. Compréhension de la conspiration prédatrice.

 

Le procès du Féminin sacré, ou la manipulation des consciences

Que reprochait l’Église romaine aux prétendues sorcières * ? Si l’argument du sabbat est abondamment cité dans les pièces d’archives relatives aux procès, il est purement théorique, aucune femme considérée comme telle n’ayant été arrêtée en flagrant délit la nuit au cours d’assemblées pour avoir embrassé le cul du diable, Satan, concocté sous forme de philtres ou poisons des recettes ignobles à base de graisse d'enfants ou de cadavres, et s’y être rendu par voie aérienne, chevauchant parfois un balai, un animal noir voire le diable lui-même ! Cette fantasmagorie des autorités patriarcales leur a ainsi imputé tous les malheurs biologiques possibles (empoisonnements, stérilité, bétail tué, etc), même si au passage quelques hommes – les " sorciers alchimistes " - en ont fait les frais.

Si la sorcellerie n'était pas spécifique au sexe, elle lui était indéfectiblement lié, manière d’exercer une tyrannie nourrie de culpabilité et de peur pour en interdire l’alchimie libératoire *². Cette chasse répressive, démarrée à petite dose à partir de 1420, culminera aux XVI° et XVII° siècles, entre 1560-1570 et 1620-1630. Avec un taux estimé de 48% de condamnations à mort sur 110.000 procès recensés en Europe (hors lynchages), les autorités judiciaires laïques ont fait exécuter environ 60.000 à 70.000 sorcières et sorciers (7 à 8 femmes sur 10 condamnés). Nous en retrouverons les stéréotypes délétères par la suite, avec les juifs, les errants et communautés marginales (bohémiens,tziganes).

Contrairement à un voleur ou à un assassin, la sorcière n’avait pas d’autre issue que la mort, la plupart avouant sous la torture et ses instruments dédiés dans le cadre de la procédure inquisitoire validée par le quatrième concile du Latran (1215) : écriture, instruction secrète, recherche médico-légale de la marque satanique, torture pour l’aveu, exécution publique. La seule preuve que les inquisiteurs psychopathes essaient de trouver est la " griffe de Satan ", une marque invisible censée avoir fait mourir l’endroit où la sorcière a été marquée. En d’autres mots, la référence est le sperme glacé de Satan, preuve de sa non-naturalité ! Et une fois que le juge est convaincu de la culpabilité de la sorcière, celle-ci est dénudée et " rasée de tout poil ", le corps subissant ensuite une inspection avec une aiguille chirurgicale à la recherche du point d’insensibilité (abcès, pustule, tache de vin, tumeur ou verrue). Condamnée, elle est la plupart du temps brûlée vive, comme une neutralisation symbolique, ou étranglée au préalable selon la " clémence " des bourreaux, même si certaines peuvent obtenir une lettre de rémission aux fins subtiles de minimiser la responsabilité des bourreaux prédateurs.

Cette psychologie obscurantiste du patriarcat asservisseur se retrouvera bien plus tard, avec les effets de l’émergence des sciences humaines conduisant progressivement tout au long du XX° siècle à l’émancipation revendiquée des femmes. Il en découle de part et d'autre une reconstruction de la figure de la sorcière, qui devient une femme révoltée combattant l’ordre établi, jusqu’à ses caricatures récentes comme les Femen et autres Witch Bloc (groupes de sorcières féministes, radicales et en colère) & hashtag WitchesOfInstagram, ou la mode du développement personnel et des thérapies alternatives proposant de pratiquer la sorcellerie au quotidien (par exemple, en accrochant une branche d’eucalyptus dans sa douche ou en tirant le tarot ...). Ou comment le système prédateur perpétue la manipulation des consciences dans le combat sans cesse renouvelé entre bourreaux et victimes, empêchant la libération des mémoires et la fusion alchimique en soi des Masculin et Féminins sacrés, " les noces chymiques " …

* Cf. L’Église romaine décodée.

Cf. Conscience et dépassement de la matrice sexuelle.

Cf. en complément Michel Porret, " L’Ombre du diable " (éd. Georg, 2010) ; travaux de Maxime Gelly - Perbellini, historien spécialiste de la représentation des sorcières au Moyen Age ; livres d’Alison Rowlands ; Anna Colin " Sorcières : pourchassées, assumées, puissantes, queer " (2012) ; Mona Chollet, " La puissance invaincue des femmes ".

 

Les animaux

L’alchimiste allemand du 16ème siècle Heinrich Khunrath (1560/1605) a utilisé un hibou comme vignette dans son traité l'Amphitheatrum (Cf. image 1). Ce hibou porte des lunettes pour symboliser sa vision supérieure, avec dans ses griffes une paire de flambeaux, deux bougies brillant près de lui. La devise inscrite sous cet excès de lumière est : " Que valent l’utilisation de torches, de lumières et de lunettes, si les gens ne voient pas ". Le hibou rappelle La Noctua, ou oiseau de nuit, l'oiseau sacré de Minerve, la déesse grecque de la sagesse. Tous deux disent que la sagesse secrète doit être portée de l’obscurité de la nuit à la lumière du jour ...

L’utilisation de symboles animaux notamment volatiles permet de comprendre également la subtile transmutation de " l’Âme-Esprit ", d’essence volatile, au détriment de l’égo, substance fixe de l’animal humain mortel :

- l'Oie (comme le chêne) symbolise la première matière du Grand Œuvre (l'oie se dit " khên " en grec, ce qui s'approche singulièrement phonétiquement parlant du " chêne ", Kermès/Hermès ...) ;

- le chant du Coq est annonciateur de lumière, le mode " Service d'Autrui " ;

- le Corbeau (" corps beau ") est associé au corps du sujet dans l'Œuvre au Noir, la mort du mode " Service de Soi " ;

- le Faisan exprime la symbolique du triomphe de " l'ombre dorée ", soit la transmutation alchimique par l'acceptation de la partie sombre de nous-même (notre cage dorée) en lumière/information (l'Or) ;

- l’Aigle *, bourreau du Titan Prométhée, dévore sans cesse le foie, la foi dogmatique (le foie fabrique la bile, liquide amer), et combat le Lion, soit l’animalité ;

- le Lion, l'animalité, représente l'amour, source d'aveuglement quand il est sous la coupe des passions prédatrices, source de sagesse et de royauté quand il exprime la chaleur du cœur, substance de Ce Qui Est. Ce lion est vert tel le dragon babylonien et dévorant en son point de départ : il s’agit des passions primitives, des émotions et des instincts bruts égoïstes purement personnels et sexuels. Il est rouge lorsqu’il est transmuté en amour passionné, désintéressé, en amour ardent pour la sagesse de la nature. Il est alors agneau du Christ. 

- La Colombe, nom poétique du pigeon blanc, illustre la sublimation de l’âme et le renouveau de la vie par la venue de l'Esprit saint (ou de la Mère divine, la Messagère de lumière). Elle est le symbole de l’Œuvre au blanc, l'illumination de la conscience.

- le Phénix est cet oiseau qui renaît des cendres (du corps) quand l’Esprit (y) est descendu, nourriture spirituelle régénératrice. Il est tout comme le Sphinx la fusion de l’Aigle et du Lion, chacun apportant à l’autre ce qui lui manque (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…), en l'occurrence les sept vertus qui sont nos sept péchés capitaux sublimés. Purifié par les apports bénéfiques du soufre et du mercure, l’homme peut enfin être le sel de la terre, dans toute sa lumière cristalline, et pardonner aux ténèbres, à sa part d’ombre qui le faisait souffrir, bien que de nature illusoire car il n'en comprend pas les origines *².

* L'aigle a traversé les siècles et millénaires, car il est le symbole universel des forces spirituelles qui ont engendré et maintiennent la vie dans le cosmos ainsi que du désir d'objectivation de l'esprit. Présent dans toutes les civilisations sans exception (avec Jupiter dans l’antiquité classique, Vishnu chez les Hindous), toutes les royautés, tous les empires, il est l’oiseau qui s’élève le plus haut dans le ciel pour redescendre le plus vite dans les profondeurs. Pouvant regarder impunément le soleil en face, il est un des symboles de la lumière, l’enfermant dans son regard pour en ramener ses rayons sur la terre. Il est aussi le symbole de l’âme, prenant son essor poussé par l’élan vital. L’aigle est le sang, la vie, l’élan vital, les pulsions vitales, et il est aussi l’union des contraires : la vie matérielle et l’âme. Dans la quête alchimiste, l'aigle réunit les deux composants, le conscient et l’inconscient, qui dans le processus d’individuation par la transcendance, aboutit à la création d'un nouveau centre de la personnalité, que Jung a nommé le Soi.

Cf. Comprendre et apprivoiser la prédation.

Le Coq

Symbole de la France, cet animal qui chante les pattes dans le fumier (Œuvre au Noir) au lever du Soleil est appelé à devenir phénix s'il réussit l'épreuve de transmutation de son égo de " Roi de la basse-cour " dressé sur ses ... ergots. Il symbolise l’œuvre alchimique de la trinité égyptienne Osiris-Isis-Horus *, le fils appelé à renaître de ses cendres (ressusciter) - celles du père assassiné (la mort de l'égo séparé) - grâce à l'amour (le féminin sacré de la mère). Nous retrouvons cette allégorie dans la légende de Jésus-Christ dans le christianisme, signifiant la désidentification aux mémoires qui nous attachent et nous lient, soit les maléfices (" le mal est fils ") lorsque nous ne savons pardonner à leur contenu qui nous empoisonne (le bagage génétique source de perversion - la " père-version " *²). Alors pouvons-nous être l'Horus, celui qui chante face à l'horizon (" Horus son ") illuminé par sa couronne solaire ...

* Horus est représenté par une tête de faucon, qui sera transposée à l'aigle.

Seth, le frère assassin du père, représente la part obscure de celui-ci. C'est cette part que nous avons à transmuter (Œuvre au Blanc) pour (re)devenir solaire (Œuvre au Rouge). C'est ce que raconte à sa manière George Lucas depuis 1977 dans son œuvre cinématographique " La Guerre des Étoiles " dans le combat entre Luke Skywalker et Dark Vador.

Le Chien Cerbère

Dans la Tradition la porte de l’Enfer (l'Hadès grec) était gardée par un chien, le Cerbère à trois-têtes, symbole de l'anti-moine qui brûle dans l'athanor (le creuset) alchimique. C'est Anubis l’Égyptien, le gardien des morts, avec sa tête de chacal. Il est l’image de l’ombre obscure de l’homme, qui, en son être Spirituel, est également triple. L’homme est corps, âme et esprit *, tandis que le chien de l’Hadès a trois têtes (Cf. image 1) *², avec la queue du serpent qui a conduit à la " chute " de l’Homme dans la matière. Ce n’est pas un hasard si la queue du serpent est tendue vers le bas, pointant toujours vers le centre de la Terre. Ce n’est pas un hasard si le dieu psychopompe qui guide les âmes des récents défunts en Enfer est dépeint avec une tête canine. Cette forme sombre à tête canine est le dieu égyptien Thot (Hermès chez les Grecs), le Trois-fois-grand, le gardien de toute la sagesse de l’initiation. Le véritable chercheur de connaissance n’aura pas à traiter avec le chien à trois-têtes qui garde le monde obscur, mais à son pendant évolutif, lié à Diane, déesse lunaire (la Mère divine).

