La formulation de ces clés n'engagent que leur auteur, qui puise tant dans ses recherches et sources d'information que dans son imaginaire leurs révélation et libre mise à disposition suivant la forme et la rédaction retenues.

Il n'y a de ce fait rien à prendre pour argent comptant, seulement à laisser faire en soi le processus d'ouverture de conscience par le discernement, soit le juste équilibre entre cœur et raison. Celui-ci conduira à les invalider, à les valider, à les compléter par d'autres ajouts et compléments.

C'est ainsi que procède le chercheur de vérité.

 

 

Sortir de l'aliénation spirituelle par le processus de la présence

Que ce soit par la révélation sacrée directement reçue - le " baptême du Feu divin " - ou par la pratique de la plupart des moyens dits  ancestraux qui permettent d'induire des expériences mystiques, il y a un risque certain de dangerosité pour la santé mentale. Seule une pratique de réelle présence à soi - l'auto-contemplation * consciente - permet d'éviter le piège de la dérive psychique dans la recherche d'accès au divin.

Lorsqu'elle est pratiquée par la conscience de Qui Nous Sommes vraiment, l'auto-contemplation est l'inverse de l'auto-contemplation narcissique. Cf. L'idée de sa propre importance.

 

Manipulation de l'illumination spirituelle

C'est ainsi que tout au long de l’histoire religieuse de toutes les cultures, le jeûne, la privation de sommeil, la flagellation, les danses soufi et un très grand nombre de techniques de privation sensorielle et de désorientation ont été employées. En en étudiant les effets, les chercheurs en psi ont remarqué depuis longtemps que les fonctions mentales qu’on regroupe dans la catégorie fourre-tout des " PES " (perceptions extrasensorielles) semblent souvent associées à des cas où le sujet est physiquement affaibli en raison d’une maladie ou de l’épuisement. En effet, l’excitation prolongée du système nerveux, l’induction de conflits mentaux insolubles, de fatigue mentale, de contraintes excessives ou d’une fatigue extrême, ont toujours tendance à conduire à une activité cérébrale inhibitrice anormale. Le psychologue russe Ivan Pavlov (1849/1936) l'a décrite comme un état semblable à l’état hypnotique qui fait que, dans cet état particulier, le cerveau cesse de traiter de façon critique toutes les impressions qu’il reçoit. Les nouvelles impressions, les nouveaux ordres, les nouvelles idées ont soudainement un caractère impératif, s’imposant à l’esprit avec une apparence de vérité. Ils semblent d’ailleurs échapper aux processus normaux du cerveau qui examinent de façon critique la plupart des nouvelles impressions reçues, processus les comparant à toutes les impressions et expériences stockées, et effectuant des jugements équilibrés, sur la base des connaissances passées et présentes, dans le cas où les nouvelles idées sont susceptibles d’être vraies ou fausses. Or les nouvelles idées sont dans ces états altérés acceptées et crues même si elles sont totalement contraires à toutes les expériences et convictions passées et présentes de l’individu.

En fait, toutes ces pratiques censées créer l'illumination divine sont une manipulation du système prédateur. En effet, celui-ci considère que la meilleure façon d’empêcher les gens " en quête " de faire une grande variété de choses incompatibles avec l’ordre social dont ils sont membres est de les soumettre au rituel. Le processus est simple :

- les faire danser, chanter ou psalmodier autour d’un totem référent jusqu’à ce qu’ils soient fous d’excitation et deviennent malléables dans l’hystérie de la frénésie collective ;

- augmenter leur état émotionnel par n’importe quel procédé : outils audiovisuels, symboles, vêtements, drogues, danse, musique ...

- dès qu’ils planent bien haut, imprégner leur esprit avec le type de concept ou de notion auxquels ils deviendront postérieurement asservis.

Le lendemain matin, le " sauvage " de la veille se réveille avec une méchante gueule de bois spirituelle et un concept profondément intériorisé, qu'il va désormais continuer à nourrir.

L’idée est que la caractéristique centrale de la religion, des sociétés spirituelles secrètes, et de nombre groupes du mouvement "thérapie spirituelle " du New Age * est le rituel, le rôle central de celui-ci étant de doter les individus de concepts compulsifs. Ils permettent de définir simultanément leur monde social et naturel, réfrènent et contrôlent leurs perceptions et comportements, de manières qui se renforcent mutuellement. Ces notions profondément intériorisées les obligent désormais à agir dans l’étendue des limites prescrites. 