* Qu'est-ce que l'Homme ?

Il est représenté avec les trois couleurs alchimiques (Noir Blanc Rouge), et a donné son nom (canis) à la canicule, le soufre mordant, autrement dit les désirs masculins ardents qui dévorent l'être humain qui y cède.

L'initié Walt Elias Disney a utilisé l'archétype du chien Cerbère par la figure de Pluto, contraction de Ploutos, dieu dans la mythologie grecque (Plutus sous son nom romanisé) de la richesse et de l'abondance. Ces trésors sont bien évidemment les trésors spirituels dissimulés sous l'apparence des choses matérielles. 

 


La Licorne

Animal fantastique, la licorne porte sur elle le caractère " terrible " de la corne, qui éclate dans le terme grec keraunos, la foudre. Elle traduit le feu céleste, qui frappe les lieux les plus élevés, symbolisé par l’éclair, ce trait de lumière - le saint Esprit - qui illumine l’initié. C’est le verbe cosmique que capte la corne de licorne, afin de féconder l'esprit humain qui s'éveille à la conscience de Qui Il Est. Ainsi les innombrables " Annonciations à la Licorne " ont témoigné de la force de cette image durant tout le Moyen Âge.

L’analogie de la licorne est partout présente dans le fonctionnement du Vivant, entre la foudre, la lumière et la couronne, autrement dit la corne. C'est ce qu'enseigne l’arbre séphirothique de la Kabbale * : pour conquérir la couronne de la cime - Kéther -, il faut avoir maîtrisé Malkuth dans les abîmes ténébreux de l’être.

Pour les anciens, le cosmos était un gigantesque instrument musical chromatique, dont l’axe n’était autre que l’axe du monde, comparable à la corne de licorne fondamentalement androgyne, autour duquel s’enroulent et s’ordonnent les contraires. La licorne était celle qu’évoquaient les êtres perdus dans l’épais brouillard des apparences, nous montrant cette âme qui rassemble l’esprit igné (qui est de feu) jusqu’à son illumination dans l’aurore naissante. Elle symbolise ainsi les travaux nécessaires à la réunion amoureuse du corps et de l’esprit - l’Ami et l’Aimé - par la médiation d’une Âme désormais diaphane.

L’arme effilée de la licorne a parfois la forme d’une épée. La " licorne domptée " (image 1), peinture hermétique du château du Plessis-Bourré en Anjou (XVe siècle), est l’un des exemples les plus célèbres du genre. L’arme frontale, flèche spirituelle, symbolise le sel ou feu secret des alchimistes permettant les épousailles du soufre et du mercure que le philosophe aura préalablement su parfaire. Le même sens peut être attribué à la licorne des tapisseries de Cluny (image 3) : la blanche cavale jour alors le rôle du sel philosophal, entre le lion solaire et la dame lunaire.

Comment alors ne point songer à la mise en garde qu'est l'épée, la dague, la lance, la hache, tout ce qui transperce et déchire … Ainsi dans la quête du Graal, la légende associant la lance du centurion Cassius Longinus (Longin) au Graal (image 4). C'est pourquoi la licorne blessant de sa corne le côté droit du Christ remplace parfois l’arme de Longinus, sur des miniatures médiévales illustrant la Passion. Mais cette corne possède aussi la vertu de guérir de manière divine. Déjà, chez les Grecs, la lance d’Achille pouvait soigner les blessures qu’elle infligeait ... Dans Parzival, on tentera d’apaiser la souffrance du Roi Amfortas *² en appliquant sur sa plaie un cœur de licorne, puis un fer de lance enduit de poison brûlant. De même la corne de licorne avait la réputation d’attirer le mal hors du corps. Cette croyance se prolongea jusqu’au XVIIIe siècle, malgré les doutes de Paracelse et de quelques autres médecins…

* Cf. Le Judaïsme décodé.

Selon la légende du Graal, Joseph d'Arimathie recueillit dans une coupe - la coupe utilisée au cours de la Cène - le sang qui coulait du flanc transpercé de Jésus crucifié. Il récupéra également la lance ensanglantée qui avait causé cette blessure. Après bien des péripéties, ces objets furent confiés au roi Titurel, auquel succéda son fils Amfortas.

Le Dragon

Symbole de la " matière maudite " car viciée, le dragon * est au cœur du processus alchimique, attendant la rencontre avec l'illustre - le preux - chevalier qui osera le défier en le regardant droit dans les yeux tout en le respectant, comprenant son enseignement salvateur pour, enfin, s'extraire des illusions de la Matière qui le piègent. Comment le grand Jeu du Vivant pourrait-il se dérouler s'il n'y avait cette rencontre homérique avec soi-même et la découverte du Trésor divin - notre Grandeur divine - qui s'y cache sous les traits hideux du prédateur reptilien ? Sans amour de Ce Qui Est, le Héros - l'être humain éveillé à Qui Il Est, autrement dit " l'Artiste du Grand Œuvre " - ne peut triompher du démon qui l'asservit en en tirant toute la quintessence. Or aimer Ce Qui Est, c'est s'aimer soi-même, y compris sa part ténébreuse qui seule permettait l'expérimentation de la matière corrompue par son départ de l'Unité première. Par son âme unifiée à l'Esprit - l'épée magique -, l'être humain a toutes les clés - le libre arbitre et le discernement - pour vaincre le/son démon *², et lui offrir par là-même la rédemption suprême, le retour à l'UN. S'il reste couard, car calculateur de ses intérêts matérialistes - l'avoir et le paraître - dans ses fuites et combats extérieurs engendrant les affres émotionnelles - l'amour et la haine-, il n'aura alors de cesse de le rencontrer, impitoyable, sur son chemin d'infortune au sens existentiel s'entend, et se perdre dans la cyclicité des morts-vivants avec son cortège de heurts, discordes, misère, horreur et malheurs.

* Il est également symbolisé par l'Ouroboros, le serpent, le basilic, l'hydre, la pieuvre, le Minotaure.

La photo 5 illustre La Force - l'arcane XI du Tarot initiatique - du chevalier alchimiste pour extirper le dragon de la tour ou donjon (nous-même) où il se terre. Elle est symbolisée par le Lion (le Christ incarné est appelé " fils du Lion "). La tour est La Maison Dieu - l'arcane XVI du Tarot -, qui nous emprisonne (Tour de Babel) ou nous libère de nos tourments par les langues de feux de l'illumination surgissant suivant le chemin que nous décidons, par notre libre arbitre, de suivre (sculpture de la cathédrale de Nantes).

Le mythe de Siegfried

Dans la saga mythologique nordique, Siegfried - Sigurd - tue le Dragon Fáfnir pour s’approprier, avec son sang, des pouvoirs nouveaux, et même l’immortalité *. Ce Dragon vert est en effet gardien du sang éternel, le fluide vital.

Certaines traditions rapportent qu'il est devenu invulnérable, notamment en se baignant dans le sang du monstre, sauf dans un endroit précis du dos qui n'était pas trempé, et qu'il est tué tragiquement à cause de cette faiblesse, ce qui lui a valu des comparaisons avec d'autres personnages mythiques, en particulier le héros grec Achille et son talon ... Avant de périr, Fáfnir lui explique que son or est maudit, provoquant la mort de chacun de ses détenteurs qui n'en comprennent la véritable signification, à savoir la transmutation intérieure de son plomb en or, seule voie d'accès à son immortalité *² !

* Ce héros légendaire apparait dans plusieurs poèmes héroïques de l'Edda poétique, compilée au XIIIe siècle, comme de l'Edda de Snorri et de la Völsunga saga, écrits en prose, qui deviendront la " Chanson des Nibelungen ", version continentale et christianisée du mythe, également composée au XIIIe siècle, et devenue épopée nationale allemande. Elle donnera la tétralogie du compositeur allemand Richard Wagner (1813/1883), " Der Ring des Nibelungen " (L'anneau du Nibelung), qui a largement contribué au regain d'intérêt de la légende de Siegfried auprès du grand public par la célèbre " Ritt der Walküren " (La Chevauchée des Walkyries), hymne à la puissance rédemptrice des Déesses-Mères (le féminin sacré). Francis Ford Coppola l'a utilisé dans son film " Apocalypse Now " (1979), pour dénoncer son détournement par les forces prédatrices patriarcales à des fins mortifères. 

Cf. Le cheminement de l’Âme & Le mythe de Jason dans Qu'est-ce que l'Homme ? et Le Jeu de la Vie.

La légende de George et le dragon

Nés en Palestine et en Égypte, le culte et la légende qui entourent la vie du saint se propagent en Europe avec les croisés (XI°-XII° siècle), qui le font apparaitre comme le symbole du courage. Saint Georges - George en anglais - est ainsi le représentant des vertus militaires et le protecteur des armées.

George(s) a pour racine geo - anagramme d'égo -, la terre, le terrien, soit celui qui a chuté pour expérimenter la réalité terrestre tridimensionnelle, et pour terminaison ge, la Déesse-Mère nourricière. Il est tout simplement la prolongation d'Adam, l'ange devenu humain. Son étymologie par ses concepteurs généticiens asservissants signifie " celui qui travaille la terre à la sueur de son front ". Aussi est-il associé à la tradition alchimique mystique et à l'acronyme V.I.T.R.I.O.L.Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem (" Visite l'intérieur de la terre et, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée ") signifiant le travail intérieur de son humus, soit la partie dans l'ombre (celle du subconscient nourricier du mental) sous l'emprise du prédateur, le serpent, le dragon. C'est un combat contre l'illusion du mal ancré en nous, une chimère, un leurre, le dragon n'étant que nous-même. George(s) est l'autre face d'Osiris (Lucifer), son frère Seth, et ses nombreuses déclinaisons archétypales postérieures : Saturne, Cronos, Baal, Caïn, Satan, le Sheitan (dans l'islam) ... Il est la partie ténèbres de l'être humain, sa partie qui, en la travaillant à la sueur de son front sous la coupe du temps qui le dévore * dans la 3ème dimension terrestre, peut lui permettre de retrouver la pierre précieuse - " près (des) cieux " - (la Pierre philosophale des alchimistes), soit le chemin d'ascension *² vers sa nature lumineuse première, le mode " Service d'Autrui ", l'Amour de Ce Qui Est, dans une dimension de réalité supérieure. En effet, l'or est caché au milieu de son nom ...

Le dragon représente les cinq éléments : son trésor (" treize ors ") est sous terre, où il s'éternise (" s'éthernise ") tant qu'il n'est pas trouvé ; il a des écailles, son côté amphibien étant associé à l'eau ; il a des ailes, ce qui l'associe à l'air ; il crache du feu. Le message est que l'être humain dans sa partie égotique (Georges) lutte contre les quatre éléments à la recherche du cinquième élément, le trésor qu'est l'éther. En se dégageant de l'emprise du dragon, en le comprenant et en le maîtrisant par la transcendance de l'égo, il se purifie, s'allège pour s'élever et quitter la densité terrestre qui l'oppresse.