* Cf. La nouvelle religion universelle.

 

Modes d'intégration de croyances spirituelles

L'étude de la littérature sur la conversion religieuse, du mysticisme, et de l’intégration de nouvelles religions de type New Age montre qu’il existe deux principaux moyens par lesquels des croyances totalement nouvelles peuvent être intégrées tout d’un coup, même si elles sont souvent diamétralement opposées à la précédente foi ou aux précédentes croyances de l’individu.

Une première méthode consiste à exciter le système nerveux — et à le surexciter — par le biais de tambours, de danses et de musiques de toutes sortes, par la répétition rythmique de stimuli et par l’imposition de conflits psychiques émotionnellement chargés nécessitant une solution urgente. Le cerveau est finalement submergé par les stimuli et les conflits imposés, et passe progressivement d’une excitation augmentée à des états d’inhibition variés.

L’autre méthode consiste à obtenir ce même effet, mais d’une manière presque opposée. Les états d’inhibition cérébrale anormale ne sont pas produits par une augmentation des stimuli jusqu’à ce que survienne l’inhibition, mais par une inhibition de la plupart des pensées et activités volontaires ordinaires, et même involontaires, du système nerveux supérieur. On essaie de se mettre artificiellement dans ce qu’on appelle de plus en plus un état de " privation sensorielle ". Dans les états contemplatifs et mystiques qui peuvent engendrer une telle foi infondée, l’individu doit délibérément apprendre, souvent pendant des mois ou années d’efforts, comment vider son esprit de toutes les données étrangères, et plus généralement centrer ses pensées, si finalement il désire penser activement à un sujet pour en retirer une nouvelle illumination ou foi. Il semble que lorsque le cerveau est de plus en plus sévèrement inhibé dans ses fonctions normales, on puisse mieux se concentrer sur un seul sujet important… Puis, comme Pavlov l’a également montré, une petite zone d’activité du cerveau aussi précisément excitée peut également commencer à manifester un trouble ou une fonction anormale " paradoxale " et " ultraparadoxale . Soudain, le dieu ou diable en question sur lequel on est concentré donne l’impression de réellement entrer dans la personne et faire partie d’elle-même.

La façon dont le cerveau humain peut être atteint et la foi absolue créée passe par la mise en scène d'assauts excitateurs délibérés sur le système nerveux par des tambours, des danses, des menaces effrayantes. C'est pourquoi les divers moyens de conversion par l’excitation et d’intégration de nouvelles religions emploient des techniques excitatrices qui sont essentiellement les mêmes, partout où on les rencontre, et partout où il y a la volonté de créer de nouvelles foi dans un contexte religieux, politique ou social. Les dangers qui se cachent hors de l’univers que l’homme connait sont grands, et l'ignorance de l'existence d'un système de prédation s'avère la plupart du temps fatale. Aussi l'être humain désireux de s'élever en conscience doit faire preuve de discernement et de prudence, et s'attacher à travailler son élévation par sa propre auto-responsabilité.

 

Le processus de la Présence

Il a été enseigné par le philosophe arménien Georges Gurdjieff (1866/1949) sous le nom de la " quatrième Voie ". Sa caractéristique est qu'il n'exige aucun retrait du monde réel, et ne revêt pas non plus " de forme définie" contrairement aux Voies du fakir, du moine et du Yogi, les trois voies précédentes.

Dans la quatrième Voie, le " travail " consiste à se servir de notre vie et de notre environnement pour travailler en conscience sur tous les aspects nous permettant d’Être : la maîtrise du corps, le développement du mental, l'intégration et le contrôle des émotions. Cette conscience est combinée à trois canaux d'alimentation énergétique : la CONNAISSANCE, la VOLONTÉ et l'AMOUR, à même de permettre de devenir maître de son corps, de son mental et de ses émotions.

L'exigence principale de la " quatrième Voie " est la COMPRÉHENSION. Prendre conscience de notre réalité suppose de ne rien entreprendre que nous ne comprenions, à moins que notre but ne soit l'expérimentation, la découverte qui mènera à une meilleure compréhension. Plus nous comprenons ce que nous faisons, et plus notre conscience s'élargit, permettant de nettoyer le roulis psycho-émotionnel qui nous oppresse plus rapidement.