* Cf. Fin de cycle (1) Fin du temps ou fin des temps ?

Cf. Le chemin de l'Ascension.


Le sang du Dragon alchimique

Dans son ouvrage Le Sang du Dragon, l’auteur Toni Ceron explique que l'alchimie opérative du " Sang du Dragon ", quels que soient les chemins empruntés par notre existence, nous conduit inexorablement à quelque chose d’insoluble qu’il est nécessaire d’accepter. En effet, si rechercher à tout va des solutions à nos conflits peut apparaître comme LE problème à guérir, se détourner d'un conflit, voire d'une maladie, peut constituer une approche étonnante mais efficace dans leur résolution. Autrement dit, plus on se polarise sur une énigme, et plus elle croît au milieu de peurs inconscientes. En acceptant avec humilité la relation complice entre la maladie et la guérison, relation éminemment thérapeutique, toute sa force opérative se révèle.

Ceci entend que la conscience qui nous permet d'avancer en ce monde terrestre reste pétrie de vieux schémas venant d'un passé que l'on spécule par conditionnement religieux glorieux, divin, immortel, soit le Jardin d’Éden immergé sous un ciel pur divin. Cette jouissance mentale et spéculative est le grand piège, la grande ruse du démiurge archontique, l'inversion qui fait qu'on ne peut s'en sortir malgré toutes nos bravoures. Nous sommes en effet des yeux asservis, exclusivement ouverts à des forces flegmatiques anciennes coagulées qui ont déjà opéré en nous, constitutives de nos mémoires toxiques, et qui continuent à se projeter de l'inconscient dans les couches du cerveau en le rendant froid de concepts, pétri de calculs mentaux " indigérables " en une vie. Nous ne vivons donc pas un renouvellement de conscience par ces forces prédatrices, car c'est plutôt ce céleste déjà tramé - le champ astral limité de la Matrice falsifiée - qui prophétise nos existences et vit de notre énergie d'attention présente. Et cela est arrangé pour durer, durer, durer, loi de cyclicité oblige à ce niveau de réalité comme de conscience limité.

Ce principe passif appelé " Flegmes " est associé au féminin lunaire (Ève), elle-même au service de Lucifer (le serpent biblique), puisqu'il l’a piégée. Lucifer, le porteur de (fausse) Lumière, la fixe et la fige en nous tant que nous ne changeons pas notre regard en répondant à l’appel du Soi supérieur par l’Âme. Il n'y a donc là rien de libérateur. Ce revirement de conscience est incontournable pour celui qui veut entrer dans son dragon intérieur pour en faire jaillir le feu libérateur, soit la rencontre avec la force prédatrice (l’Œuvre au Noir) par la force électrique du masculin sacré qui veut aller vers la Lumière. Il lui faut faire émerger une nouvelle " tête ", autrement dit un nouveau principe salin, un Sel bien plus Philosophique et par-là même libérateur…

La grande Clé est bien cet indispensable apport salin au départ, car sans Sel Philosophique préparé nous n'obtenons pas ce concentré capiteux insoluble en l'état qu'est le Sang du Dragon renouvelé (l’Œuvre au Rouge), et restons alors cloué par le sang impur en nous à la Roue sans fin des naissances et des morts sans véritable avenir. Sans retour du Fils prodigue et sa conscience de Feu solaire.

Il est à comprendre que, dans cette incontournable car indispensable phase de rencontre avec le Dragon oppresseur, l’être humain est seul, abandonné des forces lumineuses et de leurs lumières spirituelles. Nul recours à des anges, archanges, maîtres ascensionnés ou autres artifices illusoires suggérés par l'enseignement dévoyé ne lui est possible, les soi-disant archanges aidant vendus comme tels à son esprit fourvoyé n'étant que des archontes ... Il est campé dans tout ce qui le constitue dans cet état sans espoir, dans l'insoluble profond, loin de le faire s'en aller sous d'autres cieux ou de le faire porter par d'autres. C’est le prix du revirement de mentalité dans l'épreuve, afin qu'il accepte humblement de rassembler et de condenser les esprits flegmatiques jusque-là abandonnés aux faux esprits divins, à ses anciennes croyances manipulées et conditionnées par les maîtres-artificiers " babyloniens " pour le retenir par leurs artifices délétères injectés dans l'inconscient prisonnier de la Matrice involutive *. Alors peut-être, par la réussite de ce voyage de Héros de sa vie (devenir Héros passe par un renoncement, inévitablement douloureux, de tous ses placebos psycho-émotionnels), la matrice céleste " Ève " pourra réintégrer la matrice terrestre " Lilith ", permettant à la conscience d’accéder à toutes les mémoires toxiques et putrides cachées pour les transmuter et régénérer en purifiant le sang du Dragon archontique en soi.

La matrice terrestre est bel et bien la base secrète de la matrice céleste, les deux en chaque être étant appelées à fusionner. De ce brassage éprouvé et intense peut jaillir alors le Sang nouveau du Dragon noir devenu vert, le Caput Mortuum (ou " Tête noire ", soit le résidu dont on ne peut plus rien extraire), et dénouer par les limbes infra-terrestres les limbes supra-célestes, les " Eaux d'en haut et les Eaux d'en bas " *². C'est à ce chemin d'ascension que l’œuvre alchimique nous appelle, le temps étant désormais compté ...

* Cf. Prédation spirituelle et voie de sortie.

Explication de la circulation de la lumière dans Fonctionnement de l'architecture du Vivant.

Cf. Toni Ceron, " Le Sang du Dragon - Un Insoluble Précieux ", Éditions Col du Feu ORCIER.

La réalité angélique du Démiurge archontique, ou les puissances angéliques du monde inférieur *

" Alors il s’accoupla avec la folie (aponoia) qui l’accompagne, et engendra les autorités qui lui sont inférieures, douze anges affectés chacun à son éon propre, conformément au modèle des éons impérissables.

Et il créa pour chacun (des douze anges) sept anges. Et pour ces anges, trois puissances, de sorte que le total de ceux qui lui sont inférieurs est de trois cent soixante êtres angéliques, auxquels s’ajoute sa triple puissance conçue à la ressemblance du premier modèle qui existe avant lui. "

Texte tiré du Codex de Nag Hammadi

* A " remettre " à tous les tartuffes guérisseurs, thérapeutes, canalisateurs, mages, tarologues, astrologues et autres soigneurs et enseignants spirituels soi-disant connectés aux anges, archanges et autres entités de (fausse) lumière - Métatron, Christ’achay, El Morya, Maitreya, Les Pléiadiens, Le Commandant Ashtar Sheran, la Confédération galactique des mondes libres, Sananda, Comte St Germain, La Flamme violette, Soria ... - pour leurs prestations tarifées au service de la Matrice involutive ...

 

La tradition chrétienne

La quête alchimiste et les trois Rois mages

Melchior

Gaspard

Balthazar


Dans la Tradition chrétienne, les Rois mages sont fêtés à l’épiphanie, jour de la galette, en forme de roue solaire ou de couronne et contenant une fève, que d’aucuns aimeraient en or. Outre dans le mot galette, la racine gal qui signifie en hébreu " la pierre qui roule " est source d’autres mots ou noms à forte portée symbolique : Galaxie, Galerie, Galilée, Golgotha (ou Mont du Calvaire), Gaule, Gallinacée (le coq annonce le soleil levant par son chant), Gaëlique (lande de pierre), Galice (province où se trouve Saint-Jacques de Compostelle).

Venus d’Orient, ces visiteurs dont parle Matthieu dans son récit de la Nativité sont Melchior au visage blanc, apporteur du présent Or (soit la lumière) ; Gaspard au visage jaune, apporteur de l’encens (" en sens ") ; Balthazar au visage noir, apporteur de la myrrhe (matière qui servait à embaumer les défunts). Quand on sait que le vin blanc, élément masculin, versé dans une coupe, un calice d’or (jaune), élément féminin, prend la couleur rouge, on se dit qu’il n’y a décidément jamais de coïncidences fortuites … C’est l’Esprit Divin qui envoie un Messager (le vin) dans et par le corps de Marie (la coupe) pour réveiller en chacun des hommes appartenant aux quatre peuples de couleur le désir de la Conscience christique. Tout le sens de la quête du Graal, soit la complémentarité des apparents opposés * …

* Cf. La dualité décodée.

 

D’autres liens étroits peuvent être établis avec la symbolique de l’Église chrétienne et catholique. Ainsi la Cathédrale, espace de transformation du profane en sacré, figurée par la Coupe du Graal, chaudron magique permettant d'obtenir l'élixir de longue vie, porté par trois Tables : une ronde pour l’esprit (représentée par le labyrinthe dans certaines cathédrales, comme celui de Chartres), une carrée pour le corps (à la croisée du transept) et une rectangulaire pour l’âme (l'autel). Porte spirituelle pour accéder à l'éternité, la Cathédrale en possède les trois clés.

L’allégorie de la sainte Trinité chrétienne et de la Pierre philosophale est que le père Créateur - Dieu - est le souffle Divin, un esprit qui apparaît cependant sous la forme d'un homme comme il est dit dans la Genèse. De même le mercure des philosophes est comme un corps esprit. De Dieu le Père est né Jésus-Christ son Fils, le verbe, qui est à la fois homme, Dieu et sans péché. Il n'a pas eu besoin de mourir, mais il est mort volontairement et ressuscité pour faire vivre éternellement avec lui ses frères et sœurs sans péché. Ainsi l'or est sans tache, fixe, glorieux, pouvant subir toutes les épreuves, mais il meurt à cause de ses frères et sœurs imparfaits et malades. Bientôt, ressuscitant glorieux, il les délivre et les teint pour la vie éternelle ; il les rend parfaits en l'état d'or pur (Cf. doctrine de Basile Valentin *).

* Basile Valentin aurait été moine bénédictin allemand et alchimiste au XVe siècle (1394-1450) sans que rien ne l’atteste de façon certaine. Il a fait une application de la chimie à l'organisme, cherchant à établir que le corps humain présentait en petit exactement les mêmes phénomènes que le monde présentait en grand. C'est ainsi qu'il a créé les dénominations de microcosme et de macrocosme, qu'il affecte, la première au corps humain, et l'autre au grand corps de la nature. Il est incontestable que la transmutation des métaux et que la recherche de la pierre philosophale ont été pour la pharmacie chimique, autant que pour la médecine, des sources de progrès.

 

Le saint Graal

Il est le " saint bol ", le symbole de l'être humain réunifié à l'issue de sa quête du trésor (" treize ors ") qui est en lui. Séparé de lui-même par l'identification à l'égo, il a réuni tout ce qui était épars - sa fragmentation en alter -, et par la fusion de ses polarités masculine et féminine, a accédé à sa supraconscience, le Soi supérieur. Il peut désormais poursuivre son expérimentation de Ce Qui Est dans une autre dimension de conscience.


Une fois la personnalité dissoute, c'est l'archétype de l’homme cosmique qui ré-ordonne les composantes de la psyché harmonieusement, comme le fait un cristal plongé dans une solution. C'est le Soi supérieur, le Soi " Dieu en nous ", une manière totalement nouvelle et différente de rencontrer son propre être. Le moi individué se sent désormais comme l'objet d'un sujet inconnu et super ordonné, comme le langage par rapport à l'intelligence, ou comme la relation entre le soleil et la terre. Il devient alors aussi rayonnant et incorruptible que l’Or.

L'homme individué ne s'émeut pas devant les événements. Il n'est affecté que sur des plans inférieurs de son être et peut demeurer impassible devant des incidents très agréables ou désagréables. Il est parfois poussé vers des tâches très difficiles ; il peut les réaliser car des forces surgissant du Soi lui permettent de nager à contre-courant des valeurs collectives. Sa position dans le cosmos a changé radicalement, son nouveau centre de gravité le fait vivre en fraternité mystérieuse avec les animaux, les dieux, les cristaux, les astres, sans admiration, ni réprobation, ni orgueil.

Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse

Ils sont mentionnés dans le Nouveau Testament, au sixième chapitre du livre de l'Apocalypse (6, 1-8), remaniement de deux visions de Zacharie, un prophète de l'Ancien Testament. Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du cycle civilisationnel, car ils apparaissent lorsque l'Agneau, figure de Jésus ressuscité, ouvre les quatre premiers sceaux. Bien qu'ils paraissent se succéder dans le temps, le dernier verset semble suggérer que leurs chevauchées sont simultanées : " Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par le glaive, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. "

Chacune de leur couleur porte la spécificité de l'épuration terrestre : le Cavalier Blanc en assure la mise en œuvre par la Puissance ; le Cavalier Rouge Sang apporte le conflit entre les peuples par la Violence de sa Grande Épée ; le Cavalier Noir amène la stérilité des terres et l'amaigrissement des bêtes et des hommes par la Famine ; le Cavalier Blême amène la maladie par sa Faux, puis met fin à toute vie sur la Terre des hommes.  

Si l'ensemble de ce passage a reçu des interprétations très variées, il traduit sans conteste la nature du processus alchimique préalable à toute renaissance salvatrice, l'avènement de la conscience christique libératrice (Blanc) passant par la douloureuse épuration (Noir et Blême) avant que de couper la tête au dragon pour faire jaillir son sang et renaître au Feu de l'Esprit (Rouge).

 

Couleurs, pierres, animaux et autres symboles à Hollywood la magique

Symbole incontesté des débuts du cinéma, Mickey Mouse est le personnage de fiction clé (Mickey est prononcé en anglais My Key, " ma clé "...) qui lance par sa création en 1928 ce qui va devenir l'empire Disney, et qui en demeure depuis l'ambassadeur attitré. Sa célèbre silhouette, formée de trois cercles (image 2), évoque la dynamique du processus de création universelle nommée " Fleur de vie " * tout en rappelant la forme des anciennes clés (image 3)... Cette puissance constitutive originelle est renforcée par les quatre couleurs des Œuvres alchimiques - Noir, Blanc, Jaune, Rouge - qui colorent le personnage.

La connaissance de ces éléments initiatiques par Walt Elias Disney (qui était franc-maçon) lui a permis incontestablement de donner à l'industrie hollywoodienne *² émergente la puissance de feu indispensable à la domination de l'inconscient collectif mondial.
* Cf. Le processus création décodé.

Hollywood signifie le bois de houx, et non le bois saint (holy). Le houx est une plante, au même titre que le gui, toutes deux prisées par les druides (ou mages) anciens. L'une, la forêt de gui, célèbre la lumière ; l'autre, la forêt de houx, célèbre les ténèbres ...


Dans Dumbo, son compagnon rongeur s'appelle Timothée (image 3), qui signifie " celui qui honore Dieu ", soit l'éléphant puissant caché derrière ses apparentes innocence, candeur et balourdise (dumb en anglais signifie bête) ... C'est ainsi que les élites initiées hypnotisent le bon peuple endormi ...

La souris de référence, Mickey, va devenir incontournable des autres fictions. Par exemple, nous la retrouvons dans Dumbo l'éléphant (image 1), animation sortie en 1941. Elle est l'" âtman " protectrice de la divinité sacrée dans l’hindouisme Gaṇesh (ou Gaṇesha, Vinâyaka, Gaṇapati), le " seigneur des catégories ", dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir, celui qui supprime les obstacles. Reconnaissable à sa tête d'éléphant, il est sans doute le dieu le plus vénéré en Inde. L'âtman, signifiant "le souffle divin " en sanskrit, l'accompagne en toutes circonstances, représenté par une souris ou un rat (à ses pieds sur l'image 2). Il signifie que la divinité par rapport à l'être humain non initié a réussi à vaincre sa peur, à réaliser le Voyage du Héros *, celui de sa libération que symbolise l'envol, comme Dumbo avec ses oreilles ...

* Cf. Le Jeu de la Vie.


Ce compagnon guide symbolisant le Soi supérieur, l'esprit divin guidant l'âme, va ainsi se retrouver dans nombre d'autres productions telles que Ratatouille (image 1), mais aussi sous d'autres figures, comme un criquet pour Pinocchio, une fée pour Peter Pan, un singe pour Alladin ou un dragon pour Mulan ... Nous le retrouvons également à travers le personnage de Bécassine * (image 6) et ses couleurs alchimiques, perçue par le monde adulte comme écervelée, et qui pourtant initie avec tendresse et subtilité le personnage androgyne de Loulotte à sa version la plus élevée, tout comme Mary Poppins le fera avec les enfants Banks représentant les deux polarités masculine et féminine dans le film musical des Studios Disney de 1964 adapté du roman éponyme de Pamela Lyndon Travers.

Sans cette guidance supérieure éclairée, l'homme " vulgaire " ne peut prétendre accéder à sa puissance créatrice. Reste à savoir pour quel dessein il l'utilise ...

* Personnage créé par l'écrivaine Jacqueline Rivière et le dessinateur Émile-Joseph-Porphyre Pinchon, apparu pour la première fois dans le premier numéro de l'hebdomadaire pour fillettes " La Semaine de Suzette " daté du 2 février 1905.


Blanche-Neige et les sept Nains

Blanche-Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs) est le premier long-métrage d'animation des studios Disney, sorti le 21 décembre 1937 à Hollywood. Il découle d’un conte allemand dont la version la plus connue est celle recueillie et mise en forme par Jacob et Wilhelm Grimm parue en 1812, inspiré par un mythe germanique. Plusieurs mythes européens peuvent correspondre à ce personnage caractérisé par les trois couleurs noir, blanc, rouge, tout particulièrement L'Histoire de Peredur fils d'Evrawc, un conte gallois (XIII° siècle), lui-même partiellement inspiré du roman arthurien de Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes. Cette belle endormie réveillée à la fin par le baiser du Prince charmant est une version " soft ", Charles Perrault ayant privilégié avec sa Belle au bois dormant (1697) un réveil bien plus brutal à la version des Frères Grimm de 1812.


Il s’agit d’un conte alchimique reprenant la codification se logeant dans tous les grands mythes civilisationnels, et dont seuls quelques initiés comme Walt Élias Disney (1901/1966) possèdent les clés des symboles métaphysiques usités. L’analyse exhaustive détaillée se révélant longue, retenons au-delà des trois couleurs principales alchimiques caractérisant Blanche-Neige (cheveux noir, peau blanche, lèvres rouge sang) le démarrage du film avec les sept nains figurant les sept grands centres énergétiques du corps biologique * (ou chakras). Ils travaillent dans la grotte (VITRIOL *²) - le laboratoire intérieur - pour trouver la pierre philosophale. Ils ont le choix : travailler dans la souffrance (labor, tripalium) ou en s’amusant (en chantant et en riant), ce qu'ils font avec entrain pour alléger le fardeau du travail (rencontre avec la prédation qui nous domine et les mémoires douloureuses associées). Ils cherchent au fond de la grotte les pierres précieuses (" près des cieux ") libératrices, dont la lithothérapie enseigne sur l’efficacité d’émission de fréquences, de vibrations (bio-résonance). C’est pourquoi les élites royales se parent toujours de couronnes et de diadèmes en or sur leur tête, et que les élites sont friandes de pierres précieuses… Ces pierres et métaux sont les cadeaux du Soi supérieur, soit la réunification de l’Âme de sa fragmentation constitutive d'" alter " libérant l'esprit divin, pour un changement de fréquence vibratoire intérieure préparatrice à notre changement de dimension de réalité...

* Cf. Fonctionnement du corps biologique.

Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem (" Visite l’intérieur de la terre et par des rectifications tu trouveras la pierre cachée ").

Corrélation des 7 nains avec les 7 centres énergétiques (chakras)

Par la couleur de leur bonnet correspondant à un centre énergétique majeur * de l'être humain, chaque nain symbolise la partie nécessaire à l'indispensable union (alignement) énergétique permettant à l'être humain d'accéder à son Soi supérieur : Dormeur (racine) Grincheux (sacral) Atchoum (plexus solaire) Joyeux (cardiaque) Grincheux (laryngé) Prof (3° Œil) Simplet (coronal).

Simplet comme Dumbo précédemment indiquent que pour se laisser remplir de l'esprit divin, il vaut mieux que le seau (" sot ") soit plutôt vide que plein. La purification vise ainsi à redevenir une cruche, un enfant, et non à emmagasiner des savoirs qui vont gonfler et flatter l'égo-mental au détriment de la simplicité du cœur... 
* Cf. Fonctionnement du corps biologique.


Le message de Pinocchio

Pinocchio est le héros du roman " Les Aventures de Pinocchio " (Le avventure di Pinocchio - image 1), écrit en 1881 par le journaliste et écrivain italien Carlo Collodi. Il a été adapté plusieurs fois au cinéma ou à la télévision, notamment par les Studios Disney en 1940.

L’histoire voit Geppetto (image 2) - le Père -, un pauvre menuisier italien, fabriquer par accident dans un morceau de bois à brûler un pantin - le Fils - qui pleure, rit et parle comme un enfant, une marionnette dirigée par des fils (programmation d'automate) qu’il nomme Pinocchio. Celui-ci, fantasque et désobéissant, lui fait des tours et il lui arrive tout naturellement de nombreuses aventures : il rencontre Mangefeu (Stromboli), le montreur de marionnettes (image 3) - Lucifer -, et ses comparses (image 4) le Chat (Gédéon) et le Renard (Grand Coquin) qui l’attaquent et le pendent, la Fée bleue (image 5) - la déesse Mère - le sauvant. Son nez s’allonge à chaque mensonge (l'accès à la Connaissance nécessite d'être franc, en premier lieu avec soi-même) …


Pinocchio, dérivé de pinolo, signifie en toscan * " pignon ". C’est la graine comestible du pin parasol (ou " pin pignon " — Pinus pinea) dont l'amande protégée par une fine coquille se trouve à l'intérieur du cône ou pomme de pin. Il symbolise la glande pinéale, le 3ème œil, qui lorsqu’il n’est pas ouvert voit l’homme tel un pantin, une marionnette biologique. Le Toscan Fernando Tempesti, chercheur en littérature et un des meilleurs spécialistes de Pinocchio, précise que dans la langue de Geppetto, le toscan du XIX° siècle, pinocchio signifie " petit pignon " qui voudrait dire également dans la langue secrète de Collodi " petit crevard ", expression qui renvoie à l'Arlequin, le Polichinelle de la commedia dell'arte florentine qui se nomme Stenterello, tout aussi famélique que Pinocchio. Il correspond au statut populaire et pauvre que ce personnage incarne aux yeux des élites, fait non pas dans du bois " noble ", mais dans " une simple bûche prise dans le tas de bois à brûler, de celles que l'on met en hiver, dans le poêle ou dans la cheminée pour allumer un feu et réchauffer les chambres "...