La foi telle qu'elle est conçue habituellement – liée au dogme religieux - n'est pas nécessaire dans cette Voie, si ce n'est comme confiance dans la justesse de ce processus pour notre relation à la Vie, à Ce Qui Est. Tout au contraire, nous devons nous attacher à vérifier la véracité de l'information transmise par nos propres recherche, investigation et expérimentation. Ceci entend que nous ne devons pas agir " par foi " tant que nous n'avons pas vérifié par nous-même. La foi acquise de cette manière est d'une nature toute différente de la foi en ce qui nous est enseigné extérieurement, quelle que soit la légitimité apparente du canal d'enseignement. C'est pourquoi ce processus s'effectue selon la conscience et la détermination avec lesquelles nous vivons le quotidien, et la compréhension que nous développons suite à chaque évènement.

 

" Ce qui ne peut pas évoluer consciemment – dégénère. "

Gurjieff

 

La condition humaine ordinaire, obstacle à la présence

" Tout arrive ". Tout ce qui survient dans la vie d’un être humain, tout ce qui se fait à travers lui, tout ce qui vient de lui, tout cela arrive. Cela arrive exactement comme les diverses manifestations physiques qui se produisent sans cesse au sein de son environnement (pluie, neige, vent ...). Ceci entend que l’homme non conscient est une machine, un robot biologique. Tout ce qu’il fait, toutes ses actions, toutes ses paroles, ses pensées, ses sentiments, ses convictions, ses opinions, ses habitudes, sont les résultats des influences extérieures, des impressions extérieures. En dépit de l'illusion tenace, l'homme par lui-même ne peut pas produire une seule pensée, une seule action. Tout ce qu’il dit, fait, pense, sent... tout cela ne fait qu'arriver. L’homme ne peut rien découvrir, il ne peut rien inventer. Tout cela arrive. Tout cela est.

Tel est l'enseignement du philosophe * pour lequel les hommes étant des machines, on ne saurait attendre rien d’autre que des actions mécaniques l'inscrivant dans la fatalité mécanique des boucles temporelles et karmiques qui se répètent encore et encore de sa 3ème dimension d'appartenance.

L'homme peut cependant cesser d’être une machine. Pour cela, il faut avant tout connaitre la machine *². Car une machine, même une machine " réelle ", vivante, ne se connait pas elle-même. Elle ne peut pas se connaitre. Quand une machine se connait, elle a cessé dès cet instant d’être une machine. En tout cas, elle ne peut plus être la même machine qu’auparavant. Elle commence à être responsable pour ses actions. L'homme devient alors véritablement un homme.

* Cf. Fragment d’un enseignement inconnu du philosophe russe Piotr Demianovitch Ouspenski (1878/1947).

Fonctionnement du corps biologique & Le moteur biologique de la co-création.

La difficulté du réveil de l'homme machine selon Gurdjieff

" Il y a aussi la possibilité de s’éveiller par des moyens mécaniques. On peut faire usage d’un réveille-matin. Le malheur veut que l’on s’habitue trop vite à n’importe quel réveille-matin : on cesse de l’entendre, tout simplement. Beaucoup de réveille-matin, avec des sonneries variées, sont donc nécessaires. L’homme doit littéralement s’entourer de réveils qui l’empêchent de dormir. Et ici encore surgissent des difficultés. Les réveils doivent être remontés ; pour les remonter, il est indispensable de s’en souvenir ; pour s’en souvenir, il faut souvent se réveiller. Mais voilà le pire : un homme s’habitue à tous les réveille-matin et, après un certain temps, il n’en dort que mieux. Par conséquent les réveils doivent être continuellement changés, il faut toujours en inventer de nouveaux. Avec le temps, cela peut aider un homme à s’éveiller. Or il y a fort peu de chance qu’il fasse tout ce travail d’inventer, de remonter et de changer tous ces réveils par lui-même, sans aide extérieure. Il est bien plus probable qu’ayant commencé ce travail, il ne tardera pas à s’endormir et que dans son sommeil il rêvera qu’il invente des réveils, qu’il les remonte, qu’il les change – et, comme je l’ai déjà dit, il n’en dormira que mieux ".

Fragment d’un enseignement inconnu, p 313.

 

La nécessaire connaissance du fonctionnement de notre condition ou conditionnement.