Pour autant, la Fée bleue (la lignée matriarcale des planificateurs de vie) a doté Pinocchio d’une conscience, le Soi supérieur, à travers le grillon Jiminy Cricket (image 6), qui toujours à ses côtés se démène pour amener le garçon pantin inconscient à la raison, prisonnier qu'il est des illusions, tentations et pièges de la Matrice limitée de 3ème dimension, tel le poisson rouge Cléo tournant en rond dans son bocal (image 7). Pourtant les sens supérieurs du félin qu'est le chat Figaro (image 7) pourraient avec un peu d’attention lui transmettre les clés d’accès à la supraconscience. Mais le petit garçon encore de bois dans son intérieur préfère les artifices de l’Ile aux plaisirs, prenant plaisir à jouer de l'argent, fumer, boire de l'alcool jusqu'à être saoul et vandaliser des objets. Aussi la malédiction entropique de la Matrice cyber agit, transformant les humains dignes du bonnet d'âne en vrais ânes, vendus par ses sinistres relais (le cocher - image 8) dans des mines de sel (le travail asservissant) ou des cirques (le travail humiliant). La métamorphose de Pinocchio en baudet (le dieu sataniste Seth est représenté avec une tête d'âne ...) ayant été retardée par l’action de son âme, Jiminy Cricket, il réussit à s'enfuir à temps, rejoignant la boutique protectrice de Geppetto, le Père. Celui-ci, parti en mer (l'eau, le mercure, le sel) *² avec ses animaux à la recherche de son fils, a vu son embarcation avalée par Monstro (image 9), la redoutable baleine représentative de la Matrice dévoyée dans le zodiaque manipulé (Cetus - image 10), qui va également avaler Pinocchio et Jiminy. On ne quitte pas facilement la Matrice ! Seul l’appel à sa supraconscience permet d’en trouver le moyen, et ce en dépit des tentatives désespérées de la Matrice de l’empêcher. Au moment où tous pensent Pinocchio mort, celui-ci renaît par la grâce de la Fée bleue reconnaissant le lien d'amour sincère et authentique qui les unit. Le processus alchimique est réalisé : voyage dans les ténèbres, mort à l'égo par la purification intérieure, renaissance et ascension pour accéder à une nouvelle dimension de réalité...

* Ce mot toscan du XIX° siècle est tombé en désuétude et n'est plus utilisé de nos jours.

La traversée de la mer est toujours un passage incontournable de la transmutation alchimique intérieure. Ainsi le symbole de l'arche de Noé, qui passe du cataclysme diluvien à la nouvelle Terre salvatrice.

La Belle au bois dormant

Sleeping Beauty est le 20e long-métrage d'animation des studios Disney. Sorti en 1959, il est adapté des versions du conte éponyme de Charles Perrault (1697) et des Frères Grimm (Dornröschen, 1812), la version de Perrault étant basée sur le conte Soleil, Lune et Thalie de l'écrivain italien Giambattista Basile (1566/1632). Une des premières versions connues de l'histoire est Perceforest, composé entre 1330 et 1344 et imprimé en 1528.

Nous y retrouvons la légende de George et le Dragon à travers la princesse Aurore (mère de Lucifer le porteur de lumière dans la mythologie grecque) qui s'endort suite au maléfice (le " mal est fils ", soit le masculin électrisé) lancé par la Reine noire jalouse (l'hypnose de la prédation), les fils du métier à tisser représentant l'ensemble des vies passées à " dormir " dans la Matrice entropique *, en l'occurrence le château (les mirages de la matière). Le Prince sauveur (le masculin égo mental appelé à réaliser l'Œuvre au Noir) va se battre contre la Reine Noire transformée en dragon *² et, en perçant son cœur (le voile des illusions) avec son épée (l’Âme acérée), va libérer Aurore (Lucifer (re)devient Christ) et s'unir à elle par les noces chymiques (fusion des polarités pour ascensionner et changer de dimension de réalité).

* Cf. Le cheminement de l’Âme.

Le château de la Belle au bois dormant sous lequel se tient le dragon est le point central - le 3° œil (le lapin blanc d'Alice) - des parcs Disney (Californie, Floride, Paris), à l'épicentre du passé (Frontierland & Adventureland) et du futur (Discoveryland), le tout représentant un cerveau avec ses 2 hémisphères (image 7) ... Visible dès la rue principale (Main Street), il indique ainsi clairement au visiteur l’œuvre alchimique à réaliser. La plupart du temps inconscient, le visiteur endormi passe à côté de la clé essentielle de sa libération, allant se divertir et se gaver de sucreries. Il reste prisonnier de la Matrice entropique, celle-ci lui ayant pourtant donné tel Lucifer la lumière ... Sans recherche de la Connaissance dans ce monde à l'envers (démon), point de salut !


Tableau de correspondance des attributs des pierres et des métaux *

Cf. Chapitre Lithothérapie dans L'état de cohérence, voie de sa liberté.

Pierres précieuses

Diamant

 Améthyste

  Topaze

Jaspe

 Rubis

 Saphir

 Émeraude

 

 

Pierres semi-précieuses

 

 Cristal de roche

 Porphyre, violaine

 Citrine, stéatite

 Calcédoine, agate, serpentine

 Tourmaline, grenat, cornaline

 Lapis-lazuli, turquoise, sodalite

 Aigue-marine, jade, malachite

 

 

Métaux

 

 Or

Argent

 Cuivre

 Mercure (Vif-argent)

Fer

Étain

Plomb

 

 

Attributs

 

 Sobriété (sobrietas)

Chasteté (castitas)

Humilité (humilitas)

 Sainteté (sanctitas)

 Piété (pietas)

 Charité (caritas)

 Pureté (puritas)

 

 

Planète / Couleur

 

Soleil / Jaune

Lune / Blanc

Vénus /Vert

Mercure / Marron

Mars / Rouge

Jupiter / Bleu ou Orange *

Saturne / Gris ou Noir *

* Couleurs sujettes à divergence selon les auteurs.


Le Magicien d'Oz

The Wizard of Oz (Osiris) est un film musical américain de Victor Fleming sorti en 1939. Il est le film qui a été le plus vu dans le monde d'après la Bibliothèque du Congrès américain, classé au Registre international Mémoire du monde de l'UNESCO. Judy Garland y interprète le fameux Somewhere over the rainbow, blue birds fly (" Quelque part au-delà de l'arc-en-ciel les oiseaux bleus volent "), l'oiseau bleu représentant ce qui est au-delà des sens de la 3-D. C'est le champ de communication avec le Soi supérieur, une fois l’Âme réunifiée. Les mésanges étant de couleur bleue, elles sont nos messagers supérieurs, les " mes anges " qui nous envoient des informations lorsque nous avons ouvert le canal.

Des entreprises de communication comme la Poste ou Twitter (Cf. images 3 et 4) ont tout naturellement repris cette symbolique dans leur logo.


La purification de la matière (" l'âme à tiers ")

Le processus patriarcal (maçonnique) ternaire permet de construire avec efficacité le processus de maîtrise de la matière. C'est ainsi l'applicatif d'une entreprise de courrier comme La Poste :

- Une enveloppe (le corps, le contenant) ;

- Une lettre (l'âme, le contenu) ;

- Un message (l'esprit, la substance).

Il va de soi en l'occurrence que l'essence n'est pas divine, mais dédiée à Mammon, l'idole vénérée dans la matière...

Pour l'être humain désireux de s'extirper de la matrice involutive, le travail de purification de son corps et de son esprit doit lui permettre de recevoir les messages de son âme quant à la guidance éclairée de sa vie *.

* Cf. Fin de cycle (2) La guidance éclairée de sa vie.

 


Le tribunal d'Osiris

A la source de l'école initiatique

L'Afrique est le berceau de l'humanité, tous nos lointains ancêtres étant Noirs et Africains. Thot, le dieu de la Connaissance égyptien, a pour vrai nom Djeouty. Il est à ce titre le patron des Initiés. La Grèce ancienne a emprunté cette divinité à l’Égypte et lui a donné le nom de Hermès. C’est de cette façon que les enseignements initiatiques de l’Égypte pharaonique - autrement dit la tradition Kamite - sont passés en Occident, et sont aujourd’hui enseignés dans des facultés sous le nom d’" hermétisme ". La doctrine de la Maat égyptienne - la Justice (principe d'équilibre) divine - est une idéologie africaine, avec pour clé et outil sa propre réalisation - sublimation - spirituelle.

Dans le mot Initiation, il y a l’idée d’apprentissage, au niveau le plus élémentaire. C'est apprendre à se connaître, soi-même, puis agir sur soi-même en vue de se transformer et de s’améliorer *. Autrement dit connaître l’être humain puis procéder à son perfectionnement. La science initiatique découle de la conception africaine du monde, qui affirme que Dieu existe sous la forme d’une Force Vitale qui habite tout ce qui existe dans la Création, Ce Qui Est. Cette conception du monde est à l’opposé de la conception abrahamique *² dans laquelle Dieu, après avoir créé le monde, s’en est séparé, et se tient hors du temps et de l’espace. Au contraire, en affirmant que Dieu n’est pas séparé de Sa propre Création, et qu’Il continue à l’habiter, sous forme de Force Vitale (le fameux KA des anciens Égyptiens ou le KI/CHI asiatiques), les Africains ont créé la possibilité d’inventer l’Initiation. En effet, cette cohabitation entre le Créateur et sa Création (dualité de séparation) provoque une tension au sein de la Création, qui débouche sur le désir de fusionner avec le Créateur (réintégration). C’est ainsi que la volonté de manipuler (magie noire) ou de domestiquer la Force Vitale (magie blanche), conformément à la loi physique (et de ce fait spirituelle) de fonctionnement du Vivant qu'est la dualité *³, a conduit les Africains à inventer différentes techniques : la sorcellerie, la magie, le fétichisme, le mythe, le totémisme, d’innombrables pratiques magico-religieuses, et enfin l’Initiation. Toutes ces pratiques ont pour fin d’essayer de domestiquer la Force Vitale qui réside dans le psychisme de l’Homme, et est Dieu Lui-même. Seule l’Initiation permet à l’être humain de retrouver son état de pureté initiale, d’avant la Création, en fusionnant avec Dieu, ce qui lui permet de retrouver des qualités et des capacités hors du commun des mortels. C'est la " mentalité pharaonique ", celle des premiers pharaons noirs, avant son dévoiement par la prêtrise dévoyée au service des pharaons " blancs ".

Le savoir qui change, qui a besoin d’être complété, vérifié et dépassé, est celui de la science positive, fondé sur les relations entre les faits. Il relève du seul usage de la Raison humaine, laquelle est prisonnière de la Nature humaine, qui foncièrement égocentrique limite les capacités de perception de l’Homme. Ce qui handicape la science positive, c’est l’attitude de ses savants et leur idéologie fondamentalement matérialistes, qui ne laissent que très peu de place à la volonté de prendre en compte les autres dimensions de la réalité. Or si les structures sociales, le niveau d’éducation des Hommes et leur psychologie changent, ce qui demeure stable dans l’enseignement de la MAAT, c’est la MAAT. Elle ne change pas, car c’est la science divine.

Ce qui pousse un Homme ordinaire à rechercher les lumières de l’enseignement initiatique est un besoin vital et pressant, qui se déclare à un moment ou un autre de l’existence. Il ne s’agit pas de trouver quelqu’un qui veuille bien répondre aux questions classiques que l’on est conduit à se poser sur le sens de la vie, mais de répondre aux sollicitations de l’Esprit lui-même qui demande à s’exprimer. Mais hors le cas des individus où leur propre développement spirituel antérieur a préparé le terrain pour une éclosion soudaine d’une vie spirituelle intense, tous les êtres humains, tous les êtres qui aspirent à s’éveiller à la vie spirituelle, ont besoin des lumières d’un guide, ou d’un Maître en Initiation, qui lui-même a besoin d’avoir au-dessus de lui un Maître, qui lui évite de se laisser envahir par le sentiment de suffisance, et donc par l’orgueil, ceci ouvrant une porte à la nature inférieure de l’homme, et qui, en reprenant sa place, annulerait en même temps tous les gains obtenus par le travail initiatique accompli antérieurement.

Aussi l’attitude normale de l’adepte de l’Initiation doit être la réceptivité, autrement dit l’humilité. Une telle attitude lui permettra non seulement d’entrer en contact avec des êtres supérieurs, mais aussi d’attirer vers lui-même des ressources spirituelles dont il a besoin pour sa propre évolution spirituelle. Cette attitude fut la qualité de base de l’éducation dans la société pharaonique, ce qui prouve à quel point les Égyptiens anciens avaient socialisé l’enseignement et la pratique de l’Initiation.

* Tous les enseignements initiatiques de l’Afrique ancienne et précoloniale adhèrent sans la moindre ambiguïté à cet idéal.Qu’il s’agisse du PORO des Sénoufo, du KORE des Mandingue, du MBUITI des Fang, du KIMPASI des Kongo, etc.…

Cf. Le Judaïsme décodé.

*³ Cf. La dualité décodée.

Image : Art par Xavier Gaillot, activateur d'énergie à Nancy. Marque déposée.
Image : Art par Xavier Gaillot, activateur d'énergie à Nancy. Marque déposée.

La mort initiatique " traditionnelle ", ou deuxième naissance

La MAAT, pivot du processus initiatique appelé " Le Tribunal d'Osiris " (Cf. ci-après), est l’archétype même de l’Initiation africaine, la référence à laquelle il faut se reporter pour évaluer le degré de véracité de toute pratique initiatique observée tant dans la communauté africaine que par son extension dans le monde entier. Aux origines, comme encore de nos jours dans certaines tribus, la pédagogie initiatique consiste à éprouver l’individu dans son être, pour l’endurcir afin de le préparer à l’existence. C’est en effet par la souffrance physique que l’on espère atteindre la structure psychique de l’homme, tout commençant en général avec la circoncision. Ainsi l’être devient sur le plan de la méthodologie initiatique le terrain privilégié des enquêtes et de toutes les expériences, seul capable de fournir le critère de la vérité.

Les rites initiatiques sont considérés toujours comme des épreuves destinées à éprouver le courage personnel, se déroulant dans le silence opposé à la souffrance. C’est là que réside toute l’efficacité de la pédagogie, car une fois les épreuves passées, et toute souffrance oubliée, il subsiste toujours un " surplus " irrévocable : les traces que laissent le fouet ou la marque du couteau, destinées à vivifier la pensée en œuvrant à la réflexion afin de fortifier la personnalité. Ainsi est attribuée à la douleur une fonction pédagogique, qui participerait à la fragmentation puis à la destruction de l’ancienne personnalité pour imposer la nouvelle, et la fortifier dans son rôle. Cette souffrance physique administrée à l’individu ne se justifie que parce qu’elle est doublée d’un processus symbolique profond, celui de la " Mort Initiatique ", à l’issue de laquelle le postulant à l’Initiation se réveille à une autre personnalité, considérée comme une Nature Divine et Supérieure. L’Initiation africaine se veut être une sorte de sacrement qui, après une mise à mort symbolique du novice, est susceptible de lui octroyer la résurrection et une nouvelle vie.

L’idée d’une Nature Divine s’impose ainsi comme le but suprême à atteindre par le travail initiatique, mobilisant de façon permanente l’attention sur la vie que l’on mène, sur les actes que l’on pose, sur les sentiments que l’on éprouve, et sur les idées que l’on produit dans la vie quotidienne.

La pédagogie initiatique est un processus sans fin de l’exercice de l’effort en conscience de Sa Nature Divine supérieure, sans rupture, pour atteindre un Haut Idéal permis par les qualités mentales supérieures, que l’on appelle vulgairement des " pouvoirs ". Ces transformations sont inévitables, puisque le travail initiatique agit sur la structure psychique profonde de l’être. En sachant qu'un vrai initié ne fait pas de l’acquisition de ces qualités sa préoccupation majeure. Tout son être doit être seulement tendu vers l’identification avec la Nature Divine, celle-ci étant amenée à se produire en raison inverse du niveau d’évolution spirituel atteint par chaque adepte de l’Initiation.

La mort et la résurrection du néophyte correspondent bel et bien à l’idée de renouvellement de l’être humain qui, grâce à ce traumatisme symbolique, dépouille le " vieil homme " qu’il était pour se muer en " nouvel homme " correspondant à son état spirituel d’initié. Et l’homme est considéré comme un être primitif et nuisible - quelle que soit sa position sur l'échiquier social, et tout particulièrement au plus haut - tant qu’il n’a pas fait par l’effort l’expérience directe de la divinité. Il ne s’agit donc pas d’adresser des prières intéressées à Dieu ou d’aller à la messe une fois par semaine, mais de mener une vie qui permette à la divinité qui habite l’Homme de s’éveiller et de s’imposer. Puis de prendre le contrôle total de son existence, afin de devenir un être responsable, excellent et parfait. Et c’est à de tels humains d’un mérite exceptionnel ayant atteint un haut niveau de développement spirituel que la société devrait confier l’autorité et le pouvoir, si elle n'était pas sous l'emprise d'une force prédatrice choisissant ses relais " suprêmes " tout à l'inverse, pour la plupart en tout cas * ...

* Cf. Les psychopathes qui nous gouvernent.

Le cheminement alchimique conduit à rechercher et à trouver l'équilibre intérieur, soit l'alignement du triptyque corps-âme-esprit par le cœur - l'Amour de Ce Qui Est -, afin de permettre l'ascension de conscience et le changement de réalité associé. Cet équilibre est symbolisé par le " tribunal d'Osiris ".

Le tribunal d'Osiris - Cliquer pour agrandir
Le tribunal d'Osiris - Cliquer pour agrandir

En Égypte antique, différentes conceptions découlaient du " jugement de l'âme ". Celle du Livre des Morts donne la clé de l'enseignement alchimique, qui voit un procès où le " défunt " - l'impétrant qui meurt à lui-même (la crucifixion de Jésus pour les chrétiens) - doit comparaître pour faire reconnaître ses droits à la vie éternelle (l'ascension de conscience), tout particulièrement à travers la pesée du cœur, dont la pureté d'intention et d'amour de l'UN - le mode " Service d'Autrui " - est déterminante. Confronté à un " accusateur " divin - le Soi supérieur lorsque l’Âme est unifiée de ses polarités masculine et féminine - l'impétrant est jugé à l'aune de la Maât, la déesse de la vérité et de la justice, devant rendre compte par l'intermédiaire du fils Horus à Osiris (ou à Rê) le Père de ses actions et de sa manière de vivre sur terre.

Si la pesée des polarités opposées +/- est déséquilibrée par la plume (air) mise par la Maât sur la balance, l'âme du " défunt " est dévorée par Âmmout, " la dévoreuse des morts ", déesse représentée avec un corps d’hippopotame (terre), une tête de crocodile (eau) et des pattes de lion (feu). Autrement dit, elle est la version kémite du dragon de l'alchimie traditionnelle occidentale, l'archonte prédateur logé dans l'inconscient et qui nous maintient dans le royaume des morts-vivants tant que nous ne l'avons apprivoisé et transmuté.

Si la pesée des polarités opposées +/- est équilibrée de manière juste - leur union a été réalisée pendant la traversée des ténèbres (les trois jours au royaume des morts ou des enfers pour les chrétiens) -, alors le " mort " à son égo ressuscite et ascensionne *, et par là-même peut quitter la Matrice involutive (dominée par Seth, Saturne, Satan ...) et les boucles cycliques du karma *² ... Nous en retrouvons les éléments dans la Passion de Jésus-Christ telle que racontée par Le Nouveau Testament*³.

* Cf. Le chemin de l'Ascension.

Cf. Le cheminement de l’Âme.

Ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et à l'enseignement de ses premiers disciples, reconnus comme " canoniques " par les autorités chrétiennes au terme d'un processus de plusieurs siècles. La liste des textes retenus par l'Église pour former le Nouveau Testament a été fixée en 363 lors du Concile de Laodicée.

Le mythe d'Osiris en version hollywoodienne

The Lion King (Le Roi lion) est le 43e long-métrage d'animation des studios Disney sorti en 1994. Il est inspiré en grande partie de l'œuvre d'Osamu Tezuka Le Roi Léo (1951) et d'Hamlet de William Shakespeare.

Nous retrouvons Osiris en Mufasa (image 2), le père de Simba (Horus - image 3) qui signifie lion en langue swahili, soit le Christ associé au signe du Lion. Mufasa est tué par son frère Scar (" cicatrice " en anglais - image 4), soit Seth, qui va engendrer le chaos dans la savane avec son armée de hyènes marchant au pas nazi (image 5). Le féminin sacré (Isis) se retrouve dans le combiné Sarafina (image 6), la mère de Nala (image 7), qui épouse Simba pour devenir Reine des Lions, une des lignées animales planificatrices du Vivant au sein de Ce Qui Est. Quant à Rafiki, il est tout naturellement Thot, le dieu babouin de la Connaissance (image 8) *. La " résurrection " de Mufasa en Simba permettra le retour à l'harmonie première, l’Être succédant au paraître de la matrice des illusions ...

* Cf. Qu'est-ce que la Connaissance ?