Le but du processus de la Présence consiste par l’entremise de l’expérimentation à libérer les charges émotionnelles refoulées liées à l’enfance. Il s'agit de libérer ces mémoires inconfortables pour qu'elles remontent à la surface de notre conscience et nous permettent de retrouver notre authenticité profonde, celle correspondant à notre " enfant intérieur " spontané. Toutes ces expériences inconfortables vécues sur les plans physique, mental et émotionnel ont été refoulées dans le subconscient, polluant par les peurs et les souffrances qui s'y trouvent notre relation à nous-même comme à notre environnement. Elles nous conduisent à vivre avec une mentalité de victime ou de bourreau (vainqueur), c’est-à-dire de manière réactive. Elles nous secouent à l'insu de notre plein gré, celui de notre version la plus élevée - celle de notre supraconscience, le Soi supérieur -, nous empêchant de changer les circonstances de notre vie. Il en découle une confusion permanente, une agitation glauque tant de nos pensées que de nos activités. Seul leur arrêt par l'immobilité permet de reprendre la main.

C'est pourquoi le processus de la Présence consiste à " ne rien faire ". Il nous enseigne à poser le bocal de notre expérience en cours et à le laisser " reposer " pour permettre aux mémoires refoulées de remonter sous forme de charges émotionnelles à la surface naturellement et sans effort, puis de les libérer avec douceur, aussi douloureuses soient-elles. Avec le temps, le bocal en contient de moins en moins, et nous retrouvons la clarté de Qui Nous Sommes vraiment. Nous pouvons alors être, c'est-à-dire  être maître de nous-même, maître de soi. Notre choix de répondre au lieu de réagir a permis de neutraliser progressivement notre impulsion automatique inconsciente à la réaction.

La méthode fondamentale pour l’étude de soi est l’observation de soi. C'est pourquoi elle requiert une compréhension précise des fonctions et des caractéristiques de la machine humaine, de les comprendre dans leurs spécificités correctes et de pouvoir les définir exactement et aussitôt. La définition ne doit pas être verbale, conceptuelle mais intérieure : par le goût, par la sensation, par le ressenti, de la même façon que nous nous définissons à nous-même tout ce que nous éprouvons intérieurement. Ainsi la mémoire qui fait surface n’est pas quelque chose qui peut être observé physiquement ou compris mentalement. C'est quelque chose d’émotionnel dans lequel nous nous engageons uniquement par la perception de nos ressentis.

 

La maîtrise émotionnelle par l'observation de soi

L’intégration des empreintes sources de pollution émotionnelle porte sur des mémoires tant personnelles que collectives, celles-ci étant liées aux nombreux égrégores constitutifs de conditionnements et de manipulations. L'approche pratique qui permet d’appliquer le fait de " contenir l’expérience " émotionnelle sans la déverser sur autrui consiste à retourner notre attention vers l’intérieur pour laisser être ce qui est. Elle se nomme l'observation de soi, constitutive pour l'homme qui la pratique d'un auto-changement ou d'un changement de ses habitudes sans en créer d’indésirables. Complémentaire à l'étude de soi, l’observation de soi s’accompagner d’un travail contre l’expression des émotions désagréables. 

En prenant pour exemple la colère, dont l'explosion peut laisser un homme complètement vide pour longtemps, si ce n’est pour toujours, le processus de la Présence par l'observation de soi va en permettre le démantèlement par l'identification progressive, via les remontées de mémoires, des conditionnements et programmations qui la nourrissent. Ce travail va permettre de sortir du stade d'hypnose de l’homme machine, et de ce qui en découle : réactivité, déni, évitement de ce qui est désagréable, poursuite du bonheur, répétition de schéma, etc.

Ce processus permet de s’ouvrir à son ombre, à ses ténèbres, soit la prédation qui nous asservit, par la Présence à ce qui est. Cette écoute consciente de ce qui se présente conduit à intégrer les causes physiques, mentales, émotionnelles et vibratoires (effet de résonance) d'une partie des sources de notre soumission inconsciente aux prédateurs. Il offre en même temps la possibilité d’éprouver la nécessité de l’influence des prédateurs, en tant que " maîtres d’apprenti-sage ".