Oeil d'Horus
Oeil d'Horus

La corrélation des figures mythiques du Tribunal d'Osiris dans le christianisme voit l'archange Mikael avec son épée se substituer à Anubis (porteur de la croix du Ankh), l'archange Raphael à la déesse Maât *, l'archange Gabriel à Thot (celui qui enseigne), et l'archange déchu Lucifer *², le plus important, à Horus *³. En effet, le 3ème Œil (la glande pinéale) dit l'Œil d'Horus - symbolisé par la pomme cueillie par Eve dans le conte biblique -, est la lumière qui permet à Lucifer d'éclairer la matière terrestre après avoir quitté l'UN. C'est la lumière artificielle, dégradée, qui illusionne l'être humain prisonnier de ses faux éclats (l'or, la gloire, le pouvoir, la sexualité animale...) et le conduit irrémédiablement à la mort dans les boucles involutives du temps cyclique, sauf à ce qu'il déchire le voile de l'illusion (l'éveil de conscience) et entreprenne le chemin d'ascension (le parcours alchimique) pour s'extirper de la Caverne asservissante en se dépouillant de tous ses artifices, et tout particulièrement la peur de les perdre... Aussi, contrairement à l'enseignement manipulé des sociétés secrètes comme la Franc-Maçonnerie à leurs adeptes illusionnés, la clé d'extraction n'est pas le 3ème œil, la fausse lumière luciférienne, mais bel et bien la voie du cœur, siège de l’Âme...

* Les archétypes Anubis et La Maât ont également donné lieu à la figure de la Justice dans la mythologie grecque, soit la déesse Thémis, fille d'Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la terre), porteuse de la balance (par ses deux plateaux, elle symbolise la séparation du pur et de l'impur), du glaive et du bandeau afin de garantir l'équilibre, la clarté de la perception et l'impartialité, les trois qualités (consciences) nécessaires à la transformation alchimique pour accéder à la supraconscience.

Si l'archétype Horus est traditionnellement associé à Lucifer, il est également le Christ incarné dans la matière corrompue. C'est pourquoi tous deux sont associés à l'espace-temps limité, symbolisé par la croix (Horus est l'anagramme de Hours en anglais, les heures) signifiant les mémoires et l'illusion du temps linéaire qui nous alourdissent et nous retiennent dans la Matrice astrale tant que nous ne les avons pas épurées pour franchir les barrières de l'espace-temps (l'ascension de conscience) et accéder au champ cosmique.

*³ L'archange Lucifer est représenté enchaîné dans nombre d'iconographies ou de sculptures. Il signifie notre propre chaînage à la matière, à la densité de la 3-D, qui sans ouverture de conscience ne peut nous permettre de déchirer le voile de l'oubli de Qui Nous Sommes vraiment. Le tour de passe-passe des concepteurs faussaires du christianisme (Cf. L’Église romaine décodée) a été de remplacer la figure de Lucifer par celle de Jésus-Christ. Si effectivement l'être humain accède au Soi supérieur par la conscience christique, ce n'est que parce qu'il a compris l'enseignement de Lucifer, soit la fausse lumière - les illusions - de la vie terrestre. Or, présenter Lucifer comme un démon, c'est amener l'être humain à le rejeter pour " adorer " le Christ. Mais c'est en même temps le priver du travail intérieur - la rencontre avec le système prédateur qui l'asservit - en le maintenant dans la dualité mortifère : pour/contre, bien/mal. Il est ainsi illusionné et, quoi qu'il se persuade de ses bonnes actions (prière, adoration, vie en église ...), il ne pourra réaliser l'ascension de conscience, restant prisonnier de la Matrice entropique.

Corrélation archétypale

Mikael / Anubis

Centres énergétiques * racine et sacral (énergie sexuelle). Conscience intestinale.

Il signifie dominer les pulsions de la matière et se couper de ses illusions.

Raphaël / La Maât

Centres énergétiques cardiaque et solaire. Conscience du cœur.

Porteur du Caducée (le bâton d'Hermès et de Mercure), il signifie l'équilibre en soi des énergies masculine et féminine pour ouvrir la voie du cœur.

Gabriel / Thot

Centre énergétique laryngé.

Conscience cervicale.

Également porteur du Caducée, il signifie le développement de l'intelligence par la connaissance, et sa communication (mise en œuvre) dans sa relation au Vivant.

Lucifer */ Horus

Centres énergétiques frontal et coronal.

Il signifie l'indispensable éveil de conscience par sa connexion au Soi supérieur par l'unification de l’Âme pour se libérer des chaînes de la matière.

* Rebaptisé Uriel compte-tenu de la diabolisation de Lucifer par l’Église romaine ...


La clé majeure est de comprendre que, par le travail harmonieux des trois consciences, Raphaël (le cœur) tient dans sa main le Caducée - le bâton autour duquel sont enroulés les deux serpents (les deux polarités énergétiques) -. Il tient en réalité dans sa main Lucifer (le serpent biblique). Par cet état vibratoire intérieur (la rectitude), il en découle pour l'être humain l'accès à son immortalité, la maîtrise de ses énergies (leur fusion) lui permettant de s'extraire de la fausse lumière de la Matrice de 3ème dimension.

* Cf. Présentation des centres énergétiques dans Fonctionnement du corps biologique & Le moteur biologique de la co-création.

 

L'alchimie des baladins du cœur

Chanson alchimique
Ne me quitte pas Il faut oublier Tout peut s'oublier Qui s'enfuit déjà Oublier le temps Des malentendus et le temps perdu À savoir comment Oublier ces heures Qui tuaient parfois à coups de pourquoi Le cœur du bonheur Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Moi je t'offrirai Des perles de pluie Venues de pays où il ne pleut pas Je creuserai la terre jusqu'après ma mort Pour couvrir ton corps d'or et de lumière Je ferai un domaine Où l'amour sera roi, où l'amour sera loi Où tu seras reine Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Je t'inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je te parlerai De ces amants-la Qui ont vu deux fois leurs cœurs s'embraser Je te raconterai l'histoire de ce roi mort De n'avoir pas pu te rencontrer Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
On a vu souvent Rejaillir le feu D'un ancien volcan Qu'on croyait trop vieux Il est, paraît-il Des terres brûlées Donnant plus de blé Qu'un meilleur avril Et quand vient le soir Pour qu'un ciel flamboie Le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas ? Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Je ne vais plus pleurer Je ne vais plus parler Je me cacherai là À te regarder danser et sourire et À t'écouter chanter et puis rire Laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre L'ombre de ta main L'ombre de ton chien Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Jacques Brel (1929/1978)

L’œuvre au Noir du masculin éparpillé

Qui mieux que Claude Nougaro (1924/2004), tout de noir vêtu, pouvait interpréter avec toute sa verve poétique la supplique de l'être humain égaré par les artifices de la Matrice et son inconséquence en découlant, appelant le féminin intérieur (Marie) à l'indispensable travail de compassion, de pardon et de réconciliation par la conscience christique (Christine) ...

Cf. Album et Chanson " Je suis sous " (1964).


L'appel à unifier Arlequin et Colombine

A sa manière, la chanteuse Marie Laforet dans sa chanson Arlequin (1973) raconte l'éveil de l'homme pantin, soit le masculin illusionné, lorsque l'appel du féminin intérieur se fait et qu'il y répond. Si tel est le cas, alors le destin réunira Colombine et Arlequin pour qu'il ne fasse plus qu'UN, et le carnaval de l'illusion pourra prendre fin ...

Mardi gras, carnaval Par les rues, j'allais seule Malheureuse Tu m'as vue Je pleurais
Ignorant mon nom, t'as pris ma main Mon chagrin
Oh ! Oh ! Oh ! Arlequin Tu joues à Arlequin Un clown un peu fou Et même un pantin in in
Arlequin, tu joues à Arlequin Jusqu'au matin où ton destin Te reprendra
Colombine, Colombine Oh ! Arlequin Tu joues à Arlequin Jusqu'au matin où ton destin Te reprendra
Mardi gras, carnaval Dans les rues, on est deux Presque heureux Contre moi, j'ai ton bras
Oublions le mal qu'on nous a fait Nos regrets
Oh ! Oh ! Oh ! Arlequin Tu joues à Arlequin Un clown un peu fou Et même un pantin in in
Arlequin, tu joues à Arlequin Jusqu'au matin où ton destin Te reprendra
Oh ! Oh ! Oh ! Arlequin Tu joues à Arlequin Un clown un peu fou Et même un pantin in in
Arlequin, tu joues à Arlequin
Jusqu'au matin où ton destin Te reprendra
Colombine, Colombine Oh ! Arlequin Tu joues à Arlequin Et je rirai, moi qui n'ai pas le cœur à ça

L'appel de l’Âme

La chanteuse Marie Laforet livre également dans son album Pourquoi Les Hommes Pleurent ? (1973) l'appel de l'âme à la transmutation alchimique dans la chanson " Viens, Viens ", en l'occurrence s'adressant à un homme. Le féminin sacré symbolisé par la mère (la Mère Divine) appelle le masculin sacré géniteur à leur indispensable réunification pour s'extirper du piège de la Matrice involutive, de ses artifices émotionnels sources de séduction extérieure et par-là même d'égarement *. Seul l'Amour de Ce Qui Est en permet la réalisation, la réunification des polarités constitutives de l’Âme permettant l'accueil de l'Esprit supérieur, la supraconscience, et la guidance éclairée de sa vie sur un chemin d'ascension de conscience et de changement de réalité d'appartenance.

Ainsi la référence à Jean *², le dieu Janus, gardien des clés des portes de l'espace-temps, qui connaît l'alphabet de l'Univers, de l'Alpha à l'Oméga ...

* Cf. Symbolisme et artifices de la Matrice.

Cf. L’Église romaine décodée.


 

L'appel de l'Esprit à la transmutation alchimique

Dans sa chanson L'Aigle Noir (1970), la chanteuse Barbara - Monique Andrée Serf (1930/1997) évoque l'appel de l'aigle, symbole des forces spirituelles, à sa transmutation en phénix, pour permettre à l'être humain prisonnier de la matière de redevenir L'oiseau roi couronné ...


Dracula, la guérison par l'Amour

Le sujet d'inspiration de l'écrivain irlandais Bram Stoker (1847/1912) dans son roman Dracula de 1897 est l'amour. Le comte Dracula (Draculea signifie fils du démon ou du dragon) devient un monstre reniant le divin à la mort de son épouse Elizabeth, une dissociation se créant alors entre le masculin et le féminin réunis jusqu'alors dans un couple fusionnel symbolisant l'androgynie de l'ange animé par le Soi supérieur divin. Immortel comme l'âme, Dracula erre inconsolable de son chagrin, à la recherche désespérée de sa moitié amputée dans le monde terrestre *. Reniant la lumière, il est " con-damné " à se nourrir du sang (la force vitale énergétique) de ses proies féminines pour ne pas retourner dans l'éther. A la fin, lorsqu'il meurt décapité - le sang nouveau du dragon qui jaillit -, il regarde le ciel où il enlace son épouse qu'il est en train de retrouver. Le processus de transmutation est réalisé par le retour à l'unité première, les " noces chymiques " étant ainsi célébrées par le choix de la voie du cœur ...

* Nous retrouvons ici le symbolisme d'Isis, la veuve éplorée de son époux Osiris, tentant de retrouver les quinze morceaux découpés de son corps qui ont été éparpillés.

Le Rouge et le Noir

Ce roman majeur * de l’œuvre de l'écrivain Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal (1783/1842), a été publié en 1830. Sous-titré Chronique du XIXème siècle puis Chronique de 1830, il est calqué sur le Grand Œuvre alchimique, portant sur l’œuvre au noir qui manifeste le rouge cardinalice afin de pouvoir couper la tête du beau corps - le corbeau - et en libérer le Phénix. C'est ainsi que Julien Sorel (devenu au fil de son ascension sociale M. le chevalier Julien Sorel de La Vernaye), le héros de l’histoire dont la vie est dominée par l’hypocrisie et les manipulations de par son intelligence mise au service de sa seule ambition, finit par être décapité, recevant le pardon de sa première Dame de cœur, Louise de Rênal, puis le baiser final de sa seconde Dame de cœur, Mathilde de la Mole. C'est l'accomplissement des noces chymiques, le mariage du Roi (le Soleil) et de la Reine (la Lune) !

La trinité fondamentale du Grand Œuvre (l'intégration de l'Œuvre au jaune n'était pas encore de circonstance au XIX° siècle, si ce n'est de manière sous-jacente) se retrouve par ailleurs tout au long de l'autre roman majeur de Stendhal La Chartreuse de Parme, par l'omniprésence du chiffre trois.

* Il est cité par William Somerset Maugham en 1954, dans son essai " Ten Novels and Their Authors ", parmi les dix plus grands romans jamais écrits.

L’Imam Azizoddin An-Nasafi (1067/1142), spécialiste perse (Iran) dans de nombreuses sciences islamiques qui a écrit une centaine de livres dans différents domaines, était surnommé Nadjmuddin, l’étoile de la religion. Dans son recueil de textes rassemblés sous le titre Kitâb al-insân al-kâmil (" Le livre de L'Homme parfait "), il donne les clés de transmutation des énergies par l’esprit humain au corps pour y parvenir.

Si l’Homme possède en commun avec les autres animaux l’esprit végétal, l’esprit vital et l’esprit psychique, c’est par l’esprit humain qu’il s’en distingue. L’esprit humain ne relève pas de cette triade : il appartient au monde supérieur, alors que ceux-là appartiennent au monde inférieur. Si des différends se sont élevés à son sujet - l’esprit humain est-il à l’intérieur du corps ou ne l’est-il pas ? - entre scientifiques et philosophes, tous s’accordent pour dire que l’esprit végétal, l’esprit vital et l’esprit psychique sont à l’intérieur du corps, étant le substrat et la quintessence des aliments. De ce fait, c’est la nourriture qui, par l’intervention de l'énergie qui la compose, fait ascension, se transforme graduellement, et devient source de connaissance. C'est la raison pour laquelle toutes les ascèses et disciplines des Hindous reposent sur elle.

Les quatre éléments - la terre, l’eau, l’air, le feu -, les animaux, les végétaux, les astres, les étoiles, soit tout ce qui compose Ce Qui Est, sont remplis de lumière. L’univers est bondé à ras bord de lumière, et c’est cette lumière qui est l’âme du monde. Encore faut-il que l’homme parvienne par sa vision à en capter l’arôme ... Car le monde est à la fois lumière et ténèbres, ces deux océans étant l’un à l’autre intimement mêlés. Aussi, pour qu’apparaissent les attributs de la lumière, il faut séparer la lumière des ténèbres. C'est ce que fait naturellement l’animal, sans relâche, en plaçant d’abord la nourriture dans la bouche pour qu'elle accomplisse son travail et transmette la nourriture à l’estomac. La nourriture passe ainsi de l’estomac au foie ; du foie au cœur ; du cœur au cerveau. Le travail du cerveau étant accompli, l’ascension effectuée, la lumière séparée des ténèbres et les attributs de la lumière manifestés, l’animal devient connaissant, entendant, voyant. C’est là de l’alchimie.

L’homme porte cette alchimie à l’extrême : il pratique l’alchimie de cette alchimie. Il s’empare de l’âme de tout ce qu’il mange *, et en extrait le substrat, la quintessence. En d’autres termes, il sépare la lumière des ténèbres, en sorte que la lumière connaisse et voit sa propre réité. Ceci en fait l’Homme Parfait, de lui seul.

* Cf. Conscience nutritionnelle.

 

La lumière toutefois ne peut être entièrement séparée des ténèbres car la lumière, sans les ténèbres, ne serait pas et inversement. La lumière est en un sens garante des ténèbres, et les ténèbres sont garants de la lumière. Lumière et ténèbres vont de pair. Vont, ont été et iront de pair.

La lumière étant unie indissociablement aux ténèbres, ses attributs ne sont pas apparents. Pour qu’ils le deviennent, elle doit s'élever par étapes, ce qui est la tâche de l'être humain pour lui permettre de parvenir au réceptacle de l'esprit, le cerveau, lampe constitutive de l’essence de l’homme. Et c’est cette " lampe ", qui après avoir gagné le cerveau, fait encore ascension. Jusqu’au cerveau l’ascension est selon la forme et le sens. A partir du cerveau, l’ascension est selon le sens seulement. Autrement dit, l’ascension de la lampe est ce qui rend la lumière plus transparente et ses attributs sont manifestes.

Si tous les humains pourvus d'âme possèdent la lampe - environ la moitié de l'humanité * -, celle de certains est faible et intermittente. C'est la raison pour laquelle il leur faut rendre la lampe forte et pure pour que devienne manifeste la science première et dernière cachée en son essence. Sa force dépend de deux choses : manger légèrement des aliments sains, aptes à procurer un sang abondant et léger ; vivre toute chose avec parcimonie (peu parler, peu manger, peu dormir ...).

Ainsi peut être assurée la force des esprits : l’esprit végétal - situé dans le foie - est une substance complémentaire et motrice du corps par nature ; l’esprit vital - situé dans le cœur - est une substance complémentaire et motrice du corps par volonté ; l’esprit humain - situé dans le cerveau - est une substance simple, complémentaire et motrice du corps par volonté et intelligence. Autrement dit, l’esprit vital perçoit le spécifique ; l’esprit humain, le spécifique et le générique. L’esprit vital appréhende l’utile et le nuisible ; l’esprit humain, l’utile et le nuisible ainsi que le plus utile et le plus nuisible.

L’esprit humain est vivant, connaissant, voulant, pouvant, entendant, voyant, parlant. Il est indivisible : au moment de connaître, il est tout entier connaissant ; au moment de voir, il est tout entier voyant ; au moment d’entendre, il est tout entier entendant ; au moment de parler, il est tout entier parlant.

L'homme parfait est celui qui parvient à en tirer toute la puissance qui, à partir de l'esprit psychique subtil et pur, connaît et voit la réité des choses et la sagesse de cette réité avant que le feu ne l’embrase. Et quand la lumière divine se joint à l’esprit humain, c’est alors " lumière sur lumière sur lumière ".

* Cf. Les psychopathes qui nous gouvernent.

 

Telle est l’essence de la constitution : réalité corporelle et réalité spirituelle. Le corps appartient au monde sensible ; l’esprit au monde intelligible. Le corps appartient au monde de la création ; l’esprit au monde de l’Impératif divin. Une fois posé qu’il n’est qu’un seul esprit, l’esprit est une substance, qui est complémentaire et motrice du corps par nature au plan végétal ; par volonté au plan animal ; par volonté et intelligence au plan humain.

Pour en permettre la pleine manifestation, il est nécessaire de ne pas s'attacher au monde et à ses richesses, ni de se fier à la vie, à la santé, aux biens, à la position. Car tout ce qui est dans le monde sublunaire et au-dessus duquel les astres sont en circonvolution n’est qu’un change continuel. Le monde est inconstant ; il tourne sans cesse. A chaque instant il prend une forme nouvelle, offre une autre image. La forme première n’est pas encore achevée, pas encore fixée, qu’une autre surgit venant l’effacer. L’affaire du monde est telle la vague sur la mer, plus exactement la vague même. Le sage, sur les vagues, quand bâtirait-il sa demeure ?

C'est pourquoi le sage choisit " l'infortune ", sachant que sous chaque désir sont cachés dix, ou plutôt cent désappointements. Le sage, pour un plaisir, quand souffrirait-il cent désappointements ? Il sait que nous sommes des voyageurs, que d’un instant à l’autre nous partirons, que l’état de chacun d’entre nous aussi est passager, que d’un instant à l’autre, il changera. Heur et malheur viennent et passent. Donc, si tu détiens la fortune, ne t’y fie pas ; qu’en sera-t-il dans un instant ? Si tu es dans le malheur, ne t’afflige pas ; qu’en sera-t-il dans un instant ? A ceci plutôt attache-toi : de tort à autrui ne sois jamais cause. Autant que tu le peux, répands la quiétude ...

 

 

" Certes, je suis d'avis que la psychologie peut ôter à l'alchimie son vêtement de mystère, mais elle ne déchiffre pas le secret du secret. C'est pourquoi l'on doit s'attendre qu'une époque à venir considérera également notre recherche comme métaphorique et symbolique, de même que nous l'avons fait pour l'alchimie. On verra alors le mystère du Soi développer un aspect qui est aujourd'hui encore inconscient pour nous, quoiqu'il se trouve impliqué dans nos formulations, mais d'une façon si voilée que le chercheur de demain se demandera à son tour si nous savions ce que signifiaient les mots que nous employions. "

Carl Gustav Jung (Mysterium conjunctionis, tome 1, Albin Michel, 1980)

 

" Si tu es d’argile, tu resteras d’argile. Si tu as placé ton idéal dans la fange, tu ne peux songer à la sublimation, à la transmutation définitive. La noblesse de l’œuvre requiert la noblesse de l’œuvrant "

Émile-Jules Grillot de Givry – Homme de lettres français (1874-1929)

 

" Si tu veux chercher notre pierre, sois sans péché, persévère dans la vertu, que ton esprit soit éclairé de l'amour de la lumière et de la vérité. Prends la résolution, après avoir acquis le don divin que tu souhaites, de tendre la main aux pauvres embourbés, d'aider et de relever ceux qui sont dans le malheur ".

Basile Valentin - Moine bénédictin allemand et alchimiste au XVe siècle (1394-1450)

 

" Nous possédons une lumière qui nous oint et par laquelle nous entendons le plus caché et le plus intérieur de la nature. Nous possédons un feu qui nous nourrit et nous donne la force pour agir sur tout ce qui est dans la nature. (…) L’Œil intérieur de l’homme, c’est la raison, potentia hominis intellectiva, mens. Si cet œil intérieur est éclairé par la lumière divine, alors il est le vrai soleil intérieur, par lequel tous les objets viennent à notre connaissance (…). L’aurore de notre intérieur commence quand cette lumière se lève. Ce soleil de l’âme éclaire notre monde intellectuel, comme le soleil extérieur éclaire le monde extérieur. Comme, au lever du soleil extérieur, les objets du monde sensible nous deviennent peu à peu visibles ; ainsi, au lever du soleil spirituel, les objets intellectuels du monde spirituel ou raisonnable viennent à notre connaissance. "

Karl von Eckartshausen - Écrivain et philosophe allemand (1752/1803)

 

 

La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa propre guidance supérieure qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.

 

 

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