Ainsi parvenons-nous à affiner progressivement notre conscience de notre " bulle de perception ", ce composé de sensations, pensées, émotions, vibrations et de la volonté qui nous anime. Il permet d'en comprendre le contenu erroné, que ce n’est pas parce que nous percevons ce que nous percevons que ce qui est perçu nous appartient, même si c’est à travers " notre " bulle que nous apprenons à nous souvenir petit à petit de Qui Nous Sommes réellement, que nous expérimentons une manière d’apprendre réellement de ce qui est vécu, de ce qui arrive. Pour que la projection de notre Être dans le monde perçu se modifie naturellement, autrement dit nous permette de changer de réalité, ce n'est pas par une volonté personnelle de changer quoi que ce soit, mais par notre alignement sur la Présence et sur l’observation de son action " imperceptible ". Nous offrons ainsi la possibilité de répondre différemment à l’expérience, de déjouer les plans de la mécanicité, et ce sans ajouter de l’huile sur le feu.

 

Les apports du processus de la Présence

Les éléments pratiques et bénéfices observés sont nombreux.

C'est d'abord la conscience de la respiration, synchronisée avec une phrase qui permet la focalisation mentale sur " ce qui est ici et maintenant ". Elle permet de développer la conscience de ce qui est présent, c’est à dire de percevoir plus clairement les influences auxquelles je suis soumis, les mémoires qui façonnent continuellement ma réalité personnelle et les " jeux mécaniques " joués malgré la volonté d’y mettre un terme. Sa pratique régulière conduit à développer une force de volonté et un engagement vis-à-vis de soi-même.

L’observation soutenue de soi-même au quotidien, ainsi que des signes extérieurs se présentant tels des messagers apportant une information, fait vivre que tout ce qui nous arrive, et particulièrement ce qui est désagréable, est une opportunité de vivre une initiation. Puis, lorsque l’initiation est passée, elle permet d’accéder à des compréhensions plus profondes de l’existence, autant de révélations liées à la Connaissance.

Nous découvrons ainsi comment " accepter l’inacceptable " en nous abandonnant en profondeur à ce qui est concrètement vécu. Nous pouvons comprendre que la Présence est bien le Chef d’orchestre de notre vie.

Le processus permet d’intégrer des empreintes ou mémoires des plus sournoises et mensongères, qui définissent une réalité tendant vers l’entropie de manière automatique, sans que nous parvenions à intervenir en aucune façon. A partir d'un engagement volontaire et important dans cette pratique, nous percevons plus clairement comment se manifeste notre ma réalité et surtout comment elle se transforme sous l’action de la présence en conscience. A partir de cette discipline d'attention, nous pouvons opérer la déprogrammation de ces mémoires parasites et toxiques, tout comme en modifier le contenu dans le passé et, de ce fait, contribuer à la modification du futur personnel et collectif.

Par cette présence, nous intégrons la sensation de l’interrelation entre tout ce qui existe dans le visible comme dans l’invisible, et pouvons mieux décoder les messages que la Présence, notre Soi supérieur, nous adresse pour nous libérer. Nous pouvons ainsi devenir plus authentique, et utiliser notre vrai pouvoir de choisir ce qui est. Par cette autonomie émotionnelle et la véritable responsabilité liée, nous pouvons mieux comprendre certaines lois existentielles, et nous montrer disponible vis-à-vis de la Vie Créatrice et de ses exigences/lois.

 

L'indispensable équilibre

Le processus de la Présence repose sur un nécessaire équilibre de l’être et du savoir, ce dernier ayant tendance à prendre le pas sur le premier et par là même à surclasser l'impératif d'être. C'est ainsi que dans l’histoire de l’humanité, nous trouvons de nombreux exemples de civilisations entières qui périrent parce que leur savoir avait surclassé leur être. L'inverse est également vrai.

Le processus de la Présence travaillant sur l’être, il représente un des antagonistes complémentaires possibles au " faire " pouvant créer cette synergie essentielle dont parle Gurjieff lorsqu'il est combiné à l’étude orientée vers la recherche de connaissances objectives et de vérités sur la condition humaine. La difficulté est que nos vampires énergétiques prédateurs font tout pour nous empêcher de parvenir à les distinguer dans notre propre mémoire. C'est pourquoi notre prison mentale est formée de tas de fantômes qui habitent nos pensées. Ils sont faits de mensonges, de douleur, de perte, et surtout de peur. 

 

" Un homme ne peut atteindre la connaissance qu’avec l’aide de ceux qui la possèdent. Ceci doit être compris dès le début. Il faut apprendre de ceux qui savent ".

Fragments d’un enseignement inconnu

 

 

La vraie thérapie, c'est à tout moment, en toutes conditions, et certainement pas guidée par quelqu'un que nous payons, mais par sa propre guidance supérieure qui place les expériences dont nous avons précisément besoin sur notre chemin.

 

